Liban

Économie

Dernière mise à jour : avril 2026

Informations pays

Capitale : Beyrouth

Devise : Livre libanaise (LBP)

Population : 5,8 millions d’habitants (2024, Banque mondiale)

PIB nominal : 28,3 Mds USD (2024, FMI)

Taux de croissance du PIB réel : 2026 (prév.) : +4,0 % ; 2025 (prév.) : +3,5 % ; 2024 : -7,1 % (Banque mondiale, octobre 2025)

Taux d’inflation (IPC) : 2026 : 12,3 % (glissement annuel, février 2026) ; 2024 : 45,2 %

Dette publique (% du PIB) : 176,5 % du PIB en 2024 (Banque mondiale)

Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD) : 12 490 USD (2022, Banque mondiale) — donnée la plus récente disponible

Conjoncture

Le Liban amorce un rebond fragile après un effondrement économique sans précédent. Le PIB réel a encore reculé de 7,1 % en 2024 (révision à la baisse par rapport à l’estimation initiale de -5,7 %), portant la contraction cumulée depuis 2019 à près de 40 %. Ce recul s’explique notamment par la guerre d’un an entre Israël et le Hezbollah et ses conséquences, qui ont accentué la pauvreté et la vulnérabilité au Liban.

Pour 2025, la Banque mondiale projette une croissance du PIB réel de 4,7 % — révisée par la suite à 3,5 % en octobre 2025 —, soutenue par les progrès attendus en matière de réformes, une reprise du tourisme et de la consommation, ainsi que des entrées de capitaux limitées. Ce réajustement a été motivé par un tourisme chancelant, des tensions régionales persistantes et des réformes qui s’éternisent. Pour 2026, le PIB devrait progresser de 4,0 %, le PIB par habitant de 3,1 %, porté par une stabilisation du taux de change depuis août 2023 et un reflux notable de l’inflation, attendue sous les 10 % l’an prochain.

Sur le plan monétaire, la livre libanaise s’est stabilisée sur le marché parallèle autour de 89 500 à 90 000 LBP pour un dollar depuis juillet 2023, après avoir perdu plus de 98 % de sa valeur depuis 2019. Les réserves en devises de la Banque du Liban (BDL) s’élevaient à 11 Mds USD fin juin 2025, en hausse de 2,75 Mds USD depuis juillet 2023, bien que l’accès aux dollars demeure restreint.

La situation des finances publiques présente des signaux plus favorables : en mars 2025, le nouveau gouvernement a adopté le budget de l’État par décret, une première après des années de blocage institutionnel. Ce budget projette un déficit limité à environ 1,1 % du PIB, soit environ 196 M USD. Toutefois, le budget exclut les coûts liés à la reconstruction post-conflit avec Israël et d’autres besoins d’urgence.

La dette publique reste à un niveau insoutenable. Cinq ans après le défaut souverain, le Liban a peu progressé sur la restructuration : la dette publique atteignait 176,5 % du PIB en 2024, avec une dette en devises étrangères représentant environ 98 % du stock total.

L’économie libanaise demeure largement dollarisée et dépendante des transferts de la diaspora. Les envois de fonds des expatriés représentent près de 16 % du PIB, avec environ 6,9 Mds USD reçus en 2024, et des projections à environ 7,2 Mds USD pour 2026. Le secteur bancaire reste paralysé : les banques libanaises sont insolvables, ayant accumulé plus de 72 Mds USD de pertes depuis le début de la crise financière de 2019. Les déposants continuent de faire face à des restrictions mensuelles de retrait sur leurs comptes (environ 400 à 500 USD).

En matière de commerce extérieur, les douanes libanaises ont enregistré des importations totales de 17,3 Mds USD en 2024. Le déficit commercial s’est établi à environ -11,7 Mds USD en 2024, soit une réduction de 14 % par rapport au déficit de -13,6 Mds USD enregistré en 2023. La balance commerciale libanaise reste structurellement déficitaire, en raison d’un appareil exportateur atrophié. Les exportations libanaises fluctuent depuis dix ans entre 3 et 4 Mds USD sans avoir profité de la dépréciation de la livre, freinées par la hausse du coût des intrants, l’effondrement d’Electricité du Liban et l’absence de financements bancaires.

Échanges franco-libanais (2024) : Le commerce bilatéral a généré un excédent de 334 M€ en faveur de la France en 2024. Les exportations françaises de biens ont progressé de +15 % en 2024 par rapport à 2023, portées par les produits agroalimentaires (+33 % à 85 M€), les produits pharmaceutiques (+31 % à 67 M€) et le matériel de transport (+144 % à 24 M€). Les importations françaises en provenance du Liban ont atteint 92 M€ en 2024 (-6,9 % par rapport à 2023), principalement composées d’équipements électriques et ménagers (48 %) et de produits agroalimentaires (15 %). La France se situait au 11ème rang des fournisseurs du Liban en 2024, avec une part de marché de 2,4 %, loin derrière la Chine (11,6 %), la Grèce (8,7 %), la Suisse (6,6 %) et la Turquie (6,1 %), mais devant l’Espagne (1,7 %) et le Royaume-Uni (1,6 %).

Les investissements directs français au Liban se maintiennent malgré la crise, avec un stock d’IDE estimé à 1 Md€ fin 2022, tandis que le stock d’IDE libanais en France s’élevait à 1,6 Md€ fin 2023. Deux groupes français sont positionnés sur des secteurs stratégiques : CMA-CGM (gestionnaire des terminaux à conteneurs des ports de Beyrouth et Tripoli) et TotalEnergies (2ème distributeur de carburant du pays).

⚠ Point d’attention : Après une contraction de 7,5 % en 2024, l’économie libanaise devrait continuer à souffrir jusqu’en 2026 en raison des retombées négatives des conflits géopolitiques régionaux. Au lendemain de la guerre de 12 jours entre l’Iran et Israël en juin 2025, un risque élevé pèse sur l’économie libanaise, principalement en raison de la fragilité du cessez-le-feu entre Israël et l’Iran et des préoccupations sécuritaires qui en découlent. Le Liban fait face à environ 14 Mds USD de dommages liés au conflit, avec des besoins de reconstruction estimés à plus de 11 Mds USD pour 2025-2026.

⚠ Point d’attention : Selon le FMI, le retour à la croissance nécessitera des réformes globales. L’institution financière internationale demeure engagée dans des discussions complexes avec les autorités libanaises, à la suite de leur demande d’un programme appuyé par le Fonds en mars 2025. Le GAFI a confirmé en octobre 2025 le maintien du Liban sur sa liste grise, reportant tout reporting exhaustif et brandissant la menace d’une inscription en liste noire sans progrès décisifs en matière de lutte contre le blanchiment. Si le gouvernement libanais parvient à désarmer le Hezbollah avant les élections législatives prévues en mai 2026, l’amélioration des conditions de sécurité pourrait soutenir les perspectives de croissance.

Points de vigilance

Accès aux devises et contrôle des capitaux : Les déposants font toujours face à des restrictions de retrait mensuel d’environ 400 à 500 USD ; aucune loi formelle sur le contrôle des capitaux n’a été adoptée, bien que la quasi-totalité des analystes la juge indispensable pour préserver les maigres réserves en devises et instaurer un cadre juridique équitable.

Secteur bancaire insolvable : Les banques libanaises restent insolvables avec plus de 72 Mds USD de pertes accumulées depuis 2019. La restructuration bancaire, condition préalable du FMI, reste bloquée malgré l’adoption en cabinet d’une loi sur la résolution bancaire en avril 2025.

Dollarisation et économie de cash : L’économie repose massivement sur les transactions en espèces hors du système bancaire et sur les transferts d’argent via des sociétés de virement.

Risque géopolitique : Toute escalade des tensions retarderait les réformes systémiques exigées par le FMI et les partenaires, découragerait l’investissement et prolongerait l’inflation élevée, le chômage et la stagnation économique en 2026 et au-delà.

Droits de douane américains : En 2025, les États-Unis ont introduit un droit de douane de 10 % sur les importations en provenance du Liban. L’impact global reste limité, les exportations libanaises vers les États-Unis représentant moins de 1 % du PIB.

Sources : Banque mondiale – Lebanon Economic Monitor (juin 2025), Banque mondiale – MPO Lebanon (2025), FMI – Lebanon (2025), DG Trésor – Relations économiques franco-libanaises (2025), DG Trésor – Bilan du commerce extérieur du Liban en 2023 (2024), Coface – Fiche pays Liban (2025), US State Department – 2025 Investment Climate Statement: Lebanon (2025), US ITA – Lebanon Market Overview (2025), Banque mondiale Data – Liban (2025)

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

Population (millions, 2026) : 5,9

Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +3,5 % (Banque mondiale) ; 2024 : -7,1 % (Banque mondiale)

Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2022) : 11 719 (chiffre le plus récent disponible)

Échanges de marchandises (2024, Md USD, données douanes libanaises) : Export : 2,1 Md$ (-53,4 % sur 2023) ; Import : 17,3 Md$

Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché, 2024, douanes libanaises / Comtrade) : 1 – Union européenne : 34 % 2 – Chine : 11,8 % 3 – Suisse : 10 % 4 – Grèce : 9,6 % 5 – Turquie : 7,8 %

Exportations françaises 2024 (DG Trésor) : ≈ 0,490 Md EUR (+15 % sur 2023, tirées par l’agroalimentaire, le pharmaceutique et le matériel de transport)

Indice de perception de la corruption (CPI 2025, Transparency International) : 153/182 (score : 23/100)

⚠ Point d’attention : Le conflit armé entre le Hezbollah et Israël, engagé en octobre 2023 en parallèle du conflit à Gaza, a pris fin avec un accord de cessation des hostilités annoncé le 27 novembre 2024. Les hostilités, bien que concentrées sur le sud du territoire, ont constitué un obstacle supplémentaire à la reprise économique. La Banque mondiale projette une croissance d’environ 4 % en 2026, sous réserve de la poursuite des réformes et d’une stabilité politique maintenue. Une mission du FMI s’est rendue au Liban en février 2026 pour avancer les discussions techniques en vue d’un programme.

Sources : Worldometer / ONU (2026), Banque mondiale (2025), US ITA / Douanes libanaises (2025), Comtrade via Lloyd’s Bank Trade (2025), DG Trésor – Relations bilatérales France-Liban (2025), Transparency International – CPI 2025 (2026)

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Appréciation du credit manager Moci Risque pays : très élevé Risque client : très élevé Notes de risque pays OCDE : 7/7 (octobre 2025) Allianz Trade : D4 – risque de court terme élevé (juin 2025) Coface : pays D ; environnement des affaires D (2025) Credendo : court...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

⚠ Point d’attention — ALERTE MAXIMALE (8-9 avril 2026) : Le 8 avril 2026, quelques heures seulement après l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, le Liban a été visé par une centaine de bombardements israéliens. Le bilan préliminaire s’élève à au moins 250 morts et 800 blessés. L’armée israélienne a qualifié cette opération de « plus grande frappe coordonnée » depuis le début du conflit, visant plus de 100 cibles du Hezbollah en dix minutes à Beyrouth, au Sud-Liban et dans la vallée de la Bekaa. Les déplacements de population ont atteint « une ampleur sans précédent » : environ 1,2 million de personnes, soit près d’un cinquième de la population, ont été contraintes de fuir leur foyer. Plusieurs compagnies aériennes internationales, dont Lufthansa, Emirates, Turkish Airlines, flydubai, Royal Jordanian, Air Arabia et Jazeera Airways, ont suspendu leurs vols à destination et en provenance de Beyrouth. Air France, qui opère habituellement des liaisons quotidiennes depuis Paris-Charles-de-Gaulle vers Beyrouth, a été parmi les premières à réagir, annulant ses vols vers le Liban. Tout déplacement au Liban est à proscrire dans l’immédiat.

S’y rendre

Conditions d’entrée

Du fait de la volatilité du contexte sécuritaire au Liban et dans la région, il est instamment demandé aux ressortissants français de ne pas se rendre au Liban sauf raison impérative. La situation reste incertaine et très volatile, malgré l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu avec Israël le 27 novembre 2024. Des bombardements et frappes israéliennes se poursuivent de manière régulière, notamment dans le Sud et l’Est du pays.

Si vous êtes ressortissant français, vous avez besoin d’un visa pour entrer au Liban, quels que soient le motif et la durée de votre séjour. Ce visa peut s’obtenir à l’arrivée selon le ministère des Affaires étrangères français. Les ressortissants français peuvent également obtenir un visa touristique aux postes frontaliers au Liban pour une durée d’un mois, renouvelable auprès de la Sûreté Générale à Beyrouth. Il est également possible de déposer le dossier avant le départ auprès du consulat général du Liban à Paris ou Marseille. Le passeport doit être en cours de validité au moins 6 mois après la date de retour du séjour. Il est impératif que le passeport soit exempt de tout visa ou tampon d’entrée ou de sortie d’Israël, au risque de se voir refuser l’entrée sur le territoire libanais.

Accès aérien

L’aéroport international Rafic Hariri est situé à 9 km au sud du centre de Beyrouth. L’aéroport a accueilli 2,4 millions de passagers entre janvier et mai 2025, soit une hausse de 5,1 % par rapport à 2024, portée par une reprise des vols après le cessez-le-feu de novembre 2024. Toutefois, au lendemain de la reprise des combats en mars et avril 2026, la situation est particulièrement critique : l’aéroport international de Beyrouth-Rafic Hariri, déjà sous tension en raison des frappes israéliennes récentes, voit ses liaisons européennes se raréfier. En cas d’escalade de la violence, les vols à destination et en provenance du Liban peuvent être réduits ou suspendus à court terme, et l’aéroport pourrait être fermé temporairement. Il convient de vérifier l’état des liaisons avant tout déplacement.

Zones de vigilance

Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères maintient le Liban en vigilance renforcée sur sa carte des conseils aux voyageurs, avec des zones formellement déconseillées, notamment la zone sud du Litani (frontière avec Israël), formellement déconseillée. À Beyrouth, il convient d’éviter les quartiers sud de la ville (Dahiye), à l’exception de l’aéroport. Ces quartiers, qui comprennent notamment les districts Borj el Barajneh, Haret Hreik et Laylaki, ne sont pas entièrement contrôlés par les forces de sécurité officielles libanaises. Les camps de réfugiés palestiniens sont déconseillés sauf raison impérative.

Chiffres clés

Indice de paix mondial (GPI 2025) : Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA) demeurent la région la plus instable pour la dixième année consécutive selon le Global Peace Index 2025 de l’Institute for Economics and Peace (visionofhumanity.org). Le Liban figure parmi les pays les moins pacifiques de cette région.

Français immatriculés : Au 1er janvier 2023 (données les plus récentes disponibles), 20 351 Français étaient inscrits au consulat de Beyrouth. Près de 90 % d’entre eux ont la double nationalité franco-libanaise.

Coût de la vie (2026) : En moyenne, le coût de la vie au Liban en 2026 est 27 % moins important qu’en France. L’indice Numbeo de mi-2025 classe Beyrouth au 228e rang mondial avec un indice de 45,5 (New York = 100), soit environ 20 % de moins qu’à Lyon ou Marseille.

Budget expatrié à Beyrouth : Pour un expatrié vivant dans des conditions confortables mais non luxueuses, les dépenses mensuelles sont estimées à 700-750 USD hors loyer pour une personne seule, et à 1 250-1 300 USD tout compris.

Pertes humaines (conflit 2026) : Les frappes israéliennes ont tué 1 530 personnes au Liban depuis la reprise des combats entre le Hezbollah et Israël le 2 mars 2026, selon le ministère libanais de la Santé (chiffre antérieur aux frappes massives du 8 avril 2026).

Représentation française

Ambassade de France au Liban

Rue de Damas – Espace des Lettres – Ras El-Nabaa, Beyrouth
Tél. : +961 1 42 00 00 / +33 1 75 79 42 82
Courriel : [email protected]
Site web : lb.ambafrance.org
Ambassadeur : S. E. M. Hervé Magro

Consulat général de France à Beyrouth

Espace des Lettres – Bâtiment A – Rue de Damas, BP 11477, Beyrouth
Pour les démarches consulaires, contacter France Consulaire :
— via un appel audio par internet : teletech.fr/webrtcbtn?consulat=beyrouth (gratuit, hors coût d’accès à internet)
— au +33 (0)1 75 79 42 82 (coût d’un appel international)
En cas d’urgence : numéro de permanence +961 3 566 388
Consul général : Éric Amblard
Site web : lb.ambafrance.org/-Consulat-general-de-France-a-Beyrouth-

Consulats du Liban en France

Paris : Section consulaire du Liban – 123, avenue Malakoff, 75116 Paris – Tél. : 01 40 67 26 36 – Courriel : [email protected]
Marseille : Consulat général du Liban – 2, avenue du Parc Borely, 13008 Marseille – Tél. : 04 91 71 50 60

Marché du travail

Accès à l’emploi pour les expatriés

Le Liban ne cherche pas à attirer massivement des travailleurs étrangers. Le pays dispose d’une main-d’œuvre qualifiée et le droit du travail impose que 75 % des effectifs d’une entreprise soient libanais. De nombreuses professions sont réservées aux nationaux, notamment dans les domaines de la médecine, du droit, de l’ingénierie ou de la comptabilité.

Pour travailler au Liban, un étranger doit au préalable obtenir un agrément du ministère du Travail, qui lui délivre ensuite un permis de travail. L’employeur doit présenter un contrat de travail légalisé par un notaire et une attestation de l’Office national de l’emploi décrivant le poste vacant et prouvant qu’aucun Libanais n’a les qualifications requises. Ce n’est qu’ensuite que le ministère du Travail délivre l’autorisation de travail. Le permis de travail est valable un an et renouvelable. Le traitement prend généralement 1 à 3 mois, avec des frais d’environ 200 USD.

Secteurs porteurs

Des opportunités existent dans les technologies de l’information, la santé, l’enseignement, les organisations internationales et le tourisme. La plupart des salaires qualifiés sont désormais versés partiellement ou intégralement en dollars américains. Le secteur technologique libanais est en croissance rapide, avec un dynamisme prononcé à Beyrouth et dans des hubs comme le Beirut Digital District. La demande de compétences dépasse l’offre locale dans certains créneaux très pointus. De nombreuses ONG et organisations internationales, dont plusieurs agences des Nations Unies, maintiennent des opérations importantes à Beyrouth.

Contexte du marché du travail en 2025

En 2025, le marché du travail libanais ne ressemble plus à un système qui « produit » des emplois et des carrières. Il ressemble à un dispositif de survie : multiplication des petits boulots, salaires bricolés entre livres et dollars, secteur public en tension permanente, et départ continu des compétences. Le fait le plus lourd de 2025 n’est peut-être pas le chômage : c’est la fuite du capital humain. Le Liban ne perd pas seulement des travailleurs ; il perd des professions clés, formées localement, qui partent exercer ailleurs.

Ressources pour la recherche d’emploi

La Chambre de commerce et d’industrie franco-libanaise propose un soutien dans la recherche d’emploi aux expatriés français : ccfrancolibanaise.com

Union des Français à l’Étranger (UFE) – section Liban : ufe.org/dossier-pays/liban/

Le Petit Journal Beyrouth : lepetitjournal.com/beyrouth

Coût de la vie et budget

En 2026, le coût de la vie au Liban est en moyenne 27 % moins important qu’en France. Les restaurants sont 40 % moins chers qu’en France, l’alimentation 42 % moins chère et l’hébergement hôtelier environ 10 % moins cher. Ces indices doivent néanmoins être relativisés par l’instabilité structurelle du pays.

Malgré la stabilisation du taux de change autour de 89 700 livres libanaises le dollar depuis l’été 2023, les prix ont grimpé de 30 %. Le taux d’inflation annuel est passé de 221,3 % en 2023 à 45,24 % selon les chiffres de l’Administration centrale des statistiques. Dans le secteur du logement, les loyers ont augmenté de 22,45 % sur un an et les prix de l’immobilier de 30 %. Cette tension s’explique notamment par les déplacements massifs de population à la suite des destructions subies durant le conflit opposant le Hezbollah à Israël.

L’avantage de travailler au Liban pour les expatriés n’est réel que s’ils sont payés en devises fortes. Pour les salariés rémunérés en livres libanaises ou en « dollars locaux » dévalués, le coût de la vie à Beyrouth peut dépasser cinq fois le salaire médian local.

Conseils pratiques

Sécurité et déplacements

Il est conseillé aux Français de passage ou résidant au Liban de suivre strictement les consignes diffusées par les autorités locales, de limiter leurs déplacements, et de se mettre à l’abri en cas d’alerte. Il est fortement recommandé aux Français de passage de s’inscrire sur le Fil d’Ariane (ariane.diplomatie.gouv.fr). Les ressortissants français résidant au Liban sont appelés à consulter le site internet du Consulat général de France à Beyrouth et à respecter les consignes diffusées par l’ambassade et le consulat général sur leurs comptes X.

Compte X Ambassade : @AmbaFranceLiban

Compte X Consulat : @ConsulatFRLiban

Centre de crise et de soutien du MEAE (24h/24, 7j/7) : +33 1 49 17 51 00

Santé

Aucune restriction sanitaire liée au Covid-19 n’est imposée à l’entrée au Liban en 2025. Cependant, le système de santé libanais reste fragilisé par la crise économique. Dans le contexte du conflit d’avril 2026, les hôpitaux sont débordés et un appel massif aux dons de sang a été lancé dans tout le pays. Une assurance santé internationale couvrant l’évacuation médicale est indispensable.

Transports locaux

Les transports publics sont peu développés et les routes parfois dangereuses. Beaucoup d’expatriés combinent taxis, VTC (Uber est bien implanté à Beyrouth) et éventuellement une voiture personnelle. Il convient de limiter les déplacements à l’intérieur du pays au minimum et de vérifier au préalable les conditions de sécurité.

Langues et culture

La francophonie est profondément enracinée au Liban : le français est encore largement parlé, surtout à Beyrouth et dans les milieux éduqués, et les enseignes bilingues arabe-français jalonnent les rues. Le français occupe une place particulière au Liban, langue d’enseignement dans de nombreuses écoles, il est couramment parlé dans les milieux d’affaires et les quartiers aisés de Beyrouth. Cette proximité linguistique et culturelle facilite l’intégration des expatriés francophones. Cependant, si le français reste une langue recherchée, il est indispensable de parler arabe pour trouver un emploi rapidement au Liban.

Finances et paiements

Avec la chute brutale de la livre libanaise et un double système de taux de change, évaluer le coût de la vie reste un exercice délicat. L’économie est largement dollarisée. Compte tenu de la volatilité du taux de change et du recours massif aux paiements en cash, les chiffres de budget sont davantage des repères que des certitudes. Il est fortement conseillé de disposer de liquidités en dollars américains et de ne pas compter sur le système bancaire libanais, toujours profondément paralysé depuis la crise de 2019.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – Conseils aux voyageurs Liban (mis à jour 7 avril 2026), Ambassade de France au Liban (2025-2026), ONU Info – Frappes au Liban, avril 2026, Franceinfo – Frappes israéliennes au Liban (9 avril 2026), Global Peace Index 2025 – Institute for Economics and Peace, Combien-coute.net – Coût de la vie Liban 2026, Libnanews – Marché du travail Liban 2025, Expat.com – Guide expatrié Beyrouth (décembre 2025)

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

Les acteurs publics

AMBASSADE DE FRANCE AU LIBAN
Représentation diplomatique de la France auprès de la République libanaise. L’ambassadeur en poste est S.E. M. Hervé Magro.
Adresse : Rue de Damas – Espace des Lettres – Ras El-Nabaa, Beyrouth
Tél. : +961 (0)1 420 000 — du lundi au vendredi, 8h15 à 13h et 14h à 16h30
Urgence consulaire : +961 3 566 388
Email : [email protected]
Site : https://lb.ambafrance.org

BUSINESS FRANCE LIBAN
Bureau implanté au sein de l’Ambassade de France. Accompagne les entreprises françaises dans leur développement commercial au Liban et dans la région.
Adresse : Espace des Lettres – Rue de Damas, Beyrouth
Tél. : +961 (0)1 420 150
Email : [email protected]
Horaires : lundi au vendredi, 8h30–13h00 et 14h00–17h15
Site : https://export.businessfrance.fr/liban/

SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL DE LA DG TRÉSOR (SER DE BEYROUTH)
Basé à Beyrouth, le Service Économique Régional couvre les pays du Proche-Orient : Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Syrie, Territoires palestiniens, Irak et Iran. Il pilote la relation économique bilatérale avec le Liban et appuie les entreprises françaises dans leurs projets.
Adresse : Espace des Lettres – Rue de Damas – Beyrouth
Tél. : +961 (0)1 420 150
Email : [email protected]
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/LB

Les acteurs privés

CCI FRANCE LIBAN – MEREF
Créée en 2008 à l’initiative conjointe de chefs d’entreprises franco-libanais et du SER de Beyrouth, la CCI France Liban est un groupement d’entités économiques françaises et libanaises œuvrant pour le rapprochement économique entre les deux pays. Elle a rejoint en 2016 le réseau CCI France International. La chambre propose des services d’appui à l’implantation, de mise en réseau, de portage salarial et organise de nombreux événements professionnels.
Adresse : Campus de l’ESA, 289 rue Clemenceau, Beyrouth
Tél. : +961 (0)1 373 373 ext. 1164
Email : [email protected]
Site : https://www.ccifranceliban.com

SALVEO (groupe ADIT)
Salveo est le partenaire de référence des entreprises souhaitant développer leur croissance internationale. Fondée en 1992, la société a rejoint le groupe ADIT en 2013, leader européen en intelligence stratégique. Avec plus de 50 filiales et implantations dans le monde, Salveo offre une gamme complète de solutions stratégiques et opérationnelles : prospection commerciale, portage salarial, due diligence, gestion de filiales. La société dispose d’un correspondant local à Beyrouth.
Localisation : Beyrouth
Email : [email protected]
Siège France : 22 rue Georges Picquart, 75017 Paris — Tél. : +33 (0)1 84 79 17 50
Site : https://salveo.international

Avocats d’affaires francophones

HAGE-CHAHINE LAW FIRM
Cabinet fondé en 1976, Hage-Chahine Law Firm fournit des services juridiques complets en France, au Liban et au Moyen-Orient depuis 1976. Le cabinet est reconnu pour traiter des dossiers de haut profil et est considéré comme le cabinet de référence pour les entreprises internationales opérant au Liban. C’est le seul cabinet libanais comptant deux avocats titulaires du titre d’Agrégé des Facultés de droit françaises. Expertise : arbitrage, contentieux, droit des sociétés, fusions-acquisitions, droit bancaire, droit de la construction, contrats internationaux.
Adresse : Mohanna Building, 2nd Floor, Hazmieh – Gardenia, Beyrouth
Tél. : +961 5 452 298
Email : [email protected]
Site : https://www.hagechahine.com

OBEID & PARTNERS
Cabinet dont les dossiers incluent des mandats locaux et internationaux conduits en anglais, français et arabe. Cabinet full-service de premier rang opérant dans la région MENA, avec des bureaux à Beyrouth, Dubaï et Paris. Seul cabinet libanais régulièrement classé parmi les 100 meilleures pratiques d’arbitrage dans le monde (GAR 100). Expertise : arbitrage international, contentieux commercial, droit bancaire et financier, droit des contrats, énergie et infrastructure.
Adresse Beyrouth : Stratum Building, Omar Daouk Street – Beirut Central District, P.O. Box 116/2234, Law Courts Beirut 1109 2020
Tél. : +961 1 363 790
Email : [email protected]
Bureau Paris : 222 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris
Site : https://obeidpartners.com

MOGHAIZEL LAW OFFICE
L’un des rares cabinets libanais couvrant l’ensemble des branches du droit libanais et fournissant des conseils juridiques multilingues (anglais, français et arabe) aux multinationales et aux entreprises à activité internationale. Fondé en 1953, le cabinet compte 19 avocats dont 6 associés. Il conseille ses clients locaux sur leurs besoins juridiques à l’étranger et assure le soutien pour les transactions internationales. Membre du réseau international Lex Mundi.
Adresse : Beyrouth (à confirmer sur www.moghaizel.com)
Site : https://www.lexmundi.com/firms/moghaizel-law-office/beirut/

Sources d’information internet

Ambassade de France au Liban — site officiel, actualités et services consulaires

Business France Liban — accompagnement export, contacts bureau de Beyrouth

DG Trésor – Fiche Liban — conjoncture économique, analyses sectorielles, Brèves du Proche-Orient

CCI France Liban – MEREF — réseau d’affaires franco-libanais, annuaire membres, événements

Salveo (groupe ADIT) — conseil et développement international, présence à Beyrouth

Hage-Chahine Law Firm — cabinet d’avocats d’affaires francophone, Beyrouth

Obeid & Partners — cabinet d’avocats francophone, Beyrouth / Paris / Dubaï

Moghaizel Law Office (Lex Mundi) — cabinet multilingue, droit libanais et international

Conseillers du Commerce Extérieur de la France – Section Liban — réseau de chefs d’entreprises, liens utiles

Sources : Ambassade de France au Liban (2026), Business France Beyrouth (2025), DG Trésor – Liban (2026), SER Beyrouth – Ambassade de France (2025), CCI France Liban – MEREF (2026), Salveo (2025), Hage-Chahine Law Firm (2025), Obeid & Partners Beyrouth (2025), Moghaizel Law Office / Lex Mundi (2025), Service-public.fr – Ambassade de France au Liban (2025)

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Indicateurs de performance logistique

Doing Business (Banque mondiale) : La Banque mondiale a mis fin à la publication Doing Business en septembre 2021. Son successeur, le Business Ready (B-READY), en est à sa deuxième édition (2025). Alors que B-READY 2024 couvrait 50 économies, B-READY 2025 en évalue 101, avec une expansion prévue à plus de 160 économies en 2026. Le Liban est absent du rapport B-READY ; son exclusion tient vraisemblablement aux difficultés de collecte de données dans un contexte de crise économique sévère.

Logistics Performance Index (LPI) – Banque mondiale : Le LPI est un outil de référence interactif qui aide les pays à identifier les défis et opportunités liés à leur performance logistique. La dernière édition disponible est le LPI 2023, qui couvre 139 pays. Le Liban n’est pas classé dans cette édition : les graves dysfonctionnements économiques, la destruction partielle du port de Beyrouth et l’instabilité politique ont rendu la collecte de données insuffisante pour produire un score national. Le jeu de données complet LPI couvre les années 2007, 2010, 2012, 2014, 2016, 2018 et 2023.

Index de liberté économique (Heritage Foundation) : Dans l’édition 2026 de l’Index de liberté économique, le Liban obtient un score de 43,1 et se classe au 167e rang mondial. Ce score est en légère baisse par rapport à 2025, où le Liban figurait au 165e rang mondial avec un score de 44,1, 12e sur 14 pays dans la région MENA. L’économie libanaise est catégorisée comme « réprimée » pour la quatrième année consécutive.

Port de Beyrouth : reprise partielle en 2025

Le port de Beyrouth demeure le principal point d’entrée maritime du pays. Au premier trimestre 2025, le port a traité 1,44 million de tonnes de fret, en hausse de 10,8 % par rapport à la même période en 2024. En juillet 2025, près de 100 000 conteneurs EVP ont transité par le port, un record depuis 2019, dernière année où le port avait fonctionné à plein régime avant la crise économique et l’explosion du 4-août. Toutefois, l’activité de transbordement reste fragile : elle a chuté de 32,9 % au début 2025, passant de 39 115 à 26 229 conteneurs.

Sur le plan structurel, cinq ans après l’explosion, la reconstruction reste largement au point mort, freinée par la corruption, la crise économique, l’instabilité politique et des défis logistiques colossaux. CMA-CGM est un acteur économique majeur de la filière logistique au Liban, en tant que gestionnaire des terminaux à conteneurs des ports de Beyrouth et Tripoli. Les cabinets Artelia et Egis ont assisté, en 2024, le port de Beyrouth sur financement FASEP pour préparer un plan de reconstruction. En février 2026, le directeur du port a annoncé le lancement d’une série de projets de développement en partenariat avec le Conseil pour le développement et la reconstruction (CDR), dont la mise en place d’une ligne logistique reliant le port à la frontière libano-syrienne via la Békaa, ainsi que la construction d’un port sec dans la Békaa.

Le manque de modernisation du port, combiné à une gouvernance encore peu transparente, limite la possibilité d’un rebond rapide. La réduction des transbordements pourrait affaiblir son rôle comme hub régional, à quoi s’ajoute l’absence d’une stratégie nationale de transport maritime intégrée.

Aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth

Unique infrastructure aéroportuaire civile du pays, l’aéroport de Beyrouth est en reprise mais sous tension. En 2025, il a accueilli 7 millions de passagers, malgré une capacité limitée à 6 millions de visiteurs. Un projet d’agrandissement porté par l’Autorité de l’aviation civile du Liban (LCAA), créée en juillet 2025, vise à désengorger cette infrastructure saturée. Sur le fret aérien, les volumes importés ont augmenté de 6,4 % entre T1 2024 et T1 2025, atteignant 10 473 tonnes, tandis que les exportations de marchandises ont chuté de 21,2 % pour s’établir à 4 154 tonnes. Les systèmes de transport sont globalement en mauvais état ; seule infrastructure aéroportuaire civile du pays, l’aéroport de Beyrouth fonctionne de manière dégradée, avec des équipements vieillissants et un terminal passagers congestionné.

Procédures douanières et commerce transfrontalier

Les données les plus récentes disponibles sur les délais et coûts douaniers restent celles issues du Doing Business 2020 (chiffres les plus récents disponibles) : à l’export, le respect des procédures de commerce transfrontalier nécessitait 96 heures pour un coût de 480 USD, et le respect des exigences documentaires 48 heures pour 100 USD. À l’import, ces chiffres s’élevaient respectivement à 180 heures / 790 USD et 72 heures / 135 USD. En l’absence de nouvelle mesure méthodologique comparable (B-READY ne couvrant pas encore le Liban), ces données restent la référence de marché disponible, mais elles sous-estiment probablement la dégradation réelle des conditions opérationnelles depuis 2020.

Sur le plan réglementaire, plus de 83 % des biens importés au Liban sont soumis à des droits de douane inférieurs ou égaux à 5 %. Le Liban accepte le carnet ATA. Moins de 1 % des produits importés font l’objet de restrictions commerciales (licences, certificats techniques, médicaux, phytosanitaires) pouvant s’apparenter à des barrières non-tarifaires. Une réforme globale des douanes reste nécessaire et la France y positionne son assistance technique, notamment à travers le déploiement d’une ETI douanière depuis septembre 2023.

Points de vigilance

Conformité documentaire critique : Les procédures douanières sont parfois imprévisibles, avec des exigences documentaires strictes et des contrôles renforcés, comportant un risque de blocage en cas de conformité incomplète. Les marchandises sensibles nécessitent une anticipation logistique renforcée en raison des contraintes énergétiques.

Instabilité bancaire : L’instabilité bancaire impacte les règlements portuaires et les garanties, avec une conséquence directe sur la libération des conteneurs.

Risques géopolitiques persistants : Le port de Beyrouth fonctionne normalement et le trafic conteneur est en reprise depuis 2025, mais la région reste exposée à des risques logistiques et géopolitiques. Les transporteurs appliquent parfois des surcharges exceptionnelles liées au risque.

Infrastructure télécom fragile : Les services de téléphonie et d’internet connaissent des perturbations récurrentes. La situation financière de l’entreprise publique Ogero, unique fournisseur de bande passante au Liban, est extrêmement fragile ; l’état de l’infrastructure est incertain compte tenu de l’absence de travaux de maintenance depuis 2019.

⚠ Point d’attention : En juin 2025, les frappes israéliennes contre l’Iran ont conduit plusieurs compagnies aériennes internationales à suspendre temporairement leurs liaisons vers Beyrouth. L’aéroport international de Beyrouth a malgré tout accueilli 2,4 millions de passagers entre janvier et mai 2025, en hausse de 5,1 % par rapport à 2024. Toute escalade régionale impliquant le Hezbollah ou l’Iran est susceptible d’affecter directement les liaisons aériennes et les flux logistiques du pays.

Sources : Banque mondiale – B-READY (2025), Banque mondiale – LPI (2023), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom (2026), Credit Libanais – IEF Lebanon (2025), DG Trésor – Liban, opportunités sectorielles (2025), DG Trésor – Accès au marché libanais (2025), DG Trésor – Visite aéroport de Beyrouth (2026), Libnanews – Port de Beyrouth T1 2025 (2025), L’Orient-Le Jour – Projets port de Beyrouth (2026), Ici Beyrouth – Port de Beyrouth hub stratégique (2025)

Actualités : Liban

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