Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Population : 130,9 millions d’habitants (2024, Banque mondiale)
Capitale : Mexico
Devise : Peso mexicain (MXN).
Décalage horaire avec la France : Pour la majeure partie du pays : – 7 h. Lors du passage à l’heure d’été ou d’hiver, il faut compter parfois – 8 h durant quelques jours (en mars-avril et en octobre).
Climat : Température moyenne la plus basse en janvier : – 2° C. Température moyenne la plus élevée en mai-juin : 35° C.
PIB nominal : 1 852,7 Md USD (2024, Banque mondiale)
Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +0,8 % (réalisé) ; 2026 : +1,5 % (prévision FMI) / +1,3 % (OCDE, avril 2026)
Taux d’inflation (IPC) : 2025 : 3,69 % en glissement annuel (clôture dans la fourchette cible de la Banque centrale, 3 % ± 1 %) ; février 2026 : 4,02 % g.a.
Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD courants) : 24 920 USD (2024, Banque mondiale)
Dette publique (% du PIB) : 2025 : 52,6 % (réalisé, niveau historique) ; prévision 2027 : ~55 % (OCDE, avril 2026)
Déficit public (% du PIB) : 2025 : 4,3 % du PIB (réalisé) ; 2026 prévu : 4,10 % du PIB
Taux de chômage : 2,4 % fin 2025 (niveau le plus bas depuis deux décennies) ; 2,7 % en février 2026
Investissements directs étrangers (IDE) : 40,9 Mds USD en 2025 (+10,8 % g.a.), nouveau record
Sources : FMI – Article IV Mexico (octobre 2025) et WEO Update (janvier 2026), Banque mondiale (2025)
Conjoncture
⚠ Point d’attention : Depuis le début du second mandat de Donald Trump (janvier 2025), le Mexique est au cœur d’une guerre commerciale avec les États-Unis. Le 1er février 2025, Trump a signé des executive orders annonçant l’application de 25 % de droits de douane supplémentaires sur les importations de produits originaires du Mexique. Le 6 mars, Trump a suspendu l’imposition de cette mesure sur les produits qui respectent l’Accord USMCA (ACEUM-Accord Canada-États-Unis-Mexique), offrant un répit partiel. Le Mexique et le Canada figurent parmi les rares pays échappant aux droits de douane « réciproques » du 2 avril 2025, conservant un accès sans droits au marché américain pour les marchandises conformes à l’accord USMCA. Toutefois, la levée des incertitudes dépendra de l’issue de la révision de l’USMCA prévue en 2026. Ce dossier reste le principal facteur de risque pour l’économie mexicaine à court terme.
Ralentissement de l’activité en 2025, rebond modéré attendu en 2026
L’économie mexicaine a continué à ralentir en 2025, enregistrant une croissance de 0,8 %, dépassant les attentes du marché (0,4 %) et du FMI (0,6 %) grâce à un rebond au 4ème trimestre (T4) 2025. L’activité a été principalement soutenue par le secteur des services, tandis que le secteur industriel s’est contracté dans un contexte de fortes incertitudes. Du côté de la demande, la progression a été stimulée par les exportations, tandis que l’investissement et la consommation privée sont restés peu dynamiques.
Une reprise de l’activité économique est prévue pour 2026, dans un contexte d’atténuation progressive des incertitudes. La levée des incertitudes, tant externes (révision du T-MEC) qu’internes (impact des réformes judiciaire et électorale), sera indispensable pour stimuler l’investissement privé. Le Mexique démarre 2026 avec un acquis de croissance de 0,8 % grâce aux bons résultats du T4 2025. Les prévisions de croissance pour 2026 de la Banque centrale (1,6 %), du FMI (1,5 %) et du consensus de marché (1,4 %) sont globalement alignées. L’OCDE a légèrement révisé à la hausse sa prévision à 1,3 % pour 2026 (avril 2026).
Finances publiques : consolidation en cours mais dette en hausse
Le déficit public a clôturé l’année 2025 à 4,3 % du PIB et la dette publique à 52,6 % du PIB, atteignant un niveau historique. L’objectif de ramener la dette à 52,3 % du PIB en 2026 semble compromis.
Le gouvernement prévoit un nouvel ajustement budgétaire en 2026, bien que limité ; les dépenses sociales prioritaires sont en hausse, tout comme le soutien apporté à l’entreprise pétrolière publique Pemex, et la charge de la dette continue de peser sur les finances publiques.
Politique monétaire : cycle d’assouplissement engagé
La Banque du Mexique (Banxico) a procédé à huit baisses de taux en 2025 (4 baisses de 50 points de base-pb au S1 et 4 baisses de 25 pb au S2), rapprochant la politique monétaire d’un terrain neutre en fin d’année, malgré les pressions inflationnistes persistantes. Au 9 avril 2026, Banxico a encore abaissé son taux directeur de 25 pb à 6,75 %, dans la poursuite de son cycle d’assouplissement.
Le consensus de marché prévoit deux baisses de taux supplémentaires en 2026, qui porteraient le taux directeur à 6,50 % à fin 2026.
Performances du commerce extérieur mexicain
Les exportations de marchandises ont augmenté de 7,6 % en 2025, atteignant un record de près de 665 milliards de dollars (Md USD). Ce dynamisme a été stimulé par un phénomène d’anticipation des tarifs douaniers au 1er semestre (S1) et par le secteur technologique tout au long de l’année. Les exportations de produits manufacturiers ont augmenté de 9,8 % — la baisse sur le segment automobile (-4,2 %) ayant été compensée par la hausse des exportations d’équipements électroniques et d’appareils mécaniques. Les importations ont augmenté à un rythme moindre (+4,4 %), permettant au Mexique de consolider un excédent commercial de près de 0,8 Md USD.
Le Mexique a augmenté ses exportations vers les États-Unis en 2025 (+7,7 % g.a.), conservant sa position de premier fournisseur du marché américain (15,7 % du total). Environ 80 % des exportations mexicaines sont destinées aux États-Unis, ce qui constitue à la fois la principale force et la principale vulnérabilité structurelle du modèle de croissance mexicain.
Nearshoring : dynamique à surveiller
La dynamique de nearshoring, qui représente une opportunité majeure pour le Mexique, pourrait s’essouffler dès 2026. Le boom d’investissement de 2022-2023 avait été fondé sur l’hypothèse d’un accès préférentiel pérenne au marché américain. La levée de l’incertitude dépendra de l’issue de la révision de l’USMCA en 2026.
Relations commerciales bilatérales France-Mexique
Le commerce bilatéral franco-mexicain a connu une croissance continue depuis plus de dix ans, atteignant 6,6 Md EUR d’échanges en 2023. La France est aujourd’hui le quatrième fournisseur européen du Mexique et son quatorzième partenaire commercial mondial.
Des chiffres plus récents de la Douane française confirment cette dynamique : les échanges franco-mexicain ont atteint un nouveau pic de 8,22 Md EUR en 2025 (+20,7 % sur 2024, 6,81 Md EUR ), relativement équilibrés dans les deux sens. Les exportations françaises ont atteint 4,11 Md EUR (+ 3,7 %), portées par les secteurs aéronautique, pharmaceutiques, machines, parfums et cosmétiques.
Près de 700 filiales d’entreprises françaises sont installées au Mexique, générant 180 000 emplois directs. Ces entreprises sont présentes dans des secteurs hautement stratégiques, notamment l’aéronautique, l’énergie, les transports, la santé et l’agroalimentaire — la France étant le premier employeur étranger dans le secteur aéronautique. La France se classe comme le 11e investisseur étranger au Mexique, avec 10,3 Md USD de stocks d’investissements directs français dans le pays.
L’industrie automobile se distingue comme le principal secteur d’emploi des entreprises françaises au Mexique, avec la présence de grandes sociétés comme Valeo et Forvia qui comptent chacune plus de 10 000 employés dans le pays. La présence d’Airbus et de Safran dans le secteur aéronautique ancre également la France dans les chaînes de valeur mondiales opérant depuis le territoire mexicain.
Points de vigilance
-Dépendance aux États-Unis : L’évolution de l’activité mexicaine dépendra de l’ampleur du ralentissement aux États-Unis et de l’impact des hausses de droits de douane sur les exportations (27 % du PIB en 2024).
-Révision de l’USMCA en 2026 : L’USMCA inclut une clause de renégociation en 2026 ; les négociations devraient porter notamment sur l’augmentation de la part américaine dans la valeur ajoutée, un contrôle accru des importations et investissements chinois, et les déficits commerciaux. L’issue de cette révision sera déterminante pour les exportateurs français opérant depuis le Mexique.
-Risque sur les envois de fonds des migrants (remesas) : 2026 sera la première année où les effets de la politique américaine d’expulsion des immigrés seront pleinement visibles, créant un risque à la baisse sur la consommation sous la forme d’un affaiblissement des envois de fonds (3,7 % du PIB).
-Qualité des emplois : L’informalité a progressé, atteignant 54,6 % fin 2025 (contre 53,7 % fin 2024), traduisant une détérioration de la qualité des emplois.
-Indépendance judiciaire : Une réforme constitutionnelle a instauré l’élection des juges au suffrage direct, permettant aux magistrats proches de Morena de dominer les élections de juin 2025. Les critiques soulignent le risque d’érosion de l’indépendance judiciaire, susceptible de nuire aux intérêts des entreprises.
Sources : DG Trésor – Note de situation économique et financière Mexique 2025-2026 (mars 2026), DG Trésor – Brèves économiques Mexique, semaine du 9 avril 2026, FMI – Article IV Mexique, octobre 2025, Bpifrance – Fiche pays Mexique, juin 2025, Ambassade de France au Mexique – Coopération économique (2025), Banque mondiale – données Mexique (2025), Coface – Fiche pays Mexique (2025-2026)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, 2025) : 132,7 (estimation mi-2026, Nations unies/Worldometer)
Taux de croissance du PIB réel : 2025 : 0,8 % (résultat définitif, supérieur aux attentes du marché de 0,4 % et du FMI de 0,6 %, grâce à un rebond au dernier trimestre) ; 2026 (prév.) : 1,3 % selon l’OCDE (révision légèrement à la hausse, avril 2026).
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2023) : 21 812 (chiffre le plus récent disponible, Banque mondiale)
Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 617,1 Md USD ;
Import : 625,3 Md USD
(Les exportations ont progressé de +4 % par rapport à 2023 ; les importations ont augmenté de +4,5 % — source OMC/INEGI).
Cinq premiers fournisseurs (part de marché, 2023, données pays les plus récentes disponibles) :
1 – États-Unis 42,8 % ;
2 – Chine 19,1 % ;
3 – Allemagne 3,5 % ;
4 – Japon 3,4 % ;
5 – Corée du Sud 3,3 %
(source : données pays 2023, OMC/Worldstopexports).
A noter : en 2024, la Chine a atteint 21 % des importations mexicaines (données Banque du Mexique), consolidant sa deuxième place nettement devant les fournisseurs européens.
Exportations françaises 2025 (Douane françaises) : 4,115 Md EUR
Le commerce bilatéral France-Mexique a atteint 8,2 Md EUR d’échanges totaux en 2025.
Indice de perception de la corruption : 140/180 (score 26/100, édition 2024, publiée le 11 février 2025 — score le plus bas jamais enregistré pour le Mexique depuis son inclusion dans l’indice, Transparency International).
⚠ Point d’attention : L’administration Trump a imposé en 2025 des droits de douane de 25 % sur la majorité des marchandises mexicaines (hors produits conformes à l’USMCA, l’Accord commercial USA-Mexico-Canada) ainsi que des droits de 25 % sur l’acier, l’aluminium et l’automobile. Le Mexique bénéficie d’une exemption sur les tarifs réciproques pour les marchandises conformes à l’accord USMCA. Les négociations de révision de l’USMCA ont formellement démarré en mars 2026 mais devraient dépasser l’échéance du 1er juillet 2026, avec des discussions centrées sur l’intégration des chaînes d’approvisionnement, les règles d’origine et la réduction des importations hors région nord-américaine. L’issue de cette révision constitue l’enjeu commercial majeur pour le Mexique en 2026, avec des implications directes pour l’ensemble des exportateurs opérant dans la zone USMCA.
Sources : DG Trésor – Note de situation économique Mexique (2025-2026), DG Trésor – Brèves économiques Mexique, semaine du 9 avril 2026, FMI, World Economic Outlook (2025-2026), Worldometer – Population Mexique (2026), OMC – Profil commercial Mexique (2024), Mexico Business News – Exportations mexicaines 2024 (juin 2025), World’s Top Exports – Fournisseurs du Mexique (2023-2024), Dallas Fed – Chine et commerce Mexique-États-Unis (2025), Transparency International – IPC 2024 (Mexique), Mexico Business News – Révision USMCA 2026 (avril 2026), Ambassade de France au Mexique – Empreinte économique 2024, DG Trésor – Exportations françaises agroalimentaires vers le Mexique (2024)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
Chiffres clés
Population (2026) : environ 133 millions d’habitants, dont 88,3 % de population urbaine.
Langues : l’espagnol est la langue officielle.
Religions : catholiques : 89,9 % ; protestants : 5,2 % ; juifs : 0,05 % ; autres religions : 2,1 % ; sans religion : 2,5 %.
Nombre de Français immatriculés : la communauté française établie au Mexique est estimée à environ 30 000 personnes, représentant l’une des plus importantes communautés étrangères, installée principalement à Mexico ou Guadalajara.
Nombre d’entreprises françaises implantées : environ 400.
PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 24 971 USD (estimation FMI, 2024).
Taux de croissance du PIB (2025) : 0,8 %, après 1,1 % en 2024 et 3,1 % en 2023, en lien avec la consolidation budgétaire et les incertitudes commerciales internationales.
Émissions CO₂ (tonnes/hab., 2024) : 3,6 t (Banque mondiale, 2024).
Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2024) : 138e position sur 163 pays. Le Mexique figure régulièrement parmi les pays d’Amérique latine les moins bien classés en matière de paix.
⚠ Point d’attention : À 100 jours du lancement de la Coupe du monde 2026, le Mexique a traversé une période de violences dans plusieurs villes du pays après la capture et la mort du chef du cartel Jalisco Nueva Generación, en février 2026. Cette situation a soulevé des interrogations sur la capacité du pays à garantir la sécurité des 800 000 spectateurs attendus pour les 13 matchs que le Mexique doit accueillir à Mexico, Guadalajara et Monterrey. Les autorités ont annoncé un dispositif de sécurité composé de plus de 100 000 hommes : 20 000 militaires, 55 000 policiers et des membres de sociétés de sécurité privées.
⚠ Point d’attention : Le Mexique est l’un des pays les plus vulnérables aux droits de douane imposés par Washington, car 80 % de ses exportations sont destinées aux États-Unis, son principal partenaire commercial. La reprise prévue pour 2026 dépendra de la levée des incertitudes aussi bien sur le plan international (révision du T-MEC, tensions géopolitiques) que national (stabilité du cadre fiscal, législatif et sécuritaire).
Sources : Worldometers (2026), Banque mondiale (2024), Crédit Agricole / FMI (2024), Institute for Economics & Peace – GPI (2024), MEAE et Le Moci.
S’y rendre
Formalités
Le passeport en cours de validité est obligatoire. La durée maximale d’un séjour touristique au Mexique est de 180 jours. Toutefois, c’est l’agent d’immigration à la frontière qui décide du nombre exact de jours autorisés. Dans la plupart des cas, les voyageurs obtiennent entre 30 et 180 jours. Vérifiez attentivement le tampon sur votre passeport ou la mention sur votre FMM (formulaire migratoire multiple), car c’est ce document qui fait foi durant votre séjour.
Aucune activité rémunérée ou bénévole n’est autorisée dans le cadre de ce séjour touristique. Un visa est nécessaire pour toutes les activités rémunérées, les VIE, les stagiaires et les étudiants, ainsi que pour les personnes souhaitant se rendre au Mexique dans le cadre d’une ONG ou en tant qu’observateur des droits de l’Homme. Pour un voyage d’affaires, certains déplacements courts ne nécessitent pas de visa, mais une autorisation peut être exigée selon l’activité. Pour les séjours d’études, de travail ou de volontariat, il faut impérativement obtenir un visa approprié avant le départ. Les dossiers de demande de visa doivent être déposés en personne et sur rendez-vous auprès de la section consulaire de l’ambassade du Mexique en France : https://consulmex.sre.gob.mx/francia/index.php/fr/accueil/information-generale.
Santé
Un certificat de vaccination antiamarile est exigé pour les voyageurs en provenance d’un pays où sévit un risque de transmission de la fièvre jaune. Il est par ailleurs recommandé de se faire vacciner contre les hépatites A et B, le tétanos, la poliomyélite, la diphtérie et la typhoïde. Il est fortement conseillé de ne pas consommer l’eau du robinet et de désinfecter soigneusement les fruits et légumes crus. La « tourista » (gastro-entérite du voyageur) est très fréquente : penser à emporter les médicaments de première nécessité.
Sécurité
Les niveaux de criminalité, en particulier de crimes violents, sont élevés partout au Mexique. Des affrontements entre cartels ou gangs pour le contrôle du territoire, de la drogue et des routes de contrebande sont fréquents. Des affrontements armés entre les forces de l’ordre et les cartels de drogue peuvent se produire sans préavis.
Il est prudent de laisser les objets de valeur en lieu sûr et de n’avoir sur soi que les sommes ou cartes de crédit nécessaires. Des pickpockets dans les lieux et les transports publics, des agressions (souvent à main armée dans les restaurants) et de l’extorsion sont les manifestations les plus courantes de la criminalité. Les stratagèmes d’extorsion — notamment les « enlèvements virtuels » — sont de plus en plus courants. En cas d’agression, ne pas opposer de résistance. Être prudent lors des retraits d’argent ; préférer les guichets automatiques situés dans des lieux sécurisés (banques, hôtels, centres commerciaux). Lorsque vous circulez en voiture, verrouillez vos portes. Privilégiez les applications comme Uber ou Didi, ou des taxis réservés depuis les hôtels ou les aéroports. Il est déconseillé de prendre un taxi directement dans la rue.
Six États mexicains — Colima, Guerrero, Michoacán, Sinaloa, Tamaulipas et Zacatecas — sont classés au niveau 4 (« Ne pas voyager ») par le gouvernement américain. Huit autres, dont Jalisco, Basse-Californie et Sonora, sont classés au niveau 3 (« Reconsidérer son voyage »). Seuls Campeche et le Yucatán restent en catégorie verte (niveau 1). Consulter impérativement les conseils aux voyageurs du MEAE (mis à jour le 30 mars 2026) avant tout déplacement, ainsi que la carte de vigilance disponible sur le site.
Numéro d’urgence valable sur l’ensemble du territoire mexicain (police, pompiers, ambulances) : 911.
Hôpitaux à Mexico — Hospital ABC : +52 55 1103 1600 ; Hospital Español : +52 55 5255 9600.
Ambassade de France à Mexico : +52 55 91 71 97 00.
⚠ Point d’attention : En février 2026, le gouverneur de Jalisco a déclaré un « code rouge » suspendant transports en commun, événements publics et écoles, dans un contexte de blocages routiers, d’incendies de véhicules et de présence de groupes armés dans diverses parties de l’État de Jalisco et des États voisins. L’alerte sécuritaire a été accrue dans les corridors stratégiques reliant l’État de Colima, où se situe le port de Manzanillo. En date du 25 février 2026, les mesures exceptionnelles avaient été levées dans l’État de Jalisco : les routes sont ouvertes et les transports fonctionnent normalement. Rester attentif aux mises à jour des autorités françaises.
Y travailler
Le marché du travail
L’avantage du Mexique réside dans la taille du marché et le degré avancé de développement économique et industriel du pays. Il existe un important tissu d’entreprises locales. Pour les entreprises étrangères, le Mexique fait figure de marché attractif pour une première approche de l’Amérique latine, avec la possibilité d’utiliser le pays comme plateforme pour d’autres marchés de la région.
Le Mexique dispose d’excellentes universités pour la formation de cadres et d’ingénieurs. Pour décrocher un emploi, le candidat à l’expatriation doit impérativement identifier son « différentiel » par rapport à l’offre locale : maîtrise des codes culturels européens pour intégrer une filiale de groupe étranger, ou expertise pointue complémentaire à l’offre locale pour rejoindre une entreprise mexicaine. Les nouvelles technologies et les services aux entreprises (marketing digital, consulting, optimisation des achats) sont particulièrement demandés.
LinkedIn est l’outil idéal pour démarrer la constitution d’un réseau. Les relais locaux — consultants, cabinets de recrutement, chambre franco-mexicaine de commerce et d’industrie, alumni, cadres en poste — sont des vecteurs indispensables. Une posture d’humilité, qui témoigne de la volonté d’enrichir un parcours professionnel plutôt que d’afficher une supériorité, est fortement recommandée.
Source : IHR Consultancy.
Le cadre légal du travail
La loi fédérale mexicaine s’applique à tous les employés recrutés localement. Le personnel expatrié peut bénéficier d’un statut particulier en fonction du contrat souscrit avec l’entreprise française.
Salaire minimum légal (2026) : depuis le 1er janvier 2026, le salaire minimum journalier est de 315,04 MXN dans la zone générale, et de 440,87 MXN dans la Zone libre de la frontière nord. Soit 315 pesos par jour (environ 14,7 euros), ou 9 582,47 pesos par mois (environ 450 euros). Cette hausse de 13 % marque la neuvième année consécutive d’augmentation à deux chiffres du salaire minimum.
Durée du travail : le Mexique est l’un des pays de l’OCDE où l’on travaille le plus d’heures par an, avec 2 207 heures par personne (données 2023). Une réforme est en cours pour réduire progressivement la semaine de travail à 40 heures d’ici 2030 (46 heures en 2027, 44 en 2028, 42 en 2029).
Rémunération, avantages et impôts : variables en fonction du poste. Jours chômés hebdomadaires : samedi et dimanche.
Horaires de travail
Administrations : 9 h – 16 h.
Entreprises : 8 h – 18 h.
Banques : 8 h 30/9 h – 16 h 30/17 h.
Commerces : 8 h – 19 h.
Sources : MEAE, CONASAMI, OCDE et Business France.
Meilleurs sites d’emploi
Points de vigilance
L’investissement est particulièrement touché par l’incertitude économique. Le taux de chômage officiel est très bas (2,4 % fin 2024), mais les travailleurs informels sont au nombre de 31,8 millions, avec un taux d’informalité de 53,7 %. Le recours à un conseil juridique local est recommandé pour la rédaction des contrats de travail et l’établissement du statut fiscal de l’expatrié.
Vie pratique
Coût de la vie
Monnaie : peso mexicain (MXN). Librement convertible.
Taux de change : sur les 7 derniers jours disponibles (début avril 2026), EUR/MXN oscille entre 20,55 et 20,91, avec une moyenne de 20,73 MXN pour 1 EUR.
Se loger : à Mexico (capitale), pour la location d’un studio en centre-ville, compter entre 400 et 900 euros par mois ; pour un trois pièces, entre 900 et 1 800 euros. Les loyers sont fréquemment libellés en dollars américains. La durée du bail est généralement d’un an, et le contrat est renégocié annuellement. Un fiador (garant) est généralement exigé pour toute location. Il est recommandé d’opter pour un quartier sûr et bien desservi (Roma, Condesa, Polanco, Juárez à Mexico ; San Pedro Garza García à Monterrey).
Indice Mercer du coût de la vie (logement compris, 226 villes, 2024) : Mexico City occupe la 33e place (en hausse de 46 rangs), et Monterrey la 115e place (en hausse de 40 rangs). Mexico City est désormais la ville la plus chère d’Amérique latine pour les assignés internationaux, selon Mercer 2024, dépassant Buenos Aires.
Sources : Mercer (2024), XE Currency Converter (avril 2026), MEAE.
Informations utiles
Nature du réseau électrique : 110 volts.
Télécommunications :
Indicatif téléphonique : +52 (Mexico : 55, Guadalajara : 33, Monterrey : 81).
Qualité du réseau mobile : bonne.
Qualité du réseau Internet : bonne.
Principaux jours fériés 2026 :
16 septembre : Jour de l’Indépendance.
2 novembre : Jour des Morts.
20 novembre : Révolution mexicaine.
25 décembre : Noël.
Distances de ville à ville :
Mexico – Veracruz : 400 km.
Mexico – Guadalajara : 541 km.
Mexico – Cancún : 1 625 km.
Déplacements de ville à ville
L’avion est le moyen le plus sécurisé pour se déplacer dans le pays. AeroMexico est le transporteur national et propose des routes vers plus de 90 villes sur quatre continents. Volaris est la principale compagnie low-cost mexicaine, desservant 68 destinations domestiques et internationales depuis ses bases de Guadalajara et Tijuana ; c’est la deuxième compagnie du pays. Viva Aerobus, basée à Monterrey, complète l’offre low-cost sur le marché intérieur. Mexicana de Aviación, relancée sous contrôle public, opère depuis janvier 2026 une flotte de six appareils desservant des destinations telles que Cancún, Guadalajara, Mérida, Oaxaca et Puerto Vallarta. Interjet, ancienne compagnie low-cost, a cessé ses opérations en décembre 2020 et est en liquidation. Le pays compte 57 aéroports.
L’autobus longue distance est un moyen de transport très utilisé, confortable sur les grandes lignes (ETN, Primera Plus) et peu onéreux. Le trajet vers Monterrey en bus (plus de 12 heures) traverse des zones parfois instables sur le plan de la sécurité routière : l’avion est recommandé pour cette liaison.
Conseils pratiques
S’inscrire sur le portail Fil d’Ariane du MEAE (diplomatie.gouv.fr) pour recevoir les alertes de sécurité en temps réel. Souscrire une assurance voyage couvrant les frais médicaux élevés pratiqués dans les établissements privés mexicains. Les armes à feu, munitions, couteaux, feux d’artifice et même les douilles vides peuvent donner lieu à de graves accusations criminelles au Mexique. Prévoir des médicaments de première nécessité, notamment pour les troubles gastro-intestinaux. La Coupe du monde de football 2026 se déroule du 11 juin au 19 juillet 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique : prévoir un impact significatif sur les disponibilités hôtelières et les tarifs aériens à Mexico, Guadalajara et Monterrey durant cette période.
Sources : MEAE – Conseils aux voyageurs Mexique (30 mars 2026), Ambassade de France au Mexique (2026), Consulat général de France – Mexique (2025), Mercer Cost of Living (2024), Mexperience – Salaire minimum 2026, Institute for Economics & Peace – GPI (2024-2025), DG Trésor – Note Mexique 2025-2026, Gouvernement du Canada – Conseils Mexique (2026), XE Currency Converter (avril 2026).
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE AU MEXIQUE
Représentation diplomatique de la France auprès des États-Unis du Mexique. Les démarches administratives consulaires s’effectuent auprès du Consulat général de France, situé au même endroit.
Adresse : 339 Campos Eliseos, Col. Polanco, 11560 Mexico D.F.
Tél. : +52 (55) 91 71 97 00
Urgences consulaires (hors heures ouvrables) : +52 1 55 5406 8664
Site : https://mx.ambafrance.org
BUSINESS FRANCE MEXIQUE
Bureau implanté au sein de l’Ambassade de France. Accompagne les entreprises françaises dans leur développement commercial au Mexique : informations marché, recherche de partenaires, missions collectives et individuelles, promotion des produits français.
Adresse : La Fontaine 32, Col. Polanco, México D.F., CP 11560
Tél. : +52 (55) 9171 9889
Email : [email protected]
Site : https://export.businessfrance.fr/mexique/
SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL (SER) DE MEXICO — DG TRÉSOR
Le Service Économique Régional de Mexico est compétent pour le Mexique, les 7 pays de l’isthme centraméricain (Belize, Guatemala, Honduras, El Salvador, Nicaragua, Costa Rica, Panama) et pour les Caraïbes. Il publie régulièrement des notes de conjoncture et brèves économiques sur la zone.
Adresse : Campos Eliseos 339, Col. Polanco, 11560 Mexico
Tél. : +52 55 91 71 98 10
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/MX
Les acteurs privés
CCI FRANCE MÉXICO
Présente au Mexique depuis 1884, la Cámara de Comercio e Industria Franco-Mexicana est un organe représentatif qui fédère et dynamise l’entrepreneuriat franco-mexicain. Elle accompagne les entreprises françaises à toutes les étapes : études de marché, prospection, recrutement, création d’entreprise et location de bureaux. Elle dispose également de chapitres régionaux (Bajío, Monterrey).
Adresse : Calle Gobernador Protasio Tagle 104, Colonia San Miguel Chapultepec II Secc., Ciudad de México, C.P. 11850
Tél. : +52 (55) 52 72 09 60
Email : [email protected]
Site : https://www.franciamexico.com
ALTIOS
Cabinet de développement international qui aide les entreprises à croître via l’expansion internationale et les investissements transfrontaliers. Présent dans 35 implantations sur les 25 plus grands marchés mondiaux, dont le Mexique. Services : stratégie d’implantation, représentation commerciale, création et gestion de filiale, recrutement, comptabilité et fiscalité locale.
Adresse : Av. Oaxaca 96, int. 201, Col. Roma Norte, Cuauhtémoc, 06700 Ciudad de México
Tél. : +52 55 52 07 95 27
Site : https://altios.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/altios-france/
SALVEO (Groupe ADIT)
Salveo est le partenaire de référence des entreprises qui souhaitent développer leur croissance à l’international. Filiale du Groupe ADIT, leader européen de l’intelligence stratégique et du développement international. Implanté au Mexique depuis plusieurs années, avec des bureaux à Mexico dans le quartier Letran Valle. Services : portage salarial (EOR), représentation commerciale, conseil stratégique, domiciliation, création de filiale.
Adresse : Mexico City (quartier Letran Valle — Capital Coworking)
Site : https://salveo.international/nos-50-implantations/mexique/
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/groupe-salveo/
GOEXPORT
Société d’accompagnement à l’international dont l’objectif principal est la création de valeur commerciale dans les pays à l’export. Présent au Brésil, au Mexique, en France et au Canada, avec une zone d’intervention couvrant les Amériques (Nord, Sud et Centrale) ainsi que l’Europe. Services : développement commercial externalisé, prospection, mise en relation.
Site : https://www.goexport.ca
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/3215/
Avocats d’affaires francophones
BAUMGARTNER-AGUILAR & ASSOCIÉS
Cabinet franco-mexicain avec plus de 20 ans d’expérience dans le conseil et la représentation d’entreprises françaises et mexicaines, composé d’avocats membres du Barreau de Paris et du Mexique. Au Mexique, bureaux dans les villes de México, Querétaro et Guanajuato. Domaines : droit commercial, droit du travail, droit fiscal, contentieux, recouvrement de créances, droit des contrats. Langues : français, espagnol, anglais.
Site : https://www.baumaguilar-avocats.com/cabinet-au-mexique/
VTZ ABOGADOS (Vázquez Tercero & Zepeda) — French Desk
Cabinet d’avocats mexicain spécialisé dans les services juridiques destinés aux clients internationaux souhaitant investir au Mexique. Fort de plus de 50 ans d’expérience, spécialisé dans le commerce international. Dispose d’un partenaire francophone dédié à Mexico (Emilio Arteaga Vázquez, spécialisé en commerce international, droit des affaires et contentieux) pour répondre aux questions des entreprises françaises. VTZ est le seul cabinet d’avocats mexicain membre de l’Alliott Global Alliance, réseau multidisciplinaire international.
Adresse (Mexico) : Martín Mendalde 1755-P.B., Col. Acacias del Valle, Benito Juárez, 03240 Ciudad de México
Email : [email protected]
Site : https://vtz.mx/bureau-mexicain-davocats/
CAMBERO AVOCATS
Installé à Guadalajara, Cambero Avocats intervient en droit des sociétés, droit des étrangers, droit de la famille, droit du travail et commerce international, en conjuguant droit privé et droit public pour une compétence transversale. Cabinet francophone recommandé pour les entreprises françaises opérant dans l’ouest du Mexique.
Site : https://camberoabogados.com/francais
Sources d’information internet
Ambassade de France au Mexique — actualités diplomatiques, consulat, communauté française
Business France Mexique — accompagnement export, missions collectives, études de marché
DG Trésor — Mexique — notes de conjoncture, données économiques, brèves hebdomadaires
CCI France México — services aux entreprises, annuaire membres, événements
Altios International — conseil en développement et implantation au Mexique
Salveo Mexique — portage salarial, représentation commerciale, domiciliation
OSCI — Délégation Mexique — annuaire des sociétés d’accompagnement à l’international couvrant le Mexique
VTZ Abogados — French Desk — conseil juridique en commerce international et droit des affaires
Baumgartner-Aguilar Avocats — cabinet franco-mexicain, droit des affaires et contentieux
MEAE — Fiche Mexique — informations pratiques, conseils aux voyageurs, relations bilatérales
Sources : Ambassade de France au Mexique (2025), Business France Mexique (2025), DG Trésor Mexique (2026), CCI France México (2025), Altios Worldwide Presence (2025), Salveo Mexique (2025), OSCI Délégation Mexique (2025), VTZ Abogados French Desk (2025), Baumgartner-Aguilar Avocats (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Environnement logistique et douanier
Indice de performance logistique (LPI) – Banque mondiale
Le Logistics Performance Index (LPI) est publié par la Banque mondiale ; après une interruption due à la pandémie de Covid-19 et une refonte méthodologique, la dernière édition disponible est celle de 2023. Le LPI 2023 permet des comparaisons entre 139 pays, évalués sur six dimensions : l’efficacité du dédouanement, la qualité des infrastructures de transport et de commerce, la facilité d’organiser des expéditions à prix compétitifs, la compétence des services logistiques, la capacité de suivi des envois et la ponctualité des livraisons.
Dans l’édition LPI 2023, le Mexique se positionne comme un performeur partiel (catégorie intermédiaire), avec un score global de 3,0/5 et un rang de 66e sur 139 pays (chiffre le plus récent disponible). Ce résultat reflète des atouts réels – notamment en ponctualité des livraisons et en compétences logistiques liées à l’intégration nord-américaine – mais aussi des faiblesses persistantes sur la qualité des infrastructures et l’efficacité douanière. La qualité des infrastructures de transport et de commerce était évaluée à 2,8/5 en 2022 selon la Banque mondiale. L’édition 2023 du LPI mesure pour la première fois la vitesse des échanges commerciaux avec des indicateurs issus de grands volumes de données de suivi des expéditions.
Business Ready (B-READY) – Banque mondiale
Le programme B-READY remplace et améliore l’ancien projet Doing Business de la Banque mondiale, dont la publication avait été arrêtée en septembre 2021. B-READY est dans une phase de déploiement progressif sur trois ans, de 2024 à 2026. L’édition 2025 est une édition intermédiaire présentant les données de 101 économies représentant tous les niveaux de revenus et toutes les régions du monde. Une édition complète en 2026 fournira une couverture mondiale élargie et conclura la période de déploiement. À ce stade, le Mexique n’est pas encore couvert par B-READY : aucune donnée individuelle n’est disponible pour ce pays dans les éditions 2024 et 2025. Les données B-READY spécifiques au Mexique sont attendues dans l’édition 2026. Les données Doing Business 2020 (dernière publication disponible pour cet indice) ne sont plus pertinentes à des fins comparatives et ne sont donc pas reproduites ici.
Infrastructure de transport et logistique
La présidente Claudia Sheinbaum a lancé le Plan national d’infrastructure 2025, qui alloue 43,35 milliards USD à la transformation de l’environnement mexicain en matière de transport, de logistique, d’énergie et de développement urbain. Ce plan prévoit notamment la modernisation de 4 000 km d’autoroutes pour un budget de 8,4 milliards USD, ainsi que plus de 3 000 km de nouvelles lignes ferroviaires pour le transport de passagers.
Des mégaprojets d’infrastructure tels que le Corredor Interoceánico del Istmo de Tehuantepec (CIIT) et les expansions portuaires à Manzanillo renforcent les corridors nationaux, réduisent les délais de transit et améliorent la connectivité des chaînes du froid. Le gouvernement a alloué 13,59 milliards de pesos (environ 671 millions USD) aux infrastructures du port de Manzanillo, le plus grand du Mexique et le troisième d’Amérique latine. Sur le plan de l’investissement privé, DHL a investi 120 millions USD pour développer son hub de Querétaro, en ajoutant un système de tri automatisé pour le centre du Mexique (mars 2025).
Le Mexique se distingue comme plateforme logistique pour le marché nord-américain en raison de sa localisation stratégique, de l’accord ACEUM, de ses coûts de main-d’œuvre compétitifs et de la modernisation de ses infrastructures. L’État de Nuevo León attire à lui seul plus de 30 % des IDE totaux du Mexique en 2024, porté par sa proximité avec les États-Unis et des infrastructures de classe mondiale.
Environnement douanier et accès au marché américain
Depuis 2023, le Mexique a remplacé la Chine comme premier partenaire commercial des États-Unis. En juin 2025, le Mexique faisait face à un taux tarifaire moyen effectif de 8,28 % sur 44,9 milliards USD d’exportations vers les États-Unis – parmi les plus bas à l’échelle mondiale. Cette situation résulte du régime différencié accordé au Mexique dans le cadre de l’ACEUM : Trump a imposé un tarif de 25 % sur la plupart des marchandises en provenance du Mexique, mais a par la suite accordé des exemptions indéfinies pour les marchandises conformes à l’ACEUM.
Les projections retiennent que les exportations mexicaines vers les États-Unis conformes à l’ACEUM font face à un tarif de 0 %, tandis que les exportations non conformes supportent un tarif de 25 % ; environ 50 % des exportations mexicaines vers les États-Unis sont actuellement conformes. La conformité devrait progressivement atteindre 75 % en 2026, à mesure que les entreprises complètent les certifications d’origine requises. Sur les produits sectoriels, les marchandises mexicaines restent soumises à des droits de douane de 25 %, liés officiellement au trafic de fentanyl, les automobiles continuant d’être taxées à 25 % et le cuivre, l’aluminium et l’acier à 50 %.
De janvier à juin 2025, les exportations cumulées du Mexique ont atteint 313 milliards USD, soit une progression de 4,3 % par rapport à la même période de l’année précédente. Néanmoins, à partir de mi-2025, les droits de douane et l’incertitude économique ont commencé à éroder cet élan : les exportations automobiles mexicaines vers les États-Unis ont reculé de 5,6 % en glissement annuel au premier semestre 2025.
L’activité économique est restée atone depuis mi-2024, confrontée à des contraintes de capacité, une consolidation budgétaire et une politique monétaire restrictive, auxquelles les tarifs américains ont ajouté des vents contraires, principalement via une incertitude érodant la consommation et l’investissement – aboutissant à une croissance molle en 2025.
Revue de l’ACEUM en 2026 : un enjeu logistique majeur
Conformément à une clause insérée dans l’accord, à partir du 1er juillet 2026, les trois partenaires commerciaux d’Amérique du Nord doivent confirmer leur volonté de prolonger l’ACEUM pour 16 années supplémentaires. Les discussions techniques entre le Mexique et les États-Unis en vue de cette révision ont officiellement débuté à Washington fin mars 2026.
L’agriculture, l’automobile et l’électronique sont particulièrement à risque dans les négociations, ces secteurs dépendant de chaînes d’approvisionnement intégrées. L’une des questions qui figure en bonne place dans l’examen de l’ACEUM de 2026 est la crainte que des pays non-parties à l’accord, en particulier la Chine, obtiennent un accès indirect aux marchés nord-américains via des investissements et des activités de fabrication au Mexique. En réponse, les États-Unis pourraient chercher à resserrer les règles de transbordement, à accroître la surveillance des chaînes d’approvisionnement, ou à proposer une vérification plus stricte de l’origine et une coopération douanière renforcée.
Points de vigilance
Conformité ACEUM et certification d’origine : avec seulement environ 50 % des exportations mexicaines actuellement conformes aux règles d’origine de l’ACEUM, les nouveaux tarifs augmentent les coûts et mettent sous pression les chaînes de valeur, contraignant de nombreuses industries à repenser leurs stratégies d’exportation et de logistique. Les exportateurs français opérant via le Mexique doivent vérifier le taux de contenu régional de leurs produits.
Risque douanier sectoriel : les poids lourds et leurs pièces détachées sont soumis depuis novembre 2025 à un droit additionnel américain de 25 % en vertu d’une proclamation du 17 octobre 2025. Les flux logistiques impliquant des véhicules industriels ou des composants auto sont directement concernés.
Complexité douanière à l’import : les entreprises engagées dans le commerce international doivent s’enregistrer auprès du Registro de Importadores. La COFEPRIS, qui régule la sécurité alimentaire et des produits de santé, a progressé sur le traitement des dossiers d’enregistrement sanitaire, mais des délais d’approbation accumulés restent signalés par des entreprises américaines et européennes.
Infrastructure logistique sous tension : si le Plan México prévoit des investissements massifs, les investisseurs signalent l’incertitude réglementaire, la primauté du droit, le crime organisé et les risques liés à la sécurité comme des difficultés qui minent substantiellement la confiance.
Insécurité sur les axes routiers : les problèmes de criminalité organisée affectent certains corridors logistiques intérieurs, en particulier dans les États du nord et du nord-est. Le recours à des transporteurs référencés et des dispositifs de géolocalisation des véhicules est vivement recommandé.
⚠ Point d’attention : Ce qui aurait pu être un rendez-vous quasi administratif – la revue de l’ACEUM au 1er juillet 2026 – pourrait prendre plusieurs trajectoires différentes selon les exigences américaines. Une renégociation rapide pourrait aboutir à la suppression de la plupart des tarifs douaniers actuels d’ici la fin de 2026, scénario auquel Oxford Economics attribue 50 % de probabilité. Le scénario le plus défavorable, avec une probabilité de 10 %, reposerait sur un effondrement de l’ACEUM, entraînant une contraction du PIB mexicain d’environ 1,8 % et une forte hausse des tarifs douaniers. Cette incertitude pèse sur les décisions d’investissement logistique et les stratégies d’approvisionnement des exportateurs français présents au Mexique ou souhaitant y sourcer des produits.
Sources : Banque mondiale – LPI 2023, Banque mondiale – B-READY 2025, DHL Global Connectedness Report 2026, DG Trésor – Brèves économiques Mexique (mars 2026), OCDE – Economic Outlook Mexique (décembre 2025), BBVA Research – Mexico Trade & FDI Outlook 1H 2025, Délégués commerciaux Canada – Infrastructures Mexique (2025), DGFiP / Douanes françaises – Droits de douane américains (2025-2026), U.S. Department of State – Investment Climate Statement Mexico (2025), FMI – Rapport Article IV Mexique (2025)
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