Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Capitale : Antananarivo
Devise : Ariary malgache (MGA)
Population : 33,5 millions d’habitants (estimation mi-2026, Nations unies)
Taux de croissance du PIB réel : 2026 : +4,3 % (prév. FMI) ; 2025 : +3,8 % (FMI) ; 2024 : +4,2 %
Taux d’inflation (moyenne annuelle) : 2026 : +7,2 % (prév. FMI) ; 2025 : +8,4 % (FMI)
Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD courants, 2024) : 1 830 USD (Banque mondiale, 2024)
Dette publique (% du PIB) : 50,4 % en 2024 ; 51,3 % estimés en 2025 (FMI, dette élargie incluant les entités parapubliques)
Déficit budgétaire (% du PIB) : -2,8 % en 2024 ; -4,3 % estimés en 2025 (FMI)
Conjoncture
⚠ Point d’attention — Crise politique majeure et transition militaire (depuis octobre 2025) : En octobre 2025, une unité d’élite de l’armée — le CAPSAT — a rejoint les manifestants, précipitant la chute du président Andry Rajoelina. Le colonel Randrianirina a été investi par la Haute Cour constitutionnelle le 17 octobre avec le titre de président de la Refondation de la République de Madagascar. Face à ces événements, l’Union africaine a suspendu Madagascar de ses instances, exigeant un retour rapide à l’ordre constitutionnel, tandis que l’ONU et la SADC ont appelé à un dialogue inclusif. À la fin de l’année 2025, des émeutes et des pillages liés aux manifestations ont engendré des pertes économiques significatives, accompagnées de la destruction de plusieurs milliers d’emplois. Le secteur du tourisme a été durement touché, avec une vague d’annulations de réservations. À ces perturbations s’ajoutent des grèves qui ont paralysé l’activité économique, ainsi qu’une faible production agricole, notamment une récolte de riz exceptionnellement basse due à une pluviométrie insuffisante. Le gouvernement de transition a lui-même été dissous une première fois : le 9 mars 2026, le président de la Refondation a dissous le gouvernement d’Herintsalama Rajaonarivelo suite à des contestations de la jeunesse. Le léger rebond de la croissance initialement anticipé pour 2026 — porté par l’investissement public dans les infrastructures et l’investissement privé dans les secteurs minier, touristique et des télécommunications — semble désormais compromis.
⚠ Point d’attention — État d’urgence énergétique (avril 2026) : Le gouvernement malgache a décrété un état d’urgence énergétique sur l’ensemble du territoire pour une durée de quinze jours à compter du 7 avril 2026, dans un contexte de tensions accrues sur l’approvisionnement en carburants et en électricité, en lien avec les perturbations du marché énergétique international sur fond de conflit au Moyen-Orient. Environ 60 % de la production d’électricité de la JIRAMA provient des centrales thermiques, rendant la société particulièrement vulnérable à la flambée des prix internationaux des hydrocarbures. Le ministre de l’Énergie qualifie la mesure d’« anticipative » plutôt que de réponse à une crise déjà installée. Les conséquences sur les opérations commerciales et industrielles sont à surveiller de près, une reprise des délestages prolongés étant susceptible d’aggraver l’instabilité sociale.
Une croissance résiliente mais ralentie par les chocs externes et internes. L’économie malgache a maintenu une croissance modérée de +4,2 % en 2024, portée par l’essor du secteur minier, la reprise du tourisme et le dynamisme des services. L’activité devrait toutefois ralentir en 2025 à +3,9 % selon le FMI, sous l’effet conjugué des chocs politiques internes, de la mauvaise récolte de riz et des perturbations commerciales liées à la nouvelle politique tarifaire américaine. Madagascar a en effet été frappé par une myriade de chocs en 2025 : phénomènes météorologiques, réduction de l’APD d’environ 1 % du PIB et relèvement des droits de douane américains à 47 % initialement, ce qui pèse sur la croissance compte tenu de la forte dépendance du pays aux aides financières extérieures et de l’exposition du secteur textile et de la vanille au marché américain.
Une inflation persistante contraignant la politique monétaire. En 2025, l’inflation totale devrait atteindre +8,4 % selon le FMI, sous l’effet de la suppression progressive des subventions aux carburants via un mécanisme automatique d’ajustement des prix et de la révision des tarifs d’électricité pour les industriels (+16 % en septembre 2025). Face à cette inflation persistante, la Banque centrale malgache (BFM) a durci sa politique monétaire : le taux directeur a été relevé de 10,5 % à 12 % en mai 2025 (après une première hausse en août 2024), et le ratio de réserves obligatoires a été porté à 15 % en novembre 2024. Ces mesures ont toutefois un effet limité à court terme, l’inflation étant largement alimentée par des chocs d’offre.
Des finances publiques fragilisées, une dette sous surveillance. La performance budgétaire en 2024 présente des résultats mitigés : le déficit public a diminué, atteignant -2,8 % du PIB en 2024 (contre -4,2 % en 2023) grâce à une rationalisation des dépenses. Toutefois, le déficit primaire de 2024 a dépassé la cible fixée par le FMI, en partie en raison d’un financement exceptionnel accordé à la JIRAMA. Les recettes fiscales sont en baisse (10,9 % du PIB en 2024, après 11,2 % en 2023) et largement en dessous du niveau de 15,0 % du PIB considéré comme indispensable pour assurer les investissements dans les infrastructures de base. Le déficit public pourrait se détériorer à -4,3 % du PIB en 2025, avant de se résorber à moyen terme sous réserve des réformes engagées et de la hausse attendue des recettes minières. La dette publique malgache reste soutenable selon le FMI, avec un risque modéré de surendettement. Majoritairement extérieure et concessionnelle, elle suit une trajectoire haussière depuis cinq ans (50,4 % du PIB en 2024, après 41,2 % en 2019). La Banque mondiale est le principal créancier, représentant 31,5 % de la dette publique, suivie du FMI (12,6 %) et des bailleurs bilatéraux (11,9 %), dont l’EximBank of China (3,9 %), le bailleur bilatéral le plus important.
La JIRAMA, fardeau structurel des finances publiques. L’entreprise publique JIRAMA a un poids considérable pour les finances publiques : son déficit a représenté 1,3 % du PIB en 2023. L’adoption récente d’un plan de redressement de la JIRAMA et la poursuite du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants permettront de dégager une marge pour les besoins critiques de développement tout en contribuant à améliorer l’approvisionnement en énergie. L’adoption du plan de redressement financier de la JIRAMA au mois de juin 2025 ne dissipe toutefois pas les incertitudes concernant sa gouvernance.
Le choc tarifaire américain et la question de l’AGOA. En avril 2025, Donald Trump a déclaré des « tarifs réciproques » de 47 % sur Madagascar. Ce taux a été ramené à 15 % à partir d’août 2025. Par ailleurs, le 3 février 2026, le président américain Donald Trump a signé la loi prolongeant l’AGOA jusqu’au 31 décembre 2026, avec un effet rétroactif à son expiration du 30 septembre 2025. Les exportations malgaches vers les États-Unis se composent à 56 % de produits textiles, mais aussi de vanille, d’huiles essentielles et de produits miniers (30 %). Les entreprises franches textiles génèrent entre 85 000 et 90 000 emplois directs. Si la reconduction rétroactive de l’accord soulage les entreprises, elle ne dissipe pas les incertitudes sur la compétitivité, la visibilité des commandes et l’avenir du partenariat commercial. Le tarif spécifique américain de 15 % continue en effet de s’appliquer en sus des droits de la nation la plus favorisée, même en période d’AGOA actif.
Points de vigilance
L’instabilité politique accrue, l’incertitude entourant la gouvernance et le rythme de la transition pèseront sur l’investissement et la croissance en 2025 et 2026.
L’agence S&P Global Ratings a placé la note souveraine du pays « B-/B » sous surveillance négative, estimant que l’instabilité politique compromet la croissance et la discipline budgétaire.
La suspension de l’aide de l’USAID en janvier 2025 — qui représentait 690 millions USD entre 2022 et 2024 principalement pour l’aide d’urgence, la santé et le soutien budgétaire — aura un impact significatif sur les finances publiques.
Seules 8 % des entreprises déclarent avoir accès à un prêt bancaire ou une ligne de crédit. Plus de la moitié (52 %) subissent des coupures d’électricité, et l’état dégradé des routes complique leurs activités.
Le taux de pauvreté est projeté à environ 65 % de la population. Les perspectives restent soumises aux risques de retard dans la mise en œuvre des réformes et à la vulnérabilité aux chocs externes.
Madagascar présente une grande vulnérabilité face aux événements climatiques et un besoin d’investissement important en infrastructures pour y faire face. Les catastrophes naturelles récurrentes pèsent de manière persistante sur les perspectives de croissance.
Sources : FMI – Madagascar country page (2026), FMI – Country Report No. 25/221, deuxième revue FEC/FRD (juillet 2025), DG Trésor – Situation économique et financière de Madagascar (2025), Banque mondiale – Madagascar Economic Update (2025), Banque mondiale via Trading Economics – RNB/hab. PPA (2024), Coface – Fiche risque pays Madagascar (2025-2026), Worldometer – Madagascar Population (2026, données ONU), L’Express Madagascar – État d’urgence énergétique (avril 2026), Madagascar Tribune – AGOA prolongé jusqu’en décembre 2026 (février 2026)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, 2025) : 33,52
Taux de croissance du PIB réel : 2026 : 4,0 % (proj.) ; 2025 : 4,0 % (estim.) ; 2024 : 4,2 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 1 830
Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 2,6 (-17,2 %) (données préliminaires BFM)
Import : ~4,8 (+2,9 %)
Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché en 2024) :
1 – Chine 24,7 %
2 – Oman 13,6 %
3 – France 6,1 %
4 – Inde 5,5 %
5 – Pakistan 4,4 %
Exportations françaises 2024 : 0,407 Md EUR, -2,4 %
Indice de perception de la corruption (2024) : 148/180 (score : 25/100)
⚠ Point d’attention — Coup d’État militaire d’octobre 2025 : Le 12 octobre 2025, l’unité d’élite CAPSAT des Forces armées de Madagascar a renversé le gouvernement du président Andry Rajoelina ; le colonel Michael Randrianirina a été investi président par intérim le 17 octobre. L’Union africaine a suspendu Madagascar de ses instances, la SADC et l’ONU ont exprimé leurs préoccupations face à ce changement anticonstitutionnel de régime, et l’Union européenne a appelé au retour aux valeurs démocratiques. Le doute plane sur l’arrêt de l’aide internationale, cruciale pour le pays. La période de transition représente un facteur de risque commercial majeur pour les exportateurs français.
⚠ Point d’attention — Tarifs douaniers américains et fin de l’AGOA : Le 2 avril 2025, l’administration Trump a annoncé l’imposition de droits de douane réciproques de 47 % sur les produits malgaches, mesure suspendue dans un second temps pour un tarif plancher de 10 %. Parallèlement, l’AGOA a officiellement pris fin le 30 septembre 2025, exposant les exportations malgaches à une taxe de 15 % vers les États-Unis. Pour Madagascar, l’AGOA soutenait près de 150 000 emplois directs et 400 000 emplois indirects, principalement dans le textile et les zones franches industrielles. Washington a réactivé le dispositif rétroactivement jusqu’en décembre 2026, mais cette extension d’un an assortie de conditions rassure peu les opérateurs.
Sources : FMI (2026), FMI Country Report No. 25/221 (2025), Banque mondiale – MPO Madagascar (2025), OMC – Profil commercial Madagascar (2024), DG Trésor – Relations bilatérales France-Madagascar (2025), World’s Top Exports – Madagascar imports 2024 (2026), Transparency International – IPC 2024 (2025), Lloyd’s Bank Trade – Madagascar trade profile (2025)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
Madagascar – Mobilité et installation
⚠ Point d’attention : Madagascar a traversé une crise politique majeure à l’automne 2025. Le 26 septembre 2025, des milliers de jeunes Malgaches ont manifesté dans les rues d’Antananarivo contre les coupures d’eau et d’électricité, la corruption et la pauvreté extrême. Le 11 octobre 2025, l’armée a rejoint les manifestants, provoquant le renversement du président Andry Rajoelina. Le 17 octobre 2025, le colonel Michaël Randrianirina a pris officiellement le titre de « Président de la République et Président du Conseil de la Refondation ». Il s’est engagé à mener une transition politique de deux ans, avec de vastes consultations nationales en 2026, la rédaction d’une nouvelle Constitution et une élection présidentielle pour fin 2027. S&P Global Ratings a placé la note souveraine de Madagascar sous surveillance négative, et les prévisions de croissance pour 2025-2026 ont été révisées à la baisse, à 3 %, contre 4,1 % auparavant. Cette transition est à surveiller attentivement par les professionnels français présents ou souhaitant s’établir à Madagascar.
⚠ Point d’attention : Une épidémie de Mpox (variole du singe) est active à Madagascar : 800 cas ont été confirmés dans 49 districts entre le 16 décembre 2025 et le 6 avril 2026. La maladie continue de circuler sur le territoire. Le gouvernement malgache a enclenché un plan de lutte contre l’épidémie, notamment l’obligation du port du masque dans les établissements touristiques et des contrôles sanitaires dans les aéroports. L’OMS indique que Madagascar dispose d’environ 140 000 doses de vaccin, mais moins de 10 000 personnes avaient effectivement reçu une injection au début d’avril 2026. Tout voyageur ou futur expatrié doit se tenir informé de l’évolution de la situation sanitaire avant le départ.
S’y rendre
Conditions d’entrée pour les ressortissants français
Les ressortissants français ont besoin d’un visa ou d’un e-Visa d’entrée pour Madagascar. Trois modalités coexistent :
E-Visa (recommandé) : Il est possible de faire une demande de visa électronique (entrée simple) sur le site evisamada-mg.com. La demande doit être faite au moins 7 jours avant la date de départ. Le coût varie selon la durée : 35 euros pour moins de 30 jours, 40 euros pour 30 à 60 jours.
Visa à l’arrivée : Un laissez-passer de 15 jours (10 €) est disponible directement aux contrôles frontaliers, et un visa peut être obtenu à l’arrivée dans les aéroports internationaux pour des séjours inférieurs à 60 jours. Prévoyer des euros en espèces à l’aéroport (les cartes bancaires sont souvent refusées). En haute saison, l’attente peut dépasser 1 heure.
Visa sur passeport : Délivré par l’Ambassade de Madagascar à Paris (4, avenue Raphaël, 75016 Paris – ambamad-paris.diplomatie.gov.mg). Pour les séjours d’affaires, stages, missions ou visas « retraités », il faut impérativement demander un visa sur passeport.
Quelle que soit la solution retenue, le passeport doit présenter une durée de validité minimum de 6 mois après la date de retour envisagée. Le visa de séjour transformable peut être prorogé dans un délai d’un mois après l’arrivée, auprès du Ministère chargé de l’Intérieur ou du Guichet unique de l’EDBM.
Sécurité et vigilance sur place
Le Ministère des Affaires étrangères français a mis à jour sa fiche le 7 avril 2026. Il est fortement conseillé d’éviter de se déplacer dans des lieux isolés ou peu fréquentés, notamment dès la nuit tombée. Il convient également d’éviter de se retrouver seul avec des personnes inconnues dans les transports, les hôtels, lors de randonnées ou d’événements festifs. Les attaques sur les axes de communication par des bandes organisées (coupeurs de route) constituent un phénomène récurrent, qui augmente considérablement dans le grand Sud de l’île en raison de la sécheresse et de l’extrême pauvreté.
La route présente des situations de risques permanents. Il convient de faire preuve de la plus grande vigilance, particulièrement en temps de pluie, et d’éviter les déplacements de nuit. Un véhicule 4×4 est indispensable hors des agglomérations. Madagascar connaît entre janvier et avril une période où peuvent apparaître de violents ouragans arrivant par la côte est. Les cyclones et tempêtes tropicales sont fréquents, et la saison des pluies peut entraîner d’importantes dégradations du réseau routier.
Madagascar est confrontée à des difficultés récurrentes d’approvisionnement en eau et en électricité. Les voyageurs sont invités à vérifier que leur hébergement dispose des équipements pour pallier ces pénuries. Ces difficultés sont à l’origine de manifestations, parfois accompagnées de barrages sur la voie publique, surtout après la tombée de la nuit. Il est conseillé de se tenir éloigné de tout rassemblement.
S’inscrire sur le portail Fil d’Ariane du MEAE est vivement recommandé pour recevoir les alertes en temps réel.
Conseils pratiques
Consulter régulièrement la fiche Conseils aux voyageurs du MEAE (mise à jour le 7 avril 2026) : diplomatie.gouv.fr
Prévoir des euros en espèces pour le paiement des visas à l’arrivée (les cartes bancaires sont fréquemment refusées aux frontières).
Se munir d’une assurance maladie/rapatriement couvrant Madagascar, le système de santé local étant très limité.
Vérifier les conditions d’hébergement en matière d’eau et de génératrice électrique avant réservation.
Éviter tout déplacement de nuit en dehors des centres urbains.
Chiffres clés
Indice de paix mondiale (GPI 2025) : Madagascar se classe au 59e rang mondial, avec un score de 1,895, en régression de 6 points par rapport à l’année précédente. Il s’agit de la 6e place africaine, derrière notamment Maurice, Botswana et Namibie. (Source : Institute for Economics & Peace / Vision of Humanity, juin 2025)
Coût de la vie (2025) : En moyenne, le coût de la vie à Antananarivo en 2025 est 50 % moins élevé qu’en France.
Budget mensuel expatrié (2025) : Pour un niveau de vie correct, avec santé et logement décents, un budget autour de 800 à 1 000 € par mois est une base réaliste. Les familles avec enfants scolarisés dans le système international doivent prévoir 1 500 à 2 500 € mensuels.
Communauté française : La communauté française à Madagascar est l’une des plus importantes d’Afrique australe. Environ 17 000 Français inscrits au registre consulaire (chiffre le plus récent disponible ; note : en 2023, le nombre de Français présents à Madagascar avait reculé de 18 % selon le MEAE).
Population expatriée totale : Madagascar accueille environ 22 000 expatriés parmi ses 32,7 millions d’habitants.
S’installer
Visa long séjour et permis de travail
Des visas d’entrée et de séjour d’un mois, transformables et prorogeables, sont délivrés aux immigrants potentiels par les représentations diplomatiques ou consulaires malgaches, ou via le site evisa.diplomatie.gov.mg pour les ressortissants résidant dans des pays sans représentation malgache. L’établissement d’une activité nécessite d’obtenir un permis de travail via l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM), un processus prenant généralement 60 jours.
L’inscription consulaire est vivement conseillée pour les séjours supérieurs à 6 mois. Elle est obligatoire pour s’inscrire sur les listes électorales.
Marché du travail
Madagascar présente un marché du travail très différent de la France : un secteur informel très important, un secteur formel plus restreint, des salaires locaux souvent faibles vus depuis l’Europe, et un chômage et sous-emploi significatifs chez les jeunes diplômés.
En 2025, les opportunités d’emploi sont particulièrement présentes dans le tourisme, le commerce, les services externalisés (BPO/call centers), la gestion financière et le numérique. Les développeurs, data analysts, designers et experts en cybersécurité sont très sollicités, tant par le marché local qu’international.
Pour les expatriés, trois voies principales existent :
Détachement ou recrutement international : Les postes en ONG ou grandes structures offrent des fourchettes entre 1 500 et 3 000 € par mois pour certains postes de coordination, parfois davantage pour des fonctions spécialisées ou de direction.
Recrutement local : Même pour un poste de cadre, il n’est pas rare de rester dans une fourchette de 300 à 800 € selon le secteur, la taille de l’entreprise et la rareté du profil.
Télétravail international : Le travail en ligne pour des clients européens est possible, mais nécessite une connexion internet fiable (fibre + 4G de secours) et un statut légal clair.
Trouver un emploi local est difficile sans arrangement préalable. La plupart des expatriés viennent avec un contrat d’une organisation internationale, d’une ONG ou d’une entreprise étrangère.
Sites d’emploi et recrutement
Portaljob-Madagascar.com – offres locales et cadres
Asako.mg – plateforme de recrutement en ligne
Hayko.io – plateforme numérique pour profils qualifiés
LinkedIn – excellent outil pour entrer en contact avec des professionnels et recruteurs basés à Madagascar.
Coût de la vie et logement
Madagascar se positionne comme l’une des destinations les plus abordables au monde pour les expatriés. Le coût de la vie y est significativement inférieur à celui de la France, offrant un pouvoir d’achat considérablement accru.
Quelques repères de prix à Antananarivo (2025) :
Repas dans un restaurant local : 2 à 5 €. Loyer mensuel d’un appartement d’une chambre en centre-ville d’Antananarivo : entre 100 et 300 €.
Un appartement de trois chambres en centre-ville : entre 200 et 600 €. Une maison avec jardin dans un quartier résidentiel : à partir de 500 €.
Les expatriés privilégient les quartiers Ivandry et Ambatobe à Antananarivo, ou les villes côtières comme Nosy Be, pour un meilleur cadre de vie et davantage de sécurité.
Les coupures d’électricité récurrentes constituent un défi du quotidien. Avoir des solutions de secours (clés 4G multiples, batteries ou générateur) est essentiel. Pour les familles, le Lycée Français de Tananarive suit le programme français, mais est coûteux (environ 6 000 €/an).
Représentations françaises à Madagascar
Ambassade et Consulat général de France à Antananarivo
Adresse : 3, rue Jean-Jaurès – Ambatomena, BP 897, 101 Antananarivo, Madagascar.
Téléphone : +261 20 22 398 84 (local).
Courriel (services consulaires) : [email protected]
Site officiel : mg.ambafrance.org
L’Ambassadeur de France à Madagascar est M. Arnaud Guillois, et la Consule générale est Mme Annabelle Averty.
Représentation de Madagascar en France
Ambassade de Madagascar à Paris
Adresse : 4, avenue Raphaël, 75016 Paris.
Téléphone : 01.82.83.92.00. Courriel complémentaire : [email protected]
Site officiel : ambamad-paris.diplomatie.gov.mg
Sources : France Diplomatie – Conseils aux voyageurs Madagascar (avril 2026), Ambassade de France à Madagascar (2026), Ambassade de Madagascar en France (2025), Institute for Economics & Peace – Global Peace Index 2025 (juin 2025), OMS Afrique – Mpox Madagascar (janvier 2026), L’Express de Madagascar – Mpox (avril 2026), Jeune Afrique – Gouvernement Madagascar (mars 2026), Agence Ecofin – Gouvernement Rajaonarison (mars 2026), Vivre à Madagascar – Travailler (nov. 2025), Vivre à Madagascar – Budget (nov. 2025), Combien-coute.net – Antananarivo (2025), Portaljob-Madagascar.com, Asako.mg
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE À MADAGASCAR
L’ambassadeur en poste est M. Arnaud GUILLOIS. Les deux pays ont réaffirmé, lors d’un entretien ministériel en janvier 2026, leur attachement à la relation bilatérale franco-malgache.
Adresse : 3, rue Jean-Jaurès – Ambatomena, BP 204, 101 Antananarivo
Tél. : (00 261) 20 22 398 98
Email : [email protected]
Site : https://mg.ambafrance.org
SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL DE LA DG TRÉSOR — TANANARIVE
Le Service économique de Tananarive couvre Madagascar, l’Union des Comores, Maurice et les Seychelles. Sous l’autorité de l’Ambassadeur, il est en charge du développement des relations économiques entre la France et Madagascar et constitue le correspondant de Business France à Tananarive pour les VIE.
Adresse : Immeuble de l’Ambassade de France, 3 rue Jean Jaurès – Ambatomena – Antananarivo
Tél. : +261 20 22 399 99
Email : [email protected]
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/MG
BUSINESS FRANCE — MADAGASCAR
Business France n’est pas directement implanté à Madagascar. Le Service économique de l’Ambassade assure la fonction de correspondant de Business France à Tananarive pour les Volontaires Internationaux en Entreprise (VIE) présents à Madagascar. Pour toute demande de prospection, de VIE ou d’accompagnement export, contacter le SE de Tananarive ou consulter le site mondial de Business France.
Site : https://www.businessfrance.fr
EXPERTISE FRANCE — MADAGASCAR
L’inauguration des nouveaux bureaux d’Expertise France dans la capitale malgache, en février 2026, marque une étape significative dans le renforcement de la coopération entre la France, l’Union européenne et Madagascar. Historiquement implantée dans les secteurs de la santé et de la justice, Expertise France a, depuis 2023, déployé des équipes à Madagascar afin d’appuyer les autorités nationales dans les finances publiques, les migrations et l’autonomisation économique des femmes.
Site : https://www.expertisefrance.fr
Contact pays (2026) : à confirmer sur https://www.expertisefrance.fr
EDBM — ECONOMIC DEVELOPMENT BOARD OF MADAGASCAR
En tant qu’Agence de Promotion des Investissements, l’EDBM accompagne les investisseurs dans leurs démarches d’implantation et d’expansion à Madagascar à travers son Guichet Unique.
Adresse : Immeuble EDBM, Avenue Gal Gabriel Ramanantsoa, Antaninarenina, 101 Antananarivo
Tél. : +261 20 22 670 40
Email : [email protected]
Site : https://edbm.mg
Les acteurs privés
CCI FRANCE MADAGASCAR (CCIFM)
Avec plus de 450 adhérents, la CCI France Madagascar est le 1er réseau d’affaires franco-malgache. La CCIFM aide les entreprises françaises à exporter et à s’implanter à Madagascar : recrutement, création d’entreprise, prospection, location de bureaux.
Adresse : Lot IIM 35 Y K, Résidence « Les Orchidées Blanches », Androhibe – Antananarivo 101
Tél. : (+261) 32 07 696 49 / (+261) 34 01 696 49
Email : [email protected]
Site : https://www.ccifm.mg
Avocats d’affaires francophones
LEXEL JURIDIQUE & FISCAL
Cabinet indépendant de référence, Lexel est le principal cabinet de droit des affaires et fiscal à Madagascar, fondé en 2005. Il compte 6 associés et 16 avocats, maîtrisant l’anglais, le français et le malgache. Certains associés sont basés en France ou à Maurice. Clientèle de référence : Orange Madagascar, Total, AFD, IFC (Banque mondiale), Colas, JCDECAUX, Ambatovy.
Adresse : Zone Tana Water Front – Ambodivona – Antananarivo 101
Tél. : +261 (0)20 22 229 41 / +261 (0)20 22 229 42
Email : [email protected]
Site : http://www.lexel.mg
MCI — MADAGASCAR CONSEIL INTERNATIONAL
Cabinet dirigé par Raphaël JAKOBA, ancien conseiller spécial auprès de la Cour Internationale d’Arbitrage de la CCI Paris, MCI est structuré en 4 départements. MCI se définit comme partenaire des investisseurs étrangers, des banques, de la Société Civile et des cabinets d’avocats internationaux. Expertise notamment en arbitrage, droit des investissements, fiscalité internationale et propriété intellectuelle.
Adresse : Nouvel Immeuble NY HAVANA, 1er étage, Ankorondrano, Antananarivo 101
Tél. : +261 20 22 295 25 / +261 20 22 619 07
Email : [email protected]
Site : https://www.cabinet-mci.com
RTM LAW OFFICE
Les équipes de RTM Law Office sont composées d’avocats au barreau de Madagascar, de Paris (France) et de Port-Louis (Maurice), ainsi que d’experts-comptables malgaches et parisiens. Le cabinet peut représenter ses clients devant les juridictions malgaches, françaises et mauriciennes.
Adresse : Ivandry Business Center (ex-Pullman), 2e et 3e étage, Ivandry – Antananarivo 101
Tél. : +261 34 25 200 97
Email : [email protected]
Site : http://www.rtm-lawoffice.com
CABINET MARALEX LEGAL
Le cabinet Maralex Legal, anciennement Cabinet RAZAFINIMANANA créé en 1992 par Maître Marianne PAVOT RAZAFINIMANANA, est fort d’une solide expérience en contentieux tant pénal que civil devant toutes les instances. Spécialisé en droit des affaires et des sociétés, droit pénal, droit commercial, négociation, médiation et arbitrage.
Adresse : 19, rue Ramelina Rahamefy, Ambatonakanga, 101 Antananarivo
Site : https://cabinetmaralex.mg
Sources d’information internet
Ambassade de France à Madagascar — actualités bilatérales, services consulaires, service économique
DG Trésor – Fiche Madagascar — analyses économiques, publications du SE de Tananarive
CCI France Madagascar — réseau d’affaires, services aux exportateurs, annuaire membres
EDBM – Economic Development Board of Madagascar — guichet unique investisseurs, réglementation, opportunités sectorielles
Business France – Madagascar — accompagnement export, VIE, études de marché
Expertise France — coopération technique, projets bilatéraux France-Madagascar
CCI France International – Madagascar — services export, contacts CCIFM
Sources : Ambassade de France à Madagascar (2026), DG Trésor Madagascar (2025), CCI France Madagascar (2026), EDBM (2025), Madagascar Newsroom – Expertise France (février 2026), Lexel Juridique & Fiscal (2025), MCI Madagascar Conseil International (2025), RTM Law Office (2025), Cabinet Maralex Legal (2025), Service-Public.fr – Ambassade de France Madagascar (août 2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Évaluation du climat des affaires : B-READY 2025
Le rapport Business Ready (B-READY) 2025 de la Banque mondiale, qui succède au Doing Business (arrêté en 2021), constitue la deuxième édition de ce nouvel indice de référence ; il évalue désormais 101 économies, contre 50 lors de la première édition en 2024. Madagascar figure dans ce périmètre. Le B-READY évalue l’environnement des affaires selon trois piliers : cadre réglementaire, services publics et efficacité opérationnelle.
Madagascar présente un profil économique aux performances contrastées selon les secteurs. C’est dans les services financiers et la création d’entreprises que la Grande Île enregistre ses meilleures performances. En matière de commerce international, Madagascar obtient un score de 48,35/100, traduisant des lacunes significatives dans la fluidité des procédures transfrontalières. Les faiblesses critiques concernent la concurrence sur le marché (35,6/100) et le règlement de l’insolvabilité, deux freins structurels au développement du secteur privé.
Indice de performance logistique (LPI)
Le LPI de la Banque mondiale est un outil d’évaluation comparative ; la dernière édition disponible, le LPI 2023, couvre 139 pays et demeure la référence en vigueur, aucune nouvelle édition n’ayant été publiée depuis lors. Les données détaillées par pays, dont Madagascar, sont consultables sur lpi.worldbank.org. L’édition 2023 mesure pour la première fois la vitesse des échanges à partir d’indicateurs issus de bases de données massives qui suivent les expéditions. Le score global agrège six dimensions : efficacité du dédouanement, qualité des infrastructures de transport et de commerce, facilité d’organisation des expéditions internationales, compétence des prestataires logistiques, traçabilité des envois et respect des délais de livraison.
Infrastructure portuaire : le chantier stratégique de Toamasina
Le port de Toamasina concentre 80 % du trafic international et près de 95 % du trafic conteneurs du pays. C’est également le principal débouché maritime pour les exportations vers l’Europe et les États-Unis. Le trafic conteneurisé a atteint 250 284 EVP en 2024, soit une progression annuelle de 13,4 % par rapport à 2023.
Un vaste programme d’extension est en cours, cofinancé par la JICA (Agence japonaise de coopération internationale). L’enveloppe totale s’élève à 639 millions USD, dont 411 millions financés par un prêt de la JICA et 228 millions par l’État malgache. Le chantier affiche un taux de réalisation proche de 70 % : dix hectares de zones de stockage ont été aménagés et un brise-lames de 345 mètres prolongé.
Une portion du nouveau quai C4 a été mise en service partiellement le 21 mars 2026. Ce quai, d’une longueur de 333 mètres, permettra l’accès aux navires de 14 000 EVP équipés de grues Ship-To-Shore (STS), quintuplant la capacité d’accueil par rapport aux 3 000 EVP des infrastructures existantes. L’ensemble du projet d’extension devrait s’achever d’ici 2028. À terme, le port de Toamasina vise à traiter jusqu’à un million de conteneurs par an d’ici 2035.
Réseau de transport intérieur
L’accès au port reste conditionné par la qualité du réseau terrestre, qui demeure l’un des maillons faibles de la chaîne logistique. 90 % du réseau routier de Madagascar n’est pas revêtu, et 70 % de ces routes non revêtues sont en mauvais état. Des infrastructures d’énergie, d’infrastructure et de connectivité fiables sont indispensables pour améliorer la productivité des entreprises exportatrices. Des chantiers de réhabilitation d’envergure sont en cours : la réhabilitation des RN10, RN13 et RN12A vise à désenclaver le Sud de l’île, et l’inauguration de la première tranche de l’autoroute Antananarivo–Toamasina, longue de 80 km, était projetée pour fin 2025.
Procédures douanières et facilitation du commerce
Les formalités douanières sont gérées par la Direction Générale des Douanes Malagasy (douanes.gov.mg). Le guichet unique TradeNet regroupe un ensemble de modules accessibles via une simple connexion internet, utilisés par la douane, les importateurs, exportateurs, commissionnaires agréés, banques, compagnies maritimes, manutentionnaires et agences gouvernementales. La numérisation des procédures douanières et la mise en place de ce guichet unique ont été saluées par les membres de l’OMC lors de l’Examen des politiques commerciales de Madagascar en février 2025.
Madagascar a par ailleurs réalisé des progrès notables dans son intégration aux accords de l’OMC : il a notamment ratifié l’Accord sur la facilitation des échanges. Madagascar a également ratifié l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en novembre 2024.
Sur le plan tarifaire, Madagascar a engagé la libéralisation complète de son tarif douanier vis-à-vis de l’UE à compter du 1er janvier 2023, conformément au calendrier de réduction tarifaire de l’Accord de partenariat économique (APE) ; tous les droits, à l’exception de ceux sur les produits sensibles, ont été réduits à 0 %.
Points de vigilance
Délais et coûts portuaires : des problématiques de corruption, de retard dans la livraison des marchandises et de manque d’infrastructures demeurent signalées au port de Toamasina.
Enclavement intérieur : les contraintes d’approvisionnement liées à la mauvaise qualité du réseau routier et à l’électricité peu fiable augmentent les coûts de transport et de production.
Transbordement régional : les navires de grande capacité sont actuellement contraints de transborder les marchandises à destination de Madagascar dans d’autres ports, comme Maurice, avant de rejoindre Toamasina. La mise en service progressive du quai C4 vise à éliminer ce surcoût.
Corruption et imprévisibilité réglementaire : des taxes à l’exportation et des frais spéciaux introduits ces dernières années pèsent sur la compétitivité des exportateurs ; la corruption et les réglementations pesantes restent les principaux obstacles signalés par les investisseurs.
⚠ Point d’attention : L’administration Trump a annoncé en avril 2025 des droits de douane réciproques de 47 % sur les exportations malgaches vers les États-Unis, avant de les réduire à 15 % à compter du 7 août 2025. Cette mesure affecte particulièrement le secteur textile (environ 60 % des exportations manufacturières, estimées à 550 millions USD/an, dont une large part destinée aux États-Unis) et la vanille (dont Madagascar produit environ 80 % de la production mondiale). Par ailleurs, l’AGOA, qui offrait un accès préférentiel au marché américain, a expiré en septembre 2025 et son extension reste en suspens, créant une incertitude supplémentaire pour les exportateurs de la zone franche. Les exportateurs malgaches à destination des États-Unis doivent intégrer ces nouvelles conditions tarifaires dans leurs calculs de compétitivité.
Sources : Banque mondiale – B-READY 2025 (2025), Banque mondiale – LPI 2023 (2023), Banque mondiale – Fiche B-READY Madagascar (2025), Newsmada – Port de Toamasina (mars 2026), L’Express Madagascar – Terminal à conteneurs (nov. 2025), Direction Générale des Douanes Malagasy (2026), OMC – Examen des politiques commerciales de Madagascar (fév. 2025), SEAE – Déclaration UE – Examen politiques commerciales Madagascar (fév. 2025), AllAfrica – Taxation américaine, impacts sur Madagascar (oct. 2025), 2424.mg – B-READY 2025, Madagascar (janv. 2026)
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