Automobile : Trois jours avant l’ouverture à Paris du Mondial de l’automobile, la Chine et l’Union européenne ont signé le 9 octobre un accord qui vise à limiter les exportations de véhicules hybrides vers le Vieux Continent via l’instauration d’une forme de quota, portant un coup aux constructeurs chinois de voitures électriques. Un responsable de la Commission européenne a précisé le 12 octobre que les importations de véhicules hybrides dans le bloc seraient limitées à 350 000 unités par an, avec une hausse annuelle prévue de 6 %. Au vu du ralentissement des ventes sur le marché intérieur et profitant du fait que les véhicules hybrides étaient exemptés des tarifs douaniers supplémentaires imposés par l’UE sur les voitures électriques fabriquées en Chine en 2024, les constructeurs chinois ont fortement augmenté leurs livraisons d’hybrides à l’Europe.
États-Unis : Entre le 3e trimestre 2025 et le 2e trimestre 2026, le nombre d’opérateurs résidents exportant vers les États-Unis a enregistré, en glissement annuelle, une hausse de 6 200 opérateurs de moins de 20 salariés (+ 5 700), et de 20 à moins de 250 salariés (+ 400). Le nombre d’opérateurs de 250 salariés ou plus est quant à lui resté stable. Sur la même période, les effectifs d’opérateurs des secteurs de l’agriculture, de l’industrie, du commerce et des services exportant vers les États-Unis sont en hausse de respectivement 300, 1 000, 3 000 et 1 700 sociétés.
Russie : En réponse à la « récente campagne militaire brutale [de la Russie] ciblant délibérément des infrastructures civiles [ukrainiennes] et provoquant de graves souffrances à la population civile », le Conseil européen a adopté de nouvelles mesures restrictives à l’encontre de 1 569 personnes et entités impliquées dans le complexe militaire et industriel de la Russie : 826 entreprises et 743 dirigeants de ces sociétés. Il s’agit du plus grand ensemble d’inscriptions jamais convenu par l’UE, portant à près de 4 600 le nombre total d’inscriptions au titre du régime de sanctions.
Pays émergents : Alors que les conditions de financement à l’échelle mondiale se sont nettement durcies sous l’effet du creusement des déficits publics, des pressions inflationnistes, de la hausse de la concurrence pour les capitaux et des tensions géopolitiques internationales, les marchés émergents sont restés « particulièrement résilients et attractifs », observe une note du cabinet Global Sovereign Advisory (GSA). En témoigne la surperformance des indices obligataires et boursiers de ces pays vis-à-vis des obligations américaines et des actions du reste du monde. Cette résilience s’explique d’abord par l’amélioration des fondamentaux économiques : 48 pays ont vu au moins l’une de leurs notes souveraines relevée entre 2024 et 2026, contre seulement 16 dégradations. La dette publique médiane est passée de 56,3% du PIB en 2020 à 51,6% en 2026, le déficit médian de – 6 % en 2020 à – 2,9 % en 2025, tandis que les réserves officielles médianes ont augmenté de 58 % entre 2020 et 2025. Les banques centrales ont gagné en crédibilité et l’essor des marchés obligataires locaux contribue aussi à cette résilience, estime GSA.
Géo-ingénierie : L’Organisation maritime internationale (OMI) a adopté de nouvelles lignes directrices visant à garantir que la recherche en géo-ingénierie marine ne dégrade pas l’environnement, dans un contexte d’intérêt croissant pour les technologies d’atténuation du changement climatique. Secteur récent, la géo-ingénierie marine désigne les méthodes visant à accroître la capacité des océans à absorber le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère ou à stocker le carbone. À savoir : la fertilisation des océans, l’amélioration de l’alcalinité des océans et l’immersion de la biomasse dans l’océan.
