Arabie Saoudite

Économie

Dernière mise à jour : octobre 2026

Informations pays

Population : 35,3 millions d’habitants (GASTAT, estimations 2024)

Capitale : Riyad

Devise : Riyal saoudien (SAR)

Décalage horaire avec la France : +2 h en hiver, +1 h en été

Climat : À Riyad – Température moyenne la plus basse en janvier : 6,9 °C ; température moyenne la plus haute en juillet : 43,4 °C

Indicateurs économiques

Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +4,5 % (réalisé, GASTAT) ; 2024 : +2,0 % (FMI, Article IV 2025) ; 2026 : +1,7 % (FMI, Article IV 2026, prévision sous l’effet du conflit régional)

PIB nominal : 2025 : 1 277 Md USD (SAR 4 789 Md, GASTAT) ; 2026 : 1 389 Md USD (projection FMI)

Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat : 61 973 USD en 2024 (Banque mondiale, PPA, prix constants 2017)

Inflation (IPC, moyenne annuelle) : 2024 : +1,7 % (réalisé) ; 2025 : +2,0 % (réalisé, FMI Article IV 2025) ; T1 2026 : +1,8 % sur un an (SAMA) ; 2026 : +2,2 % (prévision FMI Article IV 2026)

Solde budgétaire (% du PIB) : 2024 : −2,8 % (réalisé) ; 2025 : −5,8 % (FMI Article IV 2026) ; 2026 : −3,7 % (prévision FMI Article IV 2026)

Dette publique (% du PIB) : 2025 : 31,7–33,0 % selon les méthodologies (NDMC/GASTAT) ; 2026 : ~34,1 % en juin 2026 (CEIC/données trimestrielles) ; plafond auto-imposé par les autorités : 40 % du PIB


Conjoncture

⚠ Point d’attention : Depuis le 28 février 2026, un conflit armé de grande ampleur opposant les États-Unis et Israël à l’Iran frappe la région. L’Arabie saoudite a été directement touchée par des frappes de missiles et de drones iraniens visant des installations militaires et des infrastructures pétrolières. Les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont sévèrement affecté les exportations d’hydrocarbures saoudiens, le secteur pétrolier ayant enregistré une baisse d’activité de près de 25 % au deuxième trimestre 2026. Selon les données publiées par Riyad, le PIB s’est contracté de 4,8 % au T2 2026, premier recul depuis 2023. Le FMI a abaissé sa prévision de croissance pour 2026 à +1,7 %, contre +4,5 % projeté avant le conflit. La hausse des prix du pétrole au-dessus du seuil de 100 dollars le baril compense partiellement les pertes de volumes exportés, mais l’impact réel sur les investissements étrangers, le secteur touristique et les projets Vision 2030 reste à évaluer dans la durée.

L’économie saoudienne avait nettement accéléré en 2025, avant l’éclatement du conflit régional. Selon la GASTAT, le PIB réel a progressé de 4,5 % en 2025 par rapport à 2024, porté par la croissance de l’ensemble des activités économiques. Cette dynamique s’est appuyée sur une hausse de 5,7 % des activités pétrolières, une progression de 4,9 % des activités non pétrolières, et une augmentation de 0,9 % des activités gouvernementales. Cette performance marque un rebond prononcé par rapport au +2,0 % enregistré en 2024, année pénalisée à la fois par les réductions volontaires de production OPEP+ et par le retrait progressif des baisses de prix à l’importation.

La dynamique trimestrielle s’est accélérée tout au long de 2025. Au premier trimestre, le PIB réel a progressé de 3,4 % sur un an, porté par une croissance de 4,9 % des activités non pétrolières et de 3,2 % des activités gouvernementales, tandis que les activités pétrolières accusaient encore un recul de 0,5 %. Le T3 2025 a affiché une croissance réelle de 4,8 % en glissement annuel. La croissance a atteint 5,0 % au quatrième trimestre 2025. Sur l’ensemble de l’année, les exportations non pétrolières ont atteint leur plus haut niveau trimestriel historique, à 25,9 milliards de dollars au quatrième trimestre 2025.

En 2024, la croissance avait été freinée par un repli de 4,4 % de l’activité pétrolière, conséquence des quotas OPEP+ maintenus à 9 millions de barils par jour. Le PIB non pétrolier avait néanmoins progressé de 4,5 %, tiré par le commerce de détail, l’hôtellerie et la construction, portant la croissance globale à +2,0 %.

Sur le plan budgétaire, les contraintes se sont accentuées en 2025. Le déficit budgétaire a atteint 93 milliards de riyals au premier semestre 2025, et le ministère des Finances estimait en mi-année que le déficit total pour l’exercice 2025 atteindrait environ 245 milliards de riyals, soit 5,3 % du PIB. Les données finales confirment un déficit de −5,8 % du PIB selon le FMI (Article IV juillet 2026), résultat de la réduction des dividendes supplémentaires versés par Aramco et de la poursuite du financement des grands projets Vision 2030. Des recettes pétrolières plus élevées sont attendues pour réduire les déficits courant et budgétaire en 2026. Le budget 2026 prévoyait initialement un déficit de 3,3 % du PIB, présenté comme un déficit d’investissement délibéré destiné à financer des projets à rendement économique de long terme. Ces projections budgétaires sont cependant directement affectées par le conflit régional, le déficit 2026 étant révisé à −3,7 % du PIB par le FMI en juillet 2026.

La dette publique a progressé plus vite que prévu. La dette publique saoudienne s’établissait à 405 milliards de dollars à fin 2025, contre 324 milliards en 2024, portant le ratio dette/PIB à 33 % en 2025, en hausse de 7 points par rapport à 2024. Au deuxième trimestre 2026, ce ratio s’élevait à 34,1 % du PIB nominal. Ce niveau reste très en deçà du plafond de 40 % fixé par les autorités. En mai 2026, Moody’s a confirmé la note souveraine Aa3 avec perspective stable, soulignant la résilience de l’économie saoudienne face aux risques géopolitiques régionaux, notamment grâce à la flexibilité de ses exportations pétrolières via le pipeline Est-Ouest et les terminaux de la mer Rouge. Les notations de Fitch (A+, stable) et S&P (A+, stable) complètent ce tableau souverain solide.

L’inflation est demeurée contenue, bien qu’en légère hausse. En 2025, l’inflation a reflué sous les 2 %, dans un contexte de marché du travail tendu et de chômage des nationaux à des niveaux historiquement bas. Au premier trimestre 2026, le taux d’inflation s’établissait à +1,8 % en glissement annuel. Le FMI projette une hausse modérée de l’inflation à 2,2 % en 2026, sous l’effet des coûts de transport et d’assurance maritime plus élevés, partiellement compensés par la modération des loyers et les plafonds administratifs sur certains produits.

Les perspectives de croissance pour 2026 ont été profondément révisées à la baisse du fait du conflit régional. En supposant une normalisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz dans les prochains mois, le FMI estimait début juin 2026 qu’une reprise pourrait s’amorcer, avec une croissance annuelle 2026 bien inférieure aux prévisions initiales mais se maintenant autour de 2 %, soutenue par la demande intérieure, les dépenses publiques et l’exécution de projets publics et privés. Les données du T2 2026, plus dégradées qu’anticipé, font peser un risque baissier supplémentaire sur cette estimation, le FMI révisant finalement la prévision à +1,7 % dans son Article IV de juillet 2026. Les administrateurs du FMI ont salué la résilience de l’économie saoudienne face à la guerre, soulignant que cette résistance tient à la solidité des fondamentaux macroéconomiques et à une infrastructure énergétique et logistique diversifiée, notamment le pipeline Est-Ouest.

Le plan Vision 2030 continue d’orienter la stratégie de diversification économique, à l’approche de sa troisième phase entamée en 2026. Selon le rapport annuel Vision 2030 pour 2025, les activités non pétrolières représentent désormais plus de la moitié du PIB réel du royaume ; 225 initiatives sur 1 290 ont été pleinement mises en œuvre, et 935 autres sont en bonne voie. Les activités non pétrolières représentent environ 56 % du PIB, contre 47 % lors du lancement de Vision 2030 en 2016. Au total, 93 % des indicateurs de performance de Vision 2030 sont soit atteints, soit en bonne voie. Le conflit régional constitue désormais un facteur de risque majeur pour certains projets phares, notamment NEOM et les échéances de l’Expo 2030 et de la Coupe du monde 2034. Les mégaprojets intégrés à Vision 2030, dont The Line et la station de ski Trojena, accusaient déjà des retards importants avant le conflit en raison d’un déficit de capitaux étrangers.

Les entrées d’IDE ont atteint un niveau record en 2025. Selon le Rapport sur l’investissement mondial de la CNUCED publié en juillet 2026, l’Arabie saoudite a progressé au 13e rang mondial des économies attractrices d’IDE en 2025, contre le 17e en 2024, avec des flux nets de 32,6 milliards de dollars, en hausse de 53 % par rapport aux 21,3 milliards enregistrés en 2024. En 2024, les données révisées de la GASTAT avaient déjà montré une nette amélioration : l’Arabie saoudite avait attiré 119 milliards de riyals (31,7 milliards de dollars) d’IDE, soit une hausse de 24 %, un chiffre révisé à la hausse de 37 % par rapport aux estimations initiales. Ces entrées restent toutefois très en deçà de l’objectif Vision 2030 de 100 milliards de dollars annuels à l’horizon 2030. L’impact du conflit régional en cours sur les flux d’IDE de 2026 reste à évaluer.

La population enregistrée par la GASTAT s’élevait à 35,3 millions d’habitants à fin 2024. La population a augmenté de 4,7 % par rapport à 2023 ; les nationaux saoudiens représentaient 19,6 millions de personnes (55,6 % du total), tandis que les résidents non saoudiens atteignaient 15,7 millions (44,4 %).

Sources : FMI – Article IV 2026, Conclusions du Conseil d’administration (juillet 2026), FMI – Article IV 2025, Conclusions du Conseil d’administration (août 2025), FMI – Mission Article IV 2026, Déclaration de fin de mission (juin 2026), GASTAT – PIB 2025 et T4 2025, résultats annuels (mars 2026), GASTAT – PIB T3 2025 (décembre 2025), GASTAT – Estimations démographiques 2024, Banque mondiale – RNB/hab. PPA Arabie Saoudite (2024), Ministère des Finances saoudien – Budget Statement FY2026 (décembre 2025), Ministère des Finances saoudien – Rapport d’exécution budgétaire S1 2025, SAMA – Rapport sur l’inflation T1 2026, SPA / Moody’s – Confirmation notation Aa3, perspective stable (mai 2026), SPA / CNUCED – Rapport sur l’investissement mondial, classement IDE Arabie saoudite (juillet 2026), Arab News – Rapport annuel Vision 2030 pour 2025 (avril 2026), Israj – La guerre au Moyen-Orient fait plonger l’économie saoudienne (septembre 2026), RTS – La guerre au Moyen-Orient compromet la modernisation saoudienne (mars 2026)

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

⚠ Point d’attention : Depuis le 28 février 2026, un conflit armé de grande ampleur opposant les États-Unis et Israël à l’Iran frappe la région. L’Arabie saoudite a été directement touchée par des frappes de missiles et de drones iraniens visant des installations militaires et des raffineries, dont la raffinerie d’Aramco à Ras Tanura. Des économistes estiment qu’en cas de fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, la production de pétrole pourrait baisser de 12 % en Arabie saoudite, avec un impact potentiel de −3 % sur le PIB. L’impact réel sur l’activité économique, les exportations pétrolières et les investissements étrangers est en cours d’évaluation et constitue à ce stade le principal facteur de risque pesant sur les perspectives 2026 de l’Arabie Saoudite.

Données macroéconomiques clés

Population (millions, mi-2024) : 35,3

Taux de croissance du PIB réel : 2025 (réalisé) : +4,5 %, porté par une progression de 5,6 % des activités pétrolières et de 4,9 % des secteurs non pétroliers. La trajectoire devrait se prolonger en 2026, avec une croissance attendue à 4,0 % selon le budget 2026 du ministère des Finances saoudien.

Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 71 600

Échanges de marchandises

Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 305,5 Md USD (−5,0 %)
Import : 232,8 Md USD (+10,3 %)

Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché en 2024)

1 – Chine 23,9 %
2 – Union européenne 18,6 %
3 – États-Unis 8,5 %
4 – Émirats arabes unis 5,5 %
5 – Inde 5,4 %

Exportations françaises 2025 (Douane française) : 4,549 Md EUR, +26,1 %.
Les échanges bilatéraux de biens ont généré un excédent commercial de + 885 M EUR pour la France.

Échanges bilatéraux France – Arabie saoudite

Les bonnes performances de 2025 succèdent à une année plus mitigée. En 2024, les échanges de biens (hors matériel militaire) entre la France et l’Arabie saoudite se sont élevés à 7,6 Md EUR (−19 % par rapport à 2023). Les exportations françaises se sont élevées à 3,6 Md EUR (−13 % par rapport à 2023).

La construction aéronautique et spatiale forme à nouveau le premier poste d’exportations et a représenté 23 % des exportations françaises, malgré une division par deux par rapport à 2023. Les exportations de produits agricoles et alimentaires, et celles de produits pharmaceutiques forment respectivement le deuxième et le troisième poste d’exportations vers l’Arabie saoudite (12 % chacune).

Les importations françaises sont tombées à 4,0 Md EUR (−23 % par rapport à 2023), cette diminution étant presque exclusivement due à la baisse des importations françaises en pétrole brut en valeur (−61 % par rapport à 2023). Le déficit commercial de la France s’est élevé à -399 M EUR, contre -1,1 Md EUR en 2023, soit une baisse de 64 %.

En 2024, l’Arabie saoudite était le 33ème client de la France dans le monde et son 33ème fournisseur. Au Proche et Moyen-Orient, l’Arabie saoudite était le 2ème client de la France, derrière les Émirats Arabes Unis, et son 1er fournisseur.

Indice de perception de la corruption

IPC 2025 (Transparency International, publié en février 2026) : 57/100, soit le rang 45 sur 182 pays, avec une variation de −2 par rapport à l’année précédente. Parmi les pays les mieux classés de la région MENA, l’Arabie saoudite arrive en troisième position, derrière les Émirats arabes unis (69) et le Qatar (58).

Points de vigilance

-Dépendance aux hydrocarbures : les réductions volontaires de la production pétrolière et la baisse des prix du pétrole ont entraîné une diminution des recettes, un creusement des déficits budgétaires et une réduction de l’ampleur de certains projets.

-Risque géopolitique régional : le conflit armé en cours ainsi que le blocage du détroit d’Ormuz depuis février 2026 dans la région pèse sur les perspectives de croissance et d’investissements. La remontée des cours des hydrocarbures autour de 100 dollars est toutefois une bonne nouvelle pour le Royaume. Avant la crise iranienne, JPMorgan tablait sur un prix moyen du baril de Brent à 66 dollars en 2025 (contre 73 dollars précédemment) et à 58 dollars en 2026 ; Goldman Sachs prévoyait 63 dollars en 2025 et 55 dollars en 2026.

-Exportations françaises en repli : les exportations françaises vers l’Arabie saoudite se replient dans certains secteurs : les exportations de véhicules automobiles ont diminué de 22 % à 132 M EUR, et les exportations d’articles d’habillement et d’horlogerie ont respectivement diminué de 17 % et 14 % par rapport à 2023.

-Certification SABER : pour de nombreux produits de consommation, un certificat de conformité SASO (via la plateforme SABER) est requis à l’import en Arabie Saoudite. La complexité documentaire reste élevée : la dématérialisation est avancée, mais le système de certification SABER reste exigeant.

Accords commerciaux

UE – CCG (Conseil de coopération du Golfe) : l’Union européenne (UE) et les pays du Golfe sont liés par un traité de coopération signé en 1988. Dès 1990, la négociation d’un accord de libre-échange était prévue. Plusieurs fois suspendu, puis relancé, cet accord n’a pas abouti à ce jour. Des responsables européens ont appelé à accélérer la négociation d’un accord de libre-échange, alors que le bloc cherche à diversifier ses relations commerciales pour contrer l’impact des tarifs douaniers américains. Le prochain sommet UE-CCG devait se tenir en Arabie saoudite en 2026 mais la date n’est pas encore fixée. Parallèlement, en avril 2025, l’UE et les Émirats arabes unis ont convenu de reprendre les tractations sur un accord de libre-échange bilatéral, dans le cadre d’un effort plus large de l’UE pour approfondir ses relations commerciales avec la région du Golfe. L’Arabie saoudite est toutefois plus encline à rechercher un accord régional dans le cadre du CCG qu’un accord bilatéral.

CCG – AELE : l’Arabie saoudite participe, via le Conseil de coopération du Golfe, à l’accord de libre-échange CCG/Singapour et CCG/pays de l’AELE. L’accord CCG-AELE (Suisse, Norvège, Islande, Liechtenstein) est entré en vigueur le 1er juillet 2014.

Grande Zone Arabe de Libre-Échange (GAFTA) : accord régional créé en 1997 entre 18 pays arabes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, visant à supprimer les droits de douane entre États membres. L’Arabie saoudite en est membre.

OMC : l’Arabie saoudite est membre de l’OMC depuis le 11 décembre 2005.

Sources et lectures complémentaires :

Le Moci – Financement export : Bouygues Construction en pole position pour inaugurer la première « shopping Line » en Arabie Saoudite (2026)

Le Moci-Commerce extérieur : Nicolas Forissier en Arabie Saoudite pour promouvoir les savoir-faire français en matière de grands événements

Le Moci – France-Arabie saoudite : un partenariat stratégique et des contrats à venir

DG Trésor – Accord UE-EAU et implications pour le GCC (avril 2025)

Toute l’Europe – Accords de libre-échange UE en négociation (2026)

Commission européenne – Accès aux marchés, Arabie saoudite

Sources : FMI – Page Arabie Saoudite (2026), DG Trésor – Situation économique Arabie saoudite (mars 2025), DG Trésor – Rapport budgétaire 2026, Arabie saoudite (décembre 2025), OMC – Tariff & Trade Data (2024), DG Trésor – Relations bilatérales France/Arabie saoudite (mars 2025), Ambassade de France en Arabie saoudite – Échanges commerciaux 2024, Transparency International – IPC 2025 (février 2026), DataSaudi – GASTAT (2026)

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 ⚠ Point d’attention : Conflit armé au Moyen-Orient en cours depuis fin février 2026. L’économie mondiale est affectée par la guerre impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran depuis fin février 2026, qui menace d’embraser l’ensemble du...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

Chiffres clés

Population (mi-2024) : 35,3 millions d’habitants, dont population urbaine : environ 92 %.
Langues : arabe et anglais.
Religions : musulmane.
Nombre de Français immatriculés : 5 494 (chiffre le plus récent disponible, 2020 — à confirmer sur sa.ambafrance.org).
Nombre d’entreprises françaises implantées : plus de 100 (estimation 2025).
Émissions CO2 (tonnes/hab., 2023) : 17,15 t.
Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2025) : 90e, en forte progression (+14 rangs).

S’y rendre

Formalités

Les ressortissants français bénéficient d’un accès facilité au territoire saoudien. L’Arabie Saoudite délivre depuis 2019 un visa touristique électronique (e-visa) accessible en ligne aux ressortissants de plus de 60 pays, dont la France. Ce visa est valable un an, permet des entrées multiples et autorise des séjours jusqu’à 90 jours. Il peut être demandé sur le site officiel https://visa.visitsaudi.com. Une obtention sur place à l’arrivée est également possible via des bornes dédiées dans les aéroports de Riyad et de Djeddah, sous réserve de présenter les justificatifs requis, notamment une preuve de couverture médicale.

Un visa de transit gratuit est par ailleurs disponible pour les voyageurs arrivant via Flynas ou Saudi Airlines souhaitant transiter, effectuer une Omra ou faire du tourisme, sous réserve de rester moins de 96 heures sur le territoire.

Pour toute entrée ou sortie, le passeport doit être valide au moins six mois au-delà de la date de fin de séjour.

Les Français voyageant pour motifs professionnels (y compris les travailleurs immigrés/expatriés) restent soumis à l’obligation de visa professionnel, qui doit être sollicité auprès de l’ambassade d’Arabie Saoudite à Paris. Toute demande de visa professionnel doit être garantie par un répondant (« sponsor ») saoudien ou un expatrié résidant dans le pays. Les étrangers résidant en Arabie Saoudite dépendent d’un répondant et doivent disposer d’une carte de séjour (« iqama »).

Depuis les réformes du travail entrées en vigueur en 2021 et renforcées en 2025, les expatriés ont gagné en liberté : ils peuvent désormais changer d’employeur en fin de contrat sans autorisation préalable de leur sponsor, et peuvent eux-mêmes demander leurs permis de sortie via la plateforme Qiwa. Néanmoins, il reste courant que l’employeur conserve le passeport de l’employé. La détention d’un second passeport est interdite. En cas de litige avec un particulier ou une entreprise saoudienne, les difficultés pour quitter le pays peuvent demeurer importantes.

Il est à noter que les autorités saoudiennes ne délivrent pas de visas aux personnes dont le passeport contient des tampons ou visas israéliens. Il convient également d’éviter d’exprimer des opinions que les autorités pourraient considérer comme portant atteinte à l’ordre public, y compris sur les réseaux sociaux.

Pour les motifs religieux (pèlerinage Hajj ou Omra), une procédure et un visa spécifiques sont requis. Depuis le 1er février 2025, la vaccination contre les infections invasives à méningocoques avec un vaccin quadrivalent (ACWY) est obligatoire pour tous les pèlerins effectuant la Omra ou le Hajj. Un justificatif de vaccination sera exigé à l’aéroport. Pour la Omra, il est également nécessaire de s’inscrire sur la plateforme Nusuk.

Santé

Avant votre départ, consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire. L’Arabie Saoudite dispose d’excellentes structures médicales. La délivrance et le renouvellement de la carte de séjour (« iqama ») sont conditionnés au résultat négatif d’un test VIH imposé par les autorités.

Vaccinations

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée. Autres vaccinations conseillées (selon les conditions d’hygiène et la durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B. Pour des séjours de longue durée, la vaccination contre la rage peut être recommandée. Depuis le 1er février 2025, la vaccination méningococcique ACWY est obligatoire pour toute personne se rendant sur les lieux saints (Omra, Hajj), administrée au moins 10 jours avant le départ.

Y travailler

Le marché du travail

L’Arabie Saoudite continue de recourir aux travailleurs étrangers pour combler ses importants besoins en main-d’œuvre qualifiée, dans un contexte de forte transformation économique portée par le programme Vision 2030. Pour les expatriés, cela se traduit par un marché dynamique et bien rémunéré, mais fortement réglementé. Les profils étrangers qui combinent expertise technique et capacité à former des équipes saoudiennes sont particulièrement recherchés.

Le marché du travail affiche des niveaux d’emploi historiquement élevés. Le taux de chômage global (Saoudiens et non-Saoudiens) s’est établi à 2,8 % au T1 2025, un niveau record, avant de remonter légèrement à 3,4 % au T3 2025 selon les données de la GASTAT. Ce taux est de 7,5 % pour les seuls Saoudiens et de 1,4 % pour les non-Saoudiens, illustrant la très forte dépendance du royaume à une main-d’œuvre étrangère pour les postes d’exécution comme pour les fonctions qualifiées.

La politique de « saoudisation » (programme Nitaqat) impose des quotas de recrutement de nationaux dans le secteur privé, renforcés en 2024-2025 dans plusieurs secteurs (ingénierie, comptabilité, pharmacie, santé). Les postes peu qualifiés sont de plus en plus réservés aux Saoudiens, tandis que les fonctions très techniques ou hautement stratégiques restent largement ouvertes aux expatriés.

Depuis juillet 2025, un nouveau système de classification des permis de travail distingue trois catégories : High-skilled (diplômes supérieurs, expérience confirmée), Skilled (techniciens, cadres intermédiaires) et Basic (profils d’exécution et de service). Les contrats des non-Saoudiens doivent être enregistrés sur la plateforme Qiwa.

Il est généralement nécessaire de trouver un emploi depuis son pays d’origine. Les entretiens se déroulent habituellement à distance, avant l’obtention du visa de travail (dont le traitement peut prendre jusqu’à deux mois).

Les secteurs porteurs

Sous l’effet de la Vision 2030, les secteurs à forte valeur ajoutée concentrent la demande de talents étrangers : pétrole et gaz, ingénierie et BTP (méga-projets NEOM, Red Sea Project, Qiddiya), technologies de l’information, intelligence artificielle et données, finance et banque, santé, énergies renouvelables (solaire, éolien), tourisme et hôtellerie, ainsi que logistique et commerce de détail. L’Arabie Saoudite se classe deuxième au monde pour les perspectives professionnelles et les salaires dans l’Index « Working Abroad » 2024 d’InterNations.

Le cadre légal du travail

Salaire minimum légal : pas de salaire minimum général (un minimum de 1 500 SAR s’applique aux seuls ressortissants saoudiens dans le secteur privé).
Durée de la période d’essai : la législation prévoit une période pouvant aller jusqu’à 180 jours.
Durée de travail : 8 heures par jour ou 48 heures par semaine (réduit à 6 heures par jour pendant le mois de Ramadan).
Rémunération et avantages : package comprenant salaire de base, logement et transport. S’y ajoutent l’assurance-maladie, un billet d’avion annuel vers son pays d’origine et, en fin de contrat, une indemnité de fin de service (un demi-mois de salaire pour chacune des cinq premières années, puis un mois par année suivante).
Jours chômés hebdomadaires : vendredi et samedi (depuis juin 2013).

Horaires de travail

Administrations : du dimanche au jeudi.
Entreprises : 9 h – 13 h et 16 h 30 – 20 h 00, avec quelques variations régionales. Fermées le vendredi et le samedi.
Banques : du dimanche au jeudi.

Meilleurs sites d’emploi

www.mihnati.com,
www.glassdoor.fr,
www.monstergulf.com,
www.bayt.com/en/saudi-arabia,
www.gulftalent.com/saudi-arabia/jobs,
https://fr.indeed.com/Emplois-Arabie-Saoudite.

Vie pratique

Coût de la vie

Monnaie : riyal saoudien (SAR).
Taux de change : 1 EUR ≈ 4,30 à 4,51 SAR selon les périodes (moyenne 2025-2026 ; taux indicatif à vérifier sur xe.com avant tout déplacement).
Se loger : pour un studio à Riyad, compter entre 200 et 900 euros ; pour un trois pièces, entre 400 et 1 200 euros. À Djeddah, 200-500 euros et 300-1 200 euros respectivement (chiffres les plus récents disponibles).
Indice Mercer du coût de la vie (226 villes, 2024) : Riyad (90e), Djeddah (97e).

Informations utiles

Distances de ville à ville
Riyad – La Mecque : environ 879 km.

Déplacements de ville à ville
Infrastructure routière : l’automobile est un bon moyen pour se déplacer. De manière générale, le réseau routier est excellent. Les habitudes de conduite peuvent toutefois être dangereuses. Le port de la ceinture est obligatoire. Le véhicule doit être assuré. Il est vivement recommandé de souscrire une assurance tous risques compte tenu des dispositions de la loi saoudienne (le conducteur paie le « prix du sang » s’il est responsable de blessures graves ou du décès d’un tiers).
Réseau ferroviaire : il est possible de se rendre de Riyad à Dammam par le train. Les voitures sont tout à fait confortables.
Transport aérien : la sécurité est assurée dans les aéroports avec une vigilance particulière. Sur les lignes intérieures, le transport est assuré dans de bonnes conditions par la compagnie nationale Saudia et plusieurs compagnies privées (dont Flynas).

Nature du réseau électrique
127-220 volts. Différentes prises de courant, adaptateur nécessaire.

Télécommunications
Indicatif : +966.
Qualité du réseau mobile : excellente. Avec un mobile français en itinérance (« roaming »), la couverture est très bonne mais ce type d’utilisation reste onéreux. Les personnes entrant avec un visa de tourisme peuvent se procurer une carte SIM dès leur arrivée à l’aéroport.
Qualité du réseau Internet : l’accès à Internet est autorisé mais soumis à la censure.

Principaux jours fériés 2026
22 février : Jour de la Fondation du Royaume.
20-23 mars : Aïd al-Fitr (Fête de la rupture du jeûne, durée variable selon l’observation de la lune).
26-29 mai : Aïd al-Adha (Fête du sacrifice, durée variable).
23 septembre : Fête nationale (Jour de l’Unification du Royaume).
Note : les dates des fêtes islamiques sont fixées selon le calendrier lunaire et peuvent varier d’un à deux jours par rapport aux estimations.

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – Conseils aux voyageurs (2026), Ambassade de France en Arabie Saoudite (2026), Direction générale du Trésor (2025), Institute for Economics & Peace – GPI 2025, Mercer Cost of Living 2024, Trading Economics – Taux de chômage Arabie Saoudite (2025), Arab News FR – Chômage T1 2025, CountryEconomy – Émissions CO2 (2023), BNP Paribas Trade Solutions (oct. 2025), SaudiMadame – Conditions de travail (2025), Consulat général de France à Djeddah – Jours fériés 2026, Visit Saudi – Réglementation visa (2026), Le Moci.

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

En France

AMBASSADE D’ARABIE SAOUDITE EN FRANCE
Représentation diplomatique du Royaume auprès de la République française.
Adresse : 92, rue de Courcelles, 75008 Paris
Tél. : +33 (0)1 56 79 40 00
Email : [email protected]
Site : embassies.mofa.gov.sa/sites/France/FR/Pages/default.aspx

SECTION CONSULAIRE D’ARABIE SAOUDITE
Traitement des visas et démarches consulaires pour les ressortissants français et saoudiens.
Adresse : 29, rue des Graviers, 92200 Neuilly-sur-Seine
Tél. : +33 (0)1 47 47 62 63
Email : [email protected]

CHAMBRE DE COMMERCE FRANCO-ARABE (CCFA)
Fondée en 1970 par la France et la Ligue arabe, la CCFA renforce les relations commerciales bilatérales entre la France et l’ensemble des pays arabes, dont l’Arabie Saoudite. Organisation de forums, légalisations de documents commerciaux.
Adresse : 250, boulevard Saint-Germain, 75007 Paris
Site : ccfranco-arabe.fr

Sur place

Les acteurs publics

AMBASSADE DE FRANCE EN ARABIE SAOUDITE – RIYAD
Représentation diplomatique française. Les démarches administratives des ressortissants français s’effectuent auprès de la section consulaire de l’ambassade à Riyad ou du consulat général à Djeddah.
Adresse : Quartier diplomatique, PO Box 94367, Riyad 11693
Tél. : +966 11 43 44 100
Tél. urgences consulaires : +966 (0)5 05 28 27 15
Email : [email protected]
Site : sa.ambafrance.org

CONSULAT GÉNÉRAL DE FRANCE À DJEDDAH
Services consulaires pour les Français résidant ou de passage dans la région Ouest du Royaume.
Adresse : Al Hamra District, 6868 Al Aman, 23324 Djeddah
Tél. : +966 (12) 610 89 00
Tél. urgences : +966 (0)5 05 28 27 15
Email général : [email protected]
Email administration françaises : [email protected]
Site : djeddah.consulfrance.org

SERVICE ÉCONOMIQUE DE RIYAD – DG TRÉSOR
Analyse du risque pays, suivi des grands projets, animation des relations économiques bilatérales. Le service économique de Riyad a compétence sur l’ensemble du territoire saoudien et sur le Bahreïn. Chef du service : Samuel Ménard.
Adresse : Ambassade de France, Quartier diplomatique, PO Box 94009, Riyad 11696
Tél. : +966 11 434 41 51
Email : [email protected]
Site : tresor.economie.gouv.fr/Pays/SA

BUSINESS FRANCE – BUREAUX DE RIYAD ET DJEDDAH
Les bureaux Business France de Riyad et de Djeddah accompagnent les entreprises françaises dans leurs démarches à l’exportation et leur développement sur le marché saoudien. Le bureau de Riyad, basé au sein de l’ambassade, regroupe ses activités autour de quatre pôles sectoriels : Industries & Cleantech, Agrotech, Tech & Services, Art de Vivre & Santé.
Email Riyad : [email protected]
Email Djeddah : [email protected]
Site : world.businessfrance.fr/middle-east/saudi-arabia-riyadh/

Les acteurs privés

CONSEIL D’AFFAIRES FRANCO-SAOUDIEN (CAFS)
Enregistré par décret royal sous les Chambres de commerce saoudiennes depuis 2003, le CAFS est la principale enceinte de rencontre entre les communautés d’affaires française et saoudienne en Arabie Saoudite. Premier conseil d’affaires saoudien à avoir été autorisé à ouvrir ses membres à des entreprises étrangères (2023).
Adresse : P.O. Box 16683, Riyad 11474
Site : cafs.org.sa

CERCLE D’AFFAIRES FRANCO-SAOUDIEN DE DJEDDAH (CAFSDA)
Depuis près de 25 ans, le CAFSDA promeut et développe les relations d’affaires entre la France et la région Ouest du Royaume (Djeddah et alentours).
Email : [email protected]
Site de référence : djeddah.consulfrance.org

SIA PARTNERS – BUREAU DE RIYAD
Cabinet de conseil en management d’origine française, présent en Arabie Saoudite depuis 2009 et dont le bureau de Riyad est le siège régional pour le Moyen-Orient. Sia Partners accompagne ministères, grandes entreprises et fonds souverains saoudiens sur des sujets de stratégie, transformation, énergie, innovation, cybersécurité et data. Plus de 100 consultants déployés en Arabie Saoudite, Émirats et Qatar.
Adresse : Tawuniya Towers, 6897 King Fahad Road, Olaya District 12211, Riyad
Site : sia-partners.com

ISTICHARA CONSULTING
Expert-comptable diplômé en France, spécialisé dans l’implantation des entreprises françaises en Arabie Saoudite. Accompagnement en création de société, optimisation fiscale (TVA saoudienne), conformité réglementaire et démarches MISA.
Site : saudi-arabia.istichara-consulting.com

Avocats d’affaires francophones

MBL LAW FIRM – RIYAD
Cabinet d’avocats fondé à Riyad, référencé par Business France sur les lots « Droit et fiscalité » et « Administration et gestion de filiale ». Son fondateur et ses associés sont francophones. Spécialisé en droit des affaires saoudien.
Adresse : P.O. Box 66144, Riyad 11576
Tél. : +966 (1) 477 77 99
Site : teamfrance-export.fr (fiche Business France)

AS&H CLIFFORD CHANCE – RIYAD
Joint-venture entre le cabinet international Clifford Chance et AS&H (Abuhimed Alsheikh Alhagbani Law Firm), opérationnel depuis mai 2023 sous licence saoudienne. Cabinet de référence pour les grandes transactions (finance, capital markets, corporate, M&A, énergie). Dispose d’un desk francophone via le réseau international Clifford Chance (Paris).
Adresse : Building 15, The Business Gate, King Khaled International Airport Road, Cordoba District, Riyad
Tél. : +966 11 481 9700
Email : [email protected]
Site : ashcliffordchance.com

DLA PIPER – RIYAD
Cabinet international d’avocats avec bureau à Riyad (et Al-Khobar). Accompagnement des entreprises françaises et internationales en droit des affaires, corporate, projets et contentieux. Desk francophone disponible via le réseau international DLA Piper (Paris).
Adresse : Burj Plus, 5th Floor, King Abdullah Road, Riyad 12271
Tél. : +966 11 492 9052
Site : dlapiper.com/en/locations/middle-east/riyadh

BAKER McKENZIE – RIYAD ET DJEDDAH
Présent en Arabie Saoudite depuis 1979, Baker McKenzie dispose de bureaux à Riyad (Laysen Valley) et Djeddah, avec une équipe de plus de 60 avocats. Couverture complète : finance, M&A, corporate, énergie, projets, droit du travail. Réseau francophone via le bureau de Paris.
Site : bakermckenzie.com/en/locations/emea/saudi-arabia

L’Ambassade de France en Arabie Saoudite publie une liste indicative d’avocats francophones (mise à jour mars 2025) : sa.ambafrance.org/Liste-indicative-des-avocats-francophones

Sources d’information internet

saudi.gov.sa — Portail officiel du gouvernement saoudien

customs.gov.sa — Autorité générale des douanes (tarif douanier en ligne)

misa.gov.sa — Ministère saoudien de l’Investissement (licences pour investisseurs étrangers)

mof.gov.sa — Ministère des Finances

commerce.gov.sa — Ministère du Commerce

saudichambers.org.sa — Conseil des chambres de commerce et d’industrie saoudiennes

tadawul.com.sa — Bourse de Riyad (Saudi Exchange)

sama.gov.sa — Banque centrale d’Arabie Saoudite (SAMA)

arabnews.com/saudiarabia — Arab News (quotidien anglophone)

saudigazette.com.sa — Saudi Gazette (quotidien anglophone)

tresor.economie.gouv.fr/Pays/SA — Fiches et publications du Service économique de Riyad (DG Trésor)

sa.ambafrance.org — Site officiel de l’Ambassade de France en Arabie Saoudite

Sources : Ambassade de France en Arabie Saoudite (2026), Service-Public.fr – Consulat général de France à Djeddah (2025), MEAE – Conseils aux voyageurs Arabie Saoudite (2026), DG Trésor – Service économique de Riyad (2025), Business France Riyad (2025), CAFS – Conseil d’affaires franco-saoudien (2025), CAFSDA Djeddah (2025), Chambre de commerce franco-arabe (2025), Business France – MBL Law Firm (2025), AS&H Clifford Chance (2025), DLA Piper Riyad (2025), Sia Partners Arabie Saoudite (2025), Liste avocats francophones – Ambassade de France (mars 2025)

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Indice de performance logistique (LPI) – Banque mondiale

Le classement Doing Business de la Banque mondiale, qui mesurait la performance du commerce transfrontalier, a été définitivement abandonné en 2021. Son successeur, le rapport Business Ready (B-READY), est en phase de déploiement progressif sur trois ans (2024-2026) : l’édition 2025, intérimaire, présente des données sur 101 économies et une édition complète en 2026 doit assurer une couverture mondiale élargie. L’Arabie Saoudite n’est pas encore couverte par B-READY à ce stade.

La référence internationale disponible reste l’Indice de performance logistique (LPI) de la Banque mondiale. Dans sa dernière édition publiée (LPI 2023, données les plus récentes disponibles à ce jour), l’Arabie Saoudite a progressé de 17 places pour atteindre le 38e rang mondial, consolidant ainsi sa stratégie nationale logistique en vue de devenir un hub régional. Cette progression est particulièrement rapide : le Royaume occupait le 55e rang en 2018 et à peine le 52e en 2014, dans un indice portant sur 139 pays.

Le score global de l’Arabie Saoudite s’établit à 3,4/5, tandis que les Émirats arabes unis conservent la tête du monde arabe en se classant 7e mondialement. Les progrès portent notamment sur les sous-indicateurs d’infrastructure de transport, de traçabilité des expéditions, d’efficacité du dédouanement et de qualité du fret maritime.

Le LPI évalue six dimensions : efficacité des douanes, qualité des infrastructures, facilité d’organisation des expéditions à prix compétitifs, compétence des services logistiques, traçabilité des envois et ponctualité des livraisons.

Organisation douanière

Les formalités douanières sont placées sous l’autorité de la Zakat, Tax and Customs Authority (ZATCA), autorité unique regroupant depuis 2020 la gestion de la zakat, de la fiscalité et des douanes. En 2025, le système douanier saoudien est quasi intégralement dématérialisé, les plateformes SABER et FASAH accélérant significativement le dédouanement.

FASAH (Facilitate Sea, Air and Highway customs clearance) : plateforme unifiée opérée par ZATCA intégrant l’ensemble des parties prenantes (armateurs, commissionnaires, transitaires, administrations), permettant notamment le suivi en temps réel via le système MASAR, le paiement en ligne via Fasah Pay et la soumission de déclarations pré-arrivée. Les importateurs doivent déposer leur déclaration en douane au minimum 48 heures avant l’arrivée du navire.

SABER : plateforme gérée par SASO (Saudi Standards, Metrology and Quality Organization) qui vérifie la conformité des marchandises aux normes saoudiennes avant leur importation. Depuis juillet 2020, SABER et FASAH sont pleinement intégrés : le certificat de conformité chargé sur SABER est automatiquement vérifié par FASAH, réduisant les délais de dédouanement et minimisant les risques de rejet.

Les réformes récentes incluent la déclaration anticipée de marchandises (ACD) et des systèmes d’évaluation des risques basés sur l’intelligence artificielle pour accélérer le traitement. Le recours à ces outils permet de ramener les délais de dédouanement de 3 à 5 jours à moins de 24 heures pour les expéditions conformes.

Régime douanier et tarifs

À l’import : les droits de douane s’échelonnent généralement de 5 % à 20 % selon la catégorie du produit. Ils sont calculés sur la valeur CIF (coût, assurance, fret). La TVA à l’importation s’élève à 15 % sur la plupart des marchandises. Dans le cadre de l’Union douanière du Conseil de coopération du Golfe (CCG), un tarif extérieur commun de 5 % s’applique à la majorité des produits de consommation. Les produits originaires des États membres du CCG bénéficient de la franchise douanière.

À l’export : depuis le 6 octobre 2024, les frais de service douanier à l’exportation ont été intégralement supprimés dans le cadre d’une révision de la grille tarifaire de ZATCA. Cette mesure vise à renforcer la compétitivité des exportations non pétrolières, conformément aux objectifs de Vision 2030.

Les documents obligatoires à l’import comprennent : facture commerciale, connaissement ou lettre de transport aérien, certificat d’origine, liste de colisage, et, pour de nombreux produits de consommation, un certificat de conformité SASO (via la plateforme SABER). Depuis la phase 2 de la facturation électronique (FATOORAH), les factures B2B doivent être conformes au système de facturation électronique de ZATCA.

Infrastructure logistique

L’Arabie Saoudite dispose d’une infrastructure logistique multimodale en pleine transformation. Située au carrefour de trois continents, elle occupe une position à travers laquelle transite environ 13 % du commerce mondial, avec des façades maritimes sur la mer Rouge et le golfe Arabique, offrant un accès direct au corridor Suez et aux routes de l’océan Indien.

Ports : le port islamique de Jeddah traite plus de 65 % des importations maritimes du Royaume et fait l’objet d’une numérisation avec traçage des conteneurs par intelligence artificielle et documentation via blockchain. En 2025, APM Terminals a acquis une participation de 37,5 % dans le terminal Sud de conteneurs du port de Jeddah, intégrant l’installation au réseau mondial du groupe A.P. Møller. Le port Roi Abdallah (KAEC), sur la mer Rouge, constitue le second grand hub conteneurisé.

Aéroports : le futur aéroport international Roi Salmane à Riyad, conçu pour accueillir 120 millions de passagers à pleine capacité, sera l’un des plus grands aéroports mondiaux. L’aéroport international Roi Abdelaziz de Jeddah a été agrandi avec un nouveau terminal.

Route et rail : le réseau routier, l’un des plus étendus de la région avec plus de 70 000 km, est progressivement équipé de systèmes de transport intelligents. Le projet Saudi Landbridge prévoit une liaison ferroviaire transcontinentale reliant les ports de la mer Rouge à ceux du golfe Arabique.

Zones logistiques intégrées : la Riyadh Integrated Logistics Zone, à 8 km de l’aéroport international Roi Khaled, est conçue pour les secteurs à forte croissance comme l’ICT, l’aérospatiale et la pharmacie, avec des entrepôts intelligents prêts à l’emploi.

Le marché de la logistique portuaire saoudienne, valorisé à 1,71 milliard USD en 2024, devrait atteindre 2,61 milliards USD d’ici 2033, avec un TCAC de 4,3 % entre 2025 et 2033.

Zones économiques spéciales (ZES)

Pour accélérer la diversification économique, l’Arabie Saoudite a lancé une première vague de quatre zones économiques spéciales dotées de réglementations commerciales particulières. Ces ZES se concentrent sur des secteurs prioritaires : manufacture avancée, activités maritimes, transformation des métaux, logistique et informatique en nuage.

KAEC SEZ (King Abdullah Economic City, mer Rouge) : située sur un corridor commercial gérant 13 % du trafic maritime mondial, elle cible l’assemblage automobile, les biens de consommation, la pharmacie et la logistique.

Jazan SEZ (mer Rouge, sud-ouest) : d’une superficie de 24,6 km², elle est orientée vers les industries lourdes, l’agroalimentaire et la logistique, bénéficiant de sa proximité avec le port de Jazan.

Ras Al-Khair SEZ (golfe Arabique) : dédiée aux industries offshore et maritimes, elle offre notamment un taux d’IS de 5 % pendant vingt ans, une exonération de TVA sur les échanges intra-ZES et l’absence de droits de douane sur les marchandises au sein et entre les ZES.

Cloud Computing SEZ : zone virtuelle hébergée au King Abdulaziz City for Science and Technology (KACST) à Riyad, dédiée aux technologies digitales émergentes.

Ces zones sont pilotées par l’Economic Cities and Special Zones Authority (ECZA). Dans le cadre du régime ECZA, diverses exonérations peuvent être accordées, notamment un taux d’imposition de 0 % pendant vingt ans, une TVA à 0 % sur les échanges intra-ZES et une exonération de retenue à la source.

Points de vigilance

Complexité documentaire : la dématérialisation est avancée, mais le système de certification SABER reste exigeant. Les expéditions ne disposant pas des certifications SASO mandatées sont systématiquement rejetées. Il est recommandé d’engager le processus SABER au moins trois semaines avant l’expédition.

TVA à 15 % : le taux de TVA à l’importation, relevé en 2020, reste à 15 % et s’applique sur la valeur totale CIF + droits de douane. Il convient de l’intégrer dans le calcul de prix.

Facturation électronique (FATOORAH) : depuis la phase 2 du déploiement, les factures B2B doivent être conformes au système e-invoicing de ZATCA — le non-respect expose à des amendes de 5 000 SAR.

Produits réglementés : de nombreux secteurs nécessitent des autorisations spécifiques au-delà du dédouanement standard. ZATCA supervise les droits et la conformité, la SFDA réglemente les produits alimentaires, cosmétiques et dispositifs médicaux, et la CST encadre les importations d’équipements de communication et technologies.

Tension géopolitique régionale : les tensions dans le golfe Arabique et les perturbations de navigation dans le détroit d’Ormuz en 2025 affectent les routes maritimes et peuvent allonger les délais de livraison sur certaines liaisons. Un suivi rapproché des itinéraires de substitution via la mer Rouge s’impose.

Concurrence régionale : Dubaï (port de Jebel Ali, aéroport Al Maktoum) dispose d’un écosystème logistique solidement établi ; Oman (port de Sohar) et Bahreïn concurrencent également l’Arabie Saoudite pour capter les flux de transit. L’avantage compétitif saoudien repose sur l’ampleur des investissements en cours et la taille du marché intérieur.

Délais de réforme : les ambitions de Vision 2030 sont élevées. Les grands programmes d’infrastructure présentent des risques classiques de dépassement de coûts, de retards et de difficultés de coordination entre entités gouvernementales et contractants privés.

Sources : Banque mondiale – LPI 2023 (2023), Banque mondiale – B-READY 2025 (2025), ZATCA – Autorité de la Zakat, de la Taxe et des Douanes (2025), Arab News – LPI 2023 Arabie Saoudite (2023), Economy Middle East – Suppression des frais douaniers à l’export (2024), ECZA – Zones économiques spéciales (2025), US Department of State – Investment Climate Statement Saudi Arabia (2025), Arab News – Port push 2025 (2025), Fast n Accurate – Plateformes SABER et FASAH (2025)

Actualités : Arabie Saoudite

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