Burkina Faso

Économie

Dernière mise à jour : avril 2026

Informations générales

Capitale : Ouagadougou

Devise : Franc CFA (XOF), ancré à l’euro (1 EUR = 655,957 XOF), géré par la BCEAO dans le cadre de l’UEMOA

Population : 23,8 millions d’habitants en 2024 (Banque mondiale), avec 46 % de la population âgée de moins de 15 ans

Taux de croissance démographique : 2,3 % par an (2023, Banque mondiale)

PIB nominal : 26,87 milliards USD en 2025 (FMI)

PIB/habitant nominal : 982 USD en 2024 ; 1 127 USD en 2025 (estimations FMI)

Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD courants) : 2 770 USD en 2024 (Banque mondiale)

Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +5,0 % ; 2024 : +4,8 % (FMI, février 2026)

Taux d’inflation : 2025 : -0,5 % ; 2024 : +4,2 % (FMI, février 2026)

Solde budgétaire (% PIB) : 2025 : -3,5 % ; 2024 : -5,8 % (FMI)

Dette publique totale (% PIB) : 57,2 % en 2024 ; 52,1 % en 2025 (projections FMI)

Solde du compte courant (% PIB) : 2024 : -3,4 % ; 2025 : +1,1 % (excédent, FMI)

Sources : FMI (Rapport pays no 26/64, février 2026) ; Banque mondiale (données 2024).

Conjoncture

Structure de l’économie

Le Burkina Faso est un pays enclavé du Sahel, classé parmi les pays les moins avancés (PMA). Avec un PIB par habitant de 1 005 USD en 2024, il demeure l’un des pays les plus pauvres du monde. Il se classe au 186e rang sur 193 pays selon l’Indice de Développement Humain (IDH) du PNUD (2023). Les indicateurs sociaux restent fragiles : 43,7 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté en 2022, avec un taux d’alphabétisation de 41 % et une espérance de vie de 62 ans.

L’économie burkinabè repose fortement sur le secteur primaire (20,3 % du PIB en 2024), qui emploie 80 % de la population active, avec comme pivot la culture du coton, malgré sa faible productivité et sa dépendance aux subventions. Depuis une quinzaine d’années, la prédominance des produits miniers, constitués essentiellement d’or, dans la structure des exportations s’est affirmée depuis 2009, date à laquelle l’or a détrôné le coton comme premier produit d’exportation.

Croissance 2024–2025 : rebond porté par l’or et l’agriculture

La croissance du PIB réel a atteint 5,0 % en 2024. La forte croissance enregistrée dans l’agriculture et les services a compensé la contraction observée dans les industries extractives et le secteur manufacturier. Cette accélération est attribuée principalement à la performance des services et de l’agriculture, soutenue par une amélioration relative de la situation sécuritaire, des conditions climatiques favorables et un soutien gouvernemental accru au secteur agricole.

En 2025, portée par la forte production d’or, la croissance économique a atteint 5 %, malgré une situation sécuritaire difficile. Le prix moyen de l’once d’or est estimé à 3 218 dollars en 2025, contre 2 387 dollars en 2024, avec une projection à 3 472 dollars en 2026. Les exportations, exprimées en francs CFA, ont augmenté de 43,2 % en 2025.

Inflation et finances publiques

L’inflation avait augmenté en 2024 à 4,2 % contre 0,7 % en 2023, tirée par la hausse des prix alimentaires liée à un démarrage tardif de la saison des pluies. En 2025, l’inflation moyenne a fortement reculé à -0,5 %, et devrait converger vers 2 % à moyen terme.

Sur le plan budgétaire, l’assainissement budgétaire est en bonne voie. Grâce à la forte mobilisation des recettes et à la discipline en matière de dépenses, le déficit budgétaire en 2025 est resté bien en deçà de l’objectif du programme de 4,0 % du PIB fixé par le FMI. Le déficit budgétaire était passé de 6,7 % du PIB en 2023 à 5,7 % en 2024, porté par une amélioration des recettes fiscales (17,9 % du PIB en 2024). Le projet de loi de finances 2026 prévoit un déficit budgétaire de 2,8 % du PIB, les autorités visant le retour au critère de l’UEMOA de 3 % du PIB d’ici 2027.

La dette publique totale, estimée à 57,2 % du PIB en 2024, reculerait à 52,1 % en 2025 et à 49,9 % en 2029 selon les projections du FMI. Elle est principalement détenue par des créanciers multilatéraux (41 % en 2023), tandis que la dette bilatérale reste faible (5 %), dont 2 % envers le Club de Paris.

Secteur extérieur

En 2024, le Burkina Faso a enregistré un excédent commercial de 178,6 milliards FCFA, après deux années de déficit. L’or non monétaire a représenté 78,6 % de la valeur totale des exportations, avec une valeur en hausse de 32,1 % en 2024. Les autres principaux produits d’exportation sont le coton fibre, les animaux sur pied, la noix de cajou et le sésame. Le Burkina Faso creuse ses déficits commerciaux bilatéraux avec ses principaux fournisseurs : le déficit le plus important est enregistré avec la Côte d’Ivoire (produits énergétiques), suivi par la Chine (biens d’équipement) et la Russie (produits pétroliers et matériel).

La dynamique s’est encore améliorée en 2025 : le solde courant s’est redressé, passant d’un déficit de 3,4 % du PIB en 2024 à un excédent de 1,1 % en 2025, puis de 0,8 % prévu en 2026. Toutefois, en trois ans, la production d’or a baissé d’environ 13,5 tonnes, passant de 66,9 tonnes en 2021 à 53,4 tonnes en 2024, soulignant la dépendance à la hausse des cours plutôt qu’à une dynamique de volumes.

Perspectives 2026

Malgré l’insécurité, la pauvreté et les chocs climatiques, les perspectives pour 2026–2028 sont favorables, avec une croissance de près de 5 % et une inflation inférieure à l’objectif. Le FMI projette un taux de croissance de 5,0 % pour 2026, sous réserve d’une amélioration de la situation sécuritaire intérieure.

En février 2026, le conseil d’administration du FMI a approuvé un nouveau programme au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (RSF) d’un montant d’environ 124,3 millions de dollars, visant à renforcer la résilience budgétaire face aux chocs climatiques et à réduire les besoins d’importations alimentaires d’urgence.

Une contraction du crédit au secteur privé, en baisse de 2,8 % en 2025 après -2,2 % en 2024, demeure préoccupante. La faiblesse du revenu par habitant et le recul du crédit au secteur privé restent des défis majeurs.

Points de vigilance

Dépendance à l’or : les produits miniers représentent 84 % de la valeur totale des exportations en 2024. Toute correction des cours mondiaux fragiliserait immédiatement les finances publiques et la balance des paiements.

Crise humanitaire persistante : en 2026, les besoins humanitaires restent élevés, avec 4,5 millions de personnes nécessitant une assistance (contre 5,9 millions en 2025).

Pression sécuritaire sur l’économie : l’insécurité généralisée continue de peser sur l’activité économique dans d’autres secteurs, en particulier l’exploitation aurifère, principale source de recettes d’exportation.

Crédit au secteur privé en recul : le ratio crédit privé/PIB est passé de 31,9 % en 2023 à 23,5 % en 2025, limitant les capacités d’investissement des entreprises.

Retrait de la CEDEAO : ce retrait a été officialisé le 29 janvier 2025, marquant la plus grave crise que l’organisation régionale ait jamais connue. Près de 60 % des exportations de légumes du Burkina Faso et 90 % de ses exportations d’animaux vivants sont destinées au Ghana et à la Côte d’Ivoire, marchés dont l’accès reste incertain à terme.

Production cotonnière en recul : la production cotonnière 2024/2025 a atteint 286 623 tonnes, soit un recul de près de 26 % par rapport à la campagne précédente (386 794 tonnes).

⚠ Point d’attention : Dans un rapport publié le 2 avril 2026, Human Rights Watch estime que plus de 1 800 civils ont été tués entre 2023 et 2025 dans un conflit impliquant plusieurs acteurs armés. Le Burkina Faso est aujourd’hui considéré comme le pays le plus affecté par le terrorisme au monde, selon le Global Terrorism Index publié par l’Institute for Economics and Peace. Cette situation affecte directement l’accès aux zones agricoles et minières, perturbe les chaînes d’approvisionnement et entrave la mise en œuvre des projets d’investissement dans de larges pans du territoire.

⚠ Point d’attention : Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont officiellement quitté la CEDEAO le 29 janvier 2025. Les analyses économiques révèlent que ce retrait a eu des impacts négatifs sur le commerce, l’investissement et la demande globale dans ces pays, exacerbant les défis économiques et sociaux existants. L’appartenance à l’UEMOA et à la zone franc est maintenue, préservant à court terme la stabilité monétaire et l’accès aux marchés de titres régionaux.

Sources : FMI – 4e revue FEC et approbation RSF, Burkina Faso (février 2026), FMI – Rapport pays no 26/64 (2026), Banque mondiale – Mise à jour économique Burkina Faso (juillet 2025), DG Trésor – Situation économique et financière du Burkina Faso (2025), FMI – 3e revue FEC (juin 2025), BCEAO via Burkina24 – Balance commerciale 2024 (décembre 2025), OCHA – Besoins humanitaires et plan de réponse 2026 (février 2026), Human Rights Watch – Rapport mondial 2026, Burkina Faso

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

Population (millions, 2025) : 24,1

Taux de croissance du PIB réel : 2024 : 4,5 % ; 2025 : 4,3 % (prév. FMI) ; 2026 : 4,5 % (prév. FMI)

Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 2 770

Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 5,6 (+26,3 %)
Import : 6,4 (+9,1 %)

Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché en 2024) :
1 – Union européenne 17,2 %
2 – Chine 15,8 %
3 – Côte d’Ivoire 15,3 %
4 – Russie 11,7 %
5 – Ghana 8,9 %

Point d’attention : Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont effectué leur retrait juridique de la CEDEAO le 28 janvier 2025, faisant suite aux tensions avec l’organisation régionale consécutives aux coups d’État militaires. Fin mars 2025, les trois membres de la confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont instauré un droit de douane commun de 0,5 % sur les importations venant de pays non-membres. Ce repositionnement géopolitique s’accompagne d’une montée en puissance de la Russie comme fournisseur (11,7 % des importations en 2024, contre 7,8 % en 2022), au détriment de la France dont la part recule. Par ailleurs, la fermeture en juillet 2025 de SOCOMA, deuxième plus grande compagnie cotonnière du pays, fragilise les exportations agricoles.

Exportations françaises 2024 : 0,296 Md EUR, -7,5 %

Indice de perception de la corruption (2025) : 84/182 (score : 40/100, -1 point par rapport à 2024)

Sources : FMI, Country Report Burkina Faso (2025), Banque mondiale, Economic Update Burkina Faso (2025), DG Trésor, Relations bilatérales Burkina Faso (2025), DG Trésor, Commerce bilatéral France-UEMOA 2024 (2025), OMC, Tariff & Trade Data Burkina Faso (2025), UNFPA, Population Burkina Faso (2025), Banque mondiale via Trading Economics, RNB/hab PPA (2024), Transparency International, IPC Burkina Faso (2025)

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Appréciation du crédit manager Moci Risque pays : élevé Risque client : très élevé Notes de risque pays OCDE : 7/7 (janvier 2026) Allianz Trade : D4, risque de court terme élevé (chiffre le plus récent disponible : octobre 2024) Coface : pays D ; environnement des a...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

⚠ Point d’attention : Le Burkina Faso est soumis à un niveau d’alerte sécuritaire maximal. Dans le contexte actuel de fortes tensions régionales, tout déplacement au Burkina Faso est formellement déconseillé par le MEAE. L’intégralité du territoire est classée « zone rouge » en raison des incidents sécuritaires survenus depuis fin 2022, de la présence récurrente de groupes armés terroristes (GAT) actifs, des risques d’enlèvement et d’attentat, ainsi que des mesures de couvre-feu en vigueur. Par ailleurs, les relations franco-burkinabè se sont considérablement dégradées depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022 : la France a dû retirer ses forces militaires, et l’ambassadeur de France à Ouagadougou, rappelé après le putsch, n’a pas été remplacé depuis.

S’y rendre

Avertissement sécuritaire

Dans le contexte actuel de fortes tensions régionales, tout déplacement au Burkina Faso est formellement déconseillé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. La situation sécuritaire au Burkina Faso est mauvaise : certaines parties du territoire ne sont pas contrôlées par les forces gouvernementales et présentent un risque d’attaque terroriste et un risque d’enlèvement élevés.

Les voyageurs peuvent être soumis à des restrictions de déplacement, telles que des couvre-feux et des contrôles à des barrages routiers. Ils peuvent également faire l’objet de perquisitions spontanées à leur lieu de résidence, d’arrestations et de détentions arbitraires, d’interrogatoires, notamment en raison d’allégations d’espionnage.

⚠ Point d’attention : Selon le Global Terrorism Index 2026 (publié en mars 2026), le Pakistan a dépassé le Burkina Faso en 2025 comme pays le plus affecté par le terrorisme. Le Burkina Faso occupe désormais la 2e place mondiale dans cet indice, suivi du Niger. Le Burkina Faso a enregistré près de 700 décès liés au terrorisme de moins en 2025, soit la plus forte baisse au monde (–44,8 %). Néanmoins, la létalité par incident a augmenté (14,3 décès par incident), traduisant un schéma d’attaques moins fréquentes mais plus meurtrières.

Visa et entrée sur le territoire

Les voyageurs désirant entrer et séjourner au Burkina Faso doivent être titulaires d’un passeport avec une validité supérieure à six mois à la date de départ. Il est indispensable d’être muni d’un visa en cours de validité avant de se rendre au Burkina Faso, sous peine de se voir refuser l’accès au territoire.

Depuis le 1er février 2023, les visas d’entrée et de séjour au Burkina Faso sont délivrés prioritairement en ligne via la plateforme « eVisaburkina », disponible sur le site www.visaburkina.bf.

La réglementation burkinabè relative aux visas d’entrée et de séjour ne prévoit aucune disposition particulière pour les voyageurs d’affaires. Les règles générales en matière de visas s’appliquent également à ces derniers.

Inscription Ariane recommandée : Pour tout passage au Burkina Faso, l’inscription préalable sur le portail Ariane doit être systématique. Portail disponible sur pastel.diplomatie.gouv.fr.

Représentation diplomatique burkinabè en France :
Ambassade du Burkina Faso – 159, boulevard Haussmann, 75008 Paris – Tél. : 01 43 59 90 63
Consulat général du Burkina Faso – 112, rue de Vaugirard, 75006 Paris – Tél. : +33 1 53 86 01 00 / +33 1 42 22 63 47

Transports et accessibilité

Ouagadougou (aéroport international Thomas Sankara) est desservie depuis Paris par des compagnies avec escale (Air France via Abidjan ou Dakar, Air Côte d’Ivoire, etc.). La situation sécuritaire rend les déplacements terrestres particulièrement risqués en dehors de la capitale. Les voyageurs peuvent être soumis à des restrictions de déplacement, notamment des couvre-feux et des contrôles à des barrages routiers. En 2025, 15 614 accidents de la route ont été recensés au Burkina Faso, occasionnant 20 617 évacuations sanitaires et 345 décès.

Chiffres clés

GPI 2025 (Global Peace Index) : Burkina Faso classé 152e sur 163 pays (visionofhumanity.org, 2025)

GTI 2026 (Global Terrorism Index) : 2e pays le plus affecté par le terrorisme au monde, derrière le Pakistan – premier rang depuis 2024 cédé en 2025 (visionofhumanity.org, mars 2026)

Personnes déplacées internes (2026) : Plan humanitaire 2026 ciblant 4 474 321 personnes vulnérables, dont 1 294 232 déplacés internes (PDI) (OCHA/CONASUR, février 2026)

Ressortissants français immatriculés : 2 647 Français inscrits sur les registres consulaires au Burkina Faso (au 8 janvier 2024), dont 58 % de binationaux, résidant principalement dans la province de Kadiogo (chiffre le plus récent disponible)

Coût de la vie (2025) : En moyenne, le coût de la vie à Ouagadougou en 2025 est 37 % moins important qu’en France

Santé

Vaccinations

Un certificat de vaccination antiamarile (fièvre jaune) est exigé à l’entrée du pays pour les voyageurs âgés de 9 mois et plus, quelle que soit leur provenance.

Vaccinations recommandées par les autorités sanitaires françaises (HCSP, édition 2025) :

Obligatoire : Fièvre jaune (vaccin amaril, valable à vie sauf cas particuliers)

Fortement recommandées : Hépatite A, hépatite B, typhoïde, méningite (le Burkina Faso se situe dans la « ceinture de la méningite »), polio, rougeole-oreillons-rubéole (ROR), tétanos-diphtérie-coqueluche

Selon conditions de séjour : Rage (pour séjours prolongés ou contacts avec animaux), choléra, chikungunya

Paludisme : Le paludisme est présent sur l’ensemble du territoire. Une prophylaxie antipaludique est recommandée pour l’intégralité du pays ; les médicaments de choix sont l’atovaquone-proguanil, la doxycycline et la méfloquine.

Depuis le début de 2025, le Burkina Faso a fait face à plusieurs épidémies simultanées de santé publique, notamment la rougeole, la polio, l’hépatite E et la fièvre jaune.

Consulter les recommandations sanitaires aux voyageurs 2025 du HCSP : www.hcsp.fr et l’Institut Pasteur : pasteur.fr.

Soins sur place

Compte tenu de possibilités de prise en charge en urgence extrêmement limitées au Burkina Faso, les voyages avec de très jeunes enfants ou les déplacements de personnes souffrant de problèmes de santé sont déconseillés.

Les deux principales villes, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, disposent de cliniques privées et de centres médicaux offrant des standards de soins supérieurs, avec un équipement généralement plus moderne et un personnel médical qualifié. Il est impératif pour tout expatrié de souscrire une assurance santé internationale complète avant de se rendre sur place.

La dégradation de la situation sécuritaire a entraîné la fermeture de 424 établissements de santé, et 309 supplémentaires fonctionnent à capacité minimale, privant 4 millions de personnes d’accès aux soins (fin 2024).

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation) et de rapatriement.

Marché du travail et installation

Marché du travail

Le marché du travail burkinabè est caractérisé par la forte prédominance du secteur agricole et des opportunités croissantes dans le secteur minier. Avec un taux de chômage relativement modéré de 5,17 % en 2024, le pays offre des perspectives pour les expatriés qualifiés, notamment dans les services, le développement international et les mines. Les écarts de salaires restent significatifs entre zones urbaines et rurales.

En pratique, le contexte sécuritaire très dégradé rend les missions d’expatriation extrêmement difficiles. Les principaux employeurs restent les organisations internationales, les ONG humanitaires et les entreprises minières. La présence des firmes françaises a été considérablement réduite suite aux tensions diplomatiques depuis 2022.

Principales plateformes de recrutement locales :

emploiburkina.com (offres actives en 2026)

bfemploi.com

ici-pe.com

alertejob.africa

afriqueemplois.com

Coût de la vie

En moyenne, le coût de la vie au Burkina Faso en 2025 est 44 % moins important qu’en France. Les hôtels sont en moyenne 47 % moins chers, et le logement 31 % moins cher. Le coût de la vie reste inférieur aux standards occidentaux, bien que les grandes villes affichent des prix plus élevés, notamment pour le logement destiné aux expatriés et les produits importés. Le franc CFA (XOF), arrimé à l’euro, facilite les calculs budgétaires.

Cependant, la prime de risque sécuritaire fait partie intégrante de la gestion des coûts pour les expatriés : surcoût des assurances, résidences sécurisées, véhicules blindés ou escortes pour certains déplacements.

Relations diplomatiques France – Burkina Faso

⚠ Point d’attention : Les relations entre la France et le Burkina Faso se sont considérablement dégradées depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Traoré. La France a dû retirer ses forces militaires après la dénonciation des accords militaires. L’ambassadeur de France à Ouagadougou, rappelé après le coup d’État de 2022, n’a pas été remplacé depuis. En avril 2024, trois diplomates français, dont deux conseillers politiques à l’ambassade de France à Ouagadougou, ont été déclarés persona non grata pour « activités subversives » et ont dû quitter le pays dans les 48 heures.

L’ambassade de France reste ouverte et opérationnelle, gérée par un chargé d’affaires a.i. :

Ambassade de France – Zone Koulouba, centre-ville – Avenue de l’Hospitalité, BP 504, Ouagadougou – Tél. : (226) 25 49 66 66. Pour un ressortissant français en situation d’urgence, hors horaires d’ouverture : +226 78 71 86 07.

Site de l’ambassade de France : bf.ambafrance.org
Site officiel français Burkina Faso : bf.diplomatie.gouv.fr

Conseils pratiques

Formellement déconseillé : Le tourisme au Burkina Faso est formellement déconseillé sur l’ensemble du territoire. Toute mission professionnelle doit faire l’objet d’une évaluation de risque préalable avec un prestataire spécialisé en sécurité.

Inscription Ariane obligatoire : Tout ressortissant français se rendant au Burkina Faso doit s’inscrire sur le portail Ariane avant son départ.

Assurance : Souscrire une assurance rapatriement et assistance médicale internationale est indispensable. Les possibilités d’évacuation sanitaire doivent être vérifiées avant tout départ.

Médias et communications : RFI est suspendue sur le territoire burkinabè depuis décembre 2022. La liberté de la presse est fortement restreinte. La junte a activement tenté de restreindre les reportages médiatiques indépendants.

Photographie : Toute prise de vue de bâtiments officiels, militaires ou de forces de sécurité est strictement interdite et peut entraîner une arrestation.

Monnaie : Franc CFA (XOF), arrimé à l’euro (1 EUR = 655,957 XOF). Les DAB sont disponibles à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, mais leur accessibilité peut être perturbée par la situation sécuritaire.

Décalage horaire : UTC+0 (pas de décalage avec le Royaume-Uni, –1h avec la France en hiver, –2h en été).

Langue : Français (langue officielle). Nombreuses langues nationales (mooré, dioula, fulfuldé, etc.).

US Embassy : L’ambassade des États-Unis à Ouagadougou a suspendu tous ses services consulaires de routine depuis le 10 octobre 2025 pour des raisons de sécurité. Les ressortissants américains souhaitant se rendre au Burkina Faso doivent faire traiter leurs demandes à l’ambassade américaine de Lomé (Togo).

Sources : France Diplomatie – Conseils aux voyageurs Burkina Faso (2025-2026), Ambassade de France au Burkina Faso (2026), Global Peace Index 2025 – Institute for Economics and Peace (2025), Global Terrorism Index 2026 – Institute for Economics and Peace (mars 2026), OCHA – Plan de réponse humanitaire Burkina Faso 2026 (février 2026), Combien-coute.net – Coût de la vie Ouagadougou 2025, HCSP – Recommandations sanitaires aux voyageurs 2025 (juillet 2025), Gouvernement du Canada – Conseils aux voyageurs Burkina Faso (mars 2026)

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

⚠ Point d’attention : Les relations diplomatiques franco-burkinabè sont en état de dégradation avancée depuis le coup d’État de septembre 2022. L’ambassadeur de France a été expulsé en janvier 2023, son poste reste vacant ; la France est représentée par un chargé d’affaires. En avril 2024, trois diplomates français ont été déclarés persona non grata pour « activités subversives ». Ces tensions affectent directement l’accès aux services publics français sur place et constituent un risque opérationnel majeur pour les exportateurs.

Les acteurs publics

AMBASSADE DE FRANCE AU BURKINA FASO
La représentation diplomatique française à Ouagadougou est assurée par un chargé d’affaires a.i. depuis l’expulsion de l’ambassadeur en janvier 2023. Le consulat général, co-localisé, continue d’assurer les services consulaires aux ressortissants français, avec des interruptions ponctuelles signalées en 2025.
Adresse : Avenue de l’Indépendance – Rue de l’Hospitalité, BP 504, Ouagadougou 01 – Quartier Koulouba
Tél. : +226 25 49 66 66
Urgence hors heures d’ouverture : +226 78 71 86 07
Email : [email protected]
Site : https://bf.ambafrance.org/

SERVICE ÉCONOMIQUE DE LA DG TRÉSOR – Ouagadougou
Service extérieur de la Direction générale du Trésor, le SE de Ouagadougou est rattaché à l’Ambassade de France et couvre également le Niger. Il assure le suivi macroéconomique, sectoriel et des conditions d’accès au marché. Pour le suivi régional élargi, le Service économique régional d’Afrique de l’Ouest (hors Nigéria-Ghana), basé à Abidjan, coordonne les pays de la zone.
Adresse : Ambassade de France, 01 BP 4382, Ouagadougou 01, Burkina Faso
Tél. : +226 25 49 66 60
Email : [email protected]
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/BF

BUSINESS FRANCE – Bureau régional d’Abidjan (couverture Burkina Faso)
Business France ne dispose pas de bureau propre au Burkina Faso. Le pays est couvert depuis le bureau régional d’Abidjan, compétent pour le développement international des PME françaises dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest dont le Burkina Faso, le Mali, le Ghana, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Contact direct à Abidjan pour toute démarche de prospection commerciale.
Email : [email protected]
Site : https://world.businessfrance.fr/sub-saharan-africa/

Les acteurs privés

CCI-BF – CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO
Établissement public à caractère professionnel, la CCI-BF défend les intérêts des milieux d’affaires et offre des services d’information économique, de formation, d’appui-conseil et de promotion des entreprises. En juin 2025, une délégation spéciale consulaire a été installée dans le cadre d’une réforme institutionnelle majeure de l’institution.
Adresse : Avenue de Lyon, 01 BP 502, Ouagadougou 01
Tél. : +226 25 30 61 14
Email : [email protected]
Site : https://www.cci.bf

SALVEO
Filiale du groupe ADIT, Salveo est un conseil en développement international accompagnant les entreprises françaises sur les marchés africains. Membre fondateur de l’OSCI, le cabinet intervient au Burkina Faso sur des missions de prospection, d’intelligence économique, d’implantation et de représentation commerciale.
Localisation : Ouagadougou
Email : [email protected]
Site : https://salveo.international
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/

Pour les autres consultants spécialistes de l’Afrique de l’Ouest couvrant le Burkina Faso, consulter l’annuaire OSCI : https://osci.trade/annuaire/

Avocats d’affaires francophones

CABINET D’AVOCATS BERTIN KIENOU
Cabinet d’affaires classé au guide Chambers Global 2025 pour le Burkina Faso (General Business Law). Fondé par Maître Bertin Kienou, formé à Paris (Mazars, Alcatel-Lucent), le cabinet couvre le droit des affaires, la fiscalité, le droit de l’énergie et des mines, ainsi que les opérations transnationales impliquant l’Europe et l’Afrique.
Adresse : Ouagadougou (à confirmer sur https://bertinkienou-avocats.com)
Site : https://bertinkienou-avocats.com

SARI CONSEILS – SOCIÉTÉ D’AVOCATS
Cabinet d’avocats d’affaires indépendant à vocation internationale, fondé par Maîtres Bertin Kiénou, Stéphane M. I. Ouédraogo et Régis E. W. Bonkoungou. Expertise en droit des affaires, fiscalité des entreprises, droit des mines et de l’énergie, infrastructures et arbitrage international (CCI Paris, CCJA Abidjan, CAMC-O).
Adresse : Ouagadougou (à confirmer sur https://sariconseils.com)
Site : https://sariconseils.com

SCPA LEGALIS
L’un des plus grands cabinets d’avocats du Burkina Faso en nombre d’associés et de collaborateurs. Équipe pluridisciplinaire intervenant dans tous les domaines du droit, en contentieux nationaux et étrangers, en conseil et en arbitrage.
Adresse : Quartier Ouaga 2000, Arrondissement n°12, Secteur n°55, Avenue Gérard Kango Ouédraogo – 01 BP 6617 Ouagadougou 01
Tél. : +226 25 37 41 54
Email : [email protected]
Site : https://www.scpa-legalis.com

Ordre des Avocats du Burkina Faso (pour consulter la liste complète des avocats inscrits au Barreau) :
Maison de l’Avocat / Palais de Justice de Ouagadougou – Avenue de l’Avocat – 01 BP 1773 Ouagadougou 01
Tél. : +226 25 30 22 90 / +226 72 22 86 63
Email : [email protected]
Site : https://www.barreau.bf

Sources d’information internet

Ambassade de France au Burkina Faso – Informations consulaires et actualité bilatérale

DG Trésor – Fiche Burkina Faso – Données économiques et financières, rapports du SE

Business France Afrique subsaharienne – Accompagnement export, couverture Burkina depuis Abidjan

CCI-BF – Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso – Informations sur le secteur privé local

Barreau du Burkina Faso – Liste officielle des avocats inscrits

France Diplomatie – Conseils aux voyageurs Burkina Faso – Situation sécuritaire actualisée

DG Trésor – Situation économique et financière du Burkina Faso – Données macroéconomiques récentes (2025)

Sources : Ambassade de France au Burkina Faso (2026), DG Trésor – Burkina Faso (2025), MEAE – Coordonnées consulaires (2025), CCI-BF (2025), Sari Conseils (2025), Cabinet Bertin Kienou (2025), Chambers Global 2025, Salveo International (2025), Ordre des Avocats du Burkina Faso – Tableau 2025, SE de Ouagadougou – DG Trésor (2025), Business France Côte d’Ivoire / Afrique de l’Ouest (2025)

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Performance logistique et douanière

Indicateurs de référence

Doing Business (supprimé) : La Banque mondiale a définitivement arrêté la publication Doing Business en septembre 2021. Les données historiques (édition 2020) ne sont conservées qu’à titre de référence historique et ne reflètent plus la réalité opérationnelle actuelle.

B-READY (Business Ready) : La Banque mondiale a publié le rapport Business Ready 2025, deuxième édition de son initiative de référencement remplaçant l’ancien indice Ease of Doing Business. Dans le cadre d’un déploiement progressif sur trois ans (2024-2026), cette édition étend significativement la couverture : B-READY 2024 couvrait 50 économies, B-READY 2025 en évalue 101, avec une expansion prévue à plus de 160 économies en 2026. Le Burkina Faso n’est pas couvert par l’édition 2025 du B-READY. Une édition complète en 2026 fournira une couverture mondiale élargie et conclura la période de déploiement. La couverture du Burkina Faso est attendue pour 2026.

Indice de performance logistique (LPI) – Banque mondiale : Le LPI 2023 permet des comparaisons entre 139 pays et constitue l’édition la plus récente disponible à ce jour. Le LPI 2023 classe les pays sur six dimensions du commerce, notamment la performance douanière, la qualité des infrastructures et la ponctualité des expéditions. Le Burkina Faso figure dans le jeu de données téléchargeable sur le site de la Banque mondiale, mais le score et le rang spécifiques pour 2023 ne sont pas accessibles directement via les résultats de recherche. Les données disponibles sur des agrégateurs tiers pour les éditions précédentes situaient le pays dans le bas du classement mondial, cohérent avec son statut de pays enclavé à faibles revenus (chiffres les plus récents disponibles via lpi.worldbank.org).

Indice de liberté économique (Heritage Foundation) : Le Burkina Faso est classé 141e sur 184 pays dans l’indice de liberté économique de la Heritage Foundation en 2025. L’économie burkinabè est considérée comme « majoritairement non libre » selon l’indice 2025. Les fondements de la liberté économique restent fragiles. Le fardeau réglementaire et le manque de transparence continuent d’empêcher l’émergence d’un secteur privé plus dynamique. Parmi les autres défis figurent l’instabilité politique persistante, des approvisionnements énergétiques peu fiables et de mauvaises liaisons de transport.

Commerce transfrontalier – données de référence (Doing Business 2020)

À titre de référence historique, les dernières données Doing Business disponibles pour le Burkina Faso (édition 2020, chiffres les plus récents disponibles) indiquaient :

À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 75 h. ; coût 261 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (84 h. ; 86 USD).

À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 102 h. ; coût 265 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (96 h. ; 197 USD).

Ces délais sont exprimés en heures et les coûts en dollars US (hors droits de douane). Le transport intérieur n’est pas intégré dans la note finale.

Contraintes structurelles et opérationnelles

Le Burkina Faso est un pays enclavé dont la chaîne logistique repose intégralement sur les ports de pays voisins. Le Burkina Faso dépend largement des ports de pays voisins comme la Côte d’Ivoire (Abidjan), le Togo (Lomé) et le Ghana (Tema) pour ses importations et exportations. Cette dépendance logistique l’expose à de nombreux risques : fluctuations politiques dans les pays de transit, congestion des corridors, insécurité routière et coûts élevés de transport.

Les principaux défis résident dans la dépendance vis-à-vis des ports étrangers, la faiblesse des infrastructures de transport internes, la lenteur des procédures douanières, et le manque de coordination entre acteurs.

Sur le corridor Lomé-Ouagadougou, une délégation burkinabè a tenu, le 3 avril 2026, une séance de travail avec l’écosystème des transports et de la logistique du Togo pour discuter des problèmes inhérents au transit routier qui affectent la compétitivité et l’attractivité du corridor. L’objectif est d’analyser les difficultés physiques et administratives qui handicapent la fluidité de la desserte terrestre du port de Lomé vers le Burkina, car ces facteurs conjugués accroissent, de façon substantielle, le prix de revient des produits importés dans le pays. Parmi les obstacles identifiés : des problèmes d’insécurité, des faux frais qui alourdissent les coûts logistiques, et la multiplication des postes de contrôle qui complique les trajets.

En décembre 2025, des États généraux des transports ont été organisés au Burkina Faso, reconnaissant que les attaques terroristes enregistrées depuis une décennie ont affecté ce domaine, sans pour autant occulter les problèmes structurels du secteur, dont des infrastructures parfois inadaptées, un parc automobile vieillissant, une insécurité routière entraînant régulièrement des morts et une professionnalisation à renforcer.

En mai 2025, une mesure réglementaire notable a été adoptée : le gouvernement a adopté le décret n°2025-0643/PRES/PM/MEF du 28 mai 2025 conférant l’exclusivité à la société d’État Faso Transit pour les activités de transit de matières dangereuses ou stratégiques. Ce décret vise à renforcer le cadre juridique pour garantir la sécurité, la souveraineté et la transparence dans l’exercice des activités de transit de matières sensibles.

⚠ Point d’attention : Le 29 janvier 2025, le retrait effectif du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO a marqué un tournant historique, soulevant des interrogations quant aux conséquences économiques pour les deux blocs. Les trois pays sont enclavés ; quitter la CEDEAO signifie qu’ils perdent l’accès à des ports comme Tema au Ghana et Lagos au Nigeria. Cela aura des conséquences sur certaines de leurs principales exportations. Par exemple, près de 60 % des exportations de légumes du Burkina Faso et 90 % de ses exportations d’animaux vivants sont destinées au Ghana et à la Côte d’Ivoire. Le Burkina Faso reste toutefois membre de l’UEMOA, qui lui garantit certains avantages. Seuls les échanges avec les pays de la CEDEAO n’appartenant pas à l’UEMOA sont pleinement affectés par ce retrait. Les conséquences commerciales et logistiques à long terme de cette rupture restent à évaluer.

Points de vigilance

Insécurité sur les axes routiers : Au Burkina Faso, les partenaires font face à des défis logistiques croissants exacerbés par l’insécurité et l’augmentation des contraintes d’accès. Le transport reste un défi majeur, avec des problèmes liés à l’accès aux zones difficiles et un manque de financement pour l’utilisation des moyens aériens. Plusieurs régions sont déclarées inaccessibles (la Boucle du Mouhoun, le Nord, le Centre Nord, les Hauts Bassins, le Sahel et l’Est du pays sont particulièrement inaccessibles et en proie à l’insécurité), ce qui perturbe directement les chaînes d’approvisionnement commerciales.

Coûts de transit en hausse : Le port de Lomé remplace progressivement celui de Cotonou, mais cette réorientation a un coût : selon l’OCDE, le nouvel itinéraire Lomé-Niamey a entraîné une hausse de plus de 100 % des frais logistiques. Des dynamiques comparables affectent les flux burkinabè.

Multiplication des postes de contrôle : Les tracasseries routières, surestaries, et lourdeurs administratives sur les corridors font l’objet de discussions bilatérales actives entre le Burkina Faso et ses partenaires de transit (Togo, Côte d’Ivoire).

Réglementation sur les matières stratégiques : Depuis mai 2025, Faso Transit détient le monopole d’État sur le transit des matières dangereuses ou stratégiques ; tout opérateur concerné doit en tenir compte dans son organisation logistique.

Interdiction de circulation des véhicules hors gabarit : Depuis le 1er août 2025, tout véhicule lourd de transport de marchandises dont les gabarits ne sont pas conformes au règlement UEMOA est interdit de circulation sur le territoire national. Tout conducteur en infraction doit s’acquitter de l’amende et procéder au transbordement à ses frais dans un délai de 24 heures.

Connectivité internationale limitée : Le Burkina Faso n’est pas couvert par le B-READY 2025. La couverture complète est attendue pour 2026. En attendant, le LPI 2023 de la Banque mondiale et l’indice Heritage 2025 (141e/184) constituent les référentiels disponibles les plus récents.

Sources : Banque mondiale – B-READY 2025 (2025), Banque mondiale – LPI 2023 (2023), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom 2025 (2025), US State Department – Investment Climate Statement Burkina Faso (2025), DG Trésor – Situation économique et financière Burkina Faso (2025), Togo-Presse – Corridor Lomé-Ouagadougou (avril 2026), L-FRII – Décret Faso Transit (2025), AllAfrica – États généraux des transports (décembre 2025), DHL Global Connectedness Report 2026 (2026)

Actualités : Burkina Faso

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