Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Capitale : Mascate
Devise : Le rial omanais (OMR), arrimé au dollar américain depuis 1986.
Population : 5,67 millions d’habitants (estimation mi-2026, Nations Unies).
PIB nominal : 107 Md USD en 2024 (Banque mondiale) ; environ 105 Md USD en 2025 selon les estimations FMI.
Taux de croissance du PIB réel : 2024 : +1,7 % ; 2025 (prév.) : +2,4 % ; 2026 (prév.) : +3,7 % (FMI, mission de revue mai 2025).
Inflation : 0,9 % sur janvier-octobre 2025 (contre 0,6 % en 2024), selon l’Article IV du FMI de janvier 2026.
Solde budgétaire : excédent de 3,3 % du PIB en 2024 ; projeté à environ +0,5 % du PIB en moyenne sur 2025-2026 (FMI).
Dette publique : 35,5 % du PIB en 2024 (contre 37,5 % en 2023), soit une réduction spectaculaire depuis le pic de 68 % du PIB atteint en 2020.
Solde courant : excédent de 2,9 % du PIB en 2024, avant un basculement en déficit estimé à -1,0 % en 2025 et -0,7 % en 2026 (FMI, octobre 2025).
Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD) : 38 840 USD en 2024 (Banque mondiale).
Sources : FMI, Article IV 2025 (janvier 2026) ; FMI, Staff Visit (juin 2025) ; Banque mondiale via Trading Economics (2024) ; Worldometer / Nations Unies (2026)
Conjoncture
⚠ Point d’attention : Depuis le 28 février 2026, une crise majeure affecte le Détroit d’Ormuz à la suite du lancement d’opérations militaires américano-israéliennes contre l’Iran. À partir du 4 mars 2026, les forces iraniennes ont déclaré le Détroit « fermé », menaçant les navires cherchant à le traverser et conduisant à de multiples attaques. Le trafic de pétroliers a chuté de près de 70 %, avec plus de 150 navires à l’ancre en eaux internationales. Oman s’est déclaré actif pour sécuriser le passage dans le Détroit. Cette crise, dont les conséquences économiques sont encore en cours d’évaluation, constitue un risque majeur pour les exportations omanaises d’hydrocarbures, les recettes budgétaires et les perspectives de croissance à court terme.
Une économie en transition, portée par la diversification
Avec un PIB de 107 Md USD en 2024 et une population de 5,5 millions d’habitants en 2025, dont une proportion élevée d’expatriés principalement originaires du sous-continent indien, le Sultanat d’Oman figure dans la catégorie des pays à revenus élevés de la Banque mondiale. Le revenu national brut par habitant en parité de pouvoir d’achat atteignait 38 840 USD en 2024.
Le modèle économique omanais reste ancré dans les hydrocarbures, même si leur poids relatif s’érode progressivement. La part du secteur des hydrocarbures dans le PIB est tombée à environ 30 % depuis le troisième trimestre 2024, contre 37 % au début des années 2010. Les recettes pétrolières et gazières représentent néanmoins encore environ 68 % des recettes totales de l’État. Les exportations restent elles aussi très concentrées sur les hydrocarbures, qui représentent plus de 70 % du total des exportations de marchandises.
Une reprise progressive malgré les contraintes OPEP+
Malgré la contraction de la production d’hydrocarbures liée aux restrictions OPEP+, la croissance réelle du PIB s’est renforcée à 1,7 % en 2024 (contre 1,2 % en 2023), soutenue par une robuste activité hors hydrocarbures, notamment dans l’industrie manufacturière et les services. La croissance hors hydrocarbures a atteint 3,5 % en glissement annuel au premier semestre 2025, portée par la construction, l’agriculture et la pêche, le tourisme et la logistique. L’économie est appelée à accélérer à moyen terme, avec une croissance globale projetée à 2,4 % en 2025 et 3,7 % en 2026, grâce au retrait progressif des plafonds de production OPEP+ et à la vigueur du secteur hors hydrocarbures, soutenu par les investissements en logistique, industrie manufacturière, énergies renouvelables et tourisme.
Assainissement budgétaire et upgrade de la notation souveraine
La gestion budgétaire prudente a permis de dégager un excédent de 3,3 % du PIB en 2024, tandis que la dette publique reculait à 35,5 % du PIB — contre 37,5 % en 2023 —, les surplus étant partiellement affectés au remboursement anticipé de la dette. Cette trajectoire de consolidation a conduit à une série d’améliorations de notations souveraines : en fin 2025, les trois grandes agences de notation — Moody’s (Baa3), S&P (BBB-) et Fitch (BBB-) — avaient toutes accordé le statut investment grade à Oman, citant la réduction de la dette publique de 68 % du PIB en 2020 à environ 35 % au début 2026.
Le compte courant est estimé avoir basculé en déficit à -1,1 % du PIB en 2025, pénalisé par l’assouplissement des cours pétroliers. Oman bénéficie de l’un des prix de break-even budgétaire les plus bas de la région, entre 52 et 55 USD le baril sur la période 2025-2027, tandis que les cours du brut se maintiennent autour de 60 USD.
Réformes structurelles et Vision 2040
Le 1er janvier 2026, Oman a lancé son 11e Plan quinquennal de développement (2026-2030), qui vise une croissance annuelle du PIB de 4 %. Les réformes avancent dans le cadre de la Vision 2040 : développement du secteur financier, réduction des goulets d’étranglement du marché du travail, amélioration de l’environnement des affaires, transparence des entreprises publiques, production d’énergies renouvelables et initiatives numériques. La décision d’instaurer un impôt sur le revenu des personnes physiques à partir de 2028 (5 % au-delà de 42 000 OMR annuels) devrait élargir modestement l’assiette fiscale et signaler l’engagement réformateur d’Oman, premier pays du Golfe à franchir ce pas.
Sur le plan industriel, la mise en service fin 2024 de la raffinerie OQ8 de Duqm (joint-venture koweïtien, 7 Md USD d’investissement, capacité de 230 000 barils par jour) constitue le plus grand investissement industriel du pays. En mai 2025, TotalEnergies et OQ ont posé la première pierre de Marsa LNG, une unité de production de GNL bas carbone et hub de soutage maritime à Sohar.
Points de vigilance
Les risques pesant sur les perspectives à court terme sont orientés à la baisse : une escalade des tensions commerciales et une fragmentation géo-économique plus marquée affaibliraient la demande mondiale et déprimerait les cours pétroliers, pesant sur la croissance et les positions budgétaire et extérieure d’Oman.
L’escalade des tensions entre Israël et l’Iran en 2025, suivie d’une guerre régionale plus large en 2026, expose les GCC à des chocs transmis non seulement par les prix du pétrole, mais aussi par les routes commerciales, les coûts de transport, les chaînes d’approvisionnement alimentaires et industrielles, ainsi que les variations du sentiment des investisseurs.
La politique d’omanisation, qui réserve un nombre croissant de postes techniques et commerciaux aux nationaux, expose à des pertes d’expertise difficilement remplaçables à court terme, susceptibles de se traduire par une moindre productivité et une certaine prudence des investisseurs.
Les entrées d’IED ont chuté de 33,7 % à fin 2025, signalant une prudence à court terme dans un contexte géopolitique tendu.
Sources : FMI, Article IV Oman (janvier 2026), FMI, Staff Visit Oman (juin 2025), Allianz Trade, Country Report Oman (février 2026), Banque mondiale / Trading Economics (2024), ITA US, Oman Oil & Gas (2025), SECO/Ambassade de Suisse, Economic Report Oman (2025), Economy Middle East (janvier 2026), International Finance Magazine (avril 2026)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, 2025) : 5,33 (données NCSI, septembre 2025)
Taux de croissance du PIB réel : 1,6 % en 2024 ; 2,3 % en glissement annuel au premier semestre 2025, porté par la croissance hors hydrocarbures, qui a atteint 3,5 % sur la même période, tirée par la construction, l’agriculture et la pêche, le tourisme et la logistique. Pour 2026, le FMI prévoit une croissance de 4,0 %.
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 220,1 Md USD en PPA pour l’ensemble de l’économie, soit environ 41 300 USD/hab. (chiffre le plus récent disponible)
Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 63,0 Md USD (+6,8 % sur 2023), Imports : env. 43,3 Md USD (+12,1 % en riyals omanais selon les données préliminaires du NCSI).
Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché en 2023, source OMC/WITS) :
1 – Émirats arabes unis : 26,3 %
2 – Arabie Saoudite : 12,4 %
3 – Union européenne : 8,6 %
4 – Chine : 7,3 %
5 – Inde : 7,2 %
Exportations françaises 2024 : 392 M EUR (+27 % par rapport à 2023), dominées par les biens d’équipement aéronautique (150 M EUR, soit 38 % du total). La part de marché française demeure faible et en recul, à 0,4 % en 2024, la France occupant le 32e rang des fournisseurs du Sultanat, derrière les Émirats arabes unis (23 %), la Chine (11 %), le Koweït (10 %), l’Inde (9 %) et l’Arabie saoudite (8 %).
Indice de perception de la corruption (CPI 2024, Transparency International) : Oman est classé 50e sur 180 pays (score : 55/100), en progression notable de 20 places par rapport à 2023, et 4e dans le monde arabe.
Points de vigilance
Les risques pesant sur les perspectives à court terme restent orientés à la baisse : une escalade des tensions commerciales mondiales et une fragmentation géoéconomique affaiblirait la demande et ferait peser une pression supplémentaire sur les prix du pétrole.
La balance courante, qui affichait un excédent de 2,9 % du PIB en 2024, devrait basculer en déficit (−1,0 % du PIB en 2025 et −0,7 % en 2026), principalement en raison de la modération des prix du pétrole et du ralentissement des exportations hors hydrocarbures.
En 2024, les exportations hors pétrole ont reculé de 16,3 %, avec des baisses dans les minerais, les produits chimiques et les animaux vivants, ce qui souligne la persistance de la dépendance aux hydrocarbures.
Les exportations françaises vers Oman sont structurellement sous-estimées en raison du rôle de plateforme logistique régionale joué par Dubaï, les statistiques douanières françaises enregistrant le pays de destination déclaré à l’exportation et non le pays de destination finale.
Des tensions géopolitiques régionales renouvelées pourraient perturber les flux commerciaux et freiner le tourisme et l’investissement.
⚠ Point d’attention : La politique tarifaire américaine annoncée début avril 2025 (droits de douane réciproques, puis suspension partielle) introduit une incertitude sur les prix mondiaux des hydrocarbures et sur la demande d’exportations omanaises. Le FMI souligne explicitement ce risque dans sa consultation Article IV de janvier 2026, notant que la fragmentation géoéconomique est le principal facteur de risque à la baisse pour Oman à court terme.
Sources : FMI – Article IV Oman (janvier 2026), Oman Observer / FMI WEO (octobre 2025), World’s Top Exports – Oman (2024), OMC – Profil Oman (2023), DG Trésor – Relations économiques France-Oman (2024), DG Trésor – Fiche Oman (2023), Lloyd’s Bank Trade – Profil commercial Oman (2024), Muscat Daily / Transparency International CPI 2024 (février 2025), Muscat Daily / NCSI – Population (septembre 2025)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
Mobilité – Oman
⚠ Point d’attention : Depuis le 28 février 2026, le conflit militaire américano-israélo-iranien a des répercussions directes sur Oman. À partir du 1er mars 2026, l’Iran a lancé une série de frappes de drones sur des cibles à Oman, ciblant les ports de Duqm et de Salalah utilisés par les États-Unis, deux pétroliers au large de Mascate et de Khasab, ainsi qu’une zone industrielle à Sohar. Ces attaques ont fait trois morts et quinze blessés. En raison des frappes militaires en Iran et du risque d’escalade militaire régionale, le Quai d’Orsay déconseille aux Français de se rendre en Oman et signale des risques de fermeture de l’espace aérien, d’annulations et de reports de vols (mise à jour du 5 mars 2026). Au 8 avril 2026, l’Iran a annoncé être prêt à débloquer le détroit d’Ormuz et un cessez-le-feu a été annoncé, mais la situation reste volatile et doit être suivie en temps réel.
S’y rendre
Formalités d’entrée
Les ressortissants français doivent disposer d’un visa pour entrer sur le territoire omanais. Pour les séjours inférieurs ou égaux à 14 jours, ce visa est obtenu gratuitement à l’arrivée, sous forme d’un tampon apposé sur le passeport par l’immigration omanaise. Le visa touristique à entrée unique coûte 21 rials pour les séjours jusqu’à 30 jours. Pour les séjours de plus de 14 jours, la demande doit être effectuée exclusivement en ligne via le site officiel https://evisa.rop.gov.om. Le paiement s’effectue en ligne : 20 rials pour un visa simple jusqu’à 30 jours, 50 rials pour le visa multientrées valable un an.
Les autorités omanaises exigent que la validité du passeport excède de 6 mois la date de sortie du territoire. Tout dépassement d’autorisation de séjour donne lieu à une amende de 10 rials par jour, à régler avant de sortir du territoire, y compris directement à l’aéroport. Les détenteurs de passeports diplomatiques et de service français sont dispensés de visa. Le service consulaire de l’ambassade du sultanat d’Oman à Paris ne délivre plus de visas.
Sécurité et zones à risque
Il est déconseillé de se rendre dans la zone frontalière du Yémen sauf raison impérative. Les voyageurs souhaitant malgré tout s’y rendre doivent prendre préalablement contact avec l’ambassade de France à Mascate. Les Français qui se rendent dans le gouvernorat du Dhofar en dehors de la frange côtière doivent s’assurer que les mesures adéquates ont été prises concernant leur sécurité personnelle et se tenir informés de l’actualité générale et locale. Le risque d’infiltrations de groupes armés à partir du Yémen dans le Dhofar doit être pris en compte, même si les autorités omanaises sont très vigilantes sur le contrôle aux frontières.
Le pays est de plus en plus exposé à des épisodes de fortes intempéries, voire à des tempêtes tropicales. La navigation de plaisance dans l’océan Indien demeure dangereuse, notamment à cause d’actes ponctuels de piraterie.
Inscription consulaire et contacts d’urgence
Il est fortement conseillé de s’inscrire sur le Fil d’Ariane avant tout départ. L’ambassade de France à Mascate est joignable aux coordonnées suivantes :
Tél. standard : +968 24 681 800 — Urgences : +968 24 760 123 — France Consulaire (depuis la France) : 03 59 39 71 89 (du lundi au vendredi, 9h-17h, heure de Paris).
Site : https://om.ambafrance.org
Réception du public exclusivement sur rendez-vous, à prendre en ligne.
Chiffres clés
Indice de paix mondial (GPI 2025) : Oman est classé 41e sur 163 pays au Global Peace Index 2025, se plaçant dans le trio de tête de la région MENA avec le Qatar (23e) et le Koweït (39e).
Ressortissants français : 779 Français étaient inscrits sur les registres consulaires au 31 décembre 2016 (chiffre le plus récent disponible ; à confirmer auprès de l’ambassade sur om.ambafrance.org).
Expatriés à Oman : Au 30 juin 2025, on dénombre près de 2,3 millions de ressortissants étrangers à Oman (2 296 984), représentant 43 % de la population totale du pays.
Coût de la vie à Mascate : En 2026, le coût de la vie à Mascate est en moyenne 18 % inférieur à celui de la France. Oman est 25 à 35 % moins cher que Dubaï ou Doha.
Vivre et travailler à Oman
Marché du travail et Omanisation
Le Sultanat d’Oman, longtemps appuyé sur la main-d’œuvre étrangère pour son développement, change de modèle : diversification économique, nouvelle législation du travail et politiques d’omanisation plus strictes. Pour les expatriés, le paysage devient plus complexe, mais reste ouvert aux profils qualifiés.
Les expatriés représentent encore environ 68 % de la main-d’œuvre totale et près de 86 % des effectifs du secteur privé. Dans certains domaines techniques, Oman dépend clairement des travailleurs étrangers, faute de vivier local suffisamment large. Les secteurs clés recrutant des expatriés sont les industries du pétrole et du gaz, la construction, l’ingénierie, l’informatique, le tourisme et l’hôtellerie ; les expatriés y occupent surtout des postes de cadres et de professionnels qualifiés.
Depuis le 5 mai 2025, le ministère du Travail a publié une directive d’omanisation exigeant que les entreprises ayant plus d’un an d’activité commerciale emploient au moins un Omanais. Le 15 juin 2025, le mécanisme d’application a été précisé. La décision ministérielle n° 602/2025 pénalise les entreprises non conformes par des frais de permis de travail expatrié plus élevés, tout en récompensant celles qui respectent les quotas d’une « catégorie verte » avec des tarifs réduits.
Pour les expatriés, la situation ne signifie pas la fermeture du marché, mais une hiérarchisation plus nette des opportunités : les postes très qualifiés, rares ou techniques restent accessibles, tandis que les fonctions généralistes et intermédiaires se ferment progressivement.
Permis de travail et visa
Pour travailler et résider à Oman, la grande majorité des étrangers doit être sponsorisée par un employeur local. C’est l’entreprise omanaise (ou implantée à Oman) qui obtient les autorisations de travail auprès du ministère du Travail, initie la demande de visa et permet la délivrance de la carte de résident. Fin 2024/début 2025, les frais gouvernementaux totaux pour un visa d’emploi standard et une carte de résident de deux ans s’échelonnent entre 300 et 600 OMR ou plus, hors légalisation de documents, examens médicaux et frais de service.
La semaine de travail standard est de 45 heures, les heures supplémentaires devant être rémunérées à taux majoré. Les employés ont droit à un minimum de 30 jours de congés payés par an après six mois de service continu. Oman est fiscalement avantageux pour les expatriés : les revenus ne sont pas imposables et il n’existe pratiquement pas d’impôts personnels.
Portails d’emploi
Les principales plateformes de recrutement sont Bayt.com, LinkedIn, Naukri Gulf, ainsi que des sites d’emploi locaux omanais, efficaces pour toucher un large vivier de candidats. La recherche d’emploi doit idéalement se faire depuis la France : les agences de recrutement sur place ne travaillent que pour les Omanais ; il convient donc de contacter des sociétés de recrutement françaises spécialisées dans l’expatriation ou de se rapprocher d’entreprises déjà implantées dans le sultanat.
Coût de la vie et logement
Le coût de la vie en Oman est plus raisonnable que dans de nombreux pays voisins et les revenus sont généralement exonérés d’impôt. Les prix sont plus élevés dans la capitale, Mascate, qui reste plus abordable que certaines grandes villes occidentales, mais peut s’avérer onéreuse pour le logement et la scolarité.
À Mascate, la location d’un appartement d’une chambre à coucher dans le centre-ville coûte environ 350 à 500 OMR par mois (900-1 300 USD), tandis qu’un logement similaire en banlieue revient à 250-350 OMR (650-900 USD). Pour les professionnels envisageant une installation à Mascate, il est recommandé de prévoir entre 1 000 et 1 200 OMR par mois pour un célibataire, ou entre 1 800 et 2 600 OMR pour une famille (données de février 2026).
Les frais de scolarité dans les établissements internationaux varient entre 1 800 et 4 500 OMR par an pour les écoles standard, et entre 5 000 et 9 000 OMR pour les programmes britanniques ou IB. La principale école française à Oman est le Lycée Français de Mascate (École Française Internationale de Mascate), qui accueille des élèves de la maternelle au lycée.
Oman a introduit une « taxe sur les produits de luxe » sur certains produits — tabac, alcool, porc, boissons énergisantes — qui a considérablement augmenté leurs prix. L’achat d’alcool est soumis à des règles strictes et nécessite l’obtention d’un permis de consommation.
Santé et médecine
Le Sultanat d’Oman dispose d’un système de santé de grande qualité, offrant une gamme de services aux citoyens et aux visiteurs étrangers. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères recommande aux ressortissants français de souscrire systématiquement une assurance personnelle avant leur départ.
Le médecin-conseil francophone de l’ambassade de France est :
Dr Selma Boughattas – MEDIDENT, Medinat Qaboos Medical Centre LLC, 2e étage, Salam Square South — Tél. : +968 2200 8080
Principaux hôpitaux de référence à Mascate :
Muscat Private Hospital : +968 24 596 047 / 24 583 600 — Royal Hospital : +968 24 590 491 — Khoula Hospital : +968 24 560 455 — Al Nahdah Hospital : +968 24 837 800 — Pharmacie Muscat (Al Sarooj, ouverte 24h/24) : +968 24 695 536
Conseils pratiques
Sécurité régionale : En raison des frappes militaires en Iran et du risque d’escalade régionale, le Quai d’Orsay déconseille aux Français de se rendre en Oman (mise à jour du 7 avril 2026). Des fermetures de l’espace aérien et des annulations de vols peuvent survenir ; il est fortement conseillé de s’inscrire sur le Fil d’Ariane.
Conduite : La voiture est quasi indispensable à Oman. Les expatriés ont le droit d’obtenir un permis de conduire local ; il est généralement conseillé de se renseigner auprès de son employeur pour les modalités, qui peut parfois entreprendre les démarches avant l’arrivée.
Alcool : L’alcool n’est disponible que dans certains hôtels et restaurants agréés. Sa consommation dans les espaces publics est illégale et sévèrement sanctionnée.
Ramadan : Durant le ramadan, évitez de manger, boire ou fumer en public entre l’aube et le coucher du soleil. Les restaurants touristiques restent ouverts.
Chaleur : Entre mai et septembre, le thermomètre atteint régulièrement 50°C dans l’intérieur du pays, avec des risques de déshydratation et d’insolation pour les voyageurs mal préparés.
Documents : Il est recommandé de laisser les originaux de vos documents en sûreté et de circuler avec des photocopies recto-verso.
Omanisation (employeurs) : Depuis le 1er avril 2026, toutes les entreprises étrangères opérant à Oman doivent embaucher au moins un Omanais dans l’année suivant le début de leur activité et l’enregistrer au Fonds de protection sociale. Le ministère du Commerce surveille le respect de cette règle et les entreprises non conformes s’exposent à des restrictions sur la plateforme Oman Business.
Sources : Diplomatie.gouv.fr – Conseils aux voyageurs Oman (2026), Ambassade de France en Oman (2025-2026), France en Oman – Visa de tourisme (2025), Institute for Economics & Peace – Global Peace Index 2025, CyrilJarnias.com – Marché du travail Oman (janvier 2026), Al Tamimi & Company – Omanisation Mechanism (2025-2026), Oman Business Setup – Cost of Living 2026 (février 2026), Expat Arrivals – Cost of Living Oman (septembre 2025), Conflit Iran-Oman 2026 (Wikipedia, mars 2026), Élysée – Conseil de défense sur la situation en Iran (8 avril 2026)
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE AU SULTANAT D’OMAN
Représentation diplomatique de la France à Mascate. Outre ses missions consulaires, l’ambassade promeut la francophonie dans le sultanat et soutient les échanges économiques et culturels franco-omanais.
Adresse : Diplomatic Area – Al Khuwair, Jamia’t Al Dowal Al Arabiya Street – P.O. Box 208, Madinat Sultan Qabous, PC 115, Mascate
Tél. : +968 24 681 800
Urgences consulaires : +968 24 760 123
Email : [email protected]
Site : https://om.ambafrance.org/
SERVICE ÉCONOMIQUE DE MASCATE – DG TRÉSOR
Le Service économique de Mascate suit la situation économique et le climat des affaires d’Oman, ainsi que les grands contrats de nos entreprises. Il anime la communauté d’affaires et favorise les échanges avec la Chambre de commerce et l’Oman France Association. Service extérieur de la Direction Générale du Trésor, il est placé auprès de l’Ambassade de France à Oman.
Adresse : P.O. Box 208 – Madinat Qaboos – P.C. 115, Mascate (campus diplomatique de l’Ambassade)
Tél. : +968 24 681 890
Fax : +968 24 681 874
Email : [email protected]
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/OM
BUSINESS FRANCE – BUREAU MOYEN-ORIENT (DUBAÏ)
C’est le bureau régional basé à Dubaï qui couvre le Sultanat d’Oman, en accompagnant les entreprises dans l’identification de prospects et partenaires, l’organisation de la prospection, l’information sur les conditions d’accès au marché et le conseil à l’implantation locale. Le Service économique de l’Ambassade de France en Oman et Business France organisent conjointement des événements bilatéraux, à l’image de l’Oman–France Energy Day Forum tenu à Mascate en octobre 2025.
Adresse : Al Habtoor Business Tower, 24th Floor, Dubai Marina – P.O. Box 3314, Dubaï, EAU
Tél. : +971 (0)4 408 49 50
Email : [email protected]
Site : https://world.businessfrance.fr/middle-east/
Les acteurs privés
CHAMBRE DE COMMERCE FRANCO-ARABE (CCFA)
La CCFA couvre les relations commerciales entre la France et l’ensemble des pays arabes, dont Oman. Elle propose des services de certification et de légalisation de documents à l’export, organise des événements de mise en réseau et des rencontres diplomatiques et d’affaires franco-omanaises.
Adresse : 250, boulevard Saint-Germain, 75007 Paris
Tél. : (à confirmer sur https://ccfranco-arabe.fr/oman)
Site : https://ccfranco-arabe.fr/oman
OMAN FRANCE ASSOCIATION (OFA)
Le Service économique de Mascate anime la communauté d’affaires et favorise les échanges avec l’Oman France Association. L’OFA est une association d’amitié franco-omanaise qui soutient le développement des relations bilatérales et co-organise des événements avec le Service économique, dont les French Weeks in Oman.
Site : https://om.ambafrance.org/ (rubrique Présence économique)
BATTLE TESTED CONSULTANT
Consultant OSCI couvrant notamment Oman, Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweït et l’Arabie saoudite. Propose des services d’expertise stratégique, de développement commercial, de prospection directe, d’intelligence économique et de financements export.
Adresse : 117, avenue Victor Hugo, 92100 Boulogne-Billancourt
Tél. : +33 1 70 96 00 96
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/battle-tested-consultant/
CENTRE FRANCO-OMANAIS (CFO)
Le Centre Franco-Omanais propose des cours de français et des activités culturelles à Mascate. Fondé en 1979 dans le cadre d’accords bilatéraux de coopération entre le Sultanat d’Oman et la République française, il promeut la langue et la culture françaises. Il accueille également l’antenne Campus France en Oman.
Site : https://cfoman.org/
Avocats d’affaires
DENTONS & CO – BUREAU DE MASCATE
Présent à Mascate depuis plus de 35 ans, Dentons y accompagne une large gamme de projets et transactions. L’équipe corporate d’Oman conseille régulièrement sur des opérations M&A, des restructurations de groupes et des accords commerciaux dans des secteurs tels que l’énergie, l’industrie et les services financiers. Le bureau de Mascate travaille fréquemment sur des dossiers transfrontaliers avec les équipes Dentons d’Arabie saoudite, du Qatar, des EAU et du Royaume-Uni. Dentons dispose d’avocats francophones au sein de son réseau international.
Adresse : (à confirmer sur https://www.dentons.com/en/global-presence/middle-east/oman/muscat)
Site : https://www.dentons.com/en/global-presence/middle-east/oman/muscat
DLA PIPER – BUREAU DE MASCATE
Cabinet international de premier rang présent à Mascate, actif sur les dossiers de droit des affaires, d’énergie, d’infrastructures et de financement de projets. Dispose d’avocats francophones au sein de son réseau mondial.
Adresse : Ominvest Business Centre, 4th floor – Office 401, Madinat Al Erfaan, Muscat Hills Block No. 9993, Building No. 95 – P.O. Box 200, Jewel Beach, Postal Code 134, Mascate
Site : https://www.dlapiper.com/en-us/locations/middle-east/muscat
AL TAMIMI & COMPANY – BUREAU DE MASCATE
Al Tamimi & Company est présent à Mascate (Al Assalah Towers, Building 223, Block 237, Office 409, Street 3701, Ghubrah South). Le cabinet offre une gamme complète de services juridiques en Oman, notamment en fusions-acquisitions, structuration d’entreprises, contentieux, banque et finance, couvrant tous les secteurs clés du sultanat. Le cabinet dispose d’avocats arabophones et anglophones, avec une expérience reconnue sur les dossiers franco-omanais.
Email : [email protected] (Head of Office – Oman)
Site : https://www.tamimi.com/offices/oman/muscat/
SAID AL-SHAHRY & PARTNERS (SASLO)
Said Al-Shahry & Partners (SASLO) est l’un des principaux cabinets omanais full-service, qui fournit des services juridiques à ses clients nationaux et internationaux depuis près de trois décennies. Le cabinet a été distingué « Oman Firm of the Year » aux Legal 500 MENA Awards 2026. Interlocuteur incontournable pour les entreprises françaises souhaitant s’implanter ou répondre à des appels d’offres au sultanat.
Site : https://www.saslo.com/
Le Service économique de Mascate publie une liste de cabinets de conseil et d’affaires recommandés, disponible sur demande auprès de l’ambassade ou sur le site de la DG Trésor.
Sources d’information internet
Ambassade de France en Oman – Site officiel, actualités politiques, économiques et consulaires
DG Trésor – Fiche Oman – Conjoncture, relations économiques franco-omanaises, lettre mensuelle Objectif Oman
Business France Moyen-Orient – Accompagnement export, VIE, opportunités sectorielles
Chambre de Commerce Franco-Arabe – Fiche Oman – Données générales, actualités bilatérales
Centre Franco-Omanais (CFO) – Cours de français, certifications, Campus France
Oman Business Platform – Immatriculation et licences commerciales en ligne
Invest Oman (ITHRAA) – Autorité publique pour la promotion de l’investissement et le développement des exportations
Chambre de Commerce et d’Industrie d’Oman (OCCI) – Informations sur les entreprises et la réglementation locale
Sources : Ambassade de France en Oman – Service économique (2023), DG Trésor – Oman (2025), Service-Public.fr – Ambassade de France Oman (2025), Ambassade de France – Business France (2025), Business France Dubaï – coordonnées (2025), OSCI – Battle Tested Consultant (2025), Centre Franco-Omanais (2025), SASLO – Legal 500 MENA Awards 2026, Dentons Mascate (2025), Al Tamimi & Company Mascate (2025), DLA Piper Mascate (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Indice de performance logistique (LPI) – Banque mondiale 2023
Le Doing Business ayant été abandonné par la Banque mondiale en septembre 2021, la référence de substitution retenue est l’Indice de performance logistique (LPI) 2023 — édition la plus récente disponible au moment de la rédaction de cette fiche. Oman n’est par ailleurs pas encore couvert par le programme B-READY (dont la couverture a été étendue à 101 économies en 2025 et devrait atteindre plus de 160 économies en 2026).
Le Sultanat d’Oman est classé au 43e rang mondial sur 139 économies dans l’édition 2023 du LPI de la Banque mondiale. Oman obtient un score global de 3,3/5. Ce résultat positionne le pays dans le tiers supérieur du classement mondial et au premier rang des économies du Golfe de taille comparable.
Sur le sous-indicateur douane, Oman obtient un score de 3,1 (43e rang mondial), et un score de 3,8 pour la qualité des infrastructures de transport et de commerce (19e rang mondial). En revanche, le score relatif aux expéditions internationales ressort à 3,1, ce qui place le pays au 47e rang mondial.
Indice de liberté économique – Heritage Foundation 2026
Dans l’Index de liberté économique 2026 de la Heritage Foundation, Oman progresse de 19 positions pour atteindre le 39e rang mondial, contre 58e en 2025. Le score d’Oman s’établit à 68,5/100, son meilleur niveau sur les cinq dernières années, maintenant sa classification d’économie « assez libre ». Sur le seul indicateur de liberté commerciale (Trade Freedom), Oman score 78,4/100, ce qui reflète des barrières tarifaires relativement faibles et des politiques favorables à la circulation des biens et services.
Infrastructures portuaires et logistiques
Oman compte sept ports commerciaux, tous propriété de l’État, dont trois ports en eau profonde : Sohar au nord, Duqm au centre de la côte, et Salalah au sud. Ces trois ports en eau profonde opèrent en concession via des joint-ventures entre l’État et des entreprises étrangères privées, et sont connectés à 86 ports dans 40 pays.
Début 2025, le port de Salalah a inauguré une expansion de 300 millions de dollars, portant sa capacité conteneurs de 4,5 à 6,5 millions d’EVP, avec de nouveaux postes à quai, des espaces de stockage supplémentaires et 2 000 prises réfrigérées. Doté d’un terminal à conteneurs de sept postes avec un tirant d’eau allant jusqu’à 18 mètres, Salalah est régulièrement classé second port mondial le plus efficace dans l’indice de performance portuaire de la Banque mondiale/S&P.
Le trafic global à travers les ports omanais a fortement progressé en 2024, atteignant 137 millions de tonnes, en hausse de 15 % par rapport à l’année précédente. Le port de Sohar a enregistré une hausse de 72 % du vrac sec, tandis que Duqm affichait une progression de 152 % de l’ensemble de ses trafics. Cette dynamique s’est confirmée au premier semestre 2025 : le volume de conteneurs traités dans les ports de Salalah, Sohar et Duqm a atteint 2 427 195 EVP sur les six premiers mois de 2025, soit une progression de 11,7 % par rapport à la même période de 2024.
Sur le plan opérationnel, les ports omanais affichent des performances de classe mondiale : les conteneurs séjournent en moyenne 12,5 heures en port et 90 % des marchandises passent la douane en moins d’une heure.
Au-delà du fret conventionnel, Duqm est appelé à devenir un hub d’exportation d’hydrogène vert, tandis que le port de Sohar intègre des systèmes à intelligence artificielle pour le suivi des marchandises et l’optimisation des opérations.
Réseau routier et connectivité
Le réseau routier omanais est moderne et bien entretenu, avec des axes principaux et secondaires développés pour garantir un transit sécurisé ; il se classe parmi les 20 premiers mondiaux pour la qualité selon le Global Competitiveness Report. Par ailleurs, Oman Rail, en coentreprise avec Etihad Rail (Abu Dhabi), supervise la construction d’une liaison ferroviaire de 3 milliards de dollars pour le transport de voyageurs et de fret entre Abu Dhabi et Sohar.
Procédures douanières à l’import
Selon la Direction de la police douanière royale d’Oman, les documents obligatoires pour le dédouanement des biens importés comprennent : copie accréditée de l’immatriculation commerciale, certificat d’affiliation à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Oman (OCIC), certificat fabricant valide, devis, listes de colisage, connaissement (pour les postes aériens ou maritimes), manifeste d’expédition, autorisation de livraison de l’agent maritime, autorisation de dédouanement écrite, et acquittement des droits et taxes sur la totalité de la valeur CIF de la cargaison.
Les droits d’importation n’excèdent généralement pas 10 %, ce qui constitue une structure tarifaire modérée. L’accord de libre-échange États-Unis – Oman, entré en vigueur en janvier 2009, exonère de droits de douane les produits industriels et de consommation bilatéraux, à l’exception de quelques articles textiles. Oman est en outre membre du CCG et de la Grande Zone de libre-échange arabe (GZLEA). Il n’existe pas de TVA sur les ventes.
L’obtention des licences commerciales peut s’avérer complexe et prolonger les délais d’entrée ou de sortie du marché. Une licence spéciale est requise pour l’importation de certaines catégories de produits sensibles : alcool, bétail, volailles, armes à feu, produits pharmaceutiques et explosifs.
Points de vigilance
Positionnement stratégique hors des goulets d’étranglement : stratégiquement positionnés en dehors des détroits d’Hormuz et de Bab El-Mandeb, les ports de Sohar, Salalah et Al Duqm offrent un accès sécurisé aux routes maritimes mondiales. Cette position géographique de repli a conduit de nombreux opérateurs à rediriger leurs flux vers Oman en période de tensions régionales.
Assurance-transport et prime de guerre : surveiller l’évolution des primes de risque de guerre. Dans un contexte de perturbations récurrentes des routes maritimes, les coûts d’assurance peuvent varier rapidement et peser sur la compétitivité logistique régionale.
Complexité documentaire à l’import : la multiplicité des documents requis pour le dédouanement et l’obligation d’enregistrement auprès du Ministère du Commerce impliquent d’anticiper les démarches administratives avant toute expédition.
Infrastructure ferroviaire en devenir : la liaison ferroviaire Oman-EAU est en cours de réalisation ; son achèvement améliorera significativement la connectivité terrestre vers les marchés du CCG, sans que les délais de mise en service soient encore confirmés.
⚠ Point d’attention : depuis fin février 2026, à la suite de frappes américano-israéliennes contre l’Iran, les principaux armateurs ont suspendu le transit par le détroit d’Hormuz, plusieurs dizaines de porte-conteneurs ayant inversé leur cap ou immobilisé leur transit. En mars 2026, plusieurs drones ont frappé les ports de Duqm et de Salalah, endommageant au moins un réservoir de carburant à Duqm, et le port de Sohar est entré dans la zone de risque de guerre des assureurs londoniens, susceptible d’entraîner une hausse des primes d’assurance des navires. Oman a par ailleurs rejeté le projet iranien de percevoir un péage sur les navires transitant par le détroit d’Hormuz, conformément aux accords internationaux de transport maritime auxquels le Sultanat est signataire. Au 10 avril 2026, la situation évolue quotidiennement : les exportateurs français sont invités à surveiller en temps réel les mises à jour de leurs assureurs transport et à vérifier les conditions opérationnelles auprès de leurs commissionnaires de transport avant tout engagement contractuel sur les délais de livraison.
Sources : Oman Observer – LPI 2023 (2023), Banque mondiale – LPI 2023 (2023), Ministère des Finances d’Oman – Index de liberté économique 2026 (2026), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom Oman (2026), The Business Year – Ports d’Oman 2025 (2025), MTCIT – Performance portuaire S1 2025 (2025), Banque mondiale – B-READY économies couvertes (2025), Omanet – Ports d’Oman, hub mondial (mars 2026), Crise du détroit d’Hormuz 2026 (avril 2026), Al Jazeera – Protocole détroit d’Hormuz (avril 2026), US ITA – Oman Transportation & Logistics (2025), MTCIT – Oman Logistics Infrastructure (2026)
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