Gabon

Économie

Dernière mise à jour : avril 2026

Informations pays

Capitale : Libreville

Devise : Franc CFA BEAC (XAF)

Population : 2,5 millions d’habitants (2024, Banque mondiale)

PIB (USD courants) : 20,9 milliards USD (2024, Banque mondiale)

PIB par habitant (USD courants) : 6 619 USD (2024)

Revenu national par habitant en parité de pouvoir d’achat (USD PPA) : 24 128 USD PPA (2024, FMI)

Taux de croissance du PIB réel : 2026 : +2,6 % (prév. FMI) ; 2025 : +1,9 % (prév. FMI) ; 2024 : +2,9 % (Banque mondiale)

Taux d’inflation (indice des prix à la consommation) : 2024 : +1,2 % ; 2025 : +1,5 % (prév.) ; 2026 : +2,0 % (prév.) — source : CEA/BSR-AC

Dette publique (% du PIB) : 2024 : 72,5 % du PIB (contre 70,6 % en 2023) ; 2027 : 86,1 % projeté (Banque mondiale), dépassant le critère de convergence CEMAC fixé à 70 %

Solde budgétaire (% du PIB) : 2024 : déficit estimé à -3,7 % du PIB (contre un excédent de +1,8 % en 2023)

Sources : FMI (World Economic Outlook, Article IV 2024), Banque mondiale (Note de conjoncture 2025), CEA/BSR-AC, Trading Economics

Conjoncture

Une économie toujours tributaire du pétrole, dans un contexte de transition politique

⚠ Point d’attention : En février 2026, une délégation du FMI a entamé une mission de collecte d’informations sur la situation économique réelle du Gabon en vue de conclure, ou non, un programme d’appui financier. En réponse aux pressions du Fonds, le gouvernement gabonais travaille déjà sur un budget 2026 rectificatif « tourné vers plus d’austérité », avec pour exigences une augmentation des recettes non pétrolières, une maîtrise de la masse salariale et un meilleur ciblage des subventions. Le FMI s’inquiète d’une « chute brutale » des réserves de change, qui ont fondu pour atteindre seulement 4,43 milliards d’euros à fin 2025, bien en deçà de l’objectif minimal de 5,75 milliards d’euros.

Retour à l’ordre constitutionnel

Le contexte politique a connu une évolution majeure depuis le coup d’État militaire du 30 août 2023, qui a renversé la dynastie Bongo après plus de 56 ans au pouvoir. Une élection présidentielle a été organisée le 12 avril 2025, première du pays depuis le coup d’État qui avait mis fin à la dynasty Bongo. Brice Oligui Nguema, chef du gouvernement de transition et figure militaire derrière le coup d’État de 2023, a remporté l’élection avec 90,35 % des voix. Il a été officiellement investi comme président le 3 mai 2025. En deux tours, les 27 septembre et 11 octobre 2025, les Gabonais ont également élu les membres de leurs conseils locaux et de la nouvelle assemblée nationale, marquant ainsi l’achèvement quasi complet de la transition politique.

Une croissance modeste, freinée par le déclin pétrolier

L’économie gabonaise a enregistré une croissance estimée à 2,9 % en 2024, soutenue principalement par le secteur pétrolier et une accélération des travaux publics, mais cette progression modeste a limité la création d’emplois. Pour la période 2025-2027, la Banque mondiale projette une croissance d’environ 2,4 %, dont les perspectives restent vulnérables aux incertitudes mondiales, notamment les restrictions commerciales et la fluctuation des prix du pétrole. Le FMI, de son côté, table sur une croissance de 1,9 % en 2025 puis 2,6 % en 2026, des chiffres bien inférieurs aux projections officielles. Ce rythme modéré reflète une transition économique progressive, freinée par la faiblesse de l’investissement privé et les contraintes budgétaires.

La BAD note que la production pétrolière devrait reculer de 2,1 % en 2025 puis de 4,7 % en 2026, en raison de la maturation des gisements, ce qui pèse structurellement sur les performances globales du pays. La Banque mondiale explique ce recul par « la fin du cycle haussier tiré par le pétrole et le ralentissement de la dépense publique », le secteur pétrolier représentant encore plus de 35 % du PIB et 70 % des recettes d’exportation.

Des finances publiques sous pression croissante

Malgré la stabilité des recettes publiques grâce aux efforts de numérisation fiscale, les dépenses publiques ont augmenté de 24 % en 2024, notamment en infrastructure et dans les mesures sociales, creusant le solde budgétaire de +1,8 % en 2023 à un déficit estimé à -3,7 % du PIB en 2024. Le déficit budgétaire est estimé à environ 5,2 % du PIB en 2025, largement au-dessus de la norme communautaire CEMAC, du fait de dépenses croissantes et de difficultés persistantes à mobiliser les recettes publiques. La dette publique a atteint 72,5 % du PIB en 2024, dépassant le critère de convergence de la CEMAC fixé à 70 %. Le service de la dette représentait déjà 42,6 % des recettes publiques totales en 2024.

Après plusieurs mois de discussions et une mission de haut niveau en novembre 2025, le Gabon a validé le principe d’un nouveau programme économique avec le FMI, axé sur le renforcement de la gouvernance, la transparence des finances publiques et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Un secteur extractif à deux vitesses

Troisième économie d’Afrique centrale, le Gabon reste dépendant d’un modèle extractif concentré. Les fortes exportations de matières premières ont généré un excédent commercial élevé en 2024, mais 97 % des exportations sont constituées de pétrole, de manganèse et de bois. Si le pétrole recule structurellement, la production de manganèse a contribué à la bonne tenue du secteur des industries extractives au premier trimestre 2025. Comilog (filiale d’Eramet) a cependant enregistré une production de 6,8 millions de tonnes de minerai de manganèse à haute teneur en 2024, en baisse de 8 % par rapport à l’année précédente, avec des volumes transportés également en recul de 8 %. Sur le plan stratégique, le Gabon a officialisé une décision historique : à compter du 1er janvier 2029, il mettra fin à l’exportation de minerai brut de manganèse, afin d’imposer une transformation locale à plus forte valeur ajoutée.

Face au recul du pétrole, l’agriculture — notamment les filières bois et huile de palme —, le secteur minier (manganèse) ainsi que les BTP et la demande intérieure sont identifiés comme des moteurs de croissance. La Banque mondiale anticipe que la reprise sera tirée par les secteurs du bois, des minéraux et de l’agriculture.

Une pauvreté persistante malgré les richesses naturelles

Le manque d’opportunités d’emploi et une croissance modeste ont entraîné une augmentation de la pauvreté : plus d’un tiers des Gabonais vivent dans la pauvreté, tandis que le taux de chômage atteint environ 20 % de la population active. En 2024, 34,6 % des Gabonais vivaient avec moins de 6,85 dollars par jour (en PPA 2017). Le nombre absolu de personnes vivant dans la pauvreté au Gabon devrait dépasser le million d’ici 2026, selon la Banque mondiale. Le Gabon ne consacre que 0,2 % de son PIB à l’aide sociale non contributive, bien en deçà de la moyenne des pays à revenu intermédiaire supérieur (0,8 %).

Un secteur bancaire fragilisé, en quête de financement externe

Le secteur bancaire gabonais, comptant une poignée d’acteurs commerciaux, reste exposé au risque souverain et aux tensions de liquidité. La dégradation des notes souveraines par Fitch et Moody’s en 2024 a réduit l’appétit des investisseurs, rendant les emprunts plus coûteux : une opération de rachat d’euro-obligations réalisée en février 2025 a été effectuée à un taux de 12,7 %, reflétant un risque de défaut perçu comme élevé. Le secteur numérique, bien que porteur d’avenir, pâtit également de la contrainte financière générale.

Points de vigilance

Risque pétrolier : le déclin continu de la production pétrolière constitue le principal facteur de fragilité de la croissance gabonaise, dans un contexte de cours mondiaux incertains.

Risque budgétaire et d’endettement : la trajectoire d’endettement accentue les risques budgétaires et de liquidité, limitant la capacité de l’État à investir dans les secteurs sociaux et infrastructurels.

Risque politique : malgré le retour à l’ordre constitutionnel, Oligui Nguema pourrait peiner à mobiliser les ressources nécessaires pour répondre aux attentes sociales, dans un pays toujours dépendant de l’or noir et d’un service de la dette croissant, notamment envers la Chine.

Risque social : la persistance du chômage, associée à une protection sociale insuffisamment financée et mal ciblée, devrait maintenir les niveaux de pauvreté à un niveau élevé.

Risque CEMAC : la situation gabonaise est indissociable de la santé fragile de la zone CEMAC, le FMI s’inquiétant d’une chute des réserves de change régionales en 2025.

Sources : FMI, Article IV Gabon (2024), Banque mondiale, Note de conjoncture économique du Gabon (2025), DG Trésor, Situation économique du Gabon, Sika Finance, Perspectives FMI Gabon (2025), Financial Afrik, Mission FMI Gabon (février 2026), Gabon Review (2025-2026), BEAC, Rapport de Politique Monétaire (juin 2025), CEMAC, Rapport de Surveillance Multilatérale 2025-2026, Gabon Media Time / BAD, African Economic Outlook 2025

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

Population (millions, 2024) : 2,54

Taux de croissance du PIB réel : 2024 : 2,9 % (estim., Banque mondiale) ; 2025 : 1,9 % (estim., FMI) ; 2026 : 2,6 % (prév., FMI)

PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 18 923

Échanges de marchandises (2023, Md USD, évolution sur 2022) :
Export : 7,7 Md USD ; Import : 6,1 Md USD (OMC)

Exportations françaises 2023 : 0,588 Md EUR, +10 % (Douanes françaises)

⚠ Point d’attention : Le Gabon représente en 2024 le 1er solde positif de la France dans la zone Afrique centrale, avec un excédent commercial de 453,6 M EUR (DG Trésor), confirmant la solidité de la relation commerciale bilatérale malgré l’absence de données définitives sur les exportations françaises 2024 vers le Gabon.

Indice de perception de la corruption (CPI 2025) : 135/182 (score : 29/100, Transparency International)

⚠ Point d’attention : Une élection présidentielle s’est tenue le 12 avril 2025, première depuis le renversement de la dynastie Bongo lors du coup d’État de 2023 ; le président de la transition sortant, Brice Oligui Nguema, s’est présenté en indépendant. Il a remporté le scrutin avec 94,85 % des suffrages exprimés et a été officiellement investi le 3 mai 2025. Cette normalisation politique pourrait favoriser la reprise des investissements et des échanges commerciaux avec la France, dans un contexte où le Gabon demeure dépendant du pétrole et de son prix mondial fluctuant, tandis que le service de sa dette publique exerce une pression croissante.

Sources : FMI – Perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne (2024-2025), Banque mondiale – Note de conjoncture Gabon (2025), OMC – Statistiques du commerce mondial (2023), DG Trésor / Classe Export – Échanges France-Gabon 2023 (2024), DG Trésor – Échanges France-zone Afrique centrale 2024, Transparency International – CPI Gabon (2025)

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Appréciation du crédit manager Moci Risque pays : très élevé — situation en dégradation marquée Risque client : très élevé Notes de risque pays OCDE : 7/7 (2024/2025) Allianz Trade : D3, risque sensible pour les entreprises (données Q4 2025) Coface : pays C ; enviro...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

Gabon — Mobilité et pratique

⚠ Point d’attention : Le Gabon a connu un coup d’État militaire le 30 août 2023, qui a renversé la dynastie Bongo après 56 ans de pouvoir. Brice Clotaire Oligui Nguema a été élu président du Gabon avec 94,85 % des suffrages, selon les résultats définitifs proclamés par la Cour constitutionnelle le 25 avril 2025. Il a officiellement été inauguré comme président le 3 mai 2025. Le Gabon a réintégré le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine le 12 février 2026, marquant son retour diplomatique après sa suspension post-coup de 2023. Le pays entame en 2026 une phase de consolidation institutionnelle post-transition. La feuille de route pour 2026 est articulée autour de trois priorités : la sécurité des personnes, le renforcement de la réponse pénale et l’affirmation de la souveraineté économique.

S’y rendre

Accès aérien depuis la France

Air France propose 7 vols par semaine en moyenne au départ de Paris Charles-de-Gaulle vers Libreville. Toutefois, à compter d’octobre 2025, la compagnie française Air France ne propose plus que trois vols directs hebdomadaires entre Libreville et Paris, les trois autres liaisons étant opérées avec escale à Pointe-Noire ou Brazzaville, conséquence directe des tensions fiscales qui pèsent sur les compagnies aériennes au Gabon. Le trajet Libreville-Paris dure 7 heures en moyenne. D’autres compagnies assurent la liaison avec escale, notamment Royal Air Maroc (via Casablanca), Turkish Airlines (via Istanbul) et Ethiopian Airlines (via Addis-Abeba).

L’aéroport international Léon-Mba est situé au nord de Libreville, à douze kilomètres du centre-ville, accessible en 10 à 20 minutes depuis le centre.

Formalités d’entrée

Le visa est exigé pour les ressortissants français, la carte nationale d’identité n’étant pas reconnue pour pénétrer sur le territoire gabonais. Tous les voyageurs doivent être munis d’un passeport d’une validité supérieure à 6 mois et d’un visa, qui peut être sollicité sur le site de la Direction générale de la documentation et de l’immigration.

Deux options sont disponibles :

Visa consulaire classique : Le visa d’affaires présente un tarif consulaire de 55 euros en délai standard de 7 jours ouvrés, et 110 euros en délai urgent de 3 jours ouvrés.

E-Visa : Le visa électronique coûte 85 euros pour une simple entrée avec séjour maximal de 90 jours, ou 200 euros pour de multiples entrées sur une amplitude de 6 mois. Les titulaires d’e-Visa ne peuvent entrer dans le pays que depuis l’aéroport international Léon Mba de Libreville.

Pour tout séjour supérieur à trois mois, une autorisation d’entrée à durée indéterminée sera demandée.

Vaccination obligatoire : Le carnet de vaccination est obligatoire pour la fièvre jaune, seule vaccination exigible aux contrôles sanitaires aux frontières gabonaises.

Sécurité sur place

Le Quai d’Orsay maintient en 2026 un niveau de vigilance renforcée (niveau 2) pour l’ensemble du pays, avec une recommandation de prudence accrue dans certaines zones spécifiques. Si le Gabon conserve une stabilité globale, la délinquance urbaine constitue l’un des deux principaux facteurs de prudence, avec Libreville et Port-Gentil spécifiquement citées pour des faits de vols, cambriolages et agressions.

La délinquance urbaine est en augmentation ces dernières années, surtout à Libreville et à Port-Gentil. Des manifestations politiques peuvent se produire à tout moment ; les grèves, manifestations et barrages routiers peuvent s’accompagner de violences.

Bonnes pratiques à respecter :

Ne pas circuler de nuit, ne pas prendre de photographies sans autorisation préalable, ne pas laisser d’objets de valeur dans son véhicule et verrouiller les portières en conduisant.

Les barrages routiers sont fréquents à travers le pays ; les forces de l’ordre peuvent demander de s’identifier et de justifier l’itinéraire. Toujours avoir ses pièces d’identité et documents du véhicule.

Privilégier les quartiers résidentiels sécurisés de Libreville : Batterie IV, Montagne Sainte et Sainte-Marie. Éviter les abords du marché Mont-Bouët.

Un nombre croissant d’escroqueries bancaires est signalé au Gabon, avec usurpation de l’identité de titulaires de comptes. Il est conseillé de vérifier auprès de ses banques les dispositifs de sécurité pour les virements depuis l’étranger.

Numéros d’urgence (source : ambassade de France) :

Police secours : 177

SAMU : 1300

Sapeurs-pompiers : 18 (poste fixe) / 112 (portable)

S’y installer

Communauté française

Le Gabon accueille l’une des communautés françaises les plus importantes d’Afrique centrale. Avec près de 10 000 ressortissants, le nombre de Français établis au Gabon est supérieur au nombre de Gabonais établis en France. Les 15 000 expatriés résidents témoignent d’une vie quotidienne possible avec des précautions adaptées. Il est fortement recommandé de s’inscrire au registre des Français établis hors de France (service Fil d’Ariane).

Pour les formalités de séjour long : dès l’arrivée, il faut s’immatriculer auprès des autorités gabonaises qui délivrent la carte de séjour. Cette formalité est obligatoire et exige de se rendre sur place à la Direction Générale de la Documentation et de l’Immigration (DGDI), Zone industrielle d’Oloumi, tél. +241 (0)11 76 24 24.

Marché du travail

Le marché du travail n’est pas défini comme particulièrement favorable, mais certains secteurs recrutent avec des conditions avantageuses pour les expatriés. En 2024, le ministre du Travail gabonais a signé 4 000 autorisations d’emploi venant de l’extérieur, témoignant d’une inadéquation formation-emploi persistante.

Secteurs porteurs pour les expatriés :

Hydrocarbures (pétrole, gaz)

Mines (manganèse, notamment via le groupe Eramet/Comilog)

Forêt et bois (transformation à valeur ajoutée)

BTP et infrastructures

Environnement et parcs nationaux

Technologies de l’information et de la communication (TIC), en pleine croissance

Le mieux pour exercer au Gabon est d’y être missionné par son entreprise, qui s’occupe alors de toutes les démarches. Tout travailleur résidant au Gabon depuis 6 mois minimum doit payer des impôts sur le revenu, retenus directement sur le salaire.

Principales plateformes de recrutement locales :

Emploi.ga — principal portail d’offres d’emploi au Gabon

Gabon Opportunités — appels d’offres et emplois ONG/UE

AltEmploi Groupe — recrutement interim et CDI au Gabon

Expat.com — Gabon — offres pour expatriés

Coût de la vie

En 2026, le coût de la vie à Libreville est estimé 7 % moins important qu’en France en moyenne générale, avec toutefois de fortes disparités selon les postes de dépenses. L’alimentation en supermarché revient en moyenne 38 % plus chère qu’en France, tandis que les transports sont 19 % moins chers et les loisirs 22 % moins chers.

Pour les expatriés, Libreville reste historiquement parmi les villes les plus chères d’Afrique : le cabinet Mercer la classait comme la 2e ville la plus chère d’Afrique pour les expatriés en 2022 et la 24e au niveau mondial (données les plus récentes disponibles du cabinet Mercer). Les cadres expatriés vivant au Gabon sont ainsi parmi les mieux rémunérés du continent africain.

Quelques repères (source : Numbeo, mise à jour août 2025 ; données indicatives) :

Loyer studio/chambre américaine en quartier résidentiel : environ 125 000 à 190 000 XAF/mois (190 à 290 €)

Repas au restaurant : comparable à la France

Transport urbain (taxi) : tarif variable selon la distance, en général 200 à 500 XAF le trajet local

Santé

La plupart des spécialités médicales sont représentées à Libreville, avec de nombreux médecins généralistes, cabinets dentaires et pharmacies bien pourvues. Le niveau de soins hospitaliers se situe globalement en deçà des standards européens.

Principaux établissements de référence à Libreville :

Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba — tél. (00 241) 01 79 00 00

Polyclinique El-Rapha (conventionnée CFE) — tél. (00 241) 01 44 70 00

Hôpital Général de Libreville — tél. (00 241) 01 76 30 17

Il est recommandé aux personnes qui se rendent au Gabon de s’assurer auprès de leur assurance qu’elles sont bien couvertes en cas de maladie ou accident pour la prise en charge des soins sur place ou leur rapatriement vers la France.

Indice de paix

Le Global Peace Index 2025 (Vision of Humanity / IEP) ne publie pas de classement détaillé par pays facilement accessible pour le Gabon. En 2024 (données les plus récentes consolidées), le Gabon figurait parmi les cinq pays ayant enregistré la plus forte dégradation de leur score de paix, perdant 18 places au classement mondial. Ce recul reflète le contexte de transition politique post-coup d’État de 2023. La situation s’est toutefois stabilisée depuis l’élection présidentielle d’avril 2025.

Contacts utiles sur place

Ambassade et Consulat général de France

Ambassade de France au Gabon
Boulevard de la Nation – Batterie IV, BP 2125, Libreville
Tél. standard : +241 (0) 11 79 20 40
Urgences consulaires (hors horaires) : (00 241) (0) 65 31 66 36
Courriel : [email protected]
Site officiel : ga.ambafrance.org
Consul général : M. Michael DESLAIMES, nommé par décret du 11 août 2025, entré en fonctions début septembre 2025

France Consulaire (informations et orientation pour les Français) :
Tél. +33 (0) 3 59 39 71 64, du lundi au vendredi, 9h00–17h00 (heure de Paris)

Consulat général du Gabon en France

185, avenue Saint-Honoré — Paris 75008 — tél. +33 1 42 56 20 12
Horaires d’ouverture : lundi–jeudi 9h00–16h30, vendredi 9h00–16h00 — Tél. urgence : +33 1 89 71 92 99
Site : consulatdugabon.fr

Consuls honoraires

Port-Gentil : M. Christian GOURAYEB — tél. +241 (0)77 37 21 11 — [email protected] — Hôtel Le Ranch, route de Sogara

Moanda : M. Jean-Michel RICHARD — tél. +241 (0)77 05 06 04 — [email protected] — Hôtel restaurant Cœur Samba

Conseils pratiques

Visa : obtenir le visa avant le départ — prévoir au minimum 7 à 10 jours ouvrés (hors délais urgents). L’e-Visa est disponible en ligne pour la plupart des nationalités mais uniquement valable à l’aéroport de Libreville.

Inscription Fil d’Ariane : s’inscrire sur pastel.diplomatie.gouv.fr/fildariane avant tout déplacement pour être alerté en cas de dégradation sécuritaire.

Assurance : souscrire une assurance rapatriement sanitaire couvrant les frais médicaux jusqu’à 100 000 EUR, montant recommandé par les assureurs spécialisés en Afrique centrale.

Monnaie : Franc CFA (XAF), ancré à l’euro (1 € ≈ 655,96 XAF). Les cartes de crédit sont acceptées seulement dans les grands hôtels, restaurants et supermarchés de Libreville. Des guichets automatiques existent, mais les retraits sont limités. Autant que possible, réaliser les transactions en espèces.

Déplacements nocturnes : à éviter dans les zones périurbaines de Libreville et Port-Gentil. Le Département d’État américain conseille d’éviter les déplacements nocturnes et les zones isolées.

Connectivité aérienne : si Air France maintient sa présence sur Libreville, la réduction des vols directs illustre la fragilité de la connectivité internationale du Gabon. Les voyageurs doivent composer avec des contraintes supplémentaires qu’offrent d’autres capitales africaines.

Immatriculation consulaire : vivement recommandée pour tout séjour long — service disponible sur ga.ambafrance.org

Sources : Diplomatie.gouv.fr – Conseils aux voyageurs Gabon (avril 2026), La France au Gabon – ga.ambafrance.org (2025-2026), Ambassades-et-Consulats.fr (2025), Vision of Humanity – Global Peace Index 2025, Coût de la vie Libreville 2026 – Ou-et-Quand.net, Air France Gabon – Programme vols 2025-2026, GabonActu – Marché du travail expatriés 2024-2025, Jeune Afrique – Présidentielle Gabon 2025, GabonMediaTime – Alerte sécuritaire États-Unis 2026

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

Les acteurs publics

AMBASSADE DE FRANCE AU GABON ET À SÃO TOMÉ-ET-PRINCIPE
Représentation diplomatique française couvrant l’ensemble du territoire de la République gabonaise et de São Tomé-et-Príncipe. La mission comprend un service économique, un service consulaire et un attaché de défense.
Adresse : Boulevard de la Nation, Batterie IV – BP 2125, Libreville
Tél. : +241 11 79 70 00
Email : [email protected]
Site : ga.ambafrance.org

SERVICE ÉCONOMIQUE DE LIBREVILLE – DG TRÉSOR
Sous l’autorité de l’Ambassadeur de France, le Service économique de Libreville informe les entreprises implantées en France sur le contexte général du pays, soutient les grands contrats français, mobilise les instruments financiers de la DG Trésor et oriente les entreprises vers les décideurs publics locaux. Composé de 3 spécialistes français et gabonais et dirigé par un Conseiller économique, il a également compétence sur São Tomé-et-Príncipe.
Adresse : 185, rue Pont Pirah – BP 2125 – Libreville
Tél. : +241 011 79 70 81 / 011 79 70 82
Site : tresor.economie.gouv.fr/Pays/GA

BUSINESS FRANCE – BUREAU RÉGIONAL AFRIQUE CENTRALE (DOUALA)
Depuis son bureau régional Afrique centrale basé à Douala, Business France couvre le Cameroun, le Congo Brazzaville et le Gabon, en partenariat avec ses partenaires référencés Team France Export basés à Libreville. En l’absence de bureau Business France au Gabon, le Service économique de Libreville assiste Business France via la collecte d’informations sur les entreprises présentes dans le pays et l’aide logistique lors des missions de prospection.
Adresse : Immeuble Indigo – Bonapriso – BP 513, Douala (Cameroun)
Email : [email protected]
Site Business France : world.businessfrance.fr
Site Team France Export Gabon : teamfrance-export.fr/qui-sommes-nous/tfe-gabon

CONSEILLERS DU COMMERCE EXTÉRIEUR DE LA FRANCE (CCEF) – SECTION GABON
Le Comité Gabon des CCEF rassemble plus d’une vingtaine de membres actifs représentant pour la plupart des filiales françaises installées au Gabon. Parties prenantes du Conseil économique placé auprès de l’Ambassadeur, ils participent à la définition des priorités en matière de diplomatie économique. Contact via le Service économique de Libreville.
Site national : cnccef.org
Site Gabon : gabon.cnccef.org

Les acteurs privés

CHAMBRE DE COMMERCE, D’AGRICULTURE, D’INDUSTRIE, DES MINES ET DE L’ARTISANAT DU GABON (CCAIMAG)
Créée en 1935, la CCAIMAG est un organe représentatif et consultatif des intérêts de l’ensemble des opérateurs économiques sur le territoire gabonais. Interlocuteur incontournable pour les démarches d’implantation locale et le réseau d’affaires gabonais.
Adresse : 12 Avenue Augustin Boumah – BP 2234, Libreville
Tél. : +241 72 20 64 / +241 76 22 48
Email : [email protected]
Site : cci-gabon.com

ANPI-GABON – AGENCE NATIONALE DE PROMOTION DES INVESTISSEMENTS
Depuis sa création, l’ANPI-Gabon s’impose comme l’acteur incontournable de la promotion des investissements au Gabon, avec pour mission de faciliter l’implantation et maximiser les chances de réussite dans l’environnement économique gabonais. Elle propose un service de guichet unique pour simplifier les démarches administratives et accélérer le traitement des dossiers d’investissement.
Adresse : 104 Rue Gustave Anguile, Immeuble Serena Mall, Libreville
Tél. : +241 11 44 22 00
Email : [email protected]
Site : investingabon.ga
Guichet numérique (GNI) : gni-anpigabon.com

BUSINESS CONSULTING GABON (BCG)
Cabinet assurant des services de conseil dans toutes les matières de droit des affaires, y compris le droit des sociétés, la fiscalité, le droit du travail/droit social, le droit minier et la réglementation des hydrocarbures. Cabinet fondé par une ancienne associée d’Ernst & Young avec 14 ans d’expérience au sein du cabinet.
Adresse : Libreville (à confirmer sur le site officiel)
Site : businessconsulting-gabon.com

ALTEMPLOI GROUPE
Cabinet de recrutement et de conseil RH présent en Afrique, notamment au Gabon, au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Spécialiste de la recherche de talents et du conseil RH pour les entreprises souhaitant s’implanter ou se développer au Gabon.
Site : altemploi5.com

Avocats d’affaires francophones

PROJECT LAWYERS
Cabinet indépendant gabonais de premier plan basé à Libreville, fondé par Jean-Pierre Bozec, dédié aux projets et financements au Gabon, avec une équipe de quatre membres représentant plus de 70 ans d’expérience cumulée en droit des affaires gabonais. L’expérience de Jean-Pierre Bozec est régulièrement reconnue par Chambers Global 2025 ; il est également inscrit comme avocat au Barreau de Paris. Cabinet classé n°1 au Gabon par Chambers & Partners depuis plus de 12 ans.
Adresse : Immeuble 2HBis – Batterie IV – BP 11656, Libreville
Tél. : +241 77 51 48 26
Email : [email protected]
Site : droit-afrique.com/partenaire/project-lawyers

ALÉVINA & PARTNERS
Cabinet indépendant établi en 2013 au Gabon, spécialisé dans les projets d’infrastructure, d’énergie et de ressources naturelles, combinant expertise locale et standards internationaux pour les investisseurs étrangers. En 2025, Chambers & Partners a classé Audrey Alévina, associée fondatrice, avocate Band 1 au Gabon.
Adresse : Quartier GLASS – Immeuble Harmonie – BP 4595, Libreville
Tél. : +241 07 61 97 09
Site : alevinapartners.com

CABINET ESSONE – AVOCATS D’AFFAIRES OHADA
Cabinet d’avocats d’affaires accompagnant les entreprises dans toutes les activités liées à leur exploitation dans l’espace OHADA, avec une expertise en conseil et contentieux en droit des sociétés, fusions-acquisitions et restructurations. Spécialités : droit bancaire, droit du travail, propriété intellectuelle, mines et hydrocarbures, arbitrage CCJA.
Adresse : Boulevard du bord de mer, Libreville
Site : cabinetessone.com

CABINET NGUIA
Cabinet d’avocats offrant des services complets, avec des bureaux à Libreville, capitale du Gabon, et dans le centre pétrolier de Port-Gentil. Cabinet associé de Miranda Alliance, il travaille en étroite collaboration avec des clients internationaux sur des projets de grande envergure, avec une expertise couvrant l’ensemble du droit des affaires, et un focus particulier sur les secteurs pétrole et gaz, mines et ressources naturelles.
Adresse : Haut de Gué-Gué, derrière la mairie du 1er arrondissement, Libreville
Tél. (à confirmer) : +241 07 47 89 37
Site : mirandalawfirm.com/fr/alliance/firms/members/gabon

CABINET BHONGO-MAVOUNGOU
Cabinet accompagnant plusieurs grandes entreprises du pays, dont Gabon Telecom, ORABANK Gabon, SEEG, SOGARA, OPRAG et diverses institutions publiques. Services : création d’entreprises, secrétariat d’assemblées générales, rédaction d’actes, médiation, arbitrage, assistance judiciaire. Présences à Libreville, Akanda, Port-Gentil et Franceville.
Adresse (Libreville) : Résidence Ya’ Pierre d’Agondjé – Akanda – BP 13 880
Tél. : +241 (0) 11 45 17 11
Site : bhongo-mavoungou.org


Sources d’information internet

Ambassade de France au Gabon et à São Tomé-et-Príncipe – site officiel, actualités et services aux entreprises

DG Trésor – fiche Gabon – notes économiques, lettres d’Afrique centrale, données commerciales

Team France Export – Gabon – appels d’offres, fiches sectorielles, contacts partenaires

ANPI-Gabon – guichet unique, cadre réglementaire, opportunités d’investissement

CCAIMAG – Chambre de Commerce du Gabon – réseau d’affaires local, annuaire des opérateurs

CCEF Gabon – réseau des Conseillers du commerce extérieur de la France au Gabon

GNI – Guichet Numérique de l’Investissement – création d’entreprise en ligne en moins de 48h

OSCI – Annuaire des opérateurs spécialisés du commerce international – consultants couvrant le Gabon

Business France Afrique centrale (Douala) – couverture Gabon, VIE, études de marché

Sources : Ambassade de France au Gabon (2025-2026), ga.ambafrance.org – Business France & TFE (2025), ga.ambafrance.org – Service économique (2025), DG Trésor – Gabon (2025), Team France Export Gabon (2025), ANPI-Gabon (2025-2026), Chambers & Partners – Alévina & Partners Global 2025, ICLG – Project Lawyers (2025), Cabinet Essone (2025), CCAIMAG (2025)

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Commerce transfrontalier et performance logistique

Remplacement du Doing Business : B-READY et LPI

La Banque mondiale a mis fin à la publication Doing Business en septembre 2021. Son successeur, le Business Ready (B-READY), est entré dans une phase de déploiement progressif sur trois ans (2024–2026). L’édition B-READY 2025 évalue 101 économies, avec une extension prévue à plus de 160 économies en 2026. Ce projet est en phase de déploiement sur trois ans, de 2024 à 2026. Le Gabon n’est pas couvert dans les éditions B-READY 2024 ni B-READY 2025 ; une intégration est attendue dans l’édition 2026, qui constituera le premier bilan complet mondial.

En l’absence de données B-READY pour le Gabon, la référence internationale disponible est le Logistics Performance Index (LPI) de la Banque mondiale. Le LPI a été publié tous les deux ans de 2010 à 2018, avec une interruption en 2020 due à la pandémie de Covid-19, avant de paraître à nouveau en 2023. Le LPI 2023, qui couvre 139 pays, mesure la facilité à établir des connexions fiables dans les chaînes d’approvisionnement ainsi que les facteurs structurels qui les conditionnent, notamment la qualité des services logistiques, des infrastructures de transport, et des contrôles aux frontières. Les données spécifiques du Gabon dans le LPI 2023 ne sont pas directement disponibles via les sources consultées ; pour consulter le score et le classement actualisés, se référer à lpi.worldbank.org (données les plus récentes disponibles : édition 2023).

Contexte géopolitique et institutionnel récent

⚠ Point d’attention : Élu président de la République gabonaise le 14 avril 2025, Brice Oligui Nguema a consolidé son statut de chef de l’État qu’il occupait depuis le coup d’État d’août 2023 qui avait renversé Ali Bongo. Le Conseil des ministres de fin décembre 2025 a formellement acté l’achèvement du processus de transition : l’élection présidentielle du 12 avril 2025, suivie des législatives et locales de septembre et octobre, puis l’installation complète des institutions républicaines — Assemblée nationale, Sénat et Cour constitutionnelle — sont présentées comme les fondations d’un retour durable à la légalité constitutionnelle. Sur le plan commercial, fin 2025, le Conseil des ministres a examiné la situation de la position extérieure du Gabon, caractérisée par un déficit résultant de la baisse des exportations, des retards de rapatriement des devises et du maintien d’importations élevées, situaton découlant principalement d’une application insuffisante du règlement CEMAC ; un plan d’action conjoint avec la BEAC a été décidé pour stabiliser les réserves dès le premier semestre 2026.

Réforme douanière majeure (2025–2026)

Le Conseil des ministres du 29 décembre 2025 a franchi un cap majeur en consacrant officiellement la Douane gabonaise comme corps paramilitaire à part entière. À travers l’adoption d’une ordonnance et de décrets structurants, l’État redéfinit le rôle, l’organisation et les missions de cette administration clé, désormais pleinement intégrée au dispositif national de sécurité et de souveraineté économique. Le décret précise les missions stratégiques : protection de l’espace économique national, contrôle des flux de marchandises, sécurisation des échanges et coopération renforcée avec les autres forces de défense et de sécurité.

⚠ Point d’attention : Cette réforme institutionnelle majeure modifie la chaîne de commandement douanière. Désormais reconnue comme un corps paramilitaire, la Douane est placée sous l’autorité du Président de la République, Chef suprême des Forces de défense et de sécurité, et structurée autour d’une Direction générale dotée d’une autonomie administrative et financière. Avec ce statut, les agents concernés ne peuvent plus se constituer en syndicats ni organiser des mouvements de grève. Si l’objectif affiché est de réduire la fraude et d’améliorer l’efficacité aux frontières et dans les ports, les conséquences pratiques pour les opérateurs commerciaux — notamment en termes de procédures d’interlocution et de recours — restent à confirmer dans les mois à venir.

Infrastructures portuaires et logistiques

Le port d’Owendo, principal point d’entrée et de sortie des marchandises, est organisé autour de plusieurs terminaux complémentaires. Le New Owendo International Port (NOIP), terminal géré par GSEZ Ports, est conçu pour fluidifier le trafic commercial et joue un rôle clé dans l’importation et l’exportation des marchandises, contribuant à l’accélération des échanges économiques du Gabon avec ses partenaires internationaux. L’Owendo Container Terminal (OCT), sous la gestion de Gabon Port Management (GPM), constitue un point névralgique pour le transport maritime où les conteneurs sont manutentionnés, stockés et expédiés vers leurs destinations. Le Owendo Mineral Port (OMP) est une infrastructure spécialisée dans l’exportation des ressources minières, en particulier le manganèse et le fer, et constitue un axe stratégique du commerce extérieur gabonais.

La vision Gabon Smart Port 2030 (GSP2030) vise à moderniser et optimiser les infrastructures portuaires afin d’améliorer la compétitivité du pays sur le plan logistique et maritime. La 6e édition de l’Africa Ports Forum, accueillie à Libreville du 26 au 28 mai 2025 et organisée avec l’OPRAG, a réuni plus de 300 acteurs autour du thème « Les nouveaux relais de l’excellence portuaire ». Le Ministre d’État en charge des Transports a rappelé les ambitions du Gabon via ce plan Gabon Smart Port 2030, soutenu par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, pour faire du pays un hub logistique régional. Par ailleurs, l’événement a mis en avant des projets structurants tels que le port en eau profonde de Mayumba et le programme « Gabon Smart Port 2030 ».

Réseau routier : chantier de la Transgabonaise

La Transgabonaise est l’axe routier majeur du Gabon, d’une longueur d’environ 828 km reliant Libreville (ouest) à Franceville (sud-est) ; sa réhabilitation vise à en faire un axe logistique plus efficace. Ce chantier, mené en partenariat public-privé avec la Société Autoroutière du Gabon (SAG), fait l’objet de retards. Alors que les travaux peinent à suivre le calendrier initial, le gouvernement gabonais a haussé le ton, car c’est la crédibilité des partenariats dans les infrastructures qui est en jeu. Dans le cadre du Plan national de développement pour la Transition 2024–2026, 225 milliards FCFA ont été dégagés en 2024, suivis par des décaissements prévus de 601 et 506 milliards FCFA respectivement en 2025 et 2026, principalement orientés vers la réhabilitation des voiries.

Points de vigilance

Réforme douanière en cours : L’érection de la Douane en corps paramilitaire (décret de décembre 2025) est une réforme institutionnelle sans précédent. Les exportateurs et importateurs doivent surveiller l’évolution des procédures et des interlocuteurs officiels. Contacter directement la Direction générale des Douanes : douanes.ga.

Appartenance à la CEMAC : Le Gabon appartient à la zone de libre-échange de la CEMAC, dont les membres sont le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale et le Gabon. Les règles de rapatriement des devises CEMAC sont actuellement sous surveillance renforcée.

Goulots d’étranglement portuaires : Malgré les investissements au port d’Owendo, les défis liés à la digitalisation des services, à la gestion de la congestion et à l’optimisation des performances opérationnelles persistent. L’accent est mis sur les défis liés à la gestion, l’expansion et la digitalisation des services portuaires.

Axe routier dégradé : Certaines sections de la Route Nationale 1 sont dans un état de dégradation avancée, avec trous, ornières et infrastructures hydrauliques défectueuses, qui entravent la fluidité et la sécurité du trafic. Les délais et coûts de transport intérieur restent significatifs pour les marchandises destinées à l’intérieur du pays.

Dépendance aux matières premières : Les exportations gabonaises restent très concentrées, avec 97 % constituées de pétrole, manganèse et bois, ce qui rend les flux logistiques du pays vulnérables aux fluctuations de ces secteurs.

Sources : Banque mondiale, B-READY 2025 (2025), Banque mondiale, LPI 2023 (2023), Banque mondiale, Gabon Economic Update 2025 (2025), Heritage Foundation, Index of Economic Freedom 2026 (2026), Ministère des Transports du Gabon, Visite OPRAG (mars 2025), Africa Ports Forum 2025, Libreville (mai 2025), Gabon Media Time, Réforme douanière (décembre 2025), Gabon Media Time, Transgabonaise (juillet 2025), Direction générale des Douanes du Gabon, U.S. Commercial Service, Gabon Customs Regulations (2024)

Actualités : Gabon

Affinez votre analyse

Risques et paiements :
Accéder aux scores et avis d’expert
.

Bienvenue !

Connectez-vous

Créer un compte

Merci de compléter le formulaire

Réinitialisez votre mot de passe

Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.