Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Capitale : Maputo
Devise : Metical mozambicain (MZN)
Population : 35,6 millions d’habitants (2025, estimation ONU)
Taux de croissance du PIB réel : 2026 : +3,5 % (projection FMI) ; 2025 : +2,5 % (FMI) ; 2024 : +1,9 %
Inflation : 4,8 % en février 2025 ; projection FMI à 6,1 % fin 2025 ; 2026 : 5,4 % (projection FMI)
Dette publique (% PIB) : 97,2 % fin 2025 (Institut de la finance internationale)
Déficit budgétaire : -5,4 % du PIB en 2025 (Banque mondiale) ; prévision -4,5 % en 2026
Réserves de change : environ 4,2 milliards USD fin 2025, soit ~5 mois d’importations
Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD) : 1 510 USD (2024, Banque mondiale)
Sources : FMI (Article IV, février 2026) ; Banque mondiale (Macro Poverty Outlook, octobre 2025) ; Institut de la finance internationale (Global Debt Monitor, février 2026).
Conjoncture
⚠ Point d’attention : Depuis les résultats des élections présidentielles du 9 octobre 2024 au Mozambique, contestés par des électeurs dénonçant une fraude électorale, le pays a été plongé dans une crise politique parfois violente ayant entraîné des centaines de morts. Le Conseil constitutionnel a confirmé la victoire du candidat du Frelimo, Daniel Chapo, avec 65,17 % des voix. Cette crise a provoqué une contraction économique brutale fin 2024, dont les effets continuent de peser sur 2025–2026. Par ailleurs, le démantèlement de l’USAID sous l’administration Trump a drastiquement réduit les programmes d’aide, et la recrudescence jihadiste à Cabo Delgado, avec une offensive de l’État islamique déclenchée début septembre 2025, aggrave la situation sécuritaire.
1. Une économie en récession depuis fin 2024, tiraillée entre crise politique et chocs exogènes
En termes de croissance économique, le pays est en récession depuis octobre 2024. Le PIB a chuté de -4,9 % en glissement annuel au T4 2024 (après +3,7 % au T3), une contraction plus brutale qu’au pire de la crise du Covid-19, faisant chuter la croissance annuelle 2024 à 1,9 %, bien en dessous des 5,5 % prévus par la loi de finances initiale.
Les coupes effectuées dans les programmes de l’USAID — 500 MUSD en aide publique au développement (20 % du total de l’APD reçue par le Mozambique) et 105 MUSD en aide humanitaire (plus de 50 % du total) en 2024 — pèsent sur la situation économique et sociale. L’aide totale versée par l’USAID en 2024 représentait environ 3 % du PIB mozambicain, et sa quasi-disparition constitue un choc macroéconomique significatif pour ce pays resté parmi les plus pauvres du monde.
La prévision de croissance du FMI pour 2025 s’établit à 2,5 %, inférieure pour la seconde année consécutive au taux de croissance démographique de 2,8 %, ce qui signifie une nouvelle contraction du PIB par habitant. Pour 2026, le FMI projette un rebond à 3,5 %, conditionné à la stabilisation politique, à la reprise du secteur extractif et à l’avancement des grands projets gaziers.
2. Des finances publiques sous forte tension, entre fragilité de la dette et rupture des appuis extérieurs
La Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2025, les ramenant de 3 % à 1,8 %, tandis que le déficit budgétaire devrait s’aggraver pour atteindre 5,4 % du PIB avant de diminuer à 4,5 % en 2026 sous l’effet des efforts d’assainissement budgétaire.
La dette publique s’élève désormais à 78,9 % du PIB en données domestiques, mais la dette totale (incluant la dette privée liée aux grands projets) a atteint 1 100 milliards de meticais (environ 16,7 milliards USD) au dernier trimestre de 2025. La dette publique stricto sensu a progressé de 6,8 % en 2025 pour atteindre 474 milliards de meticais (7,49 milliards USD), et les avances de la Banque centrale au gouvernement ont bondi de 176 % sur l’année, atteignant 49,6 milliards de meticais, soit 10,5 % de la dette intérieure.
Cette détresse de dette interne s’est traduite par des dégradations des notations de crédit en monnaie locale de S&P (SD — Selective Default) et Moody’s (Caa3), après celle de Fitch sur la dette externe. Dans l’attente qu’aboutissent les négociations lancées début mai 2025 avec le FMI pour un nouveau programme, la situation demeure délicate sur le plan de l’aide budgétaire externe, avec la suspension des versements du programme triennal de la Banque mondiale (500 MUSD, décaissé à seulement 60 %) et l’interruption avant terme, fin avril 2025, du programme FEC du FMI (457 MUSD 2022–2025, décaissé à 66 % seulement).
Le spread souverain du Mozambique — la prime exigée par les investisseurs pour détenir sa dette en devises par rapport aux bons du Trésor américains — s’est établi à 1 304 points de base, un niveau généralement associé à une détresse financière sévère. En réponse, le Mozambique a procédé début avril 2026 à un remboursement anticipé de 701,4 MUSD auprès du FMI, représentant 3,1 % du PIB estimé pour 2025 — un geste de crédibilité extérieure qui n’efface pas les vulnérabilités structurelles persistantes.
3. La résilience monétaire, seul îlot de stabilité dans la tempête
L’inflation a été contenue à des niveaux raisonnables malgré la crise : 4,8 % en février 2025, avec une perspective FMI à 6,1 % fin 2025. La Banque de Mozambique (BdM) a abaissé son taux directeur en mars 2025 à 11,75 %, soit 550 points de base de réduction depuis janvier 2024. Les réserves internationales, bien qu’en légère diminution lors de la crise de fin 2024, restent à l’équivalent de 5,3 mois d’importations début 2025, ce qui constitue un coussin de sécurité non négligeable. Le metical (MZN) se maintient autour de 63,9 MZN/USD.
4. Le gaz comme horizon, mais des chemins semés d’embûches
Le secteur gazier demeure le principal vecteur de croissance à long terme, avec deux avancées majeures en 2025–2026. TotalEnergies a annoncé fin janvier 2026 la pleine reprise des activités sur le projet Mozambique LNG, après près de cinq ans de suspension déclenchée par la crise sécuritaire à Cabo Delgado ; cette reprise intervient dans un environnement sécuritaire qui reste fragile. La première production de GNL est attendue en 2029, le projet affichant un avancement de 40 %. Par ailleurs, le projet Coral Norte FLNG porté par ENI (7,2 Mds USD, 3,5 mtpa à partir de 2028, décision finale d’investissement attendue à l’été 2025) et le projet Rovuma LNG d’ExxonMobil (26 Mds USD, décision finale en 2026) constituent les autres piliers de la stratégie gazière mozambicaine.
Le projet Mozambique LNG a cependant perdu début décembre 2025 le soutien financier des gouvernements britannique et néerlandais à travers leurs agences de crédit à l’exportation (UKEF et Atradius), le Royaume-Uni ayant notamment évoqué des « risques » et révoqué une promesse de soutien pouvant atteindre 1,15 milliard USD. Les partenaires du consortium ont décidé à l’unanimité d’apporter des fonds propres supplémentaires pour combler ce manque, représentant environ 10 % du financement externe.
Sur le plan sécuritaire, à Cabo Delgado, l’État islamique a lancé une offensive en septembre 2025, reprenant son ancienne base de Mocimboa da Praia. Le plan humanitaire de l’ONU pour la région, initialement doté d’une cible de 352 millions USD pour 2025, a dû être revu à 126 millions USD en raison des coupes de financement. Cette recrudescence jihadiste, amplifiée par le retrait de l’USAID, fait peser un risque sur la sécurité du chantier TotalEnergies malgré la présence des forces rwandaises.
5. Des atouts structurels intacts, mais une gouvernance contrainte
Le Mozambique conserve des atouts considérables susceptibles de réenclencher une dynamique de croissance à long terme : un positionnement stratégique au carrefour des flux Chine-Inde-Afrique, un littoral de 2 500 km permettant de proposer trois couloirs logistiques aux pays enclavés (Zimbabwe, Zambie, Malawi) et à l’Afrique du Sud, et un sous-sol exceptionnellement riche (gaz — 9e réserve mondiale —, charbon, graphite, rubis — 1er producteur mondial —, ilménite). Le barrage de Cahora Bassa fait du pays un fournisseur régional d’électricité. La transformation structurelle du Mozambique reste entravée par des pénuries de compétences, un taux d’analphabétisme élevé chez les 15–34 ans (31,4 %), l’inadéquation des compétences, le manque d’infrastructures et un faible niveau d’industrialisation.
La réduction de la masse salariale de la fonction publique — point dur de la position FMI/Banque mondiale et sujet difficile à réformer dans le contexte politique actuel — demeure le principal point d’achoppement des négociations pour un nouveau programme de soutien international.
Points de vigilance
Risque politique et social : plus de 320 personnes ont perdu la vie dans les violences post-électorales de fin 2024 ; la situation reste sous surveillance malgré l’apaisement progressif depuis l’investiture de Daniel Chapo le 15 janvier 2025.
Risque de financement : le programme FEC du FMI s’est achevé prématurément en avril 2025 et le gouvernement est en pourparlers pour un nouvel accord ; des discussions sont prévues lors des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington en avril 2026.
Risque de change et de liquidité : le stock de demandes de change non satisfaites aurait dépassé 600 millions USD au T1 2025, avec des délais d’accès aux devises significativement allongés.
Risque sécuritaire : la persistance de l’insurrection jihadiste à Cabo Delgado constitue un facteur d’incertitude majeur pour les investissements gaziers et l’afflux d’IDE.
Risque climatique : pays situé sur un couloir cyclonique actif (Idai, Kenneth 2019 ; Eloise 2021 ; Freddy 2023), le Mozambique reste exposé à des chocs climatiques récurrents dégradant les récoltes et les infrastructures.
Sources : FMI — Mozambique Country Page (Article IV, février 2026), Banque mondiale — Macro Poverty Outlook Mozambique (octobre 2025), DG Trésor — Situation économique et financière du Mozambique (2025), TotalEnergies — Communiqué de presse Mozambique LNG (janvier 2026), Zonebourse / Reuters — FMI et dette mozambicaine (mars 2026), Financial Afrik — Remboursement anticipé FMI (avril 2026), CNN — Cabo Delgado et coupes USAID (novembre 2025)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, 2025) : 35,63
Taux de croissance du PIB réel : 2026 : 3,5 % (prév.) ; 2025 : 2,5 % (estim.)
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 1 510
Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) : Export : 8,2 (-0,8 %) ; déficit commercial : -1,0 Md USD (-44,2 % vs 2023) Import : 9,2
Cinq premiers clients à l’export (part de marché, 2024) : 1 – Inde 17,9 % ; 2 – Chine 16,4 % ; 3 – Afrique du Sud 14,7 % ; 4 – Singapour 8,7 % ; 5 – Corée du Sud 4,9 %
Cinq premiers fournisseurs à l’import (2024) : 1 – Afrique du Sud (env. 24,5 % du total) ; 2 – Chine ; 3 – Inde ; 4 – Émirats arabes unis ; 5 – Portugal (chiffre le plus récent disponible)
Exportations françaises 2024 : 48 M EUR (+6,7 % vs 2023)
Indice de perception de la corruption (CPI 2025) : score 21/100 – rang 146/182 — en recul de 10 points sur la dernière décennie
⚠ Point d’attention : Le Mozambique est confronté depuis octobre 2024 à une crise politique sévère consécutive à des élections présidentielles contestées, marquée par des violences généralisées, des pillages et une répression ayant causé des centaines de morts. Dans le nord, le conflit armé au Cabo Delgado entre les forces gouvernementales et un groupe lié à l’État islamique s’est intensifié en 2025, forçant plus de 95 000 personnes à fuir et perturbant l’accès à l’aide humanitaire. Trois cyclones tropicaux – Chido (décembre 2024), Dikeledi (janvier 2025) et Jude (mars 2025) – ont en outre affecté plus d’un million de personnes dans le nord du pays. Cette convergence de crises pèse sur la croissance 2025 et génère une incertitude majeure sur les flux commerciaux et les projets d’investissement, notamment dans le secteur gazier.
Sources : FMI (2026), Banque mondiale, Macro Poverty Outlook (oct. 2025), World’s Top Exports (2024), UN Comtrade / Trading Economics (2024), Import Globals (2024), DG Trésor – Commerce bilatéral France-Mozambique (mars 2025), Transparency International, CPI 2025 (fév. 2026), Human Rights Watch, World Report 2026, OIM, Crisis Response Plan 2026
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
S’y rendre
Formalités d’entrée
Visa : Les citoyens français, belges, suisses, canadiens et de 25 autres pays sont exemptés de visa pour des séjours de 30 jours au Mozambique, mais doivent obligatoirement demander une autorisation de voyage électronique (ETA) avant leur voyage. Cette formalité s’effectue en ligne sur le portail www.evisa.gov.mz moyennant une taxe de 42 euros, dans les 48 heures précédant le départ.
Pour un séjour de plus de 30 jours, ou pour les nationalités non exemptées de visa, un e-Visa électronique est nécessaire avant d’embarquer. Les visas d’affaires sont délivrés pour une entrée avec une durée de validité de 60 jours, ou pour entrées multiples avec une validité de 90 jours.
Cas particulier des résidents en France métropolitaine : Aucun visa ne sera délivré à l’arrivée à Maputo pour les résidents en France métropolitaine. Pour les visas d’affaires, une assistance peut être apportée par le Service économique ([email protected]) : il conviendra de lui transmettre une copie de la première page du passeport, des dates de séjour, du nom de l’entreprise et de la position de la personne, l’ambassade de France à Maputo émettant ensuite une note verbale à présenter à l’ambassade du Mozambique à Paris.
Délais : En cas d’urgence, les visas peuvent être délivrés en 48 heures. Il convient toutefois de prévoir, pour les cas normaux, un délai de deux semaines.
Passeport : Un passeport valide au moins 6 mois, avec au moins 2 pages vierges consécutives, est requis.
⚠ Point d’attention : Plus de 400 personnes ont été tuées entre octobre 2024 et mars 2025, majoritairement lors d’affrontements avec la police pendant les manifestations post-électorales — considérées comme les troubles les plus graves depuis des décennies. Des séquelles de cette crise post-électorale se poursuivent en 2026, avec un climat politique intérieur toujours tendu. Consultez impérativement les conseils aux voyageurs du Quai d’Orsay avant tout départ (diplomatie.gouv.fr).
Sécurité sur place
Niveau d’alerte général : La pratique des enlèvements contre rançon est récurrente à Maputo et dans les principaux centres urbains, notamment à Beira. À ce stade, les étrangers résidant au Mozambique et les touristes ne sont pas visés, mais le risque d’être victime de ce type de crime ne peut pas être écarté. Il est recommandé aux Français de signaler à l’ambassade tout incident ou menace. Des mesures de précaution (variation des itinéraires, renforcement de la protection personnelle, communication des déplacements à des proches) sont préconisées.
Nord du pays — Zone de conflit actif : Le conflit armé dans la province du Cabo Delgado entre le gouvernement et un groupe armé lié à l’État islamique s’est intensifié en 2025 ; depuis janvier 2025, plus de 95 000 personnes ont fui l’insécurité dans la région. En 2026, l’insécurité dans le nord du Mozambique devrait persister et s’étendre, les groupes armés non étatiques poursuivant des raids mobiles, des enlèvements, des extorsions et des taxations informelles le long des routes principales. Le Rwanda a menacé de retirer ses troupes de Cabo Delgado en mars 2026 faute de financement durable, l’Union européenne n’ayant pas confirmé le renouvellement de son soutien financier à la force rwandaise ; le président Chapo a effectué une visite à Bruxelles pour plaider le maintien de cette assistance, sans résultat décisif.
La violence contre les civils était en passe d’atteindre un niveau record en 2025, avec 519 attaques signalées à fin août. Le Quai d’Orsay déconseille formellement tout déplacement dans les districts touchés du Cabo Delgado.
Sécurité routière : Les accidents graves de la circulation, dus au mauvais état du réseau routier, à l’imprudence des conducteurs, au manque d’entretien de certains véhicules ou à la traversée d’animaux domestiques ou sauvages, sont nombreux.
Indice de paix (GPI 2025) : Le Mozambique se classe 121e sur 163 pays au Global Peace Index 2025, publié par l’Institute for Economics and Peace (visionofhumanity.org).
Santé
Paludisme : Le paludisme est présent partout au Mozambique, y compris dans la capitale Maputo et dans les îles touristiques de Bazaruto, Benguerra et Quilalea. Une chimioprophylaxie adaptée et des mesures anti-moustiques sont indispensables. Il est fortement conseillé de dormir sous une moustiquaire, d’utiliser des produits anti-moustiques contenant du DEET et de prendre un produit prophylactique pour les courts séjours.
Vaccinations recommandées (2025) : Hépatites A et B, diphtérie-tétanos-poliomyélite, rougeole et, selon les conditions de voyage, typhoïde et rage. Un certificat de vaccination antiamarile (fièvre jaune) est exigé à l’entrée pour les voyageurs de 1 an et plus en provenance de pays où il y a un risque de transmission, y compris en transit de plus de 12 heures.
Autres risques : Compte tenu de l’endémie du choléra et de la typhoïde, surtout en saison des pluies, il est recommandé de ne consommer que de l’eau minérale ou bouillie et des mets bien cuits. Les insectes peuvent transmettre la dengue et le chikungunya ; les tiques la fièvre à tique africaine ; et il existe un risque de schistosomiase en cas de baignade dans des lacs ou des rivières.
Infrastructures sanitaires : Les infrastructures sanitaires locales nécessitent, en cas de problème grave, de prendre contact avec la compagnie d’assurance et l’ambassade de France à Maputo ou à Johannesburg. Une assurance incluant le rapatriement médical est impérative.
S’y installer
Communauté française
L’ambassade de France à Maputo est compétente pour le Mozambique et l’Eswatini. Adresse : Avenida Julius Nyerere – BP 4781, 2361 Maputo. Tél. : +258 21 48 46 00. Permanence consulaire 24h/24 : +258 823 070 020. Courriel : [email protected]. Site web : mz.ambafrance.org
La section consulaire de l’ambassade reçoit du lundi au vendredi de 08h30 à 12h00 et sur rendez-vous l’après-midi (sauf le vendredi) de 14h00 à 16h30.
Travail et emploi
Permis de travail : L’accès légal au marché du travail mozambicain requiert trois autorisations distinctes : l’autorisation de travail (permission d’embaucher), le visa de travail (permission d’entrer) et le titre de séjour (DIRE — permission de vivre et travailler). Avant toute candidature, l’entreprise hôte doit d’abord obtenir une autorisation de travail auprès du ministère du Travail (MITESS), qui vérifie que la société est autorisée à recruter un ressortissant étranger pour le poste en question.
Système de quotas : L’embauche de travailleurs étrangers est soumise à un système de quotas basé sur la taille de l’entreprise : les grandes entreprises (plus de 100 salariés) sont limitées à 5 % de salariés étrangers, les entreprises moyennes (10-100 salariés) à 8 %, et les petites entreprises (moins de 10 salariés) à 10 %. Dépasser ces quotas nécessite une justification et une autorisation supplémentaires de l’autorité du travail.
Évolution réglementaire (2025) : Un décret amendé a étendu la validité des permis de travail de courte durée à 120 jours calendaires (contre 90 jours auparavant) et a élargi la définition des « travaux occasionnels ».
Délais : Les délais de traitement peuvent varier, allant généralement de 30 à 90 jours, parfois jusqu’à six mois. Il est donc impératif d’engager les démarches bien en amont.
Secteurs porteurs pour les expatriés : Les secteurs clés influençant les niveaux de salaires incluent l’exploitation minière, l’énergie (pétrole et gaz), les télécommunications, la banque et l’agriculture. Les postes de direction, d’ingénierie, de finance et les fonctions techniques spécialisées commandent les rémunérations les plus élevées.
Recherche d’emploi : Les principales plateformes actives pour le marché mozambicain sont LinkedIn Mozambique et empregosmocambique.co.mz.
Coût de la vie
En 2025, le coût de la vie au Mozambique est en moyenne 29 % moins important qu’en France. Les disparités sont toutefois significatives selon les postes de dépense. À Maputo, les dépenses mensuelles estimées hors loyer s’élèvent à environ 2 344 USD pour une famille de quatre personnes ou à 653 USD pour une personne seule (données Numbeo, février 2026).
Plus précisément (données Numbeo, février 2026) :
La restauration revient en moyenne à 46 % moins cher qu’en France.
L’alimentation en supermarché est 37 % moins chère qu’en France.
Le logement (abonnements compris) est en moyenne 30 % moins cher qu’en France.
Les loisirs restent 32 % plus chers qu’en France, reflet d’une offre touristique et expatriée haut de gamme.
Les transports sont en revanche 15 % plus chers qu’en France.
À noter : les coupures de courant et les difficultés d’approvisionnement en eau restent des contraintes de la vie quotidienne, particulièrement dans les zones moins urbanisées.
Conseils pratiques
Langue : Le portugais est la langue officielle. L’anglais est peu répandu dans l’administration et les quartiers populaires. La maîtrise du portugais est un atout décisif pour tout professionnel s’installant au Mozambique.
Immatriculation : Tout Français séjournant durablement au Mozambique est invité à s’inscrire au registre des Français établis hors de France auprès de la section consulaire de l’ambassade (mz.ambafrance.org).
Monnaie : Le metical mozambicain (MZN) est la monnaie nationale. Les transactions en devises étrangères dans le commerce courant sont réglementées. Prévoir des liquidités en MZN pour les déplacements en dehors de Maputo.
Mobilité interne : Il est recommandé de se déplacer avec une copie authentifiée de son passeport ou de son document mozambicain (DIRE).
Nord du pays : Tout déplacement dans les districts du Cabo Delgado affectés par l’insurrection djihadiste est à éviter absolument. Consulter les dernières mises à jour du Quai d’Orsay et l’ambassade de France avant tout déplacement en province.
Assurance : Souscrire impérativement une assurance santé-rapatriement : les structures de soins privées acceptables se concentrent à Maputo. En dehors de la capitale, les capacités médicales sont très limitées.
Catastrophes naturelles : Le Mozambique est particulièrement vulnérable aux inondations, cyclones et sécheresses, avec environ cinq cyclones par an. La saison cyclonique s’étend de novembre à avril. Surveiller les alertes météorologiques locales.
Sources : Ministère des Affaires étrangères – Conseils aux voyageurs Mozambique (2025-2026), Ambassade de France au Mozambique (2025), Ambassade du Mozambique en France (2025), Global Peace Index 2025 – IEP (juin 2025), OCHA Mozambique (2026), ACLED Conflict Monitor Mozambique (mars 2026), Human Rights Watch – World Report 2026 Mozambique, Numbeo – Maputo (février 2026), Rivermate – Salaires Mozambique (2026), Fragomen – Permis de travail Mozambique (2025), Africa HR – Droit du travail Mozambique (2025)
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE AU MOZAMBIQUE ET EN ESWATINI
Représentation diplomatique française à Maputo, compétente pour le Mozambique et l’Eswatini. Assure l’appui transversal aux entreprises françaises et la protection consulaire.
Adresse : 2361, Avenida Julius Nyerere – BP 4781 – Maputo
Tél. : +258 21 48 46 00
Urgences consulaires (24h/24) : +258 823 070 020
Email : [email protected]
Site : https://mz.ambafrance.org/
BUSINESS FRANCE – COUVERTURE MOZAMBIQUE
Business France ne dispose pas de bureau local à Maputo. Le Mozambique est couvert depuis le bureau de Johannesburg (Afrique du Sud), qui suit également l’Afrique du Sud, la Namibie, le Botswana, la Zambie, Madagascar et Maurice. Pour tout projet au Mozambique, Business France invite à prendre contact avec le bureau de Johannesburg afin d’être mis en relation avec son partenaire local.
Adresse du hub régional : Augusta House – Inanda Greens Business Park, 54 Wierda Road West, Sandton 2196, Johannesburg (Afrique du Sud)
Tél. : +27 11 303 7150
Email : [email protected]
Site : https://world.businessfrance.fr/sub-saharan-africa/en/
SERVICE ÉCONOMIQUE DE MAPUTO – DG TRÉSOR
Service extérieur de la Direction générale du Trésor, placé sous l’autorité du ministère de l’Économie et du MEAE. Compétent pour le Mozambique et l’Eswatini, il est affilié au Service économique régional de Pretoria. Ses missions couvrent l’analyse du risque pays, le suivi des grands projets, l’analyse sectorielle et le conseil économique de l’Ambassadeur.
Adresse : Avenida Julius Nyerere, 2361 – Maputo (au sein de l’Ambassade de France)
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/MZ
ATTACHÉ DOUANIER
Selon la fiche pays officielle du MEAE (octobre 2025), le poste d’attaché douanier dédié au Mozambique est signalé comme fermé. Pour toute question douanière, contacter la Direction générale des douanes et droits indirects en France.
Infos Douane Service (France) : 0 800 94 40 40 (gratuit)
Depuis l’étranger : +33 1 72 40 78 50
Site : https://www.douane.gouv.fr/
Les acteurs privés
CCI FRANCE MOZAMBIQUE (CCIFM)
Membre de la Team France Export et du réseau CCI France International (119 chambres dans 94 pays). Créée en 2015, la CCIFM accompagne les entreprises françaises dans leur implantation, prospection, recrutement et développement au Mozambique. Elle rassemble plus de 90 entreprises membres. Contacts vérifiés sur le site officiel et sur ccifrance-international.org (2025).
Adresse : Avenida Julius Nyerere, 140, 5e étage – Maputo
Directrice Générale : Crystelle Coury – Tél. : +258 84 180 11 25 – Email : [email protected]
Responsable commercial : Sarmento Machai – Tél. : +258 84 91 777 66 – Email : [email protected]
Site : https://www.cciframoz.fr/
Avocats d’affaires
CGA – COUTO, GRAÇA & ASSOCIADOS (membre CMS)
Premier cabinet d’affaires du Mozambique par son envergure, classé « Law Firm of the Year » par Chambers Africa et IFLR Africa Awards en 2024. Seul cabinet mozambicain dans le Top 50 africain selon Africa Legal. Membre à part entière de CMS (réseau de plus de 5 800 avocats dans 44 pays). Intervient en droit des sociétés, financement de projets, énergie et ressources naturelles, droit du travail, immobilier, fiscalité et arbitrage. Interlocuteurs francophones disponibles via le réseau CMS.
Adresse : Avenida 24 de Julho, n° 7 – 7e étage – Maputo
Tél. : +258 21 486 438
Email : [email protected]
Site : https://www.cga.co.mz/
DENTONS FL&A (Fernanda Lopes & Associados – Advogados)
Fondé à Maputo en 1995, l’un des plus anciens et des plus grands cabinets généralistes du Mozambique. Membre du réseau Dentons depuis 2021 (plus grande firme mondiale). Pratique étendue : droit des sociétés, contrats, droit du travail, immobilier, propriété intellectuelle, litige et banque. Les équipes travaillent en portugais et en anglais ; accès aux francophones via le réseau international Dentons.
Adresse : Rua da Frente de Libertação de Moçambique, n° 224 – Maputo
Tél. : +258 21 49 69 74
Site : https://www.dentons.co.mz/
JLA ADVOGADOS (associé à Abreu Advogados)
Cabinet dynamique, spécialisé en projets et infrastructures, énergie, financement, contentieux et recouvrement de créances. Classé par Chambers Global et Legal 500. Partenaire de la firme portugaise Abreu Advogados (réseau international). A notamment conseillé l’AFD sur un financement en faveur d’Hidroelétrica de Cahora Bassa.
Adresse : Rua dos Desportistas, n° 691, Immeuble JAT 6.1, 13e étage – Maputo
Tél. : +258 21 317 159 / +258 21 317 172
Site : https://www.jla.co.mz/
PIMENTA E ASSOCIADOS (membre Miranda Alliance)
L’un des plus grands cabinets indépendants du Mozambique, avec des bureaux à Maputo et à Pemba. Reconnu par Chambers Global pour ses expertises en ressources naturelles (pétrole, gaz, mines), financement de projets, M&A et investissement étranger. Membre de la Miranda Alliance (18 pays). Équipes anglophones et lusophones ; accès aux francophones via le réseau international.
Adresse : Office Tower, 7e étage T2 – Maputo
Tél. : +258 21 493 050 / +258 21 495 527
Email : [email protected]
Site : https://www.mirandalawfirm.com/en/alliance/firms/members/mozambique
⚠ Point d’attention : Le Mozambique ne relève pas du droit OHADA. Son système juridique est d’inspiration romano-germanique lusophone (héritage portugais). Pour les entreprises françaises, il est recommandé de recourir à un conseil disposant d’une pratique lusophones ou d’un réseau international couvrant les pays de langue portugaise (CPLP). Les cabinets CGA/CMS et Dentons FL&A offrent le meilleur accès à des interlocuteurs francophones via leurs réseaux internationaux respectifs.
Sources d’information internet
Ambassade de France au Mozambique – Actualités, conseils aux ressortissants, agenda
DG Trésor – Fiche Mozambique – Analyses économiques, notes sectorielles du Service économique de Maputo
Conseils aux voyageurs – MEAE – Sécurité, alerte, conditions d’entrée
CCI France Mozambique (CCIFM) – Actualités marché, appels d’offres, services aux entreprises
Business France – Hub Afrique australe – Accompagnement export, VIE, partenaires locaux
CGA – Couto, Graça & Associados / CMS Mozambique – Veille juridique et réglementaire locale
LEX Africa – Mozambique – Actualités juridiques locales
APIEX – Agence de promotion des investissements et des exportations du Mozambique – Cadre réglementaire, zones franches, régimes d’investissement
Sources : Ambassade de France au Mozambique (2025), DG Trésor / Service économique de Maputo (2025-2026), MEAE – Fiche pays Mozambique (octobre 2025), CCI France International – Mozambique (2025), CCI France Mozambique (2025), CGA – CMS Mozambique (2025), Dentons FL&A (2025), Legal 500 – Mozambique (2025), Chambers Global – Mozambique (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Indicateurs de performance logistique
La Banque mondiale a arrêté la publication Doing Business en septembre 2021. Son successeur, l’indice Business Ready (B-READY), monte progressivement en couverture géographique : l’édition B-READY 2025 évalue l’environnement des affaires dans 101 économies. Le Mozambique n’en fait pas encore partie ; une enquête entreprise est toutefois en cours au Mozambique entre mars et décembre 2025 pour alimenter les prochaines éditions du rapport B-READY. Les données spécifiques au Mozambique devraient figurer dans l’édition B-READY 2026.
La référence de performance logistique disponible reste le Logistics Performance Index (LPI) 2023 de la Banque mondiale, dernière édition publiée. Le LPI 2023 permet des comparaisons entre 139 pays et mesure, pour la première fois, la vitesse du commerce à l’aide d’indicateurs issus de données massives de suivi des expéditions. Il classe les pays sur six dimensions du commerce : performance douanière, qualité des infrastructures, facilité d’organisation des expéditions, compétence logistique, traçabilité et ponctualité des livraisons. Les données chiffrées de rang et de score du Mozambique dans le LPI 2023 ne sont pas directement accessibles via les sources consultées (chiffre le plus récent disponible : LPI 2018).
L’Index of Economic Freedom 2026 de la Heritage Foundation offre un éclairage complémentaire sur l’ouverture commerciale. Le Mozambique est classé 28e sur 47 pays de la région Afrique subsaharienne, avec un score global inférieur aux moyennes mondiale et régionale. Sur le volet commercial spécifiquement, le score de liberté commerciale est de 70,8 et le taux tarifaire moyen pondéré par les échanges est de 7,1 %. Des lacunes institutionnelles et réglementaires continuent de freiner l’expansion du secteur privé.
Infrastructures portuaires et corridors de transport
Le Mozambique dispose de trois ports majeurs — Maputo, Beira et Nacala — et d’une façade maritime d’environ 2 500 kilomètres. Le pays mise sur la logistique pour transformer sa structure économique, avec de lourds investissements dans les corridors reliant l’hinterland à sa longue côte. Le ministre des Transports et de la Logistique, João Jorge Matlombe, déclare que les corridors de transport — vitaux pour les pays enclavés de la région — constituent le moteur de la vision de transformation économique du gouvernement, et que la priorité est donnée à la réhabilitation et à la modernisation des corridors de Maputo, Beira et Nacala, qui desservent également le Zimbabwe, la Zambie, le Malawi et la RDC.
Le port de Maputo a atteint un niveau record en 2025. Il a traité 32 millions de tonnes de marchandises en 2025, soit une hausse de 3,4 % par rapport aux 30,9 millions de tonnes de l’année précédente, consolidant son rôle de hub logistique régional pour l’Afrique australe. En mai 2025, DP World a officiellement lancé le chantier d’extension du terminal à conteneurs du port pour 165 millions de dollars, un projet sur deux ans visant à porter la capacité annuelle de conteneurs de 255 000 à 530 000 EVP. La concession d’exploitation du port a été prolongée jusqu’en 2058, sous réserve d’un investissement de 1,1 milliard de dollars d’ici 2033.
Le corridor de Nacala fait l’objet d’une dynamique stratégique majeure. En août 2025, le président Daniel Chapo a souligné l’« énorme potentiel » du Corridor Logistique de Nacala pour stimuler le commerce en Afrique. En décembre 2025, une déclaration ministérielle a été signée par le Mozambique, le Malawi, la Zambie et la RDC pour étendre le corridor ferroviaire de Nacala, avec un projet de ligne de chemin de fer d’environ 2 400 km reliant Chipata en Zambie à Serege en RDC, visant à consolider Nacala comme axe stratégique d’intégration régionale. Par ailleurs, la China Railway 20th Bureau Group Corporation fait avancer la modernisation de l’ancien port de Nacala, notamment la construction d’un nouveau basculeur de wagons pour améliorer l’efficacité des opérations portuaires.
Procédures douanières et commerce transfrontalier
Le Mozambique est membre de l’Organisation mondiale des douanes et applique le Système harmonisé de classification des marchandises. Le recours à un agent en douane est obligatoire au Mozambique, et ce dernier aide l’importateur à naviguer dans les différentes exigences selon le produit importé, son origine et d’autres spécifications. Le Mozambique n’applique pas de quotas à l’importation, mais les procédures douanières, souvent longues et bureaucratiques, sont considérées par de nombreux opérateurs comme une barrière non tarifaire significative.
Les droits sur les marchandises importées varient de 0 à 25 %, avec un droit de 20 % sur les biens de consommation et une TVA de 16 % également perçue à l’importation. Le Mozambique participe à plusieurs accords commerciaux régionaux — SADC, COMESA — qui prévoient des préférences tarifaires entre pays membres.
Sur le plan réglementaire, l’Assemblée de la République a approuvé fin décembre 2025 des amendements législatifs portant sur la Taxe sur les consommations spécifiques (ICE) et le Règlement général de dédouanement, avec un délai de 60 jours pour la réglementation du tarif douanier et de 90 jours pour la réglementation de l’ICE.
Les données du Doing Business 2020 (chiffres les plus récents disponibles sur les procédures de commerce transfrontalier) indiquaient pour le Mozambique :
À l’export : respect des procédures transfrontalières (66 h. ; 602 USD) ; respect des exigences documentaires (36 h. ; 160 USD).
À l’import : respect des procédures transfrontalières (9 h. ; 399 USD) ; respect des exigences documentaires (16 h. ; 60 USD).
Ces chiffres datent de 2020 et seront mis à jour dès publication du B-READY couvrant le Mozambique.
Points de vigilance
La Banque du Mozambique a triplé le coefficient de réserves obligatoires en devises étrangères (de 11,5 % à 39,5 %) en juin 2025 et contraint les exportateurs à convertir 50 % de leurs recettes en monnaie locale. Ces mesures ont déclenché un arriéré de devises étrangères rapporté à plus de 700 millions de dollars, laissant les petites entreprises dans l’incapacité de payer leurs fournisseurs internationaux et forçant beaucoup à suspendre leurs activités.
Si le Mozambique a occupé la première place du Baromètre du commerce africain 2025 de Standard Bank, tiré par la stabilité monétaire, les exportations et les IDE liés au GNL, les entreprises le classent néanmoins 9e sur 10 selon le Baromètre enquête, qui reflète le vécu réel des opérateurs sur le terrain.
Bien que le gouvernement se soit engagé à attirer de grands investissements par des déclarations et des réformes économiques, il continue d’être caractérisé par une bureaucratie peu réactive aux besoins du secteur privé, en particulier des PME.
⚠ Point d’attention : La crise de liquidité en devises étrangères qui a sévi en 2025 — avec un arriéré dépassant 700 millions de dollars — a directement perturbé les chaînes d’approvisionnement des entreprises importatrices mozambicaines. Si les réserves internationales nettes ont atteint un plus haut décennal à 4,04 milliards de dollars en août 2025, les opérateurs étrangers doivent surveiller les conditions de rapatriement de fonds et de règlement des fournisseurs, notamment pour les contrats en devises.
Sources : Banque mondiale, B-READY 2025, Banque mondiale, LPI 2023, Heritage Foundation, Index of Economic Freedom 2026, African Business, corridors de transport (octobre 2025), African Business, port de Maputo (septembre 2025), DP World, expansion terminal Maputo (mai 2025), Club of Mozambique, corridor Nacala (décembre 2025), Khusoko, Africa Trade Barometer 2025 (mars 2026), Portail du commerce extérieur du Mozambique, US Department of Commerce, Import Tariffs Mozambique, Club of Mozambique, réglementation douanière (avril 2026)
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