Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Capitale : Achgabat
Devise : Manat turkmène (TMT)
Population : 7,62 millions (2025, estimation ONU)
PIB nominal : 72,1 milliards USD (2025, FMI)
Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +2,3 % (prévision FMI) ; 2024 : +3,0 % (estim. FMI)
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD) : 19 929 USD (2023, FMI) — 17 954 USD en PPA selon la Banque mondiale (2024)
Inflation (glissement annuel) : 3,8 % fin 2024 ; 1,1 % en mars 2025 (FMI)
Solde du compte courant : +4,4 % du PIB en 2024 (après +5,9 % en 2023, FMI)
Solde budgétaire : +0,8 % du PIB en 2024 (après +1,3 % en 2023, Banque mondiale)
Dette publique : 3,6 % du PIB en 2024 (après 5,8 % en 2023, FMI – juin 2025)
Conjoncture économique
Un ralentissement lié aux hydrocarbures
L’activité économique a marqué le pas en 2024 : le FMI estime que la croissance a ralenti à 3,0 % contre 4,5 % en 2023, en raison de la faiblesse des exportations d’hydrocarbures. Pour 2025, la progression du PIB est attendue autour de 2,3 %, la croissance des exportations d’hydrocarbures devant rester négative sur l’année avant de se redresser progressivement à moyen terme. Ces prévisions du FMI contrastent fortement avec les statistiques nationales officielles, qui affichent une expansion de 6,3 % en 2025, suscitant de sérieux doutes quant à la fiabilité des chiffres gouvernementaux.
Une économie toujours captive des hydrocarbures
Le pays reste très dépendant des exportations de gaz naturel, de pétrole et de produits pétroliers, qui représentaient ensemble 84,9 % du total des exportations en 2024. Le gaz représente à lui seul 66 % des exportations, dont 85 % sont acheminées vers la Chine. En 2025, la Russie et le Turkménistan ont conservé leur statut de premiers fournisseurs de gaz à la Chine par gazoduc, avec des exportations turkmènes évaluées à 8,41 milliards USD. Malgré le ralentissement de l’économie chinoise, principale destination des exportations d’hydrocarbures, des prix du gaz et du pétrole relativement élevés continuent de soutenir les recettes extérieures.
En dépit du recul des exportations de gaz naturel, de pétrole, de produits pétroliers et d’électricité, les exportations hors énergie ont continué de progresser en 2024, notamment les engrais, les plastiques, les denrées alimentaires transformées, le coton égrené et les fruits et légumes frais.
Finances publiques et position extérieure
Le léger excédent budgétaire devrait se maintenir en 2025 et 2026. Environ 90 % des recettes publiques proviennent des échanges d’hydrocarbures. La dette publique a été ramenée à 3,6 % du PIB en 2024, contre 5,8 % en 2023, témoignant d’un désendettement rapide. Cette dette, très limitée, est détenue en totalité par des créanciers domestiques.
La position extérieure devrait se dégrader progressivement, avec un basculement du compte courant de l’excédent vers le déficit, sous l’effet de la baisse des prix des hydrocarbures, du déclin des exportations pétrolières et d’une devise officielle surévaluée. La hausse des salaires devrait également alimenter la demande d’importations, fragilisant davantage la balance commerciale.
Inflation et politique monétaire
L’inflation a décéléré, passant de 3,8 % fin 2024 à 1,1 % en mars 2025, sous l’effet d’un net ralentissement de l’inflation alimentaire, d’une déflation sur les produits non alimentaires et d’une faible inflation dans les services. À moyen terme, l’inflation est néanmoins anticipée en hausse graduelle vers son niveau historique récent de 8 %, alimentée par la politique d’augmentation annuelle de 10 % des salaires et des retraites des fonctionnaires. Le FMI projette une inflation à 3,9 % en 2025, puis à 5 % en 2026, avec une perspective de retour à 8 % à l’horizon 2030.
Le projet TAPI, enjeu structurant de la diversification
Les autorités turkmènes ont désigné la construction du segment Serhetabat-Hérat du gazoduc Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde (TAPI) comme objectif énergétique prioritaire pour 2026. Le Turkménistan a achevé son tronçon de 214 km en 2024 et les travaux du côté afghan ont débuté en septembre 2024. Selon le responsable de TAPI Pipeline Co., les premiers flux de gaz pourraient intervenir fin 2026 ou début 2027. Ce projet permettrait de réduire la dépendance du Turkménistan vis-à-vis de la demande chinoise, mais son avancement reste entravé par des difficultés de financement, des menaces sécuritaires et des tensions régionales.
⚠ Point d’attention : En mars 2026, la Turkménistan et l’Afghanistan discutaient encore de l’accélération de l’acquisition des terrains nécessaires à la progression du tracé en territoire afghan, illustrant les incertitudes pesant sur le calendrier du projet. Par ailleurs, la stabilité du régime taliban déterminera l’avenir du gazoduc TAPI et l’accès aux ressources en eau de l’Amou-Daria, constituant ainsi une variable de risque géopolitique majeure pour l’économie turkmène.
Défis structurels
Le principal défi économique demeure la transformation de la rente hydrocarbure en une croissance plus diversifiée, durable et inclusive. Une stratégie plus orientée vers le marché, des réformes des cadres monétaires et de change, une meilleure efficacité des dépenses publiques et un renforcement de la gouvernance sont jugés nécessaires par le FMI. Les efforts de diversification sont en cours mais n’ont pas encore produit de résultats significatifs : les secteurs non hydrocarbures — agriculture, industrie manufacturière et services — nécessitent des réformes structurelles profondes pour attirer les investissements privés.
Points de vigilance
Forte dépendance aux hydrocarbures (89 % des exportations) et au marché chinois (85 % des exportations de gaz début 2024).
La dualité du taux de change (taux officiel et marché parallèle) constitue une distorsion majeure ; le FMI recommande une unification significative du taux de change accompagnée de politiques macroéconomiques restrictives.
Les libertés civiles sont limitées, les médias sont sous contrôle et la société civile est muselée. Le culte de la personnalité, omniprésent dans les communications officielles, est associé à des projets architecturaux monumentaux décalés par rapport à une situation socio-économique marquée par des pénuries latentes.
La faible disponibilité, qualité et fiabilité des statistiques économiques officielles compromet sérieusement l’évaluation du risque pays.
Sources : FMI, Article IV Mission Turkménistan (juin 2025), Banque mondiale, Turkmenistan Overview (2025), DG Trésor, Brèves économiques BÉTAGT (2026), Coface, Fiche risque pays Turkménistan (2026), Worldometer / FMI, PIB Turkménistan (2025), StatisticsTimes / ONU, Population Turkménistan (2025), TurkicWorld / FMI, Inflation Turkménistan (janvier 2026), Pipeline Technology Journal, TAPI 2026 (janvier 2026), News Central Asia, TAPI foncier (mars 2026)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, 2025) : 6,753 (FMI)
Taux de croissance du PIB réel : 2026 (prév.) : 2,3 % ; 2024 : 3 % (estimation FMI) — le chiffre officiel turkmène s’établit à 6,3 % en 2024, mais le FMI retient une estimation nettement plus prudente en raison de la faiblesse des exportations d’hydrocarbures.
Revenu national brut/hab. (USD, 2024) : 8 250 USD (méthode Atlas, Banque mondiale)
Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 12,7 Md USD (−8 % sur 2023, sous l’effet de la baisse des prix de l’énergie et d’un moindre volume de production) ; solde commercial excédentaire de 4,4 Md USD selon les données officielles turkmènes.
Import : environ 7,8 Md USD (chiffre le plus récent disponible ; +1,4 % sur 2023, porté par la hausse des achats de machines, équipements, ciment et matériaux de construction).
Exportations françaises 2023 : 65,2 M EUR (+89 % en g.a.), tirées par les produits chimiques, parfums et cosmétiques (23,7 M EUR) et les machines industrielles et agricoles (19,5 M EUR) ; total des échanges bilatéraux : 74,5 M EUR (chiffres les plus récents disponibles, Douanes françaises / DG Trésor — données 2024 non encore publiées).
Indice de perception de la corruption (CPI 2024) : 165/180, score 17/100 (en recul par rapport à 2023 : score 18, rang 170), Turkménistan dernier pays d’Asie centrale.
⚠ Point d’attention : La balance commerciale est projetée en détérioration progressive, avec un risque de basculement vers le déficit en 2025 en cas d’absence de réduction administrative des importations, sous l’effet de la baisse des prix des hydrocarbures et d’une surévaluation du manat. Par ailleurs, en mars 2025, le Turkménistan a commencé à vendre du gaz naturel à la Turquie via un swap Iran–Turquie, avec un objectif de 1,3 milliard de m³ à livrer d’ici fin 2025, illustrant une tentative de diversification des débouchés gaziers.
Sources : FMI – Turkménistan (2026), Banque mondiale – Turkménistan (2025), DG Trésor – Commerce bilatéral France-Turkménistan 2023 (2024), Business.com.tm – TEIF 2025 (2025), Transparency International – CPI 2024 (2025)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
Mobilité au Turkménistan
S’y rendre
Visa obligatoire. Les ressortissants français ont besoin d’un visa d’entrée pour se rendre au Turkménistan. La demande de visa touristique doit être accompagnée d’une invitation délivrée par le Service d’État des Migrations, sollicité par la partie invitante (agence de voyage, particuliers, entreprises) ; seuls les visas de transit sont délivrés sans lettre d’invitation. Il est recommandé de s’y prendre au moins six semaines avant l’entrée au Turkménistan, car la procédure est longue, même pour les visas de transit.
Types de visa. Le visa simple entrée est valable pour une durée de 10, 20, 30, 60 ou 90 jours à compter de la date d’entrée renseignée sur le formulaire. Le visa multiple entrées est valable pour une durée de 30, 60 ou 90 jours. Le visa de transit est valable 5 jours.
Visa à l’arrivée. L’obtention d’un visa touristique ou d’affaires à l’arrivée ne pose généralement pas de problème si l’on est muni d’une lettre d’invitation ; l’aéroport d’Achgabat traite rapidement les demandes (environ 100 USD).
Enregistrement obligatoire. Les voyageurs doivent se faire enregistrer auprès du Service des Migrations dans les trois jours suivant leur arrivée dans le pays. Cette formalité peut être effectuée par l’agence de voyages à laquelle le voyageur a fait appel. Le formulaire d’enregistrement doit être conservé en permanence dans le passeport ; il sera restitué au poste-frontière au moment du départ.
Accès aux régions. À l’exception d’Achgabat, Mary, Turkmenabat et Balkanabat, les endroits que l’on souhaite découvrir doivent être répertoriés sur le visa afin d’avoir l’autorisation de s’y rendre.
Alerte frontière afghane. Il est conseillé d’éviter tout déplacement à moins de 5 km de la frontière avec l’Afghanistan en raison de la situation sécuritaire dangereuse et du risque de terrorisme.
Liaisons aériennes. Aucune compagnie aérienne ne propose de vols directs de Paris à Achgabat. Turkish Airlines propose 69 vols avec correspondance par semaine sur cette liaison. Le trajet dure environ 9 heures, avec escale à Istanbul. Lufthansa dessert également cette liaison via Francfort.
Chiffres clés
Indice de Paix Mondial (GPI) 2025 : Turkménistan classé 87e sur 163 pays (score 2,019 — progression de 7 rangs par rapport à 2024).
Communauté française : Environ une trentaine de Français résidents actifs recensés autour de l’ambassade, dont une proportion importante liée aux entreprises françaises installées dans le pays.
Rang dans la CEI : le Turkménistan accueille la 3e communauté française en nombre au sein de la CEI.
Coût de la vie (2025) : En moyenne, le coût de la vie au Turkménistan en 2025 est 29 % plus élevé qu’en France.
Décalage horaire avec Paris : UTC+5 (heure de Moscou +2 ; +3 en été).
Ambassade de France : 35, rue 2029 (ancienne rue Esgerler), 744000 Achgabat — Tél. : +993 12 36 35 50.
Présence française et vie locale
L’Institut français du Turkménistan est la seule institution culturelle occidentale au Turkménistan. Il propose des cours de français, forme des professeurs, organise des événements culturels et des expositions temporaires. Il est établi au 69, rue Aga Garryyev (ex-Sokolovskogo), 744020 Achgabat — Tél. : +99312 36 83 70 / 71 / 72.
Entreprises françaises. La présence économique française est ancrée de longue date, notamment autour du groupe Bouygues (BTP) et de missions archéologiques. Dans le cadre des célébrations du 34e anniversaire de l’Indépendance du Turkménistan, le Président Serdar Berdimuhamedov a reçu les dirigeants de l’entreprise française Bouygues. Sur le site de Bouygues Turkmen se trouve une école MFrance créée en 1995, homologuée de la PS au CM2, conventionnée CNED de la 6e à la terminale, scolarisant actuellement 27 enfants des personnels expatriés de l’entreprise.
Gestion consulaire depuis Bakou. L’ambassade de France au Turkménistan n’a pas de section consulaire. Les démarches administratives s’effectuent auprès de la section consulaire de l’ambassade de France en Azerbaïdjan à Bakou ([email protected]).
Marché du travail et expatriation
L’économie turkmène est principalement fondée sur ses ressources naturelles, notamment les vastes réserves de gaz naturel et de pétrole. Cela crée des opportunités dans le secteur énergétique, où les entreprises étrangères recherchent souvent des professionnels qualifiés en ingénierie, géologie et gestion de projets. Les secteurs les plus accessibles aux étrangers sont le gaz, le pétrole, le marketing, la construction et la finance.
Permis de travail. Pour obtenir un permis de travail au Turkménistan, les ressortissants étrangers doivent avoir une offre d’emploi d’une entreprise enregistrée au Turkménistan et posséder les qualifications et l’expérience nécessaires. La demande de permis de travail est introduite par l’employeur auprès du Service des Migrations de l’État du Turkménistan. Le gouvernement turkmène joue un rôle prépondérant sur le marché du travail, avec de nombreux postes dans le secteur public, généralement caractérisés par leur stabilité mais impliquant des procédures administratives complexes.
Contrainte linguistique. La principale exigence pour accéder à un emploi bien rémunéré est la maîtrise de la langue turkmène. Sans elle, il est difficile d’obtenir un poste de haut niveau. Le russe reste néanmoins d’usage courant dans les milieux d’affaires et les administrations.
Coût de la vie
Achgabat figure parmi les capitales les plus onéreuses d’Asie centrale pour les expatriés, contrairement à l’idée répandue d’un pays à bas coût. Le pays combine salaires modestes, prix officiels administrés, marché parallèle omniprésent et un coût de la vie étonnamment élevé pour la région.
En moyenne, le coût de la vie au Turkménistan en 2025 est 29 % plus élevé qu’en France. Le logement est particulièrement pénalisant : il est en moyenne 56 % plus cher qu’en France. L’alimentation ressort à 57 % plus chère qu’en France. En revanche, les transports sont 41 % moins chers qu’en France.
Dualité du taux de change. La monnaie officielle est le manat turkmène (TMT). Le taux de change officiel est figé à environ 3,5 TMT pour 1 dollar américain depuis 2019. Sur le marché non officiel, le taux oscille autour de 26–26,5 TMT pour 1 dollar. Cette dualité fausse quasiment toutes les conversions et brouille la perception du coût réel pour un expatrié payé en devise étrangère.
Sécurité et vie quotidienne
À condition de respecter les précautions d’usage, il est généralement possible de voyager au Turkménistan en toute sécurité. La situation politique est stable, mais le risque terroriste ne peut être exclu. Il est conseillé d’être vigilant et d’éviter les manifestations ou rassemblements inhabituels.
Surveillance et contrôles. On observe une forte présence policière et militaire partout au Turkménistan. Il est impératif d’avoir toujours à portée de main l’original et une photocopie du passeport, car les autorités demandent souvent aux voyageurs de présenter une preuve d’identité. Les forces de sécurité érigent des points de contrôle sur les routes principales et peuvent placer les visiteurs sous surveillance. Il arrive que les autorités interrogent des étrangers et fouillent leur véhicule et leur résidence. Les chambres d’hôtel, les téléphones, les e-mails et les télécopieurs peuvent faire l’objet d’une surveillance.
Photographie. Il convient d’éviter de photographier des édifices publics, en particulier à Achgabat. La police locale y veille sérieusement et pourrait contrôler les papiers des personnes se promenant près du palais présidentiel avec un appareil photo.
Transports internes. En dehors d’Achgabat, l’état des routes est souvent mauvais. Des véhicules mal entretenus et la conduite dangereuse augmentent les risques d’accident. La nuit, il est déconseillé de se déplacer à travers le pays.
Santé. Les soins médicaux ne sont pas toujours assurés, même dans la capitale. Les médicaments et le matériel médical font souvent défaut. Il peut être utile d’emporter son propre matériel de pansement et des seringues à usage unique. En cas de maladie ou de blessure grave, il est nécessaire de se faire soigner hors du pays. La souscription d’une assurance incluant le rapatriement médical est indispensable.
Internet et communications. Il est important de noter que le Turkménistan reste relativement isolé du monde occidental. L’accès à Internet peut être limité et les commodités occidentales ne sont pas toujours disponibles.
Aspects légaux et culturels
Les actes homosexuels ainsi que les contraventions à la moralité sont passibles de sanctions légales. Les infractions à la loi sur les stupéfiants, y compris la détention de quantités infimes, sont passibles de lourdes peines de prison. Les conditions de détention sont précaires.
Le dépistage du VIH peut être exigé pour les permis de tourisme, de travail et/ou de résidence.
Conseils pratiques
Anticiper le visa : la procédure d’obtention du visa requiert au minimum six semaines. Prévoir impérativement une lettre d’invitation via une agence locale ou un partenaire commercial enregistré.
Enregistrement : se faire enregistrer dans les 72 heures suivant l’arrivée auprès du Service des Migrations ; conserver le formulaire sur soi jusqu’à la sortie du pays.
Documents d’identité : toujours porter l’original du passeport (valide 6 mois après la fin du séjour) et une photocopie.
Change : s’informer de la réalité du taux de change parallèle avant tout déplacement ; les transactions en devise officielle sont imposées par la loi mais le différentiel est très significatif.
Couverture médicale : souscrire une assurance rapatriement avant le départ ; les hôpitaux locaux sont en deçà des standards occidentaux et exigent généralement un paiement en espèces.
Démarches consulaires : l’ambassade de France à Achgabat n’a pas de section consulaire ; les démarches administratives s’effectuent auprès de la section consulaire de l’ambassade de France en Azerbaïdjan à Bakou.
Inscription au registre : tout séjour de plus de 6 mois nécessite une inscription sur le registre des Français établis hors de France, accessible via tm.ambafrance.org.
Sources : Ambassade de France au Turkménistan (2026), Annuaire Service-Public – Ambassade de France, Achgabat (2025), Institute for Economics and Peace – GPI 2025 (2025), France Diplomatie – Contacts utiles Turkménistan (2025), Gouvernement du Canada – Conseils aux voyageurs Turkménistan (2026), EDA Suisse – Conseils Turkménistan (2025), Combien-coute.net – Coût de la vie Turkménistan (2025), Chambre de Commerce France-Turkménistan (2025–2026), Rivermate – Work Permits Turkmenistan (2025), Institut Français du Turkménistan (2025)
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE AU TURKMÉNISTAN
Représentation diplomatique française à Achgabat, compétente pour toutes les questions bilatérales et le soutien à la présence économique française. Attention : l’ambassade ne dispose pas de section consulaire sur place ; les démarches administratives des ressortissants français sont traitées par l’ambassade de France en Azerbaïdjan à Bakou ([email protected]). Ambassadeur : Philippe MERLIN.
Adresse : 35, rue 2029 (ancienne rue Esgerler) – 744000 Achgabat
Tél. : +993 (12) 36 35 50 / +993 (12) 36 34 68
Urgences : +993 63 42 96 60
Fax : +993 (12) 36 35 46
Email : [email protected]
Site : https://tm.ambafrance.org/
BUSINESS FRANCE – COUVERTURE DEPUIS LE HUB D’ANKARA (TURQUIE)
Business France ne dispose pas de bureau local au Turkménistan. Le pays est couvert depuis le hub régional d’Ankara, en coordination avec le Service économique régional. Les entreprises françaises souhaitant prospecter le marché turkmène sont invitées à contacter le bureau d’Ankara ou à consulter le portail www.businessfrance.fr pour les dispositifs d’accompagnement disponibles (VIE, missions collectives, études de marché).
Site : https://www.businessfrance.fr/
SERVICE ÉCONOMIQUE DE BAKOU (DG TRÉSOR) – COMPÉTENT POUR LE TURKMÉNISTAN
Le Turkménistan relève de la compétence du Service économique de Bakou (Azerbaïdjan), lui-même rattaché au Service économique régional (SER) d’Ankara. Ses missions couvrent l’analyse du risque pays, le suivi des grands projets et le conseil aux entreprises françaises. Pour toute veille macroéconomique ou sectorielle, les exportateurs français peuvent également consulter les publications hebdomadaires du SER d’Ankara (Turquie, Azerbaïdjan, Géorgie, Turkménistan).
SE de Bakou : (à confirmer sur tresor.economie.gouv.fr/Pays/TM)
Tél. Bakou : +994 (12) 490 81 30 – Fax : +994 (12) 490 81 31
Email Bakou : [email protected]
SER Ankara : Iran Caddesi, Karum Is Merkezi, Esc. E, 6e étage, N°444, 06680 Kavaklidere, Ankara
Tél. Ankara : +90 312 428 31 75
Email Ankara : [email protected]
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/TM
INSTITUT FRANÇAIS DU TURKMÉNISTAN (IFT)
Opérateur de l’Ambassade de France pour les coopérations culturelles et éducatives. Propose des cours et certifications de français, une médiathèque et des activités culturelles. Seul centre culturel européen à Achgabat. L’espace Campus France pour les demandes de visa estudiantin est géré depuis Tachkent (Ouzbékistan).
Adresse : 69, rue Aga Garryyev (ex-Sokolovskogo) – 744020 Achgabat
Tél. : +993 (12) 36 83 70 / 71 / 72
Email culture : [email protected]
Email secrétariat : [email protected]
Instagram : @institutfrancais_turkmenistan
Site : https://tm.ambafrance.org/Institut-Francais-du-Turkmenistan-81
Les acteurs privés
CHAMBRE DE COMMERCE FRANCE-TURKMÉNISTAN (CCFT)
Structure bilatérale fondée en 2012, à l’initiative du groupe CIFAL, dont elle est l’émanation directe. La CCFT fédère les intérêts des entreprises françaises implantées ou souhaitant s’implanter au Turkménistan (membres fondateurs : CIFAL, Thales, Vinci, Bouygues). Elle organise des forums d’investissement, des missions de prospection et publie une veille économique régulière sur le marché turkmène. Active et bien connectée aux autorités turkmènes, c’est le premier point de contact recommandé pour les entreprises françaises.
Site : https://www.cc-france-turkmenistan.org/
CIFAL GROUPE – TURKMÉNISTAN
Cabinet de diplomatie d’affaires et de conseil à base française, pionnier de la présence économique française au Turkménistan depuis 1992. CIFAL accompagne les grands groupes français (Bouygues, Vinci, Thales, TotalEnergies…) dans leurs projets locaux : conseil, finance, commerce international, services industriels (maintenance, manpower, management de projets). Dispose d’une filiale de droit local (CIFAL Turkmen) depuis 2014. Note : CIFAL Groupe a connu une procédure de redressement judiciaire (2022) ; vérifier la situation courante avant engagement.
Adresse : Prospekt A. Niyazov 174, 2/208 – 744000 Achgabat
Tél. : (+993) 12 21 03 54/55 – Fax : (+993) 12 21 03 56
Siège Paris : 188, rue de Rivoli – 75001 Paris
Site : http://cifalgroupe.com/turkmenistan/
Avocats d’affaires et cabinets juridiques
Le marché juridique turkmène est très étroit et encadré. Il n’existe pas de cabinet d’avocats français ou francophone implanté directement à Achgabat. Les cabinets internationaux les plus reconnus sur place travaillent en anglais et en russe. Pour les entreprises françaises, le recours à un cabinet international disposant d’un bureau régional en Asie centrale reste la solution la plus adaptée.
ACT – ASHGABAT CONSULTING TEAM
Premier cabinet d’affaires au Turkménistan selon le classement Chambers & Partners (Band 1, 2025). Spécialisé en droit pétrolier et gazier, droit fiscal et investissements étrangers. Langues de travail : anglais, russe, turkmène. Référence incontournable pour les projets d’infrastructure et d’énergie.
Adresse : 3e étage, 77, rue Gorogly – Altyn Asyr Business Center – 744000 Achgabat
Tél./Fax : +993 (12) 92 18 00
Email : [email protected]
Site : https://www.act.tm/
GRATA INTERNATIONAL – BUREAU D’ACHGABAT (HUKUK CONSULTING)
Cabinet international de référence en Asie centrale (classé Chambers Global 2026 pour le Turkménistan), intégrant depuis 2023 le cabinet local Hukuk Consulting. Compétent en droit des sociétés, arbitrage, contentieux commercial, droit du travail et droit des investissements. Réseau de 24 pays, permettant une approche multi-juridictions pour les projets transfrontaliers. Langue de contact : anglais et russe principalement.
Adresse : Achgabat, Turkménistan (à confirmer sur gratanet.com/turkmenistan)
Contact managing partner (Ikbal Said Alauddin) : +993 61 050 586
Site : https://gratanet.com/turkmenistan/regions
Note pratique : En l’absence de cabinet francophone implanté localement, les exportateurs français peuvent utilement se rapprocher du SER de Bakou ou de la Chambre de commerce France-Turkménistan pour obtenir des recommandations de prestataires juridiques adaptés à leur projet.
Sources d’information internet
Ambassade de France au Turkménistan – actualités bilatérales, conseils aux voyageurs, bulletin mensuel de l’ambassade
France Diplomatie – fiche Turkménistan – conseils aux voyageurs, contacts utiles, politique étrangère
DG Trésor – fiche Turkménistan – veille économique, publications SER Ankara/Bakou
Chambre de Commerce France-Turkménistan – actualité économique, membres, agenda des forums
Business France – dispositifs d’accompagnement export, VIE, études de marché
ACT (Ashgabat Consulting Team) – cabinet juridique de référence au Turkménistan
GRATA International – bureau Turkménistan – réseau juridique international en Asie centrale
CIFAL Groupe – Turkménistan – conseil et services aux entreprises françaises sur place
Sources : Annuaire Service-Public.fr – Ambassade de France au Turkménistan (2025), France Diplomatie – Contacts utiles Turkménistan (2025), DG Trésor – Turkménistan (2025), SER Ankara – Relations économiques (2025), Chambre de Commerce France-Turkménistan (2025), GRATA International – Chambers Global 2026 (2026), ACT Ashgabat Consulting Team (2025), CIFAL Groupe – Turkménistan (2024), Institut Français du Turkménistan (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Positionnement logistique et indicateurs de référence
Le Turkménistan n’est pas couvert par l’édition 2025 du rapport B-READY de la Banque mondiale. Cet outil évalue l’environnement des affaires dans 101 économies, mais le Turkménistan, du fait de sa fermeture institutionnelle et des difficultés de collecte de données, n’y figure pas encore. Le déploiement progressif du B-READY vise à couvrir environ 170 économies dans ses trois premières éditions, avec l’objectif d’atteindre une base de 180 économies d’ici 2027.
Le dernier Indice de Performance Logistique (LPI) de la Banque mondiale disponible est l’édition 2023, qui permet des comparaisons entre 139 pays. Le Turkménistan n’y est pas classé individuellement en raison du volume insuffisant de réponses des opérateurs logistiques internationaux, reflet direct de la faible intégration du pays dans les réseaux mondiaux de fret. Le DHL Global Connectedness Report 2026, qui couvre 181 pays, ne publie pas de classement individuel pour le Turkménistan, compte tenu de la très faible ouverture commerciale du pays.
Du point de vue de la liberté économique, la Fondation Heritage classe le Turkménistan comme économie « réprimée » dans son édition 2025 de l’Index of Economic Freedom, le plaçant au 162ème rang sur 184 pays. Ce classement traduit l’omniprésence de l’État dans les échanges, les distorsions de change et les multiples obstacles à l’import-export.
Infrastructure de transport
Réseau routier
Le réseau de routes pavées du Turkménistan représente environ 14 000 kilomètres. Le projet structurant de la décennie est l’autoroute Achgabat–Türkmenabat (600 km, 8 voies), dont les premières sections sont en exploitation avec péage électronique, et la dernière section Mary–Türkmenabat est en cours d’achèvement en 2025. La troisième phase de cette autoroute est attendue pour 2026, ce qui, selon les autorités, renforcera le rôle du pays comme hub de transit régional. Parallèlement, le président Serdar Berdimuhamedov a signé en février 2026 un décret créant un ministère des Autoroutes dédié à la construction, la reconstruction, la maintenance et l’exploitation du réseau routier.
L’axe routier principal est-ouest (M37) relie le port de Turkmenbachi à la frontière ouzbèke de Farap. Des routes reliant le Turkménistan au Kazakhstan, à l’Iran et à l’Afghanistan ont été réalisées, ainsi que la construction de nouvelles voies rapides vers l’Ouzbékistan et le Kazakhstan.
Réseau ferroviaire
Le réseau ferroviaire totalise 3 181 km, opéré par la compagnie d’État Türkmendemirýollary. Le réseau achemine environ 5,5 millions de passagers et près de 24 millions de tonnes de fret par an. Plusieurs lignes transfrontalières sont opérationnelles : la liaison Tejen–Sarahs–Mashhad, construite en 1996 avec l’Iran, constitue un maillon vital entre les systèmes ferroviaires d’Asie centrale, de Russie et d’Europe d’une part, et l’Asie du Sud et le Golfe persique d’autre part. La ligne Kazakhstan–Turkménistan–Iran (677 km), partie du Corridor Nord-Sud, relie Uzen au Kazakhstan à Gorgan en Iran via Bereket et Etrek, et donne accès aux ports du Golfe persique.
Port maritime de Turkmenbachi
Le port international de Turkmenbachi, sur la côte est de la mer Caspienne, est la principale porte maritime du pays. Il couvre 150 hectares et dispose d’une capacité théorique de traitement de 17 millions de tonnes de marchandises par an, avec un linéaire de quai de 1 800 mètres permettant d’accueillir simultanément 17 navires de fret et passagers. En pratique, ce potentiel reste très sous-exploité. En 2025, le trafic total du port a atteint 7 316 326 tonnes, en hausse de 15,2 % par rapport à 2024. Ce total comprend 4 465 956 tonnes d’exportation, 1 522 793 tonnes d’importation et 1 327 576 tonnes de transit. Pour 2026, le trafic global est projeté à 8,4 millions de tonnes (+15 %), avec une hausse potentielle du transit de 20 à 25 % grâce aux accords conclus avec l’Azerbaïdjan et la Géorgie.
Des lignes régulières desservent Bakou (Azerbaïdjan), Aktaou (Kazakhstan) et Astrakhan (Russie). En mai 2025, le port a proposé jusqu’à 50 % de réduction sur les opérations de chargement et de déchargement, signe d’une concurrence accrue et de surcapacité structurelle. En février 2026, un troisième poste à quai a été mis en service au terminal Kenar, dédié au stockage et à l’expédition de produits pétroliers.
Le port modernisé de Turkmenbachi se positionne comme le point d’articulation entre les réseaux ferroviaires d’Asie centrale et le segment maritime trans-caspien du Corridor du Milieu, déjà connecté à Bakou, Aktaou et plusieurs ports russes par des services réguliers ro-ro et de conteneurs.
Corridors de transit et connectivité régionale
Le Turkménistan est un pays enclavé dont la stratégie logistique repose entièrement sur son statut de corridor de transit. Il est partie à l’Accord d’Achgabat, signé avec l’Inde, Oman, l’Iran, l’Ouzbékistan et le Kazakhstan, destiné à créer un corridor de transport et de transit facilitant les échanges entre l’Asie centrale et le Golfe persique.
Le pays est impliqué dans plusieurs corridors multimodaux majeurs :
Corridor du Milieu (TITR/Trans-Caspien) : la Chine soutient les routes ferroviaires passant par le Kazakhstan, incluant les tracés Chine–Kazakhstan–Turkménistan–Iran–Turquie, et le Turkménistan s’est officiellement joint à ce corridor en octobre 2025.
Corridor Lapis-Lazuli : il relie l’Afghanistan à la Turquie via Turkmenbachi, traverse la mer Caspienne et connecte Bakou aux ports de la mer Noire de Batoumi et Poti (Géorgie).
Corridor Nord-Sud : via la ligne ferroviaire Kazakhstan–Turkménistan–Iran inaugurée en 2014.
CASCA+ : en novembre 2025, une réunion des ministres des transports des pays d’Asie centrale s’est tenue à Tachkent pour coordonner le corridor CASCA+, portant notamment sur la création d’une plateforme numérique unifiée pour optimiser les procédures logistiques.
L’Ouzbékistan, pays doublement enclavé, est un partenaire clé : le projet de corridor multimodal Ouzbékistan–Turkménistan–Iran–Oman, réactivé en 2022, répond à l’intérêt de Tachkent pour les capacités du port iranien en eau profonde de Chabahar. En novembre 2025, l’Ouzbékistan et le Turkménistan ont ouvert la nouvelle zone de commerce frontalière Shavat–Dashoguz.
Procédures douanières et facilitation des échanges
La modernisation douanière est l’un des chantiers les plus avancés du Turkménistan. Le guichet unique pour le commerce, mis en œuvre avec l’appui de la CNUCED (UNCTAD), intègre 22 agences gouvernementales responsables du dédouanement des marchandises transfrontalières sur une plateforme numérique unifiée. Les déclarations en douane, auparavant traitées manuellement, sont désormais traitées 14 fois plus rapidement, avec plus de 1 000 déclarations complétées quotidiennement.
En 2025, 100 % de toutes les déclarations d’importation et d’exportation sont traitées électroniquement, ce qui place le Turkménistan parmi les administrations douanières les plus avancées d’Asie centrale. La Phase 3 du programme ASYCUDA, lancée en 2025, sera mise en œuvre sur trois ans et se concentrera sur l’expansion de la gestion des risques par intelligence artificielle, le développement de solutions pour les frontières intelligentes et l’échange électronique de données transfrontalières.
Sur le plan réglementaire, des obstacles persistants compliquent les opérations pratiques. Un contrat doit être enregistré auprès du ministère compétent avant que les marchandises soient livrées au Turkménistan. Un certificat d’origine doit être obtenu auprès de la Chambre de commerce, et l’importateur est tenu d’obtenir un certificat de conformité auprès de l’organisme Turkmenstandartlary. Tous les documents doivent être traduits en russe ou en turkmène, conformément aux exigences des autorités douanières.
Dans le cadre du projet de l’ITC financé par l’UE, un projet de Feuille de route nationale sur la facilitation des échanges a été présenté en septembre–octobre 2025, exposant des objectifs stratégiques et des mesures concrètes pour aligner le cadre légal et réglementaire du Turkménistan sur les dispositions de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’OMC.
Statut OMC et accès aux marchés
Le Turkménistan a obtenu le statut d’observateur à l’OMC le 22 juillet 2020, à la suite d’une décision du Conseil général de l’organisation à Genève. Le groupe de travail chargé de l’accession du Turkménistan a été établi le 23 février 2022, mais ne s’est pas encore réuni. Un projet de mémorandum sur le régime de commerce extérieur du pays a été préparé, et les normes OMC sont progressivement introduites en coopération avec le Secrétariat de l’organisation et des partenaires internationaux. L’accession formelle reste un objectif de moyen terme sans calendrier ferme.
Le FMI recommande l’unification des taux de change pour soutenir les objectifs de diversification du Turkménistan et réduire les distorsions économiques et les vulnérabilités de gouvernance. Les restrictions de change en vigueur constituent l’un des freins majeurs aux échanges commerciaux et au transit international.
Points de vigilance
Contrôle des changes et restrictions à l’import : les restrictions sur les transactions internationales courantes sont toujours en vigueur et devraient être levées selon le FMI pour assurer une égalité de traitement et améliorer l’efficacité économique. Ces contrôles génèrent des délais et des incertitudes pour les exportateurs français.
Complexité documentaire : la multiplicité des pièces requises (contrat enregistré, certificat d’origine, certificat de conformité, traduction obligatoire) impose de recourir à un agent en douane local expérimenté. Naviguer dans les procédures douanières complexes du Turkménistan sans expertise locale peut entraîner des retards significatifs.
Sous-utilisation portuaire : malgré sa capacité théorique de 17 millions de tonnes, le port de Turkmenbachi n’a traité que 7,3 millions de tonnes en 2025, révélant une surcapacité structurelle qui génère des incertitudes sur la fiabilité et la régularité des dessertes maritimes.
Dépendance ferroviaire à l’Iran : les corridors ferro-maritimes vers le Golfe persique et l’Asie du Sud transitent par l’Iran, exposant les flux à des risques géopolitiques et aux fluctuations des relations Iran–pays tiers.
Taux de change dual : l’inflation élevée, la dévaluation monétaire, les contrôles stricts sur les devises et les restrictions à l’importation engendrent des pénuries chroniques de liquidités. L’écart entre le taux officiel et le taux de marché rend difficile l’évaluation réelle des coûts logistiques.
Opacité statistique : la nature opaque du gouvernement turkmène pose des difficultés pour l’accès à des données économiques fiables. Les chiffres officiels sont régulièrement remis en question par les observateurs extérieurs.
⚠ Point d’attention : La baisse du niveau de la mer Caspienne, observable depuis plusieurs décennies, constitue un risque croissant pour les infrastructures portuaires de la région. La profondeur d’eau au port de Turkmenbachi (5 à 7 mètres selon le terminal) limite déjà la taille des navires admissibles et pourrait se dégrader davantage, compromettant à terme la compétitivité de la route trans-caspienne.
Sources : Banque mondiale – LPI 2023 (2023), Banque mondiale – B-READY (2025), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom (2025), ASYCUDA/CNUCED – Turkménistan Phase 3 (2025), CNUCED – Guichet unique Turkménistan (2024), Turkmenportal – Port de Turkmenbachi (2026), News Central Asia – Facilitation des échanges (2025), The Diplomat – Corridors de transit (2025), OMC – Accession Turkménistan (2025), FMI – Article IV 2025 (2025), News Central Asia – Ministère des Autoroutes (2026), US ITA – Import requirements Turkménistan (2026), Heritage Foundation – Executive Summary 2025 (2025)
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