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21 mars 2018

Vin / Provence : un bond de 38 % à l’export, mais une dépendance des États-Unis

Alain Baccino, président du CIVP© François Pargny

Une hausse de 36 % à l’export sur 2016 à 300 000 hectolitres (hl) et de 38 % en valeur, les vins de Provence ont crevé les plafonds l’an dernier. D’après le Comité interprofessionnel des vins de Provence (CIVP), qui présentait ses résultats en 2017, le 8 mars à Paris, les ventes à l’international ont explosé en dix ans, passant de 20,2 millions d’euros en 2000 à 226,2 millions, alors que le chiffre d’affaires global des Provence (à 89 % des rosés) s’établissait à 1,5 milliard d’euros.

Rien qu’aux États-Unis, qui représentent désormais 50 % des livraisons à l’étranger et 43 % en volume, il a été multiplié par 40 pour passer exactement à 114,3 millions d’euros, soit 3,4 millions d’hectolitres (hl).

Au Moci qui lui demandait s’il ne craignait pas une trop forte dépendance des États-Unis, au moment où l’Administration Trump impose des mesures protectionnistes (acier, aluminium), le président du CIVP Alain Baccino a reconnu qu’il ne fallait « pas tout miser sur un pays ». Et c’est pourquoi, a-t-il ajouté, l’interprofession investit sur de nouveaux territoires, comme l’Australie, « un marché prometteur », devenu le huitième débouché (en volume), et l’Asie du Sud-est.

La recherche de nouveaux débouchés

Au total, le nombre de marchés absorbant plus de 10 000 hl est passé de six à neuf en un an : États-Unis, Royaume-Uni, Belgique, Allemagne, Suède, Pays-Bas, Suisse, Australie et Canada. En valeur, derrière les États-Unis, le podium est complété par le Royaume-Uni (12 % des exportations) et l’Allemagne (5 %).

Le succès de la Provence est lié à la progression sensible de la consommation de rosé dans le monde, passée de 18,3 millions hl en 2002 à 24 millions en 2016, soit 10,6 % de la consommation totale de vin. « C’est une consommation décontractée et décomplexée, qui plait notamment aux Millennials (les moins de 35 ans) pour qui le rosé, c’est fun et à la mode », exposait Brice Eymard, le directeur général du CIVP.

En outre, cette appétence profite au rosé sec plutôt qu’au rosé sucré, ce qui est favorable aux produits de l’Hexagone, dont 32 % des exportations en valeur sont réalisées avec des vins de Provence (21 % en volume).

Le rosé de Provence possède plusieurs atouts à l’international : d’abord, sa bonne valorisation, puisque le prix de la bouteille au départ de la cave a progressé de 2,56 euros en 2008 à 4,44 euros en 2017 ; ensuite, l’étalement de la consommation dans le monde sur l’ensemble de l’année, alors que les achats en France sont saisonniers ; enfin, sa montée gamme, qui est le corollaire de sa valorisation.

Maintenir la qualité, développer le bio et le tourisme

« Provence, c’est le premium du rosé aujourd’hui », selon Sébastien Latz, directeur général des Châteaux de Berne, des Bertrands, de Saint-Roux et d’Ultimate Provence (20 millions d’euros de CA en 2017, dont 20 % à l’export), quatre domaines, dont l’objectif est de fournir « une gamme de rosés qualitatifs avec des typicités réelles ».

La Provence est, au demeurant, largement engagée dans le bio, qui concernerait 19 % du vignoble dans le Var, les Alpes maritimes et les Bouches-du-Rhône contre 9 % au niveau national. « La certification bio rassure le consommateur. Elle est indispensable dans les circuits spécialisés bio et une porte d’entrée à l’export pour les professionnels à la recherche de pépites », soulignait encore Albéric Philipon,  associé-gérant du Château Carpe Diem (650 000 euros de CA en 2017).

Le tourisme constitue une autre manne pour la Provence. Sur les 30 millions de touristes accueillis l’an dernier, six millions étaient des étrangers : américains, britanniques, chinois, etc. Environ 15 % des vins ont été vendus au caveau.

 

François Pargny

 

 

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