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FranceAgrimer revoit à la hausse ses prévisions d’exportations de blé et de maïs

26 novembre 2020


Pour la campagne 2020-2021, les exportations de céréales n’atteindront pas les niveaux de la campagne précédente en raison d’une trop faible récolte. FranceAgrimer, l’office national des produits de l’agriculture et de la mer, a cependant revu à la hausse les prévisions de ventes à l’international de blé tendre et de maïs.

Hiver humide, coup de chaud en avril-mail : la météo a eu raison de la moisson de l’été dernier. La production de blé, par exemple, ne devrait atteindre que quelque 30 millions de tonnes, soit la quatrième récolte nationale la plus basse jamais enregistrée selon l’Agreste. Résultat : malgré une hausse de 5 % de la production de maïs, celle de blé tendre devrait chuter de 26 % et l’orge de 24 %. Les exportations s’en ressentiront forcément : FranceAgrimer anticipe des baisses de - 37 % pour le blé tendre et - 28 % pour l’orge. Les exportations de maïs devraient quant à elles augmenter de 9 %.

L’office a cependant revu à la hausse ses prévisions, le 17 novembre, pour le blé tendre et le maïs de respectivement 70 000 et 153 000 tonnes. Pour la campagne 2020-2021, les exportations de blé tendre devraient atteindre 13 317 Kt (contre 20 999 Kt lors de la précédente campagne) accusant des reculs de - 49 % vers les pays tiers et de - 15 % vers l’Union européenne. La correction à la hausse de 70 000 tonnes s’explique par la forte demande actuelle des pays tiers (+ 150 000 tonnes) malgré un recul de celle des pays de l’UE (- 80 000 tonnes).

Retour en force de l’Australie sur le marché mondial du blé tendre

Dans un contexte de forte demande et d’offre réduite, le marché mondial du blé tendre sera tendu. Du côté des principaux acteurs, FranceAgrimer note que certains pays ont modifier leurs règles commerciales pour assurer leur approvisionnement.

C’est le cas de la Turquie qui a décrété la suspension des droits de douane sur les importations de céréales jusqu’au 31 décembre de cette année. Le Pakistan a quant à lui mené un vaste programme d’achats de blé en grain et de farine sur les marchés internationaux afin de contrecarrer une hausse des prix alimentaires sur son marché domestique. Ces importations (1,41 million de tonnes depuis le début de la campagne) ont essentiellement profité à l’Ukraine. L’Algérie, grand importateur de céréales ne s’est finalement pas tournée vers le blé russe, trop cher, mais vers l’Union européenne.

Le grand gagnant pourrait bien être l’Australie qui fait un retour en force sur le marché mondial du blé tendre. Pour la première fois depuis quatre ans, le blé australien est moins cher que celui de la Mer Noire sur les marchés de l’Asie toute proche.  Quel sera l’impact du RCEP, vaste accord commercial signé le 15 novembre entre l’Asean et cinq pays dont l’Australie, sur le marché des céréales dans cette région ? « Pour l’instant, il est encore difficile d’en connaître l’impact, il vient d’être signé, mais il est le signe d’une détente entre la Chine et l’Australie », répond Marc Zribi, chef de l’unité grains et sucre de FranceAgrimer.

L’Arabie saoudite renoue avec les achats d’orge, la Chine bouscule le marché du maïs

Concernant l’orge, dont les exportations françaises devraient passer de 7 866 Kt à 5630 Kt pour la campagne 2020-2021. Les ventes à destination de l’UE ont été revues à la baisse (de -60 000 tonnes) en raison d’une faiblesse de la demande. Sur le marché international, l’Arabie saoudite effectue un retour remarqué avec 730 Kt livrables en janvier-février 2021. Le royaume d’approvisionnement principalement auprès des pays de la Mer Noire et de l’Australie.

Quant au maïs, dont le cours mondial n’avait jamais été aussi bas depuis 2014, il est la seule céréale dont les exportations françaises vont augmenter passant de 4 185 Kt à 4 543 Kt soit une augmentation de 9 %. La bonne compétitivité du maïs français sur le marché européen, en raison d’une faible production en Ukraine, explique à elle seule la révision à la hausse de la prévision établie par FranceAgrimer (+ 153 000 tonnes vers l’UE, mais prévisions inchangées à destination des pays tiers).

Les Etats-Unis devraient enregistrer pour la campagne 2020-2021 des exportations record de maïs de l’ordre de 67 millions de tonnes. Au 29 octobre leurs engagements étaient supérieurs de 174 % à ceux de la campagne précédente. La Chine devance désormais de très loin le Mexique, premier acheteur traditionnel du maïs américain. Pékin devrait attribuer des contingents d’import supplémentaires pour afin d’atténuer la pénurie intérieure. En Ukraine, en raison d’une forte hausse des coûts du fourrage susceptibles de faire augmenter le prix de la viande, les éleveurs de procs et de volailles ont demandé un plafonnement des exportations pour 2020-2021.

Enfin, au Brésil, afin de faciliter les importations de maïs américain pendant la suspension des droits de douane pour les pays en dehors du Mercosur (jusqu’en mars 2021), le gouvernement a reconnu l’équivalence entre les variétés des deux pays. Avec la hausse de la demande intérieure et le resserrement des approvisionnements locaux, les prix du sac de maïs ont atteint des records : 81,48 BRL le sac de 60 kg, soit presque 240 USD la tonne, soit augmentation de 28 % en moins d’un mois.

Sophie Creusillet 

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