Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Capitale : Dakar
Devise : Franc CFA (XOF), ancré à l’euro
Population : 19,4 millions d’habitants (estimation mi-2026, projection ONU)
Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +7,9 % (estimation FMI, novembre 2025) ; 2024 : +6,0 % (premières estimations, soutenu par la production d’hydrocarbures)
Inflation (IPC, moyenne annuelle) : 2024 : +0,8 %, en net recul par rapport à 2023 (+5,9 %) ; 2025 : +1,4 % (estimation FMI)
PIB nominal : 2024 : 32,8 milliards USD (Banque mondiale)
PIB par habitant (PPA, USD courants) : 2024 : 4 496 USD (Trading Economics / FMI)
Déficit budgétaire (% du PIB) : 2024 : −11,7 % (FMI, mars 2025) ; 2025 : −7,8 % (estimation FMI, novembre 2025) ; 2026 (cible loi de finances) : −5,4 %
Dette publique (administration centrale, % du PIB) : 2024 : 105,7 % (FMI, mars 2025) ; une estimation ultérieure de Moody’s (octobre 2025) la porte à 119 % du PIB
Sources : FMI, mission novembre 2025 ; Banque mondiale, 2025 ; ANSD Sénégal, 2025
Conjoncture
⚠ Point d’attention : La crise de la « dette cachée », révélée par la Cour des comptes en février 2025, constitue l’événement économique majeur au Sénégal. L’audit a révélé d’importantes révisions des données budgétaires pour la période 2019–2023 : le déficit budgétaire moyen a été révisé à la hausse de 5,6 points de PIB, tandis que la dette de l’administration centrale est passée de 74,4 % à 99,7 % du PIB à fin 2023. Le FMI a confirmé la dissimulation, évaluant à environ sept milliards de dollars la dette cachée par l’administration précédente. En conséquence, le FMI a gelé, dès octobre 2024, son programme d’aide de 1,8 milliard de dollars.
Une dynamique de croissance portée par les hydrocarbures. Malgré un contexte mondial incertain et des conditions de financement plus strictes, l’économie sénégalaise demeure robuste en 2025, soutenue par la première année complète de production pétrolière et gazière ainsi qu’un rebond de l’agriculture. Le champ pétrolier de Sangomar, entré en production en juin 2024, et le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), dont la première cargaison de GNL a été exportée le 17 avril 2025 par BP, ancrent le Sénégal parmi les nouveaux producteurs d’hydrocarbures d’Afrique de l’Ouest. En février 2026, le ministère de l’Énergie a publié des données attestant d’une activité soutenue, avec trois cargaisons de pétrole brut expédiées pour un volume global de 2,9 millions de barils sur le seul mois de février. Toutefois, les projections de recettes issues des hydrocarbures ont été revues à la baisse en raison de la chute des prix mondiaux : 76 milliards FCFA sont attendus pour 2026, puis 128,6 milliards FCFA en 2027.
Un assainissement budgétaire engagé mais sous haute tension. Le déficit global devrait se réduire nettement, passant de 13,4 % du PIB en 2024 à 7,8 % en 2025, reflétant l’engagement fort des autorités en faveur de la consolidation budgétaire. Le projet de loi de finances 2026 cible une nouvelle réduction du déficit à 5,4 % du PIB, via une mobilisation ambitieuse des recettes, notamment de nouvelles taxes sur les jeux de hasard, les transferts mobiles et une suppression progressive des exonérations fiscales. Cependant, la dette publique s’alourdit à un rythme préoccupant, avec au premier trimestre 2025 un décalage croissant entre recettes et dépenses et une envolée du service de la dette.
Une notation souveraine sous forte pression. En octobre 2025, Moody’s a abaissé la note souveraine du Sénégal de B3 à Caa1, tout en maintenant une perspective négative. Il s’agissait de la troisième dégradation par Moody’s en moins d’un an. L’agence invoque des « risques accrus pesant sur la trajectoire de la dette et la liquidité du Sénégal ». Cette dégradation renchérit le coût des emprunts extérieurs et complique l’accès aux marchés financiers internationaux, y compris pour les entreprises privées sénégalaises dont la notation est plafonnée par celle de l’État.
Vers un nouveau programme avec le FMI. En mars 2026, le Sénégal se rapprochait de la finalisation d’un nouveau programme avec le FMI, dont les négociations avancent rapidement, visant à soutenir les réformes économiques et structurelles entreprises. Si Dakar juge les hypothèses du Fonds excessivement pessimistes sur les projections de croissance, plusieurs semaines de discussions ont permis de rapprocher les positions. La conclusion d’un accord est présentée comme déterminante pour restaurer la confiance des marchés et débloquer des financements multilatéraux. Le gouvernement cible un retour au déficit de 3 % dès 2027, conformément à la norme de convergence de l’UEMOA.
Points de vigilance
Le rendement fiscal très élevé attendu des mesures annoncées dans la loi de finances 2026 constitue un risque significatif, soulignant la nécessité d’établir des hypothèses plus prudentes.
Les besoins de financement bruts du Sénégal sont estimés à 26 % du PIB pour 2025 et 2026, les paiements d’intérêts devant atteindre 27 % des recettes publiques, ce qui accentue les tensions sur la liquidité.
Une analyse financière internationale de décembre 2025 évoquait une probabilité accrue de discussions sur la dette extérieure à partir du second semestre 2026.
Les recettes pétrolières et gazières restent modestes à court terme et ne couvrent qu’une fraction marginale du budget ; leur montée en puissance est attendue à partir de 2027-2028.
Le taux de chômage reste mesuré (2,7 % selon l’OIT en 2025), mais les transferts de fonds des migrants représentent encore 11,4 % du PIB (2024), exposant l’économie à toute dégradation de la conjoncture dans les pays d’accueil.
Sources : FMI – Mission Sénégal, novembre 2025, FMI – Mission Sénégal, mars 2025, Banque mondiale – Données Sénégal (2025), DG Trésor – Situation économique Sénégal (2024), ANSD – Inflation 2024, Policy Center for the New South – Pétrole et gaz au Sénégal (2025)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, 2024) : 18,59
Taux de croissance du PIB réel : 2025 : 7,9 % (estim.) ; 2024 : 6,9 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 4 960
Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) : Export : 5,95 (+12,3 %) Import : 11,4 (+2,6 %)
Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché en 2024) : 1 – Union européenne 30,7 % 2 – Chine 11,8 % 3 – Russie 8,4 % 4 – Émirats arabes unis 5,7 % 5 – Inde 4,6 %
Exportations françaises 2024 : 1,003 Md EUR (chiffre le plus récent disponible, données 2023 selon DG Trésor)
Indice de perception de la corruption (2025) : 46/100 – rang 65/182
⚠ Point d’attention : Le déficit budgétaire a atteint 13,4 % du PIB en 2024, et la dette du secteur public et parapublic est estimée à 132 % du PIB à fin 2024. Le dialogue se poursuit en 2026 entre Dakar et le FMI, avec l’objectif d’aboutir à un programme de soutien adapté. Ce contexte de fragilité budgétaire constitue un risque à surveiller pour les exportateurs français opérant sur le marché sénégalais.
Sources : FMI – Mission Sénégal (novembre 2025), Trading Economics – PIB Sénégal (2025), ANSD – Données de population (2024), Banque mondiale – RNB/hab. PPA (2024), OMC – Profil commerce Sénégal (2024), DG Trésor – Relations bilatérales Sénégal, Transparency International – IPC Sénégal (2025)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
S’y rendre et s’y installer — Sénégal
⚠ Point d’attention : En février 2025, le Sénégal et la France ont décidé de créer une commission chargée de coordonner la fermeture des bases militaires françaises. Le 7 mars 2025, la France a restitué ses premières installations militaires au Sénégal. Le 17 juillet 2025, le drapeau sénégalais flottait officiellement sur l’ancien camp militaire français de Geille à Dakar, marquant la fin d’une présence militaire française ininterrompue depuis l’indépendance. Au-delà de ce retrait, des tensions plus profondes ont émergé dans les relations franco-sénégalaises, notamment autour de désaccords judiciaires. Les relations commerciales et économiques demeurent toutefois actives — la France reste le premier partenaire économique du Sénégal. Les ressortissants français en poste ou en déplacement d’affaires sont invités à surveiller l’évolution du contexte diplomatique bilatéral.
Chiffres clés
Indice de paix mondial (GPI 2025) : 69e rang mondial sur 163 pays (score : 1,936), parmi les 10 pays africains les plus pacifiques, avec notamment la Gambie (55e), la Sierra Leone (57e), le Ghana (61e) et la Zambie (64e) dans le classement africain.
Ressortissants français : La communauté française du Sénégal et de Gambie compte plus de 15 000 personnes immatriculées, dont 40 % de bi-nationaux. Le nombre de ressortissants français vivant au Sénégal et non immatriculés est estimé à 4 000 ou 5 000.
Visa d’entrée : Non requis pour un séjour inférieur ou égal à 90 jours.
Vaccins : À compter du 9 mars 2026, les vaccins contre la fièvre jaune, la diphtérie-tétanos-poliomyélite, la rougeole et les hépatites A et B ne sont que recommandés. Les preuves de vaccination et les carnets de vaccination ne sont plus obligatoires pour entrer sur le territoire sénégalais.
Salaire moyen national (2025) : Environ 375 000 FCFA par mois (environ 572 euros), une progression notable par rapport aux années précédentes.
Coût de la vie expatrié à Dakar (2025) : Pour une personne seule, le coût mensuel moyen (loyer compris) tourne autour de 1 200 USD ; pour une famille de quatre, entre 2 800 et 3 400 USD ; les estimations ciblant spécifiquement les expatriés évoquent environ 1 800 USD par mois pour un expatrié seul et 4 000 USD pour une famille.
S’y rendre
Formalités d’entrée
Les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour un voyage au Sénégal de moins de 3 mois. Ils doivent obligatoirement présenter un passeport en cours de validité, valable au moins 6 mois après la date de sortie du Sénégal. Pour un séjour de plus de 3 mois, une carte de résident est obligatoire et doit être demandée auprès des services de la Direction de la police des étrangers et des titres de voyage.
Les passagers embarquant sur un vol international accompagnés d’au moins un enfant mineur, dans le cas où l’un des parents ne voyagerait pas avec l’enfant, doivent obligatoirement fournir un document attestant de son autorisation. Cette attestation, visée par les services de police, pourrait être réclamée par la Police aux Frontières au moment du départ.
Sécurité et précautions
À condition de respecter les précautions d’usage, il est généralement possible de voyager au Sénégal en toute sécurité, sauf dans les zones frontalières avec le Mali, la Guinée-Bissau et la Gambie, où la vigilance est de mise. À ce jour, le Sénégal n’a jamais connu d’attentat terroriste. Néanmoins, dans le contexte régional complexe du Sahel/Sahara, des groupes terroristes venant de la région du Sahel auraient étendu leur rayon d’action à la région frontalière du Sénégal ; ils sont bien organisés, opèrent sans tenir compte des frontières et ont des contacts avec des groupes criminels locaux.
Dakar : Les pickpockets et les petites arnaques y sont monnaie courante, notamment dans les quartiers très fréquentés comme Sandaga ou la Corniche Ouest. Il est recommandé d’éviter de marcher sur la Corniche en soirée, plus particulièrement sur la Corniche Est (Petite Corniche) et sur la Corniche Ouest.
Casamance : La situation sécuritaire reste volatile dans certaines régions. Les rebelles se livrent à des activités illégales dans les forêts des zones situées à la frontière avec la Guinée-Bissau et la Gambie. Dans les zones reculées, des attaques contre des civils ne sont pas à exclure. Il existe encore de nombreuses zones minées, souvent mal signalées. Un accord de paix entre le gouvernement sénégalais et les rebelles séparatistes a été signé en février 2025, sous l’égide de la Guinée-Bissau, mais il s’agit du dernier d’une série d’accords avec un mouvement très fragmenté, toujours impliqué dans des trafics illicites. Dans toute la région de la Casamance, il convient de se déplacer sur les routes principales goudronnées et uniquement en journée. Il est déconseillé de s’éloigner des routes principales dans les forêts des régions frontalières.
Zones frontalières nord et est : Les régions jouxtant les frontières avec le Mali et la Mauritanie présentent des risques en raison de la porosité des frontières, pouvant abriter des éléments extérieurs.
Santé
Les vaccins contre la fièvre jaune, la diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP), la rougeole et les hépatites A et B sont recommandés (sans être obligatoires depuis mars 2026) pour les ressortissants en provenance de pays non concernés par des situations d’épidémie ou d’endémie. La vaccination antipaludique préventive (traitement antipaludéen) est fortement conseillée. En septembre 2025, le gouvernement sénégalais a signalé une épidémie de Fièvre de la vallée du Rift dans le nord du pays. Il est conseillé aux voyageurs se rendant dans le nord, y compris Saint-Louis et la région frontalière avec la Mauritanie, d’éviter tout contact avec le bétail, la viande crue ou les produits laitiers non transformés.
Le système public de santé est souvent saturé. La plupart des expatriés se tournent vers le secteur privé. Les cliniques réputées offrent un bon niveau de soins, mais à un prix élevé. Les assureurs spécialisés (CFE, April International, Malakoff Humanis) proposent des formules de 150 à 400 euros mensuels incluant soins locaux, évacuations sanitaires et couverture dans le pays d’origine. Une assurance internationale est indispensable.
S’y installer
Immatriculation et présence française
Tout ressortissant français résidant au Sénégal pour plus de six mois est fortement invité à s’immatriculer au Consulat général de France à Dakar. L’ambassade de France est située au 1 rue El Hadji Amadou Assane Ndoye (accès par la rue Parchappe), BP 4035 – Dakar. Standard : +221 33 839 51 00. Site officiel : sn.ambafrance.org. Il est demandé aux ressortissants français de régulariser leur situation vis-à-vis de la loi sur le séjour des étrangers à partir du 10e mois de présence sur le territoire en sollicitant une « carte de circulation ».
Travailler au Sénégal : permis de travail
L’obtention d’un permis de travail est obligatoire pour la quasi-totalité des étrangers souhaitant travailler au Sénégal. La procédure est initiée par l’employeur sénégalais, qui doit constituer et déposer le dossier au nom du salarié étranger. L’étranger doit posséder des compétences spécialisées non disponibles sur le marché local, et la société employeuse doit être légalement enregistrée et en activité au Sénégal.
La première autorisation est un contrat de travail visé, approuvé par la Direction générale du Travail et de la Sécurité sociale. La seconde est la Carte d’Identité d’Étranger (CIE), qui constitue la preuve légale de résidence. Ces deux documents forment ce que l’on appelle communément le permis de travail au Sénégal.
Depuis 2025, les entreprises doivent fournir un certificat de conformité fiscale récent pour déposer ou renouveler des demandes de permis de travail et de séjour. Le permis de travail classique est généralement délivré pour une durée d’un à deux ans, souvent alignée sur celle du contrat de travail, et doit être renouvelé avant son expiration. Les délais de traitement varient considérablement, souvent entre 1 et 3 mois, voire plus selon la complexité du dossier.
Logement
Trouver un logement à Dakar peut rapidement devenir un défi. La capitale sénégalaise connaît depuis plusieurs années une forte pression immobilière liée à la croissance démographique, à l’arrivée de nouveaux résidents et au développement économique de la ville.
Le Plateau et les quartiers premium concentrent les loyers les plus élevés. Le Plateau, les Almadies, Ngor, Mermoz et Point E sont les quartiers prisés par les expatriés et les cadres supérieurs. À titre indicatif (2026) : Plateau : 300 000–800 000 FCFA/mois ; Almadies/Ngor : 350 000–1 000 000 FCFA/mois ; Mermoz/Point E : 250 000–600 000 FCFA/mois. Les quartiers comme Sacré-Cœur, Nord Foire, Grand Yoff et Ouakam offrent un bon compromis entre prix et qualité de vie, avec des loyers 30 à 50 % moins chers que les Almadies ou le Plateau.
Pour un appartement de 3 chambres, comptez entre 15 000 et 25 000 FCFA par mois pour l’électricité sans climatisation. Avec climatisation en saison chaude (avril à octobre), la facture peut monter à 40 000–80 000 FCFA. Il est recommandé de faire viser tout contrat de bail par un notaire ou les autorités de police.
Marché du travail et rémunérations
Le marché du travail au Sénégal attire de plus en plus de professionnels internationaux : entre une croissance économique soutenue, de grands projets d’infrastructures, l’essor du numérique et l’arrivée des hydrocarbures, le pays attire ONG, multinationales et start-ups. Mais derrière l’image d’un « eldorado africain », la réalité est plus nuancée : niveaux de salaires, coût de la vie, contraintes légales et concurrence locale conditionnent les perspectives réelles pour un étranger.
En moyenne, un expatrié au Sénégal peut espérer un salaire mensuel situé entre 1 000 000 XOF (1 500 euros) et 4 000 000 XOF (6 000 euros). Les fourchettes de salaires sont soumises à la dynamique du marché, mais les télécommunications, la finance, l’exploitation minière et les ONG internationales offrent généralement une rémunération plus élevée. Le marché de l’emploi est très concurrentiel pour les postes généraux, exigeant une plus-value technique ou managériale. Les lois de contenu local limitent les opportunités pour les étrangers, sauf pour les hauts niveaux ou les expertises rares.
Coût de la vie
Le Sénégal affiche un coût de la vie globalement inférieur à celui de nombreux pays occidentaux : hors loyer, le niveau de prix moyen est plus de 35 % en dessous de celui des États-Unis, et les loyers sont environ 50 % plus bas en moyenne. Mais ces moyennes cachent de fortes disparités, notamment entre Dakar et les autres villes. Les supermarchés de type occidental (Auchan, Casino, Exclusive) ciblent une clientèle expatriée avec des produits importés aux prix souvent supérieurs à l’Europe : produits laitiers français à 2 000–4 000 FCFA, charcuterie importée à 8 000–15 000 FCFA/kg, vins européens à partir de 6 000 FCFA la bouteille.
Conseils pratiques
Vaccinations : Bien que non obligatoires depuis mars 2026, les vaccinations contre la fièvre jaune, les hépatites A et B, la typhoïde et la rage (pour missions à risque) restent fortement recommandées. Prévoir un traitement antipaludéen avant tout déplacement.
Assurance santé internationale : Indispensable. Le secteur public étant saturé, les soins se font quasi exclusivement dans le secteur privé. La CFE (Caisse des Français de l’Étranger) couplée à une complémentaire internationale est la solution la plus courante.
Permis de conduire : La France et le Sénégal ont signé une convention de reconnaissance mutuelle des permis de conduire. Pour tout déplacement routier, munissez-vous de votre permis international et de votre passeport, les contrôles étant fréquents.
Transports à Dakar : Les embouteillages rythment les journées. Compter une heure pour traverser la ville n’a rien d’exceptionnel. Certains préfèrent les taxis privés, d’autres la moto, plus rapide mais risquée. Des plateformes de VTC (Yango, InDriver) sont disponibles.
Caution de rapatriement : Les étrangers séjournant plus de 3 mois au Sénégal sont tenus de verser une caution de rapatriement à la Caisse de Dépôts et de Consignations (CDC), qui servira à assurer leur retour en cas de besoin.
Eau : L’eau du robinet n’est pas potable. Il faut prévoir des achats réguliers d’eau minérale, ce qui constitue une dépense récurrente à intégrer dans le budget.
Comportement culturel : La population sénégalaise est majoritairement de religion musulmane. Il convient d’adapter son comportement et sa tenue vestimentaire aux us et coutumes locaux, et de demander préalablement la permission aux personnes que l’on souhaite photographier.
Stupéfiants : Les infractions à la loi sur les stupéfiants, y compris la détention de minimes quantités de drogue, sont passibles de lourdes peines de prison. Les conditions de détention sont très précaires.
Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026 : Le Sénégal accueillera les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Le gouvernement est mobilisé pour finaliser les infrastructures sportives. Des dispositifs sécuritaires renforcés sont prévus. Les professionnels en déplacement à Dakar entre fin 2026 et début 2027 devront anticiper une activité accrue et des tensions sur l’hébergement.
Sources : Diplomatie.gouv.fr – Conseils aux voyageurs Sénégal (2026), Ambassade de France au Sénégal (2026), Global Peace Index 2025 – Institute for Economics & Peace, DFAE Suisse – Conseils aux voyageurs Sénégal (mars 2026), SPF Affaires étrangères Belgique – Sénégal (février 2026), Gouvernement du Canada – Conseils Sénégal (2026), Guide expatriation Sénégal (janvier 2026), Coût de la vie au Sénégal (2025), Calculateur loyer Dakar par quartier (2026), Rivermate – Permis de travail Sénégal (2025), ADF Magazine – Accord de paix Casamance (mars 2025)
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE AU SÉNÉGAL ET EN GAMBIE
Représentation diplomatique française couvrant le Sénégal et la Gambie. Le consulat général, situé à la même adresse, gère également la Guinée-Bissau et le Cap-Vert pour les démarches administratives.
Adresse : 1 rue El Hadji Amadou Assane Ndoye (accès par la rue Parchappe) – BP 4035, Dakar
Tél. : +221 33 839 51 00
Site : https://sn.ambafrance.org
BUSINESS FRANCE – BUREAU DE DAKAR
L’équipe est composée de 5 experts locaux basés à Dakar et couvre l’ensemble du pays ainsi que la Mauritanie. Le bureau gère également le programme VIE/VIA au Sénégal pour aider les entreprises françaises à se développer localement. Premier point d’entrée de la Team France Export pour les projets d’export et d’implantation au Sénégal.
Adresse : 1 rue El Hadji Amadou Assane Ndoye – BP 4035, Dakar (sein de l’Ambassade de France)
Tél. : +221 33 839 53 72
Site : https://world.businessfrance.fr/sub-saharan-africa/en/business-france-senegal/
ATTACHÉ DOUANIER – DIRECTION GÉNÉRALE DES DOUANES (DGDDI)
Zone de compétence couvrant le Sénégal, la Gambie, la Mauritanie, le Cap-Vert et la Guinée-Bissau, ainsi que le Bénin, la Guinée, le Mali, le Niger, le Tchad, le Burkina Faso, le Togo et la Côte d’Ivoire.
Adresse : Ambassade de France – 1 rue El Hadji Amadou Assane Ndoye, Dakar
Tél. : +221 33 839 53 00
Email : [email protected]
Site : https://www.douane.gouv.fr/fiche/lannuaire-des-attaches-douaniersletranger
SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL – DG TRÉSOR
Le service économique de Dakar est un service extérieur de la direction générale du Trésor, situé au sein de l’ambassade de France au Sénégal. Il est compétent pour le Sénégal, la Gambie, la Mauritanie, le Cap-Vert et la Guinée-Bissau.
Adresse : 1 rue El Hadji Amadou Assane Ndoye, Dakar Plateau
Tél. : +221 33 839 53 81
Email : [email protected]
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/NotreEquipe/SN
Les acteurs privés
CEEMO
Créée en avril 2019, Ceemo SAS est une société de conseil spécialisée dans l’accompagnement à l’international, avec son siège social à Dakar, une filiale à Abidjan et des bureaux de représentation dans la sous-région. Elle intervient auprès des entreprises désireuses de s’implanter ou de consolider leurs activités sur les marchés d’Afrique de l’Ouest. Référencée sur la plateforme Team France Export.
Adresse : Lot 32, Nord-Foire Azur, Dakar
Tél. : +221 33 820 23 50 / +221 77 626 13 15
Email : [email protected]
Site : https://www.ceemo.net
GROUPE LEGENDRE
Legendre Logistics est implanté en France et à l’international grâce à des filiales depuis 2006, couvrant notamment la Chine, l’Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient et l’Afrique de l’Ouest. Le groupe intervient dans les domaines de la construction, de l’immobilier, de l’énergie et de la logistique.
Site : https://www.groupe-legendre.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/groupe-legendre/
EUROCHAM SÉNÉGAL
Eurocham Sénégal regroupe aujourd’hui plus de 200 entreprises représentant plus de 75 000 emplois et contribuant à près de 25 % du PIB national. En tant qu’interlocuteur reconnu du secteur privé formel à intérêts européens, l’association propose des services d’appui, d’analyse économique, de mise en œuvre de projets et de missions de prospection.
Adresse : 3 place de l’Indépendance, Immeuble SDIH (CBAO), 7e étage, Dakar
Tél. : +221 33 823 62 72
Email : [email protected]
Site : https://www.eurocham.sn
CCIAD – CHAMBRE DE COMMERCE, D’INDUSTRIE ET D’AGRICULTURE DE DAKAR
La CCIAD représente l’ensemble des opérateurs économiques et défend les intérêts généraux des entreprises industrielles, commerciales et agricoles. Elle dispose d’un guichet unique de création d’entreprise (SACE/CFE) et publie une information économique régulière utile aux exportateurs.
Adresse : 1 Place de l’Indépendance, Dakar
Tél. : +221 33 889 76 80
Email : [email protected]
Site : https://cciad.sn
Avocats d’affaires francophones
DS AVOCATS – DS CONSULTING AFRIQUE (bureau de Dakar)
Cabinet international couvrant le droit des sociétés, les fusions-acquisitions, le droit public des affaires, l’immobilier, l’environnement et le droit de l’énergie. Basé à Dakar, DS Consulting Afrique dispose d’une équipe dotée d’une double culture juridique sénégalaise et française, dédiée aux projets d’implantation et de développement d’une clientèle française et internationale.
Adresse : 6 rue Salva X Amadou Assane Ndoye, Dakar 13000
Tél. : +221 33 821 03 21 (à confirmer sur www.dsavocats.com)
Site : https://www.dsavocats.com/en/offices/dakar-en/
SCPA ETIENNE & PADONOU
Cabinet d’avocats spécialisé dans le droit des affaires, constitué de Maîtres Joseph Etienne Ndione et Emmanuel Padonou, inscrits au barreau du Sénégal depuis 1996 et intervenant devant toutes les juridictions. Compétences en droit des sociétés, recouvrement de créances, droit bancaire et arbitrage international.
Site : http://www.avocats-dakar.com
Email : (à confirmer sur le site)
ORDRE DES AVOCATS DU SÉNÉGAL
L’Ordre met à disposition un annuaire d’avocats consultable par filtrage pour trouver le professionnel adapté à vos besoins. Pour tout besoin de recherche d’un avocat spécialisé francophone inscrit au barreau sénégalais.
Adresse : 19 Boulevard de la République, BP 9025, Dakar
Tél. : +221 33 889 90 89
Email : [email protected]
Site : https://ordredesavocats.sn
Sources d’information internet
Ambassade de France au Sénégal et en Gambie – Actualités, contacts, conseils aux ressortissants et entreprises françaises
Business France Sénégal – Accompagnement export, VIE, partenaires locaux référencés
DG Trésor – Fiche Sénégal – Analyses économiques, environnement des affaires, équipe du service économique
Annuaire des attachés douaniers français à l’étranger – Coordonnées actualisées de l’attaché douanier de Dakar
CCIAD – Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar – Formalités, création d’entreprise, information économique
Eurocham Sénégal – Chambre de commerce européenne, annuaire des entreprises membres, veille réglementaire
Ordre des Avocats du Sénégal – Annuaire consultable des avocats inscrits au barreau
DS Avocats – bureau de Dakar – Cabinet d’affaires franco-sénégalais, droit des sociétés, fusions-acquisitions
Team France Export – Sénégal – Annuaire des prestataires référencés par Business France
OSCI – Annuaire des membres – Consultants et sociétés françaises de commerce international couvrant le Sénégal
Sources : Ambassade de France au Sénégal – sn.ambafrance.org (2025), Business France Sénégal – world.businessfrance.fr (2025), DG Trésor – tresor.economie.gouv.fr (2025), CCIAD – cciad.sn (2025), Eurocham Sénégal – eurocham.sn (2025), Ceemo – ceemo.net (2025), DS Avocats Dakar – dsavocats.com (2025), Ordre des Avocats du Sénégal – ordredesavocats.sn (2026), OSCI – Groupe Legendre (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Indicateurs de performance logistique
Le classement Doing Business a été définitivement suspendu par la Banque mondiale en septembre 2021. Il est remplacé par le Business Ready (B-READY), dont la deuxième édition a été publiée fin décembre 2025.
Cette édition marque la deuxième publication du classement B-READY, qui a remplacé l’indice Doing Business suspendu en 2021 après des irrégularités constatées dans les éditions 2018 et 2020. Parmi les nouveaux entrants dans l’édition 2025 figurent notamment le Bénin, le Sénégal, la Tunisie, la Namibie et la République démocratique du Congo.
Dans le classement B-READY 2025, le Sénégal entre directement dans le top 10 africain en se positionnant au 9e rang continental avec un score de 56,05/100. Au niveau de l’Afrique de l’Ouest, le Sénégal se place derrière le Togo (61,5 pts), le Bénin (60,2 pts) et le Ghana (56,8 pts), dans une région dont la moyenne s’établit à 52,8 points.
Le B-READY couvre 10 domaines du cycle de vie de l’entreprise, dont le commerce international, la fiscalité, la création d’entreprises, les services financiers, le règlement des litiges, la concurrence et l’insolvabilité. Chaque domaine est évalué à travers trois piliers : le cadre réglementaire, la qualité des services publics, et l’efficacité opérationnelle.
En complément, le Logistics Performance Index (LPI) de la Banque mondiale, dont la dernière édition disponible date de 2023 (139 pays couverts), reste la référence mondiale la plus récente et la plus communément citée en matière de performance logistique. Le LPI 2023 classe les pays sur six dimensions du commerce international : performance douanière, qualité des infrastructures, facilité d’organisation des expéditions, compétence logistique, traçabilité des envois et ponctualité des livraisons. Le score du Sénégal au LPI 2023 est consultable sur le portail interactif de la Banque mondiale (lpi.worldbank.org) — donnée la plus récente disponible à ce jour.
Procédures douanières et dématérialisation
Le dédouanement au Sénégal s’appuie sur le système informatisé GAINDE (Gestion Automatisée des Informations Douanières et des Échanges), opéré par le GIE GAINDE 2000. L’extension de GAINDE dans les régions intérieures et le déploiement prochain de la version GAINDE modulaire visent à permettre une dématérialisation intégrale. Les opérateurs doivent déposer leur déclaration en douane auprès d’un commissionnaire agréé, via ce système.
Le guichet unique portuaire ORBUS INFINITY constitue l’autre pilier de la modernisation. La plateforme Orbus Infinity est opérationnelle depuis février 2024 et le premier protocole signé en juin 2025 entre le Port Autonome de Dakar (PAD), DP World Dakar et le GIE GAINDE 2000 consacre la mise en œuvre opérationnelle du Guichet unique dématérialisé par le biais de cette plateforme, permettant notamment la dématérialisation complète des formalités d’enlèvement des marchandises et l’automatisation des échanges de données entre les acteurs de la chaîne logistique.
Acteur stratégique du commerce extérieur, le Port Autonome de Dakar génère à lui seul près de 95 % des recettes douanières nationales, représentant environ 25 % du budget de l’État. Grâce à l’interconnexion des systèmes, le port vise à réduire significativement les délais de traitement, à améliorer la traçabilité des opérations et à sécuriser davantage les flux de marchandises.
Sur le plan financier, les recettes douanières sénégalaises ont enregistré une hausse de 8,8 % en 2025 comparativement à l’exercice 2024. La digitalisation des procédures à travers les plateformes GAINDE, Orbus et le Guichet unique portuaire a contribué de manière significative à la fluidification des opérations.
En matière de réforme réglementaire, la Direction générale des Douanes (DGD) a organisé en juillet 2025 un atelier de lancement portant sur la révision du code des Douanes, en vigueur depuis 2014, avec pour objectif d’adapter le cadre juridique aux réalités économiques, technologiques et internationales actuelles.
Documents requis à l’import
Les principales formalités documentaires à l’importation comprennent :
La déclaration en détail, souscrite via le système GAINDE par un commissionnaire en douane agréé ;
Le Bordereau de Suivi de Cargaison (BSC), obligatoire pour le dédouanement ;
La Déclaration Préalable d’Importation (DPI), requise dès que la valeur FOB des marchandises est égale ou supérieure à 1 000 000 FCFA (environ 1 524 €), dans le cadre du Programme de Vérification des Importations (PVI) confié à la société COTECNA ;
Le certificat d’origine, la facture commerciale et le connaissement.
La déclaration en détail est souscrite directement dans le système GAINDE (Gestion automatisée des informations et des échanges). L’administration des douanes a mis en place le dépôt anticipé des déclarations permettant l’enlèvement des marchandises dès leur arrivée.
Droits et taxes applicables
Le tableau des droits et taxes d’entrée applicables aux produits importés comprend le Droit de Douane (DD), la Redevance Statistique (RS) et le Prélèvement Communautaire de Solidarité (PCS). À ces droits s’ajoute la TVA au taux unique de 18 % (pour le Sénégal), sauf pour les produits qui en sont exonérés, ainsi qu’un Prélèvement CEDEAO de 0,5 % sur la valeur CAF pour les produits importés des pays tiers.
Points de vigilance
Recours obligatoire à un commissionnaire agréé : toute déclaration en douane doit, sauf exception, être souscrite par un commissionnaire en douane agréé disposant d’un accès au système GAINDE.
Réforme du Code des douanes en cours : la révision du Code des Douanes, lancée en 2025, vise à le mettre en conformité avec les évolutions législatives nationales, communautaires et internationales ; des concertations avec le secteur privé sont en cours. Les exportateurs français sont invités à suivre l’évolution de ce chantier réglementaire.
Délais de dédouanement : les délais de traitement douanier sont estimés à 3 à 7 jours en moyenne, mais des erreurs documentaires peuvent les porter à 1 à 3 semaines.
Déploiement numérique en cours : une rencontre entre la Direction générale des douanes et les organisations de commissionnaires agréés, importateurs et commerçants s’est tenue en février 2026 pour partager le bilan 2025 et trouver des consensus sur les formalités et procédures de dédouanement. La transition numérique génère des ajustements de procédure à surveiller.
Importation automobile : les nouvelles règles d’importation automobile au Sénégal en 2025 introduisent des restrictions plus strictes, notamment une limitation aux véhicules de moins de 8 ans et des exigences de conformité aux normes d’émission.
Sources : Banque mondiale – B-READY 2025 (décembre 2025), Banque mondiale – LPI 2023 (avril 2023), Direction générale des Douanes du Sénégal (2025-2026), Maritimafrica – Protocoles PAD/DGD (juin 2025), SenePlus – Recettes douanières 2025 (janvier 2026), Ecofin Agency – B-READY 2025 Afrique (janvier 2026), Portail du Commerce Sénégal – Procédures d’importation
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