Inde (1) : Moins d’une semaine après la signature de l’accord de libre-échange entre l’Inde et l’Union européenne, Donald Trump a annoncé lundi 2 février sur Truth Social la conclusion d’un « deal » avec New Deli. Les droits de douanes américains sur les importations de produits indiens passent de 50 % à 18 % tandis que les produits américains pourront être importés en Inde sans aucun droit de douane. En contrepartie, le gouvernement Modi s’engagerait à acheter pour « plus de 500 milliards de dollars » de marchandises américaines. Alors que les achats indiens de pétrole russe avaient déclenché l’ire du locataire de la Maison Blanche et enclenché une punition douanière, l’Inde se serait également engagée à acheter son pétrole à d’autres pays, ce que Narendra Modi n’a pas confirmé.
Inde (2) : Devendra Fadnavis, le ministre en chef de l’État du Maharashtra, dont la capitale est Mumbai, a annoncé à Davos un programme d’investissements de 360 Md USD composé à 83 % d’IDE en provenance de 18 pays dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse, la Suède, Singapour, les Pays-Bas, le Japon, l’Italie, l’Allemagne, la France, le Danemark, la Norvège, la Finlande, l’Espagne, le Canada, la Belgique et l’Autriche. Ces investissements recouvrent un large panel de secteurs : l’informatique quantique, les centres de données d’IA, la fabrication de semi-conducteurs et d’équipement électronique, les carburants d’aviation durables, les énergies renouvelables, l’acier vert, les véhicules électriques et les écosystèmes de batteries, les soins de santé et la biotechnologie avancés, les initiatives d’économie circulaire, l’agrotech, la transformation des aliments, ainsi que l’infrastructure numérique.
Royaume-Uni : Six ans après le Brexit, « malgré des plans initiaux audacieux visant à abroger le droit de l’UE dans un large éventail de domaines, le Royaume-Uni a peu divergé dans la plupart des secteurs, à l’exception des services financiers », selon l’institut de recherche du King’s College de Londres, UK in a Changing Europe. Sur les 7 000 textes de loi adoptés alors qu’il était membre de l’Union européenne, le Royaume-Uni en a abrogé 23 %, modifié ou remplacé 13 % (le 1 % restant est arrivé à expiration). Depuis le Brexit, il a notamment supprimé le plafonnement des bonus des banquiers, créé de nouveaux ports francs, interdit l’exportation d’animaux vivants, renforcé les restrictions des tests cosmétiques sur les animaux et réformé les droits d’accise sur l’alcool afin de taxer le vin en fonction de sa teneur en alcool plutôt que de sa quantité.
Spatial : Le marché spatial dans le monde a atteint 236 milliards de dollars (Md USD) en 2025 et devrait croître à un rythme de 12 % chaque année en moyenne pour atteindre 323 MD USD en 2034, selon un rapport du cabinet Novaspace. Cette hausse est principalement tirée par les solutions spatiales comme les services PNT (positionnement, navigation et synchronisation). L’investissement privé a montré des signes de reprise, totalisant 9 Md USD, affichant la plus forte augmentation annuelle depuis le pic de 2021.
États-Unis : A partir du 8 février, les touristes qui se rendent aux États-Unis avec une autorisation ESTA (Electronic System for Travel Authorization) devront fournir l’historique de leurs comptes sur les réseaux sociaux ces cinq dernières années. Selon le World Travel & Tourism Council, cette nouvelle exigence pourrait faire perdre aux États-Unis 15,7 Md USD de dépenses touristiques en 2026 et jusqu’à 4,7 millions d’arrivées internationales depuis les pays membres de ce programme, soit 23 % de moins qu’en 2025.
Equateur : La Commission européenne a achevé ses négociations avec l’Équateur concernant un accord de facilitation des investissements durables (AFID). Cet accord, le premier négocié avec un pays d’Amérique latine, doit jouer un rôle déterminant dans la promotion des investissements de l’UE en Equateur. En apportant une réponse aux contraintes telles que l’incertitude réglementaire et les lourdeurs bureaucratiques, l’accord favorisera l’établissement d’un cadre plus transparent et efficace pour les entreprises en Equateur, estime la Commission. Les Vingt-Sept sont les premiers partenaires de l’Equateur en matière de commerce et d’investissement, avec un stock d’IDE de 8,2 milliards d’euros en 2023 essentiellement dans la construction, les services aux entreprises, les services de transport, de stockage et de communication, ainsi que l’industrie manufacturière.
