Royaume-Uni

Économie

Dernière mise à jour : avril 2026

Informations pays

Population : 70,4 millions d’habitants (FMI, 2025)

Capitale : Londres

Devise : Livre sterling (GBP)

Décalage horaire avec la France : moins 1 heure

Climat : À Londres, température moyenne minimale en janvier : 0 °C ; température moyenne maximale en été : environ 20 °C.

Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +1,3 % ; 2024 : +1,1 % — Le FMI prévoit une croissance de +1,3 % pour 2026. L’OCDE (mars 2026) a revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2026 à +0,7 %, en raison notamment des tensions énergétiques liées au conflit au Moyen-Orient.

PIB nominal : 3 959 milliards de dollars en 2025 (FMI), soit la sixième économie mondiale

Revenu national brut par habitant en PPA : 60 090 USD en 2024 (Banque mondiale)

Inflation (IPC) : En 2025, l’inflation pourrait atteindre +3,7 %, en raison d’une hausse du coût de l’énergie. L’inflation moyenne CPI devrait redescendre à 2,3 % en 2026 (FMI, Article IV juillet 2025).

Dette publique : Le déficit public s’est établi à -5,7 % du PIB en 2024 et la dette publique a atteint 101,2 % du PIB en 2024. Selon l’OFCE, le ratio de dette devrait progresser à environ 104 % du PIB en 2026.

Taux de chômage : Le marché du travail britannique se distingue par un taux de chômage de 4,6 % (avril 2025) et une croissance annuelle des salaires de +5,2 % (avril 2025).

Sources : FMI (Article IV, juillet 2025) ; Banque mondiale (2024) ; DG Trésor (juin 2025).

Conjoncture

Une reprise modérée, soumise à de multiples vents contraires

Avec un PIB de 3 645 Md$ en 2024, le Royaume-Uni est la sixième économie mondiale et la deuxième économie européenne, derrière l’Allemagne. La croissance du PIB en 2024 a été modérée (+1,1 %), tirée principalement par la demande intérieure, mais freinée par la dégradation du commerce extérieur : l’activité a presque stagné au second semestre (+0,0 % au T3 et +0,1 % au T4), après un rebond marqué au premier semestre. Au premier trimestre 2025, le PIB a enregistré une progression marquée de +0,7 %, témoignant d’une reprise économique malgré un environnement international incertain.

Pour l’ensemble de l’année 2025, l’économie britannique s’est développée de +1,3 %, légèrement au-dessus de la croissance de +1,1 % enregistrée en 2024. La croissance est projetée à +1,2 % en 2025 et +1,4 % en 2026 selon l’Article IV du FMI (juillet 2025), portée par l’assouplissement monétaire, des effets de richesse positifs et le soutien des dépenses publiques. À moyen terme, la croissance potentielle est estimée à +1,3 % par le FMI et +1,1 % par l’OCDE, ce qui reflète le vieillissement de la population, les politiques migratoires plus strictes, la hausse de l’inactivité et la faible reprise de la productivité.

Pour 2025, l’OBR anticipe une croissance de +1,0 %, tandis que la Banque d’Angleterre a relevé sa prévision à +1,0 % lors de son comité du 8 mai 2025. L’OCDE (rapport intérimaire de mars 2026) a abaissé sa prévision de croissance pour le Royaume-Uni en 2026 à +0,7 % et a relevé sa prévision d’inflation en 2026 à +4,0 %, en raison des perturbations du marché de l’énergie liées au conflit au Moyen-Orient.

L’inflation a augmenté au deuxième trimestre 2025 (+3,5 % en avril, puis +3,4 % en mai), et pourrait atteindre +3,7 % en moyenne sur l’année 2025 sous l’effet de la hausse des coûts de l’énergie. Le taux de chômage s’établissait à 4,5 % au premier trimestre 2025, contre 7,4 % en France. Le recul d’activité observé en avril 2025 (−0,3 %) s’explique notamment par l’application simultanée de nouvelles mesures fiscales, de la hausse des cotisations employeurs et des annonces américaines en matière de droits de douane.

Les charges d’intérêts de la dette restent élevées, estimées à 3,7 % du PIB pour l’exercice 2025-2026. L’OCDE prévoit que le déficit public restera élevé mais se réduira, passant de 5,9 % du PIB en 2025 à 5,1 % en 2027.

La faiblesse persistante de la productivité demeure l’obstacle principal à la croissance et au niveau de vie. Le Royaume-Uni a connu un recul de la croissance tendancielle de la productivité depuis la crise financière mondiale, le niveau du PIB étant inférieur d’environ un quart à ce qu’aurait impliqué la tendance d’avant-crise, sous l’effet cumulé du Brexit, de la pandémie et de la crise des prix de l’énergie.

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⚠ Point d’attention : L’OCDE a abaissé sa prévision de croissance pour le Royaume-Uni en 2026 de +1,2 % à +0,7 % dans son rapport intérimaire de mars 2026, et a relevé sa prévision d’inflation à +4,0 %, en raison des tensions sur les marchés de l’énergie découlant du conflit au Moyen-Orient. L’inflation au Royaume-Uni reste au-dessus de la cible, parmi les pays qui pâtissent le plus de la hausse des prix de l’énergie et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Ces révisions représentent un facteur de risque significatif pour les exportateurs français.

Politique commerciale : une diversification active

Les États-Unis ont imposé début 2025 leur politique commerciale « America First » : un tarif de 25 % sur l’acier, l’aluminium et les produits dérivés, un tarif de 25 % sur tous les biens automobiles, et un tarif de référence de 10 % sur la plupart des autres produits britanniques. Le 8 mai 2025, le gouvernement britannique et les États-Unis ont annoncé les termes généraux d’un « Economic Prosperity Deal » (EPD), visant à atténuer l’impact des tarifs américains sur les industries britanniques. L’accord prévoit notamment un quota de 100 000 unités pour les exportations automobiles britanniques vers les États-Unis, avec un tarif réduit de 27,5 % à 10 %. En décembre 2025, le gouvernement américain a cependant suspendu la mise en œuvre du mémorandum d’entente, insatisfait des progrès sur les négociations commerciales plus larges, notamment la réticence britannique à traiter les barrières non tarifaires.

Le 19 mai 2025, lors du premier sommet UE-Royaume-Uni depuis le Brexit, les dirigeants ont adopté trois documents : une déclaration commune, un partenariat de défense et de sécurité, et un « Common Understanding » sur une nouvelle agenda de coopération. Ce Common Understanding ouvre la voie à une zone sanitaire et phytosanitaire commune entre le Royaume-Uni et l’UE, susceptible de faciliter les échanges de marchandises et d’améliorer les conditions de mobilité.

Le 24 juillet 2025, l’Inde et le Royaume-Uni ont signé un accord de libre-échange supprimant les droits de douane sur de nombreux produits — voitures, boissons alcoolisées, aéronautique — fruit de trois années de négociations, qualifié par le Premier ministre Starmer de plus grand accord commercial du Royaume-Uni depuis le Brexit. L’accord devrait faire croître le commerce bilatéral de 25,5 milliards de livres sterling et n’ajouter à terme que 4,8 milliards de livres par an au PIB britannique.

Relations commerciales franco-britanniques

Avec 37,7 Md€ d’exportations vers le Royaume-Uni et 26,9 Md€ d’importations, le Royaume-Uni était, en 2024, le 7e partenaire commercial de la France et le 1er excédent commercial français (10,8 Md€), devant Singapour (pour le commerce de biens). Les flux commerciaux avec la France représentent 6 % du commerce extérieur britannique, faisant de la France le 4e partenaire commercial du Royaume-Uni, derrière les États-Unis, l’Allemagne et les Pays-Bas.

Les principaux biens exportés en 2024 par la France vers le Royaume-Uni sont l’industrie agro-alimentaire (5,7 Md€), les voitures et équipements automobiles (5 Md€), l’aéronautique (4,6 Md€) et les machines (3 Md€).

Quatre ans après l’entrée en vigueur de l’Accord de commerce et de coopération, les performances du commerce extérieur britannique ont été modestes : entre 2018 et 2024, le volume total des biens échangés par le Royaume-Uni a baissé (−11 %) et les exportations britanniques seraient inférieures de 13 % par rapport à un scénario sans Brexit.

Le stock d’investissements français au Royaume-Uni s’élève à 148 364 M€ en 2024 (+26 % par rapport à 2020) et les flux s’élèvent à 2 358 M€ (Banque de France, 2025). Les principaux investisseurs étrangers dans le pays en 2023 sont les États-Unis (901 771 M USD), le Luxembourg (239 924 M USD), Jersey (209 268 M USD), la France (149 586 M USD) et les Pays-Bas (120 373 M USD).

Points de vigilance

Les tensions commerciales mondiales devraient réduire le niveau du PIB britannique de 0,3 % d’ici 2026, en raison de l’incertitude persistante, du ralentissement de l’activité chez les partenaires commerciaux et de l’impact direct des tarifs américains résiduel.

Le Royaume-Uni présente un déficit courant structurel (−3,4 % du PIB en 2024), soutenu par un déficit commercial récurrent et des soldes négatifs sur les revenus.

Le FMI a identifié des « risques importants pour la mise en œuvre réussie de la stratégie budgétaire, en raison du niveau élevé d’incertitude mondiale, de la volatilité des marchés financiers et du défi que représente la maîtrise des dépenses courantes ».

Les prêteurs britanniques ont relevé leurs taux hypothécaires début mars 2026, dans un contexte d’inquiétudes sur l’inflation et les prix de l’énergie liées au conflit en cours au Moyen-Orient, avec notamment des annonces de NatWest, HSBC, Nationwide et Santander.

Sources : DG Trésor – Royaume-Uni, indicateurs et conjoncture (juin 2025), DG Trésor – Relations économiques bilatérales France-Royaume-Uni (2025), DG Trésor – Présentation de l’économie britannique (2025), FMI – Article IV Royaume-Uni, juillet 2025, FMI – Données pays Royaume-Uni (WEO janvier 2026), Banque mondiale – RNB/hab. PPA (2024), OCDE – Perspectives économiques intermédiaires, mars 2026, Chambre des Communes – GDP international comparisons (avril 2026), Chambre des Communes – US trade tariffs (avril 2026), Bpifrance – Fiche pays Royaume-Uni (septembre 2025), MEAE – Fiche pays Royaume-Uni (novembre 2025), Conseil de l’UE – Sommet UE-Royaume-Uni, 19 mai 2025

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

Population (millions, 2025) : 69,5

Taux de croissance du PIB réel : 2025 : 1,3 % ; 2024 : 1,1 %

Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2025) : 63 759 (PIB/hab. PPA, est. FMI oct. 2025)

Échanges de marchandises (2023, Md USD, évolution sur 2022) :
Export : 520,7 Md USD (−2,3 %) ; Import : 791,3 Md USD (−3,9 %)
Note : Les données OMC consolidées pour 2024 en marchandises seules (hors services) ne sont pas encore disponibles à la publication (mise à jour OMC prévue en avril 2026).

Cinq premiers fournisseurs (marchandises, 2025, part des importations de biens) :
1 – États-Unis 11,8 % ; 2 – Chine 11,4 % ; 3 – Allemagne 8,3 % ; 4 – Suisse 5,5 % ; 5 – France 4,5 %

Exportations françaises 2024 : 37,7 Mds EUR

Indice de perception de la corruption (IPC 2025) : Score : 70/100 — Rang : 20/182

⚠ Point d’attention : En mai 2025, le Royaume-Uni a été le premier pays à conclure un accord commercial avec les États-Unis dans le cadre de la guerre tarifaire de l’administration Trump : les droits de douane américains sur le secteur automobile britannique ont été ramenés de 27,5 % à 10 % dans la limite de 100 000 véhicules par an. L’industrie sidérurgique britannique bénéficie également de cet accord, les droits de 25 % étant supprimés. En parallèle, le Royaume-Uni a annoncé en mai 2025 la conclusion des négociations de l’accord commercial avec l’Inde. Ces accords renforcent la position commerciale britannique post-Brexit, mais leurs impacts réels sur les flux d’échanges restent à confirmer sur le long terme.

⚠ Point d’attention : Le « Common Understanding » conclu en mai 2025 entre le Royaume-Uni et l’UE pourrait améliorer les relations commerciales bilatérales, structurellement pénalisées depuis le Brexit. Entre 2018 et 2024, le volume total des biens échangés par le Royaume-Uni a baissé de 11 %, et les exportations britanniques seraient inférieures de 13 % par rapport à un scénario sans Brexit.

Sources : ONS – Estimation population mi-2025 (nov. 2025), StatisticsTimes – PIB/hab. PPA FMI (oct. 2025), Trading Economics / ONS – Croissance PIB 2025, BNP Paribas Trade Solutions – Commerce extérieur UK (2023, OMC), WorldsTopExports – Principaux fournisseurs UK 2025, DG Trésor – Relations bilatérales France/Royaume-Uni (2024), Transparency International – IPC 2025 (fév. 2026)

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Appréciation du credit manager Moci Risque pays : moyen Risque client : moyen, se dégrade, à surveiller ⚠ Point d’attention : Depuis avril 2025, les États-Unis appliquent un tarif de base de 10 % sur la quasi-totalité des exportations britanniques. Un accord d...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

Chiffres clés

Langues : l’anglais. Au Pays de Galles, le gallois bénéficie d’un statut égal à l’anglais. Le gaélique et le scots sont reconnus en Écosse.

Religions : protestants : 2,6 % (plusieurs cultes) ; anglicans : 46,3 % ; catholiques : 21,5 % ; musulmans : 10,8 % ; sikhs : 4,2 % ; hindouistes : 1,4 % ; juifs : 1,3 %.

Nombre de Français immatriculés (2025) : 141 065 inscrits au Registre des Français établis hors de France au Royaume-Uni, selon les données arrêtées au 31 décembre 2025. Le Royaume-Uni figure parmi les cinq pays concentrant 40 % de la population française résidant à l’étranger, aux côtés de la Suisse, des États-Unis, de la Belgique et du Canada.

Nombre d’entreprises françaises implantées : 3 299 (chiffre le plus récent disponible).

Taux de croissance du PIB (2025) : l’acquis de croissance pour 2025 s’établit à +0,9 %, l’OBR anticipant une croissance de +1,0 % sur l’année.

Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2024) : 34e rang mondial (score de 1,70), en recul par rapport à la 32e place occupée l’année précédente.

Sources : MEAE (2025), DG Trésor, Institute for Economics & Peace – GPI 2024 et Le Moci.

S’y rendre

Formalités

Depuis le 2 avril 2025, en plus de leur passeport, les ressortissants français et européens ont obligatoirement besoin d’une autorisation de voyage électronique (ETA – Electronic Travel Authorisation) pour voyager au Royaume-Uni, le séjour ne pouvant pas excéder six mois. Les voyageurs français doivent obligatoirement disposer d’un passeport valide, dont la validité doit couvrir la totalité du séjour.

La demande d’ETA coûte 16 livres sterling (environ 18,5 €). Il ne s’agit pas d’un visa : la demande est simplifiée et rapide, effectuée en ligne, avec un délai moyen de traitement de 3 jours ouvrés. Une fois obtenu, l’ETA est valable deux ans ou jusqu’à la date d’expiration du passeport, et permet de se rendre au Royaume-Uni autant de fois que souhaité pour des séjours de six mois maximum par visite. La demande s’effectue sur le site officiel du gouvernement britannique ou via l’application « UK ETA » : www.gov.uk/guidance/apply-for-an-electronic-travel-authorisation-eta.

Les détenteurs de visa britannique, les citoyens britanniques et irlandais, ainsi que les personnes disposant d’un titre de séjour au Royaume-Uni (statut de résident permanent ou temporaire) n’ont pas besoin de cette autorisation.

Les élèves âgés de 18 ans et moins se déplaçant au Royaume-Uni dans le cadre d’un voyage scolaire sont exemptés de l’obligation d’ETA ; ils doivent être munis d’une autorisation de sortie de territoire, d’une copie des papiers d’identité de leurs parents et d’un passeport ou d’une carte d’identité valide.

Un visa de long séjour est nécessaire pour se rendre au Royaume-Uni afin d’y travailler, d’y étudier ou de s’y installer. Pour vérifier si votre séjour nécessite un visa : www.gov.uk/check-uk-visa.

Source : uk.diplomatie.gouv.fr – Conditions d’entrée et de séjour au Royaume-Uni, info.gouv.fr (2025)

Y travailler

Le marché du travail

Le taux de chômage a progressé au Royaume-Uni sur les trois mois achevés en décembre 2025, atteignant 5,2 %, son niveau le plus élevé depuis cinq ans selon l’Office national des statistiques (ONS), dans un contexte difficile pour le gouvernement travailliste de Keir Starmer. Les analystes pointent plusieurs facteurs : la forte hausse des cotisations patronales annoncée fin 2024, l’augmentation du salaire minimum, mais aussi l’impact de l’Employment Rights Act, une loi qui renforce certains droits des travailleurs. Le NIESR (National Institute of Economic and Social Research) prévoit que le taux de chômage moyen atteindra 5,4 % en 2026, contre 4,8 % en 2025.

Certaines activités de services — commerce, restauration, hôtellerie — ont enregistré d’importantes destructions nettes d’emploi, très exposées à la hausse des cotisations patronales (de 13,8 % à 15,0 %) et à la forte revalorisation du salaire minimum (+6,7 %) survenues en avril 2025. L’emploi est néanmoins resté dynamique dans d’autres secteurs, comme la santé, qui a bénéficié d’une hausse du budget accordé par le gouvernement au système hospitalier. Les Français continuent à être bien positionnés dans plusieurs domaines : finance et informatique, restauration et hôtellerie, enseignement du français, secrétariat bilingue et comptabilité. Les Jobcentres, équivalents britanniques de France Travail, sont présents dans chaque ville et disposent de bases de données importantes sur les besoins des employeurs locaux.

Le cadre légal du travail

Le National Living Wage (NLW) s’élève à 12,71 GBP/heure depuis le 1er avril 2026, conformément aux recommandations de la Low Pay Commission, ce taux ayant été confirmé dans le Budget d’automne de novembre 2025. Le salaire minimum pour les 18-20 ans est porté à 10,85 GBP/heure (hausse de 8,5 %).

Nombre d’heures travaillées par an : environ 1 367 heures par personne (chiffre le plus récent disponible, OCDE). Emploi à temps partiel : environ 22 % de l’emploi total. Rémunération et avantages : le salaire de base est fonction des études et de l’expérience ; primes liées aux résultats personnels et de l’entreprise ; impôt déduit du salaire entre 0 % et 40 % du revenu total ; véhicule de société pour la plupart des postes commerciaux et marketing, avec ordinateur portable et téléphone mobile. Les congés sont généralement de cinq semaines. Jours chômés hebdomadaires : samedi et dimanche.

Sources : Low Pay Commission – National Minimum Wage in 2026 (GOV.UK), DG Trésor (mars 2026), OCDE.

Meilleurs sites d’emploi

www.jobserve.com

www.monster.co.uk

www.totaljobs.com

www.prospects.ac.uk

www.stepstone.co.uk

www.step.org.uk

www.fish4.co.uk

www.nases.org.uk

Pour un poste qualifié, consultez la liste des agences de recrutement : www.rec.uk.com et www.agencycentral.co.uk.

Points de vigilance

Les efforts du gouvernement pour renforcer le droit des salariés, avec l’adoption fin 2025 d’une nouvelle loi sur le marché du travail (Employment Rights Bills), ont contribué à modifier le cadre des recrutements. Les employeurs français opérant au Royaume-Uni devront se conformer à ces nouvelles obligations, notamment en matière de contrats de travail et de protection des salariés. Le gouvernement travailliste a par ailleurs annoncé la création d’une Fair Work Agency, attendue pour avril 2026, qui regroupera les compétences de contrôle du salaire minimum, des congés payés et des indemnités maladie.

Vie pratique

Coût de la vie

Monnaie : livre sterling (GBP).
Taux de change : 1 EUR = 0,871 GBP (9 avril 2026, source : Changenligne.ch/BCE).

Se loger : le loyer mensuel d’un studio dans le centre de Londres s’élève en moyenne à environ 2 785 €, pouvant descendre à 1 954 € et monter à 3 678 € selon les quartiers (données Numbeo 2026). En dehors du centre, compter environ 1 910 € par mois pour un studio (données Numbeo 2025). Le sud-est ainsi que la région de Londres sont les plus chères du royaume ; le nord de l’Angleterre, l’Écosse, le Pays de Galles et l’Ulster sont nettement moins chers, notamment hors grandes villes. Les logements meublés (furnished) sont courants et d’un prix comparable aux locations vides. Les baux ont généralement une durée d’un an ; prévoir un mois de loyer d’avance et une caution équivalente.

Indice Mercer du coût de la vie (2024, 226 villes) : Londres figure en 8e position mondiale, intégrant le top 10 pour la première fois. Les autres villes britanniques classées restent moins onéreuses : Copenhagen (11e), Paris (29e), Amsterdam (30e) à titre de comparaison. Au sein du Royaume-Uni, Birmingham (78e) et Belfast (87e) figurent parmi les villes les moins coûteuses pour les expatriés selon ce même classement.

Sources : Mercer Cost of Living 2024, Numbeo (2025-2026), Changenligne.ch/BCE (avril 2026).

Informations utiles

Nature du réseau électrique : 220 volts. Au Royaume-Uni, les prises de courant sont tripolaires de type G, constituées de deux fiches horizontales et d’une prise de terre verticale.

Télécommunications : Indicatif : + 44. Qualité du réseau mobile : excellente. Qualité du réseau Internet : excellente.

Principaux jours fériés (Angleterre et Pays de Galles) : 1er janvier (Nouvel An), vendredi saint (date variable), lundi de Pâques (date variable), Early May Bank Holiday (premier lundi de mai), Spring Bank Holiday (dernier lundi de mai), Summer Bank Holiday (dernier lundi d’août), 25 décembre (Noël), 26 décembre (Boxing Day). Les dates peuvent différer en Écosse et en Irlande du Nord.

Distances de ville à ville : Londres – Édimbourg : 534 km. Londres – Manchester : 262 km. Londres – Plymouth : 308 km.

Déplacements de ville à ville : En train : le réseau ferroviaire couvre tout le pays. Par la route : la conduite se fait à gauche. En autocar : National Express assure des services vers plus de 1 000 destinations avec plus de 600 trajets par jour. FlixBus propose également des liaisons depuis le continent via le tunnel sous la Manche.

Source : www.visitbritain.com

Le Cercle Magellan vous informe

Il existe une convention fiscale entre la France et le Royaume-Uni qui intéresse les travailleurs transfrontaliers.

L’accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni, en vigueur depuis le 1er janvier 2021 et définitivement adopté par le Parlement européen le 27 avril 2021, régit notamment la sécurité sociale des travailleurs se déplaçant entre les deux espaces.

Les conventions fiscales bilatérales engageant la France sont consultables sur impots.gouv.fr – Les accords de sécurité sociale sont consultables sur cleiss.fr

Sources : MEAE – Français à l’étranger (2025), Ambassade de France au Royaume-Uni (2025), Info.gouv.fr – ETA (2025), GOV.UK – National Minimum Wage 2026, DG Trésor – Flash conjoncture Royaume-Uni (mars 2026), Mercer Cost of Living 2024, Numbeo (2025-2026), Institute for Economics & Peace – GPI 2024, BCE/Changenligne.ch (avril 2026), VisitBritain.

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

Les acteurs publics

AMBASSADE DE FRANCE AU ROYAUME-UNI
Représentation diplomatique française, point d’entrée pour les démarches officielles, les visas et l’appui transversal aux entreprises françaises.
Adresse : 58 Knightsbridge, London SW1X 7JT
Tél. : +44 20 70 73 1000
Email : [email protected]
Site : https://uk.ambafrance.org

BUSINESS FRANCE – BUREAU DE LONDRES
Le bureau accompagne les PME et ETI françaises à l’export vers le marché britannique : conseil, mise en relation, études de marché, VIE. Équipe de conseillers franco-britanniques réalisant plus de 400 missions de prospection par an.
Adresse : Haymarket House, 28-29 Haymarket, London SW1Y 4SP
Tél. : +44 (0)207 024 3610
Email : [email protected]
Site : https://export.businessfrance.fr/royaume-uni.html

ATTACHÉ DOUANIER – AMBASSADE DE FRANCE
Représente la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI) auprès des autorités du Royaume-Uni. Zone de compétence : Royaume-Uni, Irlande, Îles anglo-normandes, Île de Man, Gibraltar.
Tél. : 00 44 20 70 73 11 62
Fax : 00 44 20 70 73 11 59
Email : [email protected]
Site : https://www.douane.gouv.fr/fiche/lannuaire-des-attaches-douaniers-letranger

SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL (SER) DE LONDRES – DG TRÉSOR
Analyse la situation économique, financière et sectorielle du Royaume-Uni ; assure la diplomatie économique française et le suivi des intérêts des entreprises françaises. Zone de compétence : Royaume-Uni et Irlande. Contact presse et abonnement veille : [email protected]
Tél. : +44 20 70 73 10 00
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/GB

Les acteurs privés

FRENCH CHAMBER OF COMMERCE IN GREAT BRITAIN (CCFGB)
Chambre de commerce franco-britannique fondée en 1883, réseau de plus de 360 entreprises françaises et internationales actives au Royaume-Uni. Services de conseil à l’implantation, networking, représentation auprès des décideurs.
Adresse : Becket House, 1 Lambeth Palace Road, London SE1 7EU
Tél. : +44 (0)20 7092 6600
Email : [email protected]
Site : https://www.ccfgb.co.uk/

ADVENIA
Cabinet de conseil spécialisé dans le développement commercial de PME principalement françaises au Royaume-Uni depuis 2011. Services allant de la validation de marché à l’implantation : études de marché, recherche de partenaires/distributeurs, représentation commerciale, gestion administrative. Membre OSCI.
Adresse : Phoenix Yard, 65 Kings Cross Road, London WC1X 9LW
Tél. : +44 (0) 207 239 4918
Email : [email protected]
Site : https://advenia.co.uk
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/advenia-ltd/

ALTIOS
Cabinet international spécialisé dans le développement à l’étranger des PME et ETI françaises : développement commercial, création et gestion de filiales, recrutement, fusions-acquisitions. Réseau de 40 bureaux en propre dans 26 pays, dont Londres. Managing Partner UK : Boris Lechevalier.
Adresse Londres : Wilberforce House, Station Road, London NW4 4QE (adresse de registre ; à confirmer sur altios.com/worldwide-presence/)
Email : [email protected]
Site : https://altios.com

EXPANDYS
Cabinet de conseil franco-britannique spécialisé dans le développement international : études de marché, implantation locale, recrutement, représentation commerciale. Trois bureaux en propre à Londres, Bangalore et Sydney. Membre OSCI.
Adresse : Peek House, 20 Eastcheap, London EC3M 1EB
Tél. : +44 (0)20 7723 8327
Email : [email protected]
Site : https://www.expandys.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/expandys/

PRAMEX INTERNATIONAL
Filiale du groupe BPCE, accompagne les start-up, PME et ETI françaises dans leurs projets d’implantation à l’étranger par création de filiale ou acquisition. Réseau de 17 entités dans 13 pays. Présence à Londres depuis 1991. Membre OSCI.
Adresse : 11 Old Jewry, London EC2R 8DU
Site : https://www.pramex.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/pramex-international/

SALVEO
Partenaire de référence pour le développement international des entreprises, fondé en 1992, membre du groupe ADIT (leader européen en intelligence stratégique). Présence à Londres pour accompagner les entreprises françaises sur le marché britannique.
Tél. (France) : +33 (0)1 84 79 17 50
Email : [email protected]
Site : https://salveo.international

OCO GLOBAL
Cabinet de conseil spécialisé en développement économique international, investissements directs étrangers (IDE) et stratégies de promotion territoriale. Bureaux à Belfast, Dublin, Londres, Paris, Francfort, New York, Tokyo, Dubaï et Bogotá.
Adresse (siège) : 6 Citylink Business Park, Belfast BT12 4HB
Tél. : +44 28 9024 1849
Site : https://www.ocoglobal.com

Avocats d’affaires francophones

GIDE LOYRETTE NOUEL LLP
Premier cabinet d’avocats d’affaires d’origine française à dimension internationale. Le bureau de Londres, ouvert depuis 2003, réunit une trentaine d’avocats spécialisés en banque-finance, arbitrage, contentieux, fiscalité, financement de projets et droit de l’énergie. Expertise en droit anglais, américain et français pour les clients français entrant sur le marché britannique et les opérateurs internationaux.
Adresse : 125 Old Broad Street, London EC2N 1AR
Tél. : +44 (0)20 7382 5500
Fax : +44 (0)20 7382 5501
Site : https://www.gide.com/en/global/europe/london/

HOGAN LOVELLS INTERNATIONAL LLP
Cabinet d’avocats américano-britannique co-headquartered à Londres, l’un des plus grands cabinets au monde (env. 2 800 avocats dans plus de 40 bureaux). Bureau de Londres (le plus grand du réseau mondial) actif en droit des sociétés, fusions-acquisitions, contentieux, réglementation financière et sciences de la vie. Équipes francophones via le bureau de Paris, en lien étroit avec Londres pour les transactions franco-britanniques. Fusion annoncée fin 2025 avec Cadwalader, Wickersham & Taft pour former Hogan Lovells Cadwalader.
Adresse : Atlantic House, Holborn Viaduct, London EC1A 2FG
Tél. : +44 (0)20 7296 2000
Site : https://www.hoganlovells.com/en/locations/london

Sources d’information internet

Ambassade de France au Royaume-Uni – portail officiel de l’ambassade et des consulats

Business France – Bureau Royaume-Uni – services export et VIE pour le marché britannique

DG Trésor – Fiche pays Royaume-Uni – veilles économiques et sectorielles du SER de Londres

Douane française – Annuaire des attachés douaniers – coordonnées de l’attaché douanier à Londres

French Chamber of Great Britain (CCFGB) – chambre de commerce franco-britannique

HM Revenue & Customs (HMRC) – administration fiscale et douanière britannique

Companies House – registre officiel des sociétés au Royaume-Uni

Great.gov.uk – DBT – portail du Département britannique du Commerce et du Commerce

Sources : Ambassade de France au Royaume-Uni (2026), Business France Royaume-Uni (2025), DG Trésor – SER Londres (2026), Douane.gouv.fr – Attachés douaniers (2026), CCFGB (2025), MEAE – Fiche pays Royaume-Uni (2025), Companies House – Pramex International (2025), Gide Loyrette Nouel LLP Londres (2025), Hogan Lovells Londres (2026), OSCI – Advenia (2025), OSCI – Expandys (2025), OSCI – Pramex International (2025)

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Environnement des affaires et performance logistique

Indice de liberté économique (Heritage Foundation, 2026)

Dans l’édition 2026 de l’Index of Economic Freedom de la Heritage Foundation, qui évalue 176 économies mondiales, le Royaume-Uni se classe au 29e rang mondial, derrière des économies comme Singapour, la Suisse, l’Irlande, l’Australie et Taïwan qui occupent le top 5. Le rapport souligne que l’économie mondiale dans son ensemble reste « majoritairement non libre », avec un score moyen global de 59,9/100 en 2026.

B-READY (Banque mondiale)

Le programme B-READY de la Banque mondiale est actuellement en phase de déploiement progressif sur trois ans (2024-2026) : l’édition 2025 couvre 101 économies, et une édition complète en 2026 fournira une couverture mondiale élargie. Le Royaume-Uni est programmé pour être inclus dans le troisième rapport B-READY, ce qui signifie qu’aucune donnée B-READY n’est encore disponible pour ce pays à la date de la présente fiche. La référence au classement « Doing Business » (arrêté en 2021) est donc définitivement obsolète et n’est pas reconduite.

Indice de performance logistique – LPI (Banque mondiale, 2023)

Dans l’édition 2023 du LPI, le Royaume-Uni recule sensiblement, passant de la 9e à la 19e place mondiale. Son score global s’établit à 3,70/5, en deçà des États-Unis et de la Corée du Sud (3,80), et loin des leaders Singapore (4,30) et Finlande (4,20). Le LPI 2023 évalue les pays sur six dimensions : performance douanière, qualité des infrastructures, facilité d’organisation des expéditions, compétence logistique, traçabilité des envois et ponctualité des livraisons. Ce recul reflète notamment les frictions douanières introduites par le Brexit, qui ont alourdi les procédures à l’échange avec l’Union européenne. Le LPI est publié par la Banque mondiale ; après une interruption liée à la pandémie de COVID-19, la dernière édition est celle de 2023 — aucune édition 2024 ou 2025 n’a été publiée à ce jour.

DHL Global Connectedness Report (2026)

Malgré des tensions géopolitiques croissantes et des hausses de droits de douane américains, la mondialisation reste à un niveau historiquement élevé selon le DHL Global Connectedness Report 2026, publié par DHL et la NYU Stern School of Business, qui s’appuie sur plus de 9 millions de points de données. Le Royaume-Uni se classe au 9e rang mondial sur 180 pays (score global : 66,1/100), en léger recul par rapport au 8e rang en 2019. Fait notable : le Royaume-Uni se distingue comme le pays dont les flux internationaux sont les plus largement distribués géographiquement dans le monde entier. Ses principaux partenaires commerciaux sont les États-Unis (24 % de ses flux internationaux), suivis de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la France et de l’Irlande (5 % chacun).

Procédures douanières et accès au marché

Contexte post-Brexit

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a fondamentalement modifié le paysage douanier : là où les marchandises circulaient librement entre le Royaume-Uni et les États membres de l’UE sans formalités douanières, tout mouvement transfrontalier requiert désormais une déclaration en douane, avec les exigences documentaires, les droits de douane potentiels et les obligations de conformité qui en découlent. Les principales évolutions en 2025 incluent l’adoption complète du Customs Declaration Service (CDS) et le renforcement des évaluations numériques des risques.

Le 31 janvier 2025, le Royaume-Uni a introduit les déclarations sommaires d’entrée pour les importations en provenance de l’UE ; les exportations vers l’UE requièrent quant à elles une déclaration sommaire de sortie. Les déclarations doivent être soumises via le portail CDS (Customs Declaration Service) avant l’arrivée des marchandises.

Réinitialisation des relations commerciales UE–Royaume-Uni

Le 19 mai 2025, le gouvernement britannique et l’UE ont tenu leur premier sommet conjoint depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, adoptant une Déclaration commune établissant un nouveau partenariat stratégique et une « Compréhension commune ». Parmi les engagements de cette Compréhension commune figurent un projet d’accord établissant une zone sanitaire et phytosanitaire (SPS) commune, un accord sur la liaison des systèmes d’échange de quotas d’émissions UK-UE, une possible participation du Royaume-Uni au marché intérieur de l’électricité de l’UE et un accord sur la mobilité des jeunes. Le gouvernement britannique espère qu’un accord SPS pourra être en place d’ici 2027. Si cet accord SPS aboutit, il permettrait d’éliminer les certificats sanitaires et une grande partie des contrôles aux frontières pour les produits agroalimentaires, réduisant ainsi significativement les coûts et délais pour les exportateurs français vers le Royaume-Uni.

Tarifs douaniers américains et accord UK-US

Premier partenaire commercial individuel du Royaume-Uni avec 18 % du total des échanges (315 milliards £ en 2024), les États-Unis ont, dans le courant du premier semestre 2025, imposé des droits de douane de 25 % sur l’acier, l’aluminium et leurs dérivés, 25 % sur les véhicules automobiles, et un tarif de base de 10 % sur la plupart des autres marchandises britanniques. L’accord commercial UK-US signé en mai 2025 réduit les droits de douane américains sur les exportations britanniques de voitures, d’acier, d’aluminium, de bœuf et de composants aéronautiques ; en contrepartie, les tarifs britanniques sont abaissés sur les exportations américaines de bœuf et d’éthanol. Toutes les autres marchandises restent soumises au tarif de base supplémentaire de 10 % sur les importations américaines en vigueur depuis avril 2025.

⚠ Point d’attention : Selon l’ONS, 34 % des entreprises britanniques exportatrices déclaraient en novembre 2025 être affectées par les tarifs américains, l’impact le plus fréquemment cité étant les surcoûts (22 % des entreprises). Le régime de tarifs réciproques du président Trump a poussé les exportateurs britanniques à rechercher des débouchés alternatifs, se tournant notamment vers l’Europe et l’Asie. Les exportateurs français ayant des chaînes d’approvisionnement impliquant le Royaume-Uni comme plateforme de réexportation vers les États-Unis doivent prendre en compte ces nouvelles conditions tarifaires dans leurs calculs de coût.

Points de vigilance

Déclarations douanières obligatoires avec l’UE : Depuis le Brexit, le Royaume-Uni est considéré comme un pays tiers par l’UE. Toutes les marchandises importées au Royaume-Uni en provenance de l’UE requièrent une déclaration d’importation ; les marchandises exportées vers l’UE nécessitent une déclaration d’exportation, et des droits de douane peuvent être exigibles selon la commodity et l’origine.

Classification douanière : Les erreurs de classification des codes HS constituent l’un des principaux risques de retard. Des entreprises ayant mis en place des outils numériques d’automatisation ont réduit leur temps de dédouanement de 40 % en 2025.

Numéro EORI : Un numéro EORI (Economic Operator Registration and Identification) est un identifiant obligatoire pour toutes les déclarations en douane au Royaume-Uni.

TVA à l’importation : La TVA à l’importation est perçue au taux standard de 20 % sur la plupart des marchandises importées au Royaume-Uni. Pour atténuer les effets de trésorerie, le Royaume-Uni a introduit un système de comptabilité TVA différée (Postponed VAT Accounting – PVA).

Règles d’origine : Les importateurs doivent s’assurer que les marchandises disposent du code de classification tarifaire correct (commodity code) pour que les droits appropriés puissent leur être appliqués. Une mise à jour du Developing Countries Trading Scheme (DCTS) de juillet 2025 a simplifié les règles d’origine pour 16 pays à faibles revenus.

Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM) britannique : HMRC a publié une consultation pour une version britannique du Carbon Border Adjustment Mechanism (CBAM), mécanisme applicable à certains secteurs industriels. L’introduction du CBAM britannique est prévue pour 2027.

Recul du LPI : Le glissement du Royaume-Uni du 9e au 19e rang du LPI entre 2018 et 2023 témoigne des frictions logistiques post-Brexit qui pèsent sur la compétitivité du pays comme hub d’acheminement. Ce facteur mérite d’être intégré dans l’évaluation des délais et coûts logistiques lors d’exportations vers ou via le Royaume-Uni.

Sources : Banque mondiale – LPI 2023 (lpi.worldbank.org), Banque mondiale – B-READY Economies couvertes (2025), DHL Global Connectedness Report 2026 – Profil Royaume-Uni, DHL GCR 2026 – Communiqué de presse (mars 2026), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom 2026, Royaume-Uni, House of Commons Library – UK-EU reset (2025-2026), House of Commons Library – US trade tariffs (2025), ONS – UK Trade September 2025, Customs Support Group – UK Customs Legislation 2024-2025

Actualités : Royaume-Uni

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