Belgique

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Économie

Dernière mise à jour : avril 2026

Informations pays

Population (millions, 2025) : 11,8

Capitale : Bruxelles

Devise : Euro

Décalage horaire avec la France : Aucun

Climat : Océanique et tempéré

Indicateurs économiques

PIB nominal : 620,3 milliards d’euros en 2024

Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +1,0 % (réalisé) ; 2024 : +1,0 % — prévision Bureau fédéral du Plan : +1,2 % en 2025 et +1,1 % en 2026

Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2023) : 69 450 USD (Banque mondiale, 2023)

Taux de chômage : 2025 : 6,2 % (BIT, Statbel) ; 2024 : 5,8 %

Taux d’inflation (IPCH) : 2024 : 4,3 % ; 2025 : entre 2,4 % (BFP) et 3 % (BNB) ; retour attendu sous 2 % en 2026

Solde budgétaire (% du PIB) : 2024 : −4,5 % ; 2025 : −5,2 % prévu (BNB)

Dette publique (% du PIB) : 2024 : 104,7 % ; 2025 : 106,7 % prévu (Bureau fédéral du Plan)


Conjoncture

Avec près de 12 millions d’habitants et un PIB de 614 milliards d’euros en 2024, la Belgique est la 7ème économie européenne. Ouverte et fortement tertiarisée, elle constitue un carrefour commercial en Europe de l’Ouest, par sa position géographique et la densité de ses infrastructures, notamment le Port d’Anvers-Bruges. Son degré d’ouverture s’établissait à 79,5 % en 2024 (contre 82,9 % en 2023).

En 2024, les services marchands (incluant le commerce et les activités financières et d’assurance) représentaient 63,8 % de la valeur ajoutée brute totale, contre 12,6 % pour l’industrie manufacturière et 5,4 % pour la construction.

Croissance : stable mais modeste

Pour l’ensemble de l’année 2025, la croissance du PIB réel s’est établie à 1,0 %, légèrement en dessous des prévisions initiales, et inférieure à celle de la zone euro qui a atteint 1,5 % sur la même période. La consommation privée a constitué le principal moteur de la croissance tout au long de l’année.

2025 a été une nouvelle année difficile pour l’industrie manufacturière belge. Après une contraction de 1,0 % en 2024, la valeur ajoutée du secteur n’a progressé que de 0,2 % en termes réels en 2025, alors que la construction (+3,8 %) et les services (+0,9 %) affichaient des performances supérieures.

Pour 2026, le Bureau fédéral du Plan projette une croissance du PIB de 1,1 %. KBC Economics maintient également sa prévision à 1,1 % pour 2026 et 1,3 % pour 2027.

Marché du travail

En 2025, le taux d’emploi des 20-64 ans s’est établi à 72,8 % et le taux de chômage (BIT, 15-64 ans) à 6,2 %, contre respectivement 72,3 % et 5,8 % en 2024 (Statbel). Des disparités régionales importantes persistent : la Flandre affiche un taux d’emploi de 76,5 % et un chômage de 4,5 %, tandis que la Wallonie enregistre 68,6 % et 7,9 %, et Bruxelles 64,9 % et 13,1 %.

Entre 2025 et 2028, environ 135 000 emplois devraient être créés, et le taux de chômage devrait rester à un niveau très bas, autour de 6 % (BNB, décembre 2025). Les pénuries de main-d’œuvre restent structurelles dans plusieurs secteurs — santé, construction, IT, ingénierie et métiers techniques — constituant l’un des principaux freins à la croissance potentielle.

Inflation et pouvoir d’achat

En 2024, l’inflation a atteint 4,3 %, bien au-dessus de la zone euro (2,4 %), principalement en raison de la suppression des aides à l’énergie accordées aux ménages, qui a fait bondir l’inflation énergétique à près de 10 %. L’inflation, mesurée par l’IPCH, a atteint en moyenne 3 % en 2025 et devrait continuer à décliner progressivement pour atteindre 1,7 % en 2027, bien que des mesures gouvernementales relatives à la fiscalité indirecte exercent une pression à la hausse à partir de 2026 (BNB, décembre 2025).

L’indexation automatique des salaires, spécificité belge, a partiellement protégé le pouvoir d’achat des ménages mais a pesé sur la compétitivité des entreprises. Les coûts salariaux horaires ont progressé de 2,8 % en 2024 et devraient encore avancer de 3,2 % en 2025.

Finances publiques : principal point de vigilance

L’état des finances publiques est jugé préoccupant, avec un ratio d’endettement et des déficits publics élevés, portés par le vieillissement de la population et la charge de la dette, ce qui a conduit la Commission européenne à ouvrir une procédure pour déficit excessif à l’encontre de la Belgique.

Le déficit public devrait s’élever à 5,1 % du PIB en 2025 et rester autour de 5 % du PIB dans les années suivantes malgré les nouvelles mesures de consolidation budgétaire. Le ratio d’endettement est également projeté en hausse continue, à 113,8 % du PIB en 2028 (BNB, décembre 2025).

En juin 2025, l’agence de notation Fitch a dégradé la note de la dette publique belge à long terme de AA- à A+, sans être suivie par S&P (AA) et Moody’s (Aa3). Le Conseil européen a adopté, le 20 juin 2025, le Plan structurel à moyen terme (PSMT) de la Belgique en vue de mettre fin à son déficit excessif d’ici 2029.

Entre 2026 et 2030, la charge annuelle d’intérêts de la dette belge passerait de 12,2 à près de 20,9 milliards d’euros, soit une progression du poids des intérêts de 1,9 % à près de 2,8 % du PIB.

Contexte politique

Le gouvernement fédéral, mis en place sous la direction de Bart De Wever (Premier ministre depuis février 2025), a engagé un programme ambitieux de réformes du marché du travail visant à renforcer les incitants au retour à l’emploi. La coalition dite « Arizona » réunit la N-VA, le MR, Les Engagés, Vooruit et le CD&V. Cet accord de gouvernement ouvre la porte à un large éventail de réformes, dont la tonalité globale penche vers la libéralisation du marché du travail, la maîtrise des dépenses sociales et la compétitivité économique.

Le gouvernement a réussi à réduire le déficit fédéral à 31,2 milliards d’euros dans son projet de budget pour 2026, soit 4,3 % du PIB, grâce à des mesures annoncées fin 2025. Mais selon le Bureau fédéral du Plan, ces efforts seront insuffisants pour éviter un accroissement du déficit à 36,6 milliards d’euros (5 % du PIB) à la fin de la législature.

⚠ Point d’attention : Le 2 avril 2025, Donald Trump a frappé le reste du monde d’une hausse des droits de douane dits « réciproques ». Le 27 juillet 2025, l’UE et les États-Unis ont conclu un accord commercial fixant des droits de douane américains à 15 % sur les exportations européennes, au lieu des 30 % annoncés en cas de non-accord. Les exportations belges vers les États-Unis ont chuté de 7,2 % en 2025 par rapport à 2024. Toutefois, la Belgique figure parmi les pays européens les moins touchés : ses principales exportations vers les États-Unis (produits pharmaceutiques et diamants) bénéficient d’exemptions quasi totales, contrairement à l’Allemagne, très exposée sur les machines. ING estime néanmoins que cette nouvelle donne tarifaire devrait encore réduire les exportations belges vers les États-Unis de près de 5 % en 2026.

⚠ Point d’attention : La trajectoire de la dette publique se dégrade, avec un ratio d’endettement passant de 104,7 % du PIB en 2024 à 106,7 % en 2025, puis projeté à 120,8 % en 2030 selon le Bureau fédéral du Plan. Cette hausse de la charge d’intérêts se combine à un déficit public élevé, une croissance économique molle et des dépenses structurelles (pensions, soins de santé, défense) orientées à la hausse, suscitant des inquiétudes croissantes sur la soutenabilité budgétaire à moyen terme.


Sources : Statbel – Structure de la population (2025), Banque mondiale – Croissance du PIB Belgique, Banque mondiale – RNB/hab. PPA Belgique (2023), DG Trésor – Situation économique et financière de la Belgique (2025), SPF Économie – Conjoncture en Belgique (2025), Banque Nationale de Belgique – Projections macroéconomiques (décembre 2025), Bureau fédéral du Plan – Budget économique 2026 / Perspectives 2027-2031 (février 2026), Commission européenne – Prévisions économiques Belgique (automne 2025), ING Economic Research – Impact des droits de douane américains sur la Belgique (avril 2026), KBC Economics – Perspectives Belgique (février 2026)

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

Population (millions, 2025) : 11,83

Taux de croissance du PIB réel : 2026 (prévis.) : 1,1 % ; 2025 (estim.) : 1,2 % ; 2024 : 1,0 %

Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : PIB de la Belgique : 644,7 Md USD courants en 2024 ; exportations de biens et services représentant 84,2 % du PIB (chiffre le plus récent disponible)

Échanges de marchandises (2024, Md EUR, évolution sur 2023) : Export : 493,8 Md€ (-6,0 %) ; Import : 474,6 Md€ (-7,7 %)

Cinq premiers clients (avec part de marché en 2024) : 1 – Allemagne 18,1 % ; 2 – France 13,2 % ; 3 – Pays-Bas 13,1 % ; 4 – États-Unis 7,9 % ; 5 – Royaume-Uni 6,3 %

Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché en 2024) : 1 – Pays-Bas (81,2 Md€) ; 2 – Allemagne (46,4 Md€) ; 3 – France (39,5 Md€) ; 4 – États-Unis (20,5 Md€, 6,0 %) ; 5 – Royaume-Uni (9,7 Md€, 2,9 %)

Exportations françaises 2024 : 45,3 Md€ (-5,6 %)

Indice de perception de la corruption (IPC 2025) : score 69/100, rang 22/182 — stagnation par rapport à 2024 (score identique), en recul depuis 2016 (77 points)

⚠ Point d’attention : Les hausses de droits de douane décidées par le gouvernement américain constituent un risque pour l’économie belge, très ouverte sur l’extérieur. Avec un taux d’ouverture de 78,7 %, la Belgique est l’une des économies les plus ouvertes de la zone euro, ce qui la rend particulièrement exposée aux chocs commerciaux mondiaux. Par ailleurs, en juin 2025, l’agence de notation Fitch a dégradé la note de la dette publique belge à long terme de AA- à A+, la Belgique faisant l’objet d’une procédure pour déficit excessif de la Commission européenne.

Sources : Statbel (2025), Bureau fédéral du Plan (2025), SPF Économie/FMI (2025), DG Trésor – Commerce extérieur belge (2025), DG Trésor – Relations bilatérales France-Belgique (2025), SPF Économie – Commerce extérieur (2024), Transparency International Belgium – IPC 2025 (2026)

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Appréciation du credit manager Moci Risque pays : bon, sous surveillance accrue Risque client : élevé, dégradation confirmée ⚠ Point d’attention : La Belgique a été officiellement déclassée par Allianz Trade dans son Country Risk Atlas 2026 (février 2026). La...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

Chiffres clés

Langues : néerlandais, français et allemand (trois langues officielles)

Nombre de Français immatriculés : 126 452 Français inscrits au registre consulaire en Belgique au 31 décembre 2024 (4e pays d’accueil de la communauté française à l’étranger), en hausse de 1,7 % par rapport à 2023.

Nombre d’entreprises françaises implantées : plus de 2 500 filiales de groupes français sont installées en Belgique.

Indice de paix mondial (GPI 2025) : 16e rang mondial, avec un score de 1,492 sur 5 (un score plus bas indiquant un niveau de paix plus élevé).

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – Français de l’étranger (2025), Institute for Economics and Peace – GPI 2025

S’y rendre

Formalités

La Belgique étant membre de l’Union européenne et de l’espace Schengen, la carte nationale d’identité ou un passeport en cours de validité suffisent pour s’y rendre depuis la France. Aucun visa n’est requis pour les ressortissants français.

Pour de plus amples informations, consulter l’ambassade de France en Belgique ou les conseils aux voyageurs du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Sécurité

Le niveau général de la menace terroriste en Belgique reste « grave » (niveau 3 sur une échelle de 4), signifiant que la survenance d’une attaque est jugée possible et vraisemblable. Ce niveau est inchangé depuis l’attentat du 16 octobre 2023 au cours duquel un terroriste avait abattu deux supporters suédois à Bruxelles.

En 2025, l’OCAM (Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace) a reçu 157 signalements de menace liés au terrorisme ou à l’extrémisme, soit une diminution de 26 % par rapport aux 213 signalements enregistrés en 2024. Après analyse, la majorité des signalements (59 %) ont été évalués comme représentant une menace faible (niveau 1) ; un peu plus d’un tiers (36 %) se sont vu attribuer un niveau de menace moyen (niveau 2) et seuls 5 % un niveau de menace grave (niveau 3). Aucune menace n’a été jugée très grave et imminente (niveau 4).

⚠ Point d’attention : L’OCAM maintient le niveau de la menace à 3 sur 4 en mars 2026 dans un contexte de suivi attentif de la situation au Moyen-Orient, avec une vigilance accrue concernant les intérêts américains, israéliens et iraniens en Belgique.

Consultez l’intégralité des recommandations et des conseils à destination des voyageurs qui se rendent en Belgique, actualisés par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, sur ce lien.

Y travailler

Le marché du travail

En 2025, le taux de chômage BIT des personnes âgées de 15 à 64 ans en Belgique est estimé à 6,2 %, en hausse par rapport à 2024, où il s’établissait à 5,8 %. L’ensemble des prévisionnistes économiques (CE, FMI, OCDE, BNB, Bureau fédéral du Plan) tablent sur une nouvelle baisse du taux de chômage belge en 2026 et/ou 2027.

Les disparités régionales demeurent marquées : la Flandre affiche un taux d’emploi de 76,5 % et un chômage de 4,5 %, tandis que la Wallonie enregistre 68,6 % et 7,9 %, et Bruxelles 64,9 % et 13,1 %.

Le gouvernement fédéral mis en place sous la direction de Bart De Wever (Premier ministre depuis février 2025) a engagé une réforme du chômage visant à renforcer les incitants au retour à l’emploi. Le droit aux allocations de chômage complet est désormais limité à un maximum de 24 mois. La nouvelle réglementation est entrée en vigueur pour les dossiers avec une date d’admission à partir du 1er mars 2026.

Afin d’atteindre un taux d’emploi de 80 % d’ici 2029, il faudrait quelque 530 000 personnes supplémentaires en emploi dans la tranche d’âge 20-64 ans.

Rechercher un emploi

Les principaux sites de recrutement en Belgique sont :

StepStone.be – offres tous secteurs, profils qualifiés

Jobat.be – offres par secteurs d’activité, outils de calcul de salaire

Monster.be – ouvriers, employés, cadres

Références.be – site d’offres d’emploi du journal Le Soir

Le Forem – service public wallon de l’emploi et de la formation professionnelle

Actiris – office régional bruxellois de l’emploi

VDAB – service public flamand de l’emploi

Points de vigilance

Le coût du travail en Belgique reste élevé par rapport à la moyenne européenne ; les réformes du gouvernement Arizona visent à alléger les charges patronales progressivement.

Les disparités régionales de chômage (de 4,5 % en Flandre à plus de 13 % à Bruxelles) imposent d’adapter toute stratégie de recrutement à la région d’implantation.

La réforme de l’assurance chômage (limitation à 24 mois, entrée en vigueur au 1er mars 2026) risque d’accroître la pression sur les services sociaux locaux, notamment en Wallonie et à Bruxelles.

La connaissance du néerlandais est indispensable pour toute implantation en Flandre ; Bruxelles offre un environnement bilingue (français/néerlandais) avec une forte présence des institutions européennes.

Vie pratique

Informations utiles

Nature du réseau électrique
220 volts (prises de type E, compatibles avec les prises françaises).

Télécommunications
Indicatif téléphonique : +32
Qualité du réseau mobile : excellente
Qualité du réseau internet : excellente

Principaux jours fériés 2026
1er janvier : Jour de l’An ; 7 avril : lundi de Pâques ; 1er mai : Fête du Travail ; 14 mai : Ascension ; 25 mai : lundi de Pentecôte ; 21 juillet : Fête nationale belge ; 15 août : Assomption (jour de remplacement à fixer) ; 1er novembre : Toussaint (jour de remplacement à fixer) ; 11 novembre : Armistice ; 25 décembre : Noël.

Distances de ville à ville
Bruxelles – Anvers : 41 km
Bruxelles – Gand : 55 km
Bruxelles – Liège : 96 km

Coût de la vie

En 2025, la Belgique se classe au 14e rang en Europe pour le coût de la vie — globalement moins chère que la France, l’Allemagne et les Pays-Bas. Bruxelles affiche un pouvoir d’achat supérieur à Paris, notamment grâce à un meilleur rapport entre salaires et loyers.

À titre indicatif (données Numbeo 2025) :

Studio en centre-ville : environ 950–1 000 €/mois à Bruxelles, contre 1 200 € à Paris.

Abonnements aux transports publics : environ 55–60 €/mois à Bruxelles, contre 86,40 € pour le pass Navigo à Paris.

Anvers et Gand affichent un coût de la vie 10 à 15 % inférieur à Bruxelles, avec un marché du logement plus accessible.

Santé

Les conditions sanitaires sont équivalentes à celles de la France. Se munir de la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) à demander à votre caisse d’assurance maladie au moins 15 jours avant le départ. Pour plus d’information, consultez le site de l’Assurance Maladie.

Source : Conseils aux voyageurs / Ministère de l’Europe et des Affaires étrangèresDiplomatie.gouv.fr

Sources : Statbel – Enquête sur les forces de travail (2025, publié mars 2026), Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – Français de l’étranger (2025), Institute for Economics and Peace – Global Peace Index 2025, OCAM – Bilan des signalements de menace 2025 (février 2026), Diplomatie.gouv.fr – Conseils aux voyageurs Belgique (2026), Numbeo – Coût de la vie 2025, Alliance des Patronats Francophones – Conjoncture Belgique 2025-2026 (février 2026), ONEM – Réforme de l’assurance chômage (2026)

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

Les acteurs publics

AMBASSADE DE FRANCE EN BELGIQUE
Représentation diplomatique de la République française auprès du Royaume de Belgique, située à Bruxelles. Ambassadeur : M. Xavier Lapeyre de Cabanes (depuis juin 2024).
Adresse : 65, rue Ducale – B-1000 Bruxelles
Tél. : +32 (0)2 548 87 11
Site : https://be.ambafrance.org

ATTACHÉ DOUANIER (Benelux)
Au sein de l’ambassade de France à La Haye, l’Attaché douanier représente la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI) auprès des autorités de la Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas.
Zone de compétence : Belgique, Luxembourg, Pays-Bas.
Tél. : 00 3 17 03 12 57 63/60
Email : [email protected]
Site : https://www.douane.gouv.fr/fiche/lannuaire-des-attaches-douaniers-letranger

SERVICE ÉCONOMIQUE DE LA DG TRÉSOR – BRUXELLES
Rattaché à l’Ambassade de France, le Service Économique de Bruxelles de la Direction Générale du Trésor (DG Trésor) est l’une des composantes du réseau international des ministères économiques et financiers. En plus de la Belgique, il a dans sa zone de compétence le suivi du Luxembourg.
Adresse : 14, place de Louvain – B-1000 Bruxelles
Tél. : +32 (0)2 404 30 67
Email : [email protected]
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/BE

BUSINESS FRANCE BELGIQUE
Business France est l’entreprise publique de conseil au service de l’internationalisation de l’économie française. Elle est chargée du développement international des entreprises et de leurs exportations, ainsi que de la prospection et de l’accueil des investissements étrangers en France. Présence directe à Bruxelles.
Adresse : 38, rue de la Loi – 1040 Bruxelles
Email : [email protected]
Site : https://www.businessfrance.fr

Les acteurs privés

CCI FRANCE BELGIQUE
La Chambre de Commerce et d’Industrie France Belgique est un organisme créé en 1885 qui accompagne les sociétés françaises à s’implanter, exporter et développer leur activité sur l’ensemble du territoire belge. Son Centre d’Affaires de 700 m², situé en plein cœur de Bruxelles, propose des bureaux partagés ou individuels et salles de réunions.
Adresse : Rue de la Loi, 23 – B-1040 Bruxelles
Tél. : +32 (0)2 506 88 11
Email : [email protected]
Site : https://www.ccifrancebelgique.be

Avocats d’affaires francophones

GIDE LOYRETTE NOUEL – BRUXELLES
Cabinet d’avocats de premier plan, présent à Bruxelles depuis près de 60 ans, Gide participe activement au développement de l’Union Européenne en accompagnant ses clients dans tous les pays membres et voisins. Spécialités : droit européen, droit de la concurrence, fusions-acquisitions, financement.
Adresse : View Building – 26-38, rue de l’Industrie – 1040 Bruxelles
Site : https://www.gide.com/en/global/europe/brussels/

FIDAL AVOCATS – BRUXELLES
Fidal à Bruxelles offre une gamme complète de services en droit des affaires à ses clients belges, français et internationaux. L’équipe de droit belge assiste les clients dans des domaines tels que le droit de la distribution, le droit des sociétés, les fusions-acquisitions, la restructuration, l’insolvabilité, le droit du travail et de l’immobilier.
Adresse : (à confirmer sur https://www.fidal.com/en/our-locations/paris/brussels)
Site : https://www.fidal.com/en/our-locations/paris/brussels

AUGUST DEBOUZY – BRUXELLES
Le bureau bruxellois d’August Debouzy est spécialisé en droit de l’Union européenne. Grâce à son expertise en affaires publiques et réglementaires, il fournit des conseils juridiques et un soutien au contentieux pour naviguer dans un paysage législatif en constante évolution.
Adresse : Avenue des Arts 6-9 – 1210 Bruxelles
Tél. : +32 2 899 83 70
Site : https://www.august-debouzy.com/en/bruxelles

DELSOL AVOCATS – BRUXELLES
DELSOL Avocats a ouvert un bureau à Bruxelles pour ses 50 ans, marquant une nouvelle étape dans le développement du cabinet. Il assiste quotidiennement ses clients confrontés à des problématiques internationales, qu’ils soient français porteurs de projets à l’étranger ou étrangers impliqués dans des opérations en Europe. Spécialités : droit des sociétés, fusions-acquisitions, droit fiscal belge, droit du travail.
Adresse : 480, avenue Louise – 1050 Bruxelles
Tél. : +32 (0)479 30 84 58
Email : [email protected]
Site : https://www.delsolavocats.com/Belgique

Sources d’information internet

Ambassade de France en Belgique – présence française, actualités économiques et culturelles

DG Trésor – Fiche Belgique – analyses et veille économique Benelux

Douane.gouv.fr – Annuaire des attachés douaniers – contacts douaniers à l’étranger

Business France Belgique – accompagnement export et implantation

CCI France Belgique – réseau d’affaires, appui aux entreprises, centre d’affaires

CCI France International – Belgique – services d’appui à l’export

La France en Belgique – Diplomatie – portail institutionnel franco-belge

Business Belgium – portail officiel des affaires en Belgique

AVOCATS.BE – Ordre des barreaux francophones et germanophone de Belgique

Sources : Ambassade de France en Belgique (2025), be.diplomatie.gouv.fr (2025), DG Trésor – Équipe Belgique (2025), Douane.gouv.fr – Attachés douaniers (2026), Attaché douanier Benelux – Ambassade de France (2025), Business France Belgique – be.diplomatie.gouv.fr (2025), CCI France Belgique (2025), Gide Loyrette Nouel Bruxelles (2025), Fidal Avocats Bruxelles (2026), August Debouzy Bruxelles (2025), Delsol Avocats Bruxelles (2025)

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Performance logistique et facilité du commerce transfrontalier

Remplacement du Doing Business : B-READY et LPI

Le programme Doing Business de la Banque mondiale a été définitivement arrêté en septembre 2021. Son successeur, le rapport Business Ready (B-READY), est en cours de déploiement progressif sur trois ans (2024-2026). L’édition B-READY 2025 (rapport intermédiaire) évalue l’environnement des affaires dans 101 économies. L’édition inaugurale B-READY 2024 couvrait 50 économies représentant tous les niveaux de revenus et toutes les régions du monde. La Belgique n’est pas encore couverte par les éditions 2024 et 2025 du B-READY. Une édition complète en 2026 offrira une couverture mondiale élargie et conclura la période de déploiement.

En l’absence de données B-READY pour la Belgique, l’indicateur de référence le plus récent disponible est l’Indice de Performance Logistique (LPI) 2023 de la Banque mondiale, édition la plus récente publiée à ce jour. Dans le LPI 2023, la Finlande est le meilleur pays de l’UE (2e rang mondial, score 4,2), suivie par le Danemark, les Pays-Bas et l’Allemagne (score 4,1) ; la Belgique se classe au 7e rang mondial avec un score global de 4,0, aux côtés de l’Autriche et de la Suède.

Ce positionnement confirme la très forte compétitivité logistique de la Belgique à l’échelle mondiale, même si en 2018, la Belgique était classée 3e avec un score de 4,04, ce qui traduit un léger recul lié en partie aux ajustements méthodologiques de l’édition 2023. Le LPI évalue six dimensions : efficacité douanière, qualité des infrastructures, facilité d’organisation des expéditions, compétence des services logistiques, traçabilité des envois, et ponctualité des livraisons.

Les sous-scores 2023 de la Belgique illustrent des forces et des axes de progression :

Efficacité douanière : score de 3,9 pour la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne.

Facilité d’organisation des expéditions : la Belgique arrive en tête des pays de l’UE en 2023 avec un score de 3,80 (ex aequo avec l’Autriche et la Grèce).

Ponctualité des livraisons : score de 4,2 pour la Belgique, aux côtés de l’Espagne et de la Suède, derrière l’Autriche et la Finlande (4,3).

Traçabilité : point faible identifié, qui exige des investissements supplémentaires en matière de numérisation tant des entreprises que des pouvoirs publics.

Modernisation douanière : transition vers les nouveaux systèmes UCC

La Belgique a achevé sa migration vers les systèmes douaniers conformes au Code des douanes de l’Union (CDU/UCC) :

À l’export : la migration de PLDA vers le système AES (Automated Export System) a été achevée le 31 octobre 2024.

En transit : la migration vers NCTS phase 5 a pris fin le 21 janvier 2025.

À l’import : les autorités douanières belges ont appelé les opérateurs économiques à soumettre leurs déclarations d’importation via le nouveau système IDMS à partir du 30 septembre 2025 ; le système PLDA reste disponible uniquement à titre de solution de repli.

Par ailleurs, la nouvelle version (v3) des messages ICS2 est entrée en application le 3 février 2026, entraînant la mise hors service de la version précédente (v2). Les exportateurs français vers la Belgique doivent s’assurer que leurs outils de déclaration sont compatibles avec ces nouveaux référentiels.

Point d’attention : La transition vers IDMS pour les imports a connu plusieurs reports successifs (novembre 2024, février 2025, mars 2025, juin 2025, puis généralisation à partir de septembre 2025). Bien que la migration soit désormais engagée, PLDA reste disponible en secours pour les cas d’exceptions autorisées ou de difficultés techniques avec IDMS. Les opérateurs doivent vérifier la compatibilité de leurs logiciels de dédouanement avec les nouvelles spécifications EUCDM.

Infrastructure portuaire : Port of Antwerp-Bruges

Le Port of Antwerp-Bruges (fusion du port d’Anvers et du port de Bruges-Zeebrugge effective depuis 2022) reste le deuxième port européen par le tonnage et la première infrastructure de conteneurs dans la rangée Hambourg-Le Havre.

En 2024, le Port of Antwerp-Bruges a réalisé un débit total de 278 millions de tonnes, soit une hausse de 2,3 % par rapport à 2023, portée principalement par les conteneurs. Les conteneurs ont progressé de 8,9 % en tonnage et de 8,1 % en TEU.

En 2025, le port a clôturé l’année avec un trafic maritime total de 266,5 millions de tonnes, en recul de 4,1 % par rapport à 2024, tout en restant globalement en ligne avec les années précédentes. Des tensions géopolitiques, une incertitude économique et des actions industrielles ont pesé sur l’activité. Le trafic de conteneurs est resté quasi stable, avec une légère progression de 0,4 % en tonnage et de 0,7 % en TEU.

Un défi structurel important est à noter : la congestion aux terminaux est alimentée par des arrivées irrégulières de porte-conteneurs (héritage du COVID), le reroutage via le Cap de Bonne-Espérance pour éviter la mer Rouge, et le regroupement des alliances maritimes ; les temps d’immobilisation moyens des conteneurs sont passés de 5 à 7-8 jours. Le projet Extra Container Capacity Antwerp (ECA) est en cours pour y remédier, via la construction d’un nouveau dock.

Point d’attention : La guerre en Ukraine, les conflits commerciaux entre les États-Unis, l’Europe et la Chine, et la volatilité des échanges mondiaux ont coïncidé avec une congestion prolongée aux terminaux à conteneurs et des actions syndicales d’une ampleur inédite en 2025. Les exportateurs français doivent anticiper des délais supplémentaires au port d’Anvers dans ce contexte.

Infrastructure aéroportuaire : Brussels Airport

Brussels Airport (Zaventem) constitue la principale plateforme aéroportuaire cargo de Belgique, avec une spécialisation reconnue dans le transport de produits pharmaceutiques, de denrées périssables et de marchandises à haute valeur ajoutée. Brussels Airport est le plus grand hub pharmaceutique européen.

En 2025, Brussels Airport a traité 795 000 tonnes de fret, en hausse de 8,5 % par rapport à 2024 ; le fret aérien stricto sensu a progressé encore plus fortement, de 11,5 %. Les services express ont enregistré une forte augmentation de 22,3 %. En 2024, le volume de fret global avait atteint 732 797 tonnes, en hausse de 5 % par rapport à 2023.

En 2025, le réseau passagers a continué de s’étoffer avec l’ouverture de nouvelles liaisons long-courriers, notamment Atlanta (Delta Air Lines), Chongqing (Hainan Airlines) et Hong Kong (Cathay Pacific), élargissant les opportunités d’acheminement de fret intercontinental via Brussels Airport.

Liberté économique

Le classement 2026 de l’Index of Economic Freedom de la Heritage Foundation évalue 184 économies souveraines. La Belgique obtient un score de 66 points (données 2024), en léger recul par rapport aux 67 points de 2023, ce qui la place dans la catégorie « modérément libre ». Ce score est pénalisé par le niveau élevé des dépenses publiques et la pression fiscale, deux facteurs structurels récurrents de l’économie belge. La 32e édition de cet indice a été publiée en 2026.

Points de vigilance

Congestion portuaire persistante : les terminaux du Port of Antwerp-Bruges font face à des tensions capacitaires récurrentes (délais d’immobilisation des conteneurs allongés). Prévoir des marges de sécurité dans les délais de livraison et vérifier les taux de surestaries négociés dans les contrats.

Transition numérique douanière : la migration vers les nouveaux systèmes UCC (AES export, IDMS import, NCTS phase 5 transit, ICS2 v3) est opérationnelle mais en phase de stabilisation. Vérifier la compatibilité des logiciels de gestion douanière et la conformité des déclarants agréés.

Tarifs US et réorientation des flux : l’introduction des droits de douane américains affecte les exportations belges, les États-Unis étant le quatrième marché d’exportation de la Belgique, bien que l’impact ait été limité en 2025 du fait d’exportations anticipées. Surveiller l’évolution des négociations commerciales UE-États-Unis.

Traçabilité logistique : point faible identifié dans le LPI 2023 (16e rang mondial). Favoriser les partenaires logistiques belges disposant d’outils de track & trace avancés pour les expéditions sensibles.

Actions syndicales : en 2025, sept actions syndicales nationales ont eu un impact négatif représentant 275 000 voyageurs en moins à Brussels Airport. Un risque similaire de perturbations logistiques (ports, aéroports, transports) doit être intégré dans la gestion des délais de livraison.

Sources : Banque mondiale – LPI 2023, Banque mondiale – B-READY 2025, Port of Antwerp-Bruges – Résultats annuels 2025 (janvier 2026), Brussels Airport – Résultats annuels 2025 (janvier 2026), EY Belgium – Customs & Excise Update (septembre 2025), AEB – Migration systèmes douaniers belges (2025), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom 2026, Commission européenne – Prévisions économiques Belgique (novembre 2025)

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