Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Population : 55,4 millions (2025, estimation Banque mondiale)
Capitale : Nairobi
Devise : Shilling kenyan (KES)
Décalage horaire avec la France : + 2 heures en hiver, + 1 heure en été
Climat : Tropical sur la côte, aride à semi-aride à l’intérieur
PIB nominal : 120,9 Md USD (2024, DG Trésor) ; 136 Md USD (2025, FMI)
PIB par habitant (USD courants) : 2025 : 2 305 USD (2024, DG Trésor)
Taux de croissance du PIB réel : 2026 : +4,9 % (prévision FMI) ; 2025 : +4,8 % (estimation FMI) ; 2024 : +4,7 %
Taux d’inflation (moyenne annuelle) : 2025 : 4,1 % ; 2024 : 4,5 % ; mars 2026 : 4,4 % (KNBS)
Revenu national brut par habitant en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 6 520 USD (Banque mondiale)
Dette publique (% du PIB) : 2024 : ~65,6 % (DG Trésor) ; 2023 : 73,0 %
Sources : FMI (2026), DG Trésor (2025), Banque mondiale (2025).
Conjoncture
Une économie de services et de hub régional en croissance modérée. Avec un PIB de 120,9 Md USD en 2024, le Kenya est la deuxième économie de la région Afrique orientale et s’inscrit parmi les huit premières d’Afrique. Avec 52,4 millions d’habitants, son PIB par habitant atteignait 2 305 USD en 2024, confirmant son statut de pays à revenu intermédiaire acquis depuis 2014 selon les critères de la Banque mondiale. L’économie kényane repose principalement sur les services (59 % du PIB), en particulier le tourisme (9 %) et le numérique (8 %). Ce dernier secteur a connu une forte expansion grâce à des politiques publiques ambitieuses, portées par le développement de la téléphonie mobile et le succès de la plateforme M-Pesa. Nairobi est ainsi devenue le principal hub technologique de l’Afrique de l’Est, attirant les capitaux-risque à l’échelle continentale.
Une reprise graduelle après les chocs de 2024. Après un fort rebond cyclique en 2023 (+5,6 %), la croissance a décéléré à +4,7 % en 2024, pénalisée par de graves inondations, un sentiment des affaires dégradé à la suite des manifestations de mi-2024, et un resserrement des dépenses publiques. Plusieurs indicateurs macroéconomiques restent néanmoins solides : l’inflation s’est maintenue dans la cible de la banque centrale, le taux de change est resté stable et les réserves de change ont atteint des niveaux record. Le crédit au secteur privé a rebondi de 5 % en glissement annuel à septembre 2025, soutenu par la baisse des taux directeurs. Le gouvernement estime que l’économie a progressé d’environ 5,0 % en 2025, tirée par une meilleure productivité agricole, la poursuite de l’expansion des services et la hausse des envois de fonds de la diaspora.
Des perspectives 2026 globalement favorables, sous réserve de risques persistants. Le FMI projette une croissance de 4,9 % en 2026 pour le Kenya, au-dessus de la moyenne d’Afrique subsaharienne (4,6 %), soutenue notamment par la résilience de l’agriculture et des services ainsi que par l’assouplissement des conditions financières. Le Trésor national projette de son côté +5,3 % en 2026, invoquant l’amélioration de la production agricole, la croissance du secteur des services et la hausse des transferts de la diaspora. En mars 2026, le taux d’inflation s’établissait à 4,4 % en glissement annuel, dans la fourchette cible de la Banque centrale du Kenya (2,5–7,5 %). La CBK a abaissé son taux directeur à 9,25 % en décembre 2025, après avoir initié son cycle d’assouplissement en août 2024, soit une réduction cumulée de 375 points de base.
Une crise budgétaire et sociale révélatrice des tensions structurelles. En juin 2024, une vague de manifestations décentralisées a éclaté en réponse aux hausses de taxes proposées dans le Finance Bill 2024. Face à la pression populaire, le président Ruto a rejeté le texte le 28 juin. La consolidation budgétaire engagée depuis 2021 dans le cadre du programme FMI a ralenti en 2024 : le déficit public a peu diminué (–5,5 % du PIB), en raison du poids croissant du service de la dette et d’un solde primaire moins favorable qu’anticipé. Le retrait du budget 2024/25 après les manifestations a mis en évidence les limites de la consolidation budgétaire en contexte de tensions sociales.
Une dette publique élevée et un service coûteux, malgré l’amélioration du ratio. La dette publique suit une trajectoire ascendante depuis 2011 : elle s’établissait à 73,0 % du PIB en 2023. Elle a mécaniquement reculé en 2024 (65,6 % du PIB), grâce à l’appréciation du shilling, la dette externe représentant 55,3 % du total. Le ratio service de la dette/recettes publiques atteignait 75,3 % en décembre 2025, soit 45,3 points au-dessus du seuil de 30 % recommandé par le FMI. Pour gérer son profil d’endettement, le gouvernement a réussi en février 2026 la levée d’un eurobond dual-tranche de 2,25 Md USD destiné à refinancer des obligations arrivant à échéance et à lisser le calendrier des remboursements. Cette opération a bénéficié d’un relèvement de la notation souveraine par Moody’s, passée de Caa1 à B3 avec une perspective stable en janvier 2026.
La suspension du programme FMI, principale incertitude de l’environnement financier. Le Kenya a perdu le statut de bénéficiaire du programme FMI en avril 2025, après l’annulation de la dernière revue du programme EFF/ECF, faute d’avoir satisfait aux conditions requises pour le décaissement final. En mars 2026, une mission FMI a conclu ses travaux à Nairobi sans parvenir à un nouvel accord, les discussions devant se poursuivre lors des réunions de printemps FMI/Banque mondiale à Washington. La mission portait sur les développements économiques récents et les priorités de politique économique, dans le cadre de la demande formelle du Kenya pour un nouveau programme. La Banque mondiale avait également suspendu en 2025 un financement DPO de 750 M USD en raison du non-respect de prérequis, mais les perspectives pour 2026 sont plus favorables, notamment grâce à des réserves de change record de 12,5 Md USD.
Points de vigilance
La composition de la dette publique (45 % externe, dont environ 25 % détenu par des banques commerciales à taux élevé) rend le Kenya vulnérable aux chocs de change et de confiance.
En 2024, l’économie kényane a créé le moins d’emplois formels depuis la crise Covid-19, fragilisant la politique de l’administration Ruto face au chômage des jeunes.
Le Kenya est très vulnérable aux chocs climatiques, dont les effets coûteraient plus de 2 % du PIB par an selon le FMI, en raison de la forte dépendance au secteur agricole, au tourisme et à la biodiversité.
Les risques pesant sur les perspectives 2026 comprennent notamment les conditions météorologiques défavorables, l’incertitude commerciale internationale et les tensions géopolitiques régionales, auxquels s’ajoutent les risques sociaux internes liés à la pression fiscale et au chômage des jeunes.
Les marchés financiers et les agences de notation continueront de surveiller l’évolution des négociations IMF-Kenya et leur issue potentielle en 2026, dans un contexte global de financement tendu.
⚠ Point d’attention : Le programme FMI d’un montant de 3,6 Md USD a expiré en avril 2025 sans que la dernière tranche de 800 M USD soit décaissée. Des négociations pour un nouveau programme sont en cours mais n’avaient pas abouti à début avril 2026. L’absence de filet de sécurité FMI constitue un facteur de risque pour les exportateurs français dont les contreparties kényanes sont exposées aux conditions de financement extérieur et à la pression fiscale domestique.
Sources : DG Trésor – Kenya, situation économique et financière (2025), FMI – Kenya country page (2026), Banque mondiale – Kenya Economic Update, novembre 2025, Dawan Africa – Mission FMI au Kenya, mars 2026, CNBC Africa – Eurobond Kenya 2,25 Md USD, février 2026, Cytonn Investments – Kenya Macro Economic Outlook 2026 (janvier 2026), Trading Economics – Kenya Inflation Rate (mars 2026)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, 2025) : 54,27
Taux de croissance du PIB réel : 2024 : 4,7 % ; 2025 : 4,9 % (estim., accélération au S1 2025) ; 2026 : 4,9 % (prév. FMI)
PIB/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 6 520 USD (Banque mondiale)
Échanges de marchandises :
2024 : Export : 8,24 Md USD (+14,1 % vs 2023) ; Import : 20,14 Md USD (déficit commercial estimé à -11,9 Md USD, en hausse de 3,9 % vs 2023)
2023 (OMC, données consolidées) : Export : 7,2 Md USD ; Import : 18,6 Md USD
Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché, 2025) :
1 – Chine : 21 % 2 – Inde : 16 % 3 – Émirats Arabes Unis : 12 % 4 – Arabie Saoudite : 9 % 5 – Japon : 7 %
Exportations françaises 2024 : 162,8 M EUR (-3,6 % par rapport à 2023)
Indice de perception de la corruption (2025) : 130/182 (score : 30/100, Transparency International)
⚠ Point d’attention : En mars 2026, l’activité du secteur privé kényan s’est contractée pour la première fois depuis août 2025 — l’indice PMI Stanbic Bank est tombé à 47,7 — en partie en raison du conflit au Moyen-Orient. La Banque centrale du Kenya (CBK) a signalé une pression externe croissante, liée à un ralentissement des envois de fonds de la diaspora et à une baisse des réserves de change. Le Kenya figure parmi les économies africaines les plus exposées aux retombées du conflit au Moyen-Orient, notamment via des pressions inflationnistes sur les prix du pétrole. Par ailleurs, le pays fait face à une montée du risque politique en 2026, à l’approche du cycle électoral de 2027, avec un risque de perturbations liées à des manifestations civiles.
Sources : FMI (2026), Banque mondiale – GNI/hab. PPA (2024), World’s Top Exports – Kenya (2024), Volza – Fournisseurs Kenya (2025), DG Trésor – Relations bilatérales France-Kenya (2024), Transparency International – IPC 2024, Trading Economics – Corruption Rank Kenya (IPC 2025), Business Daily Africa – Croissance Kenya 2025-2026, CNBC Africa – PMI Kenya mars 2026, Capital FM – CBK réserves forex avril 2026
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
Chiffres clés
Population (2026) : environ 58,6 millions d’habitants, dont population urbaine : 32,6 %.
Langues : anglais, kiswahili.
Autres langues parlées : nombreuses langues indigènes.
Religions : protestants : 45 % ; catholiques : 33 % ; musulmans : 10 % ; croyances indigènes : 10 % ; autres : 2 %.
Nombre de Français immatriculés : 1 888 (chiffre le plus récent disponible, 2018 – à confirmer sur ke.ambafrance.org).
Nombre d’entreprises françaises implantées : 67 (chiffre le plus récent disponible).
PIB/hab. en parité de pouvoir d’achat (2024) : 5 823 USD.
Taux de croissance du PIB (2025) : + 4,8 %, selon le FMI.
Émissions CO2 (tonnes/hab.) : 0,4 t (chiffre le plus récent disponible).
Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2025) : 127e rang mondial, avec un score de 2,392.
⚠ Point d’attention : En mars 2026, de violentes inondations provoquées par de fortes pluies ont touché plusieurs régions du Kenya, faisant au moins 110 morts à fin mars dans plus de 30 comtés, avec près de 6 950 ménages affectés et plus de 34 000 personnes déplacées. Des précipitations accrues durant la saison des pluies, qui s’étend de mars à juin, pourraient causer davantage d’inondations et perturber les services essentiels. Les déplacements routiers et les liaisons aériennes intérieures peuvent être temporairement perturbés.
Sources : Nations Unies – World Population Prospects 2024, FMI – Perspectives de l’économie mondiale (octobre 2025), Trading Economics, Institute for Economics & Peace (GPI 2025), MEAE, Banque mondiale.
S’y rendre
Formalités
Depuis le 4 janvier 2024, le régime du visa traditionnel a été remplacé par l’Autorisation de Voyage Électronique (eTA). Le gouvernement kenyan a annoncé que les voyageurs n’ont plus besoin d’un visa et doivent à la place demander une eTA. Le système eTA remplace désormais le système eVisa. Un portail numérique a été lancé à l’adresse www.etakenya.go.ke pour faciliter l’identification des voyageurs à l’avance. Ce portail remplace l’ancienne plateforme www.evisa.go.ke, effective depuis le 5 janvier 2024.
Tous les voyageurs, y compris les nourrissons et les enfants, qui ont l’intention de se rendre au Kenya doivent être en possession d’une eTA approuvée avant le début de leur voyage. Les frais de traitement sont de 30 USD, payables en ligne au moment de la demande. Le passeport doit être valide au moins six (6) mois après la date d’arrivée prévue au Kenya, avec au moins une page vierge.
Le délai de traitement standard est de trois (3) jours ouvrables, mais peut varier selon la nationalité et le type d’eTA demandé. L’eTA est généralement valable pour une entrée unique au Kenya. Toutefois, si le voyageur quitte temporairement le Kenya pour visiter un État partenaire de la CAE (Burundi, République Démocratique du Congo, Rwanda, Soudan du Sud, Tanzanie ou Ouganda), l’eTA reste valide pour le retour au Kenya.
Les personnes souhaitant s’installer (séjour de plus de 6 mois) ou travailler au Kenya doivent obtenir le permis de résident correspondant (Work Permit, Dependant Pass, etc.). Les autorités kenyanes sont très strictes vis-à-vis des étrangers en situation irrégulière. Les arrestations sont fréquentes.
La fièvre jaune est endémique au centre et à l’ouest du Kenya. La vaccination est fortement recommandée (à pratiquer en centres agréés). Elle est obligatoire en cas de séjour préalable dans certains pays d’Afrique ou d’Amérique du Sud.
Sources : MEAE – Conseils aux voyageurs (2026), Gouvernement kenyan – eTA (2024), Ambassade du Kenya à Paris (2024).
Bon à savoir
Les permis de travail sont généralement délivrés pour 2 ans. Les demandes de permis de travail doivent être soumises depuis l’extérieur du Kenya. Les employeurs doivent veiller à ce que tous les employés de nationalité étrangère restent hors du Kenya jusqu’à la délivrance de leur permis ou laissez-passer. Des sanctions s’appliquent à tout étranger trouvé dans le pays sans permis ni laissez-passer valide.
Source : Direction de l’Immigration kenyane.
Y travailler
Le marché du travail
Le Kenya reste la première économie de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE). L’économie kényane repose principalement sur les services (59 % du PIB), notamment le tourisme (9 %) et le numérique (8 %), ce dernier ayant connu une forte expansion grâce au développement de la téléphonie mobile et au succès de la plateforme M-PESA. L’agriculture reste un pilier de l’économie (22 % du PIB), employant environ 45 % de la population active et représentant plus de la moitié des exportations, dominées par le thé, les fleurs coupées et le café.
Le pays souffre d’un chômage élevé (surtout chez les jeunes), de rivalités ethniques et d’une pauvreté persistante. Comme le taux de chômage est très élevé, le gouvernement kenyan favorise les diplômés locaux lors des recrutements. L’instauration du permis de travail pour les étrangers constitue un mécanisme de régulation du flux de travailleurs expatriés. Une bonne maîtrise de la langue anglaise est indispensable pour travailler au Kenya.
Toutes les informations utiles relatives aux permis de travail sont disponibles sur le site de la Direction de l’Immigration : www.immigration.go.ke.
Le cadre légal du travail
Salaire minimum légal : en début 2026, le salaire minimum mensuel pour les travailleurs des grandes villes est de 16 113,75 KES (environ 125 USD), à la suite d’une augmentation de 6 % appliquée en novembre 2024. Le taux varie selon le lieu et le niveau de qualification. Consultez les barèmes détaillés sur https://africapay.org/kenya/salary/minimum-wages.
Durée de travail : 45 heures par semaine en règle générale, bien que certains arrêtés spéciaux prévoient jusqu’à 52 heures.
Rémunération, avantages et impôts : les employeurs doivent prélever les impôts sur les revenus de leurs employés (PAYE).
Sources : Direction de l’Immigration kenyane, Africapay/WageIndicator (2026), MEAE.
Meilleurs sites d’emploi
www.michaelpage.co.za/jobs/kenya
Vie pratique
Coût de la vie
Monnaie : shilling kenyan (KES).
Taux de change : 1 EUR ≈ 149,87 KES (avril 2026, source XE.com – taux indicatif soumis à fluctuation).
Se loger : le loyer mensuel d’un studio à Nairobi s’établit en moyenne entre 400 et 500 euros et celui d’un appartement de trois pièces entre 900 et 1 200 euros pour un expatrié. À titre de comparaison, Nairobi reste 68,9 % moins chère que New York (hors logement, selon l’indice Numbeo).
Indice Mercer du coût de la vie (2024, 226 villes) : Nairobi figure parmi les villes africaines enregistrant une hausse notable des prix ces dernières années, Buenos Aires enregistrant la plus forte hausse, suivi d’Istanbul, de Nairobi et de Dakar. Le classement précis de Nairobi n’est pas disponible en accès libre ; se reporter au rapport complet sur mercer.com.
Informations utiles
Nature du réseau électrique : 220-240 volts. Prises anglaises, de type G.
Télécommunications :
Indicatif téléphonique : + 254.
Qualité du réseau mobile : bonne à très bonne en zone urbaine (4G/5G disponible à Nairobi et dans les grandes villes).
Qualité du réseau Internet : très bonne, le Kenya faisant figure de hub numérique régional.
La connexion haut débit est très largement disponible en 4G dans les grandes villes et en 3G dans la plupart des zones rurales. La plupart des hôtels, restaurants et espaces publics disposent d’une connexion Wi-Fi. M-PESA, le service de paiement mobile de Safaricom, est omniprésent et très utilisé dans les transactions quotidiennes.
Source : MEAE.
Principaux jours fériés 2026
1er janvier : Jour de l’An
20 octobre : Jour de Kenyatta
12 décembre : Fête nationale de l’Indépendance
25 décembre : Noël
26 décembre : Boxing Day
Distances de ville à ville
Nairobi – Mombasa : environ 483 km.
Déplacements de ville à ville
L’avion reste le moyen de transport le plus sûr pour les déplacements intérieurs. Le réseau routier principal est praticable, mais la circulation peut s’avérer dangereuse, notamment de nuit, en raison de la vétusté de certains véhicules, de l’imprudence de certains conducteurs et des risques d’insécurité.
La ligne de chemin de fer Madaraka Express relie Nairobi à Mombasa (environ 4h30). Le service vers Kisumu reste suspendu.
⚠ Point d’attention : Début mars 2026, de violentes inondations ont provoqué le débordement de la rivière Nairobi et inondé des axes routiers majeurs de la capitale, dont Mombasa Road et Uhuru Highway, perturbant sévèrement le trafic. Des fortes pluies depuis mars 2026 ont provoqué inondations et glissements de terrain à travers le pays. Des précipitations accrues durant la saison des pluies (mars à juin) pourraient causer davantage de perturbations. Il est conseillé de vérifier les conditions routières et météorologiques avant tout déplacement et de se tenir informé des bulletins météorologiques du Kenya Meteorological Department.
Conseils pratiques
Plusieurs attentats terroristes ont eu lieu sur le territoire kenyan et le risque d’attaques, pouvant cibler des intérêts occidentaux, reste élevé. Il est conseillé de faire preuve d’une vigilance accrue, en particulier dans les grandes villes comme Nairobi et Mombasa, dans les endroits touristiques et sur la côte.
Les voyages dans les comtés de Mandera, de Wajir, de Garissa et de Lamu limitrophes de la Somalie sont à éviter en raison du risque d’enlèvement et d’attentats. Tous les voyages à moins de 60 km de la frontière somalienne sont fortement déconseillés, notamment en raison des risques d’enlèvement et de terrorisme.
Au Kenya, des manifestations ont régulièrement lieu, surtout dans les grandes villes. Elles peuvent dégénérer en violences. Il est recommandé d’éviter les rassemblements de foules.
Les forces de sécurité kényanes effectuent régulièrement des contrôles de sécurité, notamment routiers. Compte tenu de la multiplication des contrôles d’identité et des véhicules, il est important de se déplacer avec ses papiers d’identité sur soi et d’avoir son véhicule en règle.
Sources : MEAE – Conseils aux voyageurs Kenya (2026), Gouvernement du Canada – Conseils Kenya (2026), Direction de l’Immigration kenyane, eTA Kenya (2024), Africapay/WageIndicator (2026), Numbeo – Nairobi (mars 2026), Mercer Cost of Living (2024), XE Currency (avril 2026), Institute for Economics & Peace – GPI 2025, DG Trésor – Kenya (2025).
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE AU KENYA ET EN SOMALIE
Représentation permanente de l’État français auprès du Kenya et de la Somalie. Couvre également les démarches consulaires pour les ressortissants français résidant ou de passage au Kenya.
Adresse : Peponi Gardens, Off Peponi Road — P.O. Box 41784, 00100 Nairobi
Tél. : +254 (020) 760 55 55
Urgence consulaire (24h/24) : +254 11 36 19 636
Email : [email protected]
Site : https://ke.ambafrance.org
BUSINESS FRANCE KENYA
Membre des services diplomatiques français, le bureau Business France de Nairobi se situe dans les locaux de l’Ambassade de France au Kenya. L’équipe est composée de 7 experts locaux basés à Nairobi, couvrant l’Éthiopie, le Kenya, la Tanzanie, le Rwanda et l’Ouganda.
Adresse : Peponi Gardens, Westlands, Nairobi — P.O. Box 2213, 00606 Nairobi, Kenya
Responsable Afrique de l’Est : M. Stéphane Perchenet, Directeur pour l’Afrique de l’Est (Kenya, Éthiopie, Ouganda, Tanzanie, Rwanda, Djibouti) — Tél. : +254 111 264 100 — [email protected]
Site Afrique subsaharienne : https://world.businessfrance.fr/sub-saharan-africa/fr/
Site principal : https://www.businessfrance.fr
SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL (SER) DE NAIROBI — DG TRÉSOR
Le SER de Nairobi assure la promotion des intérêts économiques français au Kenya, soutient les entreprises françaises et les grands projets stratégiques pour la France, en mobilisant notamment des outils de financement. Il couvre quinze pays répartis en trois zones : Afrique de l’Est, Corne de l’Afrique et Afrique de l’océan Indien.
Adresse : Peponi Gardens, Off Peponi Road — P.O. Box 41784, 00100 Nairobi (locaux de l’Ambassade de France)
Tél. : +254 20 760 55 75 (chiffre le plus récent disponible)
Chef du SER : M. Jérôme Baconin, Conseiller économique
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/KE
Les acteurs privés
CCI FRANCE KENYA (FRENCH CHAMBER OF COMMERCE KENYA)
Première chambre de commerce de la région Afrique de l’Est, la CCI France Kenya accompagne les sociétés françaises dans leur implantation au Kenya, leur démarche export et leur développement local, via des événements de networking, un Business Center et des services spécifiques. La communauté d’affaires française est structurée autour de cette chambre très active, regroupant plus de 200 membres, pour moitié kényans.
Adresse : Delta Riverside Office Park, Riverside Drive, Kileleshwa, Nairobi, Kenya
Directrice Générale : Domitille Guilloton — [email protected]
Email général : [email protected]
Site : https://www.frenchchamber.co.ke
SALVEO INTERNATIONAL — KENYA
Salveo est une filiale du Groupe ADIT, leader européen en intelligence stratégique et développement international. Avec plus de 50 filiales et implantations dans le monde et un réseau de plus de 1 000 experts locaux, Salveo offre une gamme complète de solutions stratégiques et opérationnelles : conseil à l’export, prospection commerciale, implantation, due diligence et intelligence économique.
Email Kenya : [email protected]
Site : https://salveo.international
Avocats d’affaires
RAFFMAN DHANJI ELMS & VIRDEE ADVOCATES
Cabinet conseil de l’Ambassade de France au Kenya, avec un avocat francophone disponible. Le cabinet se spécialise dans l’immobilier et la propriété, la documentation bancaire, le droit des sociétés, le droit commercial et le droit du travail.
Adresse : Museum Hill Centre, 3rd Floor — P.O. Box 10719, 00100 Nairobi, Kenya
Tél. : +254 (0) 720 637 979 / +254 (0) 20 434 8124
Site : http://www.rdev.co.ke
CMS DALY INAMDAR ADVOCATES
Le plus ancien cabinet juridique d’Afrique de l’Est et Centrale (depuis 1899), le bureau de Nairobi compte plus de 40 avocats expérimentés couvrant notamment le droit des affaires, la banque, le M&A, l’énergie, les marchés de capitaux et l’immobilier. CMS dispose d’une présence à Nairobi et à Mombasa, intégrée dans un réseau africain structuré autour de sept centres économiques majeurs.
Adresse : ABC Place, 6th Floor ABC Towers, Waiyaki Way, Nairobi
Tél. : +254 20 429 7000
Email : [email protected]
Site : https://cms.law/en/ken/
ALN KENYA | ANJARWALLA & KHANNA
ALN Kenya | Anjarwalla & Khanna est le plus grand cabinet juridique à service complet d’Afrique de l’Est. Le cabinet est actuellement classé premier au Kenya par les principaux annuaires juridiques internationaux, dont Chambers Global, IFLR1000 et Legal 500. Expertises couvrant notamment le M&A, la banque et finance, les projets d’infrastructure, l’énergie et la résolution de litiges — interlocuteur de référence pour les opérations transfrontalières impliquant des groupes français.
Adresse : ALN House, Eldama Ravine Close, Off Eldama Ravine Road, Westlands, Nairobi, Kenya
Site : https://aln.africa/our-offices/anjarwalla-khanna/
Sources d’information internet
Ambassade de France au Kenya et en Somalie — site officiel, actualités et coordonnées consulaires
DG Trésor — Fiche pays Kenya — analyses économiques et contacts du SER de Nairobi
Business France Afrique subsaharienne — accompagnement export, contacts sectoriels
CCI France Kenya (French Chamber of Commerce) — services aux entreprises françaises au Kenya
CCI France International — Kenya — présentation des services et contacts de la CCI France Kenya
Salveo International — conseil stratégique et développement international
CMS Daly Inamdar Advocates — cabinet juridique international, bureaux de Nairobi et Mombasa
ALN Kenya | Anjarwalla & Khanna — premier cabinet d’affaires d’Afrique de l’Est
Raffman Dhanji Elms & Virdee Advocates — cabinet francophone, conseil de l’Ambassade de France
Kenya Investment Authority (KenInvest) — agence officielle de promotion des investissements au Kenya
Kenya Trade Portal — informations douanières, réglementations à l’import/export
Sources : Ambassade de France au Kenya — Coordonnées officielles (2025), Business France Kenya — site Ambassade de France (2025), DG Trésor — Fiche Kenya (2025), CCI France International — Kenya (2025), Salveo International (2025), CMS Daly Inamdar Advocates Nairobi (2025), ALN Kenya | Anjarwalla & Khanna (2026), Raffman Dhanji Elms & Virdee Advocates (2025), Ambassade de France Kenya — Liens utiles, mise à jour mars 2025
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Indicateurs internationaux de performance logistique
Le classement Doing Business ayant été définitivement arrêté par la Banque mondiale en septembre 2021, il est remplacé depuis 2024 par le nouveau rapport Business Ready (B-READY). Ce projet est déployé en trois ans (2024-2026) ; l’édition 2025, qualifiée d’intérimaire, couvre 101 économies représentant tous les niveaux de revenus et toutes les régions du monde. Le Kenya n’est pas encore inclus dans les éditions 2024 ni 2025 de B-READY. L’objectif est d’atteindre une couverture complète d’environ 170 économies, avec une extension géographique progressive visant un total d’environ 180 économies d’ici 2027.
En l’absence de données B-READY pour le Kenya, la référence la plus récente disponible en matière de logistique reste l’Indice de performance logistique (LPI) 2023 de la Banque mondiale, dernière édition publiée. Cet outil de benchmarking interactif couvre 139 pays et évalue six dimensions du commerce : performance douanière, qualité des infrastructures, facilité d’organisation des expéditions, compétence logistique, traçabilité des envois et ponctualité des livraisons. Les scores détaillés du Kenya pour le LPI 2023 sont consultables directement sur lpi.worldbank.org (chiffres les plus récents disponibles).
S’agissant de la liberté économique, la dernière valeur disponible pour le Kenya est un score de 55 points dans l’Index 2025 de la Fondation Heritage, en légère hausse par rapport aux 54 points enregistrés en 2024 ; la moyenne mondiale s’établit à 60 points sur 174 pays. Le Kenya est ainsi classé 118e sur 180 pour la liberté économique, avec un score de 54,8. L’édition 2026 de cet indice, publiée en mars 2026, est disponible sur heritage.org ; le score précis du Kenya dans cette édition n’avait pas encore été extrait au moment de la mise à jour de cette fiche.
Port de Mombasa : hub régional sous tension
Le port de Mombasa est la principale porte d’entrée maritime du Kenya et de la région. Il constitue la passerelle vers plus de 500 millions de consommateurs sur le marché est-africain. Le port dessert également les pays enclavés de la région (Ouganda, Rwanda, Burundi, Sud-Soudan, RDC orientale) via le Corridor Nord, ce qui amplifie l’impact de toute perturbation opérationnelle.
Selon le Container Port Performance Index (CPPI) 2020-2024 de la Banque mondiale, Mombasa se classe 375e à l’échelle mondiale avec un score de -89 en 2024. Sur cinq ans, le port a enregistré des scores de -31 en 2020, -11 en 2021, -81 en 2022, -32 en 2023 et -89 en 2024, soulignant des inefficacités persistantes dans le temps de rotation des navires.
⚠ Point d’attention : Le port de Mombasa traverse une crise de congestion depuis 2025. En février 2026, une panne du Système intégré de gestion douanière (iCMS) de la Kenya Revenue Authority (KRA), d’une durée de 36 heures, a provoqué de massives perturbations — embouteillages, blocages de camions et retards de livraison à l’échelle du port. Des maintenances supplémentaires du système ont depuis été reportées ou reprogrammées sous la pression des opérateurs. Depuis octobre 2025, le port fait face à des délais chroniques avec environ 20 navires en attente à tout moment, tandis que la congestion a provoqué une paralysie du secteur café et des surcoûts majeurs pour les exportateurs. Les perturbations du système douanier ont également affecté les postes frontières Kenya-Ouganda, avec une nette dégradation des délais de dédouanement et de longues files de camions des deux côtés de la frontière, pénalisant l’ensemble du Corridor Nord.
En réponse à cette crise, la KRA, en collaboration avec la Kenya Ports Authority (KPA) et les parties prenantes, a annoncé un ensemble de réformes visant à décongestionner le port, réduire le temps de séjour des marchandises et accélérer le dédouanement par une approche numérique. Parmi les mesures adoptées : extension du cadre de traitement pré-arrivée, avec priorité accordée aux cargaisons en vrac, aux envois à faible risque et aux consignations des Opérateurs économiques agréés (OEA), afin de réduire sensiblement les délais de dédouanement. Les parties prenantes ont également convenu d’accroître l’utilisation du port de Lamu pour les cargaisons de transbordement, afin de réduire la pression sur Kilindini.
Infrastructures de transport et corridors logistiques
Le Kenya dispose d’un réseau d’infrastructures relativement développé à l’échelle régionale. La liaison ferroviaire à écartement standard (SGR) reliant Mombasa à Naivasha constitue un axe stratégique, bien que son utilisation fasse l’objet de débats récurrents entre les autorités et les opérateurs de transport routier. L’Association des transporteurs routiers (KTA) attribue la congestion portuaire à un défaut de planification et de programmation des escales, et non à un manque d’utilisation du rail. En novembre 2020, la Haute Cour avait invalidé une directive rendant obligatoire le transport de conteneurs par train entre Mombasa et Nairobi, au motif qu’elle violait les articles 10 et 47 de la Constitution faute de participation publique.
Le réseau routier demeure la principale voie d’évacuation des marchandises depuis Mombasa, bien qu’il soit soumis à des pressions croissantes. En avril 2025, le Kenya a sécurisé 600 millions USD de financement à court terme auprès de banques commerciales pour soutenir des projets routiers, ce financement étant adossé aux recettes du prélèvement national sur les carburants.
Système douanier et dématérialisation
La douane kenyane opère via le Système intégré de gestion douanière (iCMS) de la KRA. L’iCMS implique la soumission des documents d’importation ou d’exportation dans un système à guichet unique et assure une interface avec les systèmes douaniers des pays voisins de l’EAC. Ce système, bien que progressivement modernisé, reste vulnérable aux interruptions de service, comme l’a montré l’épisode de février 2026.
Depuis le 1er octobre 2025, tous les biens importés doivent être accompagnés d’un Certificat d’Origine (COO), conformément à l’article 44A de la loi sur les procédures fiscales (CAP 469B), modifiée par la Finance Act 2025. La KRA a rappelé cette obligation dans un avis public du 23 septembre 2025. Les exportateurs et importateurs français doivent s’assurer de la conformité systématique de leurs documents avant expédition.
Points de vigilance
Congestion portuaire structurelle : le port de Mombasa enregistre un score CPPI de -89 en 2024 et reste confronté à des délais chroniques. Prévoir des marges de sécurité importantes sur les délais de livraison, notamment pour les marchandises périssables ou à délai contraint.
Vulnérabilité du système iCMS : les interruptions de maintenance du système douanier peuvent bloquer l’ensemble du port pendant 24 à 36 heures. Il est recommandé de pré-déposer les déclarations en douane avant tout arrêt programmé annoncé par la KRA.
Certificat d’Origine obligatoire : depuis octobre 2025, tout envoi à l’import doit être accompagné d’un COO en bonne et due forme. L’absence de ce document peut entraîner des blocages en douane.
Perturbations du Corridor Nord : les congestions à Mombasa se répercutent en cascade sur les frontières Kenya-Ouganda et au-delà, affectant l’ensemble de la chaîne logistique régionale. Les exportateurs desservant des clients en Ouganda, au Rwanda ou au Burundi doivent anticiper des délais de transit additionnels.
Délais à l’import élevés : les données Doing Business 2020 (dernières disponibles, à titre indicatif) faisaient état de 194 heures pour les procédures frontalières à l’import et de 60 heures pour les formalités documentaires, soit des niveaux très supérieurs à la moyenne régionale.
Sources : Banque mondiale – Logistics Performance Index (LPI 2023), Banque mondiale – B-READY 2025, Heritage Foundation – Index of Economic Freedom (2025 et 2026), KRA – Réformes Port de Mombasa (janvier 2026), Hellenic Shipping News – Congestion Mombasa (février 2026), Daily Nation – iCMS et congestion portuaire (avril 2026), People Daily – CPPI Mombasa 2024, US Department of State – 2025 Investment Climate Statement Kenya
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