Djibouti

Économie

Dernière mise à jour : avril 2026

Informations pays

Population (million, 2025) : 1,18

Capitale : Djibouti

Devise : Franc djiboutien (DJF)

Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +6,0 % (est.) ; 2024 : +6,5 %

PIB nominal : 2025 : 4,61 Mds USD ; 2024 : 4,3 Mds USD

PIB par habitant (USD courants) : 2025 : 4 369 USD ; 2024 : 4 082 USD

Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 6 841

Inflation : 2025 : 0 % ; 2024 : +2,1 %

Solde budgétaire (% du PIB) : 2025 : -0,7 % (est.) ; 2024 : -2,6 %

Dette publique extérieure (% du PIB, 2023) : ~76 % (chiffre le plus récent disponible)

Sources : FMI, Article IV 2025 ; FMI, visite janvier 2026 ; DG Trésor (2025) ; Banque mondiale (2024)

Conjoncture

Une économie résiliente portée par la plateforme logistique, dans un contexte régional incertain. Avec un PIB de 4,3 Mds USD en 2024, Djibouti est la plus petite économie de la Communauté d’Afrique de l’Est, classée 44e économie africaine sur 54 pays. En dix ans, le PIB par habitant de Djibouti a doublé grâce à des investissements considérables qui ont contribué à la modernisation de l’économie. Ce dynamisme repose quasi exclusivement sur la rente portuaire et logistique : les services représentent environ 85 % du PIB, suivis de l’industrie (14 %) et de l’agriculture (1 %).

Une accélération de la croissance liée, en partie, à un effet conjoncturel mer Rouge. La croissance a dépassé 6,5 % en 2024, portée par l’augmentation des transbordements du fait des tensions en mer Rouge, tandis que l’inflation est restée maîtrisée grâce à la modération des prix internationaux des denrées alimentaires et de l’énergie. Cette faible inflation s’explique également par l’ancrage du franc djiboutien (DJF) au dollar (USD) et par le maintien des prix administrés (carburants, transports, services publics) par la Banque centrale de Djibouti. En 2025, l’inflation s’est réduite à zéro, la baisse des prix alimentaires mondiaux ayant été répercutée sur les consommateurs.

Des perspectives de croissance solides mais en décélération progressive. La croissance 2025 est estimée à 6,5 %, tirée par une forte activité portuaire — quoique légèrement moins robuste qu’en 2024 en raison de la baisse des transbordements — et par la vitalité des secteurs de la construction, des transports, des télécommunications et du commerce de détail. La croissance devrait se poursuivre à un rythme légèrement plus lent à moyen terme ; l’économie robuste de l’Éthiopie devrait stimuler les activités portuaires de Djibouti, mais la consolidation budgétaire et la fin des investissements à grande échelle pourraient peser sur la dynamique. Le gouvernement djiboutien table sur une croissance de 7,5 à 8 % d’ici 2026, soutenue par des investissements dans les infrastructures et les nouvelles technologies.

Un trafic portuaire sous pression depuis la mi-2025. Le transbordement reste un moteur clé, stimulé par les inspections obligatoires de fret à destination du Yémen et par le déroutage des routes maritimes à la suite des attaques des Houthis en mer Rouge. La tendance est principalement soutenue par la demande croissante de l’Éthiopie, dont plus de 90 % du commerce transite par les ports djiboutiens. Toutefois, après un pic en 2024, le trafic portuaire a reculé en 2025 (-7 % au premier trimestre et -10,5 % à mi-année) en raison de l’effet conjugué des modifications tarifaires américaines, des tensions régionales et des incertitudes commerciales mondiales.

Point d’attention : Les Houthis, alliés de l’Iran, menacent désormais de fermer le détroit de Bab el-Mandeb, au sud de la mer Rouge, portant un nouveau coup dur au trafic commercial maritime. Des pays comme Djibouti, dont l’économie repose largement sur son activité portuaire stratégique, se trouvent directement affectés par les soubresauts de ce détroit. Après un cessez-le-feu partiel entre les États-Unis et les Houthis en mai 2025, la crise a dramatiquement repris en juillet 2025 avec deux attaques majeures des Houthis, brisant la trêve de six mois. Si un cessez-le-feu à Gaza conclu en octobre 2025 a permis une accalmie temporaire, le commerce maritime mondial reste sur le qui-vive et l’arrêt des attaques demeure fragile. Ce contexte de volatilité persistante de la mer Rouge constitue un risque majeur pour les recettes portuaires djiboutiennes en 2026.

Des finances publiques sous tension, avec une dette jugée insoutenable. Djibouti a ramené son déficit public à 2,6 % du PIB en 2024, contre 3,5 % en 2023, et les réserves ont commencé à se reconstituer, même si elles restent inférieures à la base monétaire. Le déficit budgétaire pour l’exercice 2025 devrait se modérer pour s’établir à environ 0,7 % du PIB, reflétant la maîtrise des dépenses malgré des recettes inférieures aux prévisions. La dette publique, exclusivement externe et détenue à moitié par la Chine, est jugée insoutenable par le FMI depuis 2021. La dette publique extérieure est restée stable, à environ 76 % du PIB entre 2022 et 2023. L’objectif d’un budget équilibré à partir de 2026 est une mesure bienvenue selon le FMI.

Une croissance structurellement peu inclusive. La croissance de l’économie djiboutienne reste freinée par le manque d’inclusivité : les investissements ont été concentrés sur des projets à forte intensité en capital, comme l’activité portuaire, et peu d’emplois ont été créés. Le chômage reste élevé, à 25,9 % en 2024 (et probablement plus de 70 % des jeunes). Malgré un niveau d’APD par habitant parmi les plus élevés d’Afrique de l’Est (84,6 USD/habitant en 2023), la pauvreté reste élevée, avec 42 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté extrême selon la Banque mondiale en 2024. Les taux de pauvreté devraient avoir diminué, passant de 19 % en 2017 à environ 14,7 % en 2024, avec une projection à 13,5 % en 2026 (seuil de pauvreté international, données Banque mondiale).

⚠ Point d’attention : En octobre 2025, le gouvernement djiboutien a introduit un amendement constitutionnel majeur supprimant la limite d’âge de 75 ans pour les candidats à la présidence, permettant au président Ismaïl Omar Guelleh (77 ans) de briguer un sixième mandat en 2026. Cette réforme, adoptée à l’unanimité par une Assemblée nationale dominée par la majorité présidentielle, illustre la concentration du pouvoir et a été critiquée par l’opposition et des ONG. Le scrutin présidentiel prévu en 2026 pourrait introduire une source supplémentaire d’incertitude politique.

Sources : FMI, Article IV 2025, FMI, visite janvier 2026, DG Trésor, Djibouti – Indicateurs et conjoncture (2025), Banque mondiale – Djibouti Data (2024), BAD – Perspectives économiques Djibouti (2024), Coface – Fiche pays Djibouti (2025)

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

Population (millions, 2025) : 1,18

Taux de croissance du PIB réel : 2025 : 6,5 % (estim.) ; 2024 : ~6,5 %, porté par la robustesse des transshipments dans le contexte des tensions en mer Rouge

Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 7 850

Échanges de marchandises (2024, Md EUR, évolution sur 2023) :
Export : 4,2 Md EUR (stable par rapport à 2023) Import : 4,2 Md EUR (-16 % par rapport à 2023)

Exportations françaises 2023 : 0,1 Md EUR, +17,65 % (chiffre le plus récent disponible)

Indice de perception de la corruption : 124/182, avec un score de 31/100 (CPI 2025, Transparency International, publié février 2026)

Sources : FMI – Déclaration de mission Djibouti (janvier 2026), FMI – Article IV 2025 (septembre 2025), Banque mondiale via Trading Economics – RNB/hab PPA (2024), Commission européenne/Eurostat – Échanges de marchandises Djibouti (2025), DG Trésor – Commerce bilatéral France-Djibouti, Transparency International – IPC 2025 (février 2026), Worldometer/ONU – Population Djibouti (2025)

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Appréciation du crédit manager Moci Risque pays : très élevé Risque client : très élevé Notes de risque pays OCDE : 7/7 (classification en vigueur au 30 janvier 2026) Coface : pays C ; environnement des affaires C (données disponibles 2025) Credendo : court terme :...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

S’y rendre et s’y déplacer

Formalités d’entrée

L’entrée des ressortissants français en République de Djibouti est subordonnée, comme celle de tous les étrangers, à la délivrance préalable d’un visa de court séjour. L’accès au territoire djiboutien est soumis à l’obtention d’un visa, qui doit être obtenu avant le départ : auprès des représentations diplomatiques djiboutiennes basées à l’étranger ou en utilisant une procédure de e-visa.

Le visa n’est plus délivré à l’arrivée dans le pays. Il doit obligatoirement s’obtenir avant le départ, en ligne, sous la forme d’un e-visa électronique. Il existe deux types d’e-visa : jusqu’à 14 jours de séjour pour 12 euros, et de 15 à 90 jours pour 23 euros. Le portail officiel est accessible à l’adresse : www.evisa.gouv.dj. Le délai d’obtention de l’e-visa est de 3 à 4 jours ouvrés. Par sécurité, il convient d’anticiper un délai de traitement d’une semaine minimum.

Les personnes titulaires de cartes de séjour djiboutiennes en cours de validité peuvent accéder au territoire djiboutien sans visa et sans autorisation d’accès visée par les autorités djiboutiennes.

Les Français résidents sont soumis à l’obtention d’une carte de séjour étranger, au vu de laquelle ils obtiennent un visa d’un an renouvelable. S’ils exercent une activité professionnelle, ils doivent être porteurs d’une autorisation de travail pour étrangers.

Au départ de France, il est possible de s’adresser à l’Ambassade de Djibouti à Paris : 26, rue Emile-Menier, 75116 Paris – Tél : 01 47 27 49 22.

Les plaisanciers qui souhaitent faire escale à Djibouti ne peuvent pas utiliser un e-visa. Un visa d’entrée est délivré directement au port.

⚠ Point d’attention : Il est déconseillé d’arriver à Djibouti pendant le week-end (le vendredi et le samedi), car les démarches peuvent prendre beaucoup de temps en dehors des jours ouvrés.

Accès et liaisons aériennes

Plusieurs compagnies desservent Djibouti au départ de Paris, en vol direct ou avec escale, à raison de plusieurs vols par semaine. L’attention est attirée sur la liste des compagnies aériennes interdites dans l’Union européenne, sur laquelle figurent certaines compagnies aériennes du pays.

Pour les voyageurs se rendant d’Éthiopie à Djibouti par la voie routière, le contrôle à la frontière s’effectue en deux temps : le premier contrôle est mené par la police aux frontières, le second par la douane. Il est obligatoire de passer ces deux points de contrôle, dans les deux sens. Le non-respect de cette règle expose les voyageurs à de sérieuses difficultés avec les services de sécurité, pouvant entraîner l’immobilisation du véhicule.

Déplacements sur place

La circulation routière est dangereuse en ville et sur l’axe Djibouti-frontière éthiopienne (trafic intense de camions semi-remorques et véhicules en mauvais état). Il convient d’adapter sa vitesse aux conditions de circulation et d’éviter de circuler de nuit en dehors de la capitale. Le réseau routier est globalement en mauvais état avec de nombreuses pistes non goudronnées.

Les déplacements hors route goudronnée doivent se faire à deux véhicules minimum. La présence d’un guide expérimenté est particulièrement conseillée lors de déplacements dans le Nord et au lac Abbé.

Il est vivement déconseillé de venir sur le territoire djiboutien en possession d’un drone récréatif. Celui-ci peut être réquisitionné par les douanes à l’entrée ou à la sortie du territoire. Pour un usage professionnel, une demande officielle doit être faite.

Sécurité

Situation générale

Voisine de l’Éthiopie, de la Somalie, de l’Érythrée et du Yémen par la mer, la République de Djibouti fait figure d’îlot de stabilité dans une zone sensible. Cette stabilité est renforcée par la présence de forces militaires de différents pays qui y sont stationnées.

Bien qu’aucune attaque n’ait eu lieu à Djibouti-ville depuis l’attentat suicide du 24 mai 2014, la vigilance reste recommandée dans les lieux publics et ceux fréquentés par les expatriés (centre historique, lieux de culte, proximité des zones portuaires, aéroportuaires et installations militaires, emprises françaises, lieux de vie, restaurants, bars).

Compte tenu du relèvement sur l’ensemble du territoire national de la posture du plan Vigipirate au niveau « urgence attentat », une vigilance renforcée est recommandée à l’ensemble de nos ressortissants résidant ou de passage dans les pays d’Afrique de l’Est.

Zones à risques

L’attention des voyageurs est attirée sur le contrôle que les autorités militaires djiboutiennes exercent sur l’accès à une zone au nord des villes situées sur l’axe Balho, Adaïlou, Ouaddhi, Godoria. Des barrages sont installés par les Forces armées djiboutiennes (FAD) sur les principaux itinéraires. Tout déplacement dans cette zone peut être soumis à l’autorisation des FAD, de manière épisodique et sans préavis, voire même temporairement interdit.

L’accès aux sites de l’Oued Kalou et du mont Moussa Ali est interdit, même à des fins touristiques (information en vigueur au 28/03/2026).

Au nord, en raison du différend frontalier entre l’Érythrée et Djibouti, il demeure formellement déconseillé d’approcher la zone frontalière par voie terrestre, maritime ou aérienne.

En province, certaines régions du nord et de l’ouest font l’objet d’opérations militaires ponctuelles en réaction aux attaques terroristes du FRUD-armé. Si les Français ne sont pas visés par ces dernières, il convient de s’informer des zones à risques. Il est recommandé de ne pas bivouaquer en dehors des campements officiels et de recourir systématiquement aux services d’un guide habilité.

Le risque d’attentats terroristes est réel. Le groupe somalien al-Shabab menace plus particulièrement de perpétrer des attentats à Djibouti.

⚠ Point d’attention : En octobre 2025, le gouvernement djiboutien a adopté un amendement constitutionnel supprimant la limite d’âge de 75 ans pour les candidats à la présidence, permettant ainsi au président Ismaïl Omar Guelleh (77 ans) de briguer un sixième mandat en 2026. Cette réforme, adoptée à l’unanimité par une Assemblée nationale dominée par la majorité présidentielle, illustre la concentration du pouvoir, et a été critiquée par l’opposition et des ONG. L’élection présidentielle se tient le 10 avril 2026. Elle n’est pas susceptible de produire de surprises politiques majeures.

⚠ Point d’attention : Djibouti accueille des bases militaires américaine, française, chinoise et japonaise, générant plus de 125 millions USD par an, ce qui renforce son rôle sécuritaire dans le contexte des tensions en mer Rouge liées au conflit israélo-Hamas et aux attaques houthies, ainsi qu’à la piraterie dans le golfe d’Aden.

Chiffres clés – Mobilité

Indice de Paix Mondial (GPI 2025) : Édition 2025, publiée par l’Institute for Economics and Peace (IEP), Sydney, juin 2025. Le classement spécifique de Djibouti n’est pas disponible dans les sources consultées (donnée à confirmer sur visionofhumanity.org).

Coût de la vie (Mercer 2024) : Djibouti figure parmi les villes africaines les plus chères pour les expatriés, classée 18e ville mondiale dans l’enquête Mercer 2024.

Coût de la vie (2025) : En moyenne, le coût de la vie pour un voyage à Djibouti en 2025 est 13 % plus important qu’en France. Le coût du logement (habitation, abonnements) est en moyenne 34 % plus cher qu’en France.

Français immatriculés : Environ 4 305 Français inscrits sur les registres consulaires selon la dernière donnée disponible (2016 ; chiffre à confirmer auprès de l’ambassade). L’Ambassade de France à Djibouti est dirigée, depuis septembre 2025, par Jérôme Bresson.

Environnement professionnel et marché du travail

Caractéristiques du marché

Djibouti est une nation d’importance stratégique avec un marché de l’emploi en croissance. Le marché djiboutien reste relativement limité comparé à des pays plus grands, mais offre des opportunités uniques pour les organisations internationales.

Le secteur portuaire et logistique constitue le premier vivier d’emplois qualifiés pour les étrangers. Autour du Port Autonome International de Djibouti, du Doraleh Container Terminal, du Doraleh Multi-Purpose Port, s’organise une chaîne logistique complète : entreposage, manutention portuaire, gestion des flux conteneurisés, transit des marchandises éthiopiennes, gestion de corridor, douane, documentation, etc.

L’opérateur historique Djibouti Telecom et les projets de backbone régional génèrent un besoin récurrent en profils spécialisés : ingénieurs réseau, responsables IT, spécialistes en cybersécurité et chefs de projet digitaux. Ce segment est reconnu comme rémunérateur.

La présence d’agences onusiennes, d’ONG internationales et de projets financés par la Banque mondiale ouvre un autre canal d’emploi pour les étrangers. Le Bureau international du Travail, le PNUD, l’UNICEF et d’autres acteurs recrutent régulièrement à Djibouti des profils spécialisés. Les postes liés aux Nations Unies figurent parmi les mieux rémunérés du pays.

Pour les expatriés recrutés sur des postes de cadre ou de spécialiste, les salaires de base peuvent être bien supérieurs à la moyenne locale, surtout lorsqu’ils sont indexés sur des grilles internationales. Pour 2026 à Djibouti-ville, pour un recrutement de niveau intermédiaire, le coût mensuel total se situe typiquement entre 160 000 et 600 000 DJF, et grimpe encore pour des postes de direction ou de très forte expertise.

Points de vigilance

La population de Djibouti est relativement réduite, ce qui peut conduire à des difficultés pour trouver les profils adéquats, notamment pour des postes spécialisés.

Djibouti dispose de lois et réglementations du travail spécifiques que les organisations doivent respecter, notamment en ce qui concerne les permis de travail et les visas pour les employés étrangers.

Le coût de la vie est similaire à celui de la France, avec une électricité et une téléphonie particulièrement chères.

Le trafic portuaire a reculé en 2025 (-7 % au premier trimestre et -10,5 % à mi-année) sous l’effet combiné des modifications des droits de douane américains, des tensions régionales et de l’incertitude sur le commerce mondial.

Principaux sites de recrutement

www.jobindjibouti.com – Site d’emploi local spécialisé

www.dahaboo.com – Petites annonces et offres d’emploi à Djibouti

unjobs.org – Offres d’emploi des organisations des Nations Unies à Djibouti

www.expat.com – Offres d’emploi pour expatriés

Santé

Vaccinations et prévention

La vaccination contre la fièvre jaune est exigée à l’entrée du pays pour les voyageurs en provenance de pays où elle est endémique. Il est important de se déplacer avec le carnet de vaccination international et de se faire vacciner avant tout déplacement à Djibouti dans un centre antiamarile agréé.

En fonction des conditions locales, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées. Il est conseillé de demander avis à son médecin ou à un centre de vaccinations internationales suffisamment tôt avant le départ.

Des cas de paludisme sont recensés toute l’année à Djibouti. Une chimioprophylaxie antipaludéenne est nécessaire sur l’ensemble du pays, toute l’année. Le pourcentage relatif d’infection à Plasmodium falciparum (forme potentiellement mortelle) est de 100 %.

Structures de soins

Les installations médicales sont extrêmement limitées à Djibouti et pratiquement inexistantes en dehors de la capitale. Seuls quelques médecins s’occupent de la communauté des expatriés. Le traitement sera probablement coûteux et un paiement à l’avance peut être exigé. La plupart des médecins et des hôpitaux exigent un paiement en espèces.

Il y a des médecins français sur place et un centre hospitalier militaire (CHA Bouffard) qui peuvent prendre en charge les problèmes sanitaires. Pour les urgences, le SMUR des forces armées djiboutiennes (appel au 19), les pompiers à Djibouti-ville (18) et une ambulance type SAMU de l’Armée française (BA 188) sont disponibles.

Une assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire est indispensable avant tout séjour.

Usages et vie pratique

Conseils pratiques

Il convient d’observer une certaine correction dans la tenue vestimentaire et dans le comportement en public, en particulier près des sites religieux. De manière générale, il est vivement conseillé d’adopter une attitude de discrétion dans l’espace public. Les actes démonstratifs (signes d’affection, contact physique notamment) sont à éviter.

La consommation d’alcool est autorisée. Toutefois, la vente et la délivrance publique de boissons alcoolisées sont interdites dans toutes les circonscriptions de l’intérieur du pays et dans les quartiers populaires de la capitale (à l’exception des hôtels et des gîtes d’étapes), ainsi qu’aux mineurs. L’ivresse publique est un délit puni de deux ans d’emprisonnement.

La consommation et le trafic de stupéfiants sont sévèrement punis par la loi (de 1 à 20 ans d’emprisonnement et des peines d’amendes).

Il est déconseillé de filmer et de photographier les lieux touristiques du centre-ville de Djibouti, l’espace public en règle générale et les personnes sans leur accord exprès.

Djibouti connaît deux saisons : de juin à août, il fait très chaud, jusqu’à 45 °C. D’octobre à avril, il fait meilleur et plus frais. La période de novembre à début avril, avec une température moyenne de 25 °C, est la plus favorable pour visiter le pays.

Coût de la vie pour l’expatrié

Djibouti figure parmi les villes africaines les plus coûteuses pour les expatriés, selon Mercer (27e ville africaine en 2024). En moyenne, les hôtels coûtent 19 % plus cher qu’en France, l’alimentation en supermarché est 24 % plus chère, et les transports reviennent à 134 % plus cher par rapport à la France (données 2025).

Inscription consulaire

Si vous partez vivre à l’étranger pour plus de 6 mois, il est fortement recommandé de vous inscrire sur le registre des Français établis hors de France. Inscription en ligne sur : monsejourfr.diplomatie.gouv.fr. Pensez également à vous inscrire sur le Fil d’Ariane pour tout séjour, même de courte durée.

Ambassade de France à Djibouti

Boulevard Idriss Omar Guelleh, BP 2039, Djibouti
Tél. urgences : +253 77 86 32 93
Tél. (Service France Consulaire depuis la France) : +33 3 59 39 70 03
Site web : dj.ambafrance.org
Ambassadeur : Jérôme Bresson (en poste depuis septembre 2025).

Ambassade de Djibouti à Paris

26, rue Emile-Menier, 75116 Paris
Tél. : 01 47 27 49 22

Ressources en ligne

Conseils aux voyageurs – MEAE (actualisés au 28/01/2025, en vigueur au 28/03/2026)

Portail e-visa officiel de Djibouti

Venir à Djibouti – La France à Djibouti (mis à jour décembre 2025)

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – Conseils aux voyageurs Djibouti (2025-2026), Ambassade de France à Djibouti – Formalités d’entrée (2025), La France à Djibouti – Venir à Djibouti (décembre 2025), Mercer – Cost of Living City Ranking (2024), Numbeo – Cost of Living in Djibouti (avril 2025), Institute for Economics and Peace – Global Peace Index 2025 (juin 2025), Coface – Fiche pays Djibouti (2025-2026), Africa Center for Strategic Studies – Djibouti 2026 Election (janvier 2026), Marché du travail à Djibouti pour expatriés (mars 2026)

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

Les acteurs publics

AMBASSADE DE FRANCE À DJIBOUTI
Représentation diplomatique de la République française auprès de la République de Djibouti. Son Ambassadeur est, depuis septembre 2025, Jérôme Bresson.
Adresse : Boulevard Idriss Omar Guelleh, BP 2039, Djibouti
Tél. : +253 (0)21 35 09 63
Urgences consulaires : +253 77 86 32 93 (24h/24, 7j/7)
Email : [email protected]
Site : dj.ambafrance.org
Horaires : du dimanche au jeudi de 07h30 à 13h30, et le lundi, mardi et mercredi après-midi de 15h00 à 17h50.

SECTION CONSULAIRE DE L’AMBASSADE DE FRANCE
Compétente pour toutes les démarches administratives des ressortissants français.
Adresse : Boulevard du Maréchal Lyautey, BP 75, Djibouti. Tél. : +253 21 35 25 03.
La section consulaire est compétente pour l’ensemble du territoire de la République de Djibouti et l’ensemble du territoire de l’Érythrée.

BUSINESS FRANCE – BUREAU D’ADDIS-ABEBA (couverture Djibouti)
En Afrique de l’Est, Business France couvre 6 marchés : Kenya, Tanzanie, Ouganda, Rwanda, Éthiopie et Djibouti. Le bureau de Business France à Addis-Abeba est responsable de l’Éthiopie et de Djibouti.
Membre des services diplomatiques français, le bureau de Business France à Addis-Abeba est situé au sein du campus de l’Ambassade de France en Éthiopie. Adresse physique : Kebena, Faransay Ligaçu, Addis-Abeba – BP 2000, Addis-Abeba, Éthiopie.
Responsable Afrique de l’Est : M. Ludovic Prévost, Directeur pour l’Afrique de l’Est (Kenya, Ouganda, Tanzanie, Rwanda, Éthiopie, Djibouti), basé à Nairobi. Tél. français : +33 (0)1 73 07 20 81 / Tél. : +254 (0)20 760 55 81 – Mob. : +254 (0)708 814 111 – Email : [email protected]
Site : businessfrance.fr

SERVICE ÉCONOMIQUE DE LA DG TRÉSOR – ADDIS-ABEBA (couverture Djibouti)
Le Service économique d’Addis-Abeba est compétent pour l’Éthiopie, l’Érythrée et Djibouti. Il suit également les enjeux économiques auprès de l’Union Africaine et de la Commission Économique pour l’Afrique des Nations Unies, basées à Addis-Abeba. Le SER de Nairobi assure un appui pour la veille macroéconomique.
Adresse : Quartier Kabana, BP 1464, Addis-Abeba, Éthiopie
Site (fiche Djibouti) : tresor.economie.gouv.fr/Pays/DJ

AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT (AFD) – BUREAU DJIBOUTI
L’AFD soutient les énergies renouvelables à Djibouti et accompagne le gouvernement dans ses efforts de gestion de l’énergie. Elle déploie une gamme de financements pour soutenir le secteur privé dans le cadre de la stratégie nationale de création d’emplois. Le bureau de l’AFD à Djibouti est directement rattaché au bureau régional Afrique de l’Est à Nairobi.
Site : afd.fr/fr/pays/djibouti

Les acteurs privés

CHAMBRE DE COMMERCE DE DJIBOUTI (CCD)
Créée en 1907 à l’initiative d’un groupe de commerçants locaux, la Chambre de Commerce de Djibouti est devenue en 2002 l’institution représentative du secteur privé à l’échelle nationale. Une partie des formalités à l’international des entreprises s’effectue à la CCD.
Adresse : Place Lagarde, Djibouti
Tél. : +253 21 35 10 70
Email : [email protected]
Site : ccd.dj

GROUPE D’AFFAIRES FRANCE-DJIBOUTI (GAFD)
Créé en 2017, le GAFD est un groupe d’échanges d’entrepreneurs djiboutiens et français dont le principal objectif est de dynamiser les échanges économiques entre la France et Djibouti. La trentaine de membres représentent les plus grosses entreprises de Djibouti, pour un chiffre d’affaires de 200 M€ et 3 200 salariés. Le bureau est présidé par M. Nour Omar, entrepreneur djiboutien à la tête d’un groupe diversifié. Le GAFD est hébergé au sein de l’Institut Français de Djibouti (IFD).
Site : gafd-dj.com

PKF DJIBOUTI
PKF Djibouti est un cabinet d’audit et de conseil membre du réseau PKF International, présent dans 150 pays. Anciennement appelé Fiduciaire Expertise, il est bien implanté à Djibouti. Compétences : audit, expertise comptable, conseil fiscal et financier aux entreprises locales et étrangères.
Site : pkfdjibouti.com
(à confirmer sur pkfdjibouti.com/en/contact-us/)

MEDEF INTERNATIONAL – CONSEIL D’AFFAIRES FRANCE-AFRIQUE DE L’EST
Le Conseil d’affaires France-Afrique de l’Est de MEDEF International couvre l’Éthiopie et la zone Afrique de l’Est, incluant Djibouti. Interlocuteur pour les missions d’entreprises françaises dans la région.
Contact : M. Arnaud ARCHES, chargé de projets senior Afrique de l’Est, MEDEF International – [email protected]
Site : medefinternational.fr

Avocats d’affaires francophones

CABINET MARTINET & MARTINET
Martinet & Martinet est l’un des principaux cabinets de Djibouti, reconnu pour son expérience dans les domaines de la banque et finance, droit des sociétés et fiscalité, propriété intellectuelle et contentieux maritime. Fondé en 1981, cabinet franco-djiboutien de référence, pratique le français et l’anglais.
Adresse : Haramous, BP 169, Djibouti
Tél. : +253 21 35 28 79
Fax : +253 21 35 25 43
Email : [email protected]

CAA LAW FIRM – CABINET AVOCATS & ASSOCIÉS (ABAYAZID & ABDOURAHMAN)
Fondé par Maître Mohamed Abayazid et Maître Ahmed Abdourahman, CAA Law Firm est l’un des principaux cabinets de Djibouti, multidisciplinaire, spécialisé en droit des affaires et des investissements. Reconnu en financement bancaire, fusions-acquisitions, financement d’infrastructures et contentieux. CAA Law Firm dispose d’une expérience significative dans la Zone Franche Internationale de Djibouti et conseille en droit des sociétés, maritime, assurance et droit public.
Adresse : Croix de la Lorraine, BP 1740, Djibouti
Site : caadjiblawfirm.com

CABINET MAHAMOUD
Fondé en 1998 par Fatouma Mahamoud Hassan, Cabinet Mahamoud est un cabinet djiboutien spécialisé en droit des affaires et droit des sociétés, ainsi qu’en droit des personnes et de la propriété. Le cabinet dispose d’une expertise approfondie dans la résolution des litiges commerciaux. Langues : français, anglais, somali et arabe.
Adresse : Immeuble Bachanfar, BP 3811, Djibouti
Email : [email protected]

CABINET BOULBOUL
Cabinet d’avocat à vocation d’affaires implanté en République de Djibouti, officiellement fondé en septembre 2018 par Maître Mahdi Boulboul Ali, avocat au barreau de Djibouti. Le cabinet assiste une clientèle issue de secteurs variés : institutions publiques, banque, assurance, finance, investissement, transport, logistique, construction, énergie, télécommunications.
Site : cabinet-boulboul.com

Note : Le barreau de Djibouti regroupe un nombre limité d’avocats, tous exercant à Djibouti-Ville. Le système juridique djiboutien s’inspire du droit civil français, complété par le droit islamique et les pratiques coutumières. Il n’existe pas à ce jour de bureau ouvert d’un grand cabinet international francophone (type CMS, Gide, Hogan Lovells) à Djibouti. Les cabinets Martinet & Martinet et CAA Law Firm constituent les références locales pour les entreprises françaises.

Sources d’information internet

Ambassade de France à Djibouti – Site officiel, actualités et coopération franco-djiboutienne

La France à Djibouti – diplomatie.gouv.fr – Portail officiel du MEAE pour Djibouti

DG Trésor – Fiche pays Djibouti – Analyses économiques et veille sectorielle

Business France – Afrique subsaharienne – Accompagnement à l’export et opportunités de marché

AFD – Djibouti – Projets de développement financés par l’Agence Française de Développement

Chambre de Commerce de Djibouti (CCD) – Formalités, annuaire d’entreprises, informations économiques

Groupe d’Affaires France-Djibouti (GAFD) – Réseau d’entrepreneurs franco-djiboutiens

PKF Djibouti – Audit et conseil aux entreprises

CAA Law Firm Djibouti – Droit des affaires et des investissements

Cabinet Boulboul – Droit des affaires à Djibouti

MEDEF International – Afrique de l’Est – Missions d’entreprises et mise en réseau

Sources : Ambassade de France à Djibouti – Coordonnées (2025), Service-Public.gouv.fr – Ambassade de France Djibouti (juillet 2025), DG Trésor – Djibouti (2025), Business France Addis-Abeba (2025), Diplomatie.gouv.fr – Coopération économique franco-djiboutienne (novembre 2025), AFD Djibouti (2025), Chambre de Commerce de Djibouti (2025), GAFD (2025), PKF Djibouti (2025), CAA Law Firm (2025), Chambers & Partners – Djibouti legal rankings

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Performance logistique et environnement douanier

Remplacement du Doing Business – B-READY et LPI

La Banque mondiale a mis fin à la publication Doing Business en septembre 2021. Son successeur, le rapport Business Ready (B-READY), est désormais la référence de référence pour évaluer l’environnement des affaires. En phase de déploiement progressif sur trois ans (2024–2026), l’édition B-READY 2025 évalue 101 économies représentant l’ensemble des niveaux de revenus et des régions du monde. Djibouti ne figure pas encore parmi les économies couvertes, une expansion vers plus de 160 économies étant prévue pour l’édition 2026.

En l’absence de données B-READY pour Djibouti, le Logistics Performance Index (LPI) de la Banque mondiale demeure l’indicateur de référence le plus pertinent. La dernière édition complète du LPI international disponible reste celle de 2023. Cette édition 2023 couvre 139 pays. Le score LPI de Djibouti pour 2023 n’est pas directement accessible via les résultats de recherche disponibles, mais la trajectoire du pays est instructive : Djibouti avait progressé de 44 places entre 2014 (154e) et 2018 (90e), figurant alors parmi les dix économies les plus améliorées au monde. En 2024, toutefois, la surcharge soudaine du port liée à la crise en mer Rouge a entraîné une chute spectaculaire du classement de performance portuaire de Djibouti, passant de la 26e à la 379e place sur 405 selon l’indice de performance des ports à conteneurs de la Banque mondiale (2023).

⚠ Point d’attention : Ce déclassement massif résulte directement de la congestion opérationnelle provoquée par l’afflux exceptionnel de trafic de transbordement lié aux attaques houthies en mer Rouge. Il ne reflète pas les capacités intrinsèques du port mais bien un phénomène conjoncturel de saturation. Djibouti a officiellement contesté cette notation auprès de la Banque mondiale.

Infrastractures portuaires et performances récentes (2024–2025)

En vingt ans, Djibouti est devenu un hub logistique majeur sur les routes commerciales mondiales. Ses sept ports spécialisés et sa position stratégique à l’entrée de la mer Rouge en font une plaque tournante du commerce international.

Le Doraleh Container Terminal a traité 1 236 769 EVP en 2024, franchissant pour la première fois le seuil du million d’EVP. Le Doraleh Multipurpose Port (DMP) a quant à lui manutentionné 3,4 millions de tonnes de marchandises en 2024, soit une hausse de 12 % en glissement annuel.

Le Doraleh Container Terminal dispose de trois postes à quai avec 12 portiques, dont quatre grues pour porte-conteneurs ultra-larges (ULCV), permettant un traitement de 1,6 million d’EVP annuels à fin 2024, avec des objectifs de montée en puissance à 1,8 million d’EVP d’ici fin 2025 et jusqu’à 2 millions d’EVP après l’ajout de dix nouvelles grues RTG début 2025.

Les ports et la logistique contribuent à près de 50 % de l’activité économique de Djibouti. L’écosystème portuaire, composé du Port de Djibouti, du Doraleh Multipurpose Port ainsi que de ports spécialisés tels que Tadjoura et Ghoubet, sous-tend le rôle de Djibouti en tant que hub logistique régional et attire des investissements significatifs dans les infrastructures.

Impact de la crise en mer Rouge

Le détroit de Bab el-Mandeb, large passage de vingt miles entre le Yémen et Djibouti, constitue l’un des goulots d’étranglement les plus critiques du commerce mondial. Environ 12 à 15 % de l’ensemble du commerce mondial y transite, dont 12 % du pétrole mondial et 30 % des marchandises conteneurisées.

L’activité portuaire a connu un bond significatif en 2024, les volumes de transbordement ayant progressé de plus de 200 % en raison des réorientations des routes maritimes mondiales liées aux tensions sécuritaires en mer Rouge. Depuis fin 2023, les attaques houthies sur le trafic maritime en mer Rouge ont perturbé la route du canal de Suez, qui gère 12 % du commerce mondial. Si ces perturbations ont renchéri les coûts de fret à l’échelle mondiale, Djibouti en a bénéficié en tant que hub de réacheminement, avec une envolée de ses volumes de transbordement.

Revers de la médaille : l’afflux soudain de volumes de transbordement a saturé les capacités de stockage du port de Djibouti, entraînant des retards de livraison et des surcoûts pour les opérateurs de transport et les commerçants, et provoquant une baisse du classement portuaire mondial.

Bien que les attaques houthies aient nettement diminué en 2025, le trafic commercial ne s’est pas encore rétabli : les transits par Bab al-Mandab ont atteint un niveau record à la baisse en juin 2025, en recul de 65 % par rapport à juin 2023. En octobre 2025, la mise en place du cessez-le-feu israélo-palestinien a conduit le chef d’état-major houthi à annoncer la suspension de leur interdiction de navigation ciblant Israël pendant la durée du cessez-le-feu. La situation demeure toutefois incertaine et volatile à la date d’avril 2026.

⚠ Point d’attention : La dépendance de Djibouti vis-à-vis de son rôle de hub de transbordement l’expose à une double vulnérabilité : d’une part, le retour progressif des flux maritimes vers la route du canal de Suez (si la sécurité se consolide) pourrait réduire les volumes exceptionnels de 2024 ; d’autre part, la persistance de tensions en mer Rouge maintient un risque opérationnel et d’assurance élevé pour les exportateurs français empruntant cette route.

Numérisation et modernisation douanière

Le portail Djibouti Port Community Systems (DPCS) a été mis en place pour dématérialiser, rationaliser et simplifier les différentes procédures liées aux importations et exportations via les ports, aéroports, liaisons ferroviaires et routières. Le système Sydonia World constitue le guichet unique qui traite l’ensemble des formalités douanières.

La Direction des douanes investit actuellement dans un projet de traçabilité des conteneurs qui permettra de suivre les marchandises jusqu’à leur destination finale. Cette initiative améliorera sensiblement la transparence et renforcera la confiance des clients, principalement en Éthiopie.

En 2025, la voie ferrée Addis–Djibouti fonctionne avec une meilleure efficacité pour le fret, et le développement des systèmes de dédouanement numérique a raccourci les délais de dédouanement aux deux extrémités. Toutefois, en août 2024, il a été révélé que seulement 15 des 32 locomotives de fret de la société Éthiopie-Djibouti Railway étaient opérationnelles, limitant la capacité effective à 2,4 millions de tonnes par an, bien en deçà de la capacité officielle de 6,3 millions de tonnes.

Zone franche et attractivité logistique

Pour maximiser son attractivité, Djibouti intègre ses infrastructures portuaires à un réseau de zones franches. La future Djibouti Damerjog Industrial Free Zone (DDIFZ), à 30 km au sud-est de la capitale, représente un investissement colossal de plus d’un milliard de dollars. D’ici 2035, ce site industrialo-portuaire accueillera des dépôts pétroliers, une raffinerie, une cimenterie et une centrale électrique. Ce méga-projet s’ajoute à la Djibouti Free Trade Zone (DIFTZ), un vaste site de 4 800 hectares inauguré en 2018.

Sur le plan de la coopération régionale, en décembre 2025, l’Égypte et Djibouti ont signé trois accords majeurs, dont un accord pour un nouveau terminal multifonctions, un accord pour l’établissement d’un hub logistique régional au sein de la zone franche djiboutienne, et un accord pour le projet Green Port Solar à Doraleh.

Points de vigilance

Saturation portuaire conjoncturelle : Djibouti reste fortement dépendant de ses infrastructures portuaires et des services associés, estimés à plus de 50 % du PIB. Cette concentration est risquée car elle expose le pays aux perturbations extérieures, notamment aux tensions en mer Rouge.

Congestion et délais : La surcharge des terminaux liée à la crise Red Sea a entraîné des délais de livraison accrus et une dégradation temporaire de la performance portuaire. Vérifier les délais réels auprès des transitaires locaux avant tout engagement.

Corridor Éthiopie-Djibouti : Le commerce de transit éthiopien reste le pilier central des revenus portuaires de Djibouti. Toute instabilité en Éthiopie ou toute diversification des accès portuaires éthiopiens (Berbera, Lamu) affecterait directement la compétitivité du corridor Djibouti.

Coûts logistiques élevés : Les coûts associés aux primes d’assurance maritime en mer Rouge restent plus élevés qu’en période normale. Les exportateurs français doivent intégrer ces surcoûts dans leurs calculs de compétitivité.

Litige DP World : Le port fait l’objet d’un litige juridique entre l’opérateur DP World et le gouvernement djiboutien depuis 2018, date à laquelle la concession de DP World a été révoquée par décret présidentiel. Ce contexte de gouvernance portuaire complexe peut générer des incertitudes pour les investisseurs logistiques de long terme.

Liberté économique limitée : Le système judiciaire reste vulnérable aux influences politiques. L’efficacité réglementaire demeure faible, les réglementations contraignantes continuant d’entraver le développement d’un environnement plus entrepreneurial. Le score Djibouti à l’Index de liberté économique de la Heritage Foundation (édition 2023 disponible : 56,1/100, 112e rang mondial) traduit ces faiblesses structurelles persistantes (données édition 2026 non disponibles individuellement pour Djibouti à la date de rédaction).

Sources : Banque mondiale – B-READY (2025), Banque mondiale – LPI 2023, African Business – Djibouti port ecosystem (avril 2025), African Business – Freight forwarders (avril 2025), African Business – Port sector (avril 2025), ACLED – Red Sea tensions (décembre 2025), MARAD – Advisory Red Sea (2025), Daily News Egypt – Accords Égypte-Djibouti (décembre 2025), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom, Djibouti, Middle East Institute – Djibouti (novembre 2025)

Actualités : Djibouti

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