Mongolie

Économie

Dernière mise à jour : avril 2026

Informations pays

Population : 3,52 millions d’habitants (2025, Nations Unies)

Capitale : Oulan-Bator

Devise : Tugrik mongol (MNT)

Indicateurs économiques

PIB nominal : 25,1 Mds USD (2025, FMI)

Taux de croissance du PIB réel : 2026 : +5,5 % (prév. FMI) ; 2025 : +5,5 % ; 2024 : +4,9 %

Taux d’inflation (IPC) : 2026 : +8,1 % (prév. FMI) ; 2025 : +7,5 % (déc. 2025) ; mars 2026 : +7,4 % (glissement annuel)

Dette publique (% PIB) : ~44 % du PIB en 2024 (Trading Economics / FMI, définition staff)

Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD) : 16 801 USD en 2024 (FMI/Banque mondiale)

Échanges de marchandises (2023, Md USD, évolution sur 2022) : Export : 15,2 (+21,6 %) ; Import : 9,3 (+6,9 %)

Exportations françaises vers la Mongolie : 63 M EUR en 2023 (après 33 M EUR en 2022) — Ambassade de France à Oulan-Bator

Sources : (1) FMI – Article IV 2025 (septembre 2025) ; (2) Banque mondiale – World Development Indicators 2025 ; (3) Nations Unies – World Population Prospects 2024 ; (4) Ambassade de France en Mongolie (2025).

Conjoncture

Une économie minière à la croisée des chemins

Petite économie enclavée de 3,52 millions d’habitants, la Mongolie reste structurellement dépendante de son secteur minier, qui représente entre 70 % et 90 % de ses exportations totales selon les années, et de la demande chinoise, qui absorbe plus de 90 % de ses ventes à l’étranger. Le charbon à coke et le minerai de cuivre constituent les deux piliers de cette économie extravertie, dont le cycle conjoncturel reste très corrélé aux cours mondiaux des matières premières et à la santé de l’industrie sidérurgique chinoise.

Après avoir connu une croissance soutenue en 2022 (+2,5 %) et en 2023 (+7,4 % — portée par des exportations de charbon à des niveaux record), l’économie mongole a modéré son rythme en 2024 à +4,9 %, pénalisée par la contraction du secteur agricole liée à un hiver particulièrement rigoureux et par l’affaiblissement progressif des prix du charbon. En 2025, la croissance s’est établie à +5,5 % selon le FMI (Article IV, septembre 2025), soutenue par la montée en puissance de la production de cuivre de la mine souterraine d’Oyu Tolgoi et par un rebond du secteur agricole, partiellement compensant le fléchissement des exportations de charbon. Pour 2026, le FMI projette une croissance similaire, autour de +5,5 %.

Le moteur charbon s’essouffle. En 2025, les exportations mongoles de charbon de haute qualité ont subi une double pression : le recul des prix mondiaux et la contraction structurelle de la demande chinoise liée aux surcapacités dans le secteur de l’acier. Ce ralentissement a conduit à un retour du déficit budgétaire après plusieurs années d’excédent, les recettes minières n’ayant pas atteint les niveaux anticipés. Le nouveau gouvernement (en place depuis juin 2025) a révisé le budget à mi-année, réduisant les dépenses publiques d’environ deux points de PIB. Le déficit devrait se résorber progressivement en 2026.

Le cuivre prend le relais. La mine souterraine d’Oyu Tolgoi, co-exploitée par Rio Tinto (66 %) et le gouvernement mongol (34 %), est en phase de montée en puissance accélérée. Rio Tinto a annoncé que les exportations de cuivre représentaient 37,6 % des exportations totales au cours des huit premiers mois de 2025. La mine est sur la trajectoire d’atteindre environ 500 000 tonnes de cuivre par an sur la période 2028-2036, ce qui devrait faire de la Mongolie l’un des cinq premiers producteurs mondiaux de cuivre.

L’inflation reste tenace. Malgré un resserrement monétaire engagé à partir du quatrième trimestre 2024, l’inflation s’est maintenue à des niveaux élevés : 7,5 % en décembre 2025, 6,5 % en février 2026 et 7,4 % en mars 2026 (glissement annuel). Le FMI anticipe une inflation autour de 8,1 % en 2026, au-dessus de la cible de la Banque de Mongolie. La Banque centrale a relevé son taux directeur début 2025, mais les pressions inflationnistes — alimentées par la hausse des salaires des fonctionnaires et des dépenses de consommation — demeurent significatives.

La dette publique, sous contrôle mais surveillée. Grâce aux excédents budgétaires générés par le boom des exportations minières de 2022-2023, la dette publique a été ramenée de 77,8 % du PIB en 2020 à environ 44 % du PIB en 2024 — soit nettement en dessous du plafond légal de 60 % du PIB introduit début 2025. La dette externe totale (publique et privée) reste cependant élevée, estimée à environ 160 % du PIB en 2024. Sa structure — 94 % libellée en devises étrangères, 56 % détenue par des créanciers multilatéraux ou bilatéraux et 30 % sous forme d’eurobonds — expose le pays au risque de change et de refinancement. En 2023, la Mongolie a réussi à refinancer une partie de sa dette arrivant à échéance en 2023-2024, limitant les risques immédiats de liquidité. S&P a relevé la note souveraine de la Mongolie à BB- en 2024.

Des tensions budgétaires en cours de résolution. L’adoption début 2025 de règles fiscales plus strictes (déficit structurel plafonné à 2 % du PIB, dette publique à 60 %, dépenses courantes à 30 %) constitue un signal positif pour la discipline budgétaire à moyen terme. Le déficit courant s’est considérablement creusé en 2024, atteignant -9,3 % du PIB (contre un surplus de +0,6 % en 2023), sous l’effet de la hausse des importations liée au développement des projets miniers.

Le secteur bancaire se renforce. Les ratios bancaires sont en amélioration : le taux de prêts non performants (NPL) est tombé à 6,2 % en 2024 (contre 10,7 % en juin 2020), et le ratio d’adéquation des fonds propres dépasse 16 %. Des vulnérabilités structurelles persistent, notamment concernant la Banque de développement de Mongolie, dont les problèmes de bilan et de gouvernance restent à traiter.

La Mongolie, reclassée pays à revenu intermédiaire supérieur. La Banque mondiale a reclassé la Mongolie en catégorie « pays à revenu intermédiaire supérieur » en 2024, reflétant les progrès réalisés en matière de réduction de la pauvreté — notamment grâce à la revalorisation des salaires des fonctionnaires et des pensions, ainsi qu’à la redistribution des revenus générés par le secteur minier.

La stratégie de diversification progresse. La Mongolie cherche activement à diversifier ses sources de revenus miniers au-delà du charbon et du cuivre. En janvier 2025, le groupe français Orano a signé avec l’État mongol un accord d’investissement qualifié d’« historique » pour l’exploitation du gisement d’uranium de Zuuvch-Ovoo (province de Dornogovi, désert de Gobi), via la coentreprise Badrakh Energy (Orano/MonAtom). Le gisement, estimé à environ 90 000 tonnes de ressources, devrait entrer en production d’ici 2029 avec une capacité nominale de 2 500 tonnes d’uranium par an, pour un investissement total de 1,6 milliard de dollars sur la durée de vie de la mine. Ce projet devrait rapporter environ 5 milliards de dollars à la Mongolie. La Mongolie a également signé des protocoles de coopération minière avec l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Les échanges franco-mongols en forte progression. La France est l’un des principaux « troisièmes voisins » de la Mongolie, à la fois partenaire commercial et investisseur stratégique. En 2023, les exportations françaises vers la Mongolie ont atteint 63 M EUR (après 33 M EUR en 2022), portées par les livraisons de biens d’équipement, de matériels de construction et de produits à haute valeur ajoutée. Les importations françaises en provenance de Mongolie se sont élevées à 13 M EUR en 2023, composées essentiellement de produits en maille et de cachemire. Les échanges demeurent structurellement excédentaires en faveur de la France, avec un solde positif d’environ 50 M EUR. Les grands projets financés avec le concours du Trésor français incluent un téléphérique Poma (60,7 M EUR) et un projet satellite Thales (200 M EUR). La visite d’État du président Macron en Mongolie en mai 2023 — première d’un chef d’État français — a renforcé ce partenariat.

La présence française en Mongolie s’appuie sur une vingtaine d’entreprises et environ 100 ressortissants. La Direction Générale du Trésor dispose d’un Service économique au sein de l’Ambassade de France à Oulan-Bator depuis 2012. La Chambre de commerce et d’industrie franco-mongole (CCIFM), créée début 2014, représente les intérêts commerciaux français et anime les courants d’affaires bilatéraux. Business France a conclu avec la CCIFM une convention de coopération pour l’accompagnement des entreprises françaises sur ce marché. L’École française d’Oulan-Bator, ouverte en 2013 et homologuée par l’AEFE, accueille les enfants du primaire de la communauté d’affaires. L’Alliance française de Mongolie contribue à la promotion culturelle et à la formation de francophones dans les secteurs-clés de la coopération économique bilatérale.

⚠ Point d’attention : La Mongolie a traversé une période d’instabilité politique majeure en 2025. Le Premier ministre Luvsannamsrain Oyun-Erdene a été contraint à la démission le 3 juin 2025, à la suite d’une motion de censure adoptée par le Parlement après plusieurs semaines de manifestations populaires à Oulan-Bator contre la corruption présumée de sa famille. Un second vote de défiance visant son successeur, Gombojav Zandanshatar (nommé le 13 juin 2025), a été adopté par le Parlement en octobre 2025 pour désaccord sur la fiscalité des exportateurs de minerais, avant d’être annulé par le Conseil constitutionnel pour vice de procédure. Cette instabilité politique — deux gouvernements fragilisés en moins de six mois — illustre les tensions profondes entre factions conservatrices et réformistes au sein du Parti du peuple mongol (PPM), dans un contexte de mécontentement populaire lié à la hausse du coût de la vie et à la perception d’une mauvaise redistribution des richesses minières. Bien que la situation se soit stabilisée, ce risque politique interne mérite d’être suivi de près par les exportateurs et investisseurs français.

Points de vigilance

Dépendance à la Chine et aux matières premières : plus de 90 % des exportations mongoles sont absorbées par la Chine (cuivre, charbon, or). Tout ralentissement de la demande chinoise — notamment de l’industrie sidérurgique consommatrice de charbon à coke — ou toute volatilité sur les cours des matières premières se répercute directement sur la croissance, les recettes budgétaires et la capacité de paiement du pays.

Inflation et risque de change : l’inflation reste supérieure à la cible de la Banque de Mongolie (8 %), et le tugrik tend à se déprécier dans un contexte de baisse des prix du charbon et de déficit courant élevé. Les exportateurs français doivent prendre en compte ce risque dans leur politique de couverture.

Dette externe : malgré les progrès réalisés, la dette externe totale (publique et privée) demeure élevée à environ 160 % du PIB en 2024. Sa quasi-totalité est libellée en devises étrangères, ce qui entretient un risque de refinancement en cas de durcissement des conditions financières internationales.

Instabilité politique et corruption : selon Transparency International, la Mongolie se classe à la 114e place sur 180 pays en 2024. Les affaires de corruption liées à l’attribution de contrats miniers restent récurrentes et constituent un frein structurel à l’amélioration du climat des affaires.

Enclavement géographique : pays enclavé entre la Chine et la Russie, sans accès à la mer, la Mongolie supporte des coûts logistiques structurellement élevés — un tiers des importations de services correspondant à des transports étrangers — qui alourdissent les conditions commerciales pour les exportateurs français.

Sources : FMI – Article IV Mongolie (septembre 2025), FMI – Mongolie (projections 2026), Banque mondiale – Mongolia Economic Update (2025), Banque asiatique de développement – ADO septembre 2025, Bpifrance – Fiche pays Mongolie (juin 2025), Coface – Fiche risque Mongolie (2025-2026), Ambassade de France en Mongolie – Relation économique (2025), DG Trésor – Mongolie, Orano – Accord Zuuvch-Ovoo (janvier 2025), Trading Economics – Dette publique Mongolie (2025), Trading Economics – Croissance PIB Mongolie T4 2025

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

Population (millions, 2025)1 : 3,52

Taux de croissance du PIB réel2 : 2025 (estim.) : 5,5 % ; 2024 : 4,9 %

Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2023)1 : 14 787

Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023)3 :
Export : 15,8 (+3,8 %)
Import : 11,6 (+25 %)

Cinq premiers clients (avec part de marché en 2024)3 :
1 – Chine 91,4 %
2 – Suisse 4,7 %
3 – États-Unis 1,1 %
4 – Union européenne 0,6 %
5 – Russie 0,5 %

Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché en 2023)4 :
1 – Chine 35,2 %
2 – Russie 29,6 %
3 – Union européenne 9,5 %
4 – Japon (chiffre le plus récent disponible : 6,6 % en 2021)
5 – Corée du Sud (chiffre le plus récent disponible : 4,5 % en 2021)

Exportations françaises 20235 : 0,062 Md EUR, +87,88 %

Indice de perception de la corruption (CPI 2025)6 : 124/182 – score 31/100

Point d’attention : La Mongolie affiche une dégradation continue de son score CPI depuis 2012, avec une tendance à la baisse confirmée dans l’édition 2025 publiée en février 2026. Transparency International souligne un recul de l’état de droit et de la responsabilisation, ainsi qu’un rétrécissement de l’espace civique.

Sources : FMI – World Economic Outlook (2025), Banque mondiale (2024–2025), OMC – Trade Profiles Mongolia (2024), Parlement européen – Service de recherche, données IMF (2023), DG Trésor – Relations bilatérales Mongolie (2023), Transparency International – CPI 2025 (février 2026)

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Appréciation du credit manager Moci Risque pays : élevé Risque client : très élevé Notes de risque pays OCDE : 6/7 — l’OCDE a relevé la classification risque pays de la Mongolie d’un échelon, passant du niveau 7/7 (le plus élevé) à 6/7, avec effet au 27...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

S’y rendre et s’y installer — Mongolie

Chiffres clés mobilité (2025-2026)

Indice de Paix Mondial (GPI 2025) : 37e rang mondial, score 1,719 — 6e pays le plus pacifique de la région Asie-Pacifique

Communauté occidentale expatriée : environ 3 000 ressortissants occidentaux

Salaire mensuel minimum (2025) : 792 000 MNT (~233 USD), après hausse de 20 % en avril 2025

Coût de la vie (Numbeo, mars 2026) : en moyenne 54,1 % inférieur aux États-Unis ; 43 % moins cher qu’en France à Oulan-Bator (données 2025)

Taux de chômage (T2 2025) : 4,5 %, en recul par rapport au trimestre précédent (5,4 %)

⚠ Point d’attention : Cet hiver 2025-2026 est à nouveau susceptible d’être marqué par le phénomène climatique extrême du « dzud » sur de vastes zones de la steppe mongole, avec des craintes de crise humanitaire. La Mongolie avait déjà subi en 2023-2024 son hiver le plus rigoureux depuis près d’un demi-siècle : plus de 8 millions de têtes de bétail avaient péri, soit 12,5 % du cheptel national selon les chiffres officiels. Ces épisodes récurrents amplifient les migrations internes vers Oulan-Bator et aggravent la pollution atmosphérique hivernale de la capitale.

⚠ Point d’attention : En février 2026, Oulan-Bator a atteint un indice de qualité de l’air (AQI) de 204, classé « très malsain », la ville figurant parmi les dix villes les plus polluées du monde. Ce phénomène est structurel et saisonnier : la pollution se détériore systématiquement entre octobre et mars, lorsque les ménages recourent massivement aux poêles à charbon pour se chauffer.


S’y rendre

Formalités d’entrée

Par décision du 31 décembre 2025, le gouvernement mongol exempte temporairement (jusqu’au 1er janvier 2027) les ressortissants français (ainsi que 33 autres nationalités) de l’obligation de visa pour tout séjour touristique n’excédant pas 30 jours. Cette exemption couvre les catégories K2 (tourisme), K4 (compétitions sportives et événements culturels) et K6 (transit vers un autre pays).

En cas de court séjour touristique sans visa, il reste obligatoire de voyager avec un passeport valide au moins 6 mois après la sortie prévue de Mongolie, et comportant au moins 2 pages vierges. Le visa reste obligatoire pour tout séjour dépassant 30 jours, ainsi que pour toute finalité autre que le tourisme.

Pour les déplacements professionnels, les visas de travail et d’affaires doivent être obtenus avant le départ. L’emploi en Mongolie requiert à la fois un visa de travail et un permis de travail délivré par l’Agence mongole d’immigration. L’organisme d’accueil mongol (réceptif, entreprise, ONG) doit d’abord obtenir à Oulan-Bator une autorisation auprès du Ministère des Affaires étrangères ou de l’Agence de l’Immigration, de la Naturalisation et des Étrangers, laquelle est ensuite transmise à l’Ambassade de Mongolie à Paris.

Un e-visa est disponible en ligne pour les nationalités non exemptées. Le site officiel est evisa.mn. Les catégories proposées sont : tourisme – 30 jours simple entrée (K2), événements culturels et sportifs – 30 jours (K4), transit – 10 jours (K6). Le coût est de 51,50 USD pour un visa touristique et 25,75 USD pour un transit, avec un délai de délivrance de 72 heures.

Une fois sur place, dans les 7 jours suivant l’arrivée, les étrangers doivent s’enregistrer auprès de l’Agence de l’Immigration, de la Naturalisation et des Étrangers à Oulan-Bator. Le non-respect de cette obligation entraîne des amendes et peut conduire à une interdiction temporaire de quitter le territoire.

Pour les prolongations de séjour sans visa, les ressortissants des 34 pays exemptés souhaitant rester au-delà de 30 jours peuvent prolonger leur séjour une seule fois pour 30 jours supplémentaires, via le service de l’immigration en Mongolie ou en ligne sur immigration.gov.mn/en/visa-extension/.

Ambassade de Mongolie en France : 5, avenue Robert-Schumann, 92100 Boulogne-Billancourt. Site : paris.embassy.mn

Accès et liaisons aériennes

L’aéroport international Chinggis Khaan d’Oulan-Bator constitue la principale porte d’entrée internationale. Aucune liaison directe n’existe depuis la France : les connexions les plus fréquentes passent par Moscou, Pékin, Séoul ou Istanbul. Les trajets routiers transfrontaliers sont possibles via les postes frontières de Zamiin Uud (sud, avec la Chine) et Sukhbaatar/Altanbulag (nord, avec la Russie), mais d’autres postes frontières n’opèrent que de façon sporadique : il convient de vérifier leur statut avant de tenter une entrée terrestre.

Sécurité et vigilance sur place

Moyennant le respect des règles habituelles de prudence, il est possible de voyager en Mongolie dans des conditions sécuritaires relativement bonnes. La petite délinquance est présente dans les lieux publics de la capitale. Les étrangers (hommes) sont souvent pris pour cible à la sortie des boîtes de nuit. Le marché de Narantuul, le grand magasin d’État, la gare centrale, la place Sukhbaatar, la rue de Séoul et l’aéroport international Chinggis Khaan sont des lieux où sévissent particulièrement les pickpockets.

Les voyageurs d’affaires doivent savoir que des entreprises étrangères peuvent être soumises à des pressions ou menaces. Des manifestations peuvent avoir lieu et, même pacifiques, peuvent soudainement devenir violentes.

Consulter impérativement les conseils aux voyageurs actualisés du MEAE (mise à jour : 7 avril 2026) : diplomatie.gouv.fr – Mongolie

Risques naturels

La Mongolie comporte des zones de forte activité sismique, notamment dans sa partie occidentale. Il existe également un risque élevé pour la capitale Oulan-Bator : plusieurs failles sismiques entourent la ville, dont deux à 50 km, une à 35 km et une à 15-20 km. À titre statistique, la Mongolie connaît en moyenne un séisme de magnitude 7 ou supérieure tous les 12,5 ans, et un séisme de magnitude 6 tous les 2,2 ans environ.

Le dzud (hiver extrême) constitue le risque climatique majeur pour le monde rural. Ce phénomène survient désormais tous les deux à trois ans au lieu d’une fois tous les dix ans. Il n’affecte pas directement les voyageurs d’affaires, mais il peut perturber les chaînes d’approvisionnement locales et accentuer les tensions sociales dans les zones rurales.


S’y installer

Présence française et communauté expatriée

L’ambassade de France en Mongolie est implantée à Oulan-Bator et assure les fonctions consulaires pour l’ensemble du territoire. Les ressortissants français souhaitant s’installer sont invités à s’immatriculer auprès de la section consulaire.

Ambassade de France en Mongolie :
15, avenue de la Paix – 1er Khoroo – district de Chingeltei, Oulan-Bator
Tél. : +976 11 32 45 19 | Urgences : +976 99 08 61 77
Courriel : [email protected]
Site : mn.ambafrance.org

La communauté française en Mongolie bénéficie de deux structures de référence : l’Alliance française d’Oulan-Bator et l’École française de Mongolie, toutes deux mentionnées sur le site de l’ambassade (mn.ambafrance.org). La diplomatie bilatérale est active : en mars 2026, le ministre français des Affaires étrangères s’est entretenu avec son homologue mongole Mme Batmunkh Battsetseg.

Marché du travail

La quasi-totalité des opportunités qualifiées et des services modernes — supermarchés, hôpitaux privés, coworkings, écoles internationales — se concentrent à Oulan-Bator, où deux tiers des emplois en entreprises formelles sont localisés. Les secteurs les plus porteurs pour les expatriés sont l’industrie minière (ingénierie, géologie, géotechnique), l’énergie renouvelable, la construction, l’éducation (notamment l’enseignement de l’anglais) et les ONG internationales.

La Mongolie n’est pas un marché où l’on envoie un CV au hasard. Les réseaux personnels, les agences spécialisées et quelques plateformes structurées jouent un rôle déterminant. LinkedIn est de plus en plus utilisé pour les recrutements de cadres et profils techniques. Les principaux sites d’offres d’emploi locaux accessibles en anglais sont mongolchuulgan.mn et jobgur.mn (à confirmer sur les sites officiels).

La concurrence pour les postes en Mongolie parmi les étrangers est significative. Un candidat doit être approuvé par les trois agences mongoles compétentes : l’Agence d’immigration, le Ministère des Affaires étrangères et du Commerce, et le Ministère du Travail.

Coût de la vie et logement

L’indice du coût de la vie moyen de la Mongolie est d’environ 33,9 (base New York = 100). Le pays se classe 117e sur 197 par coût de la vie. Pour un expatrié, le budget mensuel à Oulan-Bator varie entre 870 et 1 200 USD tout compris pour une personne seule, selon le niveau de confort.

Le logement représente le poste le plus significatif : un appartement deux pièces dans les quartiers centraux d’Oulan-Bator coûte entre 800 et 1 500 dollars mensuels, charges comprises. La scolarité en école internationale constitue la charge la plus lourde pour les familles, pouvant atteindre 25 000 USD par an et par enfant dans les établissements haut de gamme. Une assurance santé internationale privée, indispensable pour accéder à des soins de qualité, représente entre 1 000 et 3 000 USD par personne et par an.

Environnement urbain et qualité de vie

Vivre à Oulan-Bator implique de composer avec un climat continental extrême. L’hiver, de novembre à mars, voit les températures chuter régulièrement sous les -30°C, avec des pointes à -40°C en janvier. L’été peut afficher 35°C en juillet.

La pollution atmosphérique hivernale constitue un enjeu sanitaire majeur. La combustion de charbon dans les quartiers de yourtes (ger districts), combinée aux émissions automobiles et à l’inversion thermique, crée un smog dense et toxique. Les concentrations de PM2.5 dépassent fréquemment de 20 à 80 fois les recommandations de l’OMS. Le port d’un masque filtrant de qualité est fortement recommandé d’octobre à mars. Pour tout déplacement dans ce pays immense (trois fois la superficie de la France) et faiblement peuplé, il est impératif de disposer d’un contrat d’assurance maladie-rapatriement couvrant l’intégralité du séjour, avec des correspondants médicaux identifiés en Mongolie avant le départ.

Conseils pratiques

Enregistrement obligatoire : tout résident étranger séjournant plus de 30 jours doit s’enregistrer dans les 7 jours suivant son arrivée auprès de l’Agence d’immigration. L’absence d’enregistrement expose à des amendes ou, dans les cas extrêmes, à des interdictions de sortie du territoire.

Permis de résidence : le seul moyen de séjourner légalement au-delà de 3 mois est d’obtenir un permis de travail ou d’études. L’employeur se charge généralement de ces démarches, mais le travailleur indépendant doit les effectuer lui-même.

Documents officiels : prévoir des traductions assermentées en anglais ou en mongol. L’ouverture d’un compte bancaire local exige patience et documents traduits par un traducteur assermenté.

Santé : les vaccinations recommandées incluent l’hépatite A et B, la typhoïde et l’encéphalite à tiques. Deux cliniques anglophones de référence à Oulan-Bator : SOS Medica (+976 9191 3122) et Intermed (+976 8010 5577).

Déplacements en zone rurale : hors d’Oulan-Bator, les infrastructures sont très limitées. Prévoir un véhicule 4×4 adapté, un guide local et une connexion satellite pour les zones reculées.

Travail et famille : les conjoints et enfants peuvent obtenir un visa de dépendant associé au statut de l’expatrié, mais ils ne sont pas autorisés à travailler sans permis propre.

Fil d’Ariane : s’inscrire sur le portail du MEAE (diplomatie.gouv.fr) pour recevoir les alertes consulaires en temps réel.

Sources : France Diplomatie – Mongolie (avril 2026), Ambassade de France en Mongolie (2026), Ambassade de Mongolie en France (2026), Global Peace Index 2025 – IEP, Numbeo – Oulan-Bator (mars 2026), IQAir – Oulan-Bator (février 2026), IFRC – Dzud Mongolie (juillet 2025), Expat.com – Guide Mongolie (2025), cyriljarnias.com – Guide expatrié Mongolie (mars 2026)

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

Les acteurs publics

AMBASSADE DE FRANCE EN MONGOLIE
Représentation diplomatique de la France auprès de la Mongolie. Mme Corinne Pereira a pris ses fonctions en tant qu’ambassadrice de France en Mongolie en septembre 2024. Les démarches administratives consulaires s’effectuent auprès de la section consulaire de l’ambassade.
Adresse : Enkhtaivany urgun chuluu 15, Poste Centrale, Oulan-Bator 15160, Mongolie
Tél. : +976 (11) 32 45 19
Site : mn.ambafrance.org

SERVICE CONSULAIRE — FRANCE CONSULAIRE
Pour toute démarche administrative consulaire (passeport, état civil, protection consulaire), les ressortissants français peuvent contacter France Consulaire.
Tél. (depuis la France) : +33 2 52 88 24 87, du lundi au vendredi de 8h à 15h (heure de Paris)
Site : mn.ambafrance.org

SERVICE ÉCONOMIQUE DE LA DG TRÉSOR — ANTENNE D’OULAN-BATOR
Les Services Économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction Générale du Trésor (DG Trésor). Ils constituent le réseau international du ministère de l’Économie et des Finances, organisé en 31 circonscriptions. L’antenne d’Oulan-Bator, rattachée au Service économique régional de Pékin, assure l’analyse de la situation économique et financière, l’appui aux grands projets des entreprises françaises, et la coordination des acteurs économiques français.
Cheffe du service économique : Annie Biro
Ambassade de France en Mongolie — Enkhtaivanii urgun chuluu 15, BP 687, Poste centrale, Oulan-Bator, Mongolie
Tél. : +976 (11) 324 519
Email : [email protected]
Site : tresor.economie.gouv.fr/Pays/MN

BUSINESS FRANCE — COUVERTURE DEPUIS PÉKIN / PARTENARIAT CCIFM
Business France Chine, n’ayant pas de bureau en Mongolie, a signé avec la CCIFM une convention de coopération en mars 2016 afin de favoriser l’accompagnement des entreprises françaises sur le marché mongol. En juillet 2025, Bpifrance a conduit sa première mission en Mongolie, organisée avec le soutien de l’Ambassade de France et de la Trade and Development Bank of Mongolia (TDB), réunissant sept entreprises françaises.
Site : businessfrance.fr | bpifrance.fr

Les acteurs privés

CCI FRANCE MONGOLIE (CCIFM)
La CCIFM, fondée en 2012, œuvre au développement des relations économiques et commerciales entre la France et la Mongolie. Elle propose une gamme de services vaste, conçue pour répondre aux besoins de ses membres en termes de connaissance du marché, de communication, de ressources humaines. Réseau de près de 600 entreprises, elle accompagne les projets d’implantation sur le marché mongol.
Site : ccifrance-mongolie.org | Fiche réseau : ccifrance-international.org

MEDEF INTERNATIONAL — CONSEIL D’ENTREPRISES FRANCE-MONGOLIE
MEDEF International a structuré ses activités avec la Mongolie dès la fin des années 1990. Le Conseil d’entreprises France-Mongolie, créé en 2000, est aujourd’hui présidé par M. Claude Imauven, Président du Conseil d’administration d’Orano. M. Imauven préside également le conseil d’entreprises France-Ouzbékistan. Contact MEDEF International (chargé de projet Eurasie) : Julien Beccafichi — [email protected]
Site : medefinternational.fr/services/mongolie

STEP BY STEPPE (SBS CONSULTING)
Cabinet de conseil spécialisé dans l’accompagnement des entreprises internationales souhaitant s’établir ou développer leurs activités en Mongolie, fournissant expertise et services pour assurer le succès des projets sur ce marché stratégique. Basé en France, le cabinet est né de la volonté de faire le lien entre les standards internationaux et les priorités mongoles. En juin 2025, Step By Steppe a contribué à une mission internationale d’affaires organisée avec le soutien de Bpifrance. Secteurs couverts : mines, énergie, infrastructures, environnement, Asie centrale.
Site : stepbysteppe.fr

ALLIANCE FRANÇAISE D’OULAN-BATOR (AFOB)
Partenaire culturel et linguistique incontournable pour les entreprises françaises implantées : formation au français, réseau de francophones locaux, événements culturels franco-mongols. Acteur clé du dispositif de coopération bilatérale.
Adresse : 6e Khoroo, Baga Toiruu, place Sukhbaatar, Bâtiment Khanbogd Cashmere, 5ème étage, District Sukhbaatar, Oulan-Bator
Email : [email protected]
Tél. : +976 11 351 914
Site : afm.mn

Avocats d’affaires francophones

Me Luvsaan TUVSHINTSENGEL — AVOCATE FRANCOPHONE DE RÉFÉRENCE
Avocate et conseillère juridique de référence recommandée par l’Ambassade de France en Mongolie.
Adresse : N° 314, étage 3, Bâtiment de la Fédération des Syndicats, place de Sukhbaatar, horoo-1, district Chingeletei, Oulan-Bator, Mongolie
Tél. : +976 99031174
Email : [email protected]
Source : mn.ambafrance.org/Avocats-et-notaires-francophones

MAHONEYLIOTTA LLP
Cabinet fondé en 1997, MahoneyLiotta est l’un des premiers cabinets associant avocats mongols et internationaux à s’être implanté en Mongolie. Sa longévité, sa connaissance du marché local et son expérience sur des dossiers complexes en font une référence. Le cabinet se spécialise dans les transactions liées aux énergies renouvelables et traditionnelles, l’immobilier et les ressources naturelles. Le financement de projets est un domaine clé, et il maintient des connexions avec des cabinets internationaux pour les opérations transfrontalières. Classé Band 1 par Chambers Global.
Adresse : Landmark Building, 7th Floor, Chinggis Avenue, PO Box 28-364, Oulan-Bator 14253, Mongolie
Site : mlmongolia.com

GRATA INTERNATIONAL — BUREAU D’OULAN-BATOR
Le Legal 500 Asia-Pacific 2026 confirme la présence de GRATA International dans le marché mongol. Le bureau d’Oulan-Bator est classé Tier 3, avec une expertise reconnue en droit minier, droit du travail, concurrence, propriété intellectuelle et droit civil, sous la direction de Bolormaa Volodya. Cabinet international couvrant 19 pays, avec des équipes anglophones et russophones.
Adresse : (à confirmer sur gratanet.com/regions/mongolia)
Site : gratanet.com/regions/mongolia

Note : Le marché mongol du droit des affaires ne compte pas, à ce jour, de cabinet français ou francophone implanté en propre à Oulan-Bator en dehors des acteurs ci-dessus. Pour des opérations impliquant des financements export, le recours à l’avocat francophone référencé par l’Ambassade et à un cabinet international de premier rang (MahoneyLiotta, GRATA International) constitue la combinaison la plus opérationnelle.

Sources d’information internet

Ambassade de France en Mongolie — Site officiel, actualités bilatérales, liste des avocats francophones

DG Trésor — Mongolie — Analyses économiques, veille hebdomadaire, relations bilatérales

CCI France Mongolie (CCIFM) — Services aux entreprises, réseau, implantation

MEDEF International — Mongolie — Conseil d’entreprises, missions, agenda

Step By Steppe — Conseil d’affaires franco-mongol, veille marché

Business France — Programmes export, événements, Tastin’France Mongolie

Bpifrance — Parcours International Mongolie — Missions d’affaires, financement export

Alliance Française d’Oulan-Bator — Réseau francophone local, formation, culture

MahoneyLiotta LLP — Cabinet d’avocats de référence en Mongolie

GRATA International Mongolie — Cabinet international, bureau Oulan-Bator

Ambassade de Mongolie en France — Visas, formalités, informations réglementaires

Service-public.fr — Ambassade de France en Mongolie — Coordonnées consulaires officielles

Sources : Ambassade de France en Mongolie (2025-2026), DG Trésor – Mongolie (2025), Service-Public.fr (2025), CCI France Mongolie (2025), MEDEF International (2025), Bpifrance (juillet 2025), GRATA International / Legal 500 (janvier 2026), Alliance Française d’Oulan-Bator (2025), Step By Steppe (2025), Ambassade de Mongolie en France (2025)

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Indicateurs de performance logistique

Le programme Doing Business de la Banque mondiale a été définitivement arrêté en septembre 2021 et n’est plus une référence valide. Son successeur, le Business Ready (B-READY), est en déploiement progressif depuis 2024 : le rapport B-READY 2024 couvrait 50 économies, tandis que B-READY 2025 en évalue 101, avec une extension planifiée à plus de 160 économies en 2026. La Mongolie n’est pas encore incluse dans les éditions 2024 ou 2025 de ce référentiel.

La référence actuellement disponible la plus pertinente est l’Indice de Performance Logistique (LPI) 2023 de la Banque mondiale, qui permet des comparaisons entre 139 pays. La Mongolie y occupe le 97e rang sur 139 économies, témoignant des difficultés structurelles persistantes d’un pays sans accès à la mer, enclavé entre la Chine et la Russie. Avec 40 % de routes non goudronnées et une connectivité ferroviaire limitée, des procédures commerciales complexes et peu transparentes contribuent également à renchérir les coûts.

Pour ce qui est de la liberté économique, l’édition 2025 de l’Index of Economic Freedom de la Heritage Foundation attribue à la Mongolie un score de 63 points sur 100, en progression par rapport à 61 points en 2024. Ce score place le pays dans la catégorie « modérément libre », au-dessus de la moyenne mondiale de 60 points.

Infrastructure de transport et réseau logistique

Le secteur des transports est dominé par le rail pour le fret en vrac (en particulier les minéraux), la route pour la connectivité intérieure et l’aviation pour l’accès aux zones reculées, mais se heurte à des défis majeurs : infrastructures sous-développées, grandes distances et conditions climatiques extrêmes. Au 1er janvier 2025, le réseau comprend environ 3 370 kilomètres de voie ferrée, une longueur routière totale de 112 000 kilomètres (dont seulement environ 15 000 km classés routes internationales ou nationales) et 37 aéroports.

La moitié des coûts logistiques totaux est imputable aux routes en mauvais état ou inexistantes, qui renchérissent le transport des produits dans la chaîne d’approvisionnement. Trente pour cent sont liés au manque d’installations de stockage ou à des coûts d’inventaire élevés. Les 20 % restants résultent de l’asymétrie d’information et des coûts administratifs découlant du traitement manuel de longues chaînes de documents papier.

L’enclavement constitue une contrainte fondamentale : le pays est enclavé, bordé par la Russie au nord et la Chine au sud, ce qui complique le transport et le commerce. L’absence d’accès côtier signifie que la Mongolie dépend fortement de ses voisins pour ses routes commerciales, la rendant vulnérable aux tensions géopolitiques et aux limites logistiques.

La Banque mondiale soutient activement la modernisation logistique du pays à travers le projet Mongolia Transport Connectivity and Logistics Improvement Project (MTCLIP), doté de 110 millions USD (IBRD + IDA), dont la clôture est prévue en mai 2028. Une mission de revue conjointe entre le ministère des Routes et des Transports et la Banque mondiale s’est tenue du 12 au 16 mai 2025, confirmant la poursuite active de ce programme axé sur la réhabilitation des routes rurales et le développement de hubs logistiques régionaux.

Développements ferroviaires majeurs en 2025

L’événement infrastructurel le plus significatif de 2025 est le lancement officiel de la construction du chemin de fer transfrontalier Gashuunsukhait–Gantsmod, qui reliera la Mongolie à la Chine. Un accord bilatéral entre la Mongolie et la Chine pour construire ce chemin de fer a été signé le 14 février 2025, et la construction a officiellement débuté trois mois plus tard. La ligne est planifiée pour une longueur totale de 32,6 km, à double voie (écartement 1 520 mm et 1 435 mm), avec une capacité de 40 millions de tonnes de fret par an. Le projet devrait être achevé et mis en service dans un délai de 22 mois, soit vers fin 2026 ou début 2027.

Le 14 mai 2025, la société Mongolian Railways JSC a signé un contrat de transport de charbon à long terme de 16 ans avec China Coking Coal Energy (Tianjin) Co., Ltd., portant sur 247 millions de tonnes de charbon jusqu’en 2041. Ce nouveau chemin de fer devrait doubler la capacité d’exportation de charbon de la Mongolie, la faisant passer de 83 millions à 165 millions de tonnes par an.

La ligne ferroviaire Bagakhangai-Khushig Valley, longue de 102,5 km, a également commencé sa construction en avril 2025 pour soutenir la logistique minière dans le sud du pays.

Formalités douanières

La Loi sur la Douane réglemente l’importation et l’exportation. Les droits de douane sont généralement fixés à 5 % et la TVA est de 10 %. La Mongolie est membre de l’Organisation Mondiale des Douanes. La réglementation des droits de douane se conforme à la Convention sur le Système harmonisé de désignation et de codification des marchandises, inscrite dans l’annexe n° 1 du Protocole d’adhésion de la Mongolie à l’OMC.

La Mongolie est membre de l’OMC depuis le 29 janvier 1997. Depuis son accession, cet État a largement libéralisé son régime commercial, notamment en réduisant ses droits de douane et en supprimant un certain nombre de prescriptions en matière de licences d’importation. La Mongolie bénéficie par ailleurs du système de préférences généralisées SPG+ de l’UE, lui permettant un accès privilégié au marché européen avec la suppression des droits de douane sur 66 % des lignes tarifaires.

Tous les produits importés en Mongolie doivent répondre aux standards internationaux et aux standards nationaux mongols. Le Centre National de Standardisation et de Métrologie est l’institution responsable de la définition de ces normes.

En pratique, les délais de dédouanement restent une source de difficultés. Les principaux défis aux frontières sino-mongoles sont les délais administratifs et la congestion. L’exactitude et l’exhaustivité de la documentation d’expédition sont critiques pour éviter les blocages. La congestion est fréquente, et des retards de plusieurs jours, voire plusieurs semaines, peuvent survenir en raison du volume de trafic élevé, des processus administratifs ou des limites des infrastructures.

Points de vigilance

Dépendance aux deux voisins : la Mongolie manque d’accès direct aux ports maritimes et doit s’appuyer sur de longs itinéraires terrestres traversant la Chine ou la Russie pour le commerce, ce qui augmente les délais et les coûts de transport. Tout incident diplomatique ou fermeture de frontière avec l’un des deux voisins peut paralyser les échanges.

Qualité des routes : seulement 13 à 15 % des routes mongoles sont goudronnées, ce qui signifie que la majorité du transport dépend de routes non revêtues, difficiles à utiliser toute l’année et coûteuses à entretenir, particulièrement lors des conditions météorologiques extrêmes.

Conditions climatiques extrêmes : le climat continental de la Mongolie pose un défi opérationnel sévère. Les températures hivernales descendent régulièrement à -40 °C, affectant tous les aspects de la logistique, notamment les transports.

Coûts logistiques élevés : les lacunes d’infrastructure, notamment dans les transports, la logistique et les passages frontaliers inefficaces, font sensiblement augmenter les coûts commerciaux et entravent l’accès aux marchés, en particulier pour les exportations hors secteur minier.

Procédures administratives : les formalités documentaires demeurent largement manuelles ; la numérisation progresse lentement et les procédures restent peu transparentes selon les évaluations de l’ADB (2025).

⚠ Point d’attention : Le lancement en mai-juin 2025 du chantier ferroviaire Gashuunsukhait–Gantsmod constitue un tournant structurel pour la logistique d’exportation mongole. Cependant, pendant les 22 mois de travaux (jusqu’à fin 2026 / début 2027), le transport de charbon continue de dépendre d’une combinaison rail-route, maintenant les risques de congestion et de délais aux postes-frontières. Les exportateurs vers ou depuis la Mongolie devront anticiper ces aléas de capacité.

Sources : Banque mondiale, Logistics Performance Index 2023 (lpi.worldbank.org), Banque mondiale, B-READY – économies couvertes (2025), Banque asiatique de développement, Country Partnership Strategy Mongolia 2025–2028 (avril 2025), Heritage Foundation, Index of Economic Freedom – Mongolie (2025), Railway Authority of Mongolia, Construction of the Cross-Border Railway Gashuunsukhait–Gantsmod (juin 2025), MONTSAME, Mongolia Transports Coal to China by Rail and Road (juillet 2025), Ambassade de France en Mongolie, Commercialisation et fiscalité, L’Exportateur, Mongolie : exporter, investir et s’informer, Banque mondiale, Projet MTCLIP (2022-2028)

Actualités : Mongolie

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