Économie
Informations générales
Population (2025) : 83,5 millions d’habitants
Capitale : Berlin
Devise : Euro
Décalage horaire avec la France : Aucun
Climat : Températures moyennes allant de 0 °C en janvier à 23 °C en juillet
Indicateurs économiques
PIB nominal (2024) : 4 329 milliards d’euros (prix courants) — 3e puissance économique mondiale
Taux de croissance du PIB réel : 2023 : –0,7 % ; 2024 : –0,5 % ; 2025 : +0,2 % (données définitives Destatis) ; 2026 : +1,0 % à +1,2 % (prévision FMI/Commission européenne)
RNB/hab. PPA (2024) : 74 880 USD (Banque mondiale)
Inflation : Moyenne 2025 : 2,2 % (Destatis) ; décembre 2025 : 1,8 % ; janvier 2026 : 2,1 % ; février 2026 : 1,9 % (Destatis/Trading Economics)
Inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) : 2025 : 2,8 % (Destatis) ; février 2026 : 2,5 %
Dette publique : 2024 : 62,2 % du PIB ; 2025 (estimation) : 63,5 % ; 2026 (prévision) : 65,2 % (Commission européenne / FMI, Article IV février 2026)
Déficit public : 2024 : –2,7 % du PIB ; 2025 : –2,7 % (Destatis, données stabilisées) ; 2026 : –3,1 % (prévision Commission européenne) ; 2027 : –4,0 %
Taux de chômage (2025) : 3,7 % (Banque mondiale / OIT)
Commerce extérieur (2025) : Exportations totales annuelles 2025 : 1 570 milliards d’euros (+1,0 % sur 2024) ; exportations en recul de 0,3 % en volume sur l’année, pour la troisième année consécutive ; excédent commercial 2024 : +243 milliards d’euros
Investissements publics programmés : 500 milliards d’euros sur 12 ans (fonds spécial inscrit dans la Loi fondamentale, mars 2025) pour les infrastructures, la défense et la transition énergétique
Conjoncture et gouvernement
Sortie de récession, mais reprise fragile. Le pays a connu deux années de récession en 2023 et en 2024 (contraction du PIB de 0,7 % puis de 0,5 %), puis une année d’atonie en 2025 (croissance de 0,2 % selon l’estimation définitive de Destatis). Cette légère reprise a été tirée par les dépenses de consommation des ménages et des administrations publiques, tandis que le commerce extérieur — pilier historique de l’économie allemande — est resté très affaibli, avec des exportations de biens et de services en recul de 0,6 % sur l’année.
Un plan de relance budgétaire historique. Depuis l’entrée en fonctions du chancelier Friedrich Merz (coalition CDU/CSU – SPD) en mai 2025, le gouvernement a engagé une rupture majeure avec la doctrine de rigueur budgétaire. En mars 2025, le Bundestag a adopté une réforme budgétaire constitutionnelle qui exempte toutes les dépenses de défense au-delà de 1 % du PIB des règles fiscales nationales, autorise la création d’un fonds spécial de 500 milliards d’euros pour les investissements dans les infrastructures et le climat, et assouplit les règles de dépenses pour les Länder. Ce plan comprend notamment :
« Growth booster » : amortissements accélérés, baisse progressive de l’impôt sur les sociétés, incitations fiscales pour la R&D et les véhicules électriques.
Subventions énergie industries lourdes : jusqu’à 4 milliards d’euros pour réduire la facture énergétique des secteurs intensifs (chimie, verre, plasturgie).
Hausse des dépenses de défense : le gouvernement prévoit de porter les dépenses de défense de 2,1 % du PIB en 2024 à 3,5 % du PIB d’ici 2029, financées par émission de dette publique.
Simplification administrative et numérisation : création d’un ministère du numérique, facilitation de l’accès aux visas pour les travailleurs étrangers qualifiés.
Des défis structurels persistants. Le ralentissement économique reflète les difficultés profondes de l’industrie : la production industrielle allemande diminue tendanciellement depuis 2018, entraînant une érosion de l’emploi industriel d’environ –180 000 salariés dans l’industrie manufacturière en 2025. La compétitivité est confrontée à de multiples défis : concurrence croissante de la Chine, impact des droits de douane américains, prix élevés de l’énergie, besoins d’investissement massifs pour les infrastructures et la décarbonation, progression des coûts salariaux.
Vents contraires tarifaires. Pour l’Institut Ifo, les droits de douane américains constituent un triple choc pour l’Allemagne : ils freinent directement les exportations vers les États-Unis, affaiblissent la demande chinoise de produits allemands et intensifient la concurrence en Europe, la Chine cherchant de nouveaux débouchés. Le déficit des échanges de biens de l’Allemagne vis-à-vis de la Chine a fortement augmenté depuis 2019, atteignant 67 milliards d’euros en 2024 ; le solde bilatéral des échanges de biens d’équipement, historiquement largement excédentaire, est devenu déficitaire en 2025.
Perspectives 2026. Après deux ans de contraction, l’économie est attendue en quasi-stagnation en 2025, puis en rebond avec une croissance du PIB de 1,2 % en 2026 et 2027. Les effets positifs de la montée en puissance des dépenses publiques sont en partie contrebalancés par l’impact négatif des tensions commerciales sur les exportations. La politique budgétaire expansionniste et la hausse des salaires réels devraient stimuler la consommation privée. L’investissement devrait toutefois se contracter en 2025 en raison d’une confiance économique atone, avant une reprise graduelle à partir de 2026.
Opportunités pour les entreprises françaises
Secteur industriel énergivore :
-Le dispositif de subventions électriques ouvre un espace pour les fournisseurs français d’équipements énergétiques, de services en efficacité énergétique et de solutions liées à l’hydrogène vert et aux batteries. La compétitivité de l’industrie est confrontée à des prix élevés de l’énergie et à des besoins d’investissement massifs pour la décarbonation, créant un marché direct pour les prestataires français spécialisés.
Infrastructures et bâtiments :
-Les dépenses publiques de défense et d’infrastructures augmenteront fortement grâce à la flexibilité accrue des règles budgétaires et aux vastes besoins d’investissement, avec un potentiel d’effet d’entraînement sur l’investissement privé. Les entreprises françaises de construction, de transport ferroviaire, de réseaux intelligents et d’hydraulique d’énergie sont en concurrence ou en partenariat possible.
Transition énergétique et géothermie :
-Les réformes visant à accélérer les projets de géothermie et de chauffage propre créent un marché pour les acteurs français spécialisés en géosciences, génie climatique, pompes à chaleur et infrastructures thermiques.
R&D et innovation :
-Les crédits d’impôts R&D et les incitations à l’investissement consolident un cadre propice aux partenariats universitaires et industriels franco-allemands. Les acteurs français dans les cleantechs, le numérique et la mobilité électrique peuvent en bénéficier. L’Allemagne pourrait afficher une progression de 1 % en 2026 grâce au plan Merz, ce qui amplifie les perspectives de commandes industrielles et technologiques.
Défense et souveraineté :
-Grâce à l’effort budgétaire, Berlin pourrait rapidement atteindre le seuil de 3 % du PIB pour ses dépenses de défense, contre 2,1 % en 2024. Ce réarmement massif ouvre des opportunités de co-production franco-allemande dans les domaines de l’armement, des systèmes de commandement et des équipements militaires.
Main-d’œuvre qualifiée :
-Les mesures pour simplifier les visas et reconnaître les qualifications étrangères favorisent la mobilité des talents français et facilitent l’implantation de filiales françaises ou de joint-ventures.
Perspectives
L’Allemagne aborde 2026 dans un contexte de transition — entre la fin d’un cycle récessif et les premiers effets d’une relance budgétaire inédite depuis des décennies. La réforme historique des règles budgétaires adoptée en 2025 a posé les jalons d’une reprise économique, portée par une accélération graduelle de l’investissement domestique et de la consommation. Toutefois, les perspectives à moyen terme restent contraintes par le vieillissement rapide de la population et une croissance de la productivité atone. Pour les exportateurs et credit managers français, le tableau 2026 présente une double lecture : d’un côté, un débouché majeur stimulé par des commandes publiques massives en infrastructures et défense ; de l’autre, un tissu d’entreprises qui « ne décollera pas » selon la Chambre allemande de commerce et d’industrie, avec des incertitudes persistantes liées aux droits de douane américains, à la concurrence chinoise et à la fragilité du pouvoir d’achat des ménages. La vigilance s’impose donc sur les délais de paiement dans les secteurs industriels exportateurs — automobile, machines, chimie — qui absorbent de plein fouet les tensions tarifaires.
Sources : FMI – Article IV Allemagne 2025, conclusions du Conseil exécutif (février 2026), Commission européenne – Prévisions économiques Allemagne (2025), DG Trésor – L’économie allemande en bref (mars 2026), Banque mondiale / Trading Economics – RNB/hab. PPA Allemagne 2024, Destatis via AFP/Boursorama – PIB T4 2025 (février 2026), Destatis via AFP/Boursorama – Inflation annuelle 2025 (janvier 2026), Trading Economics – Inflation mensuelle Allemagne (février-mars 2026), OCDE – Economic Outlook Volume 2025 Issue 2, Allemagne, OFCE – Allemagne : l’investissement public au chevet de la croissance (avril 2025), Institut Ifo via L’Économiste Maghrébin – Droits de douane Trump et économie allemande (janvier 2026), Trading Economics – Exportations Allemagne (mars 2026)
Commerce extérieur
Mise à jour : 07/04/2026
Données générales
Population (millions, 2025) : 83,5 millions d’habitants en 2025, faisant de l’Allemagne le pays le plus peuplé de l’Union européenne.
Taux de croissance du PIB réel :
Pour l’année complète 2025, le PIB a légèrement augmenté de 0,2 %, marquant une reprise modeste après une contraction de 0,5 % en 2024. Le PIB devrait sortir de l’inertie de 2025 pour viser une croissance de 1,3 % en 2026 et 1,4 % en 2027, portée notamment par la demande intérieure et le plan d’investissement public.
⚠️ Note d’alerte conjoncturelle – Tarifs douaniers américains (2025–2026) : Les exportations ont de nouveau reculé en 2025 ; le commerce extérieur allemand a subi de forts vents contraires en raison de la hausse des droits de douane américains, de l’appréciation de l’euro et de la concurrence accrue en provenance de la Chine. La banque centrale allemande a déjà averti que l’imposition de droits de douane américains sur les importations allemandes pourrait réduire de 1 % le Produit intérieur brut du pays.
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 74 880 USD en 2024, selon la Banque mondiale.
Échanges de marchandises (2024, source : Destatis)
L’Allemagne a exporté des biens pour une valeur de 1 555,4 milliards d’euros et importé des biens pour une valeur de 1 316,3 milliards d’euros en 2024. Les exportations ont diminué de 1,3 % et les importations ont reculé de 3,0 % par rapport à 2023. La balance commerciale affiche un excédent de 239,1 milliards d’euros en 2024.
Les exportations de biens et services représentent 41,2 % du PIB en 2024. Le pays est classé au troisième rang des exportateurs et des importateurs mondiaux de biens en 2024.
Cinq premiers clients de l’Allemagne (2024, source : Destatis)
Les États-Unis sont la première destination d’exportation de l’Allemagne, avec des exportations dépassant 160 milliards d’euros. La France (115,2 Md€) et les Pays-Bas (109,3 Md€) se classent juste derrière.
1 – États-Unis : ~160 Md€ (1er marché à l’export)
2 – France : 115,2 Md€
3 – Pays-Bas : 109,3 Md€
4 – Pologne
5 – Chine (6e à l’export en 2025)
Note : En 2025, la Chine est redevenue le premier partenaire commercial de l’Allemagne (tous flux confondus) avec un volume d’échanges de 251,8 milliards d’euros, devant les États-Unis (240,5 Md€). En 2024, les États-Unis occupaient encore la première place. L’Allemagne revient ainsi à une configuration déjà observée de 2016 à 2023.
Cinq premiers fournisseurs de l’Allemagne (2024, source : Destatis)
La Chine est en tête de la liste des importations de l’Allemagne, avec des biens d’une valeur de près de 157 milliards d’euros, reflétant son rôle central comme fournisseur de biens intermédiaires industriels, d’électronique et de machines.
1 – Chine : ~157 Md€ (~11,9 % des importations)
2 – Pays-Bas (~7,7 %)
3 – États-Unis (~6,7 %)
4 – Pologne
5 – Italie
Les principaux fournisseurs de l’Allemagne en 2024 incluent la Chine, les Pays-Bas, les États-Unis, la Pologne et l’Italie.
Note : Le déficit des échanges de biens de l’Allemagne vis-à-vis de la Chine a fortement augmenté depuis 2019, atteignant 67 Md€ en 2024, contre 13 Md€ en moyenne entre 2011 et 2018 ; le solde bilatéral des échanges de biens d’équipement, historiquement largement excédentaire (17 Md€ en 2019), est devenu déficitaire en 2025.
Exportations françaises vers l’Allemagne (2024)
Selon les Douanes françaises, les exportations françaises vers l’Allemagne ont reculé de 5,3 % en 2024, à 78 Md€ contre 82 Md€ en 2023. Ce recul reflète en partie la conjoncture allemande dégradée.
En dépit de ce recul des échanges de biens franco-allemands en 2024, l’Allemagne demeure de loin le premier partenaire commercial de la France. L’assouplissement budgétaire annoncé par la nouvelle coalition allemande (notamment via la création d’un fonds infrastructures) pourrait néanmoins ouvrir de nouvelles opportunités pour les entreprises françaises à moyen terme.
Indice de perception de la corruption
Dans l’édition 2025 de l’Indice de perception de la corruption (CPI) de Transparency International, l’Allemagne obtient un score de 77 et se classe au 10e rang sur 182 pays. Ce score marque une amélioration de 2 points par rapport à l’édition précédente (score 75 en 2024, rang 15/180). Les nations d’Europe occidentale représentent neuf des dix premières places dans le classement mondial.
Sources : Destatis – Résultats commerce extérieur 2024 (fév. 2025), DG Trésor – Allemagne en bref (2026), DG Trésor – Relations économiques France-Allemagne (2025), Banque mondiale / Trading Economics – RNB/hab. PPA 2024, Transparency International – CPI 2025, Allemagne (fév. 2026), Trans.info / Destatis – Partenaires commerciaux 2025 (fév. 2026), Ambassade d’Allemagne en France – Perspectives croissance 2026 (oct. 2025)
Risques et paiements
Mobilité
Chiffres clés
Langues : allemand. L’anglais est très couramment utilisé dans les affaires.
Religions : catholiques 31 %, protestants 30 %, musulmans 4 %, sans religion 34 %.
Nombre de Français immatriculés (2025) : plus de 112 000 (chiffre le plus récent disponible, estimation du MEAE).
Nombre d’entreprises françaises implantées (2022) : 1 600 entreprises avec 5 337 filiales, employant plus de 340 000 personnes.
Émissions CO2 (tonnes/hab., 2023) : 7,06 t (en baisse de 11,6 % par rapport à 2022).
Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2025) : dans le peloton des 20 pays les plus pacifiques, niveau « élevé ».
Sources : MEAE, Banque mondiale, Commission européenne (base EDGAR/Agora Energiewende), FMI, Institute for Economics & Peace pour le GPI, france-allemagne.fr et Le Moci.
S’y rendre
L’Allemagne est un pays membre de l’espace Schengen. Depuis septembre 2024 et jusqu’à aujourd’hui, l’Allemagne a renforcé les contrôles à toutes ses frontières, y compris en provenance des pays Schengen dont la France ; depuis mai 2025, ces contrôles ont été encore intensifiés à l’ensemble des frontières du pays. Une carte d’identité en cours de validité ou un passeport suffisent pour entrer en Allemagne pour les ressortissants français.
Les autorités allemandes confisquent systématiquement les passeports et cartes d’identité déclarés perdus ou volés, puis retrouvés et utilisés pour voyager.
Les ressortissants français qui s’installent en Allemagne pour plus de 3 mois ont l’obligation de faire enregistrer leur résidence auprès de la mairie de leur domicile. Un certificat d’enregistrement (Meldebescheinigung ou Anmeldebestätigung) est délivré par la mairie aux personnes enregistrées.
Pour les visas et formalités d’entrée, consulter en permanence les conseils aux voyageurs du MEAE : www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/allemagne/
Visa ou permis de travail : rien de particulier pour les ressortissants européens. Depuis le 1er juin 2024, l’Allemagne a introduit une « Chancenkarte » (carte d’opportunités) qui élargit considérablement les possibilités d’emploi pour les ressortissants de pays hors UE/EEE, facilitant la résidence, l’emploi et la recherche d’emploi en Allemagne avec des conditions améliorées.
Par avion : sept aéroports internationaux : Berlin, Cologne, Munich, Stuttgart, Hambourg, Francfort et Düsseldorf.
Compagnies aériennes : Air France, Lufthansa, Easyjet et de nombreux opérateurs low-cost européens. Note : Air Berlin a cessé ses activités en 2017.
En train : Le train de nuit Paris-Berlin opéré par la SNCF, la Deutsche Bahn et l’ÖBB (Nightjet), qui avait fait son retour en décembre 2023, a été interrompu le 15 décembre 2025. La coopérative European Sleeper a repris la ligne dès mars 2026. Renseignements et réservations sur www.bahn.de (existe en français). Liaisons diurnes Paris-Cologne (env. 3 h 10), Paris-Francfort (env. 3 h 45), Paris-Stuttgart (env. 3 h 40) et Paris-Munich (env. 6 h). Consulter les horaires en vigueur sur www.bahn.de.
Y travailler
Le marché du travail
Le taux de chômage désaisonnalisé en Allemagne s’établit à 6,3 % en mars 2026, soulignant l’impact persistant de trois années de stagnation économique sur le plus grand marché du travail d’Europe. L’Allemagne a franchi le cap symbolique des 3 millions de chômeurs en août 2025, un niveau inédit depuis 2015. Ce taux reste toutefois inférieur à la moyenne de la zone euro (6,2 % pour la zone euro en décembre 2025).
Le marché du travail allemand a besoin de femmes et d’hommes bien formés, titulaires d’un diplôme professionnel. Malgré la montée du chômage, certains secteurs continuent à recruter activement, notamment l’informatique et le numérique (développeurs, spécialistes en cybersécurité, data analysts), la santé (médecins, infirmiers, notamment en zones rurales), l’industrie verte et les technologies propres (énergies renouvelables, ingénierie électrique), ainsi que le transport et la logistique et le BTP.
Parmi les régions les plus attractives figurent la Bavière et la Rhénanie du Nord-Westphalie, là où la présence française est la plus importante.
Source : EURES, Connexion-Emploi, Bundesagentur für Arbeit.
Le cadre légal du travail
Salaire minimum : depuis le 1er janvier 2026, le Mindestlohn (salaire minimum légal) en Allemagne est fixé à 13,90 € brut/heure, suite à une réévaluation décidée le 27 juin 2025. Une seconde hausse est déjà actée : 14,60 € au 1er janvier 2027.
Durée de la période d’essai / préavis : entre 3 et 6 mois.
Nombre d’heures travaillées par an : 1 332 heures par personne (donnée OCDE, chiffre le plus récent disponible).
Emploi à temps partiel/total (2024) : 28,9 % de la population active (20-64 ans) occupait un emploi à temps partiel en 2024 selon Eurostat.
Rémunération, avantages et impôts : salaire fixe en fonction de la formation et de l’expérience. Les systèmes de primes sont fréquents.
Jours chômés hebdomadaires : samedi et dimanche.
Horaires de travail
Administrations : 8 h – 16 h ou 17 h, sauf le vendredi, jusqu’à 14 h.
Entreprises : en général 8 h ou 9 h – 17 h ou 18 h (un peu plus tôt le vendredi).
Banques : 8 h 30 – 17 h 30.
Commerces : 8 h – 20 h ou 22 h voire minuit pour les grands magasins. Fermeture le samedi à 16 h de la majorité des petits commerces.
Sources : MEAE, UFE, OCDE, Business France et Eurostat.
Meilleurs sites d’emploi
www.make-it-in-germany.com (portail officiel du gouvernement allemand pour travailleurs étrangers)
www.arbeitsagentur.de/jobsuche (Jobbörse, bourse d’emploi officielle)
www.emploi-allemagne.de
www.stepstone.de
www.monster.de
www.experteer.de
www.connexion-emploi.com (site franco-allemand)
Vie pratique
Coût de la vie
Monnaie : l’euro (EUR).
Se loger : en 2026, Munich reste le marché immobilier le plus cher, où un appartement d’une pièce en centre-ville affiche en moyenne 1 500 à 2 000 €/mois de loyer hors charges (Kaltmiete). Frankfurt et Hambourg se situent à 1 200-1 800 €/mois. Berlin, qui a définitivement perdu sa réputation de capitale abordable, affiche désormais 1 200 à 1 600 € pour un deux-pièces. La colocation en WG (Wohngemeinschaft) reste très répandue et permet de se loger à un prix plus accessible.
Indice Mercer de qualité de vie (2024) : selon le classement Mercer 2024, les villes allemandes les mieux classées en qualité de vie sont Francfort (7e mondial), Munich (11e) et Düsseldorf (16e). Berlin se classe 31e sur l’indice coût de la vie Mercer 2024.
Sources : MEAE, Mercer Quality of Living Survey 2024, Destatis.
Informations utiles
Distances de ville à ville
Berlin – Munich : 591 km.
Berlin – Cologne : 571 km.
Berlin – Francfort : 555 km.
Déplacements de ville à ville
Par avion : dessertes fréquentes entre les différentes grandes villes allemandes avec Lufthansa (www.lufthansa.com).
En train : excellent réseau ferroviaire avec des lignes à grande vitesse (ICE) entre les grandes villes (www.bahn.de, existe en français).
Nature du réseau électrique
230 volts (norme européenne).
Télécommunications
Indicatif : + 49.
Qualité du réseau mobile : excellente.
Qualité du réseau Internet : excellente.
Principaux jours fériés 2026
1er janvier : Nouvel An.
3 avril : Vendredi saint (Good Friday).
6 avril : Lundi de Pâques.
1er mai : Fête du Travail.
14 mai : Ascension.
25 mai : Lundi de Pentecôte.
3 octobre : Jour de l’Unité allemande.
25 et 26 décembre : Noël et Saint-Étienne.
Note : certains jours fériés supplémentaires varient selon les Länder.
Santé
La carte européenne d’assurance maladie (CEAM) facilite la prise en charge de soins médicaux en Europe. Elle atteste des droits de son titulaire à l’assurance maladie française. Lors de vacances ou d’un court séjour en Allemagne, il est conseillé de se la procurer.
La vaccination contre l’encéphalite à tiques peut être conseillée pour les voyageurs (adultes et enfants de plus d’un an) devant séjourner en zone rurale ou boisée dans le sud de l’Allemagne (Bavière, Bade-Wurtemberg). Le risque est très limité dans les zones non boisées des villes.
Pour plus d’informations, consulter le site de l’Assurance Maladie et le CLEISS.
Source : Conseils aux voyageurs / Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – www.diplomatie.gouv.fr
Consultez l’intégralité des recommandations à destination des voyageurs qui se rendent en Allemagne sur ce lien.
Sources : MEAE – Conseils aux voyageurs Allemagne (2026), Ambassade de France en Allemagne (2026), Institute for Economics & Peace – GPI 2025, CountryEconomy – Émissions CO₂ Allemagne (2023), Connexion-Emploi – Mindestlohn 2026, Trading Economics – Chômage Allemagne (mars 2026), Eurostat – Taux de chômage UE (décembre 2025), Mercer – Quality of Living 2024, Mercer – Cost of Living 2024, France-Allemagne.fr – Présence française (2022), Voyager en train – Paris-Berlin European Sleeper (2026)
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Contacts utiles
Les acteurs publics
En France
AMBASSADE D’ALLEMAGNE À PARIS
13-15, avenue Franklin Delano Roosevelt – 75008 Paris
Tél. : +33 (0)1 53 83 45 00
Email : [email protected]
Site : allemagneenfrance.diplo.de
Ambassadeur : S.E. Stephan Steinlein
Sur place
AMBASSADE DE FRANCE À BERLIN
Pariser Platz 5 – 10117 Berlin
Tél. (France Consulaire) : +49 (0)30 91 588 060 (du lundi au vendredi, 9h-17h)
Urgences (portable de permanence) : +49 160 880 63 13
Email section consulaire : [email protected]
Site : de.ambafrance.org
Ambassadeur : François Delattre (depuis septembre 2022)
SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL (SER) DE BERLIN – DG TRÉSOR
Pariser Platz 5 – 10117 Berlin
Tél. : +49 30 590 03 90 00
Email : [email protected]
Site : tresor.economie.gouv.fr/Pays/DE
Le SER de Berlin couvre l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche. Ses missions s’articulent autour de la promotion de l’attractivité française, de la coopération franco-allemande et de l’analyse de l’économie allemande.
BUSINESS FRANCE ALLEMAGNE
Martin Luther Platz 26 – 40212 Düsseldorf
Tél. : +49 211 88 234 397
Email : [email protected]
Site : world.businessfrance.fr/deutschland/
Présence directe à Düsseldorf. Bureau couvrant également l’Autriche, la Suisse et les Pays-Bas (zone DACH + NL).
Les acteurs privés
CCI FRANCE ALLEMAGNE (CCFA e.V.)
Lebacher Straße 4 – 66113 Sarrebruck (siège) | Centre d’affaires également à Francfort
Tél. : +49 681 9963 0
Email : [email protected]
Site : www.ccifrance-allemagne.fr
N°1 de l’accompagnement franco-allemand depuis 1957 : implantation, développement commercial, recrutement, fusions-acquisitions. Équipe biculturelle de 45 collaborateurs. Directeur général : Frédéric Berner.
CHAMBRE FRANCO-ALLEMANDE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE (CFACI / AHK Frankreich)
18 rue Balard – 75015 Paris
Tél. : +33 (0)1 40 58 35 35
Site : www.francoallemand.com
Organisation bilatérale rassemblant plus de 950 membres français et allemands. Représente les intérêts des entreprises allemandes en France et accompagne les entreprises françaises sur le marché allemand. Services : droit, fiscalité, formation, recrutement, écologie, REP. Présidente : Doris Birkhofer (depuis 2025).
VIF SOLUTIONS
Worringer Str. 30 – 50668 Cologne (siège) | Bureaux également à Munich, Paris et Lyon
Site : vif-solutions.com
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/vif-solutions/
Groupe franco-allemand de près de 100 experts biculturels spécialisés dans l’accompagnement de projets franco-allemands : développement commercial, M&A, management de transition, recrutement, marketing digital, expertise comptable, conseil juridique. Présent depuis plus de 20 ans. Fondateurs : Dr. Christophe Kühl et Dominique Cherpin.
PRAMEX INTERNATIONAL
Site : www.pramex.com
Référencé en Allemagne par Business France (lot « Administration et gestion de filiale »)
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/pramex-international/
Leader français du conseil en implantation internationale dédié aux start-ups, PME et ETI. Accompagne plus de 1 000 entreprises par an dans leurs projets à l’étranger (création de filiales, gestion administrative, acquisitions). Présent dans 13 pays.
APOLLO EXECUTIVE SEARCH / KENNEDY FRANCE
Paris (8e arrondissement)
Tél. : +33 1 83 75 65 00
Email : [email protected]
Site : www.apolloexecutive.com
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/apollo-executive-search-kennedy-france/
Cabinet de recrutement franco-allemand par approche directe (executive search) pour cadres supérieurs et dirigeants en France et en Allemagne. Membre fondateur du réseau mondial Kennedy Executive Search. Classé top 25 parmi 2 500 cabinets en France par Les Echos pour la 5e année consécutive (2025). Managing partner : Jorg Stegemann.
CÉCILE BOURY CONSEIL INTERNATIONAL (CBCI)
69 Avenue du Président John F. Kennedy – 59800 Lille
Tél. : +33 (0)3 20 02 97 79 | +33 (0)6 50 83 00 49
Email : [email protected]
Site : cbci-france.eu
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/cecile-boury-conseil-international/
Cabinet de conseil en développement commercial et marketing à l’international (dont Allemagne, top 3 des destinations pour les PME françaises). Services : revue stratégique, études de marché, prospection, export externalisé, outils marketing digitaux. Réseau de partenaires dans 85 pays. Fondatrice Cécile Boury, 5 langues dont l’allemand.
Sources d’informations Internet
www.bundesregierung.de : site officiel du gouvernement fédéral allemand.
www.bund.de : portail de l’administration fédérale (offres d’emploi, appels d’offres, immobilier fédéral).
www.arbeitsagentur.de : Agence fédérale pour l’emploi (Bundesagentur für Arbeit).
allemagneenfrance.diplo.de : site officiel de l’ambassade d’Allemagne en France et de son réseau consulaire.
de.ambafrance.org : site de l’ambassade de France en Allemagne et des services consulaires.
tresor.economie.gouv.fr/Pays/DE : page Allemagne du Service économique régional de Berlin (DG Trésor).
world.businessfrance.fr/deutschland/ : page Allemagne de Business France.
www.ccifrance-allemagne.fr : CCI France Allemagne (CCFA e.V.), Sarrebruck.
www.francoallemand.com : Chambre Franco-Allemande de Commerce et d’Industrie (CFACI / AHK Frankreich), Paris.
Sources : Ambassade de France en Allemagne (2026), DG Trésor – Équipe SER Berlin (2025), Business France Allemagne (2025), CCI France Allemagne CCFA (2025), CFACI / AHK Frankreich (2025), Ambassade d’Allemagne à Paris (2025), MEAE – Fiche Allemagne (2025), VIF Solutions (2025), Pramex International (2025), Apollo Executive Search / Kennedy France (2025), CBCI – Cécile Boury Conseil International (2025), Annuaire OSCI (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Indicateurs de performance logistique
Le rapport Doing Business de la Banque mondiale, qui mesurait la performance du commerce transfrontalier, a été définitivement arrêté en septembre 2021 en raison d’irrégularités dans la collecte des données. B-READY améliore et remplace Doing Business. Son successeur, le B-READY (Business Ready), est déployé progressivement : B-READY est en phase de déploiement sur trois ans, de 2024 à 2026. L’édition 2025 est une édition intermédiaire présentant les données de 101 économies. Les principaux pays développés comme les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France n’ont pas été inclus dans les 50 pays couverts lors de la première édition. Une édition complète en 2026 offrira une couverture mondiale élargie et conclura la période de déploiement. L’Allemagne n’est pas couverte par B-READY 2025 ; aucune donnée B-READY n’est donc disponible pour ce pays à ce stade.
Le référentiel international de substitution le plus pertinent reste l’Indice de Performance Logistique (LPI) de la Banque mondiale. Dans l’édition 2023, pour la première fois plusieurs pays partagent le même rang, l’Allemagne, le Danemark, la Suisse et les Pays-Bas se classant tous au 3e rang mondial. Ces quatre pays obtiennent un score global de 4,1/5. Le LPI 2023 permet des comparaisons entre 139 pays et, pour la première fois, mesure la vitesse des échanges grâce à des indicateurs issus de grandes bases de données de suivi des expéditions.
Au niveau des sous-indicateurs (LPI 2023, sur une échelle de 1 à 5) :
Douanes (efficacité du dédouanement) : L’Allemagne obtient un score de 3,9 pour l’efficacité des douanes.
Infrastructures (qualité des infrastructures de transport et de commerce) : L’Allemagne et le Canada obtiennent tous deux un score de 4,3, parmi les meilleurs au monde pour ce sous-indicateur. De 2007 à 2023, l’Allemagne a régulièrement dominé le classement UE pour la qualité des infrastructures de transport, avec des scores oscillant entre 4,26 et 4,44.
Ponctualité des livraisons : L’Allemagne fait partie du groupe de milieu de tableau avec un score de 4,1 pour la ponctualité des livraisons.
Score global : 4,1/5 – 3e rang mondial ex æquo (LPI 2023). Le prochain LPI n’était pas encore disponible en avril 2026 ; les données LPI 2023 constituent la référence la plus récente disponible.
Le DHL Global Connectedness Report 2026, publié en mars 2026 par DHL et la NYU Stern School of Business, constitue un indicateur complémentaire pertinent. Il confirme que la mondialisation reste à un niveau historiquement élevé malgré les tensions géopolitiques, les hausses de droits de douane américains et les incertitudes sans précédent sur les politiques commerciales futures. 14 États membres de l’UE figurent parmi les 20 pays les plus mondialisés, et l’Allemagne est citée parmi ces économies européennes très connectées. Dans le classement DHL 2024 (dernières données pays disponibles en 2026), l’Allemagne se classe au 13e rang mondial avec un score de 64/100. L’Allemagne attire des étudiants universitaires d’une plus grande variété de pays que tout autre membre de l’UE, se classant 2e mondial sur cette mesure.
Environnement douanier et réglementaire
L’Allemagne applique le Code des douanes de l’Union (CDU) et s’appuie sur le système ATLAS (Automatisiertes Tarif- und Lokales Zoll-Abwicklungs-System) pour le traitement électronique des déclarations. ATLAS est la plateforme informatique douanière nationale de l’Allemagne ; elle impose des exigences de données structurées pour toutes les déclarations d’importation et d’exportation.
Une évolution réglementaire majeure concerne le système européen ICS2 (Import Control System 2). Depuis le 1er septembre 2025, la Release 3 d’ICS2 est pleinement déployée pour tous les modes de transport, rendant les déclarations de sécurité pré-arrivée (ENS) obligatoires pour tous les opérateurs impliqués dans le commerce à destination de l’UE. ICS2 est désormais entièrement mis en œuvre pour tous les modes de transport entrant dans l’UE, y compris l’Allemagne, et depuis le 1er avril 2025, la conformité ENS est obligatoire pour les transporteurs routiers et ferroviaires. Une nouvelle version (v3) des messages ICS2 est applicable depuis le 3 février 2026, remplaçant la version v2 précédente.
Points de vigilance pour le credit manager et l’exportateur :
Si les données ENS sont incomplètes ou incohérentes – par exemple, des descriptions de marchandises vagues ou des identifiants ne correspondant pas –, le système peut émettre des notifications pouvant affecter les décisions de chargement et la continuité des expéditions.
L’Allemagne applique une précision tarifaire étendue via le Zolltarifnummer. Des erreurs au 10e ou 11e chiffre du code peuvent modifier le traitement douanier, déclencher des mesures de défense commerciale ou multiplier les charges.
L’Allemagne constitue un hub logistique de premier plan en Europe : elle est une porte d’entrée majeure de l’UE pour les colis e-commerce à faible valeur, notamment via les aéroports de Francfort et Leipzig/Halle.
Sources : Banque mondiale – Logistics Performance Index 2023 (lpi.worldbank.org), Banque mondiale – B-READY 2025 (worldbank.org/en/businessready), DHL Global Connectedness Report 2026 (dhl.com, mars 2026), DHL Global Connectedness Report 2024 – Key Highlights, Commission européenne – ICS2 Import Control System 2 (taxation-customs.ec.europa.eu), iCustoms – Germany Customs Declaration: ATLAS, ICS2 & Zolltarifnummer (2025), Acadlore – Comparative Analysis of LPI EU Countries 2007-2023 (2023)
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