Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Population (millions, 2026) : 349,0 (estimation mi-2026, source : ONU/Worldometer)
Capitale : Washington
Devise : Dollar américain
Décalage horaire avec la France : − 6 h (New York), − 7 h (Chicago), − 9 h (San Francisco). Il y a quatre fuseaux horaires aux États-Unis (six, si l’on inclut l’Alaska et Hawaï).
Climat : Continental à l’est et au centre, tempéré à l’ouest, subtropical au sud-est et océanique froid en Alaska.
À Washington DC :
• Température moyenne la plus basse en janvier : −6 °C.
• Température moyenne la plus élevée en juillet : 33 °C.
Taux de croissance du PIB réel : 2026 : +2,4 % (prévision FMI, janvier 2026) ; 2025 : +2,1 % ; 2024 : +2,8 %
Taux d’inflation (IPC, glissement annuel) : février 2026 : +2,4 % ; décembre 2025 : +2,7 % ; 2025 (pic) : +3,0 % (septembre 2025)
Taux de chômage : mars 2026 : 4,3 % ; février 2026 : 4,4 % ; fin 2025 : 4,4–4,6 %
Dette publique brute (% du PIB) : 2025 : ≈ 123 % (FMI / Trading Economics)
Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD courants) : 2024 : 85 980 (Banque mondiale)
Sources : FMI (WEO Update janvier 2026), Banque mondiale (WDI 2024), U.S. Bureau of Labor Statistics (BLS), Trading Economics.
Conjoncture
Une croissance résiliente en 2025, mais sous pression en 2026
L’économie américaine a affiché une croissance de 2,1 % en 2025, en retrait par rapport aux 2,8 % enregistrés en 2024. L’activité a ralenti au premier semestre 2025 dans un contexte d’incertitudes élevées : après s’être contracté de −0,2 % au 1er trimestre, le PIB a rebondi à +0,9 % au 2e trimestre. Au troisième trimestre, la croissance a toutefois surpris à la hausse, atteignant 4,3 % en rythme annualisé selon le département du Commerce. L’impact du shutdown budgétaire de l’automne 2025 — le plus long de l’histoire américaine — aurait pu atteindre 2 points de pourcentage du PIB réel annualisé au quatrième trimestre, seulement partiellement récupérés au début 2026, selon le Congressional Budget Office.
Pour 2026, le FMI anticipe une croissance de 2,4 %, révisée à la hausse de 0,3 point par rapport aux projections d’octobre 2025, grâce notamment à un PIB plus élevé qu’anticipé au troisième trimestre 2025 et au rebond post-shutdown au premier trimestre 2026. Certains économistes sont plus prudents : l’OFCE, dans ses prévisions d’avril 2025, anticipait une croissance de seulement 1,4 % en 2025 et 1,5 % en 2026, dans un scénario pénalisé par les droits de douane et le ralentissement de la consommation.
Inflation persistante, marché du travail en légère dégradation
Le taux d’inflation annuel s’est établi à 2,4 % en février 2026, son niveau le plus bas depuis mai 2025. Après avoir baissé au premier trimestre 2025 (de +3,0 % en janvier à +2,3 % en avril), l’inflation avait repris de la vigueur, atteignant +3,0 % en septembre 2025, signalant la matérialisation des premiers effets de la politique commerciale de l’administration. L’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) s’établissait à 2,5 % en février 2026, son plus bas niveau depuis mars 2021.
Le taux de chômage est tombé à 4,3 % en mars 2026, contre 4,4 % en février, sous les attentes de marché de 4,4 %. L’économie américaine n’avait créé que 584 000 emplois en 2025, contre deux millions l’année précédente. La baisse de l’offre de main-d’œuvre serait liée au durcissement de la politique migratoire, et celle de la demande à la prudence accrue des entreprises.
Politique monétaire et finances publiques sous tension
La Réserve fédérale, qui avait gardé ses taux inchangés depuis début 2025 après les avoir abaissés de 100 points de base au cours de 2024, a annoncé deux baisses successives de 25 pb en septembre et octobre 2025, ramenant la fourchette cible à [3,75 % – 4,00 %]. En mars 2026, la Fed a maintenu ses taux à ce niveau, dans l’attente de données plus claires sur l’impact des droits de douane sur l’inflation.
Les États-Unis ont enregistré une dette publique brute représentant 123,3 % du PIB en 2025. En 2025, les seuls paiements d’intérêts ont atteint plus de 1 100 milliards de dollars, devenant la première dépense fédérale devant la défense ou Medicare. En mai 2025, l’agence de notation Moody’s a abaissé la note souveraine des États-Unis à Aa1, estimant que les administrations américaines successives et le Congrès ne sont pas parvenus à s’entendre sur des mesures visant à inverser la tendance aux importants déficits budgétaires annuels.
Guerre commerciale, droits de douane et revirements juridiques
L’année 2025 a été marquée par une guerre commerciale de grande ampleur initiée par l’administration Trump. Le 2 avril 2025, lors du « Liberation Day », les États-Unis ont instauré des droits de douane « réciproques » de 20 % sur la majorité des produits originaires de l’Union européenne. Le 9 avril 2025, l’administration américaine a suspendu la hausse à 20 % et maintenu le taux additionnel à 10 % pendant 90 jours afin de favoriser les négociations. Le 27 juillet 2025, l’UE et les États-Unis sont parvenus à un accord commercial de principe à Turnberry (Écosse), supprimant les droits réciproques et les remplaçant par un taux plancher de 15 % à partir du 7 août 2025.
Ce régime douanier a été profondément bouleversé début 2026. Le 20 février 2026, la Cour suprême des États-Unis a rendu, par 6 voix contre 3, une décision historique invalidant l’ensemble des droits de douane imposés sous l’autorité de la loi IEEPA. Les droits de douane dits réciproques imposés par l’executive order du 2 avril 2025 ont ainsi été annulés, ce qui se traduit pour l’UE par l’annulation des droits de 15 % appliqués à la grande majorité de ses exportations vers les États-Unis. En réponse, Trump a annoncé l’imposition d’un taux global de 10 % à l’ensemble des pays en vertu de la section 122 du Trade Act de 1974, valable 150 jours maximum. L’UE a suspendu la ratification de l’accord-cadre UE-États-Unis, appelant à une renégociation et à des clarifications.
Plus de 175 milliards de dollars de remboursements potentiels sont désormais en jeu pour les importateurs américains ayant acquitté les droits IEEPA — un contentieux qui devrait occuper les tribunaux pendant plusieurs années.
<⚠ Point d’attention :
⚠ Point d’attention : La guerre d’Iran de 2026 a débuté le 28 février 2026 par une opération militaire conjointe américano-israélienne consistant en des frappes aériennes ciblées sur l’Iran. En réponse, l’Iran a lancé des frappes de missiles et de drones ciblant les bases militaires américaines et les infrastructures pétrolières dans toute la région ; ce conflit a perturbé le commerce mondial, interrompu les vols vers le Moyen-Orient et entraîné des déroutements de navires pour éviter le détroit d’Ormuz et la mer Rouge. Les États-Unis et l’Iran ont conclu un cessez-le-feu de deux semaines dans la nuit du 7 au 8 avril 2026, mettant en pause une campagne militaire de six semaines — fragile trêve dont l’issue et les implications économiques restent très incertaines. La flambée des prix du pétrole de plus de 53 % depuis le début du conflit américano-iranien a accentué les pressions inflationnistes. L’impact sur la croissance américaine en 2026, les dépenses militaires et les prix à la consommation constitue un facteur de risque majeur à surveiller étroitement.
Relations économiques et commerciales France – États-Unis
En 2024, les échanges de biens entre la France et les États-Unis ont de nouveau franchi le seuil des 100 Md€ pour s’établir à 101,1 Md€, en hausse de 4,1 % par rapport à 2023. D’après les chiffres des douanes françaises, tant les importations (+1,2 %, à 52,6 Md€) que les exportations (+7,5 %, à 48,5 Md€) progressent.
En 2024, les États-Unis deviennent le 2e client de la France (derrière l’Allemagne), en progression d’une place, et son 3e fournisseur, en progression de deux places. Le solde commercial bilatéral, toujours déficitaire du côté français, se rapproche de l’équilibre à −4,1 Md€ après −6,9 Md€ en 2023 et le déficit historique de −13,4 Md€ en 2022.
Les exportations françaises vers les États-Unis ont été portées en 2024 par l’aéronautique (9,1 Md€, soit 18,8 % du total), les boissons (4,1 Md€, 8,4 %) et les produits pharmaceutiques (3,8 Md€, 7,9 %). Les exportations aéronautiques — notamment les turboréacteurs et leurs composants — affichent le plus fort dynamisme en valeur en 2024 (+1,2 Md€), suivies par l’industrie navale (+0,6 Md€), l’industrie chimique (+0,5 Md€) et les parfums et cosmétiques (+0,5 Md€).
À l’importation, les produits de l’industrie aéronautique reprennent la première place (11 Md€, 20,9 % du total), devant les hydrocarbures naturels (10,5 Md€, 19,9 %) et les produits pharmaceutiques (4,9 Md€, 9,4 %).
Tous les États américains contribuent à la relation économique bilatérale, à mesure de leurs poids économiques et de leurs spécialisations sectorielles. Selon les données du U.S. Bureau of Economic Analysis, le Texas demeure le premier exportateur de biens vers la France, principalement grâce à ses exportations de produits énergétiques, suivi du Kentucky.
⚠ Point d’attention : Le contexte tarifaire de 2025-2026 a créé une incertitude majeure pour les exportateurs français. Le nombre d’opérateurs exportant vers les États-Unis a fortement augmenté au 4e trimestre 2025, avant de rebondir nettement après un recul en première partie d’année. Le 2 avril 2025, les États-Unis avaient annoncé des droits de douane de 20 % sur les exportations de l’UE ; après négociation, un accord a été conclu fin juillet 2025 prévoyant des droits de 15 % pour les produits européens entrant aux États-Unis. Depuis l’annulation des droits IEEPA par la Cour suprême (20 février 2026) et la mise en place d’un tarif temporaire de 10-15 % sous la section 122 du Trade Act, l’environnement douanier reste très instable. La crise militaire irano-américaine ajoute une couche supplémentaire d’incertitude pour les exportateurs et les gestionnaires de crédit.
Sources : FMI – WEO Update (janvier 2026), Banque mondiale – GNI par habitant PPA (2024), DG Trésor – Situation économique États-Unis (novembre 2025), DG Trésor – Relation économique bilatérale France–États-Unis (2025), Trading Economics – PIB États-Unis (2026), Trading Economics – Chômage États-Unis (avril 2026), Trading Economics – Inflation IPC États-Unis (2026), Trading Economics – Dette publique États-Unis/PIB (2025), Douanes françaises – Droits de douane américains et réponse européenne (2026), DG Trésor – Droits de douane américains (février 2026), U.S. Bureau of Labor Statistics – CPI (mars 2026), Euronews – Cessez-le-feu États-Unis/Iran (8 avril 2026)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
⚠ Point d’attention : Depuis le 2 avril 2025, l’administration Trump a imposé des droits de douane dits « réciproques » sur les importations de l’Union européenne (initialement 20 %), avant un accord UE-États-Unis dit « de Turnberry » conclu le 27 juillet 2025 fixant un taux plancher de 15 % sur la majorité des exportations européennes. La Cour suprême des États-Unis a annulé le 20 février 2026 les droits de douane instaurés par l’administration Trump sur le fondement de l’IEEPA, entraînant la suppression des droits réciproques imposés depuis le 2 avril 2025. Les droits sectoriels appliqués à l’acier, l’aluminium, le cuivre et leurs produits dérivés, ainsi qu’aux automobiles et à leurs pièces détachées, pris sur le fondement de la section 232 du Trade Expansion Act, restent en vigueur. Les États-Unis ont adopté de nouveaux droits additionnels pour remplacer les droits annulés. Cette situation est susceptible d’évoluer rapidement et les exportateurs français doivent se référer aux informations les plus récentes de la DG Trésor et des Douanes françaises.
Données macroéconomiques clés
Population (millions, juil. 2025, Census Bureau) : 340,0 (estimation au 1er juillet 2025, selon les Vintage 2025 Population Estimates du Census Bureau)
Taux de croissance du PIB réel : 2025 (réalisé) : 2,1 % (en baisse par rapport à 2,8 % en 2024) ; 2026 (prév. FMI, janvier 2026) : 2,4 %, soutenu par la politique budgétaire et la baisse du taux directeur, parallèlement à la dissipation des effets du relèvement des barrières commerciales. Le FMI avait révisé ses prévisions à la baisse en avril 2025 (à 1,8 % pour 2025 et 1,7 % pour 2026) en raison des tensions commerciales, avant de les relever après la conclusion de l’accord UE-USA et l’annulation judiciaire des droits réciproques.
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 72 993 (chiffre le plus récent disponible, Banque mondiale)
Échanges de marchandises
Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 2 084 Md USD (+1,9 %)
Import : 3 296 Md USD (+6,1 %)
Les États-Unis maintiennent un déficit commercial de marchandises structurellement élevé, le déficit des biens et services ayant atteint 918,4 Md USD en 2024, en hausse de 133,5 Md USD par rapport à 2023. Les États-Unis demeurent le premier importateur mondial de marchandises.
Cinq premiers fournisseurs (part de marché en 2024)
1 – Mexique : 15,2 %
2 – Chine : 13,8 %
3 – Canada : 12,6 %
4 – Allemagne : 4,9 %
5 – Japon (chiffre le plus récent disponible, OMC/Census Bureau)
En 2024, le Mexique a dépassé la Chine comme première source d’importations américaines, en partie en raison des droits de douane sur les produits chinois hérités du premier mandat Trump que l’administration Biden avait maintenus.
Exportations françaises vers les États-Unis
Exportations françaises 2024 : 48,5 Md EUR (+7,5 % par rapport à 2023), un niveau record en valeur pour les exportations françaises vers les États-Unis.
Les échanges de biens entre la France et les États-Unis franchissent à nouveau le seuil des 100 Md EUR pour s’établir à 101,1 Md EUR, en hausse de 4,1 % par rapport à 2023. Importations françaises en provenance des États-Unis : +1,2 % à 52,6 Md EUR.
Les exportations françaises vers les États-Unis ont été portées en 2024 par l’aéronautique (9,1 Md EUR, soit 18,8 % du total), les boissons (4,1 Md EUR, 8,4 %) et les produits pharmaceutiques (3,8 Md EUR, 7,9 %).
En 2024, près de 14 700 entreprises françaises des secteurs marchands non agricoles et non financiers ont exporté vers les États-Unis.
Indice de perception de la corruption
Indice de perception de la corruption (Transparency International, édition 2024) : Score de 65/100, son score le plus faible depuis la création du classement en 2012 — rang 28/180.
Points de vigilance
Droits de douane et accès au marché américain : La politique commerciale américaine reste le principal facteur de risque pour les exportateurs français. Le 27 juillet 2025, un accord de principe (dit « accord de Turnberry ») a été conclu, prévoyant que la plupart des produits européens exportés vers les États-Unis se voient soumis à un droit plancher de 15 %, comprenant le taux des droits NPF préexistants. Cet accord a été partiellement remis en cause par la décision de la Cour suprême du 20 février 2026, qui a annulé les droits réciproques fondés sur l’IEEPA, créant une nouvelle incertitude juridique. Les droits sectoriels sur l’acier et l’aluminium (50 %), les automobiles (25 %) et le cuivre (50 %) demeurent en vigueur sur la base de la section 232.
Exposition des entreprises françaises : Environ 2 087 entreprises françaises exportatrices sont exposées au marché américain à hauteur de plus de 10 % de leur chiffre d’affaires, assurant un peu plus de la moitié des exportations françaises vers les États-Unis. Les secteurs les plus exposés sont la fabrication de boissons (près de 22 % des exportations sectorielles vers les États-Unis), la construction aéronautique et navale (19,5 %) et l’industrie du cuir (15,2 %).
Déficit commercial franco-américain : Si le solde commercial France-États-Unis était excédentaire en 2019, il est devenu déficitaire en 2024 à hauteur de 4,2 Md EUR, en raison notamment de l’augmentation des importations de gaz naturel liquéfié américain depuis la guerre en Ukraine.
Ralentissement conjoncturel 2026 : Le FMI a successivement revu ses prévisions à la baisse pour les États-Unis en raison de l’incertitude politique et des tensions commerciales, avant un rebond attendu. Le marché du travail demeure proche du plein emploi avec un taux de chômage de 4,3 % en janvier 2026, malgré un net ralentissement des créations d’emplois.
Sources : BEA – U.S. International Trade in Goods and Services, Annual 2024 (2025), FMI – Perspectives de l’économie mondiale, janvier 2026, DG Trésor – Relation économique bilatérale France-États-Unis (2025), Douanes françaises – Étude exportations françaises vers les États-Unis (2025), Census Bureau – Vintage 2025 Population Estimates (janvier 2026), Transparency International – CPI 2024, DG Trésor – Droits de douane américains et réponse européenne (2026)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
Chiffres clés
Population (2025) : 341,8 millions d’habitants, dont plus des trois quarts de la population est urbaine.
Langues : anglais ; l’autre langue importante est l’espagnol, langue maternelle de près de 11 % des Américains.
Religions : protestants : 51,3 % ; catholiques : 23,9 %. Autres confessions représentées : juive : 1,7 % ; orthodoxe : 0,6 % ; musulmane : 0,6 % ; bouddhiste : 0,7 % ; mormone : 1,7 % ; hindouiste : 0,4 % ; autres ou non spécifiés : 2,5 % ; pas affiliés : 12,1 %.
Nombre de Français immatriculés (31 décembre 2025) : 159 357 inscrits au registre consulaire aux États-Unis.
Nombre d’entreprises françaises implantées : environ 2 700.
Taux de change (avril 2026) : 1 EUR = 1,15 USD (taux au 27 mars 2026).
Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2025) : 132e sur 163, niveau « bas ».
⚠ Point d’attention : Les États-Unis et Israël ont lancé le 28 février 2026 une vaste série de frappes contre l’Iran. Le régime iranien a riposté par des salves de missiles dans toute la région, ciblant l’État hébreu mais aussi les pays du Golfe, où des bases militaires américaines sont implantées. La fermeture de facto du détroit d’Ormuz par l’Iran provoque une perturbation immédiate des livraisons mondiales de gaz et de pétrole. L’impact économique de la guerre est décrit comme la plus grande perturbation de l’approvisionnement mondial en pétrole depuis la crise énergétique des années 1970, avec des hausses des prix du pétrole et du gaz, de larges perturbations dans l’aviation et le tourisme, et une volatilité des marchés financiers. Dans son scénario central de mars 2026, Fitch anticipait une croissance du PIB réel de 2,2 % aux États-Unis pour 2026 ; dans un scénario défavorable lié à une guerre prolongée, elle tomberait à 1,5 %. La situation reste très évolutive et doit être suivie attentivement avant tout déplacement dans la région.
Sources : MEAE, Banque mondiale, FMI, Institute for Economics & Peace pour le GPI, diplomatie.gouv.fr, Le Moci.
S’y rendre
Formalités
La France fait partie du programme d’exemption de visas (Visa Waiver Program). Les formalités pour se rendre aux États-Unis pour un séjour inférieur à 90 jours dépendent du type de passeport. Dans tous les cas, votre passeport doit être en cours de validité. Si vous avez un passeport français valide, vous n’avez pas besoin de visa pour un séjour maximum de 90 jours. En revanche, avant votre départ, vous devez solliciter une autorisation électronique de voyage (ESTA).
Depuis le 30 septembre 2025, le prix de l’ESTA est passé de 21 $ à 40 $. Cette augmentation était inscrite dans la loi américaine du 4 juillet 2025 intitulée One Big Beautiful Bill Act. L’ESTA est valable 2 ans et permet de se rendre aux États-Unis plusieurs fois sans avoir besoin d’une nouvelle autorisation.
Depuis juin 2025, une photo d’identité est obligatoire pour toute demande d’ESTA, en plus d’un passeport biométrique et d’une carte bancaire.
Il existe plusieurs catégories de visas de travail (types H, L et Q) en fonction notamment du statut professionnel du demandeur, de son domaine d’activité ou de certaines qualifications particulières. La durée de séjour autorisée et la possibilité de prolonger son séjour est fonction du type de visa. Le tableau des différentes catégories de visa de travail est disponible sur le site de l’ambassade des États-Unis en France (fr.usembassy.gov). Pour tous les visas de travail, une offre d’emploi est nécessaire.
À suivre – Politique d’immigration en forte évolution : L’administration Trump a mis en œuvre depuis 2025 la réforme d’immigration la plus importante depuis des décennies. Des changements majeurs ont pris effet au 1er janvier 2026, dont un ban de voyage élargi couvrant 39 pays, de nouveaux frais H-1B de 100 000 dollars, et un contrôle biométrique obligatoire pour les titulaires de carte verte. De nouvelles exigences biométriques pour tous les non-citoyens sont entrées en vigueur le 26 décembre 2025.
Concernant le visa H-1B pour travail temporaire en emploi spécialisé : toute nouvelle pétition H-1B soumise après le 21 septembre 2025 doit être accompagnée d’un paiement de 100 000 dollars. Cela inclut la loterie 2026. Par ailleurs, une nouvelle règle publiée au Federal Register le 29 décembre 2025, effective le 27 février 2026, remplace la sélection aléatoire par un système pondéré par les qualifications, priorisant les hauts salaires et les diplômes avancés.
De nouvelles règles restreignent également les visas H-1B non-immigrants : depuis le 15 décembre 2025, tous les demandeurs de visa H-1B et leurs dépendants doivent faire l’objet d’un examen de leur présence en ligne. Les candidats ont été invités à rendre leurs comptes de réseaux sociaux publics pour que les agents puissent examiner leur activité.
Les voyageurs qui se sont rendus en Iran, Irak, Syrie, Libye, Somalie, Yémen ou au Soudan depuis le 1er mars 2011, et les personnes ayant la nationalité iranienne, irakienne, soudanaise ou syrienne, ne peuvent pas bénéficier du régime d’exemption de visa.
⚠ Point d’attention : Les délais de traitement des visas sont susceptibles d’augmenter dans la plupart des catégories d’immigration. Il est conseillé de soumettre toute demande bien en avance et de consulter régulièrement les mises à jour sur le site de l’ambassade américaine à Paris (fr.usembassy.gov) ainsi que les conseils aux voyageurs du Quai d’Orsay (diplomatie.gouv.fr).
Bon à savoir
L’attention des voyageurs est appelée sur les règlements très stricts à respecter en matière de sécurité. À l’enregistrement des bagages, comme à l’arrivée et au dédouanement, il convient de répondre avec sérieux et précision aux questions posées par les employés et d’éviter toute plaisanterie sur le contenu des bagages. Il convient de ne pas plaisanter avec les officiers de CBP (Customs and Border Protection). Des propos, attitudes ou plaisanteries qui pourraient sembler anodins dans certains pays peuvent conduire aux États-Unis à l’arrestation immédiate et à des poursuites en justice.
Les voyageurs empruntant l’avion à destination ou en provenance des États-Unis doivent savoir que tant les compagnies aériennes que les autorités portent une attention de plus en plus vigilante aux incidents provoqués à bord de vols commerciaux par des passagers irascibles ou violents. Qu’il s’agisse d’un simple refus d’obtempérer aux consignes de bord ou d’actes de violence, les compagnies aériennes desservant les États-Unis appliquent la règle de la « tolérance zéro ». Ces faits constituent en droit américain un crime (felony) relevant des juridictions fédérales et passibles d’au moins un an de prison.
Les vols de moyens de paiement et de documents d’identité sont plus fréquents dans les zones touristiques. Il est recommandé de déposer passeports et moyens de paiement en lieu sûr et de conserver sur soi une photocopie des premières pages du passeport.
Source : MEAE, diplomatie.gouv.fr, Service-Public.fr, USCIS.
Y travailler
Le marché du travail
Le marché du travail aux États-Unis se caractérise par un grand libéralisme. Une maîtrise parfaite de l’anglais est indispensable afin de pouvoir être compétitif face à un candidat local. En décembre 2025, le taux d’emploi atteignait 59,70 % avec un taux de chômage de 4,40 %, reflétant une économie robuste malgré certaines fluctuations sectorielles.
Secteurs porteurs pour les expatriés français : le secteur de la tech est l’un des plus dynamiques. Les technopoles comme Silicon Valley, Austin et Seattle figurent parmi les pôles principaux. Les entreprises recherchent des talents dans des domaines comme le développement logiciel, la cybersécurité, l’intelligence artificielle et la gestion des infrastructures cloud. La finance et le consulting connaissent également une forte demande dans les métropoles de la côte est, comme New York, Boston et Washington DC. Les services de santé ont généré 58 600 créations d’emplois en juin 2025, confirmant la vitalité du secteur. Les secteurs du luxe, de la cosmétique, de la gastronomie, de l’enseignement du français et du tourisme restent également porteurs pour les profils francophones.
Le marché du travail américain est relativement protégé par le fait que l’on ne délivre pas de visa de travail pour un emploi qu’un Américain pourrait occuper. S’installer aux États-Unis est donc difficile. C’est à l’employeur américain de remplir et de déposer une requête auprès des services d’immigration américains. Une fois la requête approuvée, l’employeur reçoit une autorisation de travail appelée « notice of approval ».
Le cadre légal du travail
Les vérifications d’informations deviennent la norme (casier judiciaire et solvabilité). Elles sont effectuées avant le recrutement dans le cadre du processus de sélection. La majorité des emplois relèvent du régime « at-will », ce qui signifie que l’employeur comme le salarié peuvent rompre la relation à tout moment.
Salaire minimum légal : le salaire minimum fédéral est de 7,25 USD/heure. En 2025, 30 États et plus de 80 villes ou comtés ont adopté des montants supérieurs. À titre d’exemple, en Californie, le salaire minimum atteint 16,50 dollars, l’État de Washington applique un taux de 16,66 dollars ; New York applique une grille différenciée : 16,50 dollars à New York City, Long Island et Westchester, et 15,50 dollars dans le reste de l’État.
Salaire moyen : les gains horaires moyens ont atteint 37,02 $ en décembre 2025, avec une progression annuelle de 3,5 %.
Durée de travail : 40h/semaine en général, mais elle peut dépasser ce seuil sans limitation légale. Travailler 50 ou 60 heures dans certains secteurs comme la finance, le droit ou la tech est courant.
Durée du préavis : le préavis généralement accepté et pratiqué est de deux semaines.
Rémunération, avantages et impôts : niveau directeur et au-delà : salaire fixe (lié à l’expérience du candidat et à son titre), téléphone mobile, ordinateur portable, stock-options. Contrairement à la France, le système américain ne prévoit pas de sécurité sociale universelle. L’accès aux soins dépend d’une assurance santé privée, souvent proposée par l’employeur dans le package salarial.
Horaires de travail :
Administrations et entreprises : 9h – 17h, du lundi au vendredi.
Commerces : 10h – 21h, du lundi au samedi et 12h – 18h le dimanche.
Sources : MEAE, OCDE, Business France, cadresenmission.com (2025).
Meilleurs sites d’emploi
www.indeed.com
www.usajobs.gov
www.linkedin.com
www.simplyhired.com
www.monster.com
www.careerbuilder.com
www.glassdoor.com
Vie pratique
Coût de la vie
Monnaie : dollar des États-Unis (USD).
Taux de change (avril 2026) : 1 EUR = 1,15 USD (taux au 27 mars 2026). Le dollar a connu une volatilité accrue depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient fin février 2026.
Se loger : loyer moyen pour un studio dans un « bon quartier » de New York : environ 3 000 USD ; pour un trois pièces : environ 6 000 USD (chiffre le plus récent disponible). La recherche d’un logement s’effectue en s’adressant aux agences immobilières (Real Estate Agencies) ou en consultant les annonces en ligne. Il ne faut pas hésiter à solliciter les réseaux de francophones, très présents sur les réseaux sociaux ou la presse spécialisée. La majorité des logements ne sont pas loués meublés.
Indice Mercer du coût de la vie (logement compris, 226 villes, édition 2024) : New York City (7e au classement mondial) reste la ville la plus chère des États-Unis. Elle est suivie de Los Angeles (10e), Honolulu (12e) et San Francisco (13e).
Points de vigilance
Le coût de la vie dans les grandes métropoles américaines est très élevé, notamment les dépenses de santé, d’assurance et de logement.
Il n’existe pas de sécurité sociale universelle aux États-Unis. L’accès aux soins dépend d’une assurance santé privée. Souscrire une couverture médicale complète dès l’arrivée est indispensable.
Le taux de change EUR/USD est actuellement favorable aux Européens (1 EUR ≈ 1,15 USD en mars-avril 2026), mais la situation géopolitique au Moyen-Orient (conflit Iran) génère une forte volatilité du dollar.
Informations utiles
Nature du réseau électrique : 110-115 volts. Les fiches électriques américaines sont à deux broches plates.
Télécommunications :
Indicatif téléphonique : +1 (l’indicatif régional de chaque État compte 3 chiffres).
Qualité du réseau mobile : variable selon la zone géographique et la compagnie de téléphone.
Qualité du réseau Internet : bonne à très bonne.
Principaux jours fériés 2026 :
19 janvier : Martin Luther King Jr. Day.
16 février : Presidents’ Day.
25 mai : Memorial Day.
4 juillet : Fête nationale (Independence Day).
7 septembre : Fête du travail (Labor Day).
12 octobre : Columbus Day.
11 novembre : Veterans Day.
26 novembre : Thanksgiving.
25 décembre : Noël.
Distances de ville à ville :
Washington DC – Los Angeles : 4 320 km.
Déplacements de ville à ville : les compagnies d’aviation desservant l’intérieur des États-Unis sont nombreuses et les retards de vol sont presque banals, tant le trafic est dense. Le conflit au Moyen-Orient et la fermeture partielle du détroit d’Ormuz ont provoqué de larges perturbations dans l’aviation internationale ; des répercussions sur les prix des billets et des carburants sont à anticiper en 2026.
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – Conseils aux voyageurs États-Unis (2026), Service-Public.fr – Voyage aux USA : formalités (2025), USCIS – H-1B FAQ (2025), Institute for Economics & Peace – Global Peace Index 2025, Mercer – Cost of Living City Ranking 2024, France Diplomatie – Communauté française à l’étranger (janvier 2026), Ambassade des États-Unis en France (2026), Cadres en Mission – Marché du travail États-Unis (2025), USAGov – Federal Minimum Wage (2025)
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE AUX ÉTATS-UNIS
Mission diplomatique française la plus importante dans le monde, avec un réseau de dix consulats généraux aux États-Unis (Atlanta, Boston, Chicago, Houston, Los Angeles, Miami, La Nouvelle-Orléans, New York, San Francisco, Washington D.C.).
Adresse : 4101 Reservoir Road, N.W. – Washington, D.C. 20007
Tél. : +1 (202) 944-6000
Email : [email protected]
Site : https://fr.franceintheus.org
BUSINESS FRANCE – Amérique du Nord
Agence publique d’appui au développement international des entreprises françaises. Avec plus de 100 personnes réparties dans 9 bureaux aux États-Unis et au Canada, Business France North America couvre les principaux marchés régionaux.
Site : https://world.businessfrance.fr/north-america/
– Bureau de Boston
50 Milk Street, 16th Floor
Boston, MA 02109
Tél. : +1 617 398 2416
– Bureau de Chicago
Localisation : Consulat général de France
205 North Michigan Avenue, Suite 3730
Chicago, IL 60601
Tél. : +1 312 327 5250
– Bureau de Détroit
525 E Big Beaver Road, Suite 202
Troy, MI 48083
Tél. : +1 248 457 1150
– Bureau de Houston
Localisation : Consulat général de France
777 Post Oak Boulevard, Suite 600
Houston, TX 77056
Tél. : (à confirmer sur https://world.businessfrance.fr/north-america/)
– Bureau de New York
1700 Broadway, 30th Floor
New York, NY 10019
Tél. : +1 212 400 2160
– Bureau de San Francisco
88 Kearny Street, Suite 700
San Francisco, CA 94108
Tél. : +1 415 781 0986
DOUANE – Attachés douaniers
Attaché douanier près l’ambassade de France à Washington
Zone de compétence : États-Unis, Canada, Mexique.
Tél. : 00 1 20 29 44 63 75
Email : [email protected]
Site : https://www.douane.gouv.fr/fiche/lannuaire-des-attaches-douaniers-letranger
Attaché douanier adjoint près le consulat général de France à Miami
Zone de compétence : États-Unis, Jamaïque, République dominicaine, Cuba.
Tél. : 00 1 305 403 41 85
Email : [email protected]
SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL (SER) – DG Trésor, Washington
Le Service Économique Régional (SER) de Washington est un service extérieur de la Direction Générale du Trésor (DG Trésor) du ministère de l’Économie. Il dispose d’une antenne à New York et de correspondants délocalisés à San Francisco et Houston.
Localisation : Ambassade de France, 4101 Reservoir Road N.W. – Washington, D.C. 20007
Tél. : +1 202 415-1488
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/US
Site SER Washington : https://frenchtreasuryintheus.org/fr/
Les acteurs privés
ALTIOS
Depuis 1999, Altios accompagne les entreprises internationales dans leur entrée et leur expansion sur le marché américain, combinant expertise locale et expérience internationale.
Adresse : 10-34 44th Drive, 2nd Floor – Long Island City, NY 11101
Tél. : +1 (917) 224-2570
Site : https://altios.com
AMERICAN WORLD SERVICES CORP (AWS Corp)
Cabinet de conseil basé à Washington, D.C., spécialisé dans les services marketing et commerciaux aux États-Unis pour les entreprises étrangères souhaitant entrer ou se développer sur le marché américain, avec plus de 25 ans d’expérience.
Adresse : Washington, D.C. (à confirmer sur https://awscorp.com)
Site : https://awscorp.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/american-world-services-corp/
EOC INTERNATIONAL
Société d’accompagnement à l’international depuis plus de 20 ans, couvrant les États-Unis notamment dans les secteurs agroalimentaire, vins et spiritueux. Intervient sur la stratégie export, la prospection directe et la représentation commerciale.
Tél. : 04 95 09 32 50
Email : [email protected]
Site : https://www.eoc-international.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/eoc-international/
EXPORTUSA CORP.
Cabinet spécialisé dans l’accompagnement des entreprises européennes à l’export vers le marché américain.
Adresse : 18 Bridge Street 2A – Brooklyn, NY 11201
Tél. : +1 718 522 5575
Email : [email protected]
Site : https://www.exportusa.eu
FRENCH-AMERICAN CHAMBER OF COMMERCE (FACC)
Organisation de référence pour les affaires franco-américaines, offrant à ses membres l’accès à des événements corporate, des conférenciers de haut niveau et des opportunités de networking exceptionnelles. Le réseau national FACC comprend dix-sept chapitres locaux.
Bureau de New York (siège) :
33 W 46th Street, Suite 800 – New York, NY 10036
Tél. : +1 (212) 867-0123
Email : [email protected]
Site : https://faccnyc.org
Réseau national : Atlanta · Boston · Chicago · Charlotte · Dallas · Houston · Los Angeles · Cleveland · Miami · Michigan · Minneapolis · New York · La Nouvelle-Orléans · Philadelphia · San Diego · San Francisco · Seattle · Washington D.C.
Site réseau national : https://nationalfacc.org
INTERNATIONAL BOOST USA
Cabinet de conseil dédié au développement commercial des entreprises françaises et européennes sur le marché américain, implanté en Californie.
Adresse : 274 Redwood Shores Parkway, Suite 407 – Redwood City, CA 94065
Tél. : +1 650 274 5563
Email : [email protected]
Site : https://www.internationalboost.com
OCO GLOBAL
Société de conseil spécialisée dans le commerce, l’investissement et le développement économique, présente à New York et Los Angeles.
– New York : 524 Broadway, 11e étage – New York, NY 10012 – Tél. : +1 646 350 3490
– Los Angeles : 5792 West Jefferson Blvd – Los Angeles, CA 90016 – Tél. : +1 626 524 0511
Site : https://www.ocoglobal.com/fr
OUINO CONSULTING
Cabinet de conseil implanté à Houston, spécialisé dans l’accompagnement des entreprises françaises sur le marché américain, notamment dans la région du Golfe du Mexique.
Adresse : 3302 Canal St – Houston, TX 77003
Tél. : +1 832 516 8125
Email : [email protected]
Site : https://www.bti-consulting.com
PRAMEX INTERNATIONAL
Filiale du groupe BPCE, Pramex accompagne les start-up, PME et ETI françaises dans leurs projets d’implantation à l’étranger par création de filiale ou acquisition, avec un réseau intégré de 17 entités dans 13 pays dont les États-Unis.
Contact USA : Nicolas Ferry, Directeur USA (à confirmer sur https://www.pramex.com)
Site : https://www.pramex.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/pramex-international/
RÉZOWAY
Avec plus de 20 ans d’expérience sur le marché nord-américain, Rézoway accompagne chaque année plus de 50 PME françaises dans leur développement d’affaires au Canada ainsi qu’aux États-Unis, de la validation de marché au déploiement commercial jusqu’à l’implantation physique. Présence aux États-Unis (Raleigh, NC) et centres d’affaires à Montréal et Toronto.
Email : [email protected]
Site : https://rezoway.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/rezoway/
RÉZOWAY EAST COAST
Entité spécifique de Rézoway dédiée à la côte Est des États-Unis, accompagnant les PME françaises dans leur développement sur ce marché stratégique.
Site : https://rezoway.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/rezoway-east-coast/
SALVEO (Groupe ADIT)
Fondé en 1992, Salveo a rejoint le Groupe ADIT en 2013, leader européen en intelligence stratégique. Présence aux États-Unis (Washington D.C.) dans le cadre d’un réseau de plus de 50 implantations mondiales.
Localisation : Washington D.C.
Email : [email protected]
Site : https://salveo.international
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/groupe-salveo/
Avocats d’affaires francophones
GIDE LOYRETTE NOUEL LLP – New York
Premier cabinet d’avocats français, Gide est établi à New York depuis 40 ans. Ses équipes, spécialisées en banque-finance, marchés de capitaux et arbitrage international, traitent les dossiers relevant du droit américain et anglais.
Adresse : One Rockefeller Plaza, Suite 3040 – New York, NY 10020
Tél. : +1 (212) 403 6700
Email : [email protected]
Site : https://www.gide.com/en/global/americas/new-york/
PEYROT & ASSOCIATES PC – New York
Cabinet d’avocats d’affaires franco-américains boutique, spécialisé dans l’accompagnement des entreprises françaises de toutes tailles pour leur implantation et développement aux États-Unis. Représente notamment de nombreuses start-up, investisseurs, entreprises familiales et grandes marques françaises.
Adresse : 62 William Street, 8th Floor – New York, NY 10005
Tél. : +1 (646) 650-2785
Email : [email protected]
Site : https://peyrotlaw.com
KRYMKIER LAW – New York
Cabinet d’avocats franco-américain basé à New York, représentant principalement des entreprises françaises et américaines dans tous les aspects juridiques de leur création et développement aux États-Unis.
Site : https://www.frenchamericanlawyer.com
SMITH, GAMBRELL & RUSSELL (SGR Law) – desk francophone
Cabinet créé en 1893, intervenant auprès d’une clientèle de particuliers et d’entreprises au niveau fédéral et étatique, dans plus de 45 domaines du droit, avec une équipe francophone dans ses bureaux d’Atlanta, New York, Miami, Washington D.C., Los Angeles et Austin.
Site : https://www.sgrlaw.com/practices/french/
Sources d’information internet
Ambassade de France aux États-Unis (2026) – Business France Amérique du Nord (2025) – DG Trésor – Fiche États-Unis (2026) – SER Washington – French Treasury in the U.S. (2026) – Douane française – Annuaire des attachés douaniers (2026) – French-American Chamber of Commerce New York (2026) – Réseau national FACC (2025) – Gide Loyrette Nouel – Bureau de New York (2025) – Peyrot & Associates PC (2026) – Pramex International (2025) – Altios International (2026) – Rézoway (2026) – Salveo / Groupe ADIT (2025) – American World Services Corp (2025) – EOC International (2025) –
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Indice de performance logistique (LPI) – Banque mondiale
Le LPI 2023 de la Banque mondiale, qui pour la première fois mesure la vitesse des échanges à l’aide d’indicateurs dérivés de grands ensembles de données, couvre 139 pays. Les États-Unis y sont classés au 17e rang mondial (ex-æquo avec la Corée du Sud), en recul par rapport à la 14e place obtenue en 2018.
Le détail des scores américains dans le LPI 2023 (sur une échelle de 1 à 5) est le suivant :
Score global : 3,8 (contre 3,89 en 2018)
Efficacité des procédures douanières : 3,7 (contre 3,78 en 2018)
Qualité des infrastructures : 3,9 (contre 4,05 en 2018)
Facilité d’organisation des expéditions internationales : 3,4 (contre 3,51 en 2018)
Compétence logistique : 3,9 (en hausse, contre 3,87 en 2018)
Traçabilité des envois : 4,2 (en hausse, contre 4,09 en 2018)
Ponctualité des livraisons : 3,8 (contre 4,08 en 2018)
La taille et la complexité de l’économie américaine rendent les comparaisons avec des pays plus petits délicates. Le prochain LPI, attendu en 2025, n’est pas encore publié à la date de mise à jour de cette fiche (le LPI 2023 demeure donc l’édition de référence la plus récente disponible).
B-READY (Business Ready) – Banque mondiale
B-READY est en phase de déploiement sur trois ans (2024-2026), avec une édition 2025 portant sur 101 économies. Les États-Unis ont été intégrés dans l’édition B-READY 2025, aux côtés notamment de l’Australie, du Canada, de la Chine et de la Corée du Sud. Une édition complète en 2026 offrira une couverture mondiale élargie et conclura la phase de déploiement.
Contrairement au Doing Business, B-READY ne classe pas les économies selon un score unique, mais fournit des données détaillées sur 10 thématiques regroupées en trois piliers : cadre réglementaire, services publics et efficacité opérationnelle. Les données spécifiques aux États-Unis issues de l’édition B-READY 2025 n’étaient pas encore disponibles dans les sources consultées au moment de la mise à jour de cette fiche ; elles seront intégrées lors de la prochaine révision.
Index de liberté économique – Heritage Foundation
Dans l’Index de liberté économique 2026 de la Heritage Foundation, les États-Unis obtiennent un score de 72,8 et se classent au 22e rang mondial, avec une progression de 2,6 points par rapport à l’édition précédente. Il s’agit de la meilleure progression parmi les économies avancées, mettant fin à cinq années consécutives de recul – la plus forte amélioration depuis 2001. La composante liberté commerciale atteint 91,6, reflétant des barrières tarifaires relativement basses, même si la politique commerciale reste en pleine évolution (voir la section Points de vigilance ci-dessous).
Système douanier américain – CBP et guichet unique ACE
L’Automated Commercial Environment (ACE) est la plateforme électronique de guichet unique au travers de laquelle la communauté commerciale déclare les importations et exportations, et par laquelle le gouvernement détermine l’admissibilité des marchandises. L’ACE a modernisé et rationalisé le traitement des opérations douanières pour l’ensemble des flux (manifestes, mainlevées, post-dédouanement, exportations et agences gouvernementales partenaires).
En février 2025, le CBP a finalisé la migration vers le portail ACE modernisé, en accomplissant la dernière étape de son programme de modernisation. En avril 2026, le CBP a encore publié une nouvelle application de compte ACE Portal entièrement dématérialisée, encourageant fortement les opérateurs à l’adopter pour accélérer le traitement de leurs dossiers.
Les opérateurs souhaitant bénéficier de procédures de dédouanement simplifiées peuvent s’inscrire au programme C-TPAT (Customs-Trade Partnership Against Terrorism) ou au programme AEO/TEA (Trade Expertise Alliance). Le programme ISF (Importer Security Filing, ou « 10+2 ») impose aux importateurs de fournir des données de sécurité 24 heures avant le chargement en mer. Côté export, l’AES (Automated Export System), intégré à l’ACE, est obligatoire pour tout envoi d’une valeur supérieure à 2 500 USD.
Points de vigilance
⚠ Point d’attention – Bouleversement majeur de la politique commerciale américaine (2025-2026) :
Des hausses tarifaires massives américaines en 2025 ont bouleversé le commerce mondial, menaçant de provoquer de fortes contractions des échanges, des pertes de bien-être significatives et des perturbations majeures des chaînes d’approvisionnement mondiales.
Le 2 avril 2025, après des augmentations de droits en février et mars sur les importations en provenance du Canada, du Mexique et de la Chine (acier, aluminium, automobiles), les États-Unis ont annoncé des droits de douane dits « réciproques » affectant la quasi-totalité de leurs partenaires commerciaux.
Le 20 février 2026, dans une décision historique, la Cour suprême a annulé les droits de douane que le président Trump avait imposés sur les importations en provenance du Canada, de la Chine, du Mexique ainsi que sur celles de l’ensemble des pays au titre des ordres exécutifs fondés sur l’IEEPA. Par 6 voix contre 3, les juges ont estimé que ces tarifs excèdent les pouvoirs conférés au président par le Congrès en vertu de l’IEEPA.
Dans les heures suivant l’arrêt de la Cour suprême, le président a invoqué l’article 122 de la loi commerciale de 1974 et a annoncé des droits de douane universels de 10 %, portés le lendemain à 15 % — leur niveau maximum autorisé. Ces droits au titre de la section 122 sont limités à un maximum de 15 % et à une durée de 150 jours, sauf prolongation par le Congrès.
D’autres outils tarifaires traditionnels restent disponibles pour l’administration, notamment la section 232 de la loi d’expansion commerciale de 1962 et la section 301 de la loi commerciale de 1974, mais ceux-ci nécessitent des enquêtes, des constatations probatoires et une procédure formelle, ce qui prend du temps.
Pour les exportateurs français vers les États-Unis, la situation se résume ainsi au 9 avril 2026 :
Droits de douane IEEPA annulés par la Cour suprême le 20 février 2026 ; des remboursements potentiels sont attendus pour les importateurs américains ayant acquitté ces droits entre 2025 et février 2026.
Droit de 10 % (section 122) applicable depuis fin février 2026 sur la quasi-totalité des importations américaines (durée initiale de 150 jours, soit jusqu’à environ fin juillet 2026), sous réserve d’extension ou de nouvelles mesures.
Droits sectoriels maintenus : les droits de douane au titre des sections 232 (acier à 25 %, aluminium à 25 %, automobiles à 25 %) et 301 (produits chinois) restent en vigueur, car fondés sur une base légale distincte de l’IEEPA.
De minimis suspendu : depuis le 29 août 2025, la franchise de minimis est suspendue, ce qui signifie que chaque importation aux États-Unis est soumise à des droits de douane.
Incertitude persistante : la situation évolue rapidement ; des négociations bilatérales sont en cours avec de nombreux partenaires commerciaux.
Le taux tarifaire effectif moyen était de 7,7 % en 2025 — le plus élevé depuis 1947.
Sources : Banque mondiale – LPI 2023 (2023), Banque mondiale – B-READY 2025 (2025), Banque mondiale – Économies couvertes par B-READY (2025), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom 2026 (2026), U.S. Customs and Border Protection – ACE (2026), Tax Foundation – Tariff Tracker 2026 (2026), Cour suprême des États-Unis – Learning Resources v. Trump (février 2026), PIIE – Analyse de l’arrêt IEEPA (février 2026), DHL Global Connectedness Report 2026 (2026)
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