Russie

Économie

Dernière mise à jour : avril 2026

Informations pays

Population (millions, 2025) : 146,0 (estimation Rosstat au 1er janvier 2025)

Capitale : Moscou

Devise : Rouble (RUB)

Décalage horaire avec la France : entre + 2 h et + 12 h.

Climat : Continental. À Moscou : température moyenne la plus basse en janvier : – 9,3 °C ; température moyenne la plus haute en juillet : + 18,2 °C.

Taux de croissance du PIB réel : 2026 : +0,8 % (prév. FMI, janvier 2026) ; 2025 : +1,0 % (Rosstat, estimation préliminaire) ; 2024 : +4,9 % (Rosstat, données révisées)

PIB nominal : 2 540 Md USD (2025, FMI)

Revenu national brut par habitant en parité de pouvoir d’achat (USD courants, 2024) : 46 780 USD (Banque mondiale)

Dette publique : 2025 : 21,4 % du PIB (FMI) ; 2024 : 20,3 % du PIB (FMI)

Taux d’inflation : 2025 : entre 6,5 % et 7 % (prév. Banque de Russie fin 2025) ; 2026 : entre 4 % et 5 % (prév. Banque de Russie)

Taux directeur de la Banque de Russie : 16,00 % (décision du 19 décembre 2025)

Taux de chômage : 2,2 % (2025, autorités russes)

Sources : FMI (imf.org), Banque mondiale (data.worldbank.org), Rosstat, DG Trésor.

Conjoncture

⚠ Point d’attention : Malgré des cycles de négociations trilatérales (Russie, Ukraine, États-Unis) à Genève en février 2026, aucun cessez-le-feu global n’est en vigueur à la date de rédaction de cette fiche. Le président Poutine a annoncé un cessez-le-feu limité en Ukraine pour la Pâque orthodoxe, accepté par Zelensky, mais le Kremlin a indiqué que le processus de négociation trilatéral est en pause, même si les échanges d’informations avec les États-Unis se poursuivent. Le conflit continue de peser lourdement sur l’économie russe, son budget public et ses échanges commerciaux.

Net ralentissement de la croissance en 2025, reprise incertaine en 2026

Après deux années de forte expansion portée par l’économie de guerre, le PIB de la Russie a enregistré une croissance de seulement 1 % en 2025 selon la première estimation de Rosstat, sa plus faible performance depuis 2016 hors pandémie et hors récession. La croissance du PIB en 2024 a été simultanément révisée à la hausse à 4,9 %. Cette progression de l’activité en 2025, qui invalide les prévisions de récession technique, tient grâce à l’industrie manufacturière et, en filigrane, à l’effort de guerre qui stimule cette dernière.

Pour 2026, le FMI projette une croissance du PIB réel de 0,8 % selon sa mise à jour de janvier 2026. La Banque mondiale anticipe de son côté une croissance d’environ 0,9 % en 2025 et un maintien autour de 1 % en 2026-2027. Les autorités russes se montrent légèrement plus optimistes : le vice-Premier ministre Alexandre Novak a confirmé une prévision officielle de croissance comprise entre 1 et 1,3 % pour 2026.

Ce ralentissement durable reflète l’impact cumulé des sanctions, le resserrement des conditions financières et la volonté des autorités de contenir l’inflation au détriment d’une reprise plus vigoureuse à court terme. Les dépenses de défense et de sécurité représentaient environ 40 % des dépenses publiques totales en 2025, dépassant le cumul des dépenses d’éducation, de santé, de politique sociale et d’économie nationale.

Inflation persistante et politique monétaire restrictive

Le 19 décembre 2025, la Banque de Russie a réduit son taux directeur de 50 points de base pour le ramener à 16,00 % par an. Cette décision intervient après un cycle de resserrement exceptionnel : la Banque centrale avait relevé son taux à 21 % en octobre 2024 pour lutter contre l’inflation, niveau maintenu jusqu’en juin 2025. Selon les prévisions de la Banque de Russie, l’inflation annuelle devrait diminuer pour se situer entre 4,0 % et 5,0 % en 2026, pour atteindre l’objectif de 4 % au second semestre. Le régulateur prévient néanmoins que la politique monétaire « restera restrictive pendant une longue période ».

Commerce extérieur : pivot asiatique consolidé, recul européen confirmé

En 2024, le commerce extérieur total de la Russie s’est élevé à 716,9 Md USD (+0,9 % g.a.), avec des exportations en hausse de 2 % à 433,9 Md USD et des importations en légère baisse à 283 Md USD. L’excédent commercial a progressé de 7,8 % pour atteindre 150,9 Md USD en 2024.

La réorientation géographique des échanges vers l’Asie s’est accélérée depuis 2022. Les exportations vers l’Asie ont augmenté de 7,6 % à 329,2 Md USD en 2024. La Chine et l’Inde représentaient respectivement 50 % et 38 % des ventes de pétrole brut russe jusqu’en avril 2025. En 2025, les revenus pétroliers russes s’établissaient à 85,5 Md EUR, 93 % du brut exporté allant vers la Chine, l’Inde et la Turquie.

À l’inverse, le recul des échanges avec l’Europe s’est poursuivi. Les exportations russes vers les pays européens ont chuté de 20,4 % à 68,4 Md USD en 2024. Les importations européennes de pétrole russe sont tombées en dessous de 3 % en 2025, mais le gaz russe représentait encore environ 13 % des importations gazières de l’UE, pour une valeur supérieure à 15 Md EUR par an.

Sur le plan sectoriel, les exportations russes restent structurellement dominées par les hydrocarbures, dont la place dans les recettes budgétaires fédérales s’érode : les recettes pétrolières et gazières ont rapporté environ 93 Md EUR à la Russie sur l’ensemble de 2025, leur plus bas niveau depuis 2020, et leur part dans le budget fédéral devrait tomber à 22 % en 2026, contre jusqu’à 50 % entre 2010 et 2020.

Sanctions : durcissement accéléré du cadre européen

La 19e série de sanctions de l’UE, adoptée le 23 octobre 2025, comprend de nombreuses mesures économiques dans les domaines de l’énergie, de la finance et du commerce. Le volet énergétique marque un tournant historique : les importations de GNL russe sur le marché spot sont interdites dès 2026, et les importations de gaz par gazoduc seront supprimées progressivement d’ici au 30 septembre 2027. La Commission européenne s’est en outre engagée à présenter début 2026 une proposition législative pour interdire toutes les importations de pétrole russe, avec une entrée en vigueur prévue au plus tard fin 2027. Par ailleurs, le Conseil de l’UE a prolongé les sanctions économiques générales contre la Russie de six mois supplémentaires, jusqu’en juillet 2026.

Vulnérabilités structurelles

Le déficit budgétaire russe a atteint 46 Md USD (1,7 % du PIB) au premier semestre 2025, soit près de 300 % de plus qu’à la même période en 2024. Le FMI estimait la dette publique à 20,3 % du PIB en 2024 et prévoit qu’elle atteindra 21,4 % en 2025. L’économie russe est confrontée à une pénurie de main-d’œuvre croissante : 10,9 millions d’emplois pourraient devenir vacants d’ici 2030. Entre 2016 et 2024, la population russe a diminué de près de deux millions de personnes, tendance accentuée par les pertes humaines liées à la guerre et l’exode de jeunes. Ces déficits structurels — démographique, technologique et institutionnel — fragilisent les perspectives de reprise à moyen terme.

Points de vigilance

Risque de gel ou de saisie des avoirs russes. Les avoirs de la Banque centrale russe gelés par les Occidentaux sont estimés à environ 260 Md USD. Toute décision de confiscation formelle aurait des répercussions significatives sur le système financier russe et les créanciers internationaux.

Volatilité du rouble. Le rouble est tombé de 60 roubles pour un dollar en septembre 2022 à plus de 80 roubles pour un dollar en juillet 2025. La dépréciation de la devise accentue les pressions inflationnistes et pèse sur les importations.

Dépendance aux exportations d’hydrocarbures. La baisse des prix du pétrole et le plafonnement imposé par le G7, combinés à l’interdiction progressive du gaz russe par l’UE, exposent les recettes budgétaires à une contraction structurelle.

Scénario de négociation Ukraine. Un cessez-le-feu ou un accord de paix pourrait modifier les conditions commerciales, entraîner une levée partielle ou totale des sanctions, ou au contraire provoquer un durcissement si les négociations échouent. L’incertitude reste élevée à la date de publication de cette fiche (avril 2026).

Isolement technologique. L’isolement dans les secteurs de l’aéronautique, des semi-conducteurs et des équipements industriels avancés est identifié comme un facteur de vulnérabilité durable, malgré les efforts de substitution aux importations.

Sources : FMI – Fiche Russie, WEO janvier 2026, DG Trésor – Nouvelles économiques de l’Eurasie n° 194 (février 2026), DG Trésor – Nouvelles économiques de l’Eurasie (juillet 2025), Banque mondiale – données Russie (2024), Xinhua – Commerce extérieur russe 2024 (février 2025), Conseil de l’UE – Interdiction progressive du gaz russe (janvier 2026), Parlement européen – Suppression des importations de gaz russe (décembre 2025), Trading Economics – RNB/habitant PPA Russie (Banque mondiale, 2024)

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

Population (millions, 2025) : 144

Taux de croissance du PIB réel : 2025 : 1,0 % (estimation Rosstat, première publication officielle) ; 2024 : 4,9 % (chiffre révisé à la hausse par Rosstat). Pour 2026, le FMI a abaissé sa prévision à 0,8 %.

Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 433,9 (+2,0 %) ; Import : 283,0 (-0,8 %)

Cinq premiers clients (2024) :
1 – Chine ; 2 – Inde ; 3 – Turquie ; 4 – Biélorussie ; 5 – Kazakhstan (classement inchangé depuis 2023, selon le vice-ministre russe du Développement économique)

Cinq premiers fournisseurs (2024) :
1 – Chine (~38–40 %) ; 2 – Allemagne ; 3 – Turquie ; 4 – Kazakhstan ; 5 – Corée du Sud

Exportations françaises 2024 : environ 2,0 Mds EUR (stable par rapport à 2023)

Indice de perception de la corruption (IPC 2025) : score 22/100 — 157e/182 pays (stable, score inchangé par rapport à 2024)

⚠ Point d’attention : La croissance de 2025 est la plus faible enregistrée en Russie depuis 2016 (hors pandémie et récession de 2022), mais demeure portée par la production manufacturière liée à l’effort de guerre. Ce ralentissement reflète l’impact durable des sanctions, le resserrement des conditions financières et la politique de ciblage de l’inflation. Par ailleurs, les frappes ukrainiennes de drones et de missiles ont perturbé, en 2025, près de 40 % des capacités de raffinage russes, mettant hors service environ 338 000 tonnes par jour de traitement de brut et provoquant des pénuries dans plus de 20 régions. Du côté du commerce d’énergie, le transit de gaz russe via l’Ukraine a pris fin en décembre 2024, mettant un terme aux livraisons de Gazprom vers la Slovaquie, la République tchèque et l’Autriche.

Sources : DG Trésor / Rosstat (2026), FMI – Perspectives économiques mondiales (janv. 2026), Service fédéral des douanes russe via Interfax (févr. 2025), Ministère russe du Développement économique via NV Ukraine (janv. 2025), Transparency International – IPC 2025 (févr. 2026)

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Appréciation du credit manager Moci Risque pays : élevé Risque client : très élevé Notes de risque pays OCDE : 7/7 (chiffre le plus récent disponible, octobre 2024) Allianz Trade : D4, risque de court terme élevé (chiffre le plus récent disponible, Q4 2025) Coface :...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

Chiffres clés

Population (2025) : environ 146 millions de personnes selon les projections de Trading Economics, dont 75,4 % de population urbaine.

Langues : russe. Affaires : russe et anglais.

Religions : 82 % des Russes sont croyants. Orthodoxes : 70 % ; musulmans : 10 % ; catholiques : 1,2 % ; bouddhistes : 0,7 %.

Nombre de Français immatriculés : 4 985 Français inscrits au registre en mai 2022 (4 386 à Moscou, 550 à Saint-Pétersbourg, 49 à Ekaterinbourg) — chiffre le plus récent disponible, en forte baisse depuis le début du conflit ukrainien.

Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2025) : 163e (dernier rang) — la Russie est officiellement reconnue comme le pays le moins pacifique du monde.

Sources : Trading Economics (2025), Institute for Economics & Peace – GPI 2025, Ambassade de France en Russie, MEAE.

⚠ Point d’attention : Les déplacements en Russie sont formellement déconseillés par le MEAE. Le contexte sécuritaire est caractérisé par la poursuite de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine et par le durcissement de la législation pénale russe, avec un risque d’arrestation et de détention arbitraires de ressortissants de pays déclarés « inamicaux » par les autorités russes. Par ailleurs, le 23 octobre 2025, l’UE a adopté son 19e paquet de sanctions contre la Russie, interdisant pour la première fois aux agences de voyages et voyagistes européens d’organiser ou de promouvoir des séjours en Russie, qu’il s’agisse de voyages de groupe ou individuels.

S’y rendre

Formalités

Un visa est obligatoire pour tout ressortissant français souhaitant entrer en Russie, quelle que soit la durée ou la finalité du séjour. Depuis novembre 2023, les centres de visas pour la Russie sont fermés ; seuls les consulats de l’Ambassade de Russie peuvent accueillir les demandes. Les demandes s’effectuent auprès de l’Ambassade de Russie à Paris ou des consulats de Strasbourg et Marseille.

Deux types de visa coexistent. Le visa électronique (e-visa), ouvert aux ressortissants français, est entièrement dématérialisé : depuis le 23 août 2025, sa durée de validité est passée de 60 à 120 jours et le séjour autorisé de 16 à 30 jours. La demande s’effectue via le portail officiel du MAE russe : evisa.kdmid.ru. Le coût de l’e-visa est d’environ 50 USD, payable en ligne. Le visa classique (papier) reste disponible pour les séjours plus longs ou les motifs de travail et d’études ; il nécessite une invitation d’un répondant russe (particulier, société, hôtel ou institution). Tout demandeur d’un visa de plus de trois mois doit présenter un certificat HIV 1 et 2.

Les visas, à l’exception des visas de transit, sont délivrés sur présentation d’une invitation. Durant le séjour, il faut toujours être en mesure de contacter son répondant russe.

Conseils pratiques

Les régions russes frontalières de l’Ukraine (oblasts de Koursk, Belgorod, Briansk, Voronej, Rostov et territoire de Krasnodar) constituent l’arrière du front ; les déplacements y sont à proscrire absolument.

La région de Moscou et les zones frontalières sont régulièrement ciblées par des tirs de drones et de missiles. Des alertes aux drones ont également lieu à Saint-Pétersbourg et dans la région de Leningrad.

Le trafic aérien est régulièrement interrompu du fait de la menace des drones. La sûreté et la sécurité des compagnies aériennes russes se sont dégradées en conséquence de la guerre et des sanctions internationales.

Les cartes Visa, MasterCard ou American Express émises hors de Russie sont bloquées sur le territoire russe. Prévoir des espèces (roubles) ou des modes de paiement alternatifs.

Depuis le 1er janvier 2025, la Russie exige que toutes les lignes mobiles soient liées à un compte Gosuslugi et à un numéro SNILS ; en pratique, les touristes étrangers ne peuvent plus acheter de carte SIM locale légalement.

Des contrôles d’identité et d’appareils électroniques (téléphones, ordinateurs) peuvent être opérés par la police aux frontières dans certains aéroports russes.

Aucun vaccin n’est obligatoire pour se rendre en Russie. Se référer à l’Institut Pasteur pour les vaccinations recommandées.

Consulter impérativement la page conseils aux voyageurs du MEAE avant tout déplacement : diplomatie.gouv.fr – Russie.

Y travailler

Le marché du travail

Le marché du travail russe a connu des transformations structurelles profondes depuis 2022. Le départ massif d’entreprises et de cadres occidentaux a créé des vacances de postes dans certains secteurs, tandis que le contexte géopolitique a simultanément multiplié les obstacles pratiques à l’installation d’expatriés venus de pays « non amicaux ». La dynamique actuelle est marquée par une pénurie de personnel qualifié, en raison du vieillissement démographique et du départ massif à la retraite, ce qui crée un contexte particulièrement favorable à l’intégration d’expatriés disposant de compétences rares.

Les secteurs offrant les opportunités les plus significatives pour les expatriés incluent l’énergie (pétrole, gaz naturel, gestion de projets complexes, ingénierie pétrolière) et les technologies de l’information (biotechnologie, cybersécurité, intelligence artificielle, digitalisation des services). La construction et la logistique internationale figurent également parmi les domaines en demande, la désoccidentalisation de l’économie russe encourageant l’arrivée de spécialistes dans les secteurs non couverts par les entreprises occidentales.

Moscou reste le principal pôle d’emploi. Le site HeadHunter (hh.ru) demeure la plateforme de référence pour la recherche d’emploi. LinkedIn, bien que formellement bloqué, reste utilisé par de nombreux recruteurs. Antal Russia et Kelly Services figurent parmi les principales agences spécialisées dans le placement d’expatriés en Russie.

Le cadre légal du travail

Salaire minimum fédéral (2026) : 27 093 RUB/mois, contre 22 440 RUB/mois en 2025. Certaines régions pratiquent un minimum plus élevé : Saint-Pétersbourg (31 250 RUB), région de Moscou (27 800 RUB), Tula (30 095 RUB pour le secteur commercial).

Salaire moyen mensuel (2025) : 103 612 RUB/mois en janvier 2026, contre 139 727 RUB/mois en décembre 2025 (forte saisonnalité).

Durée de travail : 40 heures/semaine.
Période d’essai/préavis : 3 à 6 mois.
Jours chômés hebdomadaires : samedi et dimanche.
Congés annuels : 28 jours minimum.
Avantages courants : primes trimestrielles/semestrielles et véhicule de fonction pour les postes commerciaux.

Horaires de travail : administrations et entreprises de 9h à 18h/19h (pause déjeuner 12h–14h). La plupart des commerces sont ouverts le samedi et le dimanche.

Sources : Trading Economics – Salaire minimum Russie (2026), MEAE, Business France.

Points de vigilance

Les sanctions réciproques entre l’UE et la Russie compliquent les transactions bancaires, l’envoi d’argent et l’accès à certains produits ou services.

Depuis 2024, la loi fédérale n°187-FZ impose des restrictions plus strictes pour les travailleurs migrants temporaires. L’employeur russe doit obtenir un permis de travail auprès des autorités de migration avant tout recrutement d’un ressortissant étranger.

La maîtrise du russe constitue un atout déterminant ; la majorité des Russes ne parlent pas couramment l’anglais, ce qui rend la communication difficile dans les démarches administratives ou professionnelles.

Les ressortissants de pays déclarés « inamicaux » (dont la France) font l’objet d’une surveillance accrue et peuvent être exposés à des risques d’arrestation ou de restriction de mouvement.

Meilleurs sites d’emploi

https://hh.ru (HeadHunter – principal site d’offres d’emploi en Russie)

www.superjob.ru

www.rabota.ru

www.trudvsem.ru

https://careerist.ru

www.job.ru

Vie pratique

Coût de la vie

Monnaie : rouble (RUB).

Taux de change (avril 2026) : le taux EUR/RUB a oscillé entre 88,5 RUB (point bas, décembre 2025) et 99,8 RUB (point haut, mars 2026) sur les six derniers mois. La forte volatilité du rouble rend toute conversion en euros incertaine.

Se loger : à Moscou, un appartement d’une chambre au centre coûte entre 510 et 785 euros par mois (données 2025). Les loyers baissent significativement en s’éloignant du centre ; dans des villes plus petites comme Kazan ou Novossibirsk, il est possible de trouver à partir de 213 euros par mois.

Indice Mercer du coût de la vie : données non publiées pour Moscou dans l’édition 2024, en raison des difficultés d’évaluation liées aux sanctions et à l’isolement de la Russie du système financier international (chiffre le plus récent disponible).

Sources : Holafly – Coût de la vie en Russie (2025), Exchange-rates.org (2026), Mercer.

Informations utiles

Nature du réseau électrique : 220 volts.

Télécommunications : Indicatif : +7. Depuis le 1er janvier 2025, toute ligne mobile doit être liée à un compte Gosuslugi (portail gouvernemental russe) et à un numéro SNILS ; les étrangers de passage ne peuvent pratiquement plus acheter de carte SIM locale légalement. Depuis le 6 octobre 2025, le gouvernement russe impose des restrictions sur les SIM et eSIM étrangères, qui cessent de fonctionner en principe 24 heures après l’arrivée sur le territoire. Qualité du réseau Internet : excellente dans les grandes villes.

Principaux jours fériés 2026 : 4 novembre – Journée de l’unité du peuple russe. 1er-8 janvier – Fêtes du Nouvel An. 23 février – Journée des défenseurs de la patrie. 8 mars – Journée internationale des femmes. 1er mai – Fête du travail. 9 mai – Jour de la Victoire. 12 juin – Journée de la Russie.

Distances de ville à ville : Moscou – Saint-Pétersbourg : 706 km.

Déplacements de ville à ville : en raison des sanctions aériennes européennes, il n’existe aucun vol direct depuis la majorité des pays occidentaux vers la Russie ; les voyageurs doivent transiter par des pays maintenant des liaisons avec Moscou (Turquie, pays du Golfe, Asie centrale notamment). Entre Moscou et Saint-Pétersbourg, le train Sapsan (3h40) reste la meilleure option pour rejoindre les deux principales métropoles.

Sources : MEAE – Conseils aux voyageurs Russie (2026), Russiable (2026), Trading Economics (2026), Institute for Economics & Peace – GPI 2025, L’Essentiel de l’Éco (2025), MAE russe – e-visa (2025-2026), Vie publique – 19e paquet de sanctions UE (oct. 2025).

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

⚠ Point d’attention : Depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022, la France classe la Russie parmi les pays « inamicaux » et les déplacements y sont formellement déconseillés par le ministère des Affaires étrangères. Le contexte sécuritaire est caractérisé par la poursuite de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine et le durcissement de la législation pénale russe, avec un risque d’arrestation et de détention arbitraires de ressortissants de pays déclarés « inamicaux ». De nombreux acteurs économiques français ont suspendu ou réduit leurs activités. Les sanctions européennes imposent des restrictions commerciales et financières majeures aux échanges avec la Russie. Toute démarche commerciale ou de prospection doit être précédée d’une vérification rigoureuse de conformité aux réglementations européennes en vigueur.

Les acteurs publics

AMBASSADE DE FRANCE EN RUSSIE
L’Ambassade est la représentation diplomatique de la République française auprès de la Fédération de Russie, située à Moscou. L’ambassadeur est, depuis le 30 janvier 2025, Nicolas de Rivière. Avec le réseau consulaire (Moscou, Saint-Pétersbourg, Ekaterinbourg), l’Ambassade assure le lien avec la communauté française en Russie.
Adresse : 45, Bolchaïa Iakimanka – 115127 Moscou
Tél. : +7 (495) 937 15 00
Email : (à confirmer sur ru.ambafrance.org)
Site : https://ru.ambafrance.org

BUSINESS FRANCE – RUSSIE
Le bureau moscovite de Business France a fermé suite à la notification par les autorités russes que Business France n’était plus autorisée à exercer en Russie dans le cadre des dispositions prévues par la loi française. Business France assure néanmoins la continuité du service public de soutien à l’export en Russie en s’appuyant sur des partenaires privés locaux pour accompagner les entreprises françaises. Pour toute demande, contacter Business France depuis la France.
Site : https://www.businessfrance.fr

ATTACHÉ DOUANIER – AMBASSADE DE FRANCE EN RUSSIE
Zone de compétence : Fédération de Russie, Ukraine, Azerbaïdjan, Arménie, Géorgie, Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizstan.
Adresse : 45, Bolchaïa Yakimanka – 115 127 Moscou
Tél. : +7 495 937 24 85
Email : [email protected]
Site : https://www.douane.gouv.fr/fiche/lannuaire-des-attaches-douaniersletranger

SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL DE LA DG TRÉSOR – MOSCOU
Le Service Économique Régional (SER) de Moscou est un service extérieur de la Direction Générale du Trésor du Ministère de l’Économie, des Finances. La zone de compétence du SER de Moscou comprend : Russie, Arménie, Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan et Tadjikistan. Le SER de Moscou publie régulièrement des analyses économiques sur la zone eurasiatique (dernières publications : décembre 2025).
Adresse : 45, Bolchaïa Yakimanka – 115 127 Moscou
Tél. : +7 495 937 24 29
Email : [email protected]
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/RU

Les acteurs privés

CCI FRANCE RUSSIE (CCIFR)
La Chambre de commerce et d’industrie franco-russe est une chambre de commerce française installée à Moscou qui a pour objectif de développer les échanges commerciaux entre la France et la Russie et de représenter les entreprises françaises en Russie. Présente à Moscou depuis plus de 25 ans, la CCI France Russie est une association à but non lucratif essentiellement financée par les cotisations de ses adhérents. La CCIFR reste active en 2025-2026, avec des événements réguliers et des publications sur l’actualité économique.
Adresse : 10, Milioutinski Pereulok, bât. 1 – 101000 Moscou
Tél. : +7 (495) 721 38 28
Email : [email protected]
Site : https://www.ccifr.ru

DUALEST
Avec 30 ans d’expérience sur le marché eurasiatique, Dualest se positionne comme spécialiste de l’accompagnement des entreprises françaises souhaitant s’implanter en Russie, grâce à sa connaissance approfondie de la zone et de son dynamisme économique. Membre OSCI : https://osci.trade/annuaire/dualest/
Adresse : AO Dualest – 9/3, Poslannikov Pereoulok – 105005 Moscou
Tél. : +7 495 589 18 80/81
Email : [email protected]
Site : http://www.dualest.com

GROUPE SALVEO
Salveo est une filiale du Groupe ADIT, leader européen en intelligence stratégique et développement international. Salveo offre notamment le portage salarial dans plus de 50 pays, dont la Russie, avec une équipe de spécialistes locaux francophones. Membre OSCI : https://osci.trade/annuaire/groupe-salveo/
Tél. (France) : +33 (0)1 84 79 17 50
Email : [email protected]
Site : https://salveo.international

ADEKVAT VOSTOK
Société de conseil et d’accompagnement à l’international, spécialisée dans le développement des entreprises à l’export vers les pays russophones : Russie, Kazakhstan et Ouzbékistan. Membre OSCI : https://osci.trade/annuaire/adekvat-vostok/
Site : (à confirmer sur https://osci.trade/annuaire/adekvat-vostok/)

SNECI
SNECI est un leader mondial dans l’amélioration des performances industrielles et commerciales à l’international, soutenu par une équipe de 450 experts répartis dans 10 filiales. Spécialisé dans le secteur automobile depuis plus de 70 ans, SNECI est un partenaire de référence des constructeurs et équipementiers pour améliorer leurs performances industrielles. La présence directe en Russie n’est plus mentionnée dans le réseau 2025 de SNECI ; les demandes relatives à la Russie sont à adresser depuis le siège. Membre OSCI : https://osci.trade/annuaire/sneci/
Adresse (siège) : 16, rue Rivay – 92300 Levallois-Perret, France
Site : https://www.sneci.com

Avocats d’affaires francophones

TIMOFEEV, VAHRENWALD & ASSOCIÉS (TVP)
Cabinet d’avocats généraliste moscovite dont les avocats sont admis à exercer en Fédération de Russie. Les avocats du cabinet parlent le russe, l’anglais, le français, l’allemand, le norvégien, le suédois, le danois et l’italien. Outre sa compétence territoriale naturelle en Russie, le cabinet fournit une assistance juridique pour le montage de tous projets commerciaux, la négociation, la rédaction de contrats et les relations avec les salariés ou sous-traitants.
Adresse : Panorama-Center, 6, rue Luzhnetskaya – Moscou, 119270
Tél. : +7 495 946 60 00
Email : [email protected]
Site : https://tbplaw.com/fr/

AVOCATS INDÉPENDANTS FRANCOPHONES (liste consulaire)
L’Ambassade de France communique, à titre d’information et sans engagement de sa responsabilité, une liste d’avocats indépendants francophones exerçant en Russie. Cette liste comprend notamment des avocats spécialisés en droit des affaires, droit civil, droit international privé et accompagnement d’entreprises étrangères.
Liste disponible sur : https://ru.ambafrance.org/Avocats-independants-francophones

Sources d’information internet

Ambassade de France en Russie – Informations consulaires, vie pratique, actualités bilatérales

DG Trésor – Fiche Russie – Analyses économiques et financières du SER de Moscou

France Diplomatie – Conseils aux voyageurs Russie – Alertes sécurité et réglementations en vigueur

CCI France Russie – Actualités économiques franco-russes, réseau d’entreprises, publications

Annuaire des attachés douaniers à l’étranger – Coordonnées de l’attaché douanier de Moscou

Business France – Accompagnement export vers la Russie depuis la France

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Indicateurs de performance logistique

B-READY (Banque mondiale) : Le programme B-READY est en phase de déploiement progressif sur trois ans (2024-2026). L’édition 2025 couvre 101 économies représentant tous les niveaux de revenus et toutes les régions géographiques. La Russie ne figure pas parmi les économies couvertes par les éditions 2024 et 2025 ; la couverture géographique doit atteindre environ 180 économies d’ici 2027. Aucune donnée B-READY n’est donc disponible pour la Russie à ce jour.

LPI – Logistics Performance Index (Banque mondiale) : Le LPI 2023 permet des comparaisons entre 139 pays et, pour la première fois, mesure la vitesse des échanges grâce à des indicateurs issus de grands ensembles de données de suivi des expéditions. Il classe les pays sur six dimensions : performance douanière, qualité des infrastructures, facilité d’organisation des expéditions, compétences logistiques, traçabilité des envois et ponctualité des livraisons. Selon les données de la Banque mondiale compilées par Trading Economics, le score global LPI de la Russie s’établissait à 2,6 (sur une échelle de 1 à 5) en 2022, dernière donnée disponible avant l’édition 2023. La prochaine édition du LPI est attendue en 2025, mais elle n’a pas encore été publiée à la date de rédaction (avril 2026). Le score de 2,6 constitue la référence la plus récente disponible.

Index de liberté économique (Heritage Foundation) : La Russie obtient un score de 52 points en 2025 (donnée inchangée par rapport à 2024), contre une moyenne mondiale de 60 points. Le pays est classé dans la catégorie « Mostly Unfree » (économie principalement non libre), avec un rang mondial de 135e sur 184 pays.

Environnement logistique : rupture structurelle depuis 2022

Depuis le début de la guerre entre la Russie et l’Ukraine en février 2022, les sanctions occidentales se sont multipliées, affectant plus ou moins fortement les infrastructures logistiques reliant la Russie à ses partenaires commerciaux. Ces mesures ont conduit les armateurs Maersk, MSC et CMA CGM à suspendre leurs rotations vers les ports russes, plongeant de nombreuses entreprises occidentales, des importateurs de composants électroniques aux exportateurs agricoles, dans une grande incertitude.

En juillet 2025, l’Union européenne a adopté son 18e paquet de sanctions, visant notamment les réseaux de transport de contournement et les institutions financières facilitant les échanges avec la Russie. Le 22 octobre 2025, l’UE a adopté son 19e train de sanctions, avançant notamment la date de cessation des achats de gaz russe à 2026. Sur le plan gazier, l’interdiction du GNL d’origine russe est actée à compter du 25 avril 2026, avec une dérogation pour les contrats de long terme conclus avant le 17 juin 2025, qui cessent au 1er janvier 2027.

Le pétrole, le gaz et le charbon, autrefois acheminés via des oléoducs ou les ports baltiques, connaissent désormais des redirections coûteuses. L’essentiel du brut russe expédié par mer part désormais vers la Chine, l’Inde et la Turquie. Ce déplacement vers de nouveaux acheteurs s’accompagne de remises commerciales, d’intermédiaires et de chaînes de transport plus complexes : chaque baril exporté pèse davantage en logistique et rapporte moins au Kremlin qu’avant la guerre.

La « flotte fantôme » : logistique de l’ombre

Après l’interdiction des importations de pétrole brut et de produits pétroliers raffinés en provenance de Russie en juin 2022 et le plafonnement des prix du pétrole russe, la Russie parvient à contourner les sanctions internationales avec une flotte fantôme évaluée à environ 600 navires. Selon les estimations des analystes européens, jusqu’à 70 % des exportations maritimes de pétrole russe en 2024-2025 transitaient par cette flotte fantôme.

Les assureurs maritimes occidentaux refusent souvent de couvrir les routes incluant la Russie, ce qui aggrave les délais et les frais d’assurance pour les entreprises qui continuent à commercer avec le pays. Le Royaume-Uni a sanctionné 135 de ces tankers en juillet 2025, soulignant leur rôle dans le transport de pétrole russe malgré l’embargo. L’UE en a ajouté près de 200 autres à sa liste noire, qui totalise désormais environ 350 navires ciblés.

Début 2026, plus de 40 % des capacités d’exportation de pétrole russe sont à l’arrêt du fait des frappes ukrainiennes. À la suite d’attaques de drones ukrainiens en mer Noire fin 2025, la compagnie maritime turque Besiktas Shipping a cessé toutes ses opérations avec la Russie, et le coût du transport maritime en mer Noire a fortement augmenté, les taux d’assurance ayant été revus à la hausse.

Réorientation des corridors commerciaux

Afin de maintenir ses flux d’importation et d’exportation, la Russie explore des voies maritimes et terrestres inédites. Les transformations logistiques à l’œuvre s’inscrivent dans un contexte où les crises géopolitiques et le changement climatique convergent, rendant certaines routes plus accessibles, autant pour la route arctique que pour les corridors eurasiens. Confrontée aux blocages occidentaux, la Russie s’est tournée vers l’Asie et le Moyen-Orient, des conteneurs arrivant sur son sol depuis la Chine via le Kazakhstan et la mer Caspienne.

L’UE interdit toute connexion directe ou indirecte aux systèmes russes SPFS, Mir et SBP à compter du 25 janvier 2026, ce qui pèse directement sur les mécanismes de paiement liés aux transactions commerciales avec la Russie et complique encore davantage l’accès aux circuits financiers pour les exportateurs souhaitant commercer avec ce marché.

Si les liens directs États-Unis–Chine continuent de s’affaiblir et si la Russie est largement déconnectée des économies alignées sur l’Occident, le monde dans son ensemble n’a pas substantiellement réorienté ses liens commerciaux selon des lignes géopolitiques, du moins pas encore.

Points de vigilance

Inaccessibilité pratique du marché pour les exportateurs occidentaux : les sanctions multisectorielles (financières, logistiques, énergétiques) rendent les opérations commerciales directes avec la Russie extrêmement complexes, coûteuses et exposées à un risque de conformité élevé. Toute transaction nécessite une revue juridique préalable approfondie.

Risque de sanctions secondaires : à mesure que les puissances asiatiques s’enfoncent dans les circuits parallèles, elles s’exposent à d’éventuelles sanctions secondaires et à des risques logistiques majeurs. Les exportateurs via des pays tiers (Chine, Turquie, EAU) doivent évaluer ce risque.

Saturation et coût des corridors alternatifs : les nouvelles routes (corridor Nord-Sud, voie arctique, transit kazakhstanais) sont sous pression croissante, avec des délais et des coûts logistiques en hausse structurelle.

Opacité des contreparties : la résilience de la Russie repose sur des stratégies informelles et des réseaux parallèles d’approvisionnement. Cette « logistique de l’ombre » illustre la façon dont le pays s’adapte à un environnement international fortement contraint, rendant l’identification des contreparties réelles et la vérification de conformité particulièrement difficiles.

Instabilité des routes maritimes en mer Noire : les attaques de drones ukrainiens visant des pétroliers et des navires commerciaux en mer Noire constituent un facteur de risque opérationnel direct pour tout transport maritime dans cette zone.

⚠ Point d’attention : Le 19e paquet de sanctions de l’UE (octobre 2025) introduit des mesures à entrée en vigueur échelonnée jusqu’en 2027, notamment l’interdiction du GNL russe (25 avril 2026) et la coupure des systèmes de paiement Mir/SPFS/SBP (entrée en vigueur le 25 janvier 2026). Ces dispositions modifient concrètement les conditions d’accès au marché russe et les modalités de règlement des transactions commerciales pour toute entreprise européenne encore active sur ce territoire.

Sources : Banque mondiale – LPI 2023, Banque mondiale – B-READY 2025, Heritage Foundation – Index of Economic Freedom 2025, Trading Economics – LPI Russie 2022, The Conversation – Logistique de l’ombre (2025), Économie Matin – Flotte fantôme (février 2026), NovLaw – 19e paquet de sanctions UE (octobre 2025), Fieldfisher – Sanctions UK/UE/US (mars 2026), DHL Global Connectedness Report 2026

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