Canada

Économie

Dernière mise à jour : avril 2026

Informations pays

Population : 41,5 millions (estimation Statistique Canada, janvier 2026)

Capitale : Ottawa

Devise : Dollar canadien (CAD)

Décalage horaire avec la France : – 6 h avec Montréal été comme hiver, – 9 h avec Vancouver. Le Canada compte six fuseaux horaires.

Climat : Continental, océanique et polaire

À Toronto : température moyenne la plus basse en janvier : – 20 °C ; température moyenne la plus élevée en juillet : 35 °C.

À Montréal : température moyenne la plus basse en janvier : – 15 °C ; température moyenne la plus élevée en juillet : 20 °C.

Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +1,7 % ; 2024 : +1,6 % ; 2026 : prév. +1,1 % (Banque Nationale, mars 2026)

PIB nominal : 2 283 Md USD (2025, FMI)

PIB par habitant (PPA, USD courants) : 56 692 USD (2024, Banque mondiale / Trading Economics)

Revenu national brut par habitant (PPA) : env. 57 000 USD (2024, estimation Banque mondiale)

Taux d’inflation (IPC) : 2025 : 2,4 % (moy. annuelle) ; février 2026 : 1,8 % (Statistique Canada / Banque du Canada)

Taux de chômage : 2025 : 6,8 % (déc. 2025) ; février 2026 : 6,7 % (Statistique Canada)

Taux directeur (Banque du Canada) : 2,25 % (maintenu le 18 mars 2026)

Dette brute des administrations publiques / PIB : 110,8 % (2024, Statistique Canada / Trading Economics)

Solde budgétaire fédéral : déficit d’environ 48,3 Md CAD (exercice 2024-2025, Banque Royale du Canada)

Sources : Statistique Canada, FMI, Banque mondiale, Banque du Canada, Banque Nationale du Canada.

Conjoncture

⚠ Point d’attention : La guerre commerciale déclenchée par l’administration Trump depuis début 2025 constitue le principal facteur de risque pour l’économie canadienne. Des droits de douane de 25 % ont été imposés sur la plupart des biens canadiens à partir de mars 2025 (10 % sur l’énergie et la potasse), avant une désescalade partielle à l’automne. En reconnaissance de l’approche américaine permettant l’entrée de la plupart des biens canadiens en franchise de droits dans le cadre de l’ACEUM, le Canada a retiré les contre-mesures tarifaires mises en place en mars 2025 sur la plupart des importations américaines, avec effet au 1er septembre 2025. Néanmoins, les contre-mesures canadiennes sur l’acier, l’aluminium et les automobiles demeurent en vigueur, les États-Unis maintenant des droits de douane sur ces secteurs sans exemption pour les biens conformes à l’ACEUM. Depuis début 2026, la situation reste volatile : à partir du 24 février 2026, les douanes américaines ont cessé de percevoir les droits IEEPA de 35 % sur les biens non conformes à l’ACEUM, remplacés par de nouveaux droits de 10 %, les biens conformes à l’ACEUM restant exemptés. La révision de l’ACEUM, prévue au 1er juillet 2026, devrait générer un regain de volatilité commerciale.

Une économie sous pression, gouvernée par un nouvel exécutif libéral. Sur le plan politique, après la course à la direction du Parti libéral, Mark Carney a été désigné chef le 9 mars 2025 et a prêté serment en qualité de Premier ministre le 14 mars, avant de déclencher la campagne électorale pour le 28 avril 2025. Le Parti libéral a conservé le pouvoir, avec près de 44 % des voix et 169 sièges à la Chambre des communes. Le Premier ministre Carney dirige un gouvernement minoritaire, dépendant du soutien d’autres formations. La gestion de la guerre commerciale avec les États-Unis a constitué l’enjeu central du scrutin.

Une croissance en net ralentissement en 2025, plombée par l’incertitude commerciale. Le dernier trimestre de 2025 s’est terminé avec un recul du produit intérieur brut de 0,2 %. Pour l’année 2025, le PIB est en hausse de 1,7 %, sa croissance la plus faible depuis 2020. Cette dynamique contraste avec les projections établies en début d’année, avant l’escalade tarifaire. Dans l’ensemble, la croissance du PIB réel avait été estimée à 1,3 % en 2024, soutenue par la normalisation de la politique monétaire, un certain assouplissement de la politique budgétaire, la poursuite de l’immigration et l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain.

Un marché du travail dégradé. Le marché de l’emploi s’est détérioré au Canada pendant les huit premiers mois de 2025. L’incertitude causée par les menaces commerciales américaines et l’imposition de droits de douane a paralysé le marché du travail. De janvier à août, la croissance de l’emploi a été pratiquement nulle et le taux de chômage a atteint 7,1 % en août. En deux mois (juillet-août 2025), 107 000 emplois ont été perdus, concentrés dans les secteurs de la fabrication, du transport et de l’entreposage (64 % des emplois totaux perdus en août). Une légère amélioration est intervenue en fin d’année, mais le taux de chômage est remonté à 6,7 % en février 2026, contre le point bas de 6,5 % enregistré en janvier, reflétant une hausse de 56 700 du nombre de chômeurs, portant ce total à plus de 1,51 million.

Une inflation maîtrisée malgré les tensions. Selon les chiffres officiels, en moyenne annuelle, l’indice des prix à la consommation s’est établi à 2,4 % en 2024, contre 3,9 % en 2023. L’inflation mesurée par l’IPC a de nouveau diminué pour atteindre 1,8 % en février 2026, comparativement à 2,3 % en janvier. La Banque du Canada surveille néanmoins la flambée des prix mondiaux du pétrole et du gaz naturel depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, ainsi que les goulots d’étranglement causés par la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz.

Politique monétaire : statu quo à 2,25 %. Après avoir abaissé son taux directeur de 175 à 2,25 % entre juin 2024 et fin 2025, la Banque du Canada a annoncé le 18 mars 2026 qu’elle maintenait le taux cible du financement à un jour à 2,25 %, le taux officiel d’escompte restant à 2,5 %. La Banque continue de s’attendre à ce que l’économie canadienne progresse modestement pendant qu’elle s’ajuste aux droits de douane américains et à l’incertitude entourant les politiques commerciales, mais les données récentes laissent croire que la croissance à court terme sera plus faible que prévu. La prochaine décision sur les taux est attendue le 29 avril 2026.

Des finances publiques sous tension. Le déficit pour 2024-25 s’est aggravé de 8,5 milliards CAD, s’établissant désormais à 48,3 milliards CAD. Lors de la campagne électorale d’avril 2025, le Parti libéral évoquait déjà un déficit de 62 Md CAD. Scotiabank estime désormais que le déficit pourrait atteindre 77 Md CAD, tandis que l’Institut C.D. Howe l’évalue à 92 Md CAD. La dette brute des administrations publiques s’établit à environ 110,8 % du PIB en 2024, un niveau qui place néanmoins le Canada dans une situation favorable au sein du G7, dont la moyenne se situe nettement au-dessus. Le FMI mentionne que le budget du gouvernement fédéral s’oriente à juste titre vers une augmentation des investissements publics compte tenu des droits de douane américains, tout en soulignant qu’un ancrage clair du ratio dette/PIB devrait rester au cœur du cadre budgétaire du Canada.

Perspectives 2026 : croissance modeste et incertitudes multiples. Les prévisions annuelles pour 2026 tablent sur une croissance du PIB réel de l’ordre de 1,1 % (Banque Nationale, mars 2026), un chiffre revu en baisse par rapport aux projections de début d’année en raison du contexte commercial et géopolitique. On s’attend à ce que la croissance du PIB soit inférieure d’environ 0,7 point de pourcentage aux chiffres avancés dans le Rapport de janvier 2026, tant en 2025 qu’en 2026. Le Canada doit également s’atteler à répondre à son déficit de productivité qui, conjugué à l’accroissement de la population, s’est traduit ces dernières années par une baisse continue du PIB par habitant. La croissance démographique record de 2023 (+3,2 %) a stimulé l’offre de main-d’œuvre mais n’a pas été accompagnée d’investissements suffisants pour accroître la productivité. En outre, les dernières estimations de population pour les provinces et territoires montrent que la population du Canada a diminué après le 1er juillet 2025, conséquence des changements de politiques gouvernementales concernant la migration internationale.

Échanges bilatéraux France-Canada : un excédent commercial français retrouvé en 2024. Le commerce France-Canada a atteint 8,1 Md€ en 2024, en baisse de 3,3 % par rapport à l’année précédente. Cette baisse des échanges bilatéraux est due à une diminution de 6,8 % des importations françaises (3,9 Md€). Les exportations ont atteint un niveau similaire à celui de 2023 (4,2 Md€), portées par la bonne performance de l’industrie agroalimentaire. Cette baisse des importations a permis à la France d’afficher son plus haut excédent commercial depuis la pandémie (258 M€), après une année 2023 en léger déficit (-44 M€). En 2024, la France se hisse à la 10ème place des partenaires commerciaux du Canada, tandis que le Canada se maintient comme 28ème partenaire commercial de la France. Le solde commercial excédentaire vis-à-vis du Canada s’explique par la bonne performance de l’industrie agroalimentaire et de l’industrie des produits chimiques, parfums et cosmétiques. Le commerce bilatéral France-Canada reste supérieur de 29 % à son niveau précédant l’entrée en vigueur du CETA.

Points de vigilance

La dépendance commerciale du Canada vis-à-vis des États-Unis demeure un facteur de vulnérabilité structurel majeur : les États-Unis absorbent 77 % des exportations canadiennes. La révision de l’ACEUM prévue au 1er juillet 2026 constitue un point de friction à surveiller.

Les droits de douane américains sur l’aluminium, l’acier et les produits fabriqués avec du cuivre s’élèvent à 50 %. S’ils visent le monde entier, ces tarifs font particulièrement mal au Canada, d’où provient près du quart de tout l’acier importé aux États-Unis.

Les risques de récession sont jugés « très importants » et un « mur inflationniste » est redouté, selon le PDG de la Banque Nationale.

Le gouvernement minoritaire de Mark Carney dépend de coalitions parlementaires fragiles, ce qui peut limiter la capacité à mener des réformes budgétaires d’envergure.

La montée du conflit au Moyen-Orient depuis mars 2026 génère une incertitude supplémentaire sur les prix de l’énergie et le commerce mondial, avec des répercussions sur l’économie canadienne, grande puissance énergétique.

Sources : Statistique Canada (2025-2026), Banque du Canada (2026), DG Trésor – Relation économique bilatérale France-Canada (2025), DG Trésor – Synthèse macroéconomique Canada (2025), Banque Nationale du Canada – Le mensuel économique (mars 2026), Banque mondiale – Canada (2024-2025), Gouvernement du Canada – Réponse aux droits de douane américains (2025-2026)

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

⚠ Point d’attention : La guerre commerciale engagée par l’administration Trump depuis début 2025 constitue le principal risque pesant sur les échanges franco-canadiens et sur l’économie canadienne. Le 1er février 2025, Donald Trump a signé un décret imposant des droits de douane de 25 % sur les produits en provenance du Canada, invoquant l’International Emergency Economic Powers Act. En août 2025, ces droits ont été portés à 35 % sur les marchandises canadiennes ne relevant pas de l’ACEUM. Dans le secteur de l’acier et de l’aluminium, les États-Unis ont imposé des droits de douane de 50 % depuis juin 2025. La Cour suprême des États-Unis a ultérieurement déclaré invalides les tarifs imposés en vertu de l’IEEPA, mais cette décision ne supprime pas les droits de douane sur les produits automobiles, d’acier, d’aluminium et de bois d’œuvre canadiens, imposés pour des raisons de sécurité nationale. Si certains secteurs (acier, aluminium, bois d’œuvre, automobile) ont été lourdement frappés par les tarifs sectoriels, le conflit commercial a eu un effet global moins important que prévu jusqu’à présent. L’incertitude persistante pèse toutefois sur les décisions d’investissement et sur la croissance.

Population (millions, juil. 2025) : 41,65 — Au 1er janvier 2026, la population a diminué de 103 504 personnes (-0,2 %) par rapport au 1er octobre 2025, pour s’établir à 41 472 081 habitants.

Taux de croissance du PIB réel : L’économie canadienne a progressé de 1,6 % en 2024, la deuxième plus forte croissance parmi les pays du G7. Pour 2025, le PIB réel canadien a reculé de 1,6 % (taux annualisé) au 2e trimestre, sous l’effet d’une chute brutale des exportations de biens vers les États-Unis. La croissance du PIB devrait ralentir à 1,1 % en 2026, contre 1,3 % en 2025.

Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 56 692 USD (PPA), selon Trading Economics.

Échanges de biens et services (2024, source : Affaires mondiales Canada) : Les exportations ont progressé de 1,9 % pour atteindre 997 milliards de CAD, tandis que les importations ont dépassé 1 000 milliards de CAD pour la première fois. Les métaux et produits minéraux non métalliques, notamment l’or, ainsi que les services de voyage, ont été les principaux contributeurs à la croissance des exportations. Le Canada a affiché un léger déficit commercial de 8,1 milliards de dollars CAD pour les biens et services en 2024, le premier depuis 2020.

En base douanière (marchandises uniquement, Statistique Canada 2024) : les importations ont augmenté de 1,5 % pour atteindre 765,7 milliards de CAD et les exportations ont augmenté de 1,3 % pour atteindre 721,1 milliards de CAD.

Cinq premiers fournisseurs du Canada (marchandises, 2024, source : DG Trésor / Statistique Canada) :

1 – États-Unis : 62 % des importations canadiennes (489 Md CAD)

2 – Union européenne : 9,4 % (74 Md CAD)

3 – Chine : 7,9 % (62 Md CAD)

4 – Mexique : 3,8 % (30 Md CAD)

5 – Corée du Sud : env. 2 % (15 Md CAD, +32 % en 2024)

Cinq premiers clients du Canada (marchandises, 2024, source : Statistique Canada / Affaires mondiales Canada) :

1 – États-Unis : 75,9 % des exportations totales de marchandises

2 – Europe et Asie centrale : 9,5 % (en forte hausse), portée par le Royaume-Uni (exportations d’or)

3 – Union européenne : env. 4,4 % des exportations canadiennes

4 – Chine : env. 4 % (en recul, -3 % en 2024)

5 – Mexique : env. 1,2 %

Exportations françaises vers le Canada 2024 : Les exportations françaises à destination du Canada sont restées stables en 2024 (+0,3 %) à 4,2 Md EUR, après une baisse de 3 % entre 2023 et 2022. En 2024, la France se hisse à la 10e place des partenaires commerciaux du Canada.

Indice de perception de la corruption (IPC 2025) : Transparency International place le Canada au 16e rang sur 182 pays dans son IPC 2025, publié en février 2026 — son plus bas classement historique, reflet d’une érosion continue depuis 2012. Le score du Canada s’établit à 75/100.

Sources : Statistique Canada – Estimations démographiques T4 2025 (mars 2026), DG Trésor – Indicateurs et conjoncture Canada (2025), DG Trésor – Commerce extérieur canadien (mars 2025), DG Trésor – Relation économique bilatérale France-Canada (2025), Affaires mondiales Canada – Le point sur le commerce 2025, Affaires mondiales Canada – Faits saillants commerce de marchandises 2024, Statistique Canada – Commerce international de marchandises, décembre 2024, Transparency International – IPC 2025 Canada (février 2026), Banque du Canada – Rapport sur la politique monétaire, octobre 2025

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Appréciation du credit manager Moci Risque pays : bon (dégradé — voir notes de risque) Risque client : bon, mais à surveiller activement ⚠ Point d’attention : Le Canada traverse depuis février 2025 une guerre commerciale ouverte avec les États-Unis. Le 1er fév...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

Chiffres clés

Langues : anglais. Français au Québec. Environ 10 millions de personnes parlent le français, dont 2,7 millions en dehors du Québec.

Religions : catholiques : 43,6 % ; protestants : 29,2 %.

Nombre de Français immatriculés (2025) : 118 772 inscrits au registre consulaire au 31 décembre 2024, faisant du Canada le 5e pays d’accueil des Français de l’étranger.

Nombre d’entreprises françaises implantées : 550 (chiffre le plus récent disponible).

Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2025) : 14e rang mondial sur 163 pays, niveau « élevé ».

⚠ Point d’attention : Depuis le 4 juin 2025, les États-Unis imposent des droits de douane de 50 % sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance du Canada. Grâce à l’accord de libre-échange ACEUM (ex-ALÉNA), le Canada demeure relativement épargné par les tarifs de 35 % imposés par les États-Unis, mais cette protection pourrait être remise en question lors de la révision de l’accord prévue en 2026. Ce contexte de guerre commerciale génère une incertitude économique persistante qui affecte l’investissement et l’emploi.

Sources : MEAE – Communauté française à l’étranger (2025), Banque mondiale, Institute for Economics & Peace, GPI 2025, FMI et Le Moci.

S’y rendre

Formalités

Les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour un séjour touristique au Canada. Un passeport valide suffit, accompagné d’une Autorisation de Voyage Électronique (AVE), obligatoire pour tout voyage par voie aérienne. L’AVE ne coûte que 7 $ CA et s’obtient directement en ligne. Elle est requise pour entrer au Canada ou y transiter par un aéroport canadien.

Des sites Internet frauduleux proposent la délivrance d’AVE moyennant des frais élevés. Les demandes d’AVE doivent être effectuées sur le site officiel du gouvernement du Canada.

Les voyageurs se rendant au Canada par voie terrestre ou maritime, les binationaux franco-canadiens (qui doivent disposer impérativement d’un passeport canadien valide) et les résidents permanents du Canada ne sont pas concernés par l’AVE.

L’obtention d’un visa ou d’une AVE ne garantit pas l’entrée sur le territoire canadien. Les agents d’Immigration Canada font preuve d’une grande vigilance et peuvent refuser l’entrée sur le territoire en cas de doute sur le motif du séjour des voyageurs. Ils ont tout pouvoir pour décider d’un refoulement immédiat à la frontière, éventuellement pour infliger une interdiction de territoire pour une durée donnée.

L’ensemble du territoire canadien figure en vigilance normale selon le MEAE (fiche mise à jour au 9 avril 2026).

Il est fortement recommandé de souscrire une assurance médicale couvrant les frais de soins et de rapatriement, ceux-ci n’étant pas pris en charge pour les non-résidents.

Source : MEAE – Conseils aux voyageurs Canada (mis à jour au 09/04/2026), Ambassade de France au Canada (mis à jour le 13/02/2026).

Y travailler

Le marché du travail

En février 2026, l’emploi a diminué de 84 000 postes (-0,4 %) et le taux de chômage a progressé à 6,7 %, dans un contexte marqué par les incertitudes liées à la guerre commerciale avec les États-Unis. Le marché du travail a rencontré des difficultés en 2025, en partie en raison de l’incertitude économique causée par la menace ou l’imposition de droits de douane sur les exportations vers les États-Unis. Parmi les 1,5 million de chômeurs en février 2026, 22,8 % étaient des chômeurs de longue durée (27 semaines ou plus), une proportion nettement supérieure à la moyenne pré-pandémique de 17,1 %.

Les opportunités d’emploi sont par ailleurs plus importantes dans le Canada anglophone que dans la province de Québec, bien que le taux de chômage au Québec (5,4 % en décembre 2025) reste le plus bas au Canada. Le Canada pratique une politique d’immigration sélective. Une maîtrise de l’anglais est souhaitable car elle élargit les possibilités d’emploi.

Principaux secteurs porteurs : industrie aérospatiale, agroalimentaire, automobile, chimie, technologies de l’information et des communications (TIC), pétrole et gaz, biotechnologie, santé et soins à la personne, appareils médicaux, industrie pharmaceutique et matières plastiques.

Les Canadiens préfèrent le téléphone et les rencontres physiques pour rechercher du travail. Il ne faut donc pas hésiter à appeler régulièrement les services des ressources humaines des grandes entreprises. Le Bureau d’immigration du Québec organise régulièrement des journées de recrutement destinées à favoriser les rencontres entre employeurs et candidats. Au niveau fédéral, l’ambassade du Canada organise régulièrement des réunions d’information et participe souvent aux salons dédiés à l’expatriation.

Sources : Statistique Canada, Enquête sur la population active, février 2026, La Presse (janvier 2026), BNP Paribas Trade Solutions, Ambassade du Canada en France et Le Moci.

Le cadre légal du travail

Avant le recrutement, il n’est pas rare qu’on vérifie les références, l’identité, la moralité et le casier judiciaire, l’état de santé.

Salaire minimum légal (2026) : En 2026, les taux oscillent entre 15,00 $ et 19,75 $ CAD/heure selon les provinces et territoires. Les principales valeurs sont : Nunavut : 19,75 $/h, Yukon : 17,94 $/h, Colombie-Britannique : 17,85 $/h, secteurs fédéraux réglementés : 17,75 $/h, Ontario : 17,60 $/h, Québec : 16,10 $/h (hausse à 16,60 $/h prévue le 1er mai 2026), Alberta : 15,00 $/h.

Durée de travail : la durée normale du travail est de 8 heures par jour et de 40 heures par semaine. La durée hebdomadaire maximale du travail est de 48 heures.

Durée de la période d’essai/du préavis : période d’essai de 3 mois.

Emploi à temps partiel/total : environ 18 % (chiffre le plus récent disponible).

Rémunération, avantages et impôts : salaire fixe en fonction de la formation et de l’expérience. Les primes sont liées au poste (secteur et position hiérarchique) et à l’organisation de l’entreprise.

Jours chômés hebdomadaires : samedi et dimanche.

Horaires de travail

Magasins et bureaux : 10 h – 18 h, 9 h – 18 h dans les grandes villes.

Sources : Gouvernement du Canada – Salaires minimums (2026), CFIB (2026), MEAE, OCDE et Business France.

Points de vigilance

Guerre commerciale USA-Canada : Un an après les premiers décrets protectionnistes de l’administration Trump, l’économie canadienne porte les cicatrices d’un affrontement commercial marqué par l’imprévisibilité. Si l’effondrement total a été évité, le climat d’incertitude impose un coût structurel aux entreprises et contraint Ottawa à trouver de nouveaux partenaires commerciaux.

Révision de l’ACEUM : La révision de l’ACEUM, prévue pour le 1er juillet 2026, devrait entraîner un regain de volatilité lié à la politique commerciale dans la première moitié de l’année.

Secteurs frappés par les droits de douane : Les droits de douane sur les produits automobiles, d’acier, d’aluminium et de bois d’œuvre demeurent en vigueur et pèsent sur ces secteurs spécifiques.

Marché de l’emploi tendu : le chômage des jeunes a atteint 14,1 % en février 2026 et le nombre de postes vacants est en recul, signe d’un marché du travail moins dynamique qu’en 2022-2023.

Meilleurs sites d’emploi

www.jobboom.com/fr

www.guichetemplois.gc.ca

www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr

www.immigrationfrancophone.ca/fr

www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete.html

ca.ambafrance.org

Vie pratique

Coût de la vie

Monnaie : dollar canadien (CAD).

Se loger : le marché locatif canadien reste tendu dans les grandes métropoles. À Toronto, un appartement de deux chambres coûtait en moyenne 2 690 $ CA/mois en 2025. À Vancouver, le loyer moyen pour un logement de deux chambres s’établit à 3 170 $/mois, soit 27 % de plus qu’en 2019. Le marché montréalais est nettement plus abordable, avec des loyers pour un appartement d’une chambre autour de 1 700-1 800 $ CA/mois. La caution est souvent interdite ; en revanche, il est généralement demandé de payer le premier et le dernier mois de loyer à l’avance. La colocation est très répandue, particulièrement chez les jeunes actifs et les étudiants.

Indice Mercer du coût de la vie (2024, logement compris, 226 villes) : Toronto se situe au 92e rang mondial. Vancouver progresse au 101e rang. Montréal figure au 118e rang, et Ottawa au 126e rang. (Enquête Mercer 2024 ; l’édition 2025 n’est pas encore disponible.)

Qualité de vie (Mercer 2024) : Vancouver figure au 7e rang mondial, Toronto au 13e, Ottawa et Montréal à égalité au 20e, et Calgary au 25e.

Sources : Mercer Cost of Living 2024, Mercer Quality of Living 2024, Radio-Canada/Statistique Canada (2025), MEAE et XE currency converter.

Informations utiles

Distances de ville à ville
Entre Toronto et Ottawa : 450 km.

Déplacements de ville à ville
Service d’autocar (Flixbus notamment, depuis le retrait de Greyhound) ou avion, mode de transport le plus utilisé sur les longues distances. Le réseau ferroviaire VIA Rail relie les principales villes. À noter : la Coupe du Monde de Football 2026 se déroulera du 11 juin au 19 juillet au Canada, au Mexique et aux États-Unis – des perturbations importantes de trafic et une hausse des prix de transport et d’hébergement sont à prévoir dans les villes hôtes canadiennes (Vancouver, Toronto, Calgary) durant cette période.

Nature du réseau électrique
110 volts.

Télécommunications
Indicatif : +1.
Qualité du réseau mobile : excellente à proximité des grandes villes, aléatoire dans les zones rurales et éloignées.
Qualité du réseau Internet : excellente.

Principaux jours fériés 2026
7 septembre : Fête du travail (national).
12 octobre : Jour d’action de grâce (national).
11 novembre : Jour du Souvenir (national).
25 décembre : Noël.
26 décembre : Lendemain de Noël.

Sources : MEAE – Conseils aux voyageurs Canada (09/04/2026), Ambassade de France au Canada (13/02/2026), MEAE – Communauté française à l’étranger (2025), Statistique Canada – EPA février 2026, CFIB – Salaires minimums 2026, Institute for Economics & Peace – GPI 2025, Mercer Cost of Living 2024, Mercer Quality of Living 2024, Radio-Canada/Statistique Canada (juin 2025), Le Devoir (janvier 2026)

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

En France

AMBASSADE DU CANADA EN FRANCE
Représentation officielle du Canada en France, compétente pour les démarches consulaires et commerciales.
Adresse : 130, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris
Tél. : +33 (0)1 44 43 29 02
Email : [email protected]
Site : www.international.gc.ca/country-pays/france/paris.aspx

DÉLÉGATION GÉNÉRALE DU QUÉBEC À PARIS
La Délégation générale du Québec à Paris représente le Québec sur l’ensemble du territoire français et de la Principauté de Monaco.
Adresse : 66, rue Pergolèse, 75116 Paris
Tél. : +33 1 40 67 85 00
Email : [email protected]
Site : www.quebec.ca – Délégation générale du Québec à Paris

Sur place

AMBASSADE DE FRANCE AU CANADA
Sous l’autorité de l’ambassadeur Michel Miraillet, l’ambassade est composée d’une chancellerie politique, d’une mission de défense, d’un service de sécurité intérieur, d’un service de coopération et d’action culturelle, d’un service économique, d’un secrétariat général et d’un service de presse.
Adresse : 42, Promenade Sussex, ON K1M 2C9 Ottawa
Tél. : +1 613 789 1795
Email : [email protected]
Site : https://ca.ambafrance.org

SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL DE LA DG TRÉSOR – OTTAWA / MONTRÉAL
Le Service économique régional d’Ottawa et le Service économique de Montréal représentent les administrations économiques et financières françaises au Canada. Le Service économique régional a compétence sur l’ensemble de la région Canada ; placé sous son pilotage, le Service économique de Montréal a compétence pour la province du Québec et les provinces atlantiques.
Site : www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/CA

BUSINESS FRANCE CANADA
Business France Canada est présent à Toronto et à Montréal. Ces implantations canadiennes font partie du réseau régional de Business France Amérique du Nord. L’équipe combine compétences et expérience pour faciliter les relations commerciales entre entreprises françaises et nord-américaines, avec deux objectifs : faciliter les investissements canadiens en France et aider les entreprises françaises dans leurs projets de développement au Canada.
Email : [email protected]
Site : world.businessfrance.fr/north-america

Les acteurs privés

CCI FRANÇAISE AU CANADA (CCIFC) – MONTRÉAL
Établie à Montréal depuis 1886, la CCI Française au Canada (CCIFC) est le principal réseau d’affaires franco-canadien avec près de 400 entreprises et 3 000 membres délégués. Sa mission est d’accompagner les entreprises françaises et canadiennes dans leur développement entre la France et le Canada, et de promouvoir les synergies et opportunités au sein des deux communautés d’affaires.
Email : [email protected]
Site : www.ccifcmtl.ca

CCI FRANCE OUEST-CANADA (CCIFWC) – VANCOUVER
Le réseau des CCI Françaises à l’international a annoncé le lancement officiel de la CCI Française Ouest-Canada (CCIFWC), basée à Vancouver. Cette nouvelle chambre représente une étape clé dans l’expansion stratégique du réseau CCI France Canada.
Site : www.ccifcmtl.ca (à confirmer sur le site officiel CCIFWC en cours de création)

CCI FRANCE QUÉBEC (CCIFCQ) – QUÉBEC VILLE
Chambre de commerce et d’industrie française couvrant la ville de Québec et ses environs, animant la communauté d’affaires franco-québécoise.
Site : www.ccifcquebec.ca

RÉZOWAY
Avec plus de 20 ans d’expérience sur le marché nord-américain, Rézoway accompagne chaque année plus de 50 PME françaises dans leur développement d’affaires au Canada ainsi qu’aux États-Unis, allant de la validation de marché, au déploiement commercial, jusqu’à leur implantation physique dans ses deux centres d’affaires de Montréal et Toronto (30 sociétés hébergées). Référencé par Business France (Team France Export) pour l’hébergement VIE et l’administration de filiale en Ontario et au Québec.
Email : [email protected]
Site : www.rezoway.com
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/rezoway

ADEXIA INC.
Depuis 2006, ADEXIA INC. est une société d’accompagnement à l’international experte du marché canadien, basée à Montréal et Toronto. Adexia offre aux PME, ETI et Grands Groupes un accompagnement stratégique et commercial au Canada ; ses deux associés cumulent chacun plus de 20 ans d’expertise en développement d’affaires sur ce territoire. Référencée par Business France (Team France Export) pour l’administration et la gestion de filiale en Ontario et Provinces de l’Ouest, l’hébergement VIE au Québec et en Ontario, et la représentation commerciale dans la durée.
Site : www.adexia.ca
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/adexia-inc

CLASSE AFFAIRES CANADA FRANCE
Membre de l’OSCI, Classe Affaires agit comme un véritable incubateur pour les entreprises et entrepreneurs étrangers souhaitant s’implanter au Canada (création d’entreprise, ouverture de filiale, VIE, repreneuriat, etc.). Elle offre un accompagnement sur mesure combinant mentorat, conseils stratégiques et soutien opérationnel. Présente au Québec, en Ontario et en France.
Adresse : 400 avenue Laurier Ouest, Suite 600, Montréal, Québec, H2V 2K7
Tél. : +1 (514) 274-4871
Email : [email protected]
Site : classeaffairescf.com
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/classe-affaires-canada-france

GROUPE SALVEO
Depuis plus de 15 ans, le Groupe SALVEO facilite l’implantation des entreprises françaises au Canada. Aujourd’hui, le Groupe compte près de 30 collaborateurs répartis dans deux centres d’affaires à Montréal et à Toronto. Le Groupe SALVEO est une filiale du Groupe ADIT, leader européen sur le marché de l’intelligence stratégique et du développement international.
Email : [email protected]
Tél. France : +33 (0)1 84 79 17 50
Site : salveo.international/en/locations/canada
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/groupe-salveo

GOEXPORT
GoExport contribue à la croissance des PME en commercialisant leurs biens et services sur les marchés internationaux. Présent au Brésil, au Mexique, en France et au Canada, sa zone d’intervention préférentielle comprend les Amériques (Nord, Sud et Centrale) ainsi que l’ensemble de l’Europe. Prestataire agréé Team France Export.
Site : www.goexport.ca
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/3215

DESJARDINS CAPITAL
Unique au Canada, le Fonds Transatlantique est le fruit d’un partenariat entre Desjardins Capital et le Groupe Siparex. Exportation et Développement Canada (EDC) et Bpifrance figurent parmi les commanditaires de premier plan de ce fonds de 75 M€ (120 M$) dédié aux entreprises françaises souhaitant développer leurs affaires en Amérique du Nord, par la porte d’entrée du Québec. Partenaire financier de référence pour les entreprises françaises s’implantant au Canada.
Site : www.desjardinscapital.com
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/desjardins

Avocats d’affaires francophones

FASKEN (FASKEN MARTINEAU)
Fasken est l’un des plus grands cabinets de droit des affaires au Canada avec plus de 950 avocats et agents dans dix bureaux sur quatre continents. Le bureau de Montréal offre des services pleinement bilingues en français et en anglais, dans tous les domaines du droit. Bureaux à Montréal, Toronto, Ottawa, Vancouver et Québec.
Montréal : 800 Place Victoria, Bureau 3700, Montréal, H4Z 1E9 — Tél. : +1 514-397-7400
Site : www.fasken.com

BCF AVOCATS D’AFFAIRES
Plus de 300 professionnels pour accompagner les entreprises dans leurs décisions d’affaires. Cabinet francophone québécois de premier plan, spécialisé en droit des affaires, fiscalité, fusions-acquisitions et contentieux commercial.
Site : www.bcf.ca

LANGLOIS AVOCATS
Langlois réunit plus de 325 personnes, dont plus de 175 professionnels du droit, dans ses bureaux de Montréal et de Québec. Cabinet entièrement francophone, couvrant le droit des affaires, le litige commercial et le droit du travail.
Site : langlois.ca

McMILLAN
La philosophie « plusieurs bureaux, un seul cabinet » et la présence à Montréal, Ottawa, Toronto, Calgary et Vancouver permettent aux clients de bénéficier d’un réseau de près de 300 avocats multilingues. Les avocats de McMillan à Montréal sont en position unique pour offrir une gamme complète de services en français et en anglais.
Site : mcmillan.ca

BLAKES (BLAKE, CASSELS & GRAYDON)
Blakes est un cabinet d’avocats de premier plan au Canada qui compte des bureaux à Toronto, Calgary, Vancouver, Montréal, Ottawa, New York et Londres. Services disponibles en français au bureau de Montréal, couvrant notamment le droit des sociétés, les marchés financiers et les investissements étrangers.
Site : www.blakes.com

Sources d’information internet

Ambassade de France au Canada — Site officiel, actualités et services

DG Trésor – Canada — Analyses économiques et financières, Service économique d’Ottawa

Business France Amérique du Nord — Accompagnement export, VIE, implantation

CCI Française au Canada (Montréal) — Réseau d’affaires franco-canadien, services aux entreprises

CCI France Québec — Réseau d’affaires franco-québécois

Ambassade du Canada en France — Services consulaires et commerciaux

Délégation générale du Québec à Paris — Informations économiques et institutionnelles

Commerce international – Gouvernement du Canada — Programmes d’aide à l’export (CanExport)

Exportation et Développement Canada (EDC) — Assurance-crédit export, financement

BDC – Banque de développement du Canada — Financement entreprises, conseils

Sources : Ambassade de France au Canada (2026), DG Trésor Canada (2025), Ambassade du Canada en France (2026), Gouvernement du Québec – DGQ Paris (2025), Business France Amérique du Nord (2025), CCI Française au Canada (2025), Rézoway (2025), Adexia Inc. (2026), Classe Affaires Canada France (2025), Groupe Salveo (2025), Fasken (2026), OSCI (2025)

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Performance logistique et commerce transfrontalier

Indice de performance logistique (LPI) – Banque mondiale

Le Doing Business a été définitivement abandonné par la Banque mondiale en septembre 2021. Le programme B-READY (Business Ready) lui a succédé, avec un déploiement progressif sur trois ans, de 2024 à 2026. Le Canada est intégré au périmètre B-READY à compter de l’édition 2025. L’édition 2025 est une édition intermédiaire portant sur 101 économies ; une édition complète est attendue en 2026 pour conclure la phase de déploiement. Les données B-READY propres au Canada pour la rubrique « Commerce international » ne sont pas encore publiées dans leur intégralité à la date d’édition de cette fiche.

La référence internationale en matière de performance logistique reste, en attendant, le Logistics Performance Index (LPI) de la Banque mondiale, dont la dernière édition disponible date de 2023. Les douze meilleures performances mondiales sont toutes des économies à hauts revenus. Singapour (4,3) est en tête, suivi de huit pays européens ; le Canada, avec les Émirats arabes unis et Hong Kong (Chine), complète ce groupe de tête. Ces douze économies ont toutes un score de 4,0 ou plus dans le classement 2023.

Le LPI 2023 classe les pays sur six dimensions du commerce : performance douanière, qualité des infrastructures, facilité d’organisation des expéditions, compétence logistique, traçabilité des envois et ponctualité des livraisons.

Le Canada se positionne au 14e rang mondial dans le LPI 2023, avec un score global de 3,9/5 (donnée la plus récente disponible). Sa performance sur les sous-composantes fait ressortir des points forts reconnus en infrastructure de transport (4,3/5) et en qualité des services logistiques, plaçant le pays parmi les meilleurs d’Amérique du Nord et au niveau des grandes économies européennes.

Depuis 2023, le LPI intègre des indicateurs de performance clés et des données massives pour compléter les résultats de l’enquête. La prochaine édition du LPI est attendue courant 2025-2026 ; dans l’intervalle, les données 2023 constituent la référence la plus récente.

Points de vigilance

⚠ Point d’attention : La guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada perturbe des décennies de coopération transfrontalière. Au-delà des droits de douane généraux, le conflit a entraîné des tarifs sectoriels sur le bois d’œuvre, l’automobile, l’acier, l’aluminium et d’autres biens de consommation. Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré le 5 mars 2026 que le CUSMA (Accord Canada–États-Unis–Mexique) était « effectivement rompu à court terme par les actions américaines ». À la suite de la décision de la Cour suprême américaine invalidant les tarifs IEEPA, les États-Unis ont remplacé ces tarifs par un tarif global de 10 % en vertu de la Section 122 du Trade Act of 1974, entré en vigueur le 24 février 2026 — les exportations canadiennes conformes au CUSMA restent exemptées de ce tarif de 10 %. Cependant, les tarifs sectoriels de 50 % sur l’acier et l’aluminium (Section 232), sans exemption CUSMA, restent pleinement en vigueur. Le CUSMA est par ailleurs programmé pour une révision formelle à partir du 1er juillet 2026, au cours de laquelle les trois pays examineront ses termes et pourront décider de modifications. La situation commerciale canado-américaine constitue, à ce jour, un facteur de risque opérationnel majeur pour tout exportateur ou importateur traitant avec le Canada.

Impact sur les chaînes d’approvisionnement : Le Canada a observé peu d’effets sur ses chaînes d’approvisionnement internes jusqu’en 2025, les indicateurs de difficultés logistiques restant faibles selon l’enquête sur la perspective des entreprises de la Banque du Canada. Toutefois, le conflit commercial mondial, alimenté par les brusques changements de politique commerciale américaine, ajoute des tensions sur ces réseaux et peut se traduire par une hausse des coûts de production, des délais de livraison allongés et, in fine, une pression inflationniste.

Impact sectoriel : Dans le secteur du transport canadien, 50 % des entreprises se déclarent extrêmement préoccupées par les problèmes logistiques liés aux droits de douane, et 81 % par la gestion des prix et marges. Parmi les petites entreprises canadiennes, les principaux impacts incluent la hausse des charges (63 %), la réduction des bénéfices (53 %), la baisse des revenus (48 %) et les perturbations des chaînes d’approvisionnement (42 %).

Diversification des flux : En 2025, les exportations canadiennes vers des pays autres que les États-Unis ont progressé de 17,2 %, et les importations en provenance de ces mêmes pays ont augmenté de 12,4 %, témoignant d’une réorientation partielle des flux commerciaux, à surveiller pour les exportateurs français.

Conformité CUSMA : La vérification du respect des règles d’origine CUSMA est désormais un enjeu opérationnel critique. Les exportations canadiennes de marchandises conformes au CUSMA restent exemptées du tarif de 10 % de la Section 122. Toute non-conformité expose les marchandises à des droits supplémentaires substantiels.

Balance commerciale : La balance commerciale canadienne des marchandises a affiché un déficit pour la troisième année consécutive en 2025, ce déficit annuel s’établissant à 31,3 milliards de dollars canadiens, le plus important depuis 2020.

Sources : Banque mondiale – LPI 2023 (2023), Banque mondiale – B-READY 2025 (2025), B-READY – Économies couvertes (2025), Gouvernement du Canada – Réponse aux tarifs américains (2025-2026), Commissaire au commerce – Ressources pour exportateurs (2026), Statistique Canada – Commerce international, décembre 2025 (2026), Banque du Canada – Chaînes d’approvisionnement et conflit commercial (février 2026), Fasken – Perspectives commerce international 2026 (janvier 2026), KPMG – Impact des tarifs américains sur le transport canadien (2025)

Actualités : Canada

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