Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Population : 92,4 millions d’habitants (2025, estimation mi-année)
Capitale : Téhéran
Devise : Rial iranien
Taux de croissance du PIB réel : 2026 : +1,1 % (prévision FMI, WEO octobre 2025) ; 2025 : +0,6 % (FMI, WEO octobre 2025). Après avoir enregistré une croissance à 3,5 % en 2024/2025, le FMI prévoyait une hausse du PIB limitée à 0,3 % en 2025/2026, avant révision à la hausse dans les WEO successifs. La Banque mondiale, plus pessimiste, projette une contraction du PIB de −1,7 % en 2025 et de −2,8 % en 2026.
PIB nominal (2025) : 356,5 Mds USD (FMI, 2025)
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD) : 18 420 USD (2024, Banque mondiale)
Taux d’inflation : 48,6 % en octobre 2025, puis 42,2 % en décembre 2025. Le FMI anticipe un taux annuel moyen de 42,4 % pour 2025, contre 32,5 % en 2024.
Taux de chômage : 7,8 % (taux de chômage officiel, premier trimestre 2025), avec un taux de participation de la population active de 40,1 %
Dette publique / PIB : 34,6 % en 2024 (en hausse de 0,6 point sur un an) ; estimée à 34,9 % pour 2025 (FMI)
Déficit budgétaire / PIB : estimé à 3,4 % du PIB (2024/2025), creusé par d’importantes dépenses hors budget
Réserves de change : environ 33,8 Mds USD (2025, FMI), sous pression en raison de la baisse des revenus pétroliers et des sanctions persistantes
Sources : FMI (WEO octobre 2025, WEO Update janvier 2026) ; Banque mondiale (WDI 2024) ; DG Trésor.
Conjoncture
⚠ Point d’attention — Conflit armé en cours (depuis le 28 février 2026) : La guerre d’Iran de 2026, ou Troisième guerre du Golfe, est un conflit débuté le 28 février 2026 par une opération militaire conjointe américano-israélienne, consistant en des frappes aériennes ciblées sur l’Iran. La fermeture de facto du détroit d’Ormuz par l’Iran provoque une perturbation immédiate des livraisons mondiales de gaz et de pétrole. L’activité économique devrait rester faible en 2026 ; l’escalade du conflit avec Israël et les États-Unis en juin 2025, puis en février-mars 2026, a exacerbé des pressions structurelles et macroéconomiques préexistantes. Les conséquences à moyen terme sur les exportations, les infrastructures et la stabilité du régime restent très incertaines à la date de rédaction (10 avril 2026).
⚠ Point d’attention — Sanctions ONU rétablies (septembre 2025) : Face à l’échec des négociations sur le programme nucléaire iranien, les sanctions de l’ONU contre l’Iran ont été formellement rétablies le 28 septembre 2025 ; elles avaient été levées en 2015 dans le cadre d’un accord international. La réactivation des résolutions onusiennes rétablit un régime strict : embargo militaire et nucléaire, Téhéran ne pouvant plus recevoir d’armes lourdes, de technologies balistiques ni de matériel pouvant servir à son programme atomique. Le 7 avril 2026, l’Iran et les États-Unis ont convenu d’un cessez-le-feu temporaire de deux semaines, dont l’issue reste très incertaine.
Une économie sous pression maximale avant même le conflit de 2026
En janvier 2026, l’Iran traversait déjà la crise économique la plus profonde et la plus longue de son histoire contemporaine. Les sanctions internationales, en particulier celles rétablies sous la présidence de Donald Trump, limitaient fortement les exportations pétrolières et l’accès aux marchés mondiaux. Doté des quatrièmes réserves mondiales prouvées de pétrole et des premières réserves prouvées de gaz naturel, l’Iran reste néanmoins l’une des économies les plus diversifiées de la région, avec un tissu industriel comprenant l’automobile, la pétrochimie, la sidérurgie et la pharmacie.
La révision à la baisse des prévisions de croissance reflète le renforcement des sanctions américaines sous Donald Trump, qui avait promis de réduire à zéro les revenus pétroliers iraniens. En avril 2025 seul, l’administration américaine avait imposé huit nouveaux paquets de sanctions ciblant les pétroliers et les réseaux commerciaux facilitant la vente de pétrole iranien. Entre janvier et avril 2025, les importations chinoises en provenance d’Iran étaient tombées à 1,38 million de barils/jour, soit environ 7 % en dessous de la moyenne de 2024.
L’inflation a atteint plus de 48,6 % en octobre 2025, puis 42,2 % en décembre 2025, pesant lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages. Plusieurs facteurs alimentent cette spirale : l’effondrement du rial, le manque d’accès aux réserves étrangères, l’emprunt domestique excessif et la hausse des coûts d’importation sous sanctions. Début février 2026, un dollar américain équivalait à environ 2 661 953 rials iraniens, contre 41 848 rials en avril 2024, illustrant une dépréciation de la monnaie de plus de dix fois en six ans.
En décembre 2025 et janvier 2026, des manifestations nationales se sont déclenchées en Iran, provoquées par l’effondrement économique et la chute du rial. Les sanctions renforcées, l’inflation galopante et la chute du rial avaient pesé sur les conditions de vie, contribuant à des protestations sociales géographiquement étendues débutées fin décembre 2025.
Structure des échanges extérieurs : une concentration extrême vers l’Asie
Selon les chiffres de l’OMC, en 2023, l’Iran avait exporté pour 97,3 Mds USD de biens contre 66 Mds USD d’importations. Pour 2025, le FMI projetait une baisse de 16 % des exportations totales (biens et services) à environ 100 Mds USD, et une baisse de 10 % des importations à 98 Mds USD, laissant un excédent commercial réduit à environ 2 Mds USD, contre 10 Mds USD l’année précédente. Ces projections ont été établies avant l’aggravation du conflit militaire de février 2026.
Selon l’OMC, plus d’un quart des échanges commerciaux de l’Iran ont été réalisés en 2024 avec la Chine, pour 18 Mds USD d’importations et 14,5 Mds USD d’exportations. En 2025, la Chine achetait plus de 80 % du pétrole expédié par Téhéran, confirmant une dépendance structurelle. L’Irak se plaçait au deuxième rang des partenaires commerciaux (10,5 Mds USD d’importations de marchandises iraniennes), suivi des Émirats arabes unis (plus de 7,5 Mds USD) et de la Turquie, dont les échanges avec l’Iran avaient bondi de 4,7 à 7,3 Mds USD en 2025.
En 2023, les principaux partenaires à l’exportation de l’Iran étaient la Chine (34,8 %), la Turquie (16,5 %), l’Inde (7,7 %), le Pakistan (7,1 %) et l’Arménie (4,5 %) ; tandis que les importations provenaient principalement de Chine (34,4 %), des Émirats arabes unis (19,9 %), de Turquie (10,5 %) et du Brésil (7,9 %). L’Europe demeure marginale dans ce dispositif commercial.
Les exportations non pétrolières — principalement pétrochimie, métaux/minéraux et produits agricoles — sont en déclin sous l’effet des contrôles de sécurité renforcés aux ports et aux postes-frontières, des retards d’expédition, de la hausse des coûts d’assurance et de transport, ainsi que des pénuries persistantes d’énergie et d’eau. La demande d’importations reste atone en raison des pénuries de devises et de la dépréciation du rial.
Points de vigilance
Risque de change extrême : le rial a perdu plus de dix fois sa valeur face au dollar en six ans, rendant toute transaction en devise locale particulièrement risquée pour les créanciers étrangers.
Fuite de capitaux structurelle : la Banque centrale iranienne estimait que 14 Mds USD avaient quitté le pays au cours des neuf derniers mois de 2024, après 20 Mds USD l’année précédente.
Dépendance pétrolière : les hydrocarbures représentent entre 85 et 90 % des recettes d’exportation, 40 à 50 % des ressources budgétaires et 15 à 20 % du PIB. Le choc des frappes de 2025-2026 sur les infrastructures énergétiques accentue cette vulnérabilité.
Exclusion bancaire internationale : les banques iraniennes sont exclues du système financier international, ce qui rend les règlements commerciaux très difficiles, même pour des biens non sanctionnés.
Risque de déstabilisation du détroit d’Ormuz : toute extension du conflit au détroit d’Ormuz — par lequel transite près de 20 % du pétrole consommé dans le monde — pourrait perturber les routes commerciales et faire flamber les prix sur les marchés mondiaux.
Négociations nucléaires Iran–États-Unis en cours : le 6 avril 2026, des négociations indirectes entre l’Iran et les États-Unis, médiatisées par le Pakistan à Islamabad, ont abouti à une proposition de cessez-le-feu de 45 jours que l’Iran a rejetée, appelant à une solution permanente. L’issue de ces tractations conditionne directement l’évolution du régime de sanctions et, partant, la capacité exportatrice de l’Iran.
Sources : FMI – Iran Country Data (WEO octobre 2025, WEO Update janvier 2026), Banque mondiale – GNI per capita PPP (2024), DG Trésor – Iran, indicateurs de conjoncture (2025), Iran International – IMF Regional Economic Outlook (mai 2025), Coface – Country risk file Iran (2026), Les Affaires / OMC – Partenaires commerciaux Iran (janvier 2026), Vie publique – Rétablissement sanctions ONU (octobre 2025), Négociations Iran–États-Unis 2025–2026 (avril 2026)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
⚠ Point d’attention : Face à l’échec des négociations sur le programme nucléaire iranien, les sanctions de l’ONU contre l’Iran ont été formellement rétablies le 28 septembre 2025. Elles avaient été levées en 2015 dans le cadre d’un accord international qui engageait Téhéran à ne pas se doter de l’arme nucléaire. Ce retour des sanctions fait suite à l’activation, le 28 août 2025, par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, du mécanisme de « snapback », en raison des violations répétées par Téhéran de ses engagements nucléaires. La situation a basculé à l’été 2025 lorsque l’AIEA a alerté sur l’ampleur des stocks d’uranium enrichi à 60 %, un niveau proche de celui nécessaire pour une arme nucléaire, tandis qu’une confrontation entre l’Iran et Israël au mois de juin s’est soldée par des raids américains sur des sites nucléaires sensibles à Fordo, Ispahan et Natanz. Le rial a atteint un plus bas historique face au dollar après l’annonce des sanctions, à environ 1,1 million de rials pour un dollar, contre environ 900 000 début août 2025. Ces événements aggravent encore davantage les conditions d’accès au marché iranien pour les exportateurs français et pèsent sur les perspectives de croissance du pays.
Population (millions, 2025) : 92,42
Taux de croissance du PIB réel : 2026 : 1,1 % (prév.) ; 2025 : 0,6 % (estim.)
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 18 420
Échanges de marchandises (2024, Md USD, source OMC) : Export : 56,0 ; Import : 68,6
Principaux clients (2024, source OMC) : Chine (26,0 %), Irak (20,9 %), Émirats arabes unis (12,8 %), Turquie (10,9 %), Afghanistan (4,1 %)
Principaux fournisseurs (2024, source OMC) : Émirats arabes unis (30,6 %), Chine (26,0 %), Turquie (16,3 %), Union européenne (8,9 %), Inde (2,3 %)
Exportations françaises 2024 : 0,255 Md EUR (−10 % sur 2023) ; l’Iran n’est plus que le 87e client de la France dans le monde et le 104e partenaire commercial global.
Indice de perception de la corruption (2024) : 151/180 — score : 23/100
Sources : FMI – Iran country page (2026), OMC Tariff & Trade Data – Iran (2024), DG Trésor – Relations bilatérales Iran (2024), Banque mondiale / Trading Economics – RNB/hab. PPA (2024), Transparency International – IPC 2024, Vie-publique.fr – Snapback ONU (octobre 2025)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
Iran – Mobilité et vie sur place
⚠ Point d’attention CRITIQUE : L’Iran traverse depuis fin 2025 une crise sans précédent combinant guerre, répression interne et effondrement économique. Le 28 février 2026, une opération militaire conjointe américano-israélienne a lancé des frappes aériennes ciblées sur l’Iran (opération « Lion rugissant » côté israélien, « Fureur épique » côté américain). Le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a été tué dans cette attaque. En raison de la guerre au Proche-Orient et du risque sécuritaire croissant, l’ambassade de Suisse à Téhéran est provisoirement fermée depuis le 11 mars 2026. Le risque d’escalade est très élevé dans toute la région et l’espace aérien est fermé. Le 7 avril 2026, l’Iran et les États-Unis ont convenu d’un cessez-le-feu provisoire de deux semaines. La situation reste extrêmement volatile et les conditions d’accès au pays sont profondément perturbées. Toute mission professionnelle ou déplacement en Iran est à proscrire dans ce contexte.
⚠ Point d’attention : Des protestations ont éclaté en Iran le 28 décembre 2025, des populations réclamant un changement fondamental. Les autorités iraniennes ont répondu par une répression meurtrière sans précédent et ont coupé tout accès Internet à partir du 8 janvier 2026. La répression a causé entre 3 500 et 6 000 morts selon diverses ONG, et jusqu’à 30 000 selon des sources hospitalières rapportées par le magazine Time, en faisant la période de répression la plus meurtrière documentée par Amnesty International en Iran depuis des décennies. Les sanctions de l’ONU contre l’Iran ont été formellement rétablies le 28 septembre 2025 à la suite de l’activation du mécanisme de « snapback » par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.
S’y rendre
Recommandation officielle : Il est formellement déconseillé de se rendre en Iran, quel qu’en soit le motif, selon le ministère français des Affaires étrangères (mise à jour mars 2026). Cette recommandation, déjà en vigueur avant les événements récents, revêt aujourd’hui un caractère d’urgence absolue compte tenu du conflit armé en cours et de l’instabilité intérieure.
Visa : Dans le contexte de conflit armé actuel, les conditions d’entrée sont suspendues de facto. Pour information, hors période de crise, il était fortement recommandé d’entamer les formalités d’obtention du visa plusieurs semaines à l’avance auprès de l’ambassade d’Iran à Paris, la délivrance pouvant être très tardive. Les services consulaires iraniens prenaient les empreintes digitales de tous les ressortissants français sollicitant un visa pour l’Iran, cette procédure nécessitant la présence physique du demandeur. La durée de validité des visas de tourisme ou d’affaires ne dépassait pas un mois. Une procédure de visa à l’arrivée dans certains aéroports internationaux (visa on arrival, 30 jours, 75 €) était accessible aux ressortissants français après pré-enregistrement en ligne, mais il était préférable de demander son visa au préalable à l’ambassade d’Iran ; ce type de visa n’est pas compatible avec un passeport diplomatique ou de service.
Documents requis : Passeport en cours de validité, valable au moins 6 mois après la date de retour. Le passeport ne doit comporter aucun visa ou tampon israélien. L’importation d’alcool est interdite en Iran, tout comme l’exportation sans autorisation d’antiquités ou de tapis anciens.
Accès aérien : L’espace aérien est actuellement fermé (situation au 10 avril 2026). Pour mémoire, la compagnie Iran Aseman Airlines figure sur la liste des compagnies interdites dans l’espace européen.
Sécurité sur place
L’ambassade de France ne sera pas nécessairement informée de l’arrestation ou de la détention d’un citoyen français, a fortiori s’il s’agit d’un ressortissant franco-iranien, l’Iran ne reconnaissant pas la double nationalité. Les demandes de visites consulaires formulées par l’ambassade engendrent de longs délais d’instruction.
Les personnes étrangères en voyage courent le risque d’être arrêtées, interrogées ou détenues sans raison apparente. Depuis le conflit militaire entre l’Iran et Israël en juin 2025, le nombre d’arrestations de ressortissants étrangers a augmenté. L’attentat du 3 janvier 2024 à Kerman avait déjà rappelé l’existence d’un risque terroriste en Iran, les autorités iraniennes ayant depuis revu à la hausse leur évaluation du risque terroriste.
Les recommandations des autorités françaises consistent à se conformer scrupuleusement à la réglementation iranienne et aux usages locaux, notamment s’agissant des tenues vestimentaires, à se tenir à l’écart de tous les rassemblements, à s’abstenir de prendre des photographies dans l’espace public, à ne pas avoir en sa possession un drone, et à éviter d’exprimer publiquement toute prise de position pouvant être interprétée comme une critique contre le régime.
Il est rappelé que les déplacements vers l’Afghanistan, le Pakistan ou l’Irak depuis l’Iran sont formellement déconseillés, le risque d’enlèvement y étant très important.
Chiffres clés
GPI 2025 (Global Peace Index) : L’Iran est classé 142e sur 163 pays au GPI 2025 (Institut for Economics & Peace, juin 2025)
Communauté française : Quelques centaines de Français immatriculés à Téhéran (chiffre le plus récent disponible : 1 146 Français inscrits sur les registres consulaires au 31 décembre 2016, la communauté étant localisée principalement à Téhéran — données plus récentes non publiées en raison du contexte)
Coût de la vie : Le coût de la vie en Iran est estimé à 575 $/mois en 2026, ce qui est 2 fois moins cher que la moyenne mondiale. L’Iran est classé 170e sur 197 pays (livingcost.org, 2026). Le coût de la vie en Iran est en moyenne 67,6 % moins élevé qu’en Allemagne, et les loyers 69,5 % inférieurs (Numbeo, avril 2026). Ces données ne reflètent plus la réalité dans un contexte de conflit armé et d’effondrement monétaire.
Inflation : L’inflation a bondi à 48,6 % en octobre 2025 et à 42,2 % en décembre 2025, fragilisant fortement le pouvoir d’achat local.
Marché du travail et installation
Dans le contexte de crise actuel, toute perspective d’expatriation professionnelle en Iran est suspendue. Pour mémoire, hors période de crise, le cadre réglementaire était le suivant :
L’emploi des étrangers est très contraint. Il est indispensable d’obtenir un permis de travail spécifique, délivré pour un an par le ministère du Travail, qui doit également autoriser l’employeur à embaucher un étranger. La procédure est simplifiée quand l’embauche d’un étranger est liée à un investissement direct, lorsque le demandeur justifie de 10 ans de présence continue en Iran ou est le conjoint d’un ressortissant iranien.
L’Iran connaît un taux de chômage généralement supérieur à 10 %, ce chiffre ne rendant pas compte du sous-emploi ni des travailleurs du secteur informel. Le taux d’emploi des femmes est particulièrement bas, alors qu’elles constituent désormais la majorité des jeunes diplômés.
Les secteurs accessibles aux expatriés en temps normal incluaient l’industrie du pétrole et du gaz, secteur clé, ainsi que la technologie et les start-ups, en développement rapide. Les sanctions et tensions internationales peuvent affecter la stabilité économique et impactent directement les opportunités d’emploi pour les étrangers.
La semaine de travail en Iran s’étend généralement du samedi au jeudi, le vendredi étant le jour de repos islamique. La plupart des administrations sont également fermées le jeudi.
Vie quotidienne et usages
Les femmes, y compris les étrangères, doivent se couvrir la tête d’un foulard et porter des vêtements longs et amples dans tous les espaces publics, y compris en voiture. Les jambes ne peuvent être nues. Les hommes doivent porter des pantalons longs. Ces règles s’appliquent dès la sortie de l’avion. Les hôtels vérifient que les couples sont mariés. Il n’est pas d’usage de se livrer en public à des démonstrations d’affection appuyées, ni de tendre la main à une personne de sexe opposé.
L’alcool et les stupéfiants sont totalement prohibés. La détention de drogues peut amener à des peines de prison, voire à la peine capitale dans les cas les plus graves.
L’accès à Internet, en dehors des sites iraniens, est souvent difficile et la plupart des réseaux sociaux sont interdits. L’utilisation de VPN est également interdite. Le contexte de conflit armé a aggravé cette situation, avec des coupures totales d’Internet documentées depuis janvier 2026.
Téhéran et plusieurs grandes villes d’Iran sont confrontées à des niveaux de pollution très élevés, dangereux pour la santé. Il est conseillé de réduire toutes les activités à l’extérieur et de s’hydrater autant que possible. Les personnes souffrant de maladies respiratoires, les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées sont invitées à ne pas sortir sauf en cas de nécessité.
Transports et déplacements internes
Les trains sont lents, mais bon marché et d’un confort acceptable sur certaines liaisons : Téhéran-Machhad, Téhéran-Bandar-Abbas, Téhéran-Tabriz notamment. Des trains-couchettes desservent les plus grandes villes.
Les transports aériens intérieurs fonctionnaient bien et desservaient toutes les villes significatives de province. La flotte d’aéronefs est vieillissante mais sa maintenance était satisfaisante. Il était prudent de réserver ses billets à l’avance, étant donné la forte affluence sur les vols intérieurs. Ces services sont actuellement interrompus en raison du conflit.
Les démarches liées à l’entrée et à la sortie d’un véhicule personnel en Iran sont complexes et aléatoires, avec un risque d’amende, voire de saisie du véhicule.
Santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France.
Avant tout départ, le voyageur doit s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche et la rougeole. Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires : Hépatite A et fièvre typhoïde en fonction des conditions et de la durée de séjour, Hépatite B en cas de séjours fréquents ou prolongés.
Contacts utiles
Ambassade de France en Iran : 64-66 rue Neauphle-le-Château, 11348 Téhéran — Ambassadeur : Pierre Cochard (depuis 2025) — Site : ir.ambafrance.org
France Consulaire (démarches) : +33 (0)3 59 39 71 66 (appel international) ou via appel audio Internet (gratuit)
Ambassade d’Iran à Paris : 4 avenue d’Iéna, 75116 Paris — Tél. : 01.40.69.79.00
Centre de crise du MEAE (24h/24) : diplomatie.gouv.fr/iran
Inscription Ariane : pastel.diplomatie.gouv.fr/fildariane
Conseils pratiques
Ne pas se rendre en Iran dans le contexte actuel. La recommandation officielle française est le déconseillé formel, quel qu’en soit le motif (mise à jour mars 2026).
Si vous êtes déjà présent en Iran : les Français déjà présents en Iran sont invités à se faire connaître de l’ambassade de France. Utilisez les transports commerciaux disponibles pour quitter le pays.
S’inscrire impérativement sur le registre Ariane avant tout déplacement.
En cas de visite professionnelle dans un contexte post-crise : anticiper le visa plusieurs semaines à l’avance et bien conserver dans son passeport la fiche d’entrée remplie au moment du franchissement de la frontière, celle-ci étant demandée au moment de la sortie du territoire.
Voyageurs ayant visité l’Iran : noter que les voyageurs qui se sont rendus en Iran depuis le 1er mars 2011 ne peuvent pas bénéficier du programme d’exemption de visa (ESTA) pour les États-Unis.
Ne jamais photographier d’installations militaires, frontalières ou gouvernementales. Il est formellement déconseillé de se rendre en Iran avec un drone. Le possesseur d’un drone peut être suspecté par les autorités iraniennes de se livrer à des activités d’espionnage.
Le camping sauvage est interdit en Iran. Les personnes qui s’y adonneraient s’exposent à une arrestation et à des poursuites judiciaires.
Sources : Ministère français des Affaires étrangères – Conseils aux voyageurs Iran (mars 2026), Ambassade de France en Iran (avril 2026), Global Peace Index 2025 – IEP (juin 2025), Numbeo – Cost of Living Iran (avril 2026), LivingCost.org Iran (2026), France Diplomatie – Marché du travail Iran, Vie-publique.fr – Sanctions ONU Iran (octobre 2025), Amnesty International – Manifestations Iran janvier 2026, Gouvernement du Canada – Conseils voyageurs Iran (2026), DFAE Suisse – Conseils voyageurs Iran (mars 2026)
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
⚠ Point d’attention : Depuis le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes majeures sur l’Iran, déclenchant une escalade militaire qui bloque le détroit d’Ormuz et perturbe les chaînes d’approvisionnement mondiales. Un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, annoncé le 8 avril 2026, a suspendu les attaques ; l’Iran a accepté de rouvrir le détroit d’Ormuz, mais la trêve reste fragile et son issue incertaine. Dans ce contexte, le gouvernement français, avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, a condamné les attaques iraniennes dans une déclaration commune, et l’Union européenne a étendu ses sanctions contre l’Iran. Tout contact commercial avec l’Iran est soumis à vérification préalable du régime de sanctions en vigueur. Consulter impérativement : tresor.economie.gouv.fr/sanctions-iran (contact : [email protected]).
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE EN IRAN
Représentation diplomatique de la France en République islamique d’Iran. Ambassadeur : Pierre COCHARD. Note : en raison du conflit en cours depuis février 2026, vérifier la continuité des services avant tout contact.
Adresse : 64-66 rue Neauphle-le-Château, 11348 Téhéran, Iran.
Tél. : (00 98 21) 64 09 40 00
Site : https://ir.ambafrance.org/
SERVICE ÉCONOMIQUE DE LA DG TRÉSOR – TÉHÉRAN
Le Service économique assure la représentation des intérêts économiques français auprès des administrations, des institutions et organismes locaux, et nourrit un dialogue avec les autorités iraniennes sur les questions bilatérales et multilatérales en matière économique, commerciale et financière.
Adresse : 64 avenue Neauphle-le-Château, 11348 Téhéran, Iran.
Tél. : +98 21 64 09 46 41 – Télécopie : +98 21 64 09 46 44.
Email : [email protected]
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/IR
BUSINESS FRANCE – COUVERTURE IRAN
Business France ne dispose pas d’implantation directe en Iran. La couverture du marché iranien est assurée depuis les hubs régionaux. Dans le contexte du conflit de 2026, les missions export vers l’Iran sont suspendues. Consulter le portail mondial pour toute information actualisée.
Site : https://www.businessfrance.fr
SANCTIONS IRAN – DG TRÉSOR
Point de contact dédié aux questions relatives à la mise en œuvre des sanctions financières et des contrôles des exportations visant l’Iran.
Email : [email protected]
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/services-aux-entreprises/sanctions-economiques/iran
Les acteurs privés
CCI FRANCE IRAN (CFICI – CHAMBRE FRANCO-IRANIENNE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE)
La CFICI œuvre depuis 1986 comme l’un des plus anciens organismes économiques et commerciaux communs entre l’Iran et la France. Elle aide les entreprises françaises à exporter et à s’implanter en Iran : recrutement, création d’entreprise, prospection, location de bureaux. Activité à vérifier au regard du conflit en cours depuis février 2026.
Adresse : 4e étage, appartement 11, 27 rue Azarshahr, Ave. Iranshahr, 15847 Téhéran.
Tél. : (+98 21) 88 49 14 27
Email : [email protected]
Site : https://www.ccifrance-international.org/notre-reseau/les-cci-fi/moyen-orient/exporter-s-implanter-iran.html
Avocats d’affaires francophones
COHEN AMIR-ASLANI
Premier cabinet international français à s’être implanté de manière indépendante à Téhéran, il est composé d’avocats inscrits aux barreaux de Paris et de Téhéran, juristes et assistants juridiques. L’équipe intervient en matière de due diligence sur les sanctions, de négociations de contrats de joint-venture, de fusions-acquisitions, et accompagne ses clients dans leur implantation en Iran. Présence locale à confirmer au regard du contexte conflictuel de 2026 ; le cabinet conseille aussi depuis Paris.
Bureau Paris : 145 avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris
Tél. Paris : +33 (0)1 53 57 32 80
Site : https://www.cohenamiraslani.com
CABINET BBP AVOCATS ASSOCIÉS
Le Cabinet BBP met en œuvre une approche efficace, concrète et pratique afin que les entreprises françaises et européennes puissent s’installer dans le pays parfaitement informées des us et coutumes locaux. Spécialisé notamment en droit des affaires et en accompagnement pour l’Iran, intervenant depuis Paris.
Site : https://www.bbp-avocats-paris.com/iran-cabinet-bbp-avocats-associes/
Sources d’information internet
Ambassade de France en Iran – Site officiel, informations consulaires et économiques
DG Trésor – Fiche Iran – Publications économiques du Service économique de Téhéran
DG Trésor – Sanctions Iran – Textes réglementaires et contacts sanctions
CCI France International – Iran – Services export et implantation
MEAE – Conseils aux voyageurs Iran – Situation sécuritaire actualisée (mars 2026)
Sources : Ambassade de France en Iran – Organigramme (2025), DG Trésor – Équipe SE Téhéran (2025), Service-Public.fr – Ambassade de France Iran (juin 2025), CCI France International – Iran (2025), DG Trésor – Sanctions Iran (2026), Touteleurope.eu – UE et Iran (avril 2026), Al Jazeera – Cessez-le-feu US-Iran (8 avril 2026), Cohen Amir-Aslani Avocats
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Performance logistique et environnement des affaires
⚠ Point d’attention : Depuis le 28 février 2026, le Détroit d’Ormuz a été largement bloqué par l’Iran après que les États-Unis et Israël ont lancé une campagne militaire aérienne contre le pays, tuant notamment le guide suprême Ali Khamenei. Ce conflit a créé « la plus grande perturbation de l’approvisionnement dans l’histoire du marché pétrolier mondial », forçant un rerouting massif des navires commerciaux autour du Cap de Bonne-Espérance, ajoutant 10 à 20 jours aux délais de transit et faisant bondir les taux de fret maritime jusqu’à 50 % pour les importateurs américains. Un cessez-le-feu fragile États-Unis–Iran est en cours d’examen, mais la réouverture complète et sécurisée du Détroit reste incertaine à la date d’édition de cette fiche (10 avril 2026). Les données logistiques de référence présentées ci-dessous correspondent à la période pré-conflit et sont à considérer comme caduques dans le contexte opérationnel immédiat.
Indicateur de performance logistique (LPI – Banque mondiale)
Le rapport Doing Business a été officiellement arrêté par la Banque mondiale en septembre 2021. La Banque mondiale a décidé d’améliorer et de remplacer le Doing Business, même si le site reste accessible en tant qu’archive. Son successeur, le rapport Business Ready (B-READY) 2025 évalue l’environnement des affaires dans 101 économies. L’Iran ne figure pas parmi les économies couvertes dans cette édition. Une édition complète en 2026 fournira une couverture mondiale élargie et conclura la période de déploiement.
L’indicateur de référence le plus récent disponible pour l’Iran reste le Logistics Performance Index (LPI) 2023 de la Banque mondiale, outil d’analyse comparative permettant des comparaisons entre 139 pays sur six dimensions clés du commerce. L’édition 2023 du LPI mesure pour la première fois la vitesse du commerce grâce à des indicateurs tirés de bases de données de suivi des expéditions. L’Iran est inclus dans cette édition et se situe dans la catégorie des « partial performers » (exécutants partiels), avec un score global d’environ 2,6/5 (chiffre le plus récent disponible), plaçant le pays dans le bas du classement parmi les 139 économies évaluées. Le LPI 2023 classe les pays sur six dimensions : performance douanière, qualité des infrastructures et ponctualité des expéditions, notamment.
Les indicateurs de gouvernance de la Banque mondiale notent l’Iran de façon médiocre sur le contrôle de la corruption, la qualité réglementaire et l’état de droit. Ces problèmes ont des impacts tangibles : des procédures douanières lourdes et la prévalence de paiements informels augmentent les coûts pour les entreprises.
Liberté économique (Heritage Foundation)
Dans le classement Index of Economic Freedom 2026 de la Heritage Foundation, l’Iran obtient un score de 41,8 (–0,7 par rapport à 2025), classé 169e au rang mondial, dans la catégorie « réprimé ». L’Iran figure parmi les 30 pays classés comme « économiquement réprimés ». L’Iran est classé 14e sur 14 pays de la région Moyen-Orient/Afrique du Nord, avec un score bien en dessous des moyennes mondiales et régionales. L’interférence de l’État fragilise chaque catégorie de liberté économique mesurée dans l’indice.
Points de vigilance
Crise du Détroit d’Ormuz (2026) : Le Détroit d’Ormuz — principal point de passage maritime pour le commerce mondial de l’énergie — a été effectivement fermé, les transits journaliers s’effondrant à une fraction des niveaux d’avant-guerre. Les navires de toutes catégories ont été reroutés, optant pour le contournement du Cap de Bonne-Espérance, ce qui ajoute 10 à 14 jours et augmente considérablement les coûts de transport.
Assurances et surcoûts : Peu après le début du conflit, de nombreux assureurs ont notifié l’annulation de la couverture pour les navires transitant par le Détroit d’Ormuz ou ses eaux adjacentes, ou ont imposé des hausses substantielles de primes.
Durée de la perturbation : Même si le détroit rouvre, la perturbation des chaînes d’approvisionnement mondiales se fera sentir longtemps après que les navires auront été autorisés à passer en masse, selon les experts du commerce et de la logistique.
Sanctions renforcées : Les nouvelles sanctions américaines, européennes et onusiennes — réinstaurées dans le cadre du mécanisme de snapback — ont réduit les exportations iraniennes et compliqué l’accès aux marchés financiers, aggravant la pression sur l’économie déjà très sanctionnée du pays.
Commerce de troc : La Chine et l’Iran ont discrètement intensifié leurs échanges commerciaux via des transactions de troc, échangeant des voitures chinoises contre du cuivre et du zinc iraniens pour contourner les sanctions internationales.
Instabilité interne : Depuis fin décembre 2025, des protestations suscitées par la détérioration de l’économie iranienne et l’inflation galopante ont été organisées dans les 31 provinces du pays, y compris dans des zones considérées comme traditionnellement loyales à l’État.
Sources : Banque mondiale – Logistics Performance Index (2023), Banque mondiale – B-READY 2025, Heritage Foundation – Index of Economic Freedom 2026, Congressional Research Service – Iran Conflict and the Strait of Hormuz (2026), EezyImport – Iran War Impact on Global Shipping (avril 2026), Blank Rome – Iran War and International Shipping (2026), Al-Monitor – IMF/Banque mondiale, réunions de printemps 2026 (avril 2026)
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