Fini les objectifs en termes de nombre d’entreprises exportatrices, priorité aux objectifs en termes de volume d’exportation pour réduire le déficit commercial de la France (-69,2 milliards d’euros pour les seuls biens en 2025). Tel est le nouvel horizon de la politique de soutien à l’exportation du gouvernement français dans un contexte de restrictions budgétaires qui n’épargnent aucune administration ni aucun opérateur public. Il a été fixé le 16 janvier, dans le cadre des travaux du Conseil présidentiel du commerce extérieur, lors d’une réunion informelle et en petit comité de cette instance à l’occasion d’un déjeuner à l’Elysée avec des dirigeants d’entreprises pour préparer le forum de Davos.
Là où les précédents gouvernements, depuis celui d’Edouard Philippe, visaient à porter le nombre d’entreprises exportatrices à 200 000 pour hisser la France à un niveau proche de l’Italie (elles sont plus ou moins 150 000 actuellement), il s’agit à présent de viser une augmentation du volume des exportations à 650 Md EUR en 2027 et 700 Md EUR en 2030. Autrement dit, rechercher davantage d’impact.
D’où, sans remettre en cause le dispositif Team France Export, la priorité donnée au recentrage sur les marchés porteurs, l’accompagnement des PME et ETI à fort potentiel export pour les opérateurs publics comme Business France et Bpifrance, en lien avec les priorités de la stratégie de réindustrialisation, des filières et de France 2030, et à l’augmentation du nombre de volontaires internationaux en entreprises (V.I.E), dont 11 500 environ sont actuellement en poste. Le programme des pavillons France ne compte plus qu’une centaine de rendez-vous ciblés.
Cette nouvelle stratégie devrait nécessiter une coopération renforcée entre opérateurs publics et privés, une orientation que tous les acteurs de cet écosystème semblent appeler de leurs vœux.
Autre nouveauté de poids cette année : la montée en puissance d’un nouvel acteur dans cet écosystème français du soutien export et de la diplomatie économique, l’Agence française de développement (AFD) qui, dans le cadre d’un nouveau mandat, doit davantage soutenir les intérêts économiques français dans les projets de développement qu’elle finance et se coordonner avec le Trésor, Bpifrance sur les financements, et Business France pour l’accompagnement.
Nous vous proposons ci-après une sélection des articles les plus pertinents que nous avons publiés depuis le début de l’année sur ces sujets.
Nouvelle stratégie
Janvier
Février
- Aides à l’export : financements, garanties, stratégie, les principales nouveautés annoncées à Bercy
- Commerce extérieur : le gouvernement veut booster l’export des filières
Les opérateurs publics
Juillet
Juin
- Privée d’une partie de sa subvention, Business France va supprimer 70 postes ETP
- L’AFD signe un partenariat stratégique avec les CCE
Avril
- Louis Margueritte : « Business France doit être incontournable »
- AFD : Les priorités de Christophe Lecourtier pour réorganiser la stratégie
- Alain Di Crescenzo (CCI France) : « Les pays du Golfe, c’est 10 milliards d’excédents du commerce extérieur en 2025 ! »
Mars
Février
- Financement : La Sfil confirme sa forte croissance sur le crédit export
- Financement export : comment l’AFD entre de plain-pied dans l’écosystème
- L’activité internationale de Bpifrance atteint un nouveau record de 32,6 milliards d’euros
- Business France et CCI France misent sur une coordination renforcée pour booster l’export
Janvier
- Les chambres de commerce échappent à une nouvelle ponction drastique sur leur budget
- Une nouvelle direction de la souveraineté et de la sécurité économique en gestation au Quai d’Orsay
Les réseaux privés
Juillet
- Laurent Pommier, président de Stratexio : « Il va falloir que nous passions à la vitesse supérieure »
- Globallians poursuit son expansion tranquille
Juin
Mai
Février
