Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Population (millions, 2025) : 118,4 (estimation mi-année, Nations unies – World Population Prospects 2024)
Capitale : Le Caire
Devise : Livre égyptienne (EGP)
Décalage horaire avec la France : + 1 h en hiver. Même heure en été (changement d’heure supprimé en 2011).
Climat : Saharien. Le Caire : température la plus basse en janvier : 8 °C ; température la plus élevée en juillet : 45 °C.
PIB (USD courants) : 2024 : ~389 Mds$ (Banque mondiale) ; 2026 : ~399 Mds$ (projections FMI)
Taux de croissance du PIB réel : 2025/2026 T1 : +5,3 % ; 2024/2025 : +3,8 % (Banque mondiale) / +4,4 % (FMI) ; 2023/2024 : +2,4 %
Inflation (IPC, moyenne annuelle) : 2024/2025 : ~20,4 % ; 2025/2026 (prév.) : ~11,8 % (FMI, oct. 2025)
Taux de chômage : 2024 : ~7,2 % (FMI) ; 2025/2026 (prév.) : ~7,3 %
Dette publique (% du PIB) : 2024 : ~91 % (Allianz Trade / FMI) ; 2024/2025 (prév.) : ~90 % (DG Trésor)
Solde budgétaire (% du PIB) : 2024/2025 : déficit ~6,3 % (DG Trésor) ; excédent primaire : objectif 4,8 % (FMI)
Revenu national brut/hab. en PPA (USD courants, 2024) : 18 230 (Banque mondiale)
Conjoncture
Une économie diversifiée mais sous pression, engagée dans un cycle de réformes structurelles. La performance de l’Égypte repose sur une économie diversifiée, structurée autour de l’industrie manufacturière (24 %), du commerce de gros et de détail (15,1 %), de l’agriculture (11 %), de la construction (8,4 %) et du tourisme (8,1 %). Le secteur public occupe une place prépondérante, représentant 27 % de l’activité économique et 74 % des investissements. L’intégration du secteur informel, qui couvrirait entre 30 et 60 % de l’emploi total, pourrait accroître le PIB d’au moins 40 %.
Rebond de la croissance après la crise de 2023/2024. Après la contraction de l’activité enregistrée sur l’exercice 2023/24, la croissance du PIB ayant été ramenée à 2,4 % sur cette période, les prévisions de croissance ont été revues à la baisse par le FMI, qui anticipe une croissance de 3,6 % durant l’exercice 2024/25 puis un rebond à 4,1 % en 2025/26. Ces projections ont depuis été révisées à la hausse : la Banque mondiale maintient sa projection de croissance du PIB à 4,2 % pour l’exercice 2025/2026, tandis que pour l’exercice 2024/2025, elle a relevé sa prévision à 3,8 %. Sur le terrain, le taux de croissance du PIB de l’Égypte a atteint 5,3 % au premier trimestre de l’exercice 2025/2026, contre 3,5 % au cours de l’exercice précédent, marquant sa meilleure performance en trois ans. Les investissements privés ont augmenté de 25,9 %, représentant environ 66 % du total des investissements exécutés, soit leur plus haut niveau jamais enregistré ; l’investissement a contribué positivement à hauteur de 2,45 % de la croissance du PIB.
Le secteur privé montre des signes de reprise timide mais réelle. L’indice PMI, indicateur de la performance du secteur privé non pétrolier, est resté sous la barre des 50 pendant 44 mois consécutifs, avant de repasser au-dessus des 50 à trois reprises sur l’exercice 2024/25, atteignant notamment 50,7 en janvier et 50,1 en février 2025, signalant une reprise modeste de l’activité. La croissance reste principalement tirée par les investissements publics dans les grands projets d’infrastructure et par la consommation domestique.
Les trois rentes structurelles : des évolutions contrastées. L’économie égyptienne demeure tributaire de ses rentes traditionnelles, dont les trajectoires ont divergé au cours des dernières années.
Transferts de la diaspora : les envois de fonds des Égyptiens à l’étranger ont atteint 15,8 milliards de dollars entre janvier et mai 2025, en progression de 69,6 % par rapport à la même période de 2024, devenant la première source de devises du pays devant les exportations et le tourisme.
Tourisme : les entrées touristiques ont atteint 19 millions en 2025, affichant une hausse de 21 % par rapport à 2024. En 2024, le tourisme a rapporté environ 15,3 milliards USD au pays, d’après les chiffres officiels. Cette dynamique a été renforcée par l’inauguration du Grand Musée Égyptien, le 1er novembre 2025, qui a attiré en un mois près de 500 000 visiteurs, dont plus de la moitié d’étrangers.
Canal de Suez : les revenus du canal ont chuté de 60 % entre 2023 et 2024, soit une perte estimée à sept milliards de dollars. Le trafic avait commencé à reprendre entre juillet et octobre 2025, avec 4 405 navires pour un total de 185 millions de tonnes, en hausse par rapport à la même période en 2024. Cependant, la situation demeure fragile (voir alerte ci-dessous).
⚠ Point d’attention : Début mars 2026, le président égyptien a exprimé son inquiétude face à l’impact de la guerre au Moyen-Orient déclenchée par l’attaque américano-israélienne contre l’Iran sur le trafic du canal de Suez. « Nous sommes très prudents sur la poursuite de la guerre car nous voyons ses effets sur le golfe d’Ormuz et l’impact sur le canal de Suez », a déclaré Abdel Fattah al-Sissi. Les trois plus grands armateurs mondiaux ont suspendu le passage de leurs navires dans le détroit d’Ormuz et dans le détroit de Bab el-Mandeb menant au canal de Suez, préférant contourner l’Afrique via le cap de Bonne Espérance. Par ailleurs, Israël a annoncé stopper ses exportations de gaz naturel à l’Égypte, estimées à 17 % de la consommation intérieure égyptienne. Ces chocs cumulés sur l’énergie et les recettes du canal font peser un risque réel de révision à la baisse des projections de croissance pour 2025/2026.
Finances publiques : consolidation sous contraintes. Selon les estimations du FMI pour l’exercice 2023/24, les dépenses publiques se répartissent principalement en remboursement des intérêts de la dette (40 %), salaires et traitements des fonctionnaires (15 %), subventions et dépenses sociales (27 %) et investissements (9 %). Les efforts de consolidation budgétaire demeurent visibles, avec un excédent primaire estimé à 6 % du PIB en 2023/24. Toutefois, le déficit public et la dette publique devraient respectivement s’élever à environ 6,3 % et 90 % du PIB en 2024/25. Les charges d’intérêt demeurent particulièrement élevées et les recettes fiscales limitées.
Programme FMI : un ancrage essentiel. L’Égypte bénéficie d’un programme de prêt élargi de 8 milliards de dollars, signé en mars 2024 sur 46 mois, après plus d’un an de graves pénuries de devises étrangères. En décembre 2025, l’Égypte et le FMI sont parvenus à un accord de principe sur les 5e et 6e revues du programme de réformes économiques, permettant de débloquer deux tranches d’une valeur estimée à environ 2,5 milliards de dollars. Le FMI a fixé le calendrier des 7e et 8e revues, prévues respectivement en juin et novembre 2026, conditionnant le décaissement de 3,3 milliards de dollars supplémentaires à la poursuite des réformes engagées.
Politique monétaire : désinflation en cours. Le ralentissement de l’inflation globale a encouragé la Banque centrale d’Égypte à opérer trois baisses de taux depuis le début de 2025, ramenant le taux directeur de 27,25 % à 22 % en août. De nouvelles baisses de taux, alors que ceux-ci restent élevés et que la désinflation continue, devraient intervenir d’ici la fin de 2025 et en 2026, ce qui devrait stimuler la consommation privée et l’investissement.
Secteur énergétique : entre potentiel et fragilité. Le mégachamp gazier de Zohr a connu une forte diminution de sa production, fonctionnant à moins de 40 % de sa capacité au premier semestre 2024 en raison de problèmes techniques majeurs ; sa production a chuté de 46 %, alors que la production nationale de gaz s’élève à 4,3 Md bcfd pour une demande intérieure dépassant les 6 Md bcfd. Face à ce déficit, l’Égypte a dû relancer massivement ses importations de gaz naturel liquéfié (GNL) en 2024, atteignant leur plus haut niveau depuis sept ans, avec 2,78 millions de tonnes importées sur l’année.
Défis structurels persistants. La croissance est insuffisante pour absorber de façon inclusive les quelques 800 000 jeunes qui rejoignent chaque année le marché du travail ; les derniers chiffres disponibles (2019/20) indiquent que 29,7 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, contre 16,7 % vingt ans plus tôt. Le principal défi de l’Égypte reste la croissance durable à moyen et long terme pour offrir des emplois et de la prospérité à une population qui devrait presque doubler d’ici 2050. Le processus de privatisation avance lentement : sur les 35 candidats à la privatisation annoncés depuis 2022, seuls neuf ont fait l’objet d’une vente ; la lenteur des réformes structurelles (réduction de la place de l’État, mise à niveau fiscal) a d’ailleurs conduit à la fusion des 5e et 6e revues du FMI.
Sources : DG Trésor – Indicateurs et conjoncture Égypte (2025), DG Trésor – Lettre économique d’Égypte, mars 2026, DG Trésor – Canal de Suez, d’une crise à l’autre (août 2025), Al-Ahram – Croissance 5,3 % T1 2025/2026 (nov. 2025), Al-Ahram – Revues FMI 5e et 6e (déc. 2025), Financial Afrik – Banque mondiale prévisions 2025, Trading Economics – RNB/hab PPA Égypte (Banque mondiale, 2024), Trading Economics – Dette publique Égypte (2024), Agence Ecofin – Tourisme 19 millions 2025 (jan. 2026), APAnews – Transferts diaspora 2025 (juil. 2025), Coface – Fiche risque pays Égypte (2025), Allianz Trade – Risque pays Égypte (2025), Bpifrance – Fiche pays Égypte (jan. 2025), Worldometers – Population Égypte 2026 (ONU 2024 Revision), APAnews – Transferts expatriés 32,6 Mds USD (mai 2025), Orient XXI – Égypte et guerre régionale (mars 2026)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, 2025) : 108,5
Taux de croissance du PIB réel : 2025/2026 : 5,3 % (T1, meilleure performance en trois ans) ; objectif annuel d’au moins 5 % pour l’exercice 2025/2026 selon la ministre de la Planification ; 2024/2025 : 3,8 % (Banque mondiale)
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 18 230 (Banque mondiale)
Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 45,3 Md USD (+6,5 %)
Import : 95,3 Md USD (+13,2 %)
Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché, 2024) :
1 – Chine 16,5 % ; 2 – Arabie saoudite 8,3 % ; 3 – États-Unis (3e, imports en hausse de +48,6 %) ; 4 – Russie (4e, +21,7 %) ; 5 – Allemagne 3,6 %
Cinq premiers clients (avec part de marché, 2024) :
1 – Union européenne 28,4 % ; 2 – Arabie saoudite 7,7 % ; 3 – Turquie 7,6 % ; 4 – Émirats arabes unis 7,4 % ; 5 – États-Unis 5,1 %
Exportations françaises 2024 : 1,79 Md EUR (+1,7 % en g.a.), portées principalement par les produits de la construction aéronautique (+18,9 %)
Indice de perception de la corruption (2024) : 30/100 – rang 130/180 (Transparency International, CPI 2024)
⚠ Point d’attention : Le canal de Suez a enregistré une croissance positive de 8,6 % au T1 2025/2026 pour la première fois depuis le T2 2023/2024, après des taux négatifs pendant près d’un an et demi en raison des tensions géopolitiques en mer Rouge, avec une contraction maximale de 68,4 % au T1 2024/2025. La reprise du trafic maritime reste conditionnée à la stabilisation durable de la situation sécuritaire au Proche-Orient. Par ailleurs, les importations égyptiennes ont fortement progressé en 2024 (+13,2 % à 95,3 Md USD), tirées notamment par les importations d’hydrocarbures (+38,3 % à 16,1 Md USD), creusant le déficit commercial.
Sources : FMI – World Economic Outlook (2025), Banque mondiale (2024-2025), OMC – profil Égypte (2024), DG Trésor – Relations bilatérales France-Égypte (2024), Daily News Egypt / CAPMAS (sept. 2025), Transparency International – CPI 2024 (fév. 2025), Al-Ahram – Ministère de la Planification égyptien (nov. 2025)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
Chiffres clés
Population (2026) : environ 120,1 millions d’habitants (estimation mi-2026), dont population urbaine : environ 41 %.
Langues : l’arabe classique est la langue officielle de l’État mais n’est compris que par environ 50 % de la population. L’arabe égyptien (Masri) est la langue parlée par l’ensemble de la population.
Religions : la grande majorité des Égyptiens (environ 90 %) se réclament de l’islam sunnite. Les chrétiens, essentiellement coptes, forment la principale minorité religieuse ; les estimations tournent autour des 10 %.
Nombre de Français immatriculés : le nombre de Français établis en Égypte est estimé à environ 7 000, principalement dans les gouvernorats du Caire et d’Alexandrie. Au 31 décembre 2016, 6 030 étaient inscrits sur les registres consulaires (chiffre le plus récent disponible).
Nombre d’entreprises françaises implantées : 140 (chiffre le plus récent disponible).
Taux de croissance du PIB : +3,5 % attendu en 2025 et +4,2 % en 2026, après un ralentissement en 2024 lié aux répercussions de la crise monétaire et à la baisse des revenus du canal de Suez.
Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2025) : l’Égypte a progressé de 38 places dans le classement GPI, atteignant la 107e place en 2025 (contre la 145e en 2014).
⚠ Point d’attention : la position extérieure de l’Égypte a été affectée par la diminution des revenus du canal de Suez et un effondrement significatif des exportations de gaz naturel, conséquences directes des tensions au Proche-Orient. Les revenus du Canal de Suez ont chuté d’environ 70 % depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023. Par ailleurs, le FMI a validé en février 2026 la poursuite de l’accord Extended Fund Facility d’un montant de 8 milliards de dollars, prolongé jusqu’au 15 décembre 2026.
Sources : Worldometers / ONU (2026), Egypt Independent / IEP GPI (2025), Allianz Trade (2025), Ambassade de France en Égypte, MEAE, FMI, Le Moci.
S’y rendre
Formalités
Le visa est obligatoire pour les ressortissants français.
Les voyageurs peuvent obtenir un e-Visa à entrée unique, valable pour une période maximale de 30 jours. L’e-Visa est le moyen le plus rapide et le plus simple, les voyageurs pouvant soumettre leur demande et les documents justificatifs en ligne. Une fois la demande approuvée, l’e-Visa est reçu par voie électronique. Le site officiel est visa2egypt.gov.eg (demande à déposer au moins sept jours avant le départ).
Depuis le début de l’année 2025, il est également possible d’obtenir le visa à l’arrivée en Égypte (procédure préférable selon France Diplomatie), ou auprès d’un consulat égyptien en France.
Le prix du visa égyptien est de 25 € en entrée simple ou de 60 € en entrées multiples (frais consulaires ; des frais de service peuvent s’ajouter selon le mode de demande).
Les voyageurs qui visitent exclusivement les stations balnéaires de Charm el-Cheikh, Dahab, Nuweiba et Taba n’ont pas besoin de visa s’ils ne séjournent pas plus de 15 jours. Ces voyageurs reçoivent un timbre de permission spécial à leur arrivée.
Les détenteurs de passeports officiels (passeports de service et diplomatique) doivent impérativement demander un visa biométrique auprès de l’ambassade ou du consulat d’Égypte compétent préalablement à leur arrivée. À défaut, aucun visa ne leur sera délivré à l’arrivée et ils seront refoulés à leurs frais.
Les déplacements vers et dans Gaza, ainsi que dans le nord de la péninsule du Sinaï, sont formellement déconseillés à toute période de l’année, y compris pour transiter vers Gaza à travers le point de passage de Rafah. Même en temps normal, ce dernier fait l’objet de restrictions d’accès fréquentes conduisant à une fermeture quasi complète.
Le MEAE classe l’Égypte en « vigilance renforcée » (zone orange) pour la majorité du territoire touristique. Cela signifie que le voyage est possible mais requiert une attention particulière. Certaines zones sont formellement déconseillées (zone rouge), mais elles ne concernent pas les circuits touristiques classiques.
Consultez les conseils aux voyageurs du MEAE, mis à jour le 7 avril 2026 : diplomatie.gouv.fr – Égypte.
Sources : MEAE / France Diplomatie (avril 2026), visa2egypt.gov.eg.
Y travailler
Le marché du travail
L’Égypte conserve un gros potentiel de développement et offre des opportunités d’emploi pour les Français qui doivent cependant tenir compte des spécificités du cadre juridique.
Il est possible pour un étranger de travailler dans presque tous les secteurs, sauf ceux touchant à la sécurité, à l’exportation ou au dédouanement. Il est également interdit à un étranger de posséder une société d’import ou une agence commerciale. La législation du travail prévoit que 90 % du personnel d’une entreprise doit être égyptien et représenter 80 % de la masse salariale.
Le cadre légal du travail
Un permis de travail est exigé pour toute personne qui n’est pas de nationalité égyptienne. Les procédures étant assez complexes, c’est l’employeur qui s’en charge au nom du candidat.
Salaire minimum légal : 7 000 EGP/mois en 2025-2026 (soit environ 110 € au taux de change d’avril 2026). Ce salaire minimum s’applique aux employés du secteur privé depuis le 1er mars 2025.
Durée de travail : 8 heures par jour, 6 jours par semaine, avec un maximum de 48 heures par semaine. Un repos d’un minimum de 24 heures est obligatoire.
Durée de la période d’essai/du préavis : la durée de la période d’essai est de 3 mois au maximum. En cas de démission, un préavis de 3 mois peut être exigé de l’employé.
Rémunération, avantages et impôts : salaire fixe en fonction de la formation et de l’expérience. Les heures supplémentaires de jour sont rémunérées avec une majoration de 25 % ; les heures supplémentaires de nuit sont rémunérées avec une majoration de 50 %. Le salaire moyen mensuel en Égypte était de 8 197 EGP fin 2023 selon les sources officielles. En 2025, d’autres sources citent une fourchette de 9 200 à 14 370 EGP selon les secteurs. À titre indicatif, le salaire mensuel d’un cadre moyen en contrat local dans le secteur privé commence à partir de 800 euros, mais peut varier selon le domaine d’activité.
Jours chômés hebdomadaires : vendredi et samedi.
Horaires de travail
Administrations : 9 h 30 – 15 h.
Entreprises : 9 h – 17 h.
Banques : 8 h 30 – 14 h 30.
Commerces : 10 h 30/11 h – 22 h.
Sources : MEAE, Rivermate (2025), Al-Ahram français (2025), Business France.
Points de vigilance
Les tendances salariales en Égypte sont influencées par le taux de croissance économique, les niveaux d’inflation, l’investissement étranger et l’offre et la demande de main-d’œuvre qualifiée. Au cours des dernières années, les réformes économiques et les fluctuations de la livre égyptienne ont impacté le pouvoir d’achat et les attentes salariales.
En mars 2024, la libre fluctuation de la livre égyptienne, convenue avec le FMI, a dévalué la monnaie de près de 40 %. L’inflation a ensuite grimpé au-dessus de 40 % en glissement annuel. Elle devrait s’établir à 16,2 % fin 2025, puis à 11,2 % en 2026. Prévoir une indexation des rémunérations sur l’inflation dans les négociations contractuelles.
La forte dépréciation de la livre égyptienne depuis 2024 réduit mécaniquement le pouvoir d’achat des salaires exprimés en monnaie locale pour les expatriés payés en EGP.
Meilleurs sites d’emploi
wuzzuf.net/jobs/egypt (principal portail d’emploi égyptien, actif en 2026)
linkedin.com – offres en Égypte
Vie pratique
Coût de la vie
Monnaie : Livre égyptienne (EGP). La libre fluctuation de la livre est maintenue, conformément aux exigences du FMI et des investisseurs, qui craignent un retour à un échange contrôlé.
Taux de change : 1 EUR ≈ 63,17 EGP (7 avril 2026), contre 19,56 EGP en 2019, soit une dépréciation massive de la livre égyptienne. Le taux fluctue quotidiennement ; consulter xe.com pour le cours en temps réel.
Se loger : pour un expatrié rémunéré en euros ou dollars, il est possible de louer un 2 ou 3 pièces correct entre 10 000 et 20 000 EGP par mois dans un quartier « vivable », soit souvent pour moins de 400 dollars. Les données récentes montrent des hausses continues ; entre début 2025 et début 2026, les loyers de marché ont encore progressé de 10 à 15 %, surtout dans les quartiers haut de gamme comme Zamalek ou Sheikh Zayed.
Pour rechercher un logement, il est préférable de passer par une agence immobilière. Les frais d’agence sont à la charge du propriétaire. On peut également interroger les concierges d’immeubles (bawabs), consulter les petites annonces dans les représentations françaises ou faire appel à un intermédiaire professionnel (simsar) rémunéré de l’équivalent d’un mois de loyer. Les quartiers prisés des expatriés sont Zamalek, Maadi et Héliopolis.
Indice Mercer du coût de la vie (2024) : Le Caire figure parmi les 5 villes ayant connu la plus forte hausse de leur classement de coût de la vie entre 2023 et 2024. Cette progression s’explique principalement par une inflation élevée.
Sources : TauxDeChange-Euro.fr (avril 2026), Mercer Cost of Living (2024), cyriljarnias.com (2026).
Informations utiles
Nature du réseau électrique
220 volts.
Télécommunications
Indicatif : + 20 (Le Caire : 02 ; Alexandrie : 03 ; Suez : 062 ; Louxor : 095 ; Port Saïd : 066 ; Sharm El Cheikh : 069).
Qualité du réseau mobile : bonne.
Qualité du réseau Internet : bonne.
Principaux jours fériés 2026
7 janvier : Noël copte.
25 janvier : Jour de la Révolution.
20 mars : Aïd el-Fitr (Fête de la rupture du jeûne).
25 avril : Fête de la libération du Sinaï.
1er mai : Fête du Travail.
27 juin : Aïd el-Kebir (Fête du Sacrifice).
23 juillet : Fête de la Libération de 1952.
25 août : Mawlid (célébration de la naissance du Prophète).
6 octobre : Fête des Forces armées.
Note : les dates des fêtes islamiques peuvent varier d’un jour selon l’observation de la lune.
Distances de ville à ville
Le Caire – Alexandrie : 218 km.
Déplacements de ville à ville
Le plus fiable est l’avion. Le réseau ferré est fiable entre Le Caire et Alexandrie. La conduite de nuit en dehors des villes est très dangereuse et à proscrire absolument. Pour les longs trajets de jour, il est recommandé de ne pas conduire sur les routes égyptiennes sans un chauffeur ou un accompagnateur connaissant les itinéraires et sachant parler arabe.
Santé
Aucune vaccination n’est obligatoire pour les ressortissants français se rendant en Égypte (sauf fièvre jaune en cas de provenance d’un pays à risque), mais certaines vaccinations sont recommandées.
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant rubéole, oreillons et rougeole chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
Autres vaccinations conseillées : en fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées. La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas en fonction des conditions et lieux de séjour.
Ne boire que de l’eau en bouteille avec capsule scellée : l’eau du robinet n’est pas potable pour les touristes.
Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales, de préférence 4 à 6 semaines avant le départ.
Source : Conseils aux voyageurs / Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – Diplomatie.gouv
Consultez l’intégralité des recommandations et des conseils à destination des voyageurs qui se rendent en Égypte, actualisés par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères sur ce lien.
Conseils pratiques
Prévoir une assurance voyage incluant le rapatriement sanitaire : les soins peuvent être onéreux pour les non-résidents.
En cas d’entrée en Égypte avec une carte nationale d’identité, un document cartonné est remis aux voyageurs à leur arrivée avec le visa : vérifier que le fonctionnaire orthographie correctement le nom et prénom et indique intégralement le numéro de la CNI, sous peine de difficultés importantes au moment de quitter le territoire.
Toute manifestation non expressément autorisée par les autorités égyptiennes est illégale ; y participer peut entraîner des arrestations voire des placements en détention.
Certaines zones, mal matérialisées par la signalisation, sont interdites à la circulation en Égypte, notamment dans le désert. Les voyageurs sont invités à respecter strictement les recommandations relatives aux zones indiquées en rouge sur la carte de la fiche Conseils aux voyageurs du MEAE.
La forte dépréciation de la livre égyptienne depuis 2024 rend Le Caire très abordable pour les Français rémunérés en euros, mais génère une inflation locale élevée affectant le coût de la vie au quotidien.
Sources : MEAE / France Diplomatie (avril 2026), Worldometers – ONU (2026), Egypt Independent – GPI (2025), Trading Economics – salaire minimum Égypte (2026), Al-Ahram français – salaire minimum (2025), TauxDeChange-Euro.fr (avril 2026), Mercer Cost of Living (2024), Allianz Trade – risque pays Égypte (2025), Le Petit Journal Le Caire – jours fériés 2026, Ambassade de France en Égypte.
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE EN ÉGYPTE
Site officiel de l’ambassade de France et du réseau consulaire en Égypte. L’ambassadeur est Éric Chevallier.
Adresse : 29 avenue Charles de Gaulle, Gizeh, BP 1777, Le Caire, Égypte
Tél. : +20 (2) 35 67 32 00
Email : [email protected]
Site : https://eg.ambafrance.org
BUSINESS FRANCE – BUREAU DU CAIRE
Le bureau Business France en Égypte, implanté au Caire, accompagne les entreprises françaises dans leurs démarches à l’exportation : identification de prospects et partenaires, organisation de la prospection, conseil sur les conditions d’accès au marché et sur l’implantation locale.
Adresse : 10 rue Sri Lanka, Zamalek, 10117 Le Caire
Tél. : +20 (0)2 27 39 35 00
Site : https://www.businessfrance.fr
SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL – DG TRÉSOR (Le Caire)
Le service économique de l’ambassade de France en Égypte fait partie du réseau international de la Direction Générale du Trésor. Composé de 9 personnes, il décrypte la situation économique de l’Égypte et décline localement la stratégie d’export française. Il se compose d’un pôle « macroéconomie et finance », d’un pôle sectoriel « infrastructures, environnement et santé » et d’un pôle sur les enjeux régionaux et globaux liés au développement durable et au climat. Il publie une Lettre économique d’Égypte mensuelle.
Adresse : 10 rue Sri Lanka, Zamalek, Le Caire, Égypte
Tél. : +20 (0)2 27 39 35 00
Email : [email protected]
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/EG
CONSULAT GÉNÉRAL DE FRANCE AU CAIRE
Le consulat général de France au Caire reçoit uniquement sur rendez-vous.
Adresse : 7, rue Abi Shamar, Guizeh, République arabe d’Égypte
Tél. : +(202) 35 67 33 50
Site : https://eg.ambafrance.org/-Le-Consulat-general-de-France-au-Caire-
Les acteurs privés
CCI FRANCE ÉGYPTE (CCIFE)
Créée en 1992, la CCI France Égypte œuvre à la promotion et au développement des relations économiques et commerciales entre la France et l’Égypte. Acteur-clé dans le développement des relations économiques entre la France et l’Égypte, elle compte 640 membres. Basée au Caire, la CCIFE a également une section à Alexandrie. Contacts : Ahmad NAGUIB, Directeur Général ([email protected]) ; May SALEM, Directrice Service Appui aux Entreprises ([email protected]).
Adresse : 1 Wadi El Nil Street, El Mohandessin, Al Jizah, Égypte
Tél. : +20 2 33 46 94 18
Section Alexandrie : 2 place Ahmed Orabi, Mansheya – Tél. : +2 03 481 16 20 – [email protected]
Site : http://www.ccfe.org.eg
Avocats d’affaires francophones
GIDE LOYRETTE NOUEL – BUREAU DU CAIRE
Gide a ouvert son bureau du Caire, devenant ainsi le premier cabinet d’avocats international d’origine française à s’installer dans la capitale égyptienne. Gide conseille et assiste ses clients en Égypte depuis de nombreuses années pour leurs investissements, acquisitions, accords commerciaux, arbitrages internationaux et financements de projets. L’équipe au Caire est composée principalement d’avocats d’origine égyptienne, travaillant en arabe, anglais, français et allemand.
Adresse : Nile City Towers, North Tower, 20th Floor, Corniche El Nil, Le Caire 11221, Égypte
Tél. : +20 01 20 26 60 228
Contact : Baudouin de Moucheron, associé – [email protected]
Site : https://www.gide.com
BAKER McKENZIE (HELMY, HAMZA & PARTNERS) – LE CAIRE
Helmy, Hamza & Partners, le bureau cairote de Baker McKenzie depuis 1986, est spécialisé dans les transactions pionnières et les solutions juridiques stratégiques sur le marché égyptien. Le cabinet excelle en droit bancaire et financier, droit des sociétés, fusions-acquisitions, financement de projets et marchés de capitaux. Le bureau travaille en anglais et en arabe ; Baker McKenzie dispose d’un desk francophone depuis Paris.
Adresse : Emerald Business Center, Tower A, 4e étage, Plot n° B2210 Smart Village, K28 Cairo-Alexandria Road, Giza, Égypte
Site : https://www.bakermckenzie.com/en/locations/emea/egypt
Sources d’information internet
Ambassade de France en Égypte – Site officiel, actualités diplomatiques et consulaires
DG Trésor – Fiche Égypte – Analyses économiques, Lettre économique mensuelle
Business France – Bureau du Caire – Accompagnement export, études de marché
CCI France Égypte (CCIFE) – Réseau d’affaires franco-égyptien, services aux entreprises
CCI France International – Égypte – Fiche pays et contacts
Gide Loyrette Nouel – Cabinet d’avocats français implanté au Caire
Baker McKenzie – Helmy, Hamza & Partners (Le Caire) – Cabinet d’avocats international
Sources : Ambassade de France en Égypte (2025), DG Trésor – Égypte (2025-2026), Service-Public.fr – Consulat général de France au Caire (2025), Business France Le Caire, CCI France Égypte – ccfe.org.eg, Ambassade de France – CCIFE (2025), Legal 500 – Gide Le Caire, Baker McKenzie – Le Caire (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Performance logistique et commerce transfrontalier
Indice de performance logistique (LPI) – Banque mondiale 2023
Le Doing Business de la Banque mondiale, supprimé en septembre 2021, n’est plus disponible. Il a été remplacé par le programme Business Ready (B-READY), qui s’inscrit dans une phase de déploiement progressif sur trois ans (2024–2026) : la première édition 2024 couvrait 50 économies, la deuxième édition 2025 en couvre 101, et une édition complète en 2026 élargira la couverture à plus de 160 économies. L’Égypte ne figurait pas dans les 50 économies couvertes par l’édition inaugurale B-READY 2024 ; sa couverture est attendue dans l’édition 2026 selon le calendrier de déploiement publié par la Banque mondiale.
En attendant la publication de données B-READY pour l’Égypte, la référence disponible la plus récente reste l’Indice de Performance Logistique (LPI) 2023 de la Banque mondiale. L’Égypte a progressé de dix places pour se classer au 57e rang mondial en 2023 (sur 139 pays), contre le 67e rang lors de la précédente édition de 2018, avec un score global de 3,1/5 (contre 2,82 en 2018). L’Égypte se positionne à égalité avec le Botswana au 57e rang africain et mondial, confirmant une amélioration notable de ses performances logistiques.
Le LPI 2023 classe les pays selon six dimensions du commerce : performance douanière, qualité des infrastructures et timeliness des expéditions. Le prochain LPI est attendu courant 2025, mais n’avait pas encore été publié à la date de rédaction de cette fiche (avril 2026) ; la dernière édition complète disponible reste donc celle de 2023.
Indice de liberté économique Heritage Foundation 2026
Dans l’édition 2026 de l’Index of Economic Freedom de la Heritage Foundation, l’Égypte obtient un score de 50,3 points, la classant au 146e rang mondial (contre 50,9 points et 145e rang en 2025), au 10e rang régional sur 14 économies du Moyen-Orient et Afrique du Nord. Ce score maintient l’Égypte dans la catégorie « mostly unfree ». Les composantes les plus faibles sont la santé budgétaire (21,8), l’efficacité judiciaire (24,0) et l’intégrité gouvernementale (27,1), reflétant la persistance de faiblesses dans l’État de droit.
Procédures douanières : le système NAFEZA/ACI
L’Égypte a engagé une modernisation significative de ses procédures douanières à l’import. Le ministère des Finances a publié le décret n°38/2021 instaurant le guichet unique NAFEZA (National Single Window for Trade Facilitation) et son système d’information préalable sur les marchandises (ACI – Advanced Cargo Information), obligeant la soumission électronique des documents d’expédition 48 heures avant l’arrivée des marchandises.
La plateforme NAFEZA connecte désormais 130 sites douaniers et 35 entités gouvernementales, positionnant l’Égypte comme pionnière dans la dématérialisation douanière régionale. Dans le cadre du programme Digital Egypt, la modernisation douanière a progressivement réduit les délais de mainlevée des marchandises, passant de 16 à 8 jours selon les données disponibles fin 2025.
Extension ACI au fret aérien (2026) : Les douanes égyptiennes ont annoncé l’extension du système ACI aux envois par voie aérienne : depuis le 1er janvier 2026, tout fret aérien à destination de l’Égypte doit disposer d’un numéro ACID valide généré via NAFEZA, complétant l’application déjà en vigueur pour le fret maritime depuis 2021.
L’exportateur étranger doit transmettre les données d’expédition via la plateforme blockchain Cargo X. Des frais supplémentaires de 3 à 50 USD par opération s’appliquent (frais de dossier et frais de blockchain).
Les données du dernier Doing Business 2020 (chiffres les plus récents disponibles par rubrique) restent la dernière mesure officielle des délais et coûts de commerce transfrontalier :
À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 48 h. ; coût 258 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (88 h. ; 100 USD).
À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 240 h. ; coût 554 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (265 h. ; 1 000 USD). (chiffres les plus récents disponibles, Doing Business 2020)
Ces délais d’importation élevés correspondent à la période pré-NAFEZA. L’Autorité douanière égyptienne a annoncé début 2025 un objectif de réduction des délais de dédouanement à 6 jours dans un premier temps, puis à 2 jours d’ici fin 2025. Ces objectifs ne sont pas encore confirmés par des données indépendantes publiées.
Canal de Suez : infrastructure stratégique sous pression
Le canal de Suez est le plus long canal artificiel sans écluse au monde (193 km), offrant la route maritime la plus courte entre l’Atlantique et l’Indien. Il constitue un maillon essentiel du commerce maritime international, captant entre 12 % et 15 % du trafic mondial et 30 % du transport de conteneurs.
Une nouvelle extension de 10 km a été inaugurée en décembre 2024 et mise en service en février 2025, portant à 82 km la section à double voie du canal. L’Égypte a finalisé le 18 juillet 2025 la Phase 2 d’élargissement du Canal de Suez, augmentant de 35 % sa capacité journalière de transit maritime.
⚠ Point d’attention : Les attaques Houthis en mer Rouge ont entraîné des pertes mensuelles pour les revenus du Canal de Suez estimées à environ 800 millions de dollars par mois selon le président Al-Sissi en mars 2025, représentant une perte annuelle estimée à 7 milliards de dollars annoncée en décembre 2024. Malgré une accalmie récente et un cessez-le-feu en mai 2025, le conflit Israël-Iran entretient l’incertitude sur la reprise durable du trafic et des revenus associés. La situation en mer Rouge demeure fragile, de nouvelles attaques contre des navires de commerce ayant eu lieu début juillet 2025. Cette situation affecte directement les routes maritimes empruntant le Canal de Suez depuis ou vers l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient.
Points de vigilance
Système NAFEZA/ACI obligatoire : Les transporteurs n’embarquent pas les marchandises sans numéro ACID figurant sur le connaissement et tous les documents clés. Ce processus s’est stabilisé depuis fin 2023 et les attentes en 2025 sont désormais claires. Tout exportateur français vers l’Égypte doit s’enregistrer sur CargoX et coordonner étroitement avec son acheteur égyptien.
Extension au fret aérien au 1er janvier 2026 : Le système ACI pour les expéditions aériennes est devenu obligatoire depuis le 1er janvier 2026. Tous les exportateurs non encore enregistrés sur CargoX doivent finaliser leur enregistrement sans délai pour éviter blocages et retards.
Lettres de crédit : La Banque centrale d’Égypte exige que les lettres de crédit soient couvertes à 100 % en cash par l’importateur. L’exportateur ne doit pas expédier les marchandises avant que la banque égyptienne ait notifié l’ouverture du crédit documentaire, sous peine de perdre la valeur de l’expédition.
Tarification douanière : L’Égypte n’applique pas de seuil de franchise (de minimis), ce qui signifie que des droits et taxes s’appliquent à toutes les importations, sauf exceptions liées aux accords commerciaux. Le taux de droit moyen est de 10,5 %, avec des taux allant de 0 % à 60 %.
Contournement du Canal de Suez : Le contournement du canal par le cap de Bonne-Espérance se poursuit, impactant les délais et les coûts du fret maritime sur les routes Asie–Europe passant par l’Égypte. Les exportateurs français doivent intégrer cette incertitude dans leurs délais contractuels.
Bureaucratie résiduelle : La société égyptienne souffre encore d’une bureaucratie excessive, avec des procédures douanières lentes et pesantes, et des barrières non tarifaires peu attractives pour les échanges commerciaux.
Sources : Banque mondiale – LPI 2023, Banque mondiale – B-READY 2025, Heritage Foundation – Index of Economic Freedom 2026, DG Trésor – Canal de Suez 2025, US State Department – Investment Climate Statement Egypt 2025, QualitAirSea – ACI fret aérien Égypte 2026, Nafeza – Guichet unique douanier égyptien, Banque mondiale – Egypt Jobs Report 2025
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