Eolien : Orsted, le géant danois des énergies renouvelables tient tête au gouvernement américain. Alors que son chantier de parc éolien Revolution Wind, au nord-est des Etats-Unis avait été suspendu par Donald Trump avant Noël, un juge fédéral de Washington a décidé qu’il devait reprendre sans quoi il « subirait un préjudice irréparable »si les travaux n’étaient pas autorisés à se poursuivre ». Ce chantier, ainsi que quatre autres grands projets d’éolien en mer, avaient été suspendus sur ordre de l’administration fin décembre, pour cause de « menaces pour la sécurité nationale ». Orsted a investi plus de cinq milliards de dollars dans ce parc éolien qui doit être mis en service cette année.
Transport maritime : Une série d’amendements aux principaux traités et réglements de l’OMI est entrée en entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Les modifications apportées aux principaux traités de l’OMI comprennent le signalement des conteneurs perdus et la formation obligatoire sur la prévention du harcèlement et de l’intimidation en mer. Les amendements concernent notamment le signalement obligatoire des conteneurs perdus en mer, l’amélioration de la sécurité des navires utilisant du combustible liquide, un renforcement des inspections de vraquiers et de pétroliers, la protection contre les incendies, les systèmes de visualisation de cartes électroniques ou encore les bateaux de sauvetage.
Commerce international : Selon un scénario développé par le Boston Consulting Group, les flux commerciaux sont amenés à s’organiser autour de quatre hubs principaux formant un « patchwork de commerce multi-nodaux ». Il s’agit des États-Unis, de la Chine et deux groupes informels d’économies que nous appelons les « pluralitéristes » et « BRICS+ (à l’exclusion de la Chine) ». Les États-Unis et la Chine continueraient à respecter leurs propres règles. La Chine, cependant, attacherait une plus grande importance au commerce en tant que moteur de croissance. Les plurilatéristes sont un groupe diversifié couvrant cinq continents qui comprend des économies avancées, telles que l’UE, le Canada et le Japon; des économies à revenu intermédiaire telles que le Mexique et le Pérou; et des économies en développement comme le Vietnam qui adhèrent toutes à des accords commerciaux profonds. Le groupe BRICS+ se compose de marchés émergents qui voient le commerce comme un moteur de croissance mais veulent conserver plus de souveraineté sur les termes de l’échange que les plurilatéralistes.
Chine : Pékin a décidé d’annuler ou de réduire ses aides à l’exportation pour les panneaux solaires et les batteries électriques à compter du 1er avril prochain. Les changements, annoncés par le ministère des Finances et l’Administration de la fiscalité concernent l’annulation des remises de taxes sur la valeur ajoutée pour les produits photovoltaïques qui sont exportés et le le taux de remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée sur les batteries exportées qui passera de 9 % à 6 %. Cette annonce répond aux plaintes récurrentes des partenaires commerciaux de la Chine sur ces subventions qui faussent la concurrence internationale.
IDE : Les conséquences sur les investissements directs étrangers (IDE) verts dans le monde de la politique commerciale de Donald Trump dépasseraient celles de la pandémie de Covid-19. Selon une récente étude d’Oxford Economics, ils ont accusé une baisse de 31 % sur un an. L’Asie a été relativement épargnée (- 13 %), à l’inverse de l’Amérique du Nord à destination de laquelle ils ont plongé de 59 %. Des pays comme le Vietnam, l’Indonésie, la Malaisie et l’Inde ont particulièrement bénéficié de ces investissements.
