Algérie

Économie

Dernière mise à jour : octobre 2026

Mise à jour : octobre 2026

Informations générales

Population : 47,4 millions (estimation au 1er juillet 2025, Nations Unies / Worldometer). Le FMI retient 47,851 millions pour 2026. L’ONS recense 46,7 millions à fin 2024.

Capitale : Alger

Devise : Dinar algérien (DZD)

Décalage horaire avec la France : –1 h en été, aucun en hiver

Climat : Aride ou méditerranéen selon les régions. À Alger, température moyenne la plus basse en janvier : 7 °C ; la plus haute en août : 38 °C


Indicateurs économiques

PIB nominal : 317,17 milliards de dollars (Md USD) en 2026 selon le FMI, contre 285,72 Md USD en 2025. Ces estimations placent l’Algérie en tête des économies du Maghreb et au quatrième rang en Afrique.

Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +3,9 % (contre +3,7 % en 2024), soutenu par la vigueur de l’investissement (FMI, Article IV 2026, septembre 2026). 2026 : +3,8 % projeté par le FMI. La Banque mondiale retient +3,7 % pour 2026 (révision d’avril 2026, +0,2 point par rapport à janvier).

PIB par habitant nominal : 6 047 USD en 2025 et 6 628 USD en 2026 (FMI / Worldometer), soit une progression de +9,6 % en un an.

Revenu national/habitant en PPA : 18 666 USD en 2025 et 19 677 USD en 2026 (FMI, parité de pouvoir d’achat, Worldometer).

Inflation : 1,4 % en moyenne annuelle en 2025 (FMI, Article IV 2026). L’inflation est passée de –2,0 % en septembre 2025 à +5,2 % en avril 2026, sous l’effet de la fin de la déflation alimentaire et de la forte hausse des prix des bijoux liée à la montée de l’or. Le FMI projette une inflation moyenne de 5,5 % en 2026, avant reflux à 3,5 % en 2027.

Chômage : 11,6 % en 2025 selon les estimations modélisées de l’OIT (Banque mondiale). Le FMI anticipe 11,4 % en 2026. Le chômage des jeunes (16–24 ans) demeure structurellement très élevé.

Déficit budgétaire : –10,5 % du PIB en 2025 selon le FMI, en recul par rapport au pic de –14,0 % en 2024, grâce aux dividendes élevés ponctuels versés par les entreprises publiques et la Banque d’Algérie, mais il reste très élevé. Le FMI projette un déficit de –9,6 % du PIB en 2026. Le financement de l’État par la banque centrale représentait 3,7 % du PIB en 2025 et est projeté à 5,5 % en 2026, ce que le FMI estime susceptible de fragiliser la stabilité des prix et la crédibilité de la politique monétaire.

Dette publique : 48,1 % du PIB en 2024, portée à 52,1 % en 2025 (FMI, Article IV 2026). Elle est projetée à 53,2 % en 2026, puis à 60,4 % en 2027. Dans le scénario de référence du FMI, elle atteindrait 79,0 % du PIB en 2031. La dette extérieure brute de l’Algérie demeure marginale, représentant 1,1 % du PIB en 2025 et projetée à 1,0 % en 2026.

Réserves de change : 68,9 Md USD en 2024 selon le FMI (Article IV 2026), tombées à 51 Md USD fin 2025, soit une ponction de 17,9 Md USD en douze mois. Les projections du FMI anticipent une nouvelle baisse à 46,5 Md USD en 2026, couvrant 8,1 mois d’importations, puis une décrue continue jusqu’à 19,8 Md USD en 2031, s’approchant dangereusement du seuil critique de 3 mois.

Solde courant : Le déficit courant s’est brutalement dégradé, passant de –1,1 % du PIB en 2024 à –8,9 % en 2025 (FMI), sous l’effet de l’envolée des importations et du recul des exportations d’hydrocarbures. Le FMI prévoit une réduction sensible du déficit courant en 2026, à –1,9 % du PIB, favorisée par la hausse des prix des hydrocarbures et la baisse des importations.


Conjoncture

La croissance algérienne est restée robuste en 2025, estimée à 3,9 %, soutenue par d’importants investissements, tandis que la croissance du secteur des hydrocarbures est restée modérée. Le secteur hors hydrocarbures a enregistré une croissance de 4,3 % en 2025 et devrait maintenir un rythme vigoureux en dépassant 4 % en 2026. Pour 2026, le FMI projette une croissance robuste de 3,8 %.

La dépendance aux hydrocarbures constitue la principale vulnérabilité structurelle de l’économie algérienne. Les hydrocarbures représentent environ 40 % du PIB, 90 % des exportations et un tiers des recettes budgétaires. Sur ce plan, la conjoncture de 2026 est nettement plus favorable qu’anticipé : le Sahara Blend a atteint une moyenne de 96,04 dollars le baril au premier semestre 2026, contre 72,13 dollars à la même période en 2025, soit une hausse de 33 % sur un an selon l’OPEP. Cette flambée a été largement alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment les répercussions de la guerre impliquant l’Iran et les craintes liées à la fermeture du détroit d’Ormuz. En août 2026, le Sahara Blend s’établissait à 94,32 dollars le baril selon les données OPEP. Cette dynamique favorable des recettes d’hydrocarbures constitue une bouffée d’oxygène budgétaire mais ne saurait occulter les déséquilibres structurels persistants.

Le déficit budgétaire reste la principale ligne de tension macro-économique, même s’il s’est réduit en 2025. Le FMI souligne que cette amélioration est due non pas à un redressement structurel, mais à des dividendes exceptionnels versés par les entreprises publiques et la Banque d’Algérie, ainsi qu’à une progression des recettes hors hydrocarbures. Le déficit budgétaire devrait rester élevé en 2026, avec la poursuite du financement monétaire. Ce déficit est principalement financé par les banques publiques algériennes, renforçant l’interdépendance entre l’État, les entreprises publiques et le système bancaire — un risque systémique que le FMI identifie explicitement.

Sur le plan de l’inflation, le reflux observé en 2025 a été spectaculaire — l’inflation est tombée à 4,0 % en 2024 puis à 1,4 % en moyenne en 2025, principalement sous l’effet d’une progression plus faible des prix alimentaires — mais ce mouvement s’est inversé en 2026. L’inflation globale est passée de –2,0 % en septembre 2025 à 5,2 % en avril 2026, du fait de la fin de la déflation des prix des denrées alimentaires et de la forte hausse des prix des bijoux à la suite de la montée du cours de l’or. Le FMI projette une inflation annuelle moyenne de 5,5 % en 2026, avant un retour progressif vers 3,5 % en 2027.

Sur le plan des exportations hors hydrocarbures, les exportations hors hydrocarbures ont atteint 4,3 milliards de dollars sur les dix premiers mois de 2025, contre 3,5 milliards sur la même période de 2024, soit une progression de près de 23 % (ministère du Commerce extérieur). Les secteurs les plus dynamiques ont été les engrais et produits chimiques (environ 1,5 Md USD, +9 %), les matériaux de construction et la céramique (560 M USD, +11 %) et les appareils électriques et électroménagers (+36 %). L’objectif de 10 Md USD fixé par le président Tebboune pour 2025 n’a pas été atteint.

Fait notable sur le plan de la conformité internationale : l’Algérie, inscrite sur la liste grise du GAFI en octobre 2024 en raison de faiblesses dans la supervision basée sur les risques et la transparence des bénéficiaires effectifs, en a été retirée en juin 2026 après qu’une visite sur place a confirmé la réalité des réformes engagées, notamment en matière de supervision bancaire, de transparence des structures de propriété et d’application des sanctions financières ciblées. Cette sortie de liste grise constitue un signal positif pour les institutions financières internationales.


Relations économiques avec la France

La crise diplomatique franco-algérienne, amorcée à l’été 2024 après le soutien de la France au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, a connu des évolutions contrastées en 2026 : des signaux de dégel au premier semestre, suivis d’un nouveau durcissement commercial à l’été. Les échanges de biens entre les deux pays ont représenté environ 8,6 milliards d’euros sur les douze mois allant d’août 2025 à juillet 2026, contre 9,4 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2025 et 11,1 milliards en 2024 (Douanes françaises).

Le premier semestre 2026 a été marqué par un processus de dégel. Le 16 février 2026, le ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez s’est rendu à Alger à l’invitation de son homologue Saïd Sayoud pour relancer la coopération sécuritaire. Ce mouvement s’est poursuivi avec la visite de la ministre déléguée aux Armées Alice Rufo à Sétif et Alger le 8 mai 2026, celle du ministre de la Justice Gérald Darmanin à Alger le 17 mai, et la réception du ministre algérien de l’Intérieur à Paris les 1er et 2 juin 2026. Le 8 mai, l’Élysée a également annoncé le retour à Alger de l’ambassadeur Stéphane Romatet, rappelé lors du pic des tensions en avril 2025.

Ce dégel a cependant laissé place à un nouveau coup de froid commercial. Les autorités algériennes ont subitement décidé fin juillet 2026, dans la plus grande discrétion, d’arrêter les importations de tous les produits français à l’exception des médicaments. Cette consigne « verbale » a été transmise directement aux importateurs, sans annonce publique, mais plusieurs sources économiques et diplomatiques en confirment l’application effective. Depuis juillet 2026, les importations en provenance de France sont devenues quasi inexistantes. TotalEnergies maintient ses accords avec Sonatrach dans le secteur gazier. Pour les exportateurs français, la relation bilatérale est entrée dans une nouvelle phase d’instabilité commerciale, superposée à un contexte diplomatique où le dossier du Sahara occidental, les contentieux mémoriels et les cas de ressortissants français détenus en Algérie restent des lignes de fracture potentielles.

Par ailleurs, l’Union européenne a lancé une procédure d’arbitrage contre l’Algérie pour des restrictions commerciales liées au mécanisme des plans prévisionnels d’importation (PPI), instauré en juillet 2025.


Perspectives

L’Algérie dispose d’atouts significatifs : des ressources énergétiques stratégiques dont les cours sont actuellement élevés, une relative stabilité institutionnelle, une dette extérieure quasi nulle et une croissance soutenue à +3,9 % en 2025. Le programme de réformes a soutenu la diversification économique et une croissance robuste ; des prix des hydrocarbures plus élevés améliorent les perspectives à court terme et offrent une opportunité de reconstituer les marges de manœuvre, mais réduire les vulnérabilités exige une consolidation budgétaire, une politique monétaire axée sur la stabilité des prix et une plus grande flexibilité du taux de change.

Selon le tableau des indicateurs publié par le FMI à l’issue de l’Article IV 2026, les réserves officielles brutes atteignaient 68,9 Md USD en 2024, ont fondu à 51 Md USD fin 2025, et sont projetées à 46,5 Md USD en 2026, 41 Md USD en 2027, jusqu’à 19,8 Md USD en 2031. La couverture en mois d’importations passerait de 8,6 mois en 2025 à 8,1 mois en 2026, puis à 3,3 mois en 2031, s’approchant dangereusement du seuil critique de 3 mois fixé par le FMI. Dans le scénario de référence du FMI, la dette publique atteindrait 79,0 % du PIB en 2031.

Points de vigilance : les risques pesant sur les perspectives économiques de l’Algérie sont principalement liés à la volatilité des prix des hydrocarbures, à la persistance de déficits budgétaires élevés et aux liens financiers importants entre le gouvernement, les entreprises d’État et les banques publiques ; la dépendance persistante au financement monétaire pourrait fragiliser la stabilité des prix et la crédibilité de la politique monétaire. La hausse actuelle des prix du Sahara Blend (96 USD en moyenne au S1 2026) offre une fenêtre de reconstitution des marges, que le FMI recommande de ne pas laisser passer.

À moyen terme, la croissance devrait se modérer, tandis que les déficits budgétaires élevés continueraient d’accroître la dette publique et les déficits courants persistants réduiraient encore davantage les réserves. Pour les credit managers, la vitesse d’érosion des réserves de change — qui conditionne la stabilité du dinar et la capacité de couverture des importations — et l’ampleur du déficit budgétaire demeurent les deux signaux d’alarme prioritaires.

⚠ Point d’attention : Depuis fin juillet 2026, les autorités algériennes auraient donné instruction verbale aux importateurs d’écarter les produits français (à l’exception des médicaments) de leurs plans prévisionnels d’importation. Bien que non officiellement confirmée par Alger, cette mesure est décrite par des sources diplomatiques et économiques des deux pays comme effectivement appliquée. Elle constitue un risque commercial majeur pour les exportateurs français, au moment où une procédure d’arbitrage européenne est déjà engagée contre l’Algérie pour restrictions commerciales.


Sources : FMI – Article IV 2026, communiqué du Conseil d’administration (septembre 2026), FMI – Mission Article IV 2026, déclaration de fin de mission (juillet 2026), FMI – Données Algérie (imf.org), Worldometer – PIB Algérie 2026 (FMI), Banque mondiale – Données Algérie (2025–2026), Algérie Éco – Synthèse Article IV FMI 2026 (septembre 2026), Web Manager Center – Vulnérabilités macro Algérie (septembre 2026), Algérie360 – Réserves de change FMI 2026–2031 (septembre 2026), Twala – Réserves de change Algérie –18 Md en 2025 (septembre 2026), ObservAlgérie – Sahara Blend S1 2026 (juillet 2026), Xinhua – FMI relève la prévision de croissance de l’Algérie à 3,8 % en 2026 (avril 2026), ObservAlgérie – Exportations hors hydrocarbures 2025 (janvier 2026), El Watan – Exportations hors hydrocarbures 10 mois 2025 (novembre 2025), Maghreb Émergent – Réserves de change octobre 2025 (décembre 2025), Diplomatie française – Relations politiques et économiques franco-algériennes (2026), Euronews – France-Algérie renouveau coopération (juin 2026), Maghreb Émergent – Embargo non officiel sur les produits français (octobre 2026), JDD – Embargo quasi-total sur les produits français (octobre 2026), Sanction Scanner – GAFI : retrait de l’Algérie de la liste grise (juin 2026), FMI – Article IV 2025, communiqué (septembre 2025), DG Trésor – Indicateurs et conjoncture Algérie

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

Population (millions, 2025) : 47,9

Taux de croissance du PIB réel : 2026 : 3,8 % (prév. FMI, WEO avril 2026, révision à la hausse de +0,9 point par rapport à octobre 2025) ; 2025 : 3,4 % (FMI)

PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (USD, 2025) : 18 510 (FMI, estimé)

Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :

Export : 47,3 (–11,6 %)

Import : 41,5 (+ 9,6 %)

Exportations françaises 2025 (Douane française)  : 4,2 Md EUR, –11,8 % par rapport à 2024

Indice de perception de la corruption (IPC 2025) : 109/182 – score : 34/100 (inchangé par rapport à 2024)

Principaux clients (2023, données DG Trésor)

– Italie : 15,2 Md USD

– France : 7,6 Md USD

– Espagne : 6,7 Md USD

Note : En 2024, selon les données douanières françaises, l’Italie demeurait premier client (12 Md EUR, 25,4 % de pdm), suivie de la France (6,8 Md EUR, 14,4 %) et de l’Espagne (6 Md EUR).

Principaux fournisseurs (2023, données DG Trésor)

– Chine : 22,9 % de pdm

– France : 11,7 % de pdm

– Italie : 7,4 % de pdm

Exportations françaises 2025 (Douane française) : 4,23 Md EUR, – 11,8 %

Note : En 2024, selon les données douanières françaises, la Chine restait premier fournisseur (11,7 Mds EUR, 27,4 % de pdm), devant la France (5,2 Mds EUR, 12,2 %) et l’Italie (3,2 Mds EUR, 7,3 %).

⚠ Point d’attention : En 2024, l’excédent commercial de l’Algérie s’est effondré de 84,8 %, passant de 12,3 Md USD en 2023 à 1,9 Md USD l’année suivante, sous l’effet conjugué de la baisse des prix des hydrocarbures et d’une forte hausse des importations en volume. Au premier semestre 2025, les importations ont bondi de 28,4 % (29 Md USD), tandis que les exportations ont reculé de 8,5 % (23,5 Md USD), creusant un déficit commercial de -5,5 Md USD. Sur les neuf premiers mois de 2025, les exportations hors hydrocarbures ont néanmoins progressé de 26 %, atteignant 4,3 Md USD.

Par ailleurs, les exportations françaises vers l’Algérie ont reculé de 11,8 % en 2025, à 4,2 Mds EUR, dans un contexte de transformation du marché algérien et de montée en puissance des concurrents. L’Algérie conserve toutefois sa position de deuxième débouché des exportations françaises en Afrique. Le quasi-arrêt des ventes françaises de blé et de produits d’élevage constitue un facteur majeur de ce recul : ces flux sont passés de 300 millions d’euros au premier semestre 2024 à seulement 4,2 millions d’euros au premier semestre 2025, soit une chute de 98,6 %.

Accords commerciaux

Accord d’association UE-Algérie (en vigueur, sous tension) : Signé en avril 2002 et entré en vigueur le 1er septembre 2005, l’accord d’association UE-Algérie définit un cadre pour les relations bilatérales dans tous les domaines, y compris le commerce, avec une libéralisation réciproque des marchandises comportant des éléments d’asymétrie en faveur de l’Algérie. Il visait à établir une zone de libre-échange avec démantèlement complet des droits de douane d’ici septembre 2020, objectif globalement atteint, à l’exception de quelques droits que l’Algérie doit encore éliminer. Cet accord est aujourd’hui sous forte tension : en juillet 2025, l’UE a engagé une procédure d’arbitrage contre les restrictions commerciales et d’investissement de l’Algérie, tout en annonçant son soutien aux entreprises françaises lésées par la crise bilatérale. Côté algérien, le président Tebboune avait annoncé en octobre 2024 la révision de l’accord à partir de 2025, souhait réaffirmé par le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf pour un accord « équitable pour les deux parties ».

Autres accords : L’Algérie est membre de la Zone arabe de libre-échange (ZALE/GZALE) depuis son adhésion dans le cadre de la Ligue arabe. Elle a également signé en mars 2018 à Kigali l’accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ainsi que les protocoles relatifs au commerce des marchandises, des services et au règlement des différends. L’Algérie poursuit par ailleurs ses efforts d’accession à l’OMC, dont elle est observatrice.

Lectures complémentaires :

Sources : Xinhua/APS – FMI WEO, prévision croissance Algérie 2026 (avr. 2026), Worldometer – PIB Algérie 2025 (d’après FMI), FMI – Algérie, données pays (2025), DG Trésor – Commerce extérieur de l’Algérie (mars 2025), DG Trésor – Relations économiques bilatérales France-Algérie (fév. 2025), ObservAlgérie – Échanges France-Algérie 2025 (avr. 2026), TSA Algérie – ONS, commerce extérieur S1 2025 (nov. 2025), ObservAlgérie – Exportations hors hydrocarbures jan-sept. 2025 (jan. 2026), Transparency International – IPC 2025 Algérie (fév. 2026), Le Moci – Procédure d’arbitrage UE-Algérie (juil. 2025)

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Appréciation du credit manager Moci Risque pays : élevé Risque client : moyen à élevé, dépend fortement de la taille et du secteur de l’entreprise ⚠ Point d’attention : Le baril de Brent a plongé sous 60 USD en avril 2026, soit en dessous du prix de réfé...


Mobilité

Chiffres clés

Population (2025) : 47 millions d’habitants au 1er juillet 2025, dont population urbaine : 73 % (estimation 2018, en progression continue).

Langues : L’arabe et le tamazight sont les langues officielles du pays. L’arabe dialectal (darja) est la principale langue véhiculaire utilisée par la population. Le français est couramment parlé dans les affaires et l’enseignement supérieur.

Religions : Musulmans sunnites à 99 %.

Nombre de Français immatriculés : 35 200 (chiffre le plus récent disponible, MEAE 2020 ; données actualisées non publiées à ce jour — à confirmer sur dz.ambafrance.org).

Nombre d’entreprises françaises implantées : Plus de 450 entreprises françaises sont implantées en Algérie, dont TotalEnergies, Engie, BNP Paribas ou Société Générale — dans un contexte de crise diplomatique sévère depuis 2024 (voir encadré « S’y rendre »).

Émissions CO₂ (tonnes/hab., 2019) : 4,2 t (chiffre le plus récent disponible, EDGAR/Commission européenne).

Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2025) : 92ᵉ sur 163 pays, score 2,042, niveau « moyen ».

Sources : ONS Algérie, Banque mondiale, Commission européenne – EDGAR, Institute for Economics & Peace – GPI 2025, MEAE, Le Moci.

S’y rendre

Contexte diplomatique France-Algérie : point d’attention majeur

La crise diplomatique entre la France et l’Algérie a connu en 2025 un pic historique, marqué par des expulsions mutuelles de diplomates et le rappel de l’ambassadeur de France. Cette brouille a débuté à l’été 2024, avec la reconnaissance par Paris de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, perçue comme une trahison par Alger, soutien des indépendantistes du Front Polisario. En réaction, l’Algérie avait rappelé son ambassadeur à Paris. La dégradation de la relation entre la France et l’Algérie a eu pour effet une réduction significative des effectifs de l’ambassade et des trois consulats généraux à compter du 1er septembre 2025. En avril 2026, les deux présidents ont tracé une feuille de route visant à relancer la relation bilatérale et identifié des dossiers communs sur lesquels travailler ensemble — la situation reste donc à surveiller de près avant tout déplacement professionnel.

À noter : les conseils aux voyageurs du MEAE ont été actualisés le 4 février 2026 et sont toujours en vigueur au 6 avril 2026. Consulter impérativement diplomatie.gouv.fr – Algérie avant tout déplacement.

Formalités

L’entrée sur le territoire algérien est soumise à une obligation de visa, qui peut être obtenu au consulat algérien du lieu de résidence. L’Algérie dispose de 18 consulats en France : Paris, Marseille, Strasbourg, Lyon, Lille, Bobigny, Créteil, Nanterre, Pontoise, Saint-Étienne, Nice, Besançon, Grenoble, Metz, Bordeaux, Nantes, Toulouse et Montpellier.

Toute demande de visa d’affaires doit être appuyée d’une lettre de l’employeur (lettre de mission) ou d’une lettre d’invitation du partenaire en Algérie, ainsi que d’une réservation d’hôtel ou attestation de prise en charge par l’organisme invitant.

Le prix du visa est de 110 € si vous partez moins de 90 jours et de 130 € si vous partez plus longtemps (frais de dossier inclus). Les délais d’obtention du visa sont de 2 à 10 jours ouvrés. Le visa peut être prolongé sous certaines conditions.

Le passeport doit avoir une validité minimum de 6 mois à la date de demande du visa.

Nouvelle procédure de dépôt (2025) : À partir du 8 avril 2025, il n’est plus possible d’obtenir un rendez-vous auprès de VFS Global ou des centres TLS. Seuls les centres Capago assurent ce service, à Alger, Oran, Annaba et Constantine.

Visa touristique Sud Algérie : Des facilitations de délivrance de visas sont accordées aux touristes souhaitant se rendre, dans le cadre de voyages en groupe organisés par des agences agréées, vers les destinations du grand Sud algérien. Le programme doit comporter au minimum une des wilayas suivantes : Adrar, Laghouat, Biskra, Béchar, Tamanrasset, Djelfa, Msila, Ouargla, El-Bayad, Illizi, Tindouf, El Oued, Naâma, Ghardaïa ou Timimoune. Ces mesures permettent de bénéficier d’une délivrance de visas à l’arrivée d’une durée de validité n’excédant pas trente jours.

Blogueurs et influenceurs : Toute activité de production de contenu ayant vocation à être publié en ligne peut être assimilée par les autorités locales à une pratique journalistique, strictement encadrée. Tout visiteur ayant l’intention de se prêter à ce type d’activité est invité à le déclarer dès le dépôt de sa demande de visa. À défaut, il est susceptible d’être interpellé par les autorités locales durant son séjour.

Liaisons aériennes : Des vols réguliers sont opérés entre la France et l’Algérie (Air Algérie, Air France). Les frontières terrestres et maritimes restent fermées. Il est préférable d’anticiper les réservations en période de forte demande (été, fêtes religieuses).

Déclaration douanière : Les voyageurs sont soumis à l’obligation de déclarer auprès du bureau des douanes, à l’entrée et à la sortie du territoire national, les billets de banque et tout instrument négociable libellés en monnaies étrangères librement convertibles dont le montant est égal ou supérieur à l’équivalent de 1 000 euros.

Source : diplomatie.gouv.fr – Algérie (mis à jour le 04/02/2026), ambassade d’Algérie en France, Service-Public.fr (vérifié oct. 2024)

Y travailler

Le marché du travail

La population algérienne atteint 47 millions d’habitants au 1er juillet 2025, avec une structure démographique jeune : les moins de 15 ans représentent 29 % de la population totale, la tranche 15-59 ans constitue 59 %, et les plus de 60 ans comptent pour 11 % du total.

Selon l’enquête de l’Office national des statistiques (ONS) menée en octobre 2024, 12,055 millions de personnes sont occupées et le taux d’emploi s’établit à 36,4 %, avec une progression continue du taux d’emploi féminin qui a atteint 14,3 %. L’ONS a révisé le taux de chômage à 9,7 % (contre 12,7 % annoncés initialement), après prise en compte de la création d’emplois de fin d’année et du poids de l’emploi informel. Le taux de chômage des jeunes (16-24 ans) demeure élevé à 29,3 %.

Les secteurs les plus employeurs restent l’administration publique (17,4 %), la santé et l’action sociale (15,5 %), le commerce (15,3 %), la construction (14 %) et l’industrie manufacturière (13,6 %).

Les besoins du marché s’orientent vers des profils techniques et pointus : TIC, ingénieurs, techniciens supérieurs, concepteurs d’applications mobiles, installateurs d’équipements solaires, etc. L’inadéquation entre la formation et les profils recherchés par les entreprises demeure un défi structurel.

Meilleurs sites d’emploi
www.emploitic.com
www.algeriejob.com
https://emploinet.net
www.ouedkniss.com/emploi_offres

Sources : ONS Algérie (enquête emploi oct. 2024), Emploitic

Le cadre légal du travail

Le contrat de travail est encadré par la loi. Les conventions collectives et la négociation individuelle viennent la compléter.

Salaire national minimum garanti (SNMG) : 24 000 dinars algériens par mois (contre 20 000 dinars auparavant), pour une durée légale de 40 heures hebdomadaires, en vigueur à compter du 1er janvier 2026. Au taux de change officiel de début avril 2026 (1 EUR ≈ 153-154 DZD), cela représente environ 156 euros. Le gouvernement a également décidé d’augmenter l’allocation chômage de 15 000 à 18 000 dinars par mois, pour plus de 2 millions de bénéficiaires.

Durée de travail : 40 heures par semaine.

Période d’essai : ne peut excéder six mois. Elle peut être allongée pour les postes de haute qualification.

Congés annuels : le droit au congé annuel repose sur le travail effectué au cours d’une période de référence allant du 1er juillet de l’année précédant le congé au 30 juin de l’année du congé.

Jours chômés hebdomadaires : vendredi et samedi constituent le week-end officiel.

Horaires de travail
Administrations : 8 h – 12 h et 13 h – 16 h.
Entreprises : 9 h – 16 h.
Commerces : 9 h – 18 h.
Certaines administrations, le système bancaire, les assurances ainsi que les postes et télécommunications sont ouverts le samedi. Pendant le Ramadan, le rythme de travail est ralenti et les horaires modifiés (9 h – 15 h en général).

Sources : MEAE, UFE, ambassade d’Algérie en France, ONS, Business France

Vie pratique

Coût de la vie

Monnaie : dinar algérien (DZD). Non convertible.

Taux de change : 1 EUR ≈ 152–154 DZD (début avril 2026, taux officiel interbancaire). La moyenne annuelle 2025 s’est établie à 1 EUR = 148,77 DZD. À suivre en temps réel sur le site de la Banque d’Algérie.

Indice Mercer du coût de la vie (2023, 227 villes) : Alger figure parmi les 10 villes les moins chères pour les expatriés (218ᵉ sur 227 villes), aux côtés d’Almaty, Tunis et Tachkent. (Le classement 2025 n’est pas publiquement disponible dans son détail ; Alger se maintient dans le bas du tableau — chiffre le plus récent disponible.)

Se loger : loyer mensuel d’un trois pièces à Alger, entre 200 et 700 euros selon les quartiers. À Alger, les quartiers les plus prisés par les expatriés sont : Hydra, El Biar, Poirson, Paradou, Le Golf, Val d’Hydra, Ben Aknoun. Un peu plus excentrés mais avec de plus grandes surfaces : Dely Ibrahim, Chéraga, Bouzaréah, Bir Khadem, Kouba. Il faut savoir que les propriétaires demandent souvent jusqu’à un an de loyer d’avance, auquel s’ajoute un mois de caution. Le contrat de bail est passé devant notaire (frais partagés entre locataire et propriétaire). Préavis habituel : deux mois.

Sources : Mercer Cost of Living 2023, Banque d’Algérie, XE Currency, MEAE

Informations utiles

Distances de ville à ville
Alger – Oran : 422 km.
Prix avion : environ 60–80 euros (variable selon saison et disponibilité).

Déplacements de ville à ville
La circulation à Alger est très difficile et fort encombrée. Il est préférable de se déplacer en avion pour les longs trajets et en voiture avec chauffeur pour les distances plus courtes. Pour le transport sur place, il est préférable d’utiliser les taxis des grands hôtels. Il est conseillé d’éviter d’être seul(e) dans les taxis, y compris ceux réservés via une application comme Heetch ou Yassir.

Nature du réseau électrique
220 volts.

Télécommunications
Indicatif téléphonique : +213.
Qualité du réseau mobile : bonne.
Qualité du réseau Internet : bonne.

Principaux jours fériés 2026
12 janvier : Nouvelle Année Amazigh (Yennayer).
20 mars : Aïd al-Fitr (fin du Ramadan – date sous réserve d’observation lunaire).
1er mai : Fête du Travail.
27 mai : Aïd al-Adha (date sous réserve).
5 juillet : Fête de l’Indépendance et de la Jeunesse.
26 août : Naissance du Prophète (Mawlid).
1er novembre : Fête de la Révolution algérienne.

Sources : MEAE – Conseils aux voyageurs Algérie (04/02/2026), Ambassade d’Algérie en France, ONS Algérie, Algérie Éco – enquête emploi ONS (oct. 2024), ObservAlgérie – SNMG (jan. 2026), IEP – Global Peace Index 2025, Mercer Cost of Living 2023, Banque d’Algérie (taux de change), Service-Public.fr (oct. 2024), Le Petit Journal Alger – jours fériés 2026

Contacts

Sources d’informations Internet

www.el-mouradia.dz : site de la présidence de la République algérienne.

www.mf.gov.dz : ministère des Finances.

www.ons.dz : Office national des statistiques (ONS).

www.joradp.dz : Journal officiel algérien.

www.caci.dz : Chambre algérienne de commerce et d’industrie.

sidjilcom.cnrc.dz : registre du commerce (CNRC).

www.tsa-algerie.com : site d’informations économiques et politiques.

www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/DZ : publications du Service économique régional d’Alger (DG Trésor).

Contacts utiles

En France

AMBASSADE D’ALGÉRIE EN FRANCE
50, rue de Lisbonne – 75008 Paris
Tél. : +33 1 53 93 20 20
Fax : +33 1 53 93 20 69
Email : [email protected]
Site : amb-algerie.fr

CONSULAT GÉNÉRAL D’ALGÉRIE À PARIS
1, Passage du Trône – 75011 Paris
Tél. : +33 1 53 72 07 00
Site : consulat-paris-algerie.fr

Sur place — Acteurs publics

AMBASSADE DE FRANCE EN ALGÉRIE
25, chemin Abdelkader Gadouche – 16035 Hydra, Alger
Tél. : +213 (0)21 98 17 17
Site : dz.ambafrance.org

SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL D’ALGER (SER) — DG TRÉSOR
Rattaché à l’Ambassade de France, le Service économique régional d’Alger (SER) est un service extérieur de la Direction Générale du Trésor (DG Trésor) du ministère de l’Économie et des Finances.
Adresse : 25, chemin Abdelkader Gadouche – 16035 Hydra
Tél. : +213 (0)21 98 15 65 – Fax : +213 (0)21 98 17 49
Email : [email protected]
Site : tresor.economie.gouv.fr/Pays/DZ
Le SER publie une Lettre économique d’Algérie, publication bimestrielle reprenant une sélection d’actualités économiques et sectorielles. Inscription sur demande à [email protected].

BUREAU BUSINESS FRANCE ALGÉRIE
Le bureau Business France Algérie, service commercial de l’Ambassade de France, est l’un des 80 bureaux répartis dans plus de 70 pays. Doté d’une équipe biculturelle de 13 spécialistes, Business France Algérie accompagne les entreprises françaises dans leur parcours export, depuis l’orientation sur les marchés étrangers jusqu’à la concrétisation d’affaires et l’implantation sur le terrain.
Email : [email protected]
Site : export.businessfrance.fr/algerie

Sur place — Acteurs privés

CCI FRANCE ALGÉRIE (CCIAF)
Association à but non lucratif créée en 2011, membre du réseau CCI France International, dont la mission est de mettre en relation les entreprises françaises et algériennes pour la prospection et la recherche de partenaires industriels et commerciaux qualifiés. Installée à Alger, la CCIAF est également implantée dans cinq régions industrielles du pays (Oran, Annaba, Constantine, Béjaïa et Sétif) et compte près de 2 500 entreprises membres.
Siège : Lot 94, Quartier des affaires de la commune de Bab Ezzouar, Alger
Tél. : +213 (0)23 50 70 19
Email : [email protected]
Directeur général : Réda EL BAKI — [email protected]
Site : www.cciaf.org

ATLAS DÉVELOPPEMENT
Avec près de 20 ans d’expérience sur le marché algérien, Atlas Développement a accompagné des centaines d’entreprises, d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord, dans leurs démarches d’accès au marché, de due diligence, d’implantations commerciales et industrielles, de prospection et montage de réseaux de distribution et d’intelligence économique.
Adresse France : 13 bis, avenue de la Motte-Picquet – 75007 Paris
Tél. : +33 6 64 30 29 42
Email : [email protected]
Site : atlas-developpement.com
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/atlas-developpement

GROUPE SALVEO (filiale ADIT)
Depuis 2008, le Groupe Salveo est implanté en Algérie avec une équipe de près de 10 collaborateurs à Alger. Son centre d’affaires de près de 500 m² se situe à proximité du ministère de l’Énergie, dans la résidence Chaâbani Val d’Hydra. Salveo est une filiale du Groupe ADIT, leader européen sur le marché de l’intelligence stratégique et du développement international.
Adresse Alger : Résidence Chaâbani Bt 8 N°2, Val d’Hydra 16000 – Hydra, Alger
Directrice Algérie : Amina KERRAK — Tél. +213 21 60 22 33
Tél. France : +33 (0)1 84 79 17 50
Site : salveo.international
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/groupe-salveo

Sources : Ambassade de France en Algérie – dz.ambafrance.org (2025), Ambassade d’Algérie en France – amb-algerie.fr (2025), Consulat général d’Algérie à Paris – consulat-paris-algerie.fr (2025), DG Trésor – Équipe SER Alger – tresor.economie.gouv.fr (2025), Business France Algérie – dz.ambafrance.org (2025), CCI France Algérie (CCIAF) – cciaf.org (2025), CCI France International – fiche Algérie (2025), Atlas Développement – atlas-developpement.com (2025), OSCI – fiche Atlas Développement, Groupe Salveo – fiche Algérie (2025), OSCI – fiche Groupe Salveo

Logistique & Douane

Logistique et douane

Indicateurs de performance logistique

Doing Business (arrêt définitif) — La Banque mondiale a annoncé en septembre 2021 l’arrêt de la publication Doing Business en raison d’irrégularités dans les données et de questions d’éthique ayant érodé la confiance dans la méthodologie. Cet indice est définitivement supprimé de la présente fiche.

B-READY (Business Ready) — Algérie non couverte à ce jour — B-READY, qui améliore et remplace Doing Business, évalue chaque année l’environnement des affaires dans le monde. L’édition 2025 (intérimaire) couvre 101 économies. Les trois premières éditions du rapport B-READY couvriront progressivement environ 170 économies dans le monde, avec pour objectif d’atteindre 180 économies d’ici 2027. L’Algérie ne figure pas parmi les économies couvertes à ce jour par B-READY 2024 ni B-READY 2025 ; aucune note n’est donc disponible pour ce pays dans ce cadre.

Logistics Performance Index (LPI) 2023 — Banque mondiale — Le LPI est un outil interactif d’analyse comparative conçu pour aider les pays à identifier les défis et opportunités en matière de performance logistique commerciale ; l’édition 2023 couvre 139 pays. La dernière édition internationale complète du LPI reste celle de 2023. Les données chiffrées par pays de l’édition 2023 sont accessibles via l’outil interactif de la Banque mondiale (lpi.worldbank.org), mais ne sont pas reproduites en tableau dans les publications textuelles récentes. À titre de référence, lors du LPI 2018 — dernière édition antérieure —, l’Algérie était classée au 117e rang sur 160 pays, avec un score de 2,45/5, accusant une perte de 42 places par rapport au LPI 2016 (score : 2,77, rang : 75e). Cette dégradation était attribuée à l’insuffisance des procédures douanières, au manque d’infrastructures logistiques et de compétences, ainsi qu’aux faiblesses en matière d’expéditions internationales, de traçabilité et de respect des délais. Le score LPI 2023 actualisé pour l’Algérie est à consulter directement sur lpi.worldbank.org (chiffre le plus récent disponible : LPI 2018, rang 117/160, score 2,45).

Index of Economic Freedom 2025 — Heritage Foundation — Dans l’édition 2025 du rapport de la Heritage Foundation, l’Algérie occupe le 160e rang mondial en matière de liberté économique, avec un score de 47,5/100 et une qualification d’économie « réprimée », malgré une progression de 3,6 points par rapport à l’année précédente. Pour la Heritage Foundation, les fondements de la liberté économique ne sont pas solidement institutionnalisés en Algérie, en raison de la vulnérabilité du pouvoir judiciaire, des ingérences politiques et de la corruption, qui freinent le développement économique durable. Malgré quelques progrès, la gouvernance fiscale doit encore être améliorée et les réformes engagées pour diversifier la base économique restent insuffisantes. La 32e édition de l’Index (2026) a été publiée et couvre 184 pays souverains ; les données spécifiques à l’Algérie pour 2026 sont consultables sur heritage.org.

Réforme portuaire et numérisation des procédures

Système communautaire portuaire algérien (APCS) — La principale réforme logistique en cours concerne la numérisation des procédures portuaires. L’Algerian Port Community System (APCS) a été mis en place comme plateforme électronique d’échange de données numériques dans le but de numériser le secteur portuaire dans le domaine du transport maritime de marchandises. Il vise à simplifier, faciliter et accélérer les procédures administratives et logistiques pour toutes les parties prenantes, renforçant ainsi la compétitivité des ports algériens. Il contribue également à réduire les pénalités de retard liées à la bureaucratie administrative et à la mauvaise gestion des ports.

L’APCS, lancé en juillet 2021 et développé avec l’expertise de la Banque mondiale, est une plateforme numérique qui connecte l’ensemble des acteurs portuaires. Les réformes stratégiques, dont l’APCS et la nouvelle loi sur l’investissement, visent à améliorer l’efficacité commerciale et à attirer les investissements étrangers avec le soutien de la Banque mondiale.

Des résultats tangibles ont déjà été enregistrés : l’adoption des technologies APCS a permis de réduire la période de passage des marchandises dans les ports de cinq jours, générant des revenus équivalant à 13,15 millions de dollars par an, et la numérisation de 75 % des documents tout au long de la chaîne logistique portuaire. Cependant, les ports algériens ont été exposés à des obstacles bureaucratiques et à l’opposition de certaines institutions gouvernementales, freinant les progrès de la transformation numérique.

En 2025, la réforme a franchi un nouveau cap : le ministre des Transports Abdellah Moundji a annoncé le lancement effectif de la plateforme numérique APCS dans une version mise à jour, intégrant de nouveaux domaines d’application pour assurer une meilleure qualité de services et un échange sécurisé de données entre opérateurs. La réforme de la gestion portuaire constitue l’un des chantiers prioritaires du secteur, avec notamment pour objectif la réduction du temps de rade des cargos à 24 heures maximum, conformément aux instructions du président de la République.

Contexte commercial et perspectives logistiques

L’Algérie diversifie son économie : les exportations hors hydrocarbures ont triplé depuis 2017, atteignant 5,1 milliards de dollars en 2023, réduisant ainsi la dépendance au pétrole et au gaz. Les exportations clés comprennent les engrais, les produits sidérurgiques et le ciment, témoignant des premiers succès dans l’élargissement de la base économique. Cette diversification accroît mécaniquement les flux logistiques non pétroliers et justifie les investissements en cours dans la modernisation des ports et des procédures douanières.

Sur le plan macroéconomique, l’économie algérienne a progressé de 4,1 % au premier semestre 2025, avec une croissance du PIB attendue à 3,8 % pour l’ensemble de l’année. Les exportations d’hydrocarbures ont toutefois diminué, tandis que les importations ont augmenté, reflétant une demande d’investissement. Ce regain d’importations renforce la pression sur les infrastructures logistiques et douanières.

Le contexte logistique mondial reste globalement favorable : les échanges de marchandises ont connu en 2025 la croissance la plus rapide depuis 2017, hors période COVID. La croissance des échanges devrait se poursuivre : de 2026 à 2029, le commerce mondial devrait progresser au même rythme moyen que durant la dernière décennie.

Points d’attention pour le crédit manager et l’exportateur

-Délais et coûts douaniers : Les données Doing Business sur les délais et coûts de dédouanement (données 2020 : export 80 h./593 USD pour les procédures transfrontalières, 149 h./374 USD pour la documentation ; import 210 h./409 USD et 96 h./400 USD) ne sont plus actualisées depuis 2021 (arrêt de la publication). Elles sont fournies à titre historique uniquement (chiffres les plus récents disponibles, édition Doing Business 2020). Aucun indicateur comparable n’a été publié pour l’Algérie depuis lors dans les sources officielles accessibles.

-Complexité réglementaire : L’Algérie est l’un des principaux exportateurs mondiaux de gaz naturel, qui, avec le pétrole, représente près de 95 % des recettes d’exportation et plus de 30 % du PIB, sans que cela se traduise par une amélioration de l’environnement des affaires à l’import.

-Réformes en cours : La mise en œuvre de la plateforme numérique APCS constitue un signal positif pour les exportateurs français. Les réformes stratégiques, dont l’APCS et la nouvelle loi sur l’investissement, visent à améliorer l’efficacité commerciale et à attirer les investissements étrangers. Toutefois, des défis persistent, notamment en termes de faible productivité, qui soulignent la nécessité de réformes soutenues pour assurer la résilience économique à long terme.

-Liberté de commerce : La mise en œuvre soutenue des réformes, notamment celles qui améliorent l’environnement des affaires, élargissent l’accès au financement et renforcent la concurrence, sera déterminante pour soutenir la diversification et la création d’emplois.

Sources : Banque mondiale – Logistics Performance Index LPI 2023 (lpi.worldbank.org), Banque mondiale – B-READY 2025 (worldbank.org/en/businessready), Banque mondiale – How Algeria is Crafting a Dynamic Economy for Tomorrow (avril 2025), Banque mondiale – Algeria Economic Update, automne 2025 (décembre 2025), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom, Algérie 2025, Heritage Foundation – Index of Economic Freedom 2026 (février 2026), DHL – Global Connectedness Report 2026, La Voie d’Algérie – APCS : un tournant pour le secteur commercial (septembre 2025), APS – Lancement officiel APCS (2025)

Actualités : Algérie

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