Algérie

Économie

Mise à jour : avril 2026

Informations générales

Population : 47,4 millions (estimation au 1er juillet 2025, Nations Unies / Worldometer). Le FMI retient 47,851 millions pour 2026. L’ONS recense 46,7 millions à fin 2024.

Capitale : Alger

Devise : Dinar algérien (DZD)

Décalage horaire avec la France : –1 h en été, aucun en hiver

Climat : Aride ou méditerranéen selon les régions. À Alger, température moyenne la plus basse en janvier : 7 °C ; la plus haute en août : 38 °C


Indicateurs économiques

PIB nominal : 260,1 milliards USD en 2024 (FMI / DG Trésor), ce qui place l’Algérie au troisième rang des économies africaines. Le FMI estime le PIB nominal à environ 288 milliards USD en 2025, et à environ 285 milliards USD en 2026, ce qui devrait positionner l’Algérie au quatrième rang des économies arabes.

Taux de croissance du PIB réel : 2023 : +4,1 % (FMI, Article IV 2025) ; 2024 : +3,6 % (FMI, Article IV juin 2025 — les coupes de production OPEP+ ont pesé sur le secteur des hydrocarbures, tandis que l’activité hors hydrocarbures a progressé de +4,2 %) ; 2025 : +3,4 % selon le FMI (WEO octobre 2025, confirmé par le site imf.org au 07/04/2026), +3,3 % selon la BAD (rapport MEO 2026, avril 2026), +3,8 % selon la Banque mondiale (mise à jour économique, décembre 2025) ; 2026 : +2,9 % selon le FMI (projection publiée sur imf.org au 07/04/2026), +3,5 % selon la Banque mondiale, +3,9 % selon la BAD (rapport MEO 2026).

PIB par habitant nominal : 5 130 USD en 2024 (FMI / DG Trésor), le plus élevé du Maghreb. En 2025, il est estimé à 6 095 USD selon les données FMI reprises par Worldometer (contre 5 772 USD en 2024 selon la même source, soit une hausse de +5,6 %).

Revenu national/habitant en PPA : 18 343 USD en 2024 (FMI, parité de pouvoir d’achat, source Crédit Agricole / FMI WEO).

Inflation : 2023 : 9,3 % ; 2024 : 4,0 % (FMI, Article IV juin 2025 / Banque mondiale) — net recul porté principalement par la baisse des prix alimentaires ; 2025 : 1,7 % sur les neuf premiers mois (Banque mondiale, mise à jour économique décembre 2025), estimée à 3,0 % en moyenne annuelle par la BAD (rapport MEO 2026, avril 2026) ; 2026 : 3,9 % projeté par le FMI (imf.org, avril 2026).

Chômage : Le taux de chômage officiel a été révisé à 9,7 % à fin 2024 par l’ONS après correction de ses chiffres préliminaires (qui faisaient état de 12,7 % en octobre 2024). Cette révision méthodologique suscite des réserves analytiques. La Banque mondiale retient, sur la base des estimations modélisées de l’OIT, un taux de 11,6 % pour 2025. Le chômage des jeunes (16–24 ans) demeure structurellement très élevé, à 29,3 % selon les données ONS d’octobre 2024.

Déficit budgétaire : –13,9 % du PIB en 2024 (FMI, Article IV juin 2025), en très forte dégradation par rapport à –5,2 % en 2023, sous l’effet de la baisse des recettes d’hydrocarbures et de la hausse des salaires et des dépenses d’investissement. Le déficit devrait rester élevé en 2025, selon le FMI. La BAD chiffre le déficit à –14,4 % du PIB en 2025 et projette –14,5 % en 2026. Le FMI classe désormais le risque souverain algérien en catégorie « élevé » (contre « modéré » en 2023) et préconise un ajustement budgétaire supplémentaire de 5 points de PIB sur la période 2025–2028.

Dette publique : 45,7 % du PIB en 2024 (FMI / DG Trésor), en baisse par rapport à 48,6 % en 2023. Projections : 50,4 % en 2025 (FMI) ; 53,9 % en 2026 (FMI). La Banque mondiale et Coface anticipent un niveau atteignant 55,2 % du PIB en 2025 dans un scénario sans consolidation. Ces niveaux demeurent inférieurs à la moyenne des pays d’Afrique du Nord (81 % en 2024). La dette publique extérieure reste limitée à 1,3 % du PIB.

Réserves de change : 67,8 milliards USD à fin 2024, couvrant environ 14 mois d’importations (FMI, Article IV 2025). En glissement, les réserves en devises sont tombées à 47,1 milliards USD en octobre 2025 selon les données CEIC/FMI compilées par Maghreb Émergent et ObservAlgérie — une chute de plus de 20 milliards en dix mois. En définition élargie (incluant DTS et position au FMI), le stock atteignait environ 52 milliards USD à la même date. Le rapport Article IV 2025 du FMI avertit que, en l’absence de réformes structurelles, les réserves officielles pourraient tomber à environ 18,6 milliards USD d’ici 2030, soit une couverture d’environ trois mois d’importations, contre quatorze en 2024.

Solde courant : Le compte courant est devenu déficitaire en 2024 sous l’effet d’une baisse de la production et des prix des hydrocarbures (FMI, Article IV). Au premier semestre 2025, le déficit courant a atteint 10,5 milliards USD, contribuant à un déficit global de la balance des paiements de 7,5 milliards USD (Banque d’Algérie / Maghreb Émergent). La BAD projette un déficit courant moyen de –2,9 % du PIB sur la période 2026–2027.


Conjoncture

L’économie algérienne maintient une trajectoire de croissance réelle, mais dans un environnement externe significativement moins porteur qu’en 2022–2023. Les hydrocarbures représentent environ 40 % du PIB, 90 % des exportations et un tiers des recettes budgétaires. En 2025, la croissance s’est établie autour de 3,4 % selon le FMI (3,3 % selon la BAD, 3,8 % selon la Banque mondiale), tirée par des secteurs hors hydrocarbures dynamiques — +5,4 % selon la Banque mondiale au premier semestre 2025. Pour 2026, les projections divergent selon les sources : +2,9 % pour le FMI, +3,5 % pour la Banque mondiale, +3,9 % pour la BAD. La révision à la baisse du FMI reflète des préoccupations croissantes sur les vulnérabilités budgétaires.

Le point de tension macro-économique majeur réside dans le déficit budgétaire. Chiffré à –13,9 % du PIB en 2024 par le FMI — un niveau inédit depuis la crise pétrolière des années 1980 — il devrait rester très élevé en 2025 et 2026 selon la BAD (–14,4 % puis –14,5 %). Ce déficit est financé principalement par les banques publiques algériennes, ce qui crée un effet d’éviction sur le financement du secteur privé et renforce l’interdépendance entre l’État, les entreprises publiques et les banques. Le FMI a reclassé le risque souverain algérien en catégorie « élevé » dans son rapport Article IV de septembre 2025.

La dépendance aux hydrocarbures constitue une vulnérabilité structurelle croissante. Selon la BAD (rapport MEO 2026, avril 2026), le prix du baril de Sahara Blend est attendu à 65,8 USD en 2026, en baisse par rapport à 68,2 USD estimés pour 2025 et 80,7 USD en 2024. Cette détérioration des termes de l’échange pèse directement sur les recettes extérieures et érode les réserves de change, tombées de 67,8 milliards USD fin 2024 à 47,1 milliards USD en octobre 2025.

Sur le plan des exportations hors hydrocarbures, les résultats de 2025 sont encourageants mais insuffisants pour atteindre les objectifs présidentiels. Sur les neuf premiers mois de 2025, les exportations hors hydrocarbures ont atteint 4,3 milliards USD, en hausse de 26 % par rapport à la même période de 2024. Les engrais et produits chimiques (environ 1,5 milliard USD), les matériaux de construction et la céramique (560 millions USD) et les appareils électriques et électroménagers figurent parmi les secteurs les plus dynamiques. L’objectif de 10 milliards USD d’exportations hors hydrocarbures fixé par le président Tebboune pour 2025 ne sera vraisemblablement pas atteint sur l’ensemble de l’année.

Sur le plan de l’inflation, la décélération enregistrée en 2025 est remarquable : l’inflation est tombée à 1,7 % sur les neuf premiers mois de l’année selon la Banque mondiale, contre 4,0 % en 2024 et 9,3 % en 2023. Ce reflux résulte de la baisse des prix alimentaires et de la stabilité du taux de change officiel. Pour 2026, le FMI projette un rebond à 3,9 %, notamment du fait de pressions latentes liées au financement monétaire du déficit.

Les droits de douane américains applicables à l’Algérie dans le cadre des mesures protectionnistes de 2025 n’affectent pas directement les exportations de pétrole et de gaz, qui bénéficient d’exemptions. L’impact sur l’économie algérienne reste donc limité à ce stade.


Relations économiques avec la France

La crise diplomatique franco-algérienne, amorcée à l’été 2024 après le soutien de la France au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, a atteint un paroxysme en 2025 avec des expulsions mutuelles de diplomates et le rappel de l’ambassadeur de France. Sur le plan économique, les échanges commerciaux bilatéraux ont chuté à 5,4 milliards d’euros en 2024, contre 11,8 milliards en 2023. Des secteurs stratégiques comme l’automobile, l’agroalimentaire et le transport maritime ont été affectés.

Un processus de dégel diplomatique s’est amorcé entre février et mars 2026. Le 16 février 2026, la visite du ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez à Alger a permis de relancer la coopération sécuritaire. Le 9 mars 2026, l’APN algérienne a adopté une version profondément amendée de la loi criminalisant la colonisation française, dans laquelle les demandes d’excuses et de réparations ont été supprimées. Le 15 mars 2026, les ministres des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et Ahmed Attaf ont tenu un entretien téléphonique confirmé par le Quai d’Orsay, portant sur les relations bilatérales et les enjeux régionaux (Sahel, Moyen-Orient, Sahara occidental). Cet échange marque, selon Le Matin d’Algérie, l’adoption d’une approche de « réalisme pragmatique » par les deux capitales.

Cependant, la relation demeure fragile. Le 5 avril 2026, Alger a exprimé une protestation officielle à l’encontre de déclarations du procureur national antiterroriste français, jugées « irresponsables » par le ministère algérien des Affaires étrangères — illustrant la vulnérabilité persistante de la relation bilatérale aux incidents diplomatiques. TotalEnergies maintient ses accords avec Sonatrach. Pour les exportateurs français, la situation évolue d’une « rupture consommée » vers un pragmatisme de façade, mais la question du Sahara occidental et les contentieux mémoriels demeurent des lignes de fracture potentielles.


Perspectives

L’Algérie dispose d’atouts significatifs : des ressources énergétiques stratégiques, une relative stabilité institutionnelle, une dette extérieure quasi nulle et une volonté politique de diversification. Toutefois, la conjonction d’un déficit budgétaire record (–13,9 % du PIB en 2024 selon le FMI), d’une érosion rapide des réserves de change (–20 milliards USD en dix mois de 2025) et d’une croissance encore insuffisante pour créer les emplois nécessaires à une population jeune en forte expansion dessine un tableau de vulnérabilités croissantes.

Selon le rapport Article IV 2025 du FMI (publié en septembre 2025), en l’absence de réformes structurelles profondes, les réserves officielles de change de l’Algérie pourraient passer de 67,8 milliards USD en 2024 à environ 18,6 milliards USD en 2030, soit une couverture d’environ trois mois d’importations, contre quatorze en 2024. Le FMI projette par ailleurs que la dette publique pourrait dépasser 80 % du PIB d’ici 2030 si la trajectoire actuelle n’est pas corrigée, et préconise un ajustement budgétaire additionnel de 5 points de PIB sur la période 2025–2028.

Pour les credit managers, le signal d’alarme principal est double : la vitesse de l’érosion des réserves de change — qui conditionne la stabilité du dinar et la couverture des importations — et l’ampleur du déficit budgétaire, qui rend le pays vulnérable à toute baisse prolongée des cours des hydrocarbures. Sans consolidation budgétaire crédible, le recours au financement monétaire non conventionnel (planche à billets) — officiellement reconnu par le ministre algérien des Finances en novembre 2025 — pourrait raviver les pressions inflationnistes dès 2026–2027. La loi de finances 2026 prévoit un budget d’investissement plus important encore, dans un contexte de prix du pétrole moins favorable (60–65 USD/baril anticipés par le FMI et la BAD), accentuant les tensions de financement.


Sources : DG Trésor – Indicateurs et conjoncture Algérie (mars 2025), Banque mondiale – Données Algérie (2025), Banque mondiale – Mise à jour économique Algérie (décembre 2025), BAD – Rapport MEO 2026 via ObservAlgérie (avril 2026), FMI – Article IV 2025, communiqué du Conseil d’administration (septembre 2025), FMI – Mission Article IV 2025, déclaration de fin de mission (juin 2025), FMI – Données Algérie, projections 2026 (avril 2026), Bpifrance – Fiche risque pays Algérie (janvier 2025), Maghreb Émergent – Réserves de change (décembre 2025), ObservAlgérie – Réserves de change fin octobre 2025 (décembre 2025), ObservAlgérie – Exportations hors hydrocarbures (janvier 2026), ObservAlgérie – Chômage ONS révisé (mars 2025), Le Matin d’Algérie – Relations franco-algériennes (mars 2026), Vie publique – Entretien Barrot-Attaf (15 mars 2026), Le Matin d’Algérie – Incident diplomatique du 5 avril 2026, EconomieAlgerie.com – Synthèse Article IV FMI 2025 (novembre 2025)

 

Commerce extérieur

Population (millions, 2025) : 47,4

Taux de croissance du PIB réel : 2026 : 3,9 % (prév. BAD) ; 2025 : 3,5 % (estim. FMI) / 3,3 % (estim. BAD) ; 2024 : 3,5 % (FMI)

PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 15 442

Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 49,2 (–11,6 %)
Import : 47,3 (+9,6 %)

Exportations françaises 2024 : 4,8 Md EUR, +6,6 %

Indice de perception de la corruption (IPC 2025) : 109/182 – score : 34/100

Principaux clients (2023, données DG Trésor)

-Italie : 15,2 Mds USD

-France : 7,6 Mds USD

-Espagne : 6,7 Mds USD

Principaux fournisseurs (2023, données DG Trésor)

-Chine : 22,9 % de pdm

-France : 11,7 % de pdm

-Italie : 7,4 % de pdm

Note d’alerte commerce : En 2024, l’excédent commercial de l’Algérie s’est effondré de 84,8 %, passant de 12,3 Mds USD en 2023 à 1,9 Md USD, sous l’effet conjugué de la baisse des prix des hydrocarbures (–7,4 % à l’export) et d’une forte hausse des importations en volume (+13,1 %). Au premier semestre 2025, la tendance s’est inversée en déficit commercial (–5,5 Mds USD), avec des importations en bond de +28,4 % et des exportations en repli de 8,5 % (ONS, nov. 2025). Le contexte tarifaire américain (taux de 30 % appliqué à l’Algérie depuis avril 2025) pèse marginalement sur les exportations hors hydrocarbures, ces dernières étant exemptées.

Sources : FMI – Perspectives économiques mondiales (2025), BAD – Rapport MEO 2026 (avril 2026), UNFPA – Population mondiale (2025), DG Trésor – Commerce extérieur de l’Algérie (2025), DG Trésor – Relations économiques bilatérales France-Algérie (fév. 2025), ONS Algérie via TSA – Commerce extérieur 2024 (avr. 2025), Transparency International – IPC 2025 (fév. 2026), Trading Economics – PIB/hab. PPA Algérie (2024)

Risques et paiements

Appréciation du credit manager Moci Risque pays : élevé Risque client : moyen à élevé, dépend fortement de la taille et du secteur de l’entreprise Notes de risque pays OCDE : 5/7 (chiffre le plus récent disponible, classement 2025 — à confirmer sur oecd.org) Allianz Trade : Risque moyen (Count...


Mobilité

Chiffres clés

Population (2025) : 47 millions d’habitants au 1er juillet 2025, dont population urbaine : 73 % (estimation 2018, en progression continue).

Langues : L’arabe et le tamazight sont les langues officielles du pays. L’arabe dialectal (darja) est la principale langue véhiculaire utilisée par la population. Le français est couramment parlé dans les affaires et l’enseignement supérieur.

Religions : Musulmans sunnites à 99 %.

Nombre de Français immatriculés : 35 200 (chiffre le plus récent disponible, MEAE 2020 ; données actualisées non publiées à ce jour — à confirmer sur dz.ambafrance.org).

Nombre d’entreprises françaises implantées : Plus de 450 entreprises françaises sont implantées en Algérie, dont TotalEnergies, Engie, BNP Paribas ou Société Générale — dans un contexte de crise diplomatique sévère depuis 2024 (voir encadré « S’y rendre »).

Émissions CO₂ (tonnes/hab., 2019) : 4,2 t (chiffre le plus récent disponible, EDGAR/Commission européenne).

Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2025) : 92ᵉ sur 163 pays, score 2,042, niveau « moyen ».

Sources : ONS Algérie, Banque mondiale, Commission européenne – EDGAR, Institute for Economics & Peace – GPI 2025, MEAE, Le Moci.

S’y rendre

Contexte diplomatique France-Algérie : point d’attention majeur

La crise diplomatique entre la France et l’Algérie a connu en 2025 un pic historique, marqué par des expulsions mutuelles de diplomates et le rappel de l’ambassadeur de France. Cette brouille a débuté à l’été 2024, avec la reconnaissance par Paris de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, perçue comme une trahison par Alger, soutien des indépendantistes du Front Polisario. En réaction, l’Algérie avait rappelé son ambassadeur à Paris. La dégradation de la relation entre la France et l’Algérie a eu pour effet une réduction significative des effectifs de l’ambassade et des trois consulats généraux à compter du 1er septembre 2025. En avril 2026, les deux présidents ont tracé une feuille de route visant à relancer la relation bilatérale et identifié des dossiers communs sur lesquels travailler ensemble — la situation reste donc à surveiller de près avant tout déplacement professionnel.

À noter : les conseils aux voyageurs du MEAE ont été actualisés le 4 février 2026 et sont toujours en vigueur au 6 avril 2026. Consulter impérativement diplomatie.gouv.fr – Algérie avant tout déplacement.

Formalités

L’entrée sur le territoire algérien est soumise à une obligation de visa, qui peut être obtenu au consulat algérien du lieu de résidence. L’Algérie dispose de 18 consulats en France : Paris, Marseille, Strasbourg, Lyon, Lille, Bobigny, Créteil, Nanterre, Pontoise, Saint-Étienne, Nice, Besançon, Grenoble, Metz, Bordeaux, Nantes, Toulouse et Montpellier.

Toute demande de visa d’affaires doit être appuyée d’une lettre de l’employeur (lettre de mission) ou d’une lettre d’invitation du partenaire en Algérie, ainsi que d’une réservation d’hôtel ou attestation de prise en charge par l’organisme invitant.

Le prix du visa est de 110 € si vous partez moins de 90 jours et de 130 € si vous partez plus longtemps (frais de dossier inclus). Les délais d’obtention du visa sont de 2 à 10 jours ouvrés. Le visa peut être prolongé sous certaines conditions.

Le passeport doit avoir une validité minimum de 6 mois à la date de demande du visa.

Nouvelle procédure de dépôt (2025) : À partir du 8 avril 2025, il n’est plus possible d’obtenir un rendez-vous auprès de VFS Global ou des centres TLS. Seuls les centres Capago assurent ce service, à Alger, Oran, Annaba et Constantine.

Visa touristique Sud Algérie : Des facilitations de délivrance de visas sont accordées aux touristes souhaitant se rendre, dans le cadre de voyages en groupe organisés par des agences agréées, vers les destinations du grand Sud algérien. Le programme doit comporter au minimum une des wilayas suivantes : Adrar, Laghouat, Biskra, Béchar, Tamanrasset, Djelfa, Msila, Ouargla, El-Bayad, Illizi, Tindouf, El Oued, Naâma, Ghardaïa ou Timimoune. Ces mesures permettent de bénéficier d’une délivrance de visas à l’arrivée d’une durée de validité n’excédant pas trente jours.

Blogueurs et influenceurs : Toute activité de production de contenu ayant vocation à être publié en ligne peut être assimilée par les autorités locales à une pratique journalistique, strictement encadrée. Tout visiteur ayant l’intention de se prêter à ce type d’activité est invité à le déclarer dès le dépôt de sa demande de visa. À défaut, il est susceptible d’être interpellé par les autorités locales durant son séjour.

Liaisons aériennes : Des vols réguliers sont opérés entre la France et l’Algérie (Air Algérie, Air France). Les frontières terrestres et maritimes restent fermées. Il est préférable d’anticiper les réservations en période de forte demande (été, fêtes religieuses).

Déclaration douanière : Les voyageurs sont soumis à l’obligation de déclarer auprès du bureau des douanes, à l’entrée et à la sortie du territoire national, les billets de banque et tout instrument négociable libellés en monnaies étrangères librement convertibles dont le montant est égal ou supérieur à l’équivalent de 1 000 euros.

Source : diplomatie.gouv.fr – Algérie (mis à jour le 04/02/2026), ambassade d’Algérie en France, Service-Public.fr (vérifié oct. 2024)

Y travailler

Le marché du travail

La population algérienne atteint 47 millions d’habitants au 1er juillet 2025, avec une structure démographique jeune : les moins de 15 ans représentent 29 % de la population totale, la tranche 15-59 ans constitue 59 %, et les plus de 60 ans comptent pour 11 % du total.

Selon l’enquête de l’Office national des statistiques (ONS) menée en octobre 2024, 12,055 millions de personnes sont occupées et le taux d’emploi s’établit à 36,4 %, avec une progression continue du taux d’emploi féminin qui a atteint 14,3 %. L’ONS a révisé le taux de chômage à 9,7 % (contre 12,7 % annoncés initialement), après prise en compte de la création d’emplois de fin d’année et du poids de l’emploi informel. Le taux de chômage des jeunes (16-24 ans) demeure élevé à 29,3 %.

Les secteurs les plus employeurs restent l’administration publique (17,4 %), la santé et l’action sociale (15,5 %), le commerce (15,3 %), la construction (14 %) et l’industrie manufacturière (13,6 %).

Les besoins du marché s’orientent vers des profils techniques et pointus : TIC, ingénieurs, techniciens supérieurs, concepteurs d’applications mobiles, installateurs d’équipements solaires, etc. L’inadéquation entre la formation et les profils recherchés par les entreprises demeure un défi structurel.

Meilleurs sites d’emploi
www.emploitic.com
www.algeriejob.com
https://emploinet.net
www.ouedkniss.com/emploi_offres

Sources : ONS Algérie (enquête emploi oct. 2024), Emploitic

Le cadre légal du travail

Le contrat de travail est encadré par la loi. Les conventions collectives et la négociation individuelle viennent la compléter.

Salaire national minimum garanti (SNMG) : 24 000 dinars algériens par mois (contre 20 000 dinars auparavant), pour une durée légale de 40 heures hebdomadaires, en vigueur à compter du 1er janvier 2026. Au taux de change officiel de début avril 2026 (1 EUR ≈ 153-154 DZD), cela représente environ 156 euros. Le gouvernement a également décidé d’augmenter l’allocation chômage de 15 000 à 18 000 dinars par mois, pour plus de 2 millions de bénéficiaires.

Durée de travail : 40 heures par semaine.

Période d’essai : ne peut excéder six mois. Elle peut être allongée pour les postes de haute qualification.

Congés annuels : le droit au congé annuel repose sur le travail effectué au cours d’une période de référence allant du 1er juillet de l’année précédant le congé au 30 juin de l’année du congé.

Jours chômés hebdomadaires : vendredi et samedi constituent le week-end officiel.

Horaires de travail
Administrations : 8 h – 12 h et 13 h – 16 h.
Entreprises : 9 h – 16 h.
Commerces : 9 h – 18 h.
Certaines administrations, le système bancaire, les assurances ainsi que les postes et télécommunications sont ouverts le samedi. Pendant le Ramadan, le rythme de travail est ralenti et les horaires modifiés (9 h – 15 h en général).

Sources : MEAE, UFE, ambassade d’Algérie en France, ONS, Business France

Vie pratique

Coût de la vie

Monnaie : dinar algérien (DZD). Non convertible.

Taux de change : 1 EUR ≈ 152–154 DZD (début avril 2026, taux officiel interbancaire). La moyenne annuelle 2025 s’est établie à 1 EUR = 148,77 DZD. À suivre en temps réel sur le site de la Banque d’Algérie.

Indice Mercer du coût de la vie (2023, 227 villes) : Alger figure parmi les 10 villes les moins chères pour les expatriés (218ᵉ sur 227 villes), aux côtés d’Almaty, Tunis et Tachkent. (Le classement 2025 n’est pas publiquement disponible dans son détail ; Alger se maintient dans le bas du tableau — chiffre le plus récent disponible.)

Se loger : loyer mensuel d’un trois pièces à Alger, entre 200 et 700 euros selon les quartiers. À Alger, les quartiers les plus prisés par les expatriés sont : Hydra, El Biar, Poirson, Paradou, Le Golf, Val d’Hydra, Ben Aknoun. Un peu plus excentrés mais avec de plus grandes surfaces : Dely Ibrahim, Chéraga, Bouzaréah, Bir Khadem, Kouba. Il faut savoir que les propriétaires demandent souvent jusqu’à un an de loyer d’avance, auquel s’ajoute un mois de caution. Le contrat de bail est passé devant notaire (frais partagés entre locataire et propriétaire). Préavis habituel : deux mois.

Sources : Mercer Cost of Living 2023, Banque d’Algérie, XE Currency, MEAE

Informations utiles

Distances de ville à ville
Alger – Oran : 422 km.
Prix avion : environ 60–80 euros (variable selon saison et disponibilité).

Déplacements de ville à ville
La circulation à Alger est très difficile et fort encombrée. Il est préférable de se déplacer en avion pour les longs trajets et en voiture avec chauffeur pour les distances plus courtes. Pour le transport sur place, il est préférable d’utiliser les taxis des grands hôtels. Il est conseillé d’éviter d’être seul(e) dans les taxis, y compris ceux réservés via une application comme Heetch ou Yassir.

Nature du réseau électrique
220 volts.

Télécommunications
Indicatif téléphonique : +213.
Qualité du réseau mobile : bonne.
Qualité du réseau Internet : bonne.

Principaux jours fériés 2026
12 janvier : Nouvelle Année Amazigh (Yennayer).
20 mars : Aïd al-Fitr (fin du Ramadan – date sous réserve d’observation lunaire).
1er mai : Fête du Travail.
27 mai : Aïd al-Adha (date sous réserve).
5 juillet : Fête de l’Indépendance et de la Jeunesse.
26 août : Naissance du Prophète (Mawlid).
1er novembre : Fête de la Révolution algérienne.

Sources : MEAE – Conseils aux voyageurs Algérie (04/02/2026), Ambassade d’Algérie en France, ONS Algérie, Algérie Éco – enquête emploi ONS (oct. 2024), ObservAlgérie – SNMG (jan. 2026), IEP – Global Peace Index 2025, Mercer Cost of Living 2023, Banque d’Algérie (taux de change), Service-Public.fr (oct. 2024), Le Petit Journal Alger – jours fériés 2026

Contacts

Sources d’informations Internet

www.el-mouradia.dz : site de la présidence de la République algérienne.

www.mf.gov.dz : ministère des Finances.

www.ons.dz : Office national des statistiques (ONS).

www.joradp.dz : Journal officiel algérien.

www.caci.dz : Chambre algérienne de commerce et d’industrie.

sidjilcom.cnrc.dz : registre du commerce (CNRC).

www.tsa-algerie.com : site d’informations économiques et politiques.

www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/DZ : publications du Service économique régional d’Alger (DG Trésor).

Contacts utiles

En France

AMBASSADE D’ALGÉRIE EN FRANCE
50, rue de Lisbonne – 75008 Paris
Tél. : +33 1 53 93 20 20
Fax : +33 1 53 93 20 69
Email : [email protected]
Site : amb-algerie.fr

CONSULAT GÉNÉRAL D’ALGÉRIE À PARIS
1, Passage du Trône – 75011 Paris
Tél. : +33 1 53 72 07 00
Site : consulat-paris-algerie.fr

Sur place — Acteurs publics

AMBASSADE DE FRANCE EN ALGÉRIE
25, chemin Abdelkader Gadouche – 16035 Hydra, Alger
Tél. : +213 (0)21 98 17 17
Site : dz.ambafrance.org

SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL D’ALGER (SER) — DG TRÉSOR
Rattaché à l’Ambassade de France, le Service économique régional d’Alger (SER) est un service extérieur de la Direction Générale du Trésor (DG Trésor) du ministère de l’Économie et des Finances.
Adresse : 25, chemin Abdelkader Gadouche – 16035 Hydra
Tél. : +213 (0)21 98 15 65 – Fax : +213 (0)21 98 17 49
Email : [email protected]
Site : tresor.economie.gouv.fr/Pays/DZ
Le SER publie une Lettre économique d’Algérie, publication bimestrielle reprenant une sélection d’actualités économiques et sectorielles. Inscription sur demande à [email protected].

BUREAU BUSINESS FRANCE ALGÉRIE
Le bureau Business France Algérie, service commercial de l’Ambassade de France, est l’un des 80 bureaux répartis dans plus de 70 pays. Doté d’une équipe biculturelle de 13 spécialistes, Business France Algérie accompagne les entreprises françaises dans leur parcours export, depuis l’orientation sur les marchés étrangers jusqu’à la concrétisation d’affaires et l’implantation sur le terrain.
Email : [email protected]
Site : export.businessfrance.fr/algerie

Sur place — Acteurs privés

CCI FRANCE ALGÉRIE (CCIAF)
Association à but non lucratif créée en 2011, membre du réseau CCI France International, dont la mission est de mettre en relation les entreprises françaises et algériennes pour la prospection et la recherche de partenaires industriels et commerciaux qualifiés. Installée à Alger, la CCIAF est également implantée dans cinq régions industrielles du pays (Oran, Annaba, Constantine, Béjaïa et Sétif) et compte près de 2 500 entreprises membres.
Siège : Lot 94, Quartier des affaires de la commune de Bab Ezzouar, Alger
Tél. : +213 (0)23 50 70 19
Email : [email protected]
Directeur général : Réda EL BAKI — [email protected]
Site : www.cciaf.org

ATLAS DÉVELOPPEMENT
Avec près de 20 ans d’expérience sur le marché algérien, Atlas Développement a accompagné des centaines d’entreprises, d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord, dans leurs démarches d’accès au marché, de due diligence, d’implantations commerciales et industrielles, de prospection et montage de réseaux de distribution et d’intelligence économique.
Adresse France : 13 bis, avenue de la Motte-Picquet – 75007 Paris
Tél. : +33 6 64 30 29 42
Email : [email protected]
Site : atlas-developpement.com
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/atlas-developpement

GROUPE SALVEO (filiale ADIT)
Depuis 2008, le Groupe Salveo est implanté en Algérie avec une équipe de près de 10 collaborateurs à Alger. Son centre d’affaires de près de 500 m² se situe à proximité du ministère de l’Énergie, dans la résidence Chaâbani Val d’Hydra. Salveo est une filiale du Groupe ADIT, leader européen sur le marché de l’intelligence stratégique et du développement international.
Adresse Alger : Résidence Chaâbani Bt 8 N°2, Val d’Hydra 16000 – Hydra, Alger
Directrice Algérie : Amina KERRAK — Tél. +213 21 60 22 33
Tél. France : +33 (0)1 84 79 17 50
Site : salveo.international
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/groupe-salveo

Sources : Ambassade de France en Algérie – dz.ambafrance.org (2025), Ambassade d’Algérie en France – amb-algerie.fr (2025), Consulat général d’Algérie à Paris – consulat-paris-algerie.fr (2025), DG Trésor – Équipe SER Alger – tresor.economie.gouv.fr (2025), Business France Algérie – dz.ambafrance.org (2025), CCI France Algérie (CCIAF) – cciaf.org (2025), CCI France International – fiche Algérie (2025), Atlas Développement – atlas-developpement.com (2025), OSCI – fiche Atlas Développement, Groupe Salveo – fiche Algérie (2025), OSCI – fiche Groupe Salveo

Logistique & Douane

Logistique et douane

Indicateurs de performance logistique

Doing Business (arêt définitif) — La Banque mondiale a annoncé en septembre 2021 l’arrêt de la publication Doing Business en raison d’irrégularités dans les données et de questions d’éthique ayant érodé la confiance dans la méthodologie. Cet indice est définitivement supprimé de la présente fiche.

B-READY (Business Ready) — Algérie non couverte à ce jour — B-READY, qui améliore et remplace Doing Business, évalue chaque année l’environnement des affaires dans le monde. L’édition 2025 (intérimaire) couvre 101 économies. Les trois premières éditions du rapport B-READY couvriront progressivement environ 170 économies dans le monde, avec pour objectif d’atteindre 180 économies d’ici 2027. L’Algérie ne figure pas parmi les économies couvertes à ce jour par B-READY 2024 ni B-READY 2025 ; aucune note n’est donc disponible pour ce pays dans ce cadre.

Logistics Performance Index (LPI) 2023 — Banque mondiale — Le LPI est un outil interactif d’analyse comparative conçu pour aider les pays à identifier les défis et opportunités en matière de performance logistique commerciale ; l’édition 2023 couvre 139 pays. La dernière édition internationale complète du LPI reste celle de 2023. Les données chiffrées par pays de l’édition 2023 sont accessibles via l’outil interactif de la Banque mondiale (lpi.worldbank.org), mais ne sont pas reproduites en tableau dans les publications textuelles récentes. À titre de référence, lors du LPI 2018 — dernière édition antérieure —, l’Algérie était classée au 117e rang sur 160 pays, avec un score de 2,45/5, accusant une perte de 42 places par rapport au LPI 2016 (score : 2,77, rang : 75e). Cette dégradation était attribuée à l’insuffisance des procédures douanières, au manque d’infrastructures logistiques et de compétences, ainsi qu’aux faiblesses en matière d’expéditions internationales, de traçabilité et de respect des délais. Le score LPI 2023 actualisé pour l’Algérie est à consulter directement sur lpi.worldbank.org (chiffre le plus récent disponible : LPI 2018, rang 117/160, score 2,45).

Index of Economic Freedom 2025 — Heritage Foundation — Dans l’édition 2025 du rapport de la Heritage Foundation, l’Algérie occupe le 160e rang mondial en matière de liberté économique, avec un score de 47,5/100 et une qualification d’économie « réprimée », malgré une progression de 3,6 points par rapport à l’année précédente. Pour la Heritage Foundation, les fondements de la liberté économique ne sont pas solidement institutionnalisés en Algérie, en raison de la vulnérabilité du pouvoir judiciaire, des ingérences politiques et de la corruption, qui freinent le développement économique durable. Malgré quelques progrès, la gouvernance fiscale doit encore être améliorée et les réformes engagées pour diversifier la base économique restent insuffisantes. La 32e édition de l’Index (2026) a été publiée et couvre 184 pays souverains ; les données spécifiques à l’Algérie pour 2026 sont consultables sur heritage.org.

Réforme portuaire et numérisation des procédures

Système communautaire portuaire algérien (APCS) — La principale réforme logistique en cours concerne la numérisation des procédures portuaires. L’Algerian Port Community System (APCS) a été mis en place comme plateforme électronique d’échange de données numériques dans le but de numériser le secteur portuaire dans le domaine du transport maritime de marchandises. Il vise à simplifier, faciliter et accélérer les procédures administratives et logistiques pour toutes les parties prenantes, renforçant ainsi la compétitivité des ports algériens. Il contribue également à réduire les pénalités de retard liées à la bureaucratie administrative et à la mauvaise gestion des ports.

L’APCS, lancé en juillet 2021 et développé avec l’expertise de la Banque mondiale, est une plateforme numérique qui connecte l’ensemble des acteurs portuaires. Les réformes stratégiques, dont l’APCS et la nouvelle loi sur l’investissement, visent à améliorer l’efficacité commerciale et à attirer les investissements étrangers avec le soutien de la Banque mondiale.

Des résultats tangibles ont déjà été enregistrés : l’adoption des technologies APCS a permis de réduire la période de passage des marchandises dans les ports de cinq jours, générant des revenus équivalant à 13,15 millions de dollars par an, et la numérisation de 75 % des documents tout au long de la chaîne logistique portuaire. Cependant, les ports algériens ont été exposés à des obstacles bureaucratiques et à l’opposition de certaines institutions gouvernementales, freinant les progrès de la transformation numérique.

En 2025, la réforme a franchi un nouveau cap : le ministre des Transports Abdellah Moundji a annoncé le lancement effectif de la plateforme numérique APCS dans une version mise à jour, intégrant de nouveaux domaines d’application pour assurer une meilleure qualité de services et un échange sécurisé de données entre opérateurs. La réforme de la gestion portuaire constitue l’un des chantiers prioritaires du secteur, avec notamment pour objectif la réduction du temps de rade des cargos à 24 heures maximum, conformément aux instructions du président de la République.

Contexte commercial et perspectives logistiques

L’Algérie diversifie son économie : les exportations hors hydrocarbures ont triplé depuis 2017, atteignant 5,1 milliards de dollars en 2023, réduisant ainsi la dépendance au pétrole et au gaz. Les exportations clés comprennent les engrais, les produits sidérurgiques et le ciment, témoignant des premiers succès dans l’élargissement de la base économique. Cette diversification accroît mécaniquement les flux logistiques non pétroliers et justifie les investissements en cours dans la modernisation des ports et des procédures douanières.

Sur le plan macroéconomique, l’économie algérienne a progressé de 4,1 % au premier semestre 2025, avec une croissance du PIB attendue à 3,8 % pour l’ensemble de l’année. Les exportations d’hydrocarbures ont toutefois diminué, tandis que les importations ont augmenté, reflétant une demande d’investissement. Ce regain d’importations renforce la pression sur les infrastructures logistiques et douanières.

Le contexte logistique mondial reste globalement favorable : les échanges de marchandises ont connu en 2025 la croissance la plus rapide depuis 2017, hors période COVID. La croissance des échanges devrait se poursuivre : de 2026 à 2029, le commerce mondial devrait progresser au même rythme moyen que durant la dernière décennie.

Points d’attention pour le crédit manager et l’exportateur

-Délais et coûts douaniers : Les données Doing Business sur les délais et coûts de dédouanement (données 2020 : export 80 h./593 USD pour les procédures transfrontalières, 149 h./374 USD pour la documentation ; import 210 h./409 USD et 96 h./400 USD) ne sont plus actualisées depuis 2021 (arrêt de la publication). Elles sont fournies à titre historique uniquement (chiffres les plus récents disponibles, édition Doing Business 2020). Aucun indicateur comparable n’a été publié pour l’Algérie depuis lors dans les sources officielles accessibles.

-Complexité réglementaire : L’Algérie est l’un des principaux exportateurs mondiaux de gaz naturel, qui, avec le pétrole, représente près de 95 % des recettes d’exportation et plus de 30 % du PIB, sans que cela se traduise par une amélioration de l’environnement des affaires à l’import.

-Réformes en cours : La mise en œuvre de l’APCS constitue un signal positif pour les exportateurs français. Les réformes stratégiques, dont l’APCS et la nouvelle loi sur l’investissement, visent à améliorer l’efficacité commerciale et à attirer les investissements étrangers. Toutefois, des défis persistent, notamment en termes de faible productivité, qui soulignent la nécessité de réformes soutenues pour assurer la résilience économique à long terme.

-Liberté de commerce : La mise en œuvre soutenue des réformes, notamment celles qui améliorent l’environnement des affaires, élargissent l’accès au financement et renforcent la concurrence, sera déterminante pour soutenir la diversification et la création d’emplois.

Sources : Banque mondiale – Logistics Performance Index LPI 2023 (lpi.worldbank.org), Banque mondiale – B-READY 2025 (worldbank.org/en/businessready), Banque mondiale – How Algeria is Crafting a Dynamic Economy for Tomorrow (avril 2025), Banque mondiale – Algeria Economic Update, automne 2025 (décembre 2025), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom, Algérie 2025, Heritage Foundation – Index of Economic Freedom 2026 (février 2026), DHL – Global Connectedness Report 2026, La Voie d’Algérie – APCS : un tournant pour le secteur commercial (septembre 2025), APS – Lancement officiel APCS (2025)

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