Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Population : 46,0 millions (estimation mi-2026, ONU/Worldometer)
Capitale : Buenos Aires
Devise : Peso argentin (ARS)
Décalage horaire avec la France : -5 h en été, -4 h en hiver
Climat : Le climat de l’Argentine est varié : tempéré dans le centre-est, avec des différences marquées de température entre l’été et l’hiver austral.
Indicateurs économiques
PIB nominal : 633 Mds USD en 2024 (Banque mondiale) ; 683 Mds USD en 2025 (estimation FMI)
Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +4,4 % (réalisé, EMAE/INDEC, fév. 2026) ; 2024 : -1,7 % (INDEC) ; 2026 : +4,0 % (prévision FMI, janv. 2026)
Inflation (glissement annuel) : 2025 : +31,5 % (réalisé, INDEC, décembre 2025 — plus bas niveau depuis 8 ans) ; 2026 : 33,1 % en glissement annuel à fin février (INDEC/Trading Economics) ; consensus de marché (REM) : +24,4 % en moyenne annuelle pour 2026
Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD) : 26 547 USD PPA en 2024 (Banque mondiale/Trading Economics)
Dette publique (% du PIB) : 85,3 % du PIB en 2024 ; projetée à 73,1 % en 2025 (contre 155,4 % en 2023) ; projetée à environ 68 % en 2026 (FMI)
Solde budgétaire primaire : 2025 : +1,4 % du PIB (réalisé) ; solde budgétaire global : +0,2 % du PIB ; 2024 : +1,8 % du PIB (excédent primaire) ; cible 2026 : excédent primaire de 1,5 % du PIB selon le budget adopté
Balance commerciale : 2025 : excédent de 11,28 Mds USD (deuxième excédent consécutif, INDEC) ; en baisse par rapport au record historique de 18,8 Mds USD en 2024
Solde courant : 2024 : +1,0 % du PIB (excédentaire, DG Trésor) ; 2025 : déficitaire sur une bonne partie de l’année (déficit de 1,58 Md USD au T3 2025) ; 2026 : léger déficit attendu (Coface)
Taux de pauvreté : S2 2025 : 28,2 % (INDEC, chiffres officiels) ; S1 2025 : 31,6 % ; S1 2024 : 52,9 %
Conjoncture
Après deux années consécutives de contraction économique, l’Argentine a renoué avec la croissance en 2025, affichant un rebond de +4,4 % selon l’estimation mensuelle d’activité publiée par l’INDEC en février 2026. Ce chiffre est sensiblement inférieur aux prévisions initiales du gouvernement, qui tablait sur 5 %, tandis que le FMI prévoyait 4,5 %. Après un très sévère ralentissement de l’activité depuis le milieu d’année 2025, jusqu’à un mois de novembre en repli (-0,1 %), l’économie de l’Argentine s’est reprise en décembre (+3,5 %). Le regain de décembre est dû à un secteur agraire particulièrement performant, avec notamment une récolte de blé parmi les plus rentables des dernières années. Le secteur minier et les services financiers ont aussi enregistré une croissance marquée. Mais le rebond 2025 traduit aussi une très forte hétérogénéité sectorielle, avec deux secteurs sinistrés : l’industrie et le commerce, qui enregistrent sur l’année des reculs de 3,9 % et 1,3 % respectivement.
Cette reprise fait suite à une contraction de l’activité en 2024 (-1,7 %), conséquence de l’ampleur du plan d’ajustement, avec un investissement et une consommation privée en nette baisse. Un rebond de l’activité s’était néanmoins amorcé dès le T3 2024 et confirmé au T4. Pour l’année 2026, le FMI table sur une croissance de 4 %, un niveau identique à 2027. Le gouvernement argentin table lui sur 5 % de croissance en 2026 dans son budget adopté en décembre 2025, le premier approuvé par le Parlement depuis le début de la présidence Milei.
La désinflation est la réalisation emblématique du gouvernement Milei. L’inflation a clôturé 2025 à 31,5 %, son niveau le plus bas depuis huit ans, contre 117,8 % en 2024. En février 2026, le taux d’inflation en glissement annuel s’établissait à 33,1 %, en légère accélération par rapport aux 32,4 % de janvier. Le consensus de marché (REM de la Banque centrale) projette une inflation de 24,4 % en moyenne annuelle pour l’ensemble de l’année 2026. Moody’s Analytics anticipe que le taux annuel clôturera 2026 à un niveau légèrement supérieur à 20 %.
Sur le plan budgétaire, les résultats sont tout aussi significatifs. Pour la deuxième année consécutive, l’Argentine a clos son exercice budgétaire dans le vert : en 2025, l’excédent global a atteint 0,2 % du PIB, après un solde positif de 0,3 % en 2024. L’excédent primaire 2025 (avant paiements d’intérêts) s’est établi à 1,4 % du PIB. Avant l’élection de Milei, l’Argentine n’avait pas enregistré d’excédent budgétaire depuis 2010. La dette publique a été réduite à 85,3 % du PIB en 2024, projetée à 73,1 % en 2025, contre 155,4 % en 2023. Pour 2026, les autorités entendent maintenir un excédent primaire estimé à 1,5 % du PIB dans le budget 2026. En matière d’obligations financières pour 2026, le gouvernement fait face à des paiements en devises étrangères de 15 milliards de dollars, soit environ 2,3 % du PIB, dont 4,1 milliards de dollars au FMI.
La politique de change a connu une évolution majeure en 2025. Dans la lignée du programme FMI, l’Argentine a flexibilisé son régime de change et partiellement levé le contrôle des changes. Le régime est passé d’une parité glissante à une bande glissante : le cours officiel du peso fluctue dans une bande comprise entre 1 000 ARS/USD et 1 400 ARS/USD, avec un élargissement de 1 % par mois. Le plafond d’achat mensuel de devises pour les personnes physiques a été levé, les importations facilitées, et les entreprises étrangères peuvent désormais rapatrier les dividendes réalisés depuis le 1er janvier 2025.
La mise en œuvre du régime de bande n’a pas été sans turbulences. À partir de fin juin 2025, des pressions se sont accentuées du fait d’une demande saisonnière de dollars, de la réduction des entrées d’exportations, de l’échec à atteindre les objectifs de réserves (avec une dérogation accordée par le FMI), et d’une actualité politique difficile. Des mesures d’urgence, dont une hausse des réserves obligatoires bancaires et des baisses temporaires des taxes à l’exportation, ont échoué à enrayer la pression. En octobre 2025, les États-Unis ont signé une ligne de swap de devises de 20 milliards USD avec l’Argentine, et le Trésor américain est intervenu directement sur le marché des changes en achetant des pesos pour l’équivalent de 2 milliards USD.
En avril 2025, l’Argentine a conclu avec le FMI le 23e programme de son histoire, pour un montant de 20 Mds USD sur 4 ans, avec un décaissement initial de 12 Mds USD. Les réserves brutes étaient en forte baisse avant l’accord, passant de 33 Mds USD en janvier à 24 Mds USD ; en termes nets, elles avaient atteint environ -7 Mds USD. La constitution de réserves reste une priorité critique pour répondre aux exigences du programme FMI et couvrir les paiements de dette en devises en 2026.
Sur le plan des échanges commerciaux extérieurs, en 2025, l’Argentine a exporté des biens pour 87,1 Mds USD et importé pour 75,8 Mds USD, dégageant un excédent commercial de 11,28 Mds USD — en baisse par rapport au record historique de 18,8 Mds USD en 2024. Les exportations ont progressé de 9,3 %, portées par les matières premières (+21,2 %). Pour 2026, les exportations devraient bénéficier d’une bonne saison agricole, de la hausse des exportations d’énergie et de lithium, ainsi que du cadre de coopération commerciale et d’investissement entre l’Argentine et les États-Unis annoncé en novembre 2025.
Sur le plan social, la pauvreté en Argentine a poursuivi son recul en 2025, touchant environ 28,2 % de la population au second semestre selon les chiffres officiels de l’INDEC. Ce recul spectaculaire — depuis un sommet de 52,9 % au premier semestre 2024 — est cependant à interpréter avec prudence, et des experts alertent sur une possible stagnation en début 2026 compte tenu d’une inflation qui s’est légèrement réaccélérée. La perte de près de 300 000 emplois formels en deux ans, entre secteurs privé et public, selon des données de syndicats et du registre du travail, tempère le tableau d’ensemble.
Sur le plan politique, les élections de mi-mandat du 26 octobre 2025 ont vu La Libertad Avanza (LLA) remporter une victoire surprise, avec 40,7 % des suffrages contre 30,7 % pour le bloc péroniste. Ce résultat donne à Javier Milei une base parlementaire sensiblement renforcée pour poursuivre son programme de réformes. L’agenda des sessions extraordinaires de décembre 2025 incluait le budget 2026, un projet de loi de modernisation du travail, des réformes fiscales et un nouveau Code pénal.
Sur le plan commercial international, en septembre 2025, le Mercosur a signé un accord de libre-échange avec l’Association européenne de libre-échange (AELE). Par ailleurs, après 25 ans de négociations, le Mercosur et l’Union européenne ont annoncé en décembre 2024 la signature d’un accord de libre-échange visant à éliminer les droits de douane sur la plupart des biens. Ces accords ouvrent des perspectives nouvelles pour les exportateurs, bien que leur mise en œuvre demeure soumise à ratification.
⚠ Point d’attention – Tarifs douaniers américains : En novembre 2025, les États-Unis ont signé un accord avec l’Argentine pour réduire les droits de douane sur certaines denrées agricoles, en échange d’une ouverture réciproque aux produits américains. Parallèlement, les États d’Amérique latine, dont l’Argentine, font face à un tarif de base de 10 % instauré en avril 2025 dans le cadre de la politique commerciale de l’administration Trump. Compte tenu de la proximité politique entre Milei et Trump, le gouvernement argentin a adopté une attitude positive face à ces tarifs, et il a été évoqué une possible négociation pour ramener les droits à zéro pour l’Argentine. L’impact net sur les exportations argentines — principalement des carburants, de l’aluminium et des boissons alcoolisées vers les États-Unis — reste limité, mais la situation mérite un suivi attentif dans un contexte commercial mondial instable.
⚠ Point d’attention – Viabilité du régime de change : Le marché ne semble pas convaincu de la viabilité du dispositif actuel de bande glissante et considère la monnaie comme surévaluée, son taux de change réel multilatéral à fin octobre 2025 étant encore supérieur de 14 % à sa moyenne historique. La constitution de réserves de change reste une vulnérabilité critique. Si cet objectif n’était pas atteint, le gouvernement pourrait être exposé à un nouveau choc de confiance.
Sources : DG Trésor – Argentine, indicateurs et conjoncture (2025), Banque mondiale – Argentine (2024-2025), FMI – Argentine (2025-2026), Boursorama/AFP – Croissance +4,4 % en 2025 (fév. 2026), Boursorama – Balance commerciale 2025 (janv. 2026), 21news.be – Excédent budgétaire 2025 (fév. 2026), Trading Economics – Inflation Argentine (fév. 2026), Infobae – Inflation 2025 et nouveau panier INDEC (janv. 2026), Coface – Fiche risque pays Argentine (2025-2026), Bpifrance – Fiche pays Argentine (sept. 2025), La Finance pour tous – Bilan économique post-élections (oct. 2025), IFRAP – Ajustement budgétaire argentin (sept. 2025), Worldometer/FMI – PIB nominal 2025, Allianz Trade – Risque pays Argentine (2025-2026), OCDE – Étude économique de l’Argentine 2025
Commerce extérieur
Population (millions, 2024)1 : 47,16
Taux de croissance du PIB réel1 : 2025 : (estim.) 5 % ; 2024 : 0,1 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2023)2 : 25 876
Échanges de marchandises (2023, Md USD, évolution sur 2022)3 :
Export : 66,8 (-24,43 %)
Import : 73,7 (-9,57 %)
Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché en 2022)3 :
1 – Chine 21,5 %
2 – Brésil 19,6 %
3 – Union européenne 13,6%
4 – États-Unis 12,7 %
5 – Bolivie 2,7 %
Exportations françaises 20234 : 0,87 Md EUR, +2,47 %
Indice de perception de la corruption5 : 98/180
Sources : 1. FMI. 2. Banque mondiale. 3. OMC.
4. Douanes françaises. 5. Transparency international.
Risques et paiements
Mobilité
Chiffres clés
Population (2020) : 45,4 millions d’habitants, dont population urbaine : 92 %.
Langues : l’espagnol est la langue officielle.
Religions : catholiques romains : 88 % ; protestants : 7 % ; juifs : 2 % ; autres : 3 %. Le catholicisme est la religion d’État.
Nombre de Français immatriculés (2020) : 10 695.
Nombre d’entreprises françaises implantées : 241.
Émissions CO2 (tonnes/hab., 2019) : 4,4 t.
Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2021) : 68e, niveau « élevé ».
Sources : MEAE, Banque mondiale, Commission européenne (base de données EDGAR), FMI, Institute for Economics & Peace pour le GPI et Le Moci.
S’y rendre
Formalités
Il n’est pas requis de visa en Argentine pour les titulaires de passeports français, à condi-tion que le séjour soit inférieur à trois mois. Les voyageurs de nationalité française doivent cependant présenter un passeport valable au moins 6 mois à compter de la date d’entrée en Argentine.
Visas d’affaires : si votre séjour en Argentine est supérieur à 3 mois et a le travail pour motif, il faut demander un visa de travail (résidence temporaire).
En Argentine, compte tenu de l’évolution de la situation sanitaire, l’accès au territoire national en provenance de l’étranger est ouvert exclusivement : aux ressortissants de nationalité argentine ; aux ressortissants d’autre nationalité résidents en Argentine ; selon des conditions et sous réserve de répondre aux critères déterminés dans les dispositions figurant sur le site du consulat argentin à Paris (https://efran.cancilleria.gob.ar/) et du ministère argentin de l’Intérieur (https://www.argentina.gob.ar/interior/migracionesen espagnol).
Les autorités argentines ont mis en place les restrictions d’accès au territoire argentin suivantes : suspension ou restriction des vols en provenance ou à destination de zones jugées à haut risque sanitaire par les autorités nationales (liste évolutive, en fonction de la situation épidémiologique mondiale) ; mesure de quarantaine obligatoire et réalisation d’un test antigénique et d’au moins deux tests PCR pour tout voyageur autorisé à entrer en Argentine (test PCR moins de 72 h avant le départ du vol ; test antigénique à l’aéroport suivi d’un test PCR si le résultat du test antigénique est positif ; test PCR sept jours après l’entrée sur le territoire argentin). La quarantaine est levée après présentation d’un résultat négatif à l’issue du troisième test. En cas de résultat positif du test à l’arrivée en Argentine, le voyageur devra réaliser sa quarantaine dans un établissement prévu à cet effet par les autorités argentines. Les trois tests et les frais éventuels de séjour pour la quarantaine sont à la charge du voyageur. Les personnes pouvant prouver avoir contracté le Covid-19 dans les 90 jours et au moins 10 jours précédant leur voyage sont dispensées de présenter un test PCR négatif.
Sources : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/argentine/, Dirección Nacional de Migraciones et Business France.
Y travailler
Le marché du travail
L’Argentine a une longue histoire d’instabilité politique et économique avec des fluctuations de croissance significatives chaque année. En 2020, le pays a enregistré une baisse de son PIB estimée à 10 %, principalement en raison des impacts de la pandémie du Covid-19. L’Argentine a connu l’un des verrouillages les plus stricts et les plus longs au monde et, bien que la pandémie n’ait pas coûté autant de vies en Argentine que dans d’autres grands pays d’Amérique latine, la situation économique déjà fragile a été aggravée par la bataille difficile contre le Covid-19. Cependant, la deuxième économie d’Amérique du Sud devrait se redresser dans les années à venir, les estimations du FMI d’avril 2021 prévoyant une croissance de 5,8 % pour 2021 et 2,5 % pour 2022, sous réserve de la reprise économique mondiale post-pandémique.
En 2020, le taux de chômage en Argentine était de 11,4% et devrait baisser à 10,6 % en 2021 et 9,3 % en 2022. Le gouvernement argentin a du mal à lutter contre les niveaux élevés de pauvreté et de chômage, et près de la moitié de la main-d’œuvre nationale est employée dans le secteur informel. La situation sociale du pays est caractérisée par des tensions sous-jacentes constantes entre le gouvernement et les syndicats au sujet des réformes annoncées. Près d’un tiers de la population argentine vit en dessous du seuil de pauvreté.
Si l’activité redémarre en 2022, les secteurs porteurs d’emploi seront : les énergies (conventionnelles et renouvelables), les mines, les services (numériques principalement), et les infrastructures (secteur mis un peu en sommeil par le gouvernement à cause des difficultés actuelles).
Les postes qualifiés (techniciens et ingénieurs) seront très recherchés dans ces secteurs.
Sources : https://www.tradesolutions.bnpparibas.com/fr/explorer/argentine/apprehender-le-contexte-economique et BPO Solver.
Le cadre légal du travail
L’Argentine est un état fédéral, cependant le droit du travail, celui de la protection sociale et celui de la santé sont définis au niveau national. La législation du travail en Argentine est complexe et très détaillée (environ 300 sections). Elle s’applique aux contrats de travail, aux droits et obligations de l’employeur et du salarié, aux contrats d’emploi spéciaux (temps partiel, durée déterminée, saisonniers…), à la rémunération et à la protection des salariés, aux horaires de travail, aux fêtes légales et aux congés payés, à la protection de la maternité, à l’âge minimum et à la protection des jeunes travailleurs, à la suspension et à la résiliation du contrat de travail et à la délocalisation des entreprises.
L’Argentine est un état fédéral, cependant le droit du travail, celui de la protection sociale et celui de la santé sont définis au niveau national. La législation du travail en Argentine est complexe et très détaillée (environ 300 sections).
Elle s’applique aux contrats de travail, aux droits et obligations de l’employeur et du salarié, aux contrats d’emploi spéciaux (temps partiel, durée déterminée, saisonniers…), à la rémunération et à la protection des salariés, aux horaires de travail, aux fêtes légales et aux congés payés, à la protection de la maternité, à l’âge minimum et à la protection des jeunes travailleurs, à la suspension et à la résiliation du contrat de travail et à la délocalisation des entreprises.
Des lois supplémentaires ont également été promulguées pour régir les relations employés-employeurs dans certains secteurs d’activité. Des conventions collectives secto-rielles couvrent aussi la plupart des travailleurs, cependant leur application est limitée (hormis en matière de fixation de la rémunération).
Salaire minimum légal : 28 080 ARS/ mois (246 euros), payable en 13 fois.
Durée de travail : 8 heures/jour et 48 heures/ semaine.
Rémunération, avantages et impôts : salaire en fonction de la formation et de l’expérience, déterminé par les conventions collectives de branches (« paritarias »).
Jours chômés hebdomadaires : samedi et dimanche.
Horaires de travail
Administrations : 9 h – 17 h.
Entreprises : 9 h – 17 h.
Banques : 9 h – 15 h.
Commerces : à Buenos Aires les commerces font la journée continue. En province, ils respectent la sieste et ferment de 13 h à 17 h.
Sources : BPO Solver, MEAE, ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale et Business France.
Meilleurs sites d’emploi
www.zonajobs.com.ar
www.bumeran.com.ar
www.computrabajo.com
www.execuzone.com
www.empleos.clarin.com
www.randstad.com.ar
www.manpower.com.ar
Vie pratique
Coût de la vie
Monnaie : peso argentin (ARS).
Taux de change : 1 EUR = 113,9 ARS (9-08-2021).
Indice Big Mac : 3,94 USD.
Se loger : loyer entre 200 et 400 euros/mois pour un studio dans un quartier résidentiel de Buenos Aires ; entre 400 et 1 300 euros/mois pour un trois pièces. Contrat de location d’une durée de deux ans minimum. Les contrats à court terme ont tendance à se développer afin de mieux répondre à la demande de la clientèle étrangère. Payé en pesos, le loyer peut être négocié pour la durée du bail si payé en dollars américains.
Indice Mercer du coût de la vie (logement compris, 209 villes) : Buenos Aires (168e).
Sources : MEAE, Expat.com, Mercer, Numbeo.com, The Economist et XE currency converter.
Informations utiles
Distances de ville à ville
Buenos Aires – Rosario : 298 km.
Buenos Aires – Santa Fé : 467 km.
Buenos Aires – Cordoba : 700 km.
Buenos Aires – Mendoza : 1 197 km.
Déplacements de ville à ville
Infrastructures routières : les routes sont généralement asphaltées et en bon état sur les principaux axes (parfois à péage). L’état des routes secondaires est très variable.
Le réseau ferroviaire interurbain est pratiquement inexistant et a été remplacé par des bus ou des combis.
Le transport aérien a été libéralisé en 2018 et de nouveaux acteurs ont fait leur apparition, dont les compagnies low cost. Norwegian, qui dessert Buenos Aires depuis Londres, Madrid et New York, assure des vol intérieurs vers 6 destinations. Une autre compagnie, Flybondy, assure des vols vers 13 destinations en Argentine depuis Buenos Aires. Une 3e compagnie, JetSmart, a démarré son activité en avril 2019.
Nature du réseau électrique
220 volts.
Télécommunications
Indicatif : +54 (Buenos Aires : 11, Cordoba : 351, Rosario : 341).
Qualité du réseau mobile : bonne dans les agglomérations. Attention : tarifs du « roaming » élevés.
Qualité du réseau Internet : bonne dans les agglomérations.
Principaux jours fériés 2021
11 octobre : jour de respect de la diversité culturelle.
8 décembre : Immaculée Conception.
25 décembre : Noël.
Contacts
Sources d’informations Internet
www.casarosada.gob.ar : site de la présidence de la République.
www.argentina.gob.ar : site du gouvernement.
www.bcra.gob.ar : Banque centrale d’Argentine.
www.lepetitjournal.com/buenos-aires : en français.
Contacts utiles
En France
Ambassade d’Argentine
www.efran.mrecic.gov.ar
Section consulaire
[email protected]
Sur place
Ambassade de France
https://ar.ambafrance.org
Consulat général de France à Buenos Aires
https://ar.ambafrance.org/-Consulat-general-a-Buenos-Aires-
[email protected]
Service économique régional de Buenos Aires
www.tresor.economie.gouv.fr/se/argentine
Bureau Business France en Argentine
http://export.businessfrance.fr/argentine/ export-argentine-avec-notre-bureau.html
[email protected]
Chambre de commerce et d’industrie franco-argentine
www.ccifa.com.ar
Logistique & Douane
La Banque mondiale a annoncé en septembre 2021 l’arrêt de la publication Doing Business. Nous rappelons ici les dernières évaluations disponibles.
Dans le classement « Doing Business 2020 », l’Argentine était classée au 119e rang mondial (+6 places par rapport à 2019) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.
• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 21 h. ; coût 150 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (25 h. ; 60 USD).
• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 60 h. ; coût 1 200 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (166 h. ; 120 USD).
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