Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Capitale : Bamako
Devise : Franc CFA (FCFA, zone UEMOA)
Population : 25,2 millions d’habitants (2025), en forte croissance démographique.
PIB nominal : 25,6 milliards USD (2025, FMI)
Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +4,1 % (révision FMI, décembre 2025) ; 2024 : +4,7 % (FMI)
Prévision de croissance 2026 : +5,5 % (FMI, décembre 2025), sous réserve de la reprise des activités minières
Inflation : 3,2 % en 2024 (FMI), contre 2,1 % en 2023 ; retour attendu vers 2,5 % en 2026 (FMI)
Solde budgétaire (% du PIB) : -2,6 % en 2024 (FMI) ; -3,4 % attendu en 2025, avant stabilisation autour de -3 % à moyen terme
Dette publique (% du PIB) : 51,7 % fin 2024 (FMI/DG Trésor), stable par rapport à 51,9 % en 2023
PIB par habitant PPA : 2 911 USD (2024, Trading Economics / Banque mondiale)
Sources : FMI (Article IV 2025, programme de référence décembre 2025) ; Banque mondiale ; DG Trésor français.
Conjoncture
⚠ Point d’attention : Depuis septembre 2025, le groupe armé islamiste GSIM (JNIM) assiège les voies d’approvisionnement en carburant vers Bamako, perturbant les transports et l’accès à l’électricité, ce qui a contraint la junte à fermer provisoirement tous les établissements scolaires et les universités. La junte militaire, arrivée au pouvoir en 2021, a continué à réprimer les médias et l’opposition. Entre avril et juillet 2025, elle a interdit tous les partis politiques et élevé le général Assimi Goïta au poste de président jusqu’en 2030 sans élection. Ces développements font peser un risque significatif sur l’environnement des affaires et les flux commerciaux.
Une résilience confirmée malgré de multiples chocs
L’économie malienne fait preuve d’une certaine résilience malgré des vents contraires importants. La croissance est estimée à 4,1 % en 2025 (révision FMI de décembre 2025, contre une prévision initiale de 5 %), soutenue par une forte production agricole, le début de l’extraction de lithium et la poursuite de la croissance des services. Les perturbations de l’approvisionnement en carburant, directement liées à l’insécurité, ont ralenti la mobilité et freiné l’activité dans tout le pays, auxquelles s’ajoutent une baisse de la production d’or, des coupures d’électricité récurrentes et une réduction de l’aide au développement.
Structure productive : une dépendance persistante à l’or et au coton
Le secteur tertiaire est majoritaire dans la composition du PIB (43,1 %), reposant principalement sur le commerce, les transports et les télécommunications. L’économie malienne demeure largement informelle, avec 95,5 % des emplois en dehors du secteur formel. En 2023 (dernières données disponibles), le pays s’est imposé comme le 2e producteur africain d’or et de coton, qui représentaient respectivement 81 % et 9 % de ses exportations. Le secteur primaire, qui emploie 64 % de la population active, contribue à hauteur de 33,2 % du PIB (BCEAO).
En 2025, la production industrielle d’or a chuté de près de 23 %, s’établissant à 42,2 tonnes contre 54,8 tonnes en 2024, principalement en raison d’un conflit prolongé entre l’État malien et des géants miniers, notamment Barrick Mining, sur l’application du nouveau code minier adopté en 2023. Les recettes du Mali provenant des mines d’or avaient néanmoins augmenté de 52,5 % en 2024, grâce à une taxation plus élevée instaurée par le nouveau code, entraînant une hausse des collectes d’impôts et des paiements de dividendes. Le démarrage de la mine de lithium de Goulamina (exploitée avec l’actionnaire principal chinois Ganfeng) ouvre une nouvelle source de diversification minière.
Finances publiques : discipline maintenue sous contrainte
Le déficit budgétaire a été ramené à 2,6 % du PIB en 2024, grâce à une forte mobilisation des recettes fiscales (+14,9 % à 15,8 % du PIB), portée par des paiements exceptionnels des secteurs minier et des télécommunications. En 2025, le déficit devrait se creuser à 3,4 % du PIB en raison des dépenses de reconstruction post-inondations et de revenus miniers plus faibles, avant de se stabiliser autour de 3 % du PIB à moyen terme.
La dépendance du pays aux marchés régionaux (UEMOA), compte tenu de l’exclusion des financements internationaux, implique un coût de financement élevé (9,8 % pour les bons du Trésor à 12 mois émis en octobre 2024). Le pays s’est engagé à effectuer d’importants remboursements : 1 milliard de dollars alloués à la dette intérieure et régionale, et 320 millions de dollars à la dette extérieure dans le budget 2025. La suspension des opérations de l’USAID au début de l’année 2025, représentant 1,1 % du PIB du Mali en 2024, constitue un risque supplémentaire pour les équilibres budgétaires.
Perspectives 2026 : rebond attendu, mais sous fortes incertitudes
L’économie devrait commencer à se redresser en 2026, portée par une reprise de la production d’or et une amélioration progressive des conditions de sécurité, avec une croissance attendue à 5,5 % et une inflation devant fléchir à 2,5 %. Toutefois, le FMI prévient que les risques restent orientés à la baisse : toute dégradation supplémentaire de la sécurité, un choc sur les prix des matières premières ou un recul de l’aide extérieure pourraient compromettre ce scénario.
Selon l’institution d’analyse INFORM, le Mali verra en 2026 une prolongation du contexte sécuritaire tendu observé en 2025. Les perspectives pour 2026 demeurent fragiles, en raison des tensions géopolitiques, des défis sécuritaires dans la région et des effets du changement climatique.
Points de vigilance
La vulnérabilité d’une économie fortement dépendante de l’or, combinée à des défis internes de production, reste le principal facteur de risque macroéconomique.
En janvier 2025, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont officiellement quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réduisant les perspectives d’intégration régionale et d’accès aux financements multilatéraux.
Le renforcement de la gouvernance budgétaire, la gestion des finances publiques, la réduction des vulnérabilités des entreprises publiques — notamment la société nationale d’électricité Énergie du Mali (EDM) — sont des chantiers prioritaires selon le FMI.
Classé 188e sur 193 pays à l’indice de développement humain du PNUD en 2023, le pays reste confronté à une pauvreté structurelle : 43,9 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté en 2023, dans un contexte où la croissance demeure peu inclusive et largement absorbée par la dynamique démographique.
Sources : FMI, Article IV Mali (juillet 2025), FMI, 1re revue programme de référence Mali (décembre 2025), DG Trésor, Situation économique du Mali (2025), Banque mondiale, aperçu Mali (2025), Human Rights Watch, Rapport mondial 2026 – Mali, OCHA, Besoins humanitaires et plan de réponse Mali 2026
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, 2025) : 25,2
Taux de croissance du PIB réel : 2025 : 4,1 % (estim. révisée FMI) ; 2024 : 4,7 % — 2026 (prév.) : 5,5 %, sous réserve de la reprise des activités minières et d’une amélioration des conditions sécuritaires.
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 2 341 (chiffre le plus récent disponible, Banque mondiale)
Échanges de marchandises (2023, Md USD, source OMC) :
Import : 6,4 Md USD ; Export : 5,7 Md USD (chiffres les plus récents disponibles OMC — les exportations de marchandises s’établissaient à 5,5 Md USD en 2024 selon FocusEconomics)
Exportations françaises 2024 : 327 M EUR (−5 % par rapport à 2023), en raison du recul des ventes de produits agricoles et d’équipements mécaniques, électriques et électroniques.
Indice de perception de la corruption (IPC 2025) : 135/182, score de 27/100 (−1 point par rapport à l’édition précédente, Transparency International, février 2026)
⚠ Point d’attention : Le Mali a été confronté à d’importants défis en 2025, notamment des perturbations de l’approvisionnement en carburant provoquées par des attentats terroristes et une baisse de la production d’or. Le FMI prévient que les risques demeurent orientés à la baisse : toute dégradation supplémentaire de la sécurité, un choc sur les prix des matières premières ou un recul de l’aide extérieure pourraient compromettre le scénario de reprise.
Sources : FMI – Programme de référence Mali (décembre 2025), FMI – Consultation Article IV Mali (juin 2025), DG Trésor – Situation économique Mali (2025), DG Trésor – Relations commerciales bilatérales France-Mali (2025), OMC – Profil commercial Mali (2023), FocusEconomics – Exportations Mali (2024), Transparency International – IPC Mali 2025 (février 2026)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
S’y rendre et s’y déplacer
⚠ Point d’attention : Paris a recommandé à ses ressortissants de quitter temporairement le Mali « dès que possible » en novembre 2025, en lien avec la dégradation sécuritaire. La montée en puissance du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) aux abords de Bamako bouleverse les équilibres sécuritaires au Mali ; son offensive dans le sud et l’ouest du pays contraint les Forces armées maliennes et leurs supplétifs russes d’Africa Corps à revoir leurs priorités militaires. Par ailleurs, en septembre 2025, Paris a ordonné à deux diplomates maliens de quitter son territoire, en représailles à l’arrestation à Bamako d’un agent diplomatique français accusé d’espionnage, et la France a décidé de suspendre sa coopération avec le Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Niveau de sécurité
L’intégralité du territoire du Mali est classée en zone formellement déconseillée (zone rouge) par le ministère français des Affaires étrangères. Plusieurs groupes terroristes opèrent au Mali ; leurs attaques, susceptibles d’être conduites sur tout le territoire, ciblent en priorité les implantations et les convois des forces de sécurité maliennes, y compris dans un rayon inférieur à 100 km autour de Bamako. La présence possible d’engins explosifs improvisés (EEI) ou de mines, ainsi que les attaques fréquentes sur les axes routiers, interdisent toute circulation par la route en dehors de Bamako. Le risque d’attentat à Bamako (attaque à main armée, véhicule piégé, kamikaze) visant des lieux publics fréquentés par les Occidentaux reste élevé. La menace d’enlèvement est élevée au Mali.
Un gouvernement militaire, le départ des forces de maintien de la paix internationales et des conditions des droits humains en dégradation ont contribué au déclin du Mali. Le pays est un point chaud de l’instabilité régionale plus large du Sahel. Selon le Global Peace Index 2025 publié par l’Institut pour l’Économie et la Paix, le Mali figure parmi les pays les moins pacifiques au monde, aux côtés de la Russie, du Soudan, de la RDC ou de l’Afghanistan. Des groupes armés intensifient leurs activités, avec des livraisons d’armement importantes au Mali en provenance d’Africa Corps, successeur du groupe Wagner, comprenant chars, véhicules blindés, artillerie et avions, alimentant une instabilité supplémentaire.
Depuis septembre 2025, le JNIM a assiégé la capitale du pays, Bamako, en coupant l’approvisionnement en carburant. Selon plusieurs estimations, près de 130 camions-citernes auraient été détruits ou pillés entre septembre et décembre 2025 lors d’attaques du JNIM visant les convois. Fin janvier 2026, une attaque contre un convoi a coûté la vie à 15 chauffeurs routiers. Dans plusieurs quartiers de Bamako, les habitants ne disposent que de cinq heures d’électricité par jour, compliquant la conservation des aliments et l’activité économique.
En 2025, la junte a adopté une loi abolissant le multipartisme, interdisant l’ensemble des réunions politiques, discours et organisations de l’opposition. En juillet, le parlement de transition a adopté une loi accordant au général Goïta un mandat présidentiel de cinq ans, renouvelable « autant de fois que nécessaire » sans élection.
Visa et formalités d’entrée
⚠ Point d’attention : Depuis le 10 août 2023, le Mali ne délivre plus de visas aux ressortissants français. Le consulat du Mali en France ne délivre actuellement aucun visa. Les ressortissants français souhaitant néanmoins se rendre au Mali doivent se rapprocher directement des autorités consulaires maliennes pour toute demande d’exception.
Les ressortissants français restent formellement soumis à l’obligation de visa. Selon le ministère français des Affaires étrangères (dernière mise à jour oct. 2025), le visa est normalement délivré par les consulats généraux du Mali à Paris ou à Lyon, pour une durée de trente jours, renouvelable sur place. Les voyageurs doivent disposer d’un passeport en cours de validité et d’un carnet de vaccination attestant du vaccin contre la fièvre jaune. Les demandes de visa se font uniquement sur rendez-vous.
Il n’est pas possible d’obtenir un visa à l’arrivée à l’aéroport de Bamako. Les voyageurs arrivant sans visa sont systématiquement l’objet d’une procédure de non-admission. Les compagnies aériennes qui les ont transportés sont tenues de les reconduire par un prochain vol à leur pays d’origine. Les ressortissants d’un des États membres de la CEDEAO n’ont pas besoin d’un visa ; il leur suffit d’être en possession d’un document de voyage en cours de validité.
Déplacements sur place
Les déplacements pour raison impérative dans la capitale Bamako sont formellement déconseillés. Il est recommandé de limiter ses choix d’hébergement aux seuls établissements à sécurité renforcée et de disposer de moyens de communications adaptés. En pratique, de nombreux témoignages décrivent Bamako comme une ville où l’on peut se sentir relativement en sécurité en respectant certaines règles : limiter les déplacements nocturnes, éviter les quartiers connus pour leur insécurité, choisir son logement dans des zones réputées plus sûres, engager un chauffeur et garder profil bas.
Le transport en commun au Mali est bon marché mais peut être moins confortable et fiable. Les principales formes de transport public incluent les taxis, les minibus (appelés « Sotrama ») et les motos-taxis. À Bamako, le réseau est assez étendu, mais les véhicules sont souvent surchargés et les horaires peu respectés. En dehors de Bamako, les caractéristiques des routes sont médiocres pour les voies secondaires en latérite, nécessitant un 4×4 pour la conduite sur piste — et la circulation hors de la capitale est formellement déconseillée en raison du contexte sécuritaire.
Chiffres clés mobilité
Indice de paix mondial (GPI 2025) : Mali parmi les pays les moins pacifiques au monde selon le GPI 2025 (Institut pour l’Économie et la Paix, juin 2025)
Français inscrits au registre consulaire : environ 4 200 Français inscrits au registre au Mali (novembre 2025) — nombre réel de présents incertain
Coût de la vie (2026) : en moyenne 32 % moins élevé qu’en France
Visa : obligatoire pour les Français ; délivrance suspendue depuis août 2023
Vaccin fièvre jaune : obligatoire à l’entrée dès l’âge de 9 mois
Couleur alerte MEAE : Zone rouge intégrale (totalité du territoire)
Présence française
L’ambassade de France est située à Bamako ; son ambassadeur est, depuis 2025, Thibaut Fourrière. La présence française a été réduite à sa dimension diplomatique et consulaire, mais l’ambassade demeure ouverte.
Coordonnées de l’ambassade et du consulat général de France à Bamako :
Adresse : Square Patrice Lumumba, BP 17, Bamako
Tél. (urgences) : +223 66 75 01 00
France Consulaire (hors visas, lun–ven 9h–17h, heure de Paris) : +33 1 70 71 29 69
Courriel ambassade : [email protected]
Site : https://ml.ambafrance.org/
Inscription au registre Ariane (voyageurs) : https://pastel.diplomatie.gouv.fr/fildariane/ — fortement recommandée avant tout déplacement.
Santé
Un certificat de vaccination antiamarile (fièvre jaune) est exigé à l’entrée du pays pour les voyageurs âgés de 9 mois et plus, quelle que soit leur provenance. Sa durée de validité administrative est à vie. Un traitement antipaludéen préventif, indispensable même en ville, doit être assuré par la prise d’Atovaquone-Proguanil (Malarone ou génériques) ou de Doxycycline. Sont également recommandés : hépatite A, hépatite B, typhoïde, méningite (saison sèche), rage pour les séjours prolongés.
Il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. L’avance des frais médicaux est de règle au Mali. Le système de santé est en développement, avec un accès variable aux soins selon la région ; Bamako offre les meilleurs services de santé du pays, avec plusieurs hôpitaux publics et cliniques privées.
Marché du travail et installation
La communauté expatriée active au Mali est concentrée quasi exclusivement à Bamako, dans les secteurs minier (or), humanitaire/ONG, bancaire et de la coopération internationale. L’obtention d’un permis de travail (Permis de Travail) est obligatoire pour tout ressortissant étranger souhaitant travailler au Mali ; la procédure est à l’initiative de l’employeur malien, qui dépose la demande auprès des autorités compétentes. L’employeur doit démontrer que le poste ne peut pas être pourvu par un ressortissant malien qualifié.
Tout étranger devant exercer une activité doit déposer une demande de titre de séjour dans les 15 jours suivant son entrée sur le territoire. Ce titre de séjour est valable un an maximum à compter de sa délivrance et est renouvelable. Il doit être accompagné d’un contrat de travail visé par la Direction nationale du Travail.
Les principaux sites de recrutement locaux sont emploimali.com, malibaara.com, malitravail.net et yabara.net. Les opportunités pour les expatriés français restent extrêmement limitées dans le contexte actuel et sont essentiellement liées aux organisations internationales et ONG encore présentes.
Coût de la vie
En 2026, le coût de la vie au Mali est en moyenne 32 % moins élevé qu’en France. La restauration revient environ 61 % moins chère qu’en France, et les hôtels environ 32 % moins chers. En revanche, l’alimentation en supermarché et les produits importés sont plus onéreux qu’en France, et les transports environ 21 % plus chers.
Dans les quartiers centraux de Bamako (ACI 2000, Badalabougou), un appartement de 2 chambres coûte généralement entre 300 et 700 EUR par mois selon le niveau de confort. Un budget mensuel d’environ 900 à 1 200 EUR pour un couple avec un enfant, et de 600 à 900 EUR pour un célibataire, permet de maintenir un confort de vie agréable à Bamako. Il convient de prévoir des coûts supplémentaires pour les équipements de sécurité (résidence sécurisée, groupe électrogène, chauffeur), qui peuvent alourdir sensiblement le budget d’un expatrié.
Conseils pratiques
Enregistrement Ariane obligatoire avant tout déplacement, même de courte durée.
Assurance rapatriement complète et adaptée aux zones de conflit, indispensable ; vérifier que votre contrat couvre le Mali en zone rouge.
Éviter tout déplacement hors de Bamako en raison du risque terroriste et des blocus routiers actifs depuis septembre 2025.
Logement sécurisé : privilégier les résidences avec gardiennage renforcé, groupe électrogène (coupures fréquentes) et eau stockée.
Voiture avec chauffeur recommandée à Bamako ; éviter les déplacements nocturnes à pied.
Communication : maintenir un téléphone chargé en permanence ; les numéros d’urgence maliens sont le 80 00 11 15 (Police) et 80 00 11 14 (Gendarmerie), appels gratuits. Urgences consulaires France : +223 66 75 01 00.
Profil bas : ne pas afficher de signes de richesse ; éviter les discussions politiques sur la junte et les relations France-Mali.
Respect des normes culturelles : pays à majorité musulmane (plus de 90 % de la population) ; tenue vestimentaire et comportement adaptés requis.
Santé : emporter une trousse de premiers soins, médicaments antipaludéens et eau en bouteille ; consulter un médecin avant le départ dans un centre de médecine des voyages.
Sources : Ministère français des Affaires étrangères – Conseils aux voyageurs Mali (oct. 2025), Ambassade de France au Mali (2026), Institute for Economics & Peace – Global Peace Index 2025, Human Rights Watch – Rapport mondial 2026, Mali, Combien-coute.net – Coût de la vie au Mali (2026), Africa Center for Strategic Studies – JNIM attacks western Mali (2025), Euronews – France/Mali crise diplomatique sept. 2025, Institut Pasteur – Vaccins Mali, Rivermate – Permis de travail Mali
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
⚠ Point d’attention : Les relations franco-maliennes traversent une crise diplomatique grave depuis 2022 et se sont encore dégradées en 2025 : en août 2025, les autorités maliennes ont arrêté un agent diplomatique français accusé d’espionnage ; en réponse, la France a expulsé deux diplomates maliens et suspendu sa coopération antiterroriste avec Bamako (septembre 2025). Ces tensions affectent directement l’environnement des affaires pour les entreprises françaises au Mali. L’ambassadeur Thibaut Fourrière, nommé en 2025, opère dans un contexte diplomatique particulièrement difficile.
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE AU MALI
Représentation diplomatique de la République française auprès du Mali, dont l’ambassadeur est, depuis 2025, Thibaut Fourrière. L’ambassade abrite également le consulat général de France à Bamako.
Adresse : Square Patrice Lumumba, BP 17, Bamako
Tél. : +223 44 97 57 57
Email : [email protected]
Site : ml.ambafrance.org
CONSULAT GÉNÉRAL DE FRANCE À BAMAKO
Les démarches administratives consulaires (passeport, CNI, état civil, visas) s’effectuent auprès du consulat général, colocalisé avec l’ambassade.
Adresse : Square Patrice Lumumba, BP 17, Bamako
Tél. (urgences hors horaires) : +223 66 75 01 00
Tél. France Consulaire (hors visas) : +33 1 70 71 29 69
Email : [email protected]
Site : ml.ambafrance.org
SERVICE ÉCONOMIQUE DE BAMAKO – DG TRÉSOR
Le Service économique régional d’Afrique de l’Ouest (hors Nigéria-Ghana), basé à Abidjan, coordonne l’action des acteurs publics du domaine économique, et est en charge du suivi macro-économique, financier et agricole des pays de la zone, dont le Mali. Un service économique local reste néanmoins rattaché à l’ambassade de Bamako.
Adresse : Square Patrice Lumumba, BP 17, Bamako
Tél. : +223 44 97 57 00
Email : [email protected]
Site : tresor.economie.gouv.fr/Pays/ML
BUSINESS FRANCE – COUVERTURE MALI
Business France ne dispose pas de bureau permanent au Mali. La couverture du pays est assurée depuis les hubs régionaux d’Abidjan et de Dakar. L’équipe d’Abidjan assiste les entreprises françaises dans le développement de leurs projets à travers la région. Le bureau de Dakar, antenne du bureau d’Abidjan ouverte en 2014, est également à disposition pour les projets en Afrique de l’Ouest.
Contact hub Abidjan : world.businessfrance.fr/sub-saharan-africa
Contact hub Dakar : world.businessfrance.fr – Sénégal
Les acteurs privés
CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU MALI (CCIM)
La CCIM est l’organisme chargé de l’organisation et de la représentation professionnelle des personnes morales exerçant des activités commerciales, industrielles et de services au Mali. Elle a tenu son assemblée consulaire en février 2026 et reste un interlocuteur clé pour les entreprises étrangères souhaitant identifier des partenaires locaux.
Adresse : Centre Commercial Place de la Liberté – Porte 2, BP 46, Bamako
Tél. : +223 20 22 50 36 / 76 13 02 36
Email : [email protected]
Site : cci.ml
Avocats d’affaires francophones
VAUGHAN AVOCATS – Bureau de Bamako
En 2012, l’ouverture d’un bureau à Bamako a fait de Vaughan Avocats le premier cabinet d’avocats français à s’implanter en Afrique subsaharienne. Au travers de son bureau malien, Vaughan Avocats accompagne ses clients africains et internationaux dans toutes leurs opérations en Afrique, notamment grâce à sa maîtrise du droit de l’OHADA. Le bureau de Bamako est distingué dans le classement Chambers & Partners 2025.
Adresse : Hamdallaye ACI 2000, Rue 394 – Porte 950, Bamako
Tél. : +223 20 29 06 13
Email : [email protected]
Site : vaughan-avocats.fr
FSD CONSEILS
Fondé à Bamako en 2010, FSD Conseils est l’un des principaux cabinets d’avocats installés au Mali, dirigé par Maître Fatoumata Sidibé Diarra, inscrite au barreau de Paris et du Mali. Le cabinet a une expertise en droit minier, droit des sociétés, partenariats public-privé, financements de projets et droit du travail. FSD Conseils dispose de présences à Bamako, Paris et Dakar.
Adresse : ACI 2000 – Immeuble Conseil Malien des Chargeurs, 3ème étage / BP E 2912, Bamako
Tél. : +223 20 29 41 04
Email : [email protected]
Site : fsdconseils.com
JURI-PARTNER
Cabinet juridique créé en janvier 2001, Juri-Partner accompagne une clientèle privée et institutionnelle opérant dans des secteurs divers (sociétés commerciales, BTP, projets Banque mondiale, banques, institutions financières, ONG). Le cabinet conseille des grandes sociétés minières depuis près de vingt ans et a été sélectionné pour la relecture du code minier malien de 2012. Classé Top Tier dans les éditions 2025 et 2026 de IFLR1000 et Chambers & Partners.
Adresse : BP E 5354, Bamako
Tél. : +223 20 22 28 42
Email : [email protected]
Site : juripartner.com
WAC-PARTNERS
Cabinet international d’avocats-conseils dont le siège est à Bamako, avec des bureaux à Paris, Bruxelles, Conakry, N’Djamena, Accra, Kinshasa, Dakar et Lomé. La localisation du siège à Bamako a prédisposé le cabinet à représenter les intervenants majeurs du secteur minier, des métaux précieux et semi-précieux. WAC-Partners est reconnu pour son expertise en matière de Partenariats Public-Privé dans la zone CEDEAO et CEMAC.
Adresse : Bamako (à confirmer sur wac-partners.com)
Site : wac-partners.com
Sources d’information internet
Ambassade de France au Mali – Actualités diplomatiques, consulaires et économiques
DG Trésor – Fiche Mali – Situation économique et financière, relations bilatérales (2025)
Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) – Opportunités commerciales, appels d’offres, actualité du secteur privé malien
Business France Afrique subsaharienne – Accompagnement export, programme VIE, couverture régionale
Conseils aux voyageurs – MEAE – Sécurité, zones à risques, recommandations pour les ressortissants français
Vaughan Avocats – Bureau Bamako – Droit des affaires, OHADA, droit minier
FSD Conseils – Droit minier, PPP, investissements au Mali
Juri-Partner – Droit des affaires, droit minier, arbitrage, OHADA
Sources : Ambassade de France au Mali – Coordonnées (2025), DG Trésor – Mali (2025), CCIM (2026), Vaughan Avocats Bamako (2025), FSD Conseils (2025), Chambers & Partners – Juri-Partner (2025-2026), Euronews – Crise diplomatique franco-malienne (septembre 2025), Business France Côte d’Ivoire – couverture régionale (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Performance logistique et environnement douanier
Indicateurs de référence
Le Doing Business, qui mesurait la performance du commerce transfrontalier, a été définitivement arrêté par la Banque mondiale en septembre 2021. Le Mali n’est pas couvert par le rapport B-READY à ce jour : B-READY 2025 évalue 101 économies, avec une expansion prévue à plus de 160 en 2026. Le Mali ne figure dans aucune de ces deux vagues de couverture. En l’absence de données B-READY, la référence pertinente demeure le Logistics Performance Index (LPI) 2023 de la Banque mondiale, qui permet des comparaisons entre 139 pays selon six dimensions : efficacité des douanes, qualité des infrastructures, facilité d’organiser des expéditions, qualité des services logistiques, traçabilité des envois et ponctualité. La dernière édition complète de l’International LPI disponible est celle de 2023.
Le score du Mali dans le LPI 2023 n’est pas accessible directement en ligne depuis les pages de résultats de la Banque mondiale, mais des données historiques indiquent que le pays se situe dans le bas du classement mondial (chiffre le plus récent disponible : LPI 2018 avec un score de l’ordre de 2,4/5, classement vers le 130e rang). À titre de repère, les pays africains dominent le milieu du classement, le continent étant mené par le Botswana à la 23e place, tandis que les moins bien classés — Libye, Afghanistan, Somalie, Haïti et Cameroun — enregistrent des scores compris entre 1,9 et 2 points.
Dans le classement Index of Economic Freedom 2025 de la Heritage Foundation, le Mali se situe au 129e rang mondial avec un score global de 52,6, dans la catégorie « mostly unfree ». Le score de liberté commerciale (Trade Freedom) ressort à 77,2, ce qui reflète un niveau de barrières tarifaires et non tarifaires encore sensible. L’édition 2026, qui vient d’être publiée, couvre 184 pays, mais le détail du score du Mali pour 2026 n’est pas encore accessible dans les résultats indexés.
Un pays enclavé, dépendant de corridors de transit vulnérables
Pour le Mali, pays enclavé, la diversification des corridors de transit constitue un enjeu stratégique majeur pour son économie et sa souveraineté commerciale. Historiquement, le corridor Bamako-Dakar est reconnu comme un pilier stratégique du commerce ouest-africain, facilitant plus de 70 % des importations maliennes transitant par les ports régionaux. Les ports d’Abidjan et de San Pedro constituent des points de transit essentiels pour les deux pays enclavés, dont une large part des importations transite par le territoire ivoirien.
Le corridor ferroviaire Dakar-Bamako (1 287 km) reste largement hors service. Le trafic est largement suspendu en raison du mauvais état des infrastructures et d’un entretien insuffisant. La suspension du service ferroviaire a entraîné le report des flux vers le transport routier, accentuant la pression sur les principaux corridors de transit. En 2025, une mission institutionnelle a été mandatée pour préparer la première phase du projet de réhabilitation, axée sur le segment Dakar-Tambacounda.
Face à la vulnérabilité de ces axes, Bamako cherche à diversifier ses accès maritimes. À l’issue du Conseil des ministres du 28 janvier 2026, le Mali a annoncé une série de mesures visant à sécuriser un nouvel axe de transit par la Guinée, avec pour objectif affiché de réduire sa dépendance aux corridors de Dakar et d’Abidjan. Bamako obtient des espaces portuaires et des facilités de traitement de ses marchandises au port de Conakry. En contrepartie, le Mali cède 10 hectares à Conakry, à proximité de la route Kouremalé-Bamako, pour y construire des infrastructures logistiques. Toutefois, face aux 2,5 millions de tonnes traitées par le port de Dakar en 2025 et aux 835 216 tonnes déchargées à Abidjan — en hausse de plus de 24 % — le corridor guinéen reste encore marginal.
Par ailleurs, la Côte d’Ivoire a officiellement supprimé le visa douanier obligatoire pour toutes les marchandises à destination du Mali et du Burkina Faso. Auparavant, ce visa constituait une condition stricte pour l’acceptation des déclarations, ce qui créait souvent des files d’attente et ralentissait la logistique. Désormais, les commissionnaires en douane agréés peuvent déposer directement leurs documents auprès des bureaux compétents. Cette mesure repose sur le Module T1 de gestion du transit, qui assure le suivi des échanges entre la Côte d’Ivoire et le Mali en transmettant en temps réel les données relatives aux marchandises en transit. Cette simplification représente un gain opérationnel réel pour les exportateurs français livrant via Abidjan.
Procédures douanières à l’export et à l’import
Les dernières données chiffrées sur les délais et coûts du commerce transfrontalier au Mali sont celles du Doing Business 2020 (données les plus récentes disponibles, aucune mise à jour publiée depuis l’arrêt de l’indicateur) :
À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (48 h ; 242 USD) ; respect des exigences documentaires (48 h ; 33 USD).
À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (98 h ; 545 USD) ; respect des exigences documentaires (77 h ; 90 USD).
Ces données sont à considérer comme des ordres de grandeur planchers : les délais réels varient sensiblement selon le corridor emprunté, la nature des marchandises et les conditions de sécurité sur les axes routiers.
Sur le plan procédural, les exportations ne sont pas soumises aux droits de douane. Un commissionnaire agréé effectue la déclaration au bureau des douanes, notamment pour le paiement de la redevance informatique et à des fins statistiques. Différents contrôles sont opérés durant le trajet jusqu’au bureau frontière par les agents de la douane, la police, la gendarmerie, les impôts et la brigade mobile d’intervention (BMI). La multiplication des postes de contrôle sur les corridors reste un facteur d’allongement des délais et de coûts informels.
Points de vigilance
⚠ Point d’attention : Le Mali et le Burkina Faso ont officiellement quitté la CEDEAO début 2025, soulevant des interrogations sur la continuité des échanges commerciaux avec les pays côtiers. Si la CEDEAO s’est engagée à garder ses « portes ouvertes » et a demandé à ses États membres de continuer à autoriser la libre circulation et le libre commerce, le retrait formel de la CEDEAO crée de nouvelles incertitudes juridiques et tarifaires. Le FMI a estimé que le retrait du Mali de l’organisation fondée en 1975 aura des effets négatifs sur les échanges commerciaux. « D’un point de vue commercial, la sortie du bloc régional entraînerait beaucoup plus de frictions commerciales. Ces pays sont déjà enclavés et font face à des coûts de transaction assez élevés. Ils risquent d’être confrontés à des coûts de transaction encore plus élevés, ce qui serait préjudiciable à ces pays », selon le directeur du département Afrique du FMI.
⚠ Point d’attention : En septembre 2025, le blocage de l’axe Kayes-Nioro à l’ouest du Mali par le JNIM (groupe djihadiste) a illustré comment un acteur non étatique peut perturber un axe logistique stratégique en ciblant les flux de trafic. Les pays membres de l’Alliance des États du Sahel restent dépendants d’un nombre limité de corridors d’accès maritime, configuration qui contraint leur capacité d’ajustement en cas de perturbation et accroît la vulnérabilité de leurs chaînes d’approvisionnement. Tout opérateur expédiant des marchandises au Mali doit intégrer ce risque dans ses délais et ses plans de contingence.
Sources : Banque mondiale – Logistics Performance Index (2023), Banque mondiale – B-READY Covered Economies (2025), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom Mali (2025), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom Report (2026), Mali Trade Portal – Procédures d’exportation, Mali24 – Suppression visa douanier ivoirien (avril 2026), L’Indépendant – Corridor guinéen (février 2026), Policy Center – Corridors de l’Alliance des États du Sahel (décembre 2025), Banque mondiale – Country Partnership Framework Sahel 2026-2031 (avril 2026)
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