Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Conjoncture économique
Informations pays
Population : 10,2 millions d’habitants (2024, Banque mondiale)
PIB nominal : 2025 : 76,4 Md USD (FMI) ; 2024 : 74,3 Md USD (Banque mondiale)
PIB par habitant (USD courants) : 2025 : 7 365 USD (FMI/Worldometer)
PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (PPA) : 2024 : 24 698 USD (FMI)
Taux de croissance du PIB réel : 2026 (prév.) : +2,1 % (FMI, mission Article IV février 2026) ; 2025 : +1,4 % (Comité statistique d’État azerbaïdjanais / FMI, Article IV 2026) ; 2024 : +4,2 % (FMI)
Taux d’inflation (moyenne annuelle) : 2026 (prév. fin d’année) : 5,0 % (FMI) ; 2025 : ~5,7 % (FMI, BERD) ; 2024 : 2,2 %
Taux de chômage : 2025 (T2) : 5,6 % (Coface) ; 2024 : 5,3 % (Trading Economics)
Solde budgétaire consolidé (% du PIB) : 2025 : ~+2,4 % (Moody’s) ; 2024 : +4 %
Dette publique (% du PIB) : 2024 : 21,1 % (Fitch) ; prévision 2026 : ~23,3 % (Fitch)
Solde du compte courant (% du PIB) : 2026 (prév.) : positif (FMI) ; 2025 (prév.) : +7,8 % du PIB (FMI, juillet 2025) ; 2024 : +6,3 % du PIB
Réserves de change combinées (BCA + SOFAZ) : fin 2025 : 85 Md USD (FMI, Article IV février 2026) ; mi-2025 : 78,8 Md USD (BERD)
Taux directeur (BCA) : 7,0 % depuis juillet 2025 (baisse de 25 pbs)
Monnaie : Manat azerbaïdjanais (AZN) — parité fixe officielle 1,70 AZN/USD ; fin 2024 : 1,77 AZN/EUR
Exportations françaises vers l’Azerbaïdjan : 2023 : 0,225 Md EUR (-21,6 % en g.a., douanes françaises) — données 2024 non encore disponibles
Échanges commerciaux (données officielles Comité statistique azerbaïdjanais)
Exportations totales : 2023 : 33,0 Md USD ; janv.-nov. 2024 : 24,0 Md USD (dont 87 % d’énergie) ; janv.-nov. 2025 : turnover total 43,8 Md USD
Importations totales : 2023 : 17,2 Md USD ; premier semestre 2025 : 11,5 Md USD (+30 % sur un an)
Principaux clients à l’export : Italie (46,5 % en S1 2025, renforcée par la demande de pétrole et de gaz), Turquie (13,3 %), Russie
Principaux fournisseurs à l’import : Chine (18,0 %), Russie (17,6 %), Turquie (11,2 %), États-Unis (4,8 % en S1 2025, en forte hausse)
Structure des exportations : hydrocarbures (pétrole brut + gaz naturel) : environ 87-91 % du total
Analyse conjoncturelle
L’économie azerbaïdjanaise a sensiblement ralenti en 2025. Selon la mission Article IV du FMI (février 2026), la croissance a décéléré à 1,4 % en termes réels, contre 4,2 % en 2024, sous l’effet d’un recul marqué de la production d’hydrocarbures et d’un ralentissement du secteur non pétrolier, lui-même pénalisé par les effets indirects de la baisse des prix de l’énergie et par la normalisation des investissements. Les exportations pétrolières ont reculé à 23,1 millions de tonnes en 2025 (contre 24,4 en 2024), BP ayant réduit sa production azerbaïdjanaise à 16,2 millions de tonnes.
La production pétrolière s’inscrit dans une tendance baissière depuis 2010 (-5,0 % en glissement annuel au premier semestre 2025) en raison de l’épuisement des champs de la mer Caspienne. Toutefois, le démarrage d’une nouvelle plateforme pétrolière offshore en avril 2025, conjugué à l’augmentation de la production de gaz, a modéré temporairement ce ralentissement.
L’inflation, tombée à 2,2 % en moyenne en 2024, s’est inversée en 2025. Selon la BERD, l’inflation a grimpé de 2,2 % (moyenne 2024) à 5,6 % sur les huit premiers mois de 2025, tirée par les prix alimentaires et les services. Le FMI projette une décrue à 5,0 % d’ici la fin 2026 et à 4,0 % en 2027, à la faveur du reflux des pressions inflationnistes externes et de la consolidation budgétaire.
Les finances publiques demeurent globalement saines. Moody’s estime que le surplus budgétaire consolidé (intégrant les recettes du fonds souverain SOFAZ) se réduirait à environ 2,4 % du PIB en 2025, contre 4 % en 2024, sous l’effet de la baisse des prix pétroliers et de l’accélération des dépenses d’infrastructure, de reconstruction et de programmes sociaux. Le déficit public devrait rester faible en 2025-2026, quoiqu’en légère hausse, car les recettes pétrolières et gazières (60 % du budget) ne seront pas entièrement compensées par les recettes hors hydrocarbures. Les dépenses de défense et de sécurité représentent 20 % du budget total.
Le fonds souverain SOFAZ constitue un amortisseur exceptionnel. Au 30 septembre 2025, le SOFAZ déclarait 70,2 milliards USD d’actifs sous gestion, en hausse de 16,9 % depuis le début de l’année. Conjuguées aux réserves de la Banque centrale d’Azerbaïdjan (BCA), les réserves combinées BCA + SOFAZ sont passées de 70 Md USD fin 2024 à 85 Md USD fin 2025. Cette solidité a conduit Moody’s à relever la note souveraine de l’Azerbaïdjan à Baa3 en juin 2025.
Pour 2026, le FMI anticipe une reprise modérée. Le PIB devrait croître de 2,1 % en 2026, portée par quelque accélération du secteur non pétrolier, avant de se stabiliser aux alentours de 2,5 % à moyen terme. En dehors du secteur pétrolier et gazier, le commerce le long du Corridor central (reliant la Chine à l’Europe via l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie) devrait dynamiser les services de transport et de logistique et continuer d’accroître les volumes de marchandises en transit en 2026.
Structure de l’économie et diversification
L’économie azerbaïdjanaise repose historiquement sur l’exploitation des hydrocarbures (19e réserves mondiales prouvées de pétrole, 12e réserves de gaz). Le pétrole et le gaz représentent plus d’un tiers du PIB, environ la moitié des recettes budgétaires et plus de 90 % des exportations, en dépit du plan de diversification « Azerbaïdjan Vision 2030 ».
En 2024, l’industrie comptait pour 35,9 % du PIB ; le commerce et la réparation automobile pour 10,7 % ; les transports et l’entreposage pour 7,0 % ; la construction pour 6,7 % ; l’agriculture, sylviculture et pêche pour 5,7 %. Bien que l’agriculture représente seulement 10 % du PIB, elle génère près d’un tiers des revenus de la population, ce qui souligne la vulnérabilité sociale du secteur, dont la productivité demeure faible faute d’investissements suffisants.
En 2024, le Corridor gazier méridional a transporté 22,8 milliards de m³ de gaz azerbaïdjanais : 9,9 milliards via le TANAP vers la Turquie et 12,9 milliards vers les marchés européens via le TAP. En 2025, le SGC livre environ 10 milliards de m³/an à la Turquie, 10,5 milliards à l’Italie, et 1 milliard chacun à la Grèce et à la Bulgarie.
Le pays a accueilli environ 2,6 millions de visiteurs internationaux en 2024, soit une hausse de 25,9 % par rapport à l’année précédente. En juillet 2025, le Parlement a autorisé l’implantation de casinos sur des îles artificielles en mer Caspienne (les « Khazars »), mesure censée stimuler le tourisme et l’emploi en 2026.
Contexte géopolitique et points d’attention
⚠ Point d’attention — Crash du vol Azerbaijan Airlines 8243 et tensions avec la Russie : Le 25 décembre 2024, un Embraer 190 d’Azerbaijan Airlines assurant la liaison Bakou-Grozny s’est écrasé près d’Aktaou (Kazakhstan) : 38 des 67 personnes à bord ont perdu la vie. Dix mois après, en octobre 2025, Vladimir Poutine a officiellement reconnu la responsabilité de la Russie, l’avion ayant été touché par des débris de missiles antiaériens russes. En signe de protestation, le président Aliyev n’a pas assisté aux célébrations du 80e anniversaire de la Victoire en Russie, en mai 2025. Bien que des signaux de détente aient été échangés depuis, cet incident a durablement fragilisé les relations russo-azerbaïdjanaises et pourrait influencer les flux de transit et les partenariats économiques bilatéraux.
⚠ Point d’attention — Accord de paix préliminaire Arménie-Azerbaïdjan : En août 2025, un traité de paix préliminaire a été signé à Washington sous médiation américaine. Il prévoit la création du corridor de Zangezour dit « TRIPP » (Trump Route for International Peace and Prosperity), géré par les États-Unis, qui reliera l’Azerbaïdjan à son exclave du Nakhitchevan et combinera routes, rails, télécommunications et infrastructures énergétiques. Depuis l’été 2025, la normalisation se traduit par une multiplication des gestes diplomatiques : le 14 janvier 2026, quatre prisonniers arméniens ont été libérés par l’Azerbaïdjan. Cet accord demeure fragile — la ratification du traité de paix définitif et la réforme constitutionnelle arménienne sont encore en suspens — mais il ouvre des perspectives de connectivité régionale et d’afflux d’investissements.
L’Azerbaïdjan poursuit une diplomatie multivectorielle : approfondissement des liens énergétiques avec l’UE, renforcement des partenariats avec Washington et Israël, coopération accrue avec la Chine (Nouvelles Routes de la Soie, co-entreprises dans les renouvelables et le transport) et collaboration économique croissante avec les Émirats arabes unis.
Points de vigilance
Dépendance structurelle aux hydrocarbures : Selon la Banque mondiale, le secteur des hydrocarbures devrait continuer à décliner en 2025-2026 en raison du vieillissement des champs pétroliers, tandis que la croissance non pétrolière ralentira au fur et à mesure que la reconstruction du Karabakh s’achèvera et que la consommation s’affaiblira.
Risque pétrolier et budgétaire : Le budget 2025 repose sur un prix moyen du pétrole de 70 USD/baril, ce qui met en évidence la dépendance des recettes fiscales aux cours mondiaux des hydrocarbures. Toute baisse durable des prix fragiliserait les équilibres budgétaires.
Compétition sur le gaz européen : La croissance sera tirée par les exportations d’hydrocarbures en 2025-2026, mais pourrait être freinée par la baisse des prix du pétrole et l’engagement de l’UE d’acheter 750 Md USD d’énergie américaine sur 2026-2028.
Risque de change : le manat est arrimé au dollar (1,70 AZN/USD). Toute volatilité du billet vert ou des prix pétroliers peut affecter la parité, avec des effets sur la compétitivité et les importations.
Gouvernance et environnement des affaires : L’indice de perception de la corruption de Transparency International classe l’Azerbaïdjan à la 134e place mondiale en 2025. Le développement du secteur privé reste entravé par la forte présence de l’État, une concurrence inégale, des marchés financiers peu profonds et la faiblesse du capital humain.
Relations avec la Russie : la crise du vol 8243 et les arrestations mutuelles en 2025 fragilisent un partenariat économique important (la Russie reste le 2e fournisseur de l’Azerbaïdjan). Une escalade durablerait perturber les flux commerciaux et les corridors de transit.
Sources : FMI – Mission Article IV Azerbaïdjan (février 2026), FMI – Fiche pays Azerbaïdjan (2026), Banque mondiale – Données Azerbaïdjan (2024-2025), Banque mondiale – Azerbaijan Economic Monitor (2025), DG Trésor – Présentation économique Azerbaïdjan, DG Trésor – Commerce bilatéral France-Azerbaïdjan (2023), Coface – Fiche risque pays Azerbaïdjan (2026), US ITA – Azerbaijan Market Overview (janvier 2026), Comité statistique d’État azerbaïdjanais (2025-2026), BERD – Azerbaïdjan (septembre 2025), Trend.Az – SOFAZ performance 2020-2025 (janvier 2026), Worldometer – Azerbaijan GDP 2025 (FMI)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, 2025) : 10,25
Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +1,4 % (données officielles azerbaïdjanaises) ; 2024 : +4,1 % (FMI) ; 2026 (prév. FMI) : +2,5 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 24 220 (en hausse par rapport aux 22 660 de 2023)
Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) : Export : 26,6 (-21,7 %) ; Import : 18,8 Md USD
Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché, janvier-novembre 2024) : 1 – Chine 18,0 % ; 2 – Russie 17,6 % ; 3 – Turquie 11,2 % ; 4 – États-Unis 7,3 % ; 5 – Australie 6,4 %
Exportations françaises 2023 : 0,227 Md EUR, -21,6 % en glissement annuel
Indice de perception de la corruption (CPI 2025, publié février 2026) : score 30/100 ; rang 130-134/182
⚠ Point d’attention : En mars 2026, l’Azerbaïdjan a déclaré avoir été frappé par des drones iraniens dans le cadre du conflit opposant l’Iran aux États-Unis et Israël. Le président Aliyev a qualifié cet acte d’« agression non provoquée » et ordonné à ses forces armées de préparer des mesures de rétorsion. Les pays du Caucase (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie) observent une posture diplomatique prudente, la principale préoccupation étant le risque d’enchevêtrement entre le conflit arméno-azerbaïdjanais et le conflit irano-israélien. Ce contexte géopolitique inédit est susceptible d’affecter les flux commerciaux transitant par le Caucase, notamment via la route Azerbaïdjan-Géorgie-Turquie (corridor médian), et d’accroître l’instabilité régionale à court terme.
Sources : Comité national des statistiques d’Azerbaïdjan (2025-2026), FMI / Caliber.Az (2026), Banque mondiale via CEIC (2024), World’s Top Exports – Azerbaïdjan (2024), Comité national des statistiques – Commerce extérieur jan-nov 2024, DG Trésor – Commerce bilatéral France-Azerbaïdjan 2023, Transparency International – CPI 2025 (fév. 2026), NPR – Frappes iraniennes sur l’Azerbaïdjan (mars 2026)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
⚠ Point d’attention : Le 5 mars 2026, deux drones ont touché l’exclave azerbaïdjanaise de Nakhitchevan, faisant quatre blessés selon Bakou, qui a immédiatement accusé l’Iran et convoqué son ambassadeur, promettant des représailles. L’Iran a nié être à l’origine des tirs et a rejeté la faute sur Israël, pays allié de l’Azerbaïdjan. L’aéroport international de Nakhitchevan a été temporairement suspendu suite à l’attaque ; l’aéroport Heydar Aliyev à Bakou n’est pas affecté, mais d’autres incidents et perturbations du trafic aérien ne peuvent être exclus. Cet événement s’inscrit dans un contexte régional de forte tension autour du conflit au Moyen-Orient impliquant l’Iran.
S’y rendre
Conditions d’entrée pour les ressortissants français
Les voyageurs se rendant en Azerbaïdjan doivent être obligatoirement munis, à leur arrivée sur le territoire, d’un visa valable pour toute la durée de leur séjour. Le visa peut être obtenu soit auprès d’une représentation diplomatique ou consulaire azerbaïdjanaise, soit en ligne, sur le site officiel des e-visas azerbaïdjanais : https://evisa.gov.az/fr/.
Le portail ASAN Visa permet de demander directement un visa d’entrée unique valable pour un séjour de 30 jours. Les demandes de visa traitées par l’ambassade d’Azerbaïdjan sont traitées en 10 à 15 jours ouvrables.
Il est demandé aux voyageurs de vérifier, dès la délivrance, les dates de validité du visa (date d’entrée, avant laquelle il n’est pas possible de pénétrer sur le territoire azerbaïdjanais, et date de sortie, au-delà de laquelle le voyageur se trouvera en situation irrégulière).
Frontières terrestres : Les frontières terrestres de l’Azerbaïdjan sont actuellement fermées aux voyageurs, notamment la frontière avec l’Iran. En 2026, les frontières terrestres de l’Azerbaïdjan restent techniquement fermées pour la plupart des voyageurs ; l’entrée est principalement limitée au transport aérien via l’aéroport international Heydar Aliyev.
Enregistrement sur place
Les voyageurs étrangers peuvent séjourner dans le pays selon des règles modifiées par une loi entrée en vigueur le 1er avril 2013. Tout étranger arrivant en Azerbaïdjan et désirant y séjourner plus de 15 jours doit s’enregistrer dans les 15 jours suivant son arrivée. La structure d’accueil (hôtel, agence immobilière ou propriétaire d’un appartement privé) doit adresser au Service d’État des migrations un formulaire d’enregistrement. Tout défaut d’enregistrement est passible d’une amende de 300 à 400 AZN pour le visiteur étranger et de 300 à 500 AZN pour la structure d’accueil.
Niveau de sécurité – Avertissement critique pour les ressortissants français
La majeure partie du territoire azerbaïdjanais est placée en orange sur la carte des Conseils aux voyageurs du Quai d’Orsay (mise à jour : mars 2026) et reste déconseillée sauf raison impérative.
Les ressortissants français, y compris binationaux, résidents ou de passage, s’exposent à un risque d’arrestation, de détention arbitraire et de jugement inéquitable en Azerbaïdjan. Ce risque peut concerner notamment les personnes effectuant une simple visite touristique ou un voyage d’affaires. En cas d’arrestation ou de détention, le respect des droits fondamentaux n’est pas garanti. Tout ressortissant arrêté s’expose à un placement en détention provisoire pouvant s’étendre sur plusieurs mois, ainsi qu’à de lourdes condamnations à des peines d’emprisonnement.
Il reste formellement déconseillé de se rendre dans les zones frontalières avec l’Arménie ainsi que dans les régions de l’ancien oblast autonome du Haut-Karabagh et des anciens districts adjacents (zones en rouge sur la carte).
⚠ Point d’attention : La France a jugé « injustifiable » l’attaque de drones iraniens du 5 mars 2026 et apporté à l’Azerbaïdjan sa pleine solidarité. Cet épisode constitue une violation flagrante de la souveraineté de l’Azerbaïdjan et du droit international. Néanmoins, les tensions entre la France et l’Azerbaïdjan sur d’autres dossiers diplomatiques demeurent : les ressortissants français doivent rester extrêmement vigilants.
Chiffres clés sécurité
Indice de paix mondial (GPI 2025) : L’Azerbaïdjan a enregistré la plus grande amélioration de paix en 2025, passant de la 113e à la 95e place (sur 163 pays). Les gains les plus significatifs ont eu lieu dans le domaine des conflits armés, notamment grâce à la réduction à zéro des décès liés au conflit interne et externe au Haut-Karabagh.
Nakhitchevan : Le 5 mars 2026, deux drones venus d’Iran ont pénétré dans l’espace aérien de l’enclave azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, territoire séparé du reste du pays et situé à la frontière iranienne et turque. Situation à surveiller.
Criminalité à Bakou : La criminalité de rue dans la capitale Bakou est limitée, mais il convient de ne pas commettre d’imprudences, telles que conserver sur soi de grosses sommes d’argent ou se promener seul la nuit dans des endroits mal éclairés.
Terrorisme : Malgré le risque limité en matière d’attentats terroristes ou de troubles de l’ordre public, il est recommandé de suivre l’actualité et l’évolution de la situation sur place.
Conseils pratiques
Consulter impérativement la page Conseils aux voyageurs du Quai d’Orsay avant tout déplacement (mise à jour mars 2026).
S’inscrire sur Ariane, le registre de voyage du MEAE, lors de tout séjour.
Si vous voyagez avec des médicaments d’ordonnance, vérifiez auprès de l’ambassade d’Azerbaïdjan si la loi vous permet d’entrer dans le pays avec ces médicaments. Apportez une copie de l’ordonnance de votre médecin et laissez vos médicaments dans leur emballage original.
En cas de maladie ou de blessure grave, une évacuation médicale, parfois très coûteuse, peut s’avérer nécessaire. Souscrivez une assurance voyage couvrant les frais d’hospitalisation à l’étranger et l’évacuation médicale.
Le conflit du Haut-Karabagh et la relation avec l’Arménie étant d’une extrême sensibilité en Azerbaïdjan, il est conseillé de faire preuve de la plus grande réserve dans ses propos à ce sujet.
Communauté française et représentation diplomatique
Ambassade de France à Bakou
L’ambassadrice de France en Azerbaïdjan est, depuis 2025, Sophie Lagoutte.
Adresse : 9 rue Rassul Rza, AZ1000 Bakou — Tél. : +994 12 490 81 00 / +33 17 57 94 281 — Urgence : +994 50 282 87 89 — Fax : +994 12 490 81 28
Site : https://az.ambafrance.org
Section consulaire : ouverte du lundi au vendredi, de 9h30 à 13h00 et de 14h30 à 17h30, sur rendez-vous. En cas d’urgence concernant un ressortissant français, une permanence est assurée en dehors des horaires de bureau, et les samedis.
Communauté française
L’Azerbaïdjan figure parmi les pays enregistrant des baisses marquées du nombre de Français immatriculés au 31 décembre 2024. Ces baisses s’expliquent par des crises politiques et des départs forcés. La communauté française reste très réduite, concentrée essentiellement à Bakou dans les secteurs pétrolier et énergétique.
Marché du travail et installation
Secteurs qui recrutent
Les secteurs qui recrutent des expatriés sont principalement : gaz et pétrole, banque, développement et construction immobilière, télécommunications, produits de grande consommation. Le pays délivre environ 7 000 à 8 000 permis de travail de longue durée annuellement, principalement à des ressortissants turcs, russes, britanniques et indiens. La capitale Bakou concentre la majorité des opportunités professionnelles et des infrastructures internationales.
Permis de travail
En Azerbaïdjan, il appartient à l’employeur d’obtenir les permis de travail pour ses salariés étrangers. L’employeur doit apporter la preuve au Service d’État des migrations que le poste ne peut être pourvu par un candidat azerbaïdjanais. Les permis de travail sont généralement délivrés dans un délai de 20 jours ouvrables.
Nouveauté 2025 : Depuis avril 2025, l’Azerbaïdjan a introduit une exemption de permis de travail pour les étrangers hautement qualifiés travaillant sur des projets d’intérêt national, valable jusqu’à trois ans et renouvelable. Depuis avril 2025, les étrangers dont la demande de permis de travail est déposée depuis l’étranger doivent soumettre des documents médicaux aux autorités migratoires dans les 10 jours suivant leur arrivée. L’absence de ces documents entraîne la révocation du permis.
Les langues à maîtriser pour travailler en Azerbaïdjan sont l’azéri, l’anglais et le russe.
Salaire minimum et niveaux de rémunération
À compter du 1er janvier 2025, le salaire minimum en Azerbaïdjan a été porté à 400 manats (environ 235 dollars), soit une augmentation de 16 %. Le salaire moyen en Azerbaïdjan s’élevait à environ 1 087,70 AZN/mois en septembre 2025. Le salaire médian en Azerbaïdjan est d’environ 500 manats (294 dollars), ce qui signifie que la moitié des travailleurs sous contrat gagnent moins de ce montant.
Coût de la vie à Bakou
Le coût de la vie à Bakou est estimé à 54,9 % inférieur à celui de l’Allemagne, permettant un pouvoir d’achat confortable pour les expatriés. Selon le classement Mercer 2024, Bakou se place à la 171e position (sur 226 villes) en termes de coût de la vie pour les expatriés, ce qui en fait une destination relativement abordable à l’échelle mondiale.
Logement – appartement 3 pièces en centre-ville : environ 824 € par mois en moyenne, pouvant aller de 500 € à 1 000 € selon les quartiers (données 2026, source Numbeo).
Logement – appartement 3 pièces en périphérie : environ 428 € par mois en moyenne, pouvant aller de 350 € à 600 € (données 2026).
Budget mensuel hors loyer : Le coût de la vie moyen en Azerbaïdjan hors loyer est estimé à 745 manats (environ 440 USD) par mois.
Budget confortable : Avec un budget de 1 000 à 2 000 € par mois, il est possible de vivre confortablement à Bakou.
Forfait mobile (10 Go+) : environ 21,19 AZN/mois (11,49 EUR) en 2025.
Charges mensuelles logement : environ 54,93 € par mois (données 2026).
Enseignement français
Le Lycée Français de Bakou offre un enseignement en quatre langues (français, azerbaïdjanais, russe et anglais). Pour les familles souhaitant un enseignement international en anglais, l’Azerbaijan British College (ABC) suit le programme britannique Edexcel et Cambridge pour les élèves de 3 à 18 ans, avec des frais de scolarité 2024-2025 allant de 11 000 AZN pour les petites classes à 22 000 AZN pour les classes de niveau A-Level.
Fiscalité des expatriés
Le régime fiscal prévoit un taux d’imposition de 14 % sur les revenus jusqu’à 2 500 AZN par mois. L’Azerbaïdjan a conclu plusieurs accords visant à éviter la double imposition, notamment avec l’Union européenne (hors Danemark et Irlande).
Santé
Il est conseillé d’éviter les cliniques anciennes, souvent mal équipées et manquant de médicaments de base. Certaines cliniques exigent un paiement à l’avance en argent comptant. En cas de maladie ou de blessure grave, une évacuation médicale peut s’avérer nécessaire.
Vaccinations à envisager : hépatite A (recommandée pour la plupart des voyageurs) ; fièvre typhoïde (recommandée pour les personnes séjournant chez des habitants ou visitant des zones rurales) ; hépatite B, rage (selon durée et type de séjour). Consulter un médecin du voyage avant le départ.
Sources : Diplomatie.gouv.fr – Conseils aux voyageurs Azerbaïdjan (mars 2026), Ambassade de France à Bakou (2026), ASAN Visa – Portail officiel e-visa Azerbaïdjan (2026), Vision of Humanity – Global Peace Index 2025, Euronews – Frappe de drones iraniens, Nakhitchevan (mars 2026), France 24 – Attaque de drones (mars 2026), Trading Economics – Salaires Azerbaïdjan (2025), Numbeo/Combien-coute.net – Logement Bakou (2026), Expat.com – Guide Azerbaïdjan (2025), Le Petit Journal – Français à l’étranger (2025)
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE EN AZERBAÏDJAN
Représentation diplomatique de la France à Bakou, assurant le suivi des relations bilatérales et la protection des ressortissants français. Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire : Sophie Lagoutte.
Adresse : 9 rue Rassoul Rza – AZ1000 Bakou
Tél. : +994 12 490 81 00
Urgences ressortissants : +994 50 282 87 89
Email : [email protected]
Site : https://az.ambafrance.org/
SERVICE ÉCONOMIQUE DE LA DG TRÉSOR – Bakou
Les missions du SE de Bakou s’organisent autour de deux axes : analyse du risque pays et suivi des grands projets ; conseil économique de l’Ambassadeur et promotion de l’attractivité du territoire. Rattaché au SER d’Ankara, son périmètre de compétence couvre l’Azerbaïdjan et le Turkménistan.
Adresse : 9 Rassoul Rza – AZ 1000 Bakou
Tél. : +994 12 490 81 34
Email : [email protected]
Fax : +994 12 490 81 31
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/AZ
BUSINESS FRANCE – Hub régional Istanbul
Les services économiques agissent en étroite coordination avec les représentants de Business France. Le bureau régional Business France implanté à Istanbul est chargé du suivi de l’Azerbaïdjan.
Site : https://www.businessfrance.fr
Les acteurs privés
AFchamber – Chambre de Commerce et d’Industrie Azerbaïdjan-France
La chambre bilatérale franco-azerbaïdjanaise est présidée par Teyba Gouliyeva. Elle a tenu son événement annuel « Back to Business » en septembre 2025, témoignant d’une activité soutenue.
Adresse : Landmark I, 2e étage, 90A rue Nizami – Bakou AZ1010
Email : [email protected]
Site : https://www.afchamber.com
CIFAL – CIFAL International Services (CIS)
Présente en Azerbaïdjan depuis 1993, CIFAL a été la première société française à développer ses activités dans le pays. Elle a accompagné de grands acteurs français du secteur pétrolier comme ELF/Total ou Bouygues Offshore/SAIPEM.
Adresse : Marine Plaza, 62 rue Uzeyir Hajibeyov – 1095 Bakou (à confirmer sur cifalgroupe.com)
Tél. : (+994) 12 598 27 29/25
Email : [email protected]
Site : http://cifalgroupe.com
MEDEF International – Conseil d’entreprises France-Azerbaïdjan
Le Conseil offre aux grands groupes, ETI et PME internationalisées un appui et un accompagnement collectifs dans leur approche du marché azerbaïdjanais, le développement de leurs activités et partenariats locaux et la conduite de leurs projets dans le pays, en particulier dans les secteurs non-pétroliers. Des réunions régulières sont organisées, notamment autour de l’Ambassadrice de France en Azerbaïdjan.
Contact Eurasie : Julien Beccafichi, chargé de projet Sénior Eurasie & Corée – [email protected]
Site : https://www.medefinternational.fr/services/azerbaidjan/
Avocats d’affaires à Bakou
DENTONS – Bureau de Bakou
Dentons est le premier cabinet international en Asie centrale, avec des équipes de premier rang à Bakou, en Azerbaïdjan. Un avocat du bureau est admis au barreau de Paris (France), ce qui permet un accompagnement francophone. Le bureau de Bakou jouit d’une solide réputation dans le domaine commercial et bancaire. Le cabinet s’appuie sur son réseau mondial et coordonne ses mandats avec des équipes réparties en Europe et en Asie-Pacifique. L’équipe représente régulièrement des clients internationaux dans les secteurs bancaire et pétro-gazier.
Adresse : Landmark I, 96e – Nizami Street – Bakou AZ1000
Tél. : +994 12 490 75 65
Email : [email protected]
Site : https://www.dentons.com/en/global-presence/central-asia/azerbaijan/baku
BAKER McKENZIE – Bureau de Bakou
Baker McKenzie a été l’un des premiers cabinets internationaux à s’implanter en Azerbaïdjan. Cabinet international de premier rang, régulièrement classé par Legal 500 et Chambers & Partners en Azerbaïdjan, disposant d’avocats anglophones et russophone (accompagnement francophone à confirmer).
Adresse : The Landmark Building, 96 Nizami Street – Bakou AZ1010
Site : https://www.bakermckenzie.com
GRATA International – Bureau de Bakou
Le bureau de Bakou, créé en 2003, fournit des services juridiques complets aux entreprises actives dans des secteurs variés : pétrole et gaz, pharmaceutique, télécommunications, banque et finance, transport et construction. L’équipe est multilingue (azéri, russe, anglais, turc, français, allemand et chinois).
Contact associée directrice : Ummi Jalilova, Managing Partner, Directrice du bureau de Bakou – Tél. : +994 51 855 51 45
Site : https://gratanet.com/azerbaijan/
Sources d’information internet
Ambassade de France en Azerbaïdjan – Actualités bilatérales, consignes aux voyageurs, services consulaires
DG Trésor – Fiche Azerbaïdjan – Analyses économiques, conjoncture, publications du SE de Bakou
DG Trésor – Équipe SE Bakou – Coordonnées actualisées du service économique
Business France – Accompagnement export, VIE, études de marché (couverture depuis Istanbul)
AFchamber – CCI Azerbaïdjan-France – Réseau d’affaires franco-azerbaïdjanais à Bakou
MEDEF International – Conseil France-Azerbaïdjan – Réseau d’entreprises, missions, réunions bilatérales
Dentons Bakou – Cabinet juridique international (droit des affaires, énergie, finance)
GRATA International Azerbaïdjan – Cabinet juridique multilingue (dont français)
AZPROMO – Agence azerbaïdjanaise de promotion des exportations et investissements
Ministère de l’Économie de la République d’Azerbaïdjan – Réglementation des affaires, appels d’offres
Sources : Ambassade de France à Bakou – Service économique (2025), DG Trésor – Équipe SE Bakou (2025), Annuaire Service Public – Ambassade de France Azerbaïdjan (2025), Ambassade de France – AFchamber (2024), MEDEF International – Conseil France-Azerbaïdjan (2026), Salveo (2025), CIFAL Groupe – Azerbaïdjan (2024), Chambers – Dentons Bakou (2025), GRATA International Azerbaïdjan (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Environnement des affaires – B-READY 2025 (Banque mondiale)
Le rapport Doing Business de la Banque mondiale, dont la publication a été arrêtée en septembre 2021, est remplacé par le nouveau référentiel Business Ready (B-READY). La Banque mondiale a publié son rapport B-READY 2025 dans lequel l’Azerbaïdjan a été évalué pour la première fois. Contrairement aux anciens rapports Doing Business, l’évaluation B-READY ne met pas l’accent sur un classement général unique par pays.
L’étude, couvrant 101 économies, analyse l’environnement des affaires et des investissements selon trois indicateurs principaux : cadre réglementaire, services publics et efficacité opérationnelle. L’Azerbaïdjan se classe 32e en matière de cadre réglementaire (score : 71,9/100), 40e pour les services publics (62,7/100) et 42e pour l’efficacité opérationnelle (63,3/100).
Sur le plan thématique lié au commerce international, les résultats révèlent des marges de progression significatives : le commerce international obtient des scores modérés (64,5 pour le cadre réglementaire, 49,2 pour les services publics), ce dernier chiffre indiquant des lacunes dans les infrastructures numériques et les services d’appui au commerce. Pour l’efficacité opérationnelle, le commerce international ne recueille que 48,5 points, signalant des difficultés pratiques à la frontière. Ces scores contrastent avec les excellentes performances de l’Azerbaïdjan en services financiers, où il se classe premier parmi les 101 pays évalués avec 87,2 points sur 100.
Indice de performance logistique (LPI) – Banque mondiale 2023
Le LPI 2023 permet des comparaisons entre 139 pays et demeure à ce jour le dernier classement officiel disponible, le LPI 2023 étant le dernier référentiel mondial encore largement cité en 2025. L’Azerbaïdjan n’est pas couvert dans les éditions récentes du LPI avec un score détaillé accessible en ligne — les données granulaires disponibles pour le pays ne remontent qu’à 2014 selon CEIC, reflétant une couverture partielle de ce pays par les enquêtes auprès de professionnels de la logistique internationale. Le LPI 2023 classe les pays sur six dimensions du commerce, dont la performance douanière, la qualité des infrastructures et la ponctualité des expéditions, sur la base d’une enquête auprès de professionnels de la logistique.
Infrastructures de transport et corridors logistiques
L’Azerbaïdjan se positionne comme un hub logistique régional pour le commerce Est-Ouest grâce à d’importants investissements en infrastructures. L’expansion de la voie ferrée Bakou-Tbilissi-Kars (BTK) et du port de Bakou augmentent substantiellement la capacité du corridor de transit reliant l’Asie orientale, centrale et méridionale à l’Europe.
Le Corridor médian (Trans-Caspian International Transport Route – TITR) constitue l’axe stratégique central. Le port international de commerce maritime de Bakou, hub clé du Corridor médian, a traité 37 % de conteneurs supplémentaires en 2025 par rapport à l’année précédente. À la fin de l’année 2025, le débit conteneurs a atteint 105 000 EVP, contre 76 775 EVP en 2024. ADY (Chemins de fer azerbaïdjanais) a traité 350 trains en bloc sur le Corridor médian au cours des 11 premiers mois de 2025, en hausse de 34 % par rapport à la même période de 2024.
Ces performances reflètent l’efficacité du système unifié de gestion du transport mis en place suite à l’intégration du port de Bakou avec la CJSC Azerbaijan Railways (ADY), par décret du président Aliyev du 25 février 2025. La fusion des opérations portuaires avec le réseau ferroviaire a accéléré la manutention des marchandises et optimisé les routes logistiques.
Le temps de transit moyen sur le corridor Est-Ouest de 5 400 km est de 15 jours. Les trains de marchandises complets sont acheminés de Chine en Azerbaïdjan en 8 à 10 jours, et jusqu’aux ports géorgiens en 12 jours.
Sur l’axe Nord-Sud, la route à péage Bakou-Guba-Russie, une autoroute de 150 kilomètres inaugurée en octobre 2023, constitue un élément essentiel du corridor international de transport Nord-Sud (INSTC), offrant un itinéraire plus court de 13 kilomètres que l’ancienne route.
Zone économique libre d’Alat (AFEZ) et aéroport cargo
Créée à Alat (district de Garadagh, Bakou) en 2020, la Zone économique libre d’Alat (AFEZ) renforce la position pivot de l’Azerbaïdjan dans les chaînes logistiques Europe-Asie et vise à attirer des investisseurs en technologies de pointe.
Un projet d’aéroport cargo d’envergure est en cours dans cette zone : la construction du nouvel aéroport cargo d’AFEZ est en cours depuis 2024 et prévoit une piste de 4 000 mètres, des voies de circulation, une tour de contrôle et des services d’urgence. L’aéroport est prévu pour une ouverture en 2026. Il disposera d’une capacité initiale de 500 000 tonnes par an, avec une augmentation progressive pouvant atteindre 1,5 million de tonnes par an. L’aéroport cargo d’Alat est appelé à devenir un hub logistique multimodal critique au sein du Corridor médian, renforçant la position de l’Azerbaïdjan comme point de transit clé entre l’Europe et l’Asie.
Douane et facilitation des échanges
Le Comité d’État des douanes de la République d’Azerbaïdjan (State Customs Committee, SCC) supervise l’ensemble des opérations douanières. Le Système automatisé d’analyse des risques (ARAS), un algorithme d’apprentissage automatique basé sur l’intelligence artificielle développé par les agents des douanes azerbaïdjanaises et lancé début 2024, a amélioré la vitesse des processus de franchissement des frontières et de dédouanement.
Les droits d’importation sont de 0 %, 5 % et 15 % selon le barème douanier de la République d’Azerbaïdjan. Les droits à l’exportation sont généralement nuls. Des obstacles non tarifaires persistent néanmoins : le taux tarifaire moyen pondéré est de 8,2 % et les barrières non tarifaires continuent d’augmenter le coût des échanges.
Sur le plan de la coopération douanière régionale, le Portail de transit douanier transcaspien, initié par les douanes azerbaïdjanaises, vise à améliorer l’interopérabilité entre les systèmes douaniers des pays du Corridor médian. Le chiffre d’affaires commercial de l’Azerbaïdjan avec les pays d’Asie centrale a augmenté de 58 % au cours des neuf premiers mois de 2025, dépassant 1 milliard de dollars.
⚠ Point d’attention : En février 2026, l’American Chamber of Commerce in Azerbaijan (AmCham) a tenu une réunion de haut niveau avec le Comité d’État des douanes pour discuter des problèmes relatifs à l’augmentation des valeurs en douane et à la non-application de pratiques internationales. Ces questions, soulevées dans la publication White Paper 2025, ont donné lieu à un accord pour une discussion approfondie des recommandations entre AmCham Azerbaïdjan et le SCC. Les exportateurs français doivent rester attentifs à d’éventuelles évolutions des procédures de valorisation douanière pouvant impacter le coût et les délais d’importation.
Points de vigilance
Score B-READY « commerce international » en retrait : l’Azerbaïdjan obtient seulement 54,1 points en moyenne sur la thématique commerce international, un résultat modéré qui indique des lacunes dans les services publics d’appui au commerce (49,2) et l’efficacité opérationnelle aux frontières (48,5). Les délais et coûts de dédouanement restent supérieurs aux standards des pays les mieux classés.
Infrastructure portuaire en montée en puissance mais contraintes de capacité : malgré la progression spectaculaire de 37 % des volumes conteneurs en 2025, les obstacles au développement du Corridor médian incluent encore les capacités limitées des ports maritimes et des chemins de fer, l’absence d’une structure tarifaire unifiée et d’un opérateur unique.
Zones économiques franches : plusieurs zones économiques franches (ZEF) ont été créées en Azerbaïdjan pour attirer les investissements étrangers dans divers secteurs, dont la logistique. Ces zones offrent des incitations fiscales, des procédures douanières rationalisées et un accès aux infrastructures développées. Les exportateurs intéressés par le transit vers l’Asie centrale peuvent utiliser ces ZEF à leur avantage.
Barrières non tarifaires : les pratiques de valorisation douanière font l’objet de tensions entre la communauté d’affaires internationale et les autorités, comme en témoignent les échanges AmCham-SCC de début 2026. Prévoir des marges de manœuvre dans les délais de dédouanement à l’import.
Tarification du corridor : l’absence de structure tarifaire unifiée sur l’ensemble du Corridor médian (multiplication des acteurs — ferroviaires, maritimes, portuaires dans différents pays) génère une imprévisibilité des coûts de transit que l’exportateur français doit anticiper dans sa politique de prix et ses incoterms.
Sources : Banque mondiale – B-READY 2025 (2025), Banque mondiale – LPI 2023 (2023), Caliber.Az – B-READY Azerbaijan (janvier 2026), ITA/Trade.gov – Transportation and Logistics Azerbaijan (janvier 2026), Maritime Professional – Port of Baku 2025 (décembre 2025), APA – Port de Bakou 100 000 EVP (décembre 2025), Caspian News – Aéroport cargo Alat (2025), State Customs Committee of Azerbaijan (2024-2025), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom (2025), BERD – Azerbaijan Country Strategy 2025-2030 (2025)
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