Italie

Dernière mise à jour : avril 2026

Informations pays

Population (millions, 2025, Istat) : 58,9

Capitale : Rome

Devise : Euro

Décalage horaire avec la France : Aucun

Climat : Températures moyennes les plus basses en janvier : –1,7°C (Milan), –3°C (Turin), 2,7°C (Rome) ; les plus élevées en juillet : 31°C (Milan), 27,2°C (Turin), 30,5°C (Rome)

Indicateurs économiques

Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +0,7 % (CVS-CJO) ; 2024 : +0,7 % ; 2026 (prév. Banque d’Italie) : +0,6 % ; 2026 (prév. Istat) : +0,8 % ; 2026 (prév. FMI, janvier 2026) : +0,7 %

Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD courants, 2024) : 60 460 (Banque mondiale)

Taux d’inflation : 2025 (moy. ann.) : +1,2 % (IPCH) ; 2026 (prév. Banque d’Italie, oct. 2025) : +1,5 % ; mars 2026 (prél. Istat) : +1,7 %

Taux de chômage : janvier 2026 : 5,1 % (Istat, plus bas depuis 2004) ; prév. 2026 (Istat, déc. 2025) : ~6,1 % en moyenne annuelle

Dette publique : 2025 : 137,1 % du PIB ; 2024 : 134,7 % du PIB (DG Trésor / Istat)

Déficit public : 2025 : –3,1 % du PIB ; 2026 (prév. Commission européenne) : –2,8 % du PIB


Conjoncture

Une croissance modeste mais résiliente

L’activité a ralenti en Italie en 2025, la croissance atteignant +0,7 % en 2025 (données CVS-CJO), après +0,6 % en 2024 et +1,0 % en 2023. La surprise positive du PIB au quatrième trimestre 2025, avec une hausse de 0,3 %, a entraîné une révision à la hausse de la croissance annuelle à +0,7 % en moyenne, portée par la demande domestique et les stocks, et témoignant d’une résilience inattendue de l’économie italienne dans un contexte de fortes perturbations du commerce mondial. Pour 2026, les projections divergent légèrement selon les sources : selon la Banque d’Italie, le PIB augmentera de 0,6 % en 2025 et 2026, tandis que l’Istat projette une croissance de 0,8 % en 2026, après +0,7 % en 2024. Le FMI anticipe pour sa part une croissance de +0,7 % en 2026 (prévision de janvier 2026).

La croissance est entièrement soutenue par la demande intérieure nette des stocks, tandis que la demande extérieure nette apporte une contribution négative dans les deux années de prévision, dans un contexte marqué par l’incertitude de la politique commerciale américaine.

Finances publiques : amélioration progressive, dette encore élevée

Le déficit public a atteint 3,1 % du PIB en 2025, après 3,4 % en 2024. L’excédent primaire a progressé à +0,7 % du PIB. La dette publique s’est néanmoins établie à 137,1 % du PIB en 2025 (après 134,7 % en 2024), un niveau supérieur aux prévisions du gouvernement (136,2 %). Pour 2026, la Commission européenne prévoit un déficit de 2,8 % du PIB. Le ratio dette/PIB devrait atteindre 137,2 % fin 2027, les excédents primaires demeurant insuffisants pour enrayer la progression de la dette, en raison notamment des effets des crédits d’impôts liés au Superbonus sur le déficit des années précédentes.

Marché du travail : amélioration historique, fragilités structurelles persistantes

Le taux de chômage en Italie est tombé à 5,1 % en janvier 2026, enregistrant un nouveau plus bas depuis le début des statistiques en 2004. Cette baisse a notamment profité aux femmes, avec un recul de 2 points de pourcentage en un an, même si 53,9 % d’entre elles seulement étaient actives en janvier, contre 71,3 % des hommes. Le taux de chômage des moins de 25 ans a reculé à 18,8 %, contre 21,1 % un an auparavant, mais reste à un niveau préoccupant. Malgré ces progrès, le taux d’inactivité demeure élevé, touchant encore 33,5 % de la population en âge de travailler, et les disparités régionales entre le nord industriel et le Mezzogiorno persistent structurellement.

PNRR : phase décisive avant l’échéance de fin 2026

Le PNRR italien est le plus important de l’UE en valeur absolue, avec un montant total de 238 Md€, dont 194,4 Md€ issus du programme NextGenerationEU (71,8 Md€ de subventions et 122,6 Md€ de prêts). Fin 2024, l’Italie avait reçu 121,6 Md€ sur les 194,4 Md€, et n’en avait effectivement dépensé que 63,8 Md€, soit 52 % des fonds perçus. Les États membres ont jusqu’au 31 août 2026 pour atteindre les cibles et jalons de leur plan ; tous les fonds reçus d’ici au 31 décembre 2026 pourront être dépensés après cette date au bénéfice de l’économie réelle. La mise en œuvre des investissements reste contrainte par des faiblesses structurelles, en particulier les difficultés de l’administration publique à assurer la bonne exécution des projets, qui expliquent le faible taux de décaissement effectif vers l’économie réelle.

Exposition commerciale et risque tarifaire américain

La progression atone de la croissance s’inscrit dans un climat de dégradation du commerce extérieur, liée notamment aux droits de douane imposés par les États-Unis. L’Italie est fortement exposée au marché américain, qui absorbe près de 10 % de ses exportations et constitue son deuxième débouché (derrière l’Allemagne). En 2025, les exportations italiennes vers les États-Unis ont néanmoins progressé de plus de 7 %, atteignant 69,6 Md€, malgré un droit de douane de 15 % appliqué à la plupart des produits européens depuis l’accord de Turnberry de juillet 2025. Toutefois, cette performance cache des disparités sectorielles : les producteurs de vin italiens sont confrontés à une année difficile aux États-Unis, avec une baisse de 28 % des exportations de vin en valeur sur les deux premiers mois de 2026 par rapport à la même période de 2025. L’association Svimez a averti que les droits de douane pourraient entraîner une réduction de 0,5 % du PIB de l’Italie en 2026 et la perte potentielle de jusqu’à 150 000 emplois.

Démographie : déclin structurel confirmé

Au 1er janvier 2026, la population résidente s’établit à 58,943 millions d’individus (données provisoires), restant quasi stable par rapport à l’année précédente (–636 unités). Le taux de croissance, proche de zéro, marque une légère amélioration par rapport aux années précédentes (–0,5 ‰ en 2024 et –0,4 ‰ en 2023), mais l’Italie reste un pays où seul un solde migratoire très positif peut compenser un solde naturel largement négatif. Le taux de fécondité a atteint un nouveau plancher historique de 1,14 enfant par femme en 2025, l’un des niveaux les plus bas au monde. L’âge médian, à 48 ans, est le plus élevé d’Europe et en augmentation rapide (contre 43 en 2008), ce qui pèse sur la compétitivité des entreprises et sur la soutenabilité des finances publiques.

Fragilités structurelles

Divers facteurs affectent durablement le climat des affaires : une administration bureaucratique et peu numérique, une justice lente, un marché du travail peu efficace, des secteurs d’activités peu ouverts à la concurrence, un réseau d’infrastructures à développer et moderniser. Des lourdeurs sont en outre générées par les dispositifs de lutte contre les mafias, qui restent très actives et destructrices de valeur. Le tissu productif s’appuie sur des PME souvent familiales, bien insérées dans les chaînes de valeur industrielles européennes, notamment dans les biens d’équipement, l’agroalimentaire, le textile et le design. En 2025, l’Italie a conquis la quatrième place parmi les principaux exportateurs mondiaux en surpassant le Japon.

⚠ Point d’attention : La politique commerciale américaine demeure un risque majeur pour l’Italie en 2026. Un tarif de 15 % s’applique actuellement à la plupart des produits européens exportés vers les États-Unis dans le cadre de l’accord de Turnberry (juillet 2025), dont la suspension des contre-mesures européennes a été prolongée jusqu’en août 2026. Les perspectives pour 2026 restent entourées d’une forte incertitude en raison d’une situation géopolitique dégradée. Par ailleurs, la guerre au Moyen-Orient constitue un risque majeur pour l’économie italienne, en raison de sa dépendance aux importations énergétiques, en particulier sur le gaz.

Sources : DG Trésor – Flash Conjoncture Italie (mars 2026), Istat – Italy’s Economic Outlook 2025-2026 (déc. 2025), FMI – Italy Country Page (janv. 2026), Commission européenne – Economic Forecast Italy (automne 2025), Banque d’Italie – Projections macroéconomiques (oct. 2025), Istat – Indicateurs démographiques 2025 (avr. 2026), Banque mondiale – RNB/hab. PPA Italie (2024), DG Trésor – Flash PNRR Italie (août 2025)

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

Population (millions, 2025) : 58,9

Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +0,7 % ; 2024 : +0,6 %. L’Istat prévoit que la croissance du PIB atteigne 0,8 % en 2026.

PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 59 453 $ (données OCDE 2024), rejoignant désormais le niveau français (59 683 $).

Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 674,9 (-0,3 %)
Import : env. 760 Md USD (données agrégées 2024, chiffre le plus récent disponible)
Excédent commercial : +59,3 Md USD en 2024, en expansion de +59,5 % par rapport à 2023.

Cinq premiers clients à l’export (2024) :
1 – Allemagne 11,4 % ; 2 – États-Unis 10,4 % ; 3 – France 10 % ; 4 – Espagne 5,5 % ; 5 – Suisse 4,8 %

Cinq premiers fournisseurs à l’import (2024) :
1 – Allemagne 14,9 % ; 2 – Chine 8,7 % ; 3 – France 8 % ; 4 – Pays-Bas 6,4 % ; 5 – Espagne 6 %

Exportations françaises 2024 : Les exportations de biens français vers l’Italie ont diminué de 9,3 % en 2024 du fait de la réduction de la composante énergétique. Elles se composent notamment de 12,4 % de matériels de transport, 12 % de produits chimiques, parfums et cosmétiques, 9,6 % de produits agroalimentaires et 10 % d’hydrocarbures. Les échanges bilatéraux totaux de biens s’établissent à 98,9 Md€ en 2024 (-6,5 % par rapport à 2023).

Indice de perception de la corruption (CPI 2025, publié en février 2026) : Score de 53/100 (en baisse de 1 point par rapport à 2024), classement 52e sur 182 pays.

⚠ Point d’attention : La croissance italienne s’inscrit dans un contexte de dégradation du commerce extérieur liée notamment aux droits de douane imposés par les États-Unis. L’Italie est fortement exposée au marché américain, qui absorbe près de 10 % de ses exportations et constitue son deuxième débouché à l’exportation. Si les exportations italiennes vers les États-Unis ont bénéficié d’un effet d’anticipation au 1er trimestre (frontloading), un contrecoup a été observé au 2e trimestre. Les exportateurs français positionnés sur la chaîne de valeur italienne à destination des États-Unis doivent surveiller attentivement ce risque de contraction.

Sources : DG Trésor – Flash Conjoncture Italie (mars 2026), DG Trésor – Relations bilatérales France-Italie (2025), DG Trésor – PIB/hab. PPA Italie (juin 2025), World’s Top Exports – Italy Top Trading Partners 2024, World’s Top Exports – Italy Top Imports 2024, Transparency International – CPI Italie (édition 2025, publiée fév. 2026), Istat (2026), OMC – Statistiques du commerce mondial 2024

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Appréciation du credit manager Moci Risque pays : moyen à surveiller Risque client : moyen à surveiller Notes de risque pays Allianz Trade : A1, risque de court terme moyen — l’Italie a bénéficié d’un upgrade fin 2025, atteignant la note A1 (juste en des...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

Les chiffres clés

Langues : italien (y compris dans les affaires) ; 20 % des Italiens comprennent l’anglais et 19 % le français.

Religion : catholique (majorité).

Nombre de Français immatriculés : 36 646 (chiffre le plus récent disponible, 2020) — les chiffres 2025 du registre consulaire sont disponibles sur le portail du MEAE.

Nombre d’entreprises françaises implantées : 1 527 (chiffre le plus récent disponible).

Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2024) : l’Italie se classe 33e, devant des pays comme le Royaume-Uni, la Suède et la Grèce.

Sources : Ambassade de France en Italie, Institute for Economics & Peace – GPI 2025, MEAE, Le Moci.

S’y rendre

Formalités

L’Italie fait partie de l’espace Schengen. Les citoyens des États membres de l’UE (dont la France) n’ont pas besoin de visa pour entrer dans le pays. Les ressortissants français doivent être en possession d’une carte d’identité ou d’un passeport en cours de validité. Aucune formalité sanitaire particulière n’est requise en 2025-2026 pour les voyageurs français.

Permis de travail (pour les ressortissants européens) : les citoyens des États membres de l’UE peuvent vivre et travailler en Italie sans autorisation. Pour des séjours supérieurs à 3 mois, ils doivent simplement s’inscrire auprès du bureau d’enregistrement local (Ufficio Anagrafe). Pour certaines professions réglementées (avocat, psychologue, ingénieur, biologiste, professeur, etc.), le diplôme doit au préalable être reconnu.

Source : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – Conseils aux voyageurs Italie

Y travailler

Le marché du travail

En janvier 2026, le taux de chômage en Italie est tombé à 5,1 %, un niveau record, après une révision à la baisse de 5,5 % en décembre 2025. Le nombre de chômeurs a chuté de 99 000 par rapport au mois précédent pour atteindre 1,305 million, tandis que le taux d’emploi a progressé à 62,6 %, l’économie ayant ajouté 80 000 emplois. L’Italie se situe désormais sous la moyenne de la zone euro (6,3 %) et a passé en 2025 sous la moyenne de l’Union européenne (6,0 %), affichant de meilleurs résultats que la France (7,7 %) ou l’Espagne (10,4 %).

Malgré ces avancées, ce taux de chômage record cache des disparités régionales et sectorielles importantes, notamment dans le Sud de l’Italie, où le chômage demeure structurellement plus élevé. Le chômage des jeunes de moins de 25 ans s’établissait à 18,8 % en novembre 2025, contre 21,1 % un an auparavant.

Les secteurs les plus porteurs en termes de recrutement sont les services aux personnes, le tourisme-restauration, les technologies de l’information et de la communication, ainsi que la mode et le design. En 2023, les principaux secteurs employant des travailleurs étrangers étaient les services personnels et collectifs (30,4 %), suivis de l’agriculture (18 %), de la restauration/tourisme (17,4 %) et de la construction (16,4 %). Des prévisions de novembre 2024 indiquent que les entreprises italiennes recherchaient des travailleurs immigrés pour couvrir 86 000 entrées sur le mois, soit 20,1 % du total des contrats.

La Chambre française de commerce et d’industrie en Italie est spécialisée dans les profils francophones. Ce service aide tant les entreprises à trouver des candidats bilingues ou trilingues que les candidats à trouver un emploi en Italie. La maîtrise de la langue italienne est indispensable pour trouver un emploi ou un stage.

Vous pourrez également vous inscrire auprès des centri per l’impiego (services publics de l’emploi) pour accéder aux offres d’emploi. Pour trouver le CPI le plus proche de votre domicile, consultez le site du Ministero del Lavoro e delle Politiche Sociali : www.lavoro.gov.it. Il est aussi possible d’insérer son CV et de consulter les offres sur www.cliclavoro.gov.it. Il existe par ailleurs plus de 700 agences privées pour l’emploi agréées par le ministère du Travail.

Sources : Trading Economics / Istat (2026), EURES.

Salaire et conditions de travail

Salaire minimum : la loi ne fixe pas de salaire minimum garanti, mais en pratique, la détermination du revenu économique minimum se base sur des conventions collectives de travail nationales, qui s’appliquent également aux travailleurs non membres d’un syndicat signataire. Le salaire mensuel moyen en Italie tourne autour de 1 612 euros, avec de fortes disparités régionales, les niveaux étant plus élevés dans le nord industriel (données 2025).

Rémunération, avantages et impôts : avantages fiscaux pour les heures supplémentaires et les primes. Cinq semaines de congés par an. Pour les travailleurs impatriés transférant leur résidence fiscale en Italie, une imposition sur seulement 50 % des revenus de travail est maintenue (jusqu’à 600 000 euros par an) en vertu du régime des impatriés réformé en 2024.

Horaires de travail

Les horaires des entreprises varient selon les régions. De 9 h à 13 h et de 14 h à 18 h au nord, alors qu’au centre et au sud de l’Italie, les horaires de travail vont de 8 h 30 à 12 h 45 et de 16 h 30 à 20 h. Les banques ont un horaire national d’ouverture de 8 h à 13 h 30 et de 15 h à 16 h 30 du lundi au vendredi. Les postes et administrations sont ouvertes le matin seulement et ferment à 13 h 45. Les magasins ouvrent du lundi au samedi de 8 h 30 à 12 h 30 et de 15 h 30 à 19 h 30, avec généralement une demi-journée de fermeture par semaine.

Points de vigilance

La maîtrise de l’italien reste indispensable : même dans les grandes entreprises, l’anglais n’est pas systématiquement utilisé.

Les disparités régionales sont marquées : le nord (Milan, Turin, Bologne) concentre l’essentiel des opportunités pour les cadres et profils qualifiés.

Le chômage des jeunes reste élevé malgré son recul, les 15-24 ans étant la tranche d’âge la plus exposée.

Le régime fiscal des impatriés réformé en 2024 présente des critères d’accès plus stricts, une durée non prorogeable et une réduction de la part du revenu exonéré d’impôt, le rendant moins favorable qu’auparavant.

Meilleurs sites d’emploi

www.monster.it
https://lavoro.corriere.it
www.infojobs.it
http://it.jobrapido.com/
www.cliclavoro.gov.it
www.lavoro.gov.it

Vie pratique

Monnaie : l’euro (EUR).

Se loger : le loyer mensuel moyen d’un studio en centre-ville à Milan s’établit à environ 1 381 euros en 2025, pouvant descendre jusqu’à 1 000 euros et monter jusqu’à 2 000 euros selon les quartiers. Pour un appartement trois pièces en centre-ville, le loyer mensuel moyen est de l’ordre de 2 789 euros en 2025, avec une fourchette comprise entre 2 000 et 4 000 euros. Il est en général plus facile de trouver des logements meublés que vides, la loi protégeant mieux les propriétaires de meublés. La règle veut que le locataire verse l’équivalent de deux à trois mois de loyer en guise de caution à la signature du bail. Les frais d’agence sont élevés : dans le cas d’une location, 10 % du loyer annuel est généralement dû à la signature du contrat.

Indice Mercer du coût de la vie (logement compris, 226 villes, 2024) : Milan se classe 57e et Rome 67e du classement mondial Mercer du coût de la vie 2024 pour les expatriés.

Sources : Mercer Cost of Living 2024, Combien-coute.net (2025), MEAE.

Informations utiles

Nature du réseau électrique : 220 volts.

Télécommunications :
Indicatif : + 39 (Milan : 02, Turin : 011, Rome : 06).
Qualité du réseau mobile : excellente et variée.
Qualité du réseau Internet : couverture généralement assurée dans tout le pays, notamment dans les grandes villes.

Principaux jours fériés 2026 :
1er janvier : Jour de l’An
6 janvier : Épiphanie
5 avril : Pâques
6 avril : Lundi de Pâques
25 avril : Fête de la Libération
1er mai : Fête du Travail
2 juin : Fête nationale (Festa della Repubblica)
15 août : Assomption
1er novembre : Toussaint
8 décembre : Immaculée Conception
25 décembre : Noël
26 décembre : Saint-Étienne

Distances de ville à ville :
Rome – Milan : 584 km
Milan – Venise : 280 km
Rome – Reggio de Calabre : 703 km

Déplacements de ville à ville

Par avion : ITA Airways (Italia Trasporto Aereo S.p.A.), compagnie nationale italienne héritière d’Alitalia, opère plus de 70 destinations domestiques, européennes et intercontinentales depuis ses hubs principaux de Rome Fiumicino et Milan Linate. En janvier 2025, Lufthansa Group a finalisé l’acquisition d’une participation de 41 % dans ITA Airways. La compagnie a rejoint Star Alliance le 1er avril 2026.

En train : le Frecciarossa de Trenitalia assure les liaisons à grande vitesse sur l’axe Turin – Milan – Reggio Emilia AV – Bologne – Florence – Rome – Naples – Salerne. Les trains Frecciarossa effectuent environ 200 liaisons à travers le pays chaque jour, atteignant des vitesses allant jusqu’à 300 km/h. Certains trains prolongent l’itinéraire jusqu’à Bergame, Arezzo, Pérouse, Bari, Lecce, Reggio Calabria, mais également vers Venise, Udine et Trieste. Le concurrent à grande vitesse Italo (NTV) dessert également les grands axes nord-sud.

Par la route : bon réseau autoroutier entre les grandes villes dans le nord, le centre et une partie du sud du pays le long de la côte Adriatique. L’axe Naples – Reggio de Calabre est à éviter pour les longs trajets en raison de la qualité insuffisante des infrastructures.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. Ces indications ne dispensent pas d’une consultation avant le départ chez le médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (suffisamment longtemps avant le départ pour permettre, le cas échéant, les rappels de vaccins).

Source : Conseils aux voyageurs / Ministère de l’Europe et des Affaires étrangèreswww.diplomatie.gouv.fr

Consultez l’intégralité des recommandations et des conseils à destination des voyageurs se rendant en Italie, actualisés par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, sur ce lien.

  Le Cercle Magellan vous informe

Il existe une convention fiscale entre la France et l’Italie qui intéresse les travailleurs transfrontaliers.

Il existe un accord multilatéral de sécurité sociale entre les pays membres de l’Union européenne qui intéresse les travailleurs transfrontaliers.

Les conventions fiscales bilatérales engageant la France sont consultables sur le site impots.gouv.fr — Les accords multilatéraux de sécurité sociale engageant la France sont consultables sur le site cleiss.fr

Sources : MEAE – Conseils aux voyageurs Italie (2025-2026), Ambassade de France en Italie (2026), Institute for Economics & Peace – GPI 2025 (visionofhumanity.org), Istat / Trading Economics – Chômage Italie janvier 2026, Mercer Cost of Living City Ranking 2024, Combien-coute.net – Loyers Milan 2025, EURES – Marché du travail Italie (2025), Trenitalia – Frecciarossa (2025-2026), ITA Airways (2026), ASFE – Régime des impatriés Italie (2024-2025)

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

En France

AMBASSADE D’ITALIE À PARIS
Représentation diplomatique de l’Italie en France, point de contact pour les questions institutionnelles et commerciales bilatérales.
Adresse : 51, rue de Varenne – 75007 Paris
Tél. : +33 (0)1 49 54 03 00
Email : [email protected]
Site : ambparigi.esteri.it/fr

Sur place

AMBASSADE DE FRANCE EN ITALIE
Représentation diplomatique de la France en Italie, interlocuteur institutionnel de référence.
Adresse : Piazza Farnese, 67 – 00186 Rome
Tél. : +39 06 68 60 11 (du lundi au vendredi de 9h à 19h et le samedi de 9h à 17h)
Site : it.ambafrance.org

SECTION CONSULAIRE – CONSULAT GÉNÉRAL DE FRANCE À ROME
Démarches administratives pour les ressortissants français résidant dans le Latium, les Abruzzes, l’Ombrie et la Sardaigne.
Adresse : Via Giulia, 252 – 00186 Rome
Tél. : +39 06 96 74 80 49
Site : it.ambafrance.org/-Consulat-de-Rome-

SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL DE ROME (DG TRÉSOR)
Le service économique régional est compétent pour l’Italie, Malte et Saint-Marin. Il promeut et défend les intérêts économiques et financiers de la France, prépare les échéances bilatérales et européennes et anime la communauté d’affaires française. L’équipe de 12 agents est organisée en trois pôles : économie et finances, industrie et développement durable, politiques agricoles.
Adresse : Piazza Farnese, 48 – 00186 Rome – Tél. : +39 06 68 19 15 01
Chef du SER : M. Frédéric Kaplan – [email protected]
Site : tresor.economie.gouv.fr/Pays/IT

BUSINESS FRANCE ITALIE
Bureau de présence directe à Milan. Basée à Milan, l’équipe accompagne chaque année une centaine d’entreprises françaises et est également en charge de la promotion du V.I.E (Volontariat International en Entreprise). Le bureau de Milan compte 30 ressources au service du développement international des ETI et PME françaises.
Adresse : Palazzo delle Stelline – Corso Magenta, 63 – 20123 Milano
Tél. : 02-485471
Email : [email protected]
Site : export.businessfrance.fr/italie

Les acteurs privés

CCI FRANCE ITALIE
Présente en Italie depuis 1885, la CCI France Italie offre aux sociétés françaises qui souhaitent exporter, développer leurs activités et s’implanter en Italie, un réseau entrepreneurial franco-italien sans équivalent et un appui qualifié et ciblé. Le siège principal se trouve à Milan ; depuis 2023, une antenne est également présente à Naples, au sein du Consulat Général de France ; à partir de mai 2025, une nouvelle antenne est ouverte à Rome, au sein du Consulat Général de France.
Directrice Générale : Cécile BOURLAND – +39 338 680 08 82 – [email protected]
Responsable pôle services : Marie-Laure BELIN – +39 02 72 53 72 13 – [email protected]
Site : chambre.it

PRAMEX INTERNATIONAL
Prestataire expérimenté et implanté en Italie, Pramex International accompagne les entreprises françaises dans la création et la gestion de leurs filiales italiennes. L’accompagnement va bien au-delà de la seule création de filiale : Pramex aide à mettre en place toute la gestion RH, comptable et fiscale, avec des interlocuteurs habitués à travailler avec des sociétés étrangères.
Site : pramex.com/implantation-italie
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/pramex-international

Avocats d’affaires francophones

ALTEREGAL – Avocats d’affaires en France et en Italie
Cabinet franco-italien spécialisé en droit des affaires, des sociétés, fusions-acquisitions, droit du travail et recouvrement de créances. Alteregal est membre de la CCI France Italie et figure sur les listes de notoriété du Consulat Général de France à Milan et du Consulat Général d’Italie à Paris.
Adresse : Foro Buonaparte, 46 – 20121 Milano
Tél. : +39 02 79 92 21 (Milan) / +39 011 26 30 954 (Turin)
Email : [email protected]
Site : alteregal.eu

PMT LEX – Cabinet d’avocats Rome et Milan
Cabinet situé à Rome et à Milan, né en 2006 en tant qu’association professionnelle à forte connotation internationale. Le cabinet s’occupe particulièrement de la clientèle française et francophone et travaille couramment en français, italien et anglais, avec une vaste expertise en droit des sociétés, contrats commerciaux, droit du travail et droit immobilier.
Site : pmtlex.fr

PORTOLANO CAVALLO
Cabinet italien de premier plan avec un pôle français dédié, spécialisé dans les secteurs Digital-Media-Tech, Life Sciences et droit des affaires. Tous les professionnels du cabinet sont en mesure d’interagir avec les clients en anglais et en français.
Adresse Milan : Piazza Borromeo, 12 – 20123 Milan – Tél. : +39 02 722341
Adresse Rome : Via Rasella, 155 – 00187 Rome – Tél. : +39 06 696661
Site : portolano.it/fr/practice-areas/pole-francais

DS AVOCATS MILAN
Bureau milanais du cabinet français DS Avocats, l’un des principaux cabinets d’affaires français à dimension internationale. DS Avocats Milan assiste ses clients sur l’ensemble des questions de droit des affaires, droit commercial et droit des sociétés en Italie, ainsi que dans les transactions transfrontalières.
Email : [email protected]
Site : dsavocats.com/en/offices/milan-en

AVENS LEGAL MILAN
Cabinet indépendant et multidisciplinaire, à vocation francophone et internationale, capable d’offrir des services juridiques intégrés, à forte valeur ajoutée et personnalisés à ses clients italiens, francophones et internationaux. Inscrit sur la liste des avocats de confiance du Consulat Général de France à Milan.
Site : membrettilex.com/fr

Sources d’information internet

Ambassade de France en Italie – Site officiel, actualités et services consulaires

Ambassade d’Italie à Paris – Site officiel de la représentation italienne en France

DG Trésor – Fiche Italie – Publications économiques et équipe du Service économique régional de Rome

Business France Italie – Accompagnement export et VIE, bureau de Milan

CCI France Italie – Réseau d’affaires franco-italien, services aux entreprises

Pramex International – Italie – Ressources pratiques sur la création de filiale et la gestion en Italie

Team France Export – Impact Italy – Programme d’accélération pour PME et startups françaises en Italie

Sources : Ambassade de France en Italie – Contacts (2026), DG Trésor – Équipe SER Rome (2026), Business France Italia – Contact (2025), CCI France Italie (2025-2026), Le Petit Journal – CCI France Italie ouvre à Rome (mai 2025), Ambassade d’Italie Paris – Services (2026), Alteregal (2025), Portolano Cavallo – Pôle français (2025), DS Avocats Milan (2025), OSCI – Pramex International (2026)

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Indicateurs de performance logistique

Le rapport Doing Business de la Banque mondiale a été définitivement arrêté en septembre 2021. Il est remplacé par le rapport Business Ready (B-READY), dont la deuxième édition, publiée en 2025, couvre 101 économies dans le cadre d’un déploiement progressif sur trois ans (2024-2026). L’Italie a fait l’objet d’un rapport subnational B-READY spécifique, commandé par la Commission européenne (DG Regio) et mis en œuvre par la Banque mondiale, couvrant 13 villes italiennes. Ce rapport subnational, présenté en décembre 2025, ne donne pas de score agrégé national comparable aux autres économies couvertes par le rapport principal B-READY 2025. L’Italie devrait être intégrée au périmètre complet du rapport B-READY 2026.

En matière de performance logistique globale, la référence internationale demeure le Logistics Performance Index (LPI) de la Banque mondiale, dont la dernière édition disponible (2023) permet des comparaisons entre 139 pays. Dans ce classement 2023, l’Italie se situe au 19e rang mondial, avec un score global de 3,7/5, soit la cinquième place parmi les pays de l’Union européenne, à égalité avec la Grèce. Sur le pilier douanier, l’Italie obtient un score de 3,4/5 pour l’efficacité douanière. Ce positionnement reflète une performance correcte, mais en retrait par rapport aux grands voisins européens : l’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande ou la Belgique dépassent tous le score de 4,0.

Le DHL Global Connectedness Report 2026, publié début avril 2026 conjointement par DHL et la NYU Stern School of Business, constitue l’autre référence majeure pour évaluer l’intégration d’un pays dans les flux commerciaux mondiaux. Ce rapport fournit l’analyse la plus complète disponible des flux internationaux de commerce, de capitaux, d’information et de personnes, sur la base de plus de 9 millions de points de données. Il souligne que les échanges commerciaux de marchandises et les investissements directs à l’étranger ont parcouru en 2025 leurs plus longues distances moyennes jamais enregistrées, et que Singapour demeure le pays le mieux connecté au monde. Les données individuelles par pays (dont l’Italie) sont accessibles via l’outil interactif disponible sur le site DHL.

L’Index of Economic Freedom 2025 de la Heritage Foundation classe l’Italie au 80e rang mondial, avec un score de 60,9/100, ce qui la positionne dans la catégorie « modérément libre ». Le score de liberté commerciale (trade freedom) atteint 79,6/100, reflétant l’appartenance de l’Italie à l’Union douanière européenne. La Heritage Foundation a publié sa 32e édition (Index 2026) en février 2026 ; le score moyen mondial est de 59,9, en légère progression de 0,2 point par rapport à l’édition 2025. Les données détaillées pour l’Italie dans cette édition 2026 ne sont pas encore disponibles au moment de la rédaction de cette fiche.

Cadre douanier et réglementaire

L’Italie applique les réglementations douanières de l’Union européenne, avec une supervision locale assurée par l’Agenzia delle Dogane e dei Monopoli (ADM). Les importateurs doivent se conformer aux droits de douane, à la TVA et aux exigences spécifiques aux produits. Les échanges intra-UE s’effectuent sans procédures douanières, dans le cadre du marché unique. Le Code des douanes de l’Union (CDU), adopté en 2013 et applicable dans ses dispositions substantielles depuis 2016, constitue le cadre réglementaire de référence.

Pour les importations hors-UE, la déclaration d’importation doit être soumise électroniquement via le système douanier de l’UE ou le portail douanier italien. Les documents clés comprennent la facture commerciale, la liste de colisage, le connaissement, ainsi que les certificats ou licences nécessaires. Les droits de douane sont calculés sur la valeur CIF (coût, assurance et fret) des marchandises, selon le code tarifaire défini par les systèmes SH et NC. Le taux normal de TVA est de 22 %. Des taux réduits de TVA s’appliquent à 10 % pour les produits alimentaires et les utilités, à 5 % pour certains biens de santé essentiels, et à 4 % pour les produits alimentaires de base, les livres et les médicaments.

En janvier 2025, de nouvelles dispositions du Code des douanes de l’UE ont été mises en œuvre, affectant les procédures de classification et d’évaluation. Le taux normal de TVA demeure à 22 %, mais de nouveaux taux réduits ont été introduits pour certaines catégories de produits. Le système de déclaration douanière numérique est désormais pleinement opérationnel en 2025.

Depuis le 1er juillet 2009, toutes les entreprises établies hors de l’UE doivent disposer d’un numéro EORI pour déposer une déclaration douanière ou une déclaration sommaire d’entrée/sortie. Les entreprises françaises utilisant ce numéro peuvent l’employer pour leurs exportations vers n’importe quel État membre de l’UE.

Le statut d’Opérateur Économique Agréé (OEA) est géré par l’ADM et reconnu par l’ensemble des États membres. Il existe deux types d’autorisation OEA : « simplification douanière » ou « sécurité et sûreté », permettant respectivement des simplifications relatives à la législation douanière et des facilitations liées aux procédures de sécurité.

Infrastructure logistique

L’Italie dispose d’une infrastructure logistique diversifiée. Le pays compte plusieurs grands ports de commerce : Gênes, La Spezia, Trieste, Gioia Tauro et Livourne constituent les principaux nœuds de l’import-export maritime. En 2025, l’Italie a établi une Zone Logistique Simplifiée (ZLS) en Friuli Venezia Giulia, axée sur les ports de Trieste, Monfalcone et San Giorgio di Nogaro. Par ailleurs, depuis 2024, la Zone Économique Spéciale (ZES) pour le Mezzogiorno regroupe les anciens dispositifs régionaux des huit régions du Sud, offrant des avantages fiscaux et des simplifications administratives.

Sur le plan aérien, les plateformes de Malpensa (Milan), Fiumicino (Rome), Bergame-Orio al Serio et Bologne assurent l’essentiel du fret aérien. L’Italie est également traversée par des corridors ferroviaires européens (Méditerranée, Rhin-Alpes, Baltique-Adriatique) qui structurent les connexions logistiques avec l’Europe centrale et du Nord.

Des économies comme l’Italie se distinguent en proposant des services entièrement numériques et intégrés : les entreprises peuvent effectuer des démarches d’enregistrement en ligne et bénéficier de systèmes interopérables.

Points de vigilance

Malgré un cadre douanier globalement efficace pour les flux intra-UE, plusieurs points méritent l’attention des exportateurs français :

Bureaucratie et lenteurs administratives : les délais de dédouanement pour les marchandises hors-UE peuvent varier sensiblement selon les bureaux de douane et les catégories de produits. La douane peut procéder à une inspection physique des marchandises ; le délai de traitement est généralement de 1 à 3 jours ouvrables pour des dossiers complets.

Disparités régionales : le rapport subnational B-READY (2025) révèle des écarts significatifs dans les procédures administratives entre les 13 villes italiennes étudiées, l’Italie se démarquant par l’ampleur de ses disparités internes au sein des 12 pays de l’UE couverts par le même exercice.

Certification et normes produits : une conformité aux normes européennes et italiennes peut être exigée pour certains produits comme l’électronique, les textiles et les produits agricoles.

Corruption et criminalité organisée : la corruption et la criminalité organisée restent des obstacles significatifs à l’investissement et à la croissance économique dans certaines parties de l’Italie, malgré les efforts des gouvernements successifs pour réduire les risques. Ce phénomène est plus marqué dans le Mezzogiorno et dans certains secteurs de la distribution physique.

⚠ Point d’attention : Suite à l’accord commercial UE-États-Unis dit « de Turnberry » (27 juillet 2025), les importations en provenance de l’Union européenne sont désormais soumises à un droit de douane de base de 15 % aux États-Unis, porté à 50 % pour l’acier et l’aluminium. L’Italie exporte vers les États-Unis pour 65 milliards d’euros (2024), ce qui en fait son premier partenaire commercial hors-UE. Au-delà du vin, ce tarif de 15 % pourrait pénaliser les exportations italiennes à hauteur de 22 milliards d’euros dans des secteurs comme la mode, les pharmaceutiques et l’agro-alimentaire. Malgré ces pressions, les exportations italiennes vers les États-Unis ont progressé de 7,2 % en 2025, pour atteindre 69,6 milliards d’euros, les produits de luxe et les segments haut de gamme ayant résisté. En 2026, la stabilisation du tarif à 15 % réduit l’incertitude mais détériore la compétitivité relative de l’Italie face à des concurrents comme la Chine ou l’Inde qui bénéficient de taux désormais proches de 15 %. Les exportateurs français présents en Italie qui réexportent vers les États-Unis doivent intégrer ce nouveau paramètre dans leurs calculs de prix de revient et leurs stratégies de chaîne d’approvisionnement. Un risque supplémentaire pèse sur le secteur des pâtes : une procédure antidumping américaine pourrait porter les droits sur les pâtes italiennes à 107 %, ce qui menacerait directement les exportateurs du secteur.

Sources : Banque mondiale, B-READY (2025), Banque mondiale, LPI (2023), DHL Global Connectedness Report (2026), Heritage Foundation, Index of Economic Freedom (2025), Agenzia delle Dogane e dei Monopoli (2026), U.S. Department of Commerce, Italy Customs Regulations, Subnational B-READY Report on Italy, World Bank/EIEF (2025), Grassi Advisors, US Tariffs Italy (2025), CTI, US Tariffs Impact 2026

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