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Cameroun

Économie

Informations générales

Population (millions, 2018) (1) : 24,88
Capitale : Yaoundé
Devise : Franc CFA

Indicateurs économiques
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2019 : 4,48 % (estim.) ; 2018 : 4,03 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2017) (2) : 3 650

Sources : (1) FMI. (2) Banque mondiale.

Conjoncture

Les indicateurs économiques du Cameroun sont bien orientés mais fragiles. La croissance n’a atteint que 3,7 % en 2017, et pourrait accélérer à 4,2 % en 2018. L’inflation est attendue à 0,5 % en 2017, et 1,1 % en 2018. Les recettes budgétaires sont espérées en hausse grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale non-pétrolière, le rétablissement des droits de douane à 10 % sur le clinker et l’augmentation de la taxe spéciale sur les produits pétroliers. L’activité liée à la Coupe d’Afrique des Nations 2019 devrait aussi doper l’économie. En juin 2017, le FMI a approuvé un accord triennal de 666 millions de dollars (M USD), avec un décaissement immédiat de 171 M USD.

Le secteur pétrolier décline, la production a chuté de 20,8 % à 9,74 Mb entre janvier et avril 2017, selon les derniers chiffres disponibles. Les champs sont à maturité et le budget d’investissement pétrolier pour 2017, à 285,45 M USD, est en recul de 8,4 % par rapport à 2016.

Dans le domaine gazier, l’offre de gaz a progressé de 1,3 %, 123 M/m3 entre janvier et avril 2017. En 2018, la production de gaz naturel liquéfié (GNL) pourrait atteindre 1,2 million de tonnes par an (Mt/an), avec la prochaine entrée en production de la nouvelle usine flottante de liquéfaction, Hilli Episeyo. Golar (Bermudes) en est l’opérateur (investissement 1,3 Md USD).

Dans l’énergie, le financement du projet hydroélectrique de Nachtigal (1,1 Md EUR, 420 MW, mise en service 2020-2021), sur la rivière Sanaga, a été bouclé en octobre : Nachtigal Hydro Power (NHPC ; EDF International 40 %, SFI 30 %, gouvernement 30 %) finance 30 % de la construction, les 70 % restants se répartissant entre les bailleurs (BAD, BEI, CDC, Proparco, FMO, pour 56,8 % soit 625 M EUR) et des banques (Standard Chartered, Ecobank, Banque marocaine pour 16 % soit 177 M EUR). En amont, le barrage de régulation de Lom Pangar (6 Md m3) régulera les flux vers Nachtigal et neuf autres barrages hydro-électriques : deux existants (Song Loulou 384 MW et Edéa 277 MW) et six à venir. Platinum Power développe le projet hydraulique de Makay (350 MW) sur la rivière Nyong et Joule Africa celui sur la rivière Katsina (485 MW).

Dans les infrastructures, le consortium associant Bolloré, CMA-CGM et le Chinois CHEC, a signé le contrat de concession du nouveau terminal à conteneurs de Kribi (25 ans ; droit d’entrée et redevance de 1,9 Md EUR, investissements 127,7 M EUR).
En août, les ports de Douala et de Rouen ont signé un accord de coopération. Louis Berger, pour sa part, a remporté la gestion et la supervision de la construction du pont sur la rivière Cross, à Ekok/Mfum, entre le Cameroun et le Nigeria (investissement 1,5 M EUR). Suez construit le complexe de production d’eau potable (investissement 43 M EUR, technologie Dégremont, 300 000 m3/j) de Yaoundé pour le Chinois Sinomach-CMEC1.

Sur le plan agricole, la production de cacao sur 2016/17 a reculé de 14 %, à 231 642 t et le gouvernement a baissé de 50 % la taxe à l’exportation pour compenser la chute des cours mondiaux en,2017/2018. La taxe à l’exportation des grumes de bois devrait passer à 30 % en 2018 (20 % en 2017).

Sur le plan politique, 2018 sera l’année de l’élection présidentielle. Paul Biya, 83 ans, est au pouvoir depuis 1982. Des tensions ont été signalées dans le Sud-Ouest : 40 000 Camerounais anglophones auraient fui.

Source : Rapport CIAN / Le Moci, édition 2018

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2017, Md USD, évolution sur 2016) :
Export : 3,610 (+6 %)
Import : 5,281 (+1 %)

Quatre premiers fournisseurs 2015 (avec part de marché) :
1 – Union européenne 32,2 %
2 – Chine 21,4 %
3 – Nigeria 4,6 %
4 – Thaïlande 4,5 %

(Exportations françaises 2018 : 0,363 Md EUR, -24,2 %)

Source : OMC et IHS Markit / Global Trade Atlas pour les exportations françaises.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

Environnement des affaires 

classement « Doing Business 2019 » (1) : 166/190 (France : 32e)
Indice de perception de la corruption (2) : 152/180

Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

Notes de risque pays

OCDE : 6/7 (janvier 2019)
Euler Hermes : D3 (risque de court terme significatif – avril 2019)
Coface : pays C ; environnement des affaires D (avril 2019)
Credendo : court terme : 4/7 ; commercial : C (élevé) ; risque de transfert : 5/7 (mai 2019)
Atradius : 6/10 positif (avril 2019).

Appréciation du crédit manager Moci
Risque pays : très élevé, à surveiller très attentivement
Risque client : mauvais, soigner le relationnel

Le conseil du crédit manager
Le pays, comme ses voisins de la zone Cemac (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale) souffre périodiquement des rumeurs d’une dévaluation du franc CFA, rumeur qui reste vive à la suite de la chute des cours du pétrole à partir de 2014, et de la baisse des cours des matières premières en général, qui a fait fondre les réserves de change des pays membres producteurs. Le système bancaire reste fragile, avec pour conséquence des difficultés récurrentes pour faire rentrer des devises au Cameroun. La trésorerie des entreprises en souffre et le risque de non transfert reste élevé (noté 5/7 par Credendo). D’ailleurs début mai 2019, le secrétaire général adjoint du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), déclarait à l’Agefi : « depuis le milieu 2018, nous rencontrons de fortes difficultés à nous procurer des devises et depuis quelques mois la situation va de mal en pis ».

Le système bancaire est très fragile et les délais d’exécution des virements hors Cameroun sont parfois anormalement longs. Le comportement payeur des entreprises camerounaises est souvent médiocre. Plus qu’ailleurs, le relationnel est primordial dans les relations d’affaires. De nombreuses difficultés sont signalées dans le recouvrement des créances impayées.

Curieusement si certains forfaiteurs ne couvrent pas ce pays, d’autres offrent un an. Compte tenu des difficultés pour avoir des informations fiables sur les entreprises (attention entre autres aux fausses domiciliations) ceci doit inciter à la prudence dans les transactions et à une grande rigueur dans le suivi des échéances.

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Informations disponibles basiques et peu fiables. Institutionnels et milieux d’affaires français implantées localement demeurent la meilleure source.

Moyens de paiement

Monnaie locale
Le franc CFA BEAC (XAF).
Le Cameroun est membre de la zone franc, via la Cemac (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale) dont l’institut d’émission est la BEAC (Banque centrale des États d’Afrique Centrale).

Le franc CFA est rattaché à l’euro, avec une parité garantie par le Trésor français. Mais sa convertibilité et les transferts sont soumis à une réglementation des changes stricte : les transferts de fonds vers l’étranger, notamment, sont autorisés par la BEAC sur justificatif et doivent passer par un intermédiaire agréé (établissements financiers).

Taux de change :
1 XAF = 0,001524 EUR
1 EUR = 655,957 XAF

Meilleure monnaie de facturation des échanges
L’euro.

Conseillés
Selon le montant, virement bancaire s’il y a possibilité de le faire garantir par une lettre de crédit stand-by (SBLC, de plus en plus pratiquée) ou par une couverture d’assurance-crédit, ou crédit documentaire irrévocable et confirmé. Aux États-Unis, la branche Export de l’US Commercial Service recommande très fortement aux exportateurs américains de ne contracter que sur la base d’un crédit documentaire confirmé.

Déconseillés
Tous les autres.

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Le paiement d’avance est très fortement recommandé. Si la transaction se fait par crédit documentaire, ou virement sécurisé, demander un paiement à vue ou à 30 à 60 jours.

Risques de retards de paiement
Les retards sont très fréquents si les opérations ne sont pas sécurisées par une garantie et peuvent aller de 30 à 60 jours, voire plusieurs mois. Ils sont le plus souvent dus à un problème de devises (non-disponibilité au moment du transfert) mais aussi à des problèmes de trésorerie dus à l’insuffisance du soutien bancaire aux PME camerounaises.

Acomptes à la commande
Très fortement recommandés. Veiller à sécuriser le règlement du solde.

Garanties bancaires locales

Il est possible d’en obtenir.
La lettre de crédit stand-by, parfois ouverte en pool, se pratique de plus en plus.

Tribunal compétent en cas de litige

• En principe, tribunal local.
• Pour le droit applicable, le droit local est favorable. Le Cameroun adhère en effet à l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation africaine du droit des affaires), un traité qui a permis le développement d’un système harmonisé de droit africain. Il est  à ce jour applicable dans 17 pays d’Afrique. Il offre un cadre juridique clair et précis. De plus en plus de contrats sont soumis à ce droit.
• Une action devant un tribunal français est possible mais l’exécution au Cameroun est longue.

Mobilité

Contacts

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2019 » de la Banque mondiale, le Cameroun est classé au 186e rang mondial (+10 places par rapport à 2018) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 202 h. ; coût 983 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (66 h. ; 306 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 271 h. ; coût 1 407 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (163 h. ; 849 USD).

Actualités : Cameroun

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Risques et paiements :
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