Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Capitale : Niamey
Devise : Franc CFA (XOF)
Population : 27,9 millions d’habitants (2025, FMI)
PIB nominal : 22,97 milliards USD (2025, FMI)
PIB/habitant (USD courants) : 789 USD (2025, FMI), contre 707,5 USD en 2024
PIB/habitant en parité de pouvoir d’achat (USD) : 1 772 USD PPA (2024, Banque mondiale)
Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +6,9 % (estim. FMI, fév. 2026) ; 2024 : +10,3 % (FMI/DG Trésor)
Taux d’inflation (moyenne annuelle) : 2025 : –4,6 % (déflation, FMI fév. 2026, grâce à des récoltes favorables) ; 2024 : +9,1 % (DG Trésor)
Solde budgétaire (% du PIB) : 2024 : –4,3 % du PIB (FMI) ; 2026 : déficit attendu à –3,7 % du PIB (temporairement, en raison de dépenses climatiques)
Dette publique (% du PIB) : 47,2 % du PIB fin 2024 (en baisse de 4,7 points par rapport à 2023) ; le FMI juge le risque de surendettement « élevé »
Solde du compte courant (% du PIB) : –5,5 % du PIB en 2024, en nette amélioration par rapport à –13,9 % en 2023, grâce à la forte hausse des exportations de pétrole brut
Classement IDH : 188e sur 193 (PNUD, 2025)
Sources : FMI (8e revue FEC, fév. 2026) ; Banque mondiale ; DG Trésor.
Conjoncture
Un rebond économique spectaculaire porté par le pétrole
Après une décennie marquée par l’instabilité climatique, sécuritaire et sanitaire, l’économie nigérienne a opéré un retournement majeur à partir de 2024. La croissance a rebondi à 10,3 % en 2024, portée principalement par la reprise des exportations brutes de pétrole et des conditions météorologiques plus favorables qu’en 2023 qui ont stimulé la production agricole. La croissance économique devrait rester robuste à 6,9 % en 2025 et à 6,7 % en 2026, en dépit de chocs exogènes importants.
Ce dynamisme repose sur la montée en puissance de l’oléoduc Niger-Bénin. Mis en service le 1er mars 2024, cet oléoduc relie les gisements d’Agadem au port de Sèmè-Kpodji au Bénin sur près de 2 000 kilomètres, permettant au Niger d’exporter son brut vers les marchés internationaux. Les recettes pétrolières ont dépassé les 200 milliards de FCFA en 2024, un record pour le pays. La production journalière, actuellement autour de 110 000 barils, devrait passer à 200 000 barils à partir de 2026.
Finances publiques : assainissement en cours, risques persistants
Le déficit budgétaire est estimé à 4,3 % du PIB en 2024 par le FMI, soit une diminution de 1,1 point de pourcentage par rapport à 2023, reflétant une diminution des dépenses totales de 2,4 points de PIB. En 2026, le déficit devrait se creuser temporairement à 3,7 % du PIB, ce qui s’explique par des besoins accrus de dépenses liées aux chocs climatiques, qui seront partiellement comblés à l’aide des réformes fiscales prévues.
La dette publique se situe à 47,2 % du PIB fin 2024, soit une baisse de 4,7 points de PIB par rapport à 2023. Toutefois, le FMI juge le risque de surendettement extérieur et global comme « élevé » depuis décembre 2024. Le secteur bancaire subit des tensions au niveau des liquidités, et les risques pour la stabilité financière ont augmenté, même si la dette reste viable à moyen terme.
Le Niger maintient un programme appuyé par le FMI. Le FMI a approuvé le 13 mars 2026 l’achèvement du 8e examen du programme soutenu par la FEC et du 4e examen au titre de la FRD, ouvrant la voie à un décaissement immédiat d’environ 91 millions USD. Les autorités restent déterminées à poursuivre une stratégie d’endettement prudente, en privilégiant le recours aux financements concessionnels et en allongeant les échéances de la dette intérieure.
Secteur minier : nationalisation de l’uranium et rupture avec la France
Le basculement géopolitique post-coup d’État de juillet 2023 se traduit par une réorganisation profonde du secteur extractif. En juin 2025, le Niger a annoncé la nationalisation de la mine d’uranium Somaïr, ancienne coentreprise avec le français Orano. Cette décision représente un moment pivot dans l’approche du pays en matière de gestion des ressources naturelles et marque une évolution dramatique dans ses relations avec la France. La nationalisation transfère la participation de 63 % précédemment détenue par Orano à la société d’État nigérienne Sopamin, qui contrôlait déjà les 37 % restants.
Cette nationalisation a engendré un contentieux juridique international : une décision du CIRDI du 23 septembre 2025 avait interdit au Niger de vendre ou de transférer l’uranium produit par Somaïr, mais les autorités nigériennes ont ouvertement refusé de s’y conformer, procédant à des exportations et déclenchant une confrontation géopolitique et juridique majeure avec la France.
Inflation, commerce extérieur et vulnérabilités structurelles
Grâce à des récoltes favorables, les prix à la consommation ont baissé de 4,6 % en 2025, après une envolée à 9,1 % en 2024 liée à la fermeture des frontières et à la flambée des denrées alimentaires. Ce retournement en déflation reflète avant tout l’amélioration de la campagne agricole et le recul des perturbations d’approvisionnement.
Le Niger est un pays enclavé dont le PIB/habitant reste parmi les plus faibles du monde. Le capital humain y est particulièrement faible et la forte pression démographique — 6,1 enfants par femme — absorbe une large partie de la croissance économique. Le pays demeure confronté à l’une des crises humanitaires les plus sévères du Sahel, marquée par une combinaison de chocs sécuritaires, économiques, climatiques et sociaux.
⚠ Point d’attention : Le 29 janvier 2025, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont formellement quitté la CEDEAO pour former la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ce retrait affecte les échanges transfrontaliers, les transactions financières et les mouvements de personnes, et expose ces pays enclavés à des coûts d’accès maritime accrus. Par ailleurs, en décembre 2025, les États-Unis ont annoncé un ban élargi sur les voyages affectant notamment les pays de l’AES, entré en vigueur le 1er janvier 2026, invoquant des risques sécuritaires et des préoccupations de partage d’informations.
⚠ Point d’attention : Des attaques contre l’oléoduc Niger-Bénin ont été recensées, illustrant la vulnérabilité de cette infrastructure vitale. La dernière en date, à Mounstéka dans la région de Tahoua, a conduit les autorités à signer un accord avec la société WAPCO pour sécuriser l’infrastructure par drones. Toute disruption prolongée de l’oléoduc constituerait un risque majeur pour les recettes publiques et les projections de croissance.
Points de vigilance
Les risques baissiers sont importants, en particulier ceux liés à un resserrement des conditions de financement, à une réduction de l’aide au développement et à la situation sécuritaire.
Le Niger est en proie à des insurrections de groupes armés non-étatiques sur trois fronts : au nord-ouest, dans les régions de Tillabéry et de Tahoua ; à l’est, dans la région de Diffa ; et au sud, dans la région de Maradi à la frontière avec le Nigeria.
Les grands commerçants ont vu leurs chiffres d’affaires diminuer avec la fermeture de la frontière avec le Bénin, principal corridor commercial du pays, tandis que les dépôts bancaires des ménages ont diminué du fait des incertitudes persistantes.
Les perspectives à moyen terme demeurent favorables mais restent exposées à des risques de ralentissement dus au resserrement des conditions de financement mondiales et aux tensions géopolitiques à l’œuvre.
Sources : FMI – 8e revue FEC / 4e revue FRD (février 2026), DG Trésor – Situation économique Niger (2025), Agence Ecofin – Décaissement FMI mars 2026, FMI – 7e revue FEC (mai 2025), FMI – Consultations Article IV 2024 (janv. 2025), Banque mondiale – Data Niger (2025), Al Jazeera – Nationalisation uranium Somaïr (juin 2025), FMES – AES versus CEDEAO (2025)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, 2025) : 27,9
Taux de croissance du PIB réel : 2024 : 10,3 % (estim.) ; 2025 : 6,6 % (prévis.), porté par une production pétrolière opérant proche de sa pleine capacité d’environ 110 000 barils/jour
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2021) : 1 566 (chiffre le plus récent disponible)
Échanges de marchandises (2024, Md USD) :
Import : 1,50 Md USD (données OMC 2024)
Export : données 2024 non encore consolidées par l’OMC (chiffre le plus récent disponible : 0,986 Md USD en 2023)
Cinq premiers fournisseurs (part de marché, 2024) :
1 – Chine 20,7 %
2 – Union européenne 13,7 %
3 – Nigeria 12,8 %
4 – Inde 12,7 %
5 – Thaïlande 3,6 %
Exportations françaises vers le Niger 2024 : 0,050 Md EUR, soit –36,4 %. Ce repli est imputable principalement à la baisse des achats d’équipements mécaniques et de matériels électrique, électronique et informatique (–35,8 % à 13,8 M EUR) et des produits des industries agroalimentaires (–63,1 % à 8,9 M EUR).
Indice de perception de la corruption (IPC 2024, Transparency International) : score de 34/100 (en hausse par rapport à 32 en 2023) — classement 2024 à confirmer sur transparency.org
⚠ Point d’attention : Le 19 juin 2025, le Conseil des ministres nigérien a annoncé la nationalisation de la SOMAÏR SA, jusque-là détenue à 63,4 % par le groupe français Orano, principal acteur de l’exploitation de l’uranium dans la région d’Agadez depuis plus de cinquante ans. En décembre 2024, Orano avait déjà acté la perte du contrôle de ses filiales nigériennes ; le groupe a engagé plusieurs procédures d’arbitrage international. Un tribunal a ordonné au Niger de s’abstenir de vendre le stock de concentré d’uranium sur le site — soit près de 1 300 tonnes évaluées à environ 250 millions d’euros —, mais un convoi transportant 1 000 tonnes d’uranium aurait déjà quitté Arlit pour le port de Lomé, via le Burkina Faso. Cette situation crée une incertitude juridique et commerciale majeure pour les entreprises françaises opérant dans le secteur extractif nigérien.
⚠ Point d’attention : D’après les douanes françaises, en 2024, les échanges commerciaux entre la France et le Niger ont augmenté (+38,3 %), tirés par les importations françaises qui se sont établies à 293,8 M EUR (+72,5 %), notamment grâce aux importations de pétrole brut. Le coup d’État et la dégradation des relations entre l’État nigérien et la France ont conduit à un gel de l’activité de l’AFD et à une reprise soumise à arbitrage au cas par cas. Le recul continu des exportations françaises (–32 % en 2023, –36 % en 2024) témoigne du retrait progressif des entreprises françaises du marché nigérien dans un contexte diplomatique très dégradé.
Sources : FMI, Rapport pays Niger (2025), Banque mondiale, Niger MPO (2025), OMC, Profil tarifaire et commercial Niger (2024), DG Trésor, Relations bilatérales France-Niger (2025), Transparency International, IPC 2024 (2025), Worldometer / Nations Unies, Population Niger (2025)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
Niger — Mobilité et pratique
⚠ Point d’attention : Le risque d’attentats terroristes est élevé dans tout le pays, y compris dans la capitale. Le 29 janvier 2026, la base aérienne 101 et l’aéroport international Diori Hamani de Niamey ont été la cible d’une attaque terroriste. L’État islamique a revendiqué cette attaque, affirmant qu’elle avait causé « des dégâts significatifs ». Le 30 janvier 2026, les États-Unis ont placé le Niger au niveau 4 « Do Not Travel », avertissant des risques de conflits armés et de terrorisme. Par ailleurs, dans la nuit du 8 au 9 mars 2026, la base aérienne 401 de Tahoua a également été la cible d’une tentative d’infiltration terroriste. Ces événements illustrent une dégradation sécuritaire inédite, y compris dans la capitale.
S’y rendre
Tout déplacement au Niger est formellement déconseillé. Les ressortissants français au Niger sont appelés à la plus grande vigilance : il est essentiel de limiter les déplacements, de se tenir à l’écart de tout rassemblement et de se tenir régulièrement informés de la situation. La fiche Conseils aux voyageurs du Quai d’Orsay a été mise à jour le 3 avril 2026.
L’entrée sur le territoire requiert l’obtention préalable d’un visa. Aucun visa n’est délivré à l’arrivée à l’aéroport. Le passeport doit être valable plus de 6 mois après la date de retour du Niger. L’obtention d’un visa nécessite de présenter le passeport original valable au moins 6 mois, une lettre d’invitation par un particulier ou une réservation d’hôtel, ainsi qu’une attestation de voyage ou copie du billet d’avion. Les frais sont de 90 euros pour un visa à entrée unique et de 150 euros pour un visa à entrées multiples.
Dans le contexte diplomatique tendu depuis le coup d’État de juillet 2023, le Niger a décidé de restreindre ses lieux de délivrance de visas en Europe, par « réciprocité » : ses ressortissants sont contraints de déposer leurs dossiers dans des ambassades européennes situées dans des pays africains voisins. La France a par ailleurs annoncé la suspension des visas étudiants pour les ressortissants du Niger, du Mali et du Burkina Faso. Pour les ressortissants français souhaitant obtenir un visa d’entrée, il convient de s’adresser directement à l’ambassade du Niger à Paris.
Présence française et représentation diplomatique
L’ambassade de France au Niger est fermée jusqu’à nouvel ordre. Depuis cinq mois, notre ambassade a subi de graves entraves rendant impossible l’exercice de ses missions : blocus autour de l’ambassade, restrictions des déplacements pour les agents et refoulement de tous les personnels diplomatiques. Le 2 janvier 2024, le ministère des Affaires étrangères français a officiellement annoncé la fermeture de l’ambassade « jusqu’à nouvel ordre », les activités étant continuées depuis Paris.
Les Français présents au Niger ou souhaitant s’y rendre doivent contacter le service France Consulaire, accessible à distance :
France Consulaire (depuis la France) : consulat.gouv.fr — Tél. +33 1 82 88 09 05
Site de l’ambassade (archives) : ne.ambafrance.org
Ambassade du Niger à Paris : ambassadeniger-fr.org — Ouverte du lundi au vendredi de 9h45 à 12h30 et de 14h00 à 15h45.
Il n’existe pas de données officielles récentes sur le nombre de Français immatriculés au Niger. Au 31 décembre 2016, 1 428 Français étaient inscrits sur le registre consulaire. La fermeture de l’ambassade depuis début 2024 rend toute actualisation de ce chiffre impossible.
Sécurité sur place
Le risque d’attentat, ainsi que la menace d’enlèvement visant des Occidentaux demeurent élevés au Niger. Les lieux fréquentés par les étrangers peuvent être particulièrement visés. Les actions perpétrées par plusieurs groupes armés terroristes aux frontières du Niger avec le Mali, le Burkina Faso, le Bénin, le Nigéria et le Tchad attestent de la capacité de ces groupes à conduire des opérations au Niger.
L’État islamique au Sahel (EIS) a intensifié ses attaques meurtrières contre les civils depuis mars 2025, notamment dans la région de Tillabéri. En l’espace de quelques mois, plus de 127 personnes ont été tuées, selon un rapport publié par Human Rights Watch. Depuis le coup d’État de 2023, les décès civils dus à la violence terroriste ont plus que doublé, pour atteindre près de 1 700.
Selon ACLED, le nombre global d’incidents sécuritaires a progressé en moyenne de 14 % en janvier-février 2026 par rapport à la même période en 2025, avec des augmentations de 33 %, 50 % et 86 % enregistrées respectivement dans les régions de Dosso, Maradi et Tahoua.
En raison de la menace terroriste continue dans toute la région et du risque d’enlèvement accru sur l’ensemble du territoire, les voyages par la route entre le Niger et les pays voisins sont fermement déconseillés. Il existe un risque accru d’enlèvements et d’attentats terroristes à Niamey. Il est conseillé de toujours se déplacer en voiture, de limiter les déplacements après le coucher du soleil et d’éviter les endroits bondés. Suite à l’enlèvement de deux femmes européennes à Agadez début 2025, les déplacements à Agadez et dans les environs sont fortement déconseillés.
Le Niger figure parmi les pays les moins bien classés du Global Peace Index 2025, aux côtés du Mali, de Myanmar, du Burkina Faso, de la Somalie et de la République centrafricaine.
Santé et vaccinations
La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour tous les voyageurs, quelle que soit leur provenance, à partir de l’âge de 9 mois. Un certificat de vaccination antiamarile est exigé à l’entrée du pays, des voyageurs âgés de 9 mois et plus, quelle que soit leur provenance ; la durée de validité administrative est à vie.
Autres vaccinations recommandées : hépatite A, hépatite B, typhoïde, rage, méningite, polio et tétanos-diphtérie-coqueluche (dcaT). De manière récurrente, le Niger connaît une épidémie de méningite (présence du type W135) à la période sèche (de février à juillet). Il est fortement recommandé d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.
Une alerte OMS concernant la poliomyélite a été émise pour le Niger. Les voyageurs souhaitant se rendre dans le pays doivent impérativement s’assurer de la validité de leur vaccination. Le paludisme est endémique sur l’ensemble du territoire : une chimioprophylaxie et des mesures de protection anti-vectorielles sont indispensables pour tout séjour.
Pour les soins d’urgence à Niamey, l’accès aux structures de soins de qualité est très limité depuis la dégradation de la situation sécuritaire. Une assurance médicale avec rapatriement sanitaire est impérative avant tout déplacement.
Contexte géopolitique et relations franco-nigériennes
Une junte militaire a pris le pouvoir par la force le 26 juillet 2023 au Niger, en vue de contrer « la dégradation de la situation sécuritaire » face aux attaques djihadistes. Avant l’arrivée de la junte au pouvoir, les visas permettant l’accès à l’espace Schengen étaient délivrés par le consulat de France à Niamey. Mais les relations entre Paris et les militaires nigériens sont glaciales : les autorités de Niamey ont expulsé en août 2023 l’ambassadeur de France, et Paris a ensuite fermé son ambassade et son consulat.
En février 2024, la CEDEAO a décidé de lever avec effet immédiat les sanctions économiques imposées au Niger depuis la prise du pouvoir par le régime militaire, incluant la réouverture des frontières et la reprise des transactions financières. Cependant, des sanctions individuelles et politiques restent en place. Le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont formellement quitté la CEDEAO le 29 janvier 2025, rejoignant l’Alliance des États du Sahel (AES).
Vivre et travailler au Niger
Coût de la vie : En moyenne, le coût de la vie au Niger en 2026 est 36 % moins important qu’en France. En revanche, les hôtels à Niamey sont en moyenne légèrement plus chers qu’en France (+7 %). Les produits importés sont très chers, les restaurants relativement onéreux et les locations de maison pas toujours bon marché. Les coupures de courant et d’eau sont fréquentes, et l’acquisition d’équipements solaires est conseillée pour les résidents de longue durée.
Marché du travail : Dans un contexte de dégradation sécuritaire, l’essentiel des opportunités professionnelles pour les expatriés était historiquement lié aux organisations internationales, à l’aide humanitaire, et aux secteurs miniers (uranium, pétrole). Les investisseurs crédibles ne font désormais plus confiance au Niger au regard de la persistance de l’insécurité, de l’instabilité politique et des mauvaises décisions économiques prises par la junte. L’emploi expatrié est actuellement extrêmement limité. Les principales plateformes d’offres d’emploi locales restent accessibles en ligne : nigeremploi.com et nigerjob.net.
Scolarisation des enfants : Le lycée La Fontaine, lycée français de Niamey, représente environ 1 200 000 à 1 500 000 francs CFA par an. La situation sécuritaire rend l’accès à cet établissement très incertain. Il est impératif de vérifier la situation opérationnelle de l’établissement avant tout projet d’expatriation familiale.
Conseils pratiques
Ne pas voyager. Tout déplacement au Niger est formellement déconseillé par le Quai d’Orsay (mise à jour : 9 avril 2026). Cette recommandation s’applique à l’ensemble du territoire, y compris Niamey.
Visa obligatoire. Aucun visa n’est délivré à l’arrivée. Prévoir le visa avant le départ auprès de l’ambassade du Niger à Paris (ambassadeniger-fr.org). Délai et conditions à confirmer directement auprès de l’ambassade, compte tenu du contexte diplomatique.
Fièvre jaune obligatoire. Le certificat international de vaccination antiamarile est exigé à l’entrée du territoire, à partir de 9 mois, quelle que soit la provenance du voyageur.
Ambassade de France fermée. En cas d’urgence consulaire, contacter France Consulaire au +33 1 82 88 09 05 ou via consulat.gouv.fr. S’inscrire sur le service Fil d’Ariane avant tout départ.
Assurance rapatriement. Compte tenu de la fermeture de l’ambassade et de la dégradation des infrastructures sanitaires, une assurance médicale avec couverture rapatriement est indispensable.
Déplacements sur place. Ne jamais se déplacer seul ni la nuit. Éviter les zones frontalières, les marchés bondés et tout rassemblement public. En dehors de Niamey, tout déplacement doit être envisagé uniquement sous escorte armée et avec l’accord préalable des autorités nigériennes.
Contexte diplomatique franco-nigérien. Les relations entre la France et la junte au pouvoir sont extrêmement dégradées. Les ressortissants français peuvent être exposés à des risques particuliers liés à ces tensions. Adopter un profil discret.
Sources : France Diplomatie – Entrée/séjour Niger (avril 2026), France Diplomatie – Conseils aux voyageurs Niger (avril 2026), Ambassade du Niger en France (2025), SPF Affaires étrangères Belgique – Sécurité Niger (février 2026), Human Rights Watch – Niger (septembre 2025), Global Peace Index 2025 – Vision of Humanity (juin 2025), Combien-coute.net – Coût de la vie Niger (2026), Institut Pasteur Lille – Vaccinations Niger (2025), Ambassade de France au Niger (fermée), La Presse – Attaque aéroport Niamey (février 2026)
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
⚠ Point d’attention : L’ambassade de France au Niger est fermée jusqu’à nouvel ordre en raison de graves entraves imposées par les autorités nigériennes : blocus autour de l’ambassade, restrictions des déplacements pour les agents et refoulement de tous les personnels diplomatiques, situation confirmée par le site France Diplomatie mis à jour en janvier 2026. La fermeture d’ambassade, mesure extrêmement rare, avait été décidée en parallèle au retrait des derniers soldats français du Niger. Paris et Niamey entretiennent des relations très dégradées depuis le coup d’État militaire de juillet 2023 et le renversement du président Mohamed Bazoum. La CEDEAO a néanmoins annoncé en février 2024 la levée des lourdes sanctions économiques imposées au Niger après le coup d’État, ainsi qu’un allègement des sanctions contre le Mali et la Guinée. Le Niger a quitté définitivement la CEDEAO le 29 janvier 2025. Les sanctions ciblées de l’UE sur des personnalités désignées restent en vigueur (Règlement UE 2023/2406 du 23 octobre 2023). Dans ce contexte de rupture diplomatique totale avec Paris, les entreprises françaises ne peuvent s’appuyer ni sur l’ambassade de France à Niamey, ni sur Business France au Niger pour un accompagnement de terrain. Le recours aux acteurs régionaux (service économique d’Abidjan, Business France Côte d’Ivoire) est indispensable.
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER — FERMÉE JUSQU’À NOUVEL ORDRE
L’ambassade, Route des Ambassades, BP 10660, 12090 Niamey, est fermée jusqu’à nouvel ordre. Le numéro de téléphone est indisponible. Le courriel consulaire reste actif : [email protected]
Site : ne.ambafrance.org
Note : la section consulaire est gérée depuis Lomé (Togo). Pour toute démarche administrative, consulter le site avant contact.
BUSINESS FRANCE — COUVERTURE DEPUIS ABIDJAN (HUB RÉGIONAL)
L’équipe Business France Afrique de l’Ouest, composée de 11 experts basés à Abidjan, assure une couverture régionale incluant notamment le Bénin, le Togo, le Ghana et la Guinée. Le Niger n’est pas couvert en direct ; les exportateurs français souhaitant explorer des opportunités en lien avec le Niger doivent prendre contact avec le bureau d’Abidjan.
Adresse : Ambassade de France en Côte d’Ivoire, Abidjan
Site : world.businessfrance.fr
SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL D’AFRIQUE DE L’OUEST — DG TRÉSOR (ABIDJAN)
Le Service économique régional d’Afrique de l’Ouest (hors Nigéria-Ghana) coordonne l’action des acteurs publics du domaine économique et est en charge du suivi macro-économique, financier et agricole des pays de la zone, dont le Niger. Ce service, basé à Abidjan au sein de l’ambassade de France en Côte d’Ivoire, constitue le point de contact DG Trésor pour toute question économique ou financière relative au Niger.
Site : tresor.economie.gouv.fr/Pays/NE
Les acteurs privés
CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU NIGER (CCIN)
La CCIN, Établissement public à caractère professionnel, assure la représentation des intérêts de ses membres au plan commercial et industriel. Elle jouit de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Principal acteur d’appui au secteur privé, elle joue le rôle d’interface entre les pouvoirs publics et les opérateurs économiques.
Adresse : Place de la Concertation, BP 209, Niamey – Niger
Tél. : +227 20 73 22 10
Email : [email protected]
Site : ccin.ne
AGENCE NIGÉRIENNE POUR LA PROMOTION DES EXPORTATIONS (ANIPEX)
L’ANIPEX est un établissement spécialisé de la CCIN chargé notamment de la diversification des marchés et du renforcement des capacités d’exportation des opérateurs économiques. Elle constitue l’interlocuteur de référence pour les importateurs français cherchant à sourcer des produits nigériens (produits agropastoraux, artisanat, sésame, oignon, mil).
Adresse : Place de la Concertation, BP 209, Niamey – Niger
Tél. : +227 20 72 42 76
Email : [email protected]
Site : anipex.org
Avocats d’affaires francophones
STEERING LEGAL — BUREAU DE NIAMEY
Cabinet d’avocats français implanté à Niamey depuis 2014, en partenariat avec le cabinet KADRI (Me Oumarou Sanda Kadri). Le bureau développe son activité en droit des affaires et en contentieux-arbitrage, dans tous les pays d’Afrique de l’Ouest, en accompagnant des groupes français et internationaux.
Adresse : Boulevard de l’Indépendance, Cité Poudrière CI 18, N°3927, BP 10.014, Niamey – Niger
Tél. : +227 20 74 25 97
Email : [email protected]
Site : steeringlegal.com
SCPA ARTÉMIS & PARTNERS
Cabinet nigérien spécialisé en droit des affaires, droit fiscal et droit minier, avec un pôle propriété industrielle. Le cabinet est arbitre agréé auprès du Centre de Médiation et d’Arbitrage de Niamey et correspondant de plusieurs grands cabinets d’Afrique, d’Europe et d’Amérique.
Adresse : (à confirmer sur artemis-avocats-niger.com)
Site : artemis-avocats-niger.com
CABINET SAMBARE — AVOCATS & CONSEILS
Cabinet francophone de droit des affaires basé à Niamey, intervenant sur des dossiers de droit commercial, contentieux et conseil juridique.
Tél. : +227 20 35 35 09 / +227 90 90 73 13
Site : cabinet-sambare.fr
Pour les dossiers complexes à dimension internationale (minier, énergie, structuration d’investissements), le cabinet CMS Francis Lefebvre dispose d’une pratique Afrique francophone couvrant le Niger via son bureau parisien avec réseau de correspondants locaux : cms.law
Sources d’information internet
Ambassade de France au Niger — site de référence (fermée jusqu’à nouvel ordre)
DG Trésor — fiche Niger — analyses économiques et financières
DG Trésor — Sanctions UE Niger — suivi des mesures restrictives en vigueur
Business France Afrique subsaharienne — accompagnement export depuis Abidjan
Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger (CCIN)
ANIPEX — promotion des exportations nigériennes
Ministère de l’Économie et des Finances du Niger — actualités budgétaires et financières
Conseils aux voyageurs — Niger (MEAE) — sécurité et restrictions de déplacement
Sources : Ambassade de France au Niger (2026), France Diplomatie (janvier 2026), DG Trésor Niger (2026), DG Trésor BEAO n°624 (avril 2026), CCIN (2025), ANIPEX (2025), Steering Legal Niamey (2025), SCPA Artémis & Partners (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Environnement logistique et douanier
Indice de performance logistique (LPI)
Le Doing Business, arrêté définitivement par la Banque mondiale en 2021, est remplacé dans le suivi de l’environnement logistique par l’Indice de performance logistique (LPI). Le LPI est un outil d’analyse interactif permettant aux pays d’identifier les défis et opportunités en matière de logistique commerciale ; l’édition 2023 couvre 139 pays. C’est à ce jour la dernière édition disponible — aucune nouvelle publication n’a été diffusée en 2024 ni en 2025.
Le LPI 2023 classe les pays sur six dimensions : efficacité des douanes, qualité des infrastructures, facilité d’organisation des expéditions, compétence des services logistiques, traçabilité des envois et ponctualité des livraisons. Le Niger n’apparaît pas parmi les économies évaluées dans l’édition 2023 (139 pays couverts) : le pays n’a pas atteint le seuil de réponses suffisant pour produire un score fiable, ce qui est cohérent avec son niveau de connectivité commerciale très limité. Aucun score LPI n’est donc disponible pour le Niger en 2023.
Par ailleurs, la Banque mondiale a lancé le B-READY (Business Ready), successeur du Doing Business, dans le cadre d’un déploiement progressif sur trois ans (2024-2026) ; l’édition 2025 évalue 101 économies. La couverture s’élargit progressivement, avec l’objectif d’atteindre environ 180 économies d’ici 2027. Le Niger n’est pas couvert par le B-READY 2025 ; une inclusion dans l’édition finale 2026 reste possible mais n’est pas garantie.
Enclavement et corridors de transit
Le Niger n’ayant pas d’accès direct à la mer, toutes les marchandises maritimes doivent transiter par un port côtier d’un pays voisin avant d’être acheminées par voie terrestre via des corridors de transit stratégiques. Les membres de l’Alliance des États du Sahel — Mali, Burkina Faso et Niger — restent tributaires d’un nombre limité de corridors d’accès maritime, ce qui contraint leur capacité d’adaptation en cas de perturbation et accroît la vulnérabilité de leurs chaînes d’approvisionnement.
Le corridor historique Cotonou-Niamey (environ 1 000 km) constitue depuis des décennies la principale voie d’approvisionnement du Niger. Avant la fermeture de la frontière nigérienne en juillet 2023, le Niger représentait environ 80 % du trafic de marchandises en transit par le port de Cotonou. Ce corridor reste fortement perturbé : depuis la levée des sanctions régionales, le trafic entre le Bénin et le Niger a repris, mais dans un contexte de confiance limitée entre les administrations des deux pays ; des tensions bilatérales persistent, notamment sur la réouverture des postes frontaliers. Malgré les initiatives de médiation engagées en 2025, certains points de passage continuent de fonctionner à capacité réduite, sans retour à une normalisation logistique complète.
Face à ces difficultés, le Niger a diversifié ses accès portuaires. Le port de Lomé (Togo) s’est imposé comme alternative privilégiée, notamment grâce à l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers des pays de l’Alliance des États du Sahel avec Lomé. Lors des sanctions CEDEAO de 2023-2024, les convois de marchandises devaient emprunter le corridor économique Lomé-Ouagadougou-Niamey, une route plus longue (1 242 km) et plus dangereuse en raison de la présence de groupes armés. Le port de Tema (Ghana) constitue une troisième option, mais reste moins utilisé pour le Niger.
Du côté nigérian, les autorités douanières du Nigeria et du Niger ont procédé à la réouverture du poste frontière de Kamba (État de Kebbi, Nigeria) et officialisé le corridor Tsamiya-Kamba, permettant de contourner la frontière fermée entre le Bénin et le Niger ; cette décision a été prise sur instruction directe du président Bola Tinubu pour permettre le transit des marchandises destinées au Niger via le port de Cotonou. Cette réouverture, formalisée en février 2026, représente une avancée significative pour les flux d’approvisionnement du pays.
Infrastructure de transport
Le réseau routier nigérien est très insuffisant au regard des besoins d’un pays de 1,267 million de km². Les routes bitumées ne couvrent qu’une fraction du territoire, se concentrant sur les axes principaux Niamey-Agadez, Niamey-Maradi et Niamey-Zinder. La concentration logistique sur un nombre limité de corridors représente un risque économique majeur, car la perturbation d’un seul axe peut fragiliser les chaînes d’approvisionnement nationales, augmenter les coûts de transport et ralentir le commerce transfrontalier ; des contraintes persistantes affectant les capacités portuaires atlantiques ont illustré cette vulnérabilité récemment.
Le pays ne dispose d’aucune infrastructure ferroviaire opérationnelle. Un projet de liaison ferroviaire Kano (Nigeria) – Maradi (Niger, 2e ville du pays), d’une longueur de 284 km et évalué à 2 milliards de dollars, avait été signé en 2021. Le financement devait provenir de prêts commerciaux européens (Credit Suisse Group, Africa Finance et la banque publique allemande KfW), mais l’UE a suspendu son financement au Niger à la suite du coup d’État, et il n’est pas certain que ces bailleurs honorent leurs engagements tant que le Niger reste sous gouvernement militaire. Ce projet demeure donc en suspens.
L’aéroport international Diori Hamani de Niamey assure des liaisons régionales et intercontinentales, mais les capacités cargo restent très limitées. Une zone d’exclusion aérienne avait été imposée dans le cadre des sanctions CEDEAO de 2023 ; elle a depuis été levée.
Procédures douanières
En l’absence de données B-READY et LPI actualisées pour le Niger, les indicateurs de référence les plus récents en matière de commerce transfrontalier demeurent ceux du Doing Business 2020 (chiffres les plus récents disponibles). À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (48 h ; 391 USD) ; respect des exigences documentaires (51 h ; 39 USD). À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (78 h ; 462 USD) ; respect des exigences documentaires (156 h ; 282 USD). Ces données sont antérieures aux perturbations majeures de 2023-2025 et doivent être considérées comme un plancher, les délais et coûts réels ayant vraisemblablement augmenté depuis lors.
Le Niger est membre de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) et applique le Tarif Extérieur Commun (TEC) de la CEDEAO, structuré en cinq bandes tarifaires (0 %, 5 %, 10 %, 20 %, 35 %). Depuis le retrait du Niger de la CEDEAO en 2024, le statut du pays vis-à-vis du TEC régional mérite une vérification au cas par cas auprès de l’administration douanière nigérienne ou du commissionnaire en douane local.
Documents requis à l’import (liste indicative) : déclaration en douane, facture commerciale, liste de colisage, certificat d’origine, connaissement ou LTA, bordereau de suivi de cargaison (BESC/ECTN), certificat d’assurance, autorisation d’importation selon la nature des marchandises.
Points de vigilance
Enclavement structurel : l’absence d’accès à la mer impose le recours à des corridors longs (700 à 1 200 km minimum), coûteux et soumis à des aléas politiques et sécuritaires.
Instabilité des corridors : la frontière Bénin-Niger reste partiellement fermée en 2026, contraignant les opérateurs à privilégier les ports de Lomé ou le corridor nigérian via Kamba, avec des coûts et délais majorés.
Sanctions UE toujours actives : l’UE a renouvelé son régime de sanctions contre le Niger jusqu’au 24 octobre 2026. Ces mesures, ciblant des personnes physiques et entités désignées, imposent des gels et des interdictions de mise à disposition de fonds et ressources économiques au profit des personnes visées. Elles ne constituent pas un embargo commercial global, mais imposent une vérification systématique des contreparties nigériennes dans le registre de gels.
Coûts logistiques élevés : les détours imposés par la fermeture de la frontière béninoise ont significativement renchéri le transport. Les prix alimentaires au détail avaient augmenté en moyenne de 75 % à Niamey pendant les six mois de sanctions en 2023-2024, illustrant la sensibilité des coûts locaux aux perturbations logistiques.
Postes de contrôle informels : la multiplication des checkpoints sur les axes routiers régionaux reste un facteur d’allongement des délais et de renchérissement des coûts, signalé par les opérateurs de transport.
Retrait de la CEDEAO : le Niger, ainsi que le Mali et le Burkina Faso, ont quitté la CEDEAO ; ce retrait peut entraîner des changements dans les régimes de transit, les garanties bancaires et les procédures douanières régionales. Les exportateurs français doivent se renseigner auprès de leur commissionnaire en douane avant toute opération.
⚠ Point d’attention : Les sanctions européennes à l’encontre du Niger ont été reconduites par le Conseil de l’UE jusqu’au 24 octobre 2026 (décision PESC 2025/2136 du 17 octobre 2025). Bien qu’elles ciblent des individus désignés et non le commerce en général, toute transaction avec une contrepartie nigérienne doit faire l’objet d’une vérification préalable auprès du registre national des gels (DG Trésor). Par ailleurs, la frontière Bénin-Niger demeurant partiellement fermée et les tensions diplomatiques persistant entre Niamey et Cotonou, les opérateurs doivent anticiper des délais et surcoûts logistiques significatifs par rapport aux routes historiques.
Sources : Banque mondiale – LPI 2023 (2023), Banque mondiale – B-READY 2025 (2025), Conseil de l’UE – Sanctions Niger (novembre 2025), DG Trésor – Sanctions Niger (2025), Policy Center for the New South – Corridors AES (décembre 2025), Shippersdoc – Guide logistique Niger (avril 2026), Anadolu Agency – Corridor Kamba Niger-Nigeria (février 2026), CNUCED – Corridor Cotonou-Niamey (2024)
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