Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Les chiffres clés
Population (millions, 2024) : 38,1 (Banque mondiale)
Capitale : Rabat
Devise : Dirham marocain (MAD)
Décalage horaire avec la France : +1 h en été, jusqu’au début du Ramadan, ensuite − 2 h ; − 2 h en hiver.
Climat : Tempéré et chaud.
À Rabat : température moyenne la plus basse en janvier : 13 °C ; la plus élevée en juillet : 26 °C.
À Casablanca : température moyenne la plus basse en janvier : 6 °C ; la plus élevée en juillet : 27 °C.
Taux de croissance du PIB réel : 2026 : +4,9 % (prév.) ; 2025 : +4,9 % (estim.) ; 2024 : +3,2 %
PIB (USD courants, 2024) : 160,6 milliards USD
PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (USD courants, 2024) : 10 305 USD
Taux d’inflation : 2025 : +0,8 % (moyenne annuelle) ; 2024 : +1,0 %
Taux de chômage : 2025 : 13,0 % (T4) ; 2024 : 13,3 %
Déficit budgétaire (% du PIB) : 2025 : −3,5 % ; 2024 : −4,1 %
Dette publique (% du PIB) : 2025 : 67,2 % ; 2024 : 69,5 % (estim.)
Déficit commercial (biens, 2025) : −353,1 milliards MAD (−32,6 milliards EUR), en hausse de +15,8 % sur un an
Réserves de change : environ 5 mois d’importations (fin 2025)
Sources : FMI (Article IV 2026, mars 2026 ; LCM, avril 2025) ; Banque mondiale (données 2024) ; HCP ; Office des changes du Maroc.
Conjoncture
Une dynamique de croissance inédite depuis la reprise post-Covid
La croissance économique en 2025, estimée à 4,9 %, a été stimulée par la vigueur des secteurs agricoles et de la construction ainsi que des services, en particulier le rebond de la production agricole et une forte augmentation des projets d’infrastructure à grande échelle. Cette performance, la plus élevée depuis la reprise post-Covid, tranche avec les 3,2 % enregistrés en 2024, année marquée par une nouvelle sécheresse qui avait pesé sur la valeur ajoutée agricole. Pour 2026, la croissance du PIB réel devrait s’établir à 4,4 %, puis à 4,5 % en 2027 et à 4 % à moyen terme, sous réserve d’un retour à la normale de la production agricole et d’une poursuite des investissements dans les infrastructures avec une participation accrue du secteur privé.
⚠ Point d’attention : Les perspectives de croissance à court terme sont modérées par le conflit en cours au Moyen-Orient, dont le Maroc subit les effets par le bouleversement des marchés mondiaux des produits de base et la baisse de la demande mondiale dans un contexte général plus incertain. Les perspectives économiques mondiales pour 2026 laissent entrevoir un léger ralentissement de l’activité économique, principalement sous l’effet de l’aggravation des tensions commerciales et de la persistance des incertitudes géopolitiques.
Finances publiques : une consolidation confirmée
Le déficit budgétaire s’est établi à -60,5 milliards de dirhams (Md MAD) en 2025, soit 3,5 % du PIB, un niveau conforme à l’objectif fixé par la loi de finances de 2025 et en amélioration de 0,3 point par rapport à 2024, cette réduction se traduisant par le recul du ratio de la dette à 67,2 % du PIB. Les recettes fiscales ont atteint 24,6 % du PIB en 2025, soit une augmentation considérable au cours des deux dernières années. Celle-ci résulte des récentes réformes de la politique fiscale et de l’amélioration de la gestion des recettes. Le FMI recommande toutefois de mettre en réserve une partie de cette surperformance afin de reconstituer les marges budgétaires et de financer l’investissement dans le capital humain.
Le FMI projette que le ratio dette/PIB devrait continuer de diminuer pour atteindre environ 68,3 % du PIB en 2025, 67,2 % en 2026 et 65 % d’ici 2029. Le Maroc bénéficie d’une structure de dette favorable, avec des maturités longues et une faible part de dette en devises étrangères, ce qui limite les vulnérabilités face aux fluctuations externes.
Inflation et politique monétaire
L‘inflation globale a atteint en moyenne 0,8 % en 2025, reflétant une faible inflation alimentaire. Elle devrait progressivement accélérer pour atteindre environ 2 % d’ici la mi-2027, portée par les précédentes baisses du taux directeur et le renforcement de la dynamique de la croissance. Bank Al-Maghrib a abaissé son taux directeur à 2,25 % en mars 2025, contre 2,5 % en décembre 2024, afin de soutenir la consommation et l’investissement privé, améliorant ainsi les conditions d’accès au crédit.
Marché du travail : des signaux de redressement insuffisants
Le taux de chômage au Maroc a diminué à 13,0 % au quatrième trimestre 2025, contre 13,3 % au cours de la même période un an plus tôt. Entre le troisième trimestre de 2024 et celui de 2025, l’économie nationale a créé 167 000 postes d’emploi au niveau national.
Le taux de chômage chez les jeunes reste néanmoins préoccupant à 37,2 %, et la création d’emplois durables reste une priorité urgente et requiert un secteur privé plus dynamique, des conditions de concurrence plus équitables entre entités publiques et privées ainsi que des réformes supplémentaires du marché du travail.
Équilibres extérieurs : résilience des services face à la dégradation commerciale
Le déficit commercial du Maroc a atteint -353,1 Md MAD fin 2025 (-32,6 Md EUR), en hausse de 15,8 % par rapport à 2024. Cette évolution est due à l’augmentation des importations de marchandises de 8 % (à plus de 822,2 Md MAD), plus rapide que celle des exportations (2,8 %). Ce déséquilibre structurel est lié à la forte dépendance aux importations énergétiques et alimentaires, ainsi qu’aux achats de biens d’équipement dans le cadre des grands chantiers d’infrastructure.
En revanche, les exportations de services jouent un rôle amortisseur croissant. Les recettes voyages ont progressé de +20,6 % à 138,1 Md MAD sur l’ensemble de 2025, les transferts des Marocains vivant à l’étranger (MRE) de +2,6 % à 122,0 Md MAD, et le flux net d’IDE (investissements directs étrangers) a bondi de +74,3 % à 28,4 Md MAD. Malgré ces tensions sur le solde courant, les réserves officielles de change se stabilisent à un niveau jugé confortable, assurant une couverture de 5,4 mois d’importations de biens et services.
Grands chantiers et soutien international
Le FMI a approuvé un nouvel accord biennal d’environ 4,5 Md USD en faveur du Maroc au titre de la ligne de crédit modulable (LCM), un instrument de prévention des crises. Le Maroc remplit les conditions requises en raison de la grande robustesse de ses cadres institutionnels et de ses paramètres fondamentaux, de sa grande régularité dans l’application de politiques économiques très solides. Les autorités ont indiqué leur intention de traiter cet accord comme un dispositif de précaution.
Dans le cadre des préparatifs pour la Coupe du monde de football 2030, le Maroc prévoit d’accélérer les dépenses publiques en matière d’infrastructures de connectivité et de tourisme, représentant 11,9 % du PIB de 2024 sur la période 2024-2030. Ces investissements dans les infrastructures, notamment en vue de cet événement sportif mondial, co-organisé par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, vont doper l’activité économique. Selon le FMI, les retombées de ces investissements dépendront toutefois largement de la maîtrise des coûts et de la qualité de leur exécution.
Points de vigilance
Vulnérabilité climatique et hydrique : Le risque de graves sécheresses continue de menacer l’agriculture, un secteur qui occupe une place importante dans l’économie marocaine, tandis que les autorités s’emploient à remédier à la pénurie d’eau dans le pays.
Chômage structurellement élevé : avec un taux national de 13,0 % en fin 2025 et 37,2 % chez les jeunes, la question de l’emploi reste le principal défi social de l’économie marocaine.
Déficit commercial persistant : la dégradation persistante du solde commercial rappelle la dépendance structurelle du Maroc aux importations énergétiques, alimentaires et d’équipements.
Dépendance à la conjoncture européenne : le Maroc reste tributaire des fluctuations économiques européennes, ses principaux partenaires commerciaux étant dans l’Union européenne.
Risques géopolitiques régionaux : le conflit au Moyen-Orient est identifié par le FMI comme un facteur de risque direct sur les prix de l’énergie et la demande extérieure adressée au Maroc.
Sources : FMI – Consultations Article IV 2026 et LCM (mars 2026), FMI – LCM 4,5 Md USD (avril 2025), FMI – Article IV 2025 (avril 2025), Banque mondiale – données Maroc (2024), Challenge.ma – Finances publiques 2025 (janvier 2026), L’Économiste Maghrébin – Balance commerciale 2025 (février 2026), Office des changes du Maroc – IMEE décembre 2025, HCP – conjoncture et comptes nationaux (2025-2026), DG Trésor – Indicateurs et conjoncture Maroc
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, 2024) : 38,08
Taux de croissance du PIB réel : 2025 : 4,9 % (estim.) ; 2026 : 4,9 % (prév.)
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 10 150
Échanges de marchandises (2024, Office des Changes, évolution sur 2023)3 :
Export : 456,3 Md DH (+6,1 %) ;
Import : 761,3 Md DH (+6,4 %)
Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché, 2024) :
1 – Espagne (1re place conservée)
2 – Chine (montée à la 2e place, +194 % depuis 2015)
3 – France (recule à la 3e place, avec 71,4 Md DH)
4 – États-Unis
5 – Allemagne
Parts de marché 2023 (dernières données détaillées disponibles, Office des Changes) : Espagne 15,7 %, Chine 10,6 %, France 10,6 %, États-Unis 8,4 %, Turquie 5,1 %
Exportations françaises 2025 (Douane française) : 7,7 Md EUR (+3,5 %)
Indice de perception de la corruption5 : 91/182, score 39/100 (IPC 2025, Transparency International)
Sources : 1. Banque mondiale (2025), 2. FMI, consultations Article IV 2026 (février 2026), 3. Office des Changes, Rapport annuel commerce extérieur 2024 (2025), 4. Ambassade de France au Maroc / SER Rabat (2025), 5. Transparency International, IPC 2025 (février 2026), DG Trésor, Profil du commerce extérieur du Maroc (2025)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
Chiffres clés
Population (2024, recensement RGPH) : 36,83 millions d’habitants, dont population urbaine : environ 68 %.
Langues : arabe (officielle), amazigh (officielle), français (langue des affaires).
Religions : Islam : 98,7 % ; christianisme : 1,1 % ; judaïsme : 0,2 %.
Français immatriculés : environ 55 000 (chiffre le plus récent disponible ; à confirmer sur ma.ambafrance.org).
Nombre d’entreprises françaises implantées : plus de 500 (chiffre le plus récent disponible).
Taux de croissance du PIB (2024) : +3,2 %. Le FMI, dans ses Perspectives économiques mondiales d’avril 2025, table sur une croissance de 3,9 % pour le Maroc en 2025.
Indicateur global de sécurité (GPI 2025, 163 pays) : 85e rang mondial — niveau « moyen » — et 7e dans la région MENA.
Sources : HCP (RGPH 2024), MEAE, Banque mondiale, FMI, Institute for Economics & Peace (GPI 2025) et Le Moci.
S’y rendre
Formalités
En tant que ressortissant français, pour tout séjour au Maroc inférieur à 90 jours, aucun visa n’est requis. Un passeport valide est cependant obligatoire. Pour un séjour au Maroc, il convient de disposer d’un passeport en cours de validité couvrant la totalité du séjour programmé. L’admission sur le territoire marocain n’est plus possible sur présentation de la seule carte nationale d’identité.
Il convient de vérifier, à l’arrivée, que le passeport a été visé par les autorités de police des frontières (mention d’un numéro lors d’une première visite et cachet d’entrée, sous peine de se trouver, à son insu, en séjour illégal). Pour y travailler, les étrangers doivent détenir une carte de séjour valide ainsi qu’un permis de travail.
Il est recommandé de consulter la page Maroc du site France Diplomatie – Conseils aux voyageurs avant tout départ, et de s’inscrire sur le dispositif Ariane pour recevoir des alertes en cours de séjour.
Y travailler
Le marché du travail
Face à la rareté de compétences qualifiées, les entreprises préfèrent les candidats qui affichent une expérience internationale. Les entreprises marocaines accélèrent leur digitalisation et recherchent des profils capables de s’adapter à cette transition rapide. Les métiers liés à la technologie, à la data et à l’intelligence artificielle figurent parmi les plus recherchés, aux côtés des secteurs traditionnellement porteurs. Le secteur du digital connaît une croissance annuelle à deux chiffres ; les entreprises recherchent activement des développeurs web, community managers, experts en marketing digital et data analysts.
Les secteurs qui recrutent en 2025-2026 sont les suivants : l’automobile et l’aéronautique, qui conservent une place stratégique dans les exportations du Royaume, avec une forte demande en techniciens, ingénieurs et managers de production ; le numérique et l’offshoring ; le BTP et les infrastructures, dynamisé par les grands chantiers liés à la Coupe du Monde 2030 ; le tourisme, avec plus de 14 millions de visiteurs attendus en 2025, générant de forts besoins en réceptionnistes, guides, managers d’hôtel et chefs cuisiniers ; la santé, l’agroalimentaire, la banque-finance et la logistique. Une importance particulière est accordée aux langues : français, anglais, arabe et espagnol.
Le cadre légal du travail
Salaire minimum légal (SMIG) : à compter du 1er janvier 2026, le SMIG dans les secteurs non agricoles est fixé à 17,92 DH par heure de travail. Sur une base de 191 heures par mois, le SMIG mensuel brut indicatif 2026 s’établit à 3 422 MAD. Dans le secteur agricole, le SMAG passera à 97,44 DH par journée de travail à compter du 1er avril 2026.
Durée de travail : 44 heures par semaine pour le secteur non agricole ; 48 heures pour le secteur agricole.
Période d’essai : de 1 à 3 mois selon le statut du salarié, souvent renouvelable une fois. Le contrat le plus répandu est le CDI, suivi du CDD et de l’intérim.
Impôt sur le revenu (IR) : prélevé à la source. À partir du 1er janvier 2025, le barème de l’IR a été réaménagé : le seuil d’exonération de la première tranche a été relevé de 30 000 à 40 000 dirhams par an, exonérant ainsi les revenus salariaux inférieurs à 3 333 dirhams par mois ; le taux marginal a été réduit de 38 % à 37 %. Le barème progressif s’étage désormais de 0 % à 37 % selon les tranches de revenu annuel net.
Congés annuels : 18 jours ouvrables (3 semaines).
Jours chômés hebdomadaires : samedi et dimanche.
Horaires de travail
Administrations : 8 h 30 – 16 h.
Entreprises : 9 h – 17 h.
Banques : 8 h 30 – 16 h.
Commerces : 10 h – 22 h.
Sources : MEAE et CFCIM.
Meilleurs sites d’emploi
www.rekrute.com
www.emploi.ma
www.anapec.ma
www.adecco.ma
www.avito.ma
www.manpower-maroc.com
www.emploi.gov.ma
www.cfcim.org
Conseils pratiques
Le marché de l’emploi au Maroc valorise fortement l’expérience internationale et la maîtrise du français et de l’anglais. Certaines professions sont réglementées et le marché local privilégie souvent les candidatures marocaines ; disposer d’un contrat avant de partir constitue un atout décisif. Les démarches administratives liées au titre de séjour et au permis de travail peuvent prendre du temps : anticiper ces formalités est indispensable.
Vie pratique
Coût de la vie
Monnaie : dirham (MAD). Monnaie non librement convertible.
Taux de change (avril 2026) : 1 EUR ≈ 10,82 MAD (cours indicatif mi-marché ; vérifier sur Bank Al-Maghrib).
Indice Big Mac : n.d.
Se loger : à Casablanca, les loyers s’échelonnent entre 4 500 et 12 000 MAD/mois selon le secteur et le niveau de standing ; à Rabat, entre 3 500 et 8 000 MAD/mois. Les loyers à Casablanca ont grimpé de 6 % en un an. Les logements meublés demeurent rares et plus onéreux que les biens vides.
La recherche d’un logement s’effectue par l’intermédiaire des nombreuses agences implantées dans toutes les grandes villes, par le « bouche-à-oreille » ou via des portails en ligne (Avito.ma, Mubawab). Le contrat de bail doit être écrit et fixer explicitement les droits et obligations des parties. Un état des lieux à l’entrée et à la sortie est obligatoire. Le dépôt de garantie ne peut dépasser 2 mois de loyer, et la révision du loyer ne peut intervenir avant un délai de 3 ans (hausse plafonnée à 8 % pour les locaux à usage d’habitation).
Indice Mercer qualité de vie 2024 (sur 226 villes) : Rabat (127e) et Casablanca (135e).
Informations utiles
Nature du réseau électrique : 220 volts.
Télécommunications :
Indicatif : +212 (524 pour Marrakech ; 522 pour Casablanca ; 528 pour Agadir ; 537 pour Rabat ; 539 pour Tanger).
Les trois opérateurs (Maroc Telecom, Inwi et Orange Maroc) disposent de réseaux couvrant largement les zones urbaines. En zone rurale, l’accès reste plus difficile. Il est recommandé d’acheter une carte SIM locale à l’arrivée pour bénéficier des tarifs locaux.
Principaux jours fériés 2026 :
14 janvier : Yennayer – Nouvel An amazigh.
20 mars : Aïd Al-Fitr (fin du Ramadan) — date indicative, confirmée par le ministère des Habous après observation du croissant lunaire.
1er mai : Fête du Travail.
27 mai : Aïd Al-Adha (Fête du Sacrifice) — date indicative.
17 juin : Premier Moharram (Nouvel An hégirien) — date indicative.
30 juillet : Fête du Trône.
14 août : Journée de Oued Ed-Dahab.
20 août : Révolution du Roi et du Peuple.
21 août : Fête de la Jeunesse.
26 août : Naissance du Prophète (Mawlid Ennabawi) — date indicative.
6 novembre : Anniversaire de la Marche Verte.
18 novembre : Fête de l’Indépendance.
31 octobre : Aïd Al Wahda (Fête de l’Unité), nouvelle fête nationale décrétée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en novembre 2025, commémorant l’unité nationale suite à la résolution 2797/2025 du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara.
Distances de ville à ville : Rabat – Casablanca : 93 km.
Déplacements de ville à ville
L’avion reste le mode de transport privilégié pour les déplacements d’affaires interurbains. Le réseau autoroutier est en excellent état. Le choix du Maroc comme co-organisateur de la Coupe du monde de football 2030 pousse les autorités à accélérer la modernisation des infrastructures de transport. Dans le domaine ferroviaire, des appels d’offres ont été lancés pour la livraison de 168 trains (grande vitesse, régionaux, urbains et interurbains) et le prolongement de la ligne à grande vitesse Kénitra–Tanger jusqu’à Marrakech. L’ONDA a lancé la construction d’un nouveau terminal à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, au cœur de la stratégie « Aéroports 2030 ».
⚠ Point d’attention : Le 31 octobre a été déclaré jour férié national (Aïd Al Wahda – Fête de l’Unité) par décret royal en novembre 2025, en référence à la résolution 2797/2025 du Conseil de sécurité des Nations Unies reconnaissant la souveraineté marocaine sur le Sahara. Ce développement diplomatique majeur modifie le calendrier officiel des jours fériés à compter de 2026. Les exportateurs et responsables RH doivent en tenir compte dans la planification des activités commerciales et des contrats.
Sources : Haut-Commissariat au Plan – RGPH 2024, France Diplomatie – Conseils aux voyageurs (2025), Banque mondiale – Maroc (2025), FMI via Classe Export (2025), GPI 2025 – L’Opinion (juin 2025), Médias24 – SMIG/SMAG 2026 (décembre 2025), Mercer Quality of Living 2024, XE.com – EUR/MAD (avril 2026), Humantal – Jours fériés Maroc 2026, CFCIM
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE AU MAROC
Représentation diplomatique française à Rabat. 1, rue Ibn Hajar – Agdal, 00602 Rabat.
Tél. : +212 5 37 68 97 00
Email : [email protected]
Site : https://ma.ambafrance.org
ATTACHÉ DOUANIER – Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI)
Attaché douanier près l’ambassade de France au Maroc. Zone de compétence : Maroc.
Tél. : +212 5 37 68 97 34
Email : [email protected]
Site : https://www.douane.gouv.fr/fiche/lannuaire-des-attaches-douaniersletranger
SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL – Direction générale du Trésor (DG Trésor)
Le Service économique régional (SER) de Rabat est la représentation officielle de la Direction générale du Trésor au Maroc, en charge du suivi des relations économiques bilatérales (politiques sectorielles, macro/finances, questions agricoles, propriété intellectuelle, fiscalité).
Adresse : 1, rue Ibn Hajar – Agdal (BP 602 – Chellah) – Rabat.
Tél. : +212 5 37 68 98 00
Email : [email protected]
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/MA
BUSINESS FRANCE MAROC
Le bureau Business France de Casablanca est spécialisé dans l’accompagnement des investisseurs marocains en France et pilote cette activité pour l’ensemble de l’Afrique. Membre de la Team France Export, la CFCIM est délégataire de la concession de service public d’accompagnement à l’export des PME et ETI françaises.
Site : https://ma.ambafrance.org/Business-France
Les acteurs privés
CHAMBRE FRANÇAISE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU MAROC (CFCIM)
Fondée il y a plus d’un siècle, la CFCIM a pour mission de promouvoir les relations économiques entre la France et le Maroc, de favoriser l’implantation des entreprises françaises dans le Royaume et de développer le potentiel d’affaires des entreprises marocaines. Forte de plus de 4 000 entreprises adhérentes, la CFCIM est la plus importante des 120 Chambres de commerce françaises à l’international. Elle compte 9 délégations régionales couvrant la majorité du territoire marocain.
Adresse : 15, avenue Mers Sultan, Casablanca.
Tél. : +212 (0)5 22 20 90 90
Site : https://www.cfcim.org
GROUPE SALVEO
Salveo est implanté au Maroc depuis 2010 (anciennement sous le nom d’Eraï Maroc) ; l’équipe est aujourd’hui installée à Casablanca dans leur business center. Salveo est le partenaire de référence des entreprises et acteurs territoriaux qui souhaitent développer leur croissance à l’international ; c’est une filiale du Groupe ADIT, leader européen en intelligence stratégique.
Tél. Maroc : +212 5 22 95 18 05
Email : [email protected]
Site : https://salveo.international
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/groupe-salveo/
DHC AFRIQUE
En fonction des objectifs de l’entreprise, DHC Afrique effectue différents types de mission : réalisation d’étude de marché, recherche de partenaire industriel, sélection d’agent, importateur, distributeur, représentation commerciale, création d’une filiale. Entreprise basée à Casablanca au Maroc, spécialisée dans la représentation commerciale d’entreprises françaises en Afrique.
Site : https://dhcafrique.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/dhc-afrique/
HARVARD CONSULTING
Harvard Consulting accompagne les entreprises au Maroc et en Afrique du Nord, en Espagne, au Royaume-Uni, aux USA, aux Pays-Bas et en Inde grâce à des partenaires locaux, et dans plus de 60 pays via le réseau Globallians dont il est membre exclusif pour le Maroc. Spécialisé en développement d’affaires, incubation et gestion de filiales, acquisition et investissement international, la société est fondée en 1999 et dispose d’un business center à Casablanca. Harvard Consulting est également référencé par Business France sur les lots « Hébergement (dont V.I.E.) et services associés », « Droit et fiscalité » et « Représentation commerciale dans la durée ».
Adresse : 6, rue Abou Zaid Addaboussi – Casablanca Business Centre Vélodrome Maarif, Casablanca.
Tél. : +212 (0)5 22 39 62 07
Site : https://www.harvardconsulting.ma
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/harvard-consulting-sarl/
PRAMEX INTERNATIONAL
Pramex International est spécialisé dans l’implantation de sociétés françaises à l’international, avec trois pôles d’expertise : création de filiale à l’étranger, gestion comptable/fiscale/RH/juridique, et opérations d’acquisition à l’international. Avec un réseau intégré de 17 implantations réparties sur 13 pays, ce sont plus de 1 000 entreprises accompagnées chaque année.
Adresse Casablanca : 158, bd d’Anfa, Résid. Auteuil, 6e étage, Casablanca.
Tél. : +212 (0)5 22 36 54 86
Site : https://www.pramex.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/pramex-international/
SNECI MEA (Middle East & Africa)
SNECI est spécialisé dans des prestations d’accompagnement des constructeurs automobiles et la recherche de fournisseurs et d’équipementiers à l’international. La structure casablancaise porte la dénomination SNECI MEA (Middle East Africa).
Adresse : 265, boulevard Zerktouni, 9e étage, N°92 – 20100 Maarif, Casablanca.
Tél. : +212 (0)5 22 64 95 41
Site : https://www.sneci.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/sneci/
Avocats d’affaires francophones
GIDE LOYRETTE NOUEL – Bureau de Casablanca
Présent à Casablanca depuis 2003, Gide figure parmi les tout premiers cabinets internationaux à opérer au Maroc. Son équipe réunit une vingtaine de juristes francophones, anglophones et arabophones, dont 4 associés. Pour la quatrième année consécutive en 2025, Gide est reconnu « Law Firm of the Year » dans le classement 100 Legal Powerlist, confirmant son ancrage comme acteur de référence du droit des affaires en Afrique francophone.
Adresse : Immeuble Walili Street N° 65, Main Street Finance District, CFC, Hay Hassani – 20220 Casablanca.
Tél. : +212 (0)5 22 48 90 00
Site : https://www.gide.com/en/global/africa/casablanca/
CMS FRANCIS LEFEBVRE MAROC
CMS Francis Lefebvre dispose d’une filiale à 100 % au Maroc (CMS Francis Lefebvre Maroc), s’appuyant sur une équipe d’une dizaine de juristes et fiscalistes francophones, anglophones et arabophones issus des écoles d’avocats françaises ou marocaines. Le cabinet offre aux investisseurs une capacité de conseil global maîtrisant les aspects juridiques, fiscaux, douaniers et de réglementation des changes.
Adresse : Résidence Le Yacht, 63, boulevard de la Corniche – 20250 Casablanca.
Tél. : +212 (0)5 22 27 77 18
Site : https://cms.law/fr/mar/office/casablanca
LPA LAW – Bureau de Casablanca
Le bureau de Casablanca assiste les entreprises marocaines et étrangères, les institutionnels et banques de développement en conseil et contentieux. LPA Law est de nouveau classé dans le guide Chambers & Partners Global 2025. En 2025, LPA Law a renforcé son expertise dans le secteur des énergies en Afrique avec l’arrivée d’une nouvelle associée au bureau de Casablanca.
Adresse : Capital Tower, angle Main Street et Boulevard Moulay Abdellah Bencherif, 14e étage – 20100 Casablanca.
Tél. : +212 (0)522 97 96 60
Email : [email protected]
Site : https://www.lpalaw.com/en/office/casablanca/
Sources d’information internet
Ambassade de France au Maroc – Actualités, services et contacts de l’ambassade
DG Trésor – Fiche Maroc – Conjoncture économique et financière, publications du SER de Rabat
CFCIM – Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc – Actualités économiques, services aux entreprises, agenda des événements Franco-Marocains
Invest in Morocco (AMDIE) – Agence marocaine de développement des investissements et des exportations
Administration des Douanes et Impôts Indirects du Maroc (ADII) – Tarifs douaniers, réglementations, procédures
Office des Changes du Maroc – Réglementation des changes, statistiques des échanges extérieurs
Bank Al-Maghrib – Banque centrale du Maroc, politique monétaire, réglementation bancaire
Sources : Ambassade de France au Maroc (2025), DG Trésor – Maroc (2025), CFCIM (2025), Gide Loyrette Nouel Casablanca (2025), CMS Francis Lefebvre Maroc (2025), LPA Law Casablanca (2025), Salveo Maroc (2025), SNECI MEA (2025), OSCI – DHC Afrique, OSCI – Harvard Consulting, OSCI – Pramex International
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Indicateurs de performance logistique et douanière
B-READY 2025 (Banque mondiale) – Commerce international
Le rapport Business Ready (B-READY) de la Banque mondiale, successeur du Doing Business arrêté en 2021, constitue désormais la référence pour évaluer l’environnement des affaires et le commerce transfrontalier. Cette édition marque la deuxième publication du classement, qui a remplacé l’indice Doing Business suspendu en 2021 après des irrégularités de données. Le rapport 2025 est une édition intermédiaire présentant les données de 101 économies représentant tous les niveaux de revenus et toutes les régions géographiques.
Dans l’édition B-READY 2025 (publiée en décembre 2025), le Maroc se classe au 2e rang africain avec un score global de 63,44, derrière le Rwanda (1er continental avec 67,94). Le Maroc améliore ses scores dans le cadre réglementaire (70,06) et les services publics (64,55), avec une performance particulièrement forte dans le domaine du commerce international (74,5), les services aux entreprises (73,95) et la localisation d’entreprises (73,82). L’efficacité opérationnelle accuse en revanche un léger recul à 55,7 points depuis 59,66, en raison du pool élargi de pays et de l’utilisation des données d’enquêtes entreprises 2023.
Le pilier I du B-READY mesure la qualité des réglementations pour le commerce international, le pilier II évalue les infrastructures numériques et physiques relatives au commerce international et la qualité de la gestion des frontières, et le pilier III mesure les délais et coûts de conformité aux exigences d’exportation et d’importation ainsi que la participation au commerce numérique transfrontalier.
Indice de Performance Logistique (LPI 2023 – Banque mondiale)
Le LPI 2023, dernière édition disponible, permet des comparaisons entre 139 pays. Cette édition 2023 mesure pour la première fois la vitesse des échanges grâce à des indicateurs dérivés de grandes bases de données de suivi des expéditions. Le Maroc se situe dans la seconde moitié du classement avec un score d’environ 2,7/5 (chiffre le plus récent disponible, données Banque mondiale lpi.worldbank.org). Le LPI 2023 classe les pays sur six dimensions des échanges, notamment la performance douanière, la qualité des infrastructures et la ponctualité des expéditions. Les points faibles du Maroc portent traditionnellement sur la qualité des services logistiques et l’efficacité des procédures douanières, tandis que la connectivité portuaire constitue son principal atout.
Note : Le LPI a été publié tous les deux ans de 2010 à 2018 avec une interruption en 2020 due à la pandémie de COVID-19 et une refonte méthodologique, l’édition suivante n’étant parue qu’en 2023. Aucune nouvelle édition du LPI n’a été publiée entre 2023 et avril 2026. Les données LPI 2023 restent donc la référence la plus récente disponible.
Index de liberté économique (Heritage Foundation 2025)
Le Maroc a progressé de 15 places dans l’édition 2025 de l’Index de Liberté Économique de la Heritage Foundation, se classant 86e sur 184 pays avec un score de 60,3. L’économie marocaine est ainsi qualifiée de « modérément libre ». Le détail des composantes révèle une liberté commerciale (Trade Freedom) de 67,2/100, une liberté d’investissement de 75/100 et une liberté financière de 75/100. Le taux tarifaire moyen pondéré s’établit à 13,9 %. Ces scores signalent un environnement ouvert aux échanges, bien que les procédures et barrières non tarifaires restent une source de friction pour les exportateurs étrangers.
Infrastructure de transport et logistique
Réseau portuaire : Tanger Med, hub mondial
Avec 11,1 millions d’EVP (Équivalents Vingt Pieds) traités en 2025, en hausse de 8,4 % par rapport à 2024, Tanger Med conforte sa position de premier port de la Méditerranée et d’Afrique. Cette performance permet au port marocain de consolider sa position de 17e plus grand port à conteneurs au monde dans le classement annuel de référence du cabinet Alphaliner. Depuis 2019, le trafic de Tanger Med a augmenté de 131,3 %, passant de 4,8 millions à plus de 11 millions d’EVP, soit le taux de croissance le plus élevé parmi les 30 plus grands ports mondiaux sur cette période.
Le trafic total traité par les ports marocains a atteint 262,6 millions de tonnes en 2025, un record en progression de 8,9 %, selon les chiffres préliminaires de l’Agence nationale des ports (ANP). Les ports de Tanger Med et de Casablanca figurent parmi les premières plateformes portuaires au niveau arabe en matière de connectivité au réseau mondial de navigation maritime.
L’agence TMSA a prévu un budget d’investissement d’environ 700 millions d’euros sur la période 2026-2028, comprenant notamment l’extension du terminal passagers, de nouveaux ports secs et la digitalisation des opérations portuaires. Un programme d’extension du terminal Ro-Ro de Tanger Med pour atteindre 1 million de camions par an est financé par un pool bancaire conduit par la SFI (Banque mondiale) à hauteur de 197 millions d’euros.
Tanger Med se classe 5e mondial dans l’indice de performance des ports à conteneurs (CPPI) 2024, publié par la Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence.
Réseau ferroviaire et aéroportuaire
Le plan global d’investissement en transport, dont l’enveloppe est estimée à 152 milliards de dirhams (près de 14 milliards d’euros), s’articule autour de trois axes : l’extension et la modernisation du réseau ferroviaire, la refonte des infrastructures aéroportuaires et le renforcement de la flotte nationale aérienne. En avril 2025, les travaux d’extension de la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech ont été officiellement lancés, pour un projet de 430 kilomètres de rails.
Dans le cadre du programme aéroports 2030, le Maroc prévoit l’extension de six aéroports et la construction d’un nouvel aéroport à Casablanca, pour passer de la capacité actuelle de 40 millions à 80 millions de passagers. Le pays dispose de 25 aéroports, dont 19 à vocation internationale, répartis sur l’ensemble des régions du Royaume.
Zones logistiques
La logistique bénéficiera d’un cadrage de 540 millions de dirhams pour le développement de nouvelles zones d’activités, selon les annonces de l’Agence Marocaine de Développement de la Logistique (AMDL). Près de 2 000 hectares de zones logistiques modernes seront déployées à travers l’ensemble des douze régions du Royaume. Un nouveau port en eaux profondes, Dakhla Atlantique, est en cours de construction pour renforcer la connectivité avec l’Afrique subsaharienne. Ce port, dont la mise en service est prévue à horizon 2026-2027, devrait réduire le temps de transit entre Dakhla et le port de Dakar de 48 à 10 heures.
Procédures douanières et facilitation des échanges
Digitalisation et outils de dédouanement
Le Maroc a engagé une modernisation structurelle de ses procédures douanières à travers plusieurs plateformes numériques. La digitalisation des procédures de dédouanement a connu une avancée majeure ces dernières années : l’Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADII) a mis en place un ensemble d’applications informatiques pour faciliter et moderniser les procédures douanières, visant à simplifier les échanges commerciaux, à renforcer la sécurité et à améliorer l’efficacité des services.
Le système BADR (Base Automatisée des Douanes en Réseau) est le système de dédouanement en ligne des marchandises au Maroc, tant à l’importation qu’à l’exportation ; il prend en charge la totalité des procédures douanières : déclaration sommaire, Déclaration Unique des Marchandises (DUM), analyse des risques, contrôle, liquidation et paiement. PortNet centralise l’ensemble des formalités portuaires, permettant aux opérateurs un suivi en temps réel et des délais de traitement raccourcis.
L’ADII a introduit des changements dans le cadre de la loi de Finances 2024 visant à améliorer l’efficacité des procédures douanières. L’objectif est de simplifier les formalités tout en réduisant les délais de dédouanement, avec un accent sur la numérisation (dématérialisation) des documents couvrant le transport des marchandises.
Tarification douanière
Le Maroc dispose d’un tarif douanier structuré selon le Système Harmonisé de l’OMD. Le taux de droit d’importation ordinaire varie selon les produits, mais l’application des accords de libre-échange conclus avec l’UE, les États-Unis, la Turquie et les pays arabes permet à de nombreux exportateurs de bénéficier de tarifs préférentiels, voire de la franchise totale. Le taux tarifaire moyen pondéré est de 13,9 % selon la Heritage Foundation (données 2025). La TVA à l’importation est de 20 %. Des exonérations spécifiques existent pour les équipements de production, les intrants industriels et les énergies renouvelables.
⚠ Point d’attention : Depuis le 1er avril 2025, toutes les importations aux États-Unis sont soumises à un droit de douane plancher de 10 %, le Maroc figurant dans cette liste avec des produits désormais taxés à 10 %. Pour le Maroc, cette décision impacte directement les exportateurs, alors que depuis l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange Maroc-USA en 2006, les exportations marocaines vers les États-Unis avaient connu une croissance significative, notamment dans le textile-habillement. Les entreprises exportatrices vers le marché américain devront intégrer ce surcoût dans leur stratégie tarifaire.
Points de vigilance
Documents obligatoires à l’import : Le fournisseur doit préparer la facture commerciale, la liste de colisage, le certificat d’origine, le certificat de conformité (CoC) et les autorisations préalables si applicables. Les produits industriels réglementés sont soumis à une certification de conformité aux normes marocaines (NM) délivrée par l’IMANOR.
Recours à un transitaire : La complexité des calculs et la diversité des taxes rendent souvent le recours à un commissionnaire en douane agréé indispensable, surtout pour les importateurs occasionnels.
Barrières non tarifaires : La suppression des barrières non tarifaires est un enjeu vital, les PME étant souvent les plus affectées par les coûts et la complexité des procédures douanières, certifications et logistique. Le gouvernement marocain a lancé une feuille de route Commerce Maroc-Afrique 2025-2027, avec un objectif explicite de suppression des barrières non tarifaires.
Paiement électronique des droits : Le projet de loi de finances 2025 a introduit l’obligation de paiement électronique des droits et taxes douaniers ainsi que des amendes, en vue d’inciter les opérateurs à utiliser les procédés électroniques.
Connectivité maritime : Le Maroc se classe en tête des pays arabes dans l’indice de connectivité au réseau de transport maritime régulier, selon un rapport de la Société arabe de garantie des investissements (Dhaman, 2025). Cette position avantageuse facilite le sourcing fret et comprime les coûts de transport maritime.
Sources : Banque mondiale – B-READY 2025, fiche Maroc (2025), Ecofin Agency – B-READY 2025 Afrique (janvier 2026), Morocco World News – B-READY 2025 Maroc (décembre 2025), Banque mondiale – LPI 2023 (avril 2023), La Vie Éco – Tanger Med classement Alphaliner 2025 (2026), Tanger Med Port Authority – Bilan 2024 (janvier 2025), Atalayar – Tanger Med bilan 2025 (février 2026), Classe Export – Trafic portuaire Maroc 2025 (février 2026), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom 2025, Maroc (2025), Maroc Diplomatique – Plan infrastructures 2030 (2025), Médias 24 – Investissements transport 2025-2030 (avril 2025), Administration des Douanes et Impôts Indirects du Maroc – ADII (2025), LesEco.ma – Droits de douane américains et Maroc (avril 2025)
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