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© M. digabel
Pays & marchés

Hausse de la production industrielle (+ 6,9 % en octobre en glissement annuel), reprise de celle des services (+ 7,4 %), accélération des créations d’emploi (+ 15,6 %), signature d’un vaste accord commercial avec l’Asean et cinq autres pays (le RCEP, signé le 15 novembre dernier)… La reprise chinoise est indiscutable. Mais la désinflation et les défauts de paiement des entreprises publiques risquent d’assombrir ce tableau, avertit une note du Crédit Agricole.

L’offre tire l’activité tandis que les chiffres de la consommation déçoivent

Alors que la production est à nouveau dynamique, la demande intérieure ne suit pas. Les Chinois constituent ou reconstituent une épargne de précaution et n’ont pas renoué avec la consommation.

En octobre, les ventes au détail ont ainsi augmenté de 4,3 % en glissement annuel quand 5 % étaient attendus. Certes, cette hausse et supérieure à celle de septembre (+ 3,3 %), mais le décalage offre/demande persiste et se lit dans les chiffres de l’inflation, en net ralentissement (+ 0,5 % en octobre après + 1,7 % en septembre). A l’inverse des États-Unis, de l’Europe, de la Russie et de la Turquie, ce pan de l’économie chinoise ne suit pas une courbe en V.

« La trajectoire de désinflation que connaît actuellement la Chine est le signe que nous ne disposons peut-être pas de tous les paramètres pour construire notre scénario, car la baisse des prix alimentaires n’est pas suffisante pour expliquer ce phénomène, alors même que l’activité repart et que – contrairement à l’Europe ou au Japon – la Banque centrale est loin d’avoir atteint des taux zéro », analyse Sophie Wieviorka, spécialiste de la zone Asie (hors Japon) au Crédit Agricole. Autre préoccupation, selon cette économiste : la santé des entreprises publiques.

Une inquiétante série de défauts sur les paiements d’entreprises publiques

Après l’annonce du groupe énergétique Yongcheng Coal&Electricity de son défaut sur un milliard de yuans (environ 130 millions d’euros), le fabricant de semi-conducteurs Tsinghua Unigroup et le constructeur automobile Brilliance Auto Group viennent de déclarer qu’ils ne pourraient pas faire face à leur prochaine échéance de remboursement. Et qu’ils ne seraient pas soutenus par l’Etat. Un signe d’autant plus préoccupant quand on sait que les entreprises chinoises sont traditionnellement considérées comme des placements sûrs par les agences et les investisseurs. De plus, souligne Sophie Wieviorka, des efforts de transparence sont nécessaires car « les entreprises qui ont fait défaut étaient pour la plupart jusqu’ici notées AAA ».

Sur le plan politique, « la stratégie n’est pas encore très lisible ». En effet, le (relatif) désengagement de l’Etat auprès de ces gigantesques entreprises, cadre mal avec les récents discours de Xi Jinping chantant les louanges de l’économie planifiée. Cette vague pourrait également s’agir d’une opération de « nettoyage » d’entreprises surendettées pour rassurer les nouveaux investisseurs étrangers que Pékin souhaite attirer sur son marché obligataire.

Quoiqu’il en soit, il faudra attendre au moins jusqu’au premier trimestre 2021 et la fin des mesures exceptionnelles de soutien liées au Covid-19 (moratoires sur certains prêts notamment) pour voir véritablement apparaître la crise de liquidité des entreprises publiques chinoises. « Le nombre et le montant des défauts sera une indication de l’état dans lequel la Covid-19 a vraiment laissé l’économie chinoise » conclut l’économiste.

Sophie Creusillet 

 

 

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