Pas de résultats
Tous les résultats
Le Moci
S'abonner
  • À la une
  • Entreprises
  • Secteurs
  • Idées
  • Fiches Pays
  • Services aux exportateurs
    • Logistique
    • Finance et assurance
    • Aides et subventions
  • Guides et Expertises
  • Carrières
  • Webconférences
  • TROPHÉES
Pas de résultats
Tous les résultats
  • À la une
  • Entreprises
  • Secteurs
  • Idées
  • Fiches Pays
  • Services aux exportateurs
    • Logistique
    • Finance et assurance
    • Aides et subventions
  • Guides et Expertises
  • Carrières
  • Webconférences
  • TROPHÉES
Pas de résultats
Tous les résultats
Le Moniteur du commerce international
Pas de résultats
Tous les résultats
Accueil Actualités

Le numéro 3 de Périscope : Pourquoi il faut miser sur l’Ouzbékistan

Par Fanny Bertrand
Publié il y a 1 heure
Dans Actualités, L'Info Export, Pays & marchés, Secteurs
Temps de lecture : 11 mins read
Le numéro 3 de Périscope : Pourquoi il faut miser sur l’Ouzbékistan

Périscope, le détecteur de tendances et d’opportunités commerciales à l’international.

Par Thomas Blachère.

Ce qu’on a repéré pour vous cette semaine

  1. Next steppe, Ouzbékistan ? · pharma · santé
  2. Le Caire aimante le savoir-faire français · multi-secteurs
  3. Précieux gravats émiratis · BTP · cleantech
  4. L’industrie turque a besoin d’aide · industrie · tech · EnR
  5. Aluminium recyclé : ce gisement américain · automobile 

1.

Engoncée entre la Chine, la Russie, le Moyen-Orient et l’Europe, l’Asie centrale sait tirer parti de son voisinage hétérogène. Sa position au centre du Middle Corridor – l’axe logistique Asie-Europe qui monte depuis que la Russie est devenue no-go zone – souligne qu’elle a plus intérêt à agir en trait d’union plutôt que de dépendre d’un camp.

On sait la région porteuse pour les exportateurs français. La France y enregistre un excédent commercial avec la plupart des pays et voit ses échanges commerciaux grimper (de 3,8 Md€ en 2019, à 6,4 Md€ en 2026). Mais si l’on pense tout de suite au Kazakhstan, l’Ouzbékistan se révèle être de plus en plus opportun. Il y a des signes qui ne trompent pas, comme la création récente par Business France du service économique régional de Tachkent, informe cette semaine Paul Teboul, chef des Affaires bilatérales à la direction générale du Trésor. En juillet, Medef International y avait d’ailleurs organisé une mission de prospection.

Hors de l’aéronautique et de la défense qui tractent nos exportations localement, l’Ouzbékistan émerge comme une steppe d’opportunités bien plus larges. De la chimie à la beauté, en passant par les produits de la construction automobile, tous ces secteurs s’affichent en progression. Bien sûr la France reste un partenaire secondaire face à la Chine ou la Russie, mais c’est un partenaire qui monte.

La production pharmaceutique fait partie des secteurs à haut potentiel. Que le premier Salon pharmaceutique d’Asie centrale, CaPhEx, se tienne à Tachkent les 27 et 28 octobre, en dit long. Selon les organisateurs, le marché ouzbek, premier de la région, serait évalué à plus de 2 milliards de dollars et continuerait à croître fortement sous l’impulsion d’une politique nationale volontariste. Un Tashkent Pharma Park à près de 390 M$ et cinq zones économiques franches pharmaceutiques dédiées en constituent les emblèmes.

Révélateur de cette mutation souhaitée, le salon CaPhEx met à l’honneur les équipements de fabrication et de conditionnement, les substances actives (API), les intermédiaires de synthèse et excipients, les salles propres et leurs solutions CVC (chauffage, ventilation, climatisation), les outils de contrôle qualité, d’analyse et de laboratoire ou encore les solutions d’usines clés en main.


2.

Le forum d’affaires Égypte organisé la semaine dernière à Paris a fait carton plein, comme le relate dans cet article ma collègue Christine Gilguy. Le train de réformes lancé par Le Caire depuis deux ans pour moderniser son économie, malgré les tensions régionales, fait effet.

Mais alors que la croissance égyptienne dépasse les 5%, le pays cherche à (re)devenir désirable aux yeux des entreprises françaises. Plus de 2300 sociétés tricolores y exportent déjà régulièrement et l’Agence française de développement y a financé 3 milliards d’euros de projets en 20 ans. Sur les 12 derniers mois à fin juillet 2026, les exportations françaises dépassaient les 2 milliards d’euros.

Les neuf tables rondes sectorielles dressées pour l’occasion donnent une indication des secteurs prisés : agroalimentaire, développement urbain et mobilité, numérique et IA, énergie, santé et infrastructures de soins, consommation et distribution, formation et éducation. Même si l’Égypte

reste un marché complexe où il vaut mieux arriver bien accompagné, l’environnement des affaires s’améliore. Parmi les évolutions appréciables, la stratégie de dématérialisation des douanes égyptiennes a permis de diviser par trois le temps de dédouanement par rapport à 2024.

Ambitieux, le pays accélère tous azimuts pour moderniser ses infrastructures et créer de nouvelles zones urbaines et touristiques, en particulier près des côtes. La dynamique touristique reste soutenue, le pays disposant pour la neuvième année consécutive du plus grand portefeuille de projets hôteliers en Afrique.

Pour fournir ce petit monde en eau potable, le dessalement d’eau de mer est devenu un axe stratégique. Il y a quelques jours, le Premier ministre Mostafa Madbouly a rappelé que son gouvernement misait sur des usines modernes utilisant des technologies internationales de pointe, en coopération avec de grandes entreprises spécialisées. Et s’il faut de l’eau, il faut aussi des électrons. Le dieu Râ est invoqué. Le 30 septembre, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a annoncé qu’elle envisageait de financer l’Energy Valley, ce pharaonique projet de production solaire photovoltaïque d’une capacité de 1,95 GW, associé à du stockage (BESS). Le premier du genre en Égypte, pays en pleine mue.


3.

Aux Émirats arabes unis, la frénésie immobilière est en train d’ouvrir un marché secondaire autour des déchets du BTP. Selon une étude récente, celui-ci pourrait passer de 1,05 Md$ en 2025 à 1,47 Md$ en 2031, grâce à une croissance annuelle d’environ 6 %. Rien de surprenant quand on connaît l’appétit de béton émirati. Les grands projets infrastructurels, immobiliers, touristiques ou désormais technologiques vont bon train. En 2025, Abou Dhabi a, par exemple, approuvé près de 75 millions de mètres carrés de développement immobilier. L’extension d’Expo City Dubai prévoit de son côté plusieurs opérations de rénovation d’ampleur. Actuellement, on note également une forte activité de rénovation et d’extension hôtelière du côté de Ras el Khaïmah, au nord du pays. Là, il s’agit de doubler ou presque la capacité d’accueil en vue de l’inauguration, prévue dans un an, du Wynn Al Marjan Island, cet immense complexe touristique qui accueillera le tout premier casino des Émirats.

Un tel essor des « activités d’aménagement et de rénovation (…) génère des flux de déchets supplémentaires liés au gypse, aux emballages et aux équipements mécaniques, électriques et de plomberie », peut-on lire dans le rapport. Pour renforcer le traitement des rebuts de chantiers, le pays a mis en place une réglementation plus stricte, notamment l’interdiction d’incinérer ou d’entreposer ces matériaux à ciel ouvert. Cette évolution législative devrait alimenter de nouvelles filières de tri et de recyclage spécialisées.

À Abou Dhabi, des déclarations géolocalisées pour les mouvements de déchets sont également exigées à présent. Enfin, le pays cherche à stimuler l’économie circulaire, ce qui devrait booster à l’avenir la demande en granulats recyclés, en matériaux secondaires et en solutions innovantes de traçabilité et de gestion des déchets. Les expertises des prestataires français du secteur du recyclage et des acteurs de la cleantech auront de la valeur.


4.

La Turquie n’a pas le choix : elle doit accélérer sa décarbonation industrielle (en grande partie à cause de l’UE). Les Fonds d’investissement climatiques (CIF) viennent d’approuver un financement de 250 millions de dollars pour abonder son programme de 2,8 milliards de dollars. Celui-ci vise à éviter ou à réduire les émissions annuelles de 39 Mt d’équivalent CO₂ d’ici 2035, en phase avec l’objectif national de neutralité carbone en 2053. Il pourrait bénéficier à 378 entreprises, en particulier les PME.

Ce sont les domaines les plus complexes de la décarbonation industrielle qui seront les plus soutenus, tels que la production d’hydrogène renouvelable, la capture, utilisation et stockage du carbone (CCUS), l’efficacité énergétique et les initiatives d’économie circulaire dans l’industrie. Le déploiement des énergies renouvelables ou encore les technologies climatiques sont également cités. Bref, c’est une foire à la décarbonation industrielle qui attend la Turquie et elle se ressent déjà. En début de mois, le sidérurgiste Kardemir a annoncé, par exemple, qu’il allait investir 70 millions d’euros pour accroître la part des énergies renouvelables dans sa consommation totale d’énergie. Pour y parvenir, il prévoit de construire des centrales solaires d’une capacité installée totale de 120,5 MWc. Plus tôt dans l’année, la banque BBVA officialisait son soutien à Tosyali, un autre sidérurgiste turc, déterminé pour sa part à atteindre une capacité d’autoproduction d’énergie renouvelable de 1,4 GW.

Si la décarbonation industrielle mobilise autant les Turcs, c’est que l’exposition du pays au Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’Union européenne (MACF, ou CBAM en anglais) concerne 19 milliards d’euros d’exportations annuelles vers l’UE. À cet égard, la Turquie, très grand fournisseur de ciment et d’acier à l’Europe, est le pays non membre de l’UE le plus vulnérable d’un point de vue commercial.


5.

Les États-Unis ont tout pour voir surgir une révolution de l’aluminium recyclé dans les années à venir, nous apprend une étude publiée dans le Journal of Industrial Ecology, relayée par Scienmag.

Le pays, qui affiche une forte dépendance à ce métal pour faire tourner son industrie automobile, nage en plein paradoxe. Car si 95 % environ des véhicules en fin de vie sont recyclés, les montagnes d’aluminium issues des casses ne servent quasiment pas à fabriquer de nouvelles carrosseries. Seul 1,5 % de cette masse retourne vers l’industrie automobile… et à peine 2% en 2050 si rien ne change. La cause est avant tout physico-chimique, puisque la tôle de carrosserie automobile repose sur deux familles d’alliages corroyés, nous expliquent les chercheurs. L’une riche en magnésium, l’autre à base de magnésium-silicium. Le broyage provoque en plus la « contamination » de l’aluminium par d’autres métaux provenant notamment des fixations. Bref, les recycleurs ne savent pas le recycler efficacement pour qu’il puisse être réutilisé par l’industrie (donc ils ne le font pas) et cette impasse industrielle anéantit pour l’heure l’usage de l’aluminium recyclé par le secteur.

Les besoins sont pourtant immenses. L’aluminium est une matière clé dans la production de véhicules, a fortiori électriques, dont l’empreinte carbone est 18 fois plus faible quand il s’agit de matière recyclée. Autrement dit : l’industrie automobile étatsunienne est assise sur un gigantesque gisement de souveraineté industrielle et de réduction d’empreinte carbone. Selon l’étude, ses déchets d’aluminium pourraient couvrir à eux seuls jusqu’à 33 % de la demande en lingots nécessaires à la fabrication des composants de carrosserie dans le pays !

Comment faire ? Pour y arriver, tous les acteurs du cycle de vie devront innover et s’accorder. Mais c’est au niveau des recycleurs que les actions seraient les plus déterminantes. L’espoir vient ici du tri sélectif des alliages par spectroscopie LIBS ou encore de technologies de désassemblage des sous-ensembles. « Il est nécessaire de repenser de manière coordonnée les alliages, les véhicules et l’infrastructure de recyclage, qui, jusqu’à présent, n’existe que de façon fragmentée au sein de différentes entreprises », résume Scienmag.

Vertigineuses, ces conclusions ouvrent d’immenses perspectives d’innovation aux États-Unis et sans doute ailleurs.


On vous conseille aussi de garder un œil sur 👇

  • La Grèce parée au décollage. Désormais en croissance, le pays cherche à moderniser son réseau aéroportuaire et ses systèmes de navigation.
  • D’ici 2032, l’Europe aura besoin de 105 000 mécaniciens de vélos, particulièrement à l’Est de l’UE, lit-on dans une étude de NextGen Mechanics (NGM). Le manque d’ateliers de réparation agréés est criant.
  • Confrontées à des pluies diluviennes périodiques, les villes du Mexique doivent investir dans des systèmes afin de renforcer leur résilience, nous raconte cette semaine l’ICLEI, le réseau mondial de villes durables.
  • Sky is the limit. L’autorité aéroportuaire de Hong Kong va transformer le giga-mall 11 Skies en un pôle dédié au luxe, à l’art, à la culture et même… aux sports nautiques, comme la voile.
  • Dans sa quête de modernisation, Oman se tourne vers les drones et aéronefs à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL) pour la logistique, les services urbains ou encore l’agriculture. Le sultanat lance un programme ouvert aux entreprises internationales.

Pour recevoir Périscope
ainsi que les autres newsletters du Moci,
abonnez-vous dès maintenant via ce lien.

Étiquettes : AmériqueÉmiratsOuzbékistanPériscopeTurquie
Pack entreprises
Le Moci Export Decision
Expertise Le Moci + plateforme IA Manatex pour prioriser vos marchés et passer à l’action.
4 accès Corporate • 1 accès Manatex • 100 € / mois
  • Comparaison & scoring des marchés
  • Décision DG / DAF / Export alignée
  • Plans d’entrée marché & livrables
Découvrir l’offre →
Activation rapide • Facture immédiate
Le MOCI Logo

Le Moci est le media n°1 au service des entrepreneurs, des conseillers et des professionnels du commerce international : Actualités online, magazine, dossiers, analyses, guides pratiques, réglementations, aides Export, carrières... Depuis 130 ans, des générations d'exportateurs français font confiance au Moniteur du Commerce International pour partager informations, ressources et expériences.

À la une

  • Le numéro 3 de Périscope : Pourquoi il faut miser sur l’Ouzbékistan
  • Marchés, en bref : transport maritime, Union européenne, États-Unis, aluminium
  • Entreprises, en bref : Schneider, Air Liquide, Lapeyre, Done, Suez, GL events

Actualités des secteurs

  • Agroalimentaire
  • Industrie
  • Construction, architecture et design
  • Distribution et e-commerce
  • Environnement et énergie
  • Informatique, télécom et numérique
  • Machine et équipements
  • Business et services
  • Transport et logistique
  • Tourisme, loisir et culture
  • Innovation
  • Aéronautique, spatial et défense
  • Juridique et règlementations
  • Santé
  • Marchés publics

© 2025 Le Moci. Tous droits réservés.

  • Aide / Contact abonnements
  • Publicité & partenariats
  • Qui sommes-nous ?
  • Mentions légales
  • CGV/CGU
  • Politique de confidentialité
  • Paramètres de gestion de la confidentialité
  • Se connecter
  • Créer un compte
  • Export : à la une
  • Idées
  • Entreprises
  • Secteurs
  • Pays
  • Services aux exportateurs
    • Secteurs transport et logistique
    • Finance et assurance
    • Aides et subventions
  • Guides et Expertises
  • Carrières
  • Agenda des événements
  • Les magazines du Moci
  • Les newsletters du Moci
  • Les fiches Pays export
  • Actualités Réglementaires
  • TROPHÉES

© 2025 Le Moci. Tous droits réservés.

Ok

Créer un compte

Merci de compléter le formulaire

Tous les champs sont obligatoires Se connecter

Réinitialisez votre mot de passe

Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

Se connecter
  • Se connecter
  • Créer un compte
  • Export : à la une
  • Idées
  • Entreprises
  • Secteurs
  • Pays
  • Services aux exportateurs
    • Secteurs transport et logistique
    • Finance et assurance
    • Aides et subventions
  • Guides et Expertises
  • Carrières
  • Agenda des événements
  • Les magazines du Moci
  • Les newsletters du Moci
  • Les fiches Pays export
  • Actualités Réglementaires
  • TROPHÉES

© 2025 Le Moci. Tous droits réservés.