Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Population : 10,2 millions d’habitants (Bureau central des statistiques israélien, janvier 2026)
Capitale : Jérusalem
Devise : Le nouveau shekel israélien (ILS)
Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +2,9 % ; 2024 : +1,0 %
PIB nominal : 611 Mds USD (2025, FMI)
PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (USD) : 47 339 (2024, Banque mondiale)
Taux d’inflation : 2025 : 2,6 % (moyenne annuelle) ; janvier 2026 : 1,8 % (en g.a.)
Dette publique (% du PIB) : 2025 : 68,6 % ; 2024 : 67,7 %
Déficit budgétaire (% du PIB) : 2025 : environ 4,9–5,1 %
Taux de chômage : 3 % (2025)
Sources : FMI (World Economic Outlook) ; Banque mondiale ; Bureau central des statistiques israélien (CBS) ; ministère des Finances israélien.
Conjoncture
⚠ Point d’attention : La guerre déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 continue de peser structurellement sur l’économie israélienne. La « guerre des douze jours » menée contre l’Iran en juin 2025 a provoqué une contraction marquée de l’activité au 2e trimestre 2025. Par ailleurs, depuis août 2025, des droits de douane américains de 15 % s’appliquent aux exportations de biens israéliens vers les États-Unis, remettant en cause l’accord de libre-échange bilatéral en vigueur depuis 1985. Ces deux chocs simultanés constituent un risque avéré pour la croissance et la compétitivité extérieure à court terme.
Une reprise en cours malgré des chocs multiples
L’économie israélienne est entrée dans la guerre d’octobre 2023 avec des fondamentaux solides, ce qui lui a permis de faire face, au moins dans un premier temps, aux dépenses extraordinaires engendrées par la réponse militaire. Si le PIB a reculé au 4e trimestre 2023, la croissance a néanmoins atteint 1 % en 2024. Après une poursuite du redressement au 1er trimestre 2025 (+3,4 % en rythme annualisé), la guerre des douze jours avec l’Iran en juin a entraîné une récession de 3,5 % sur le 2e trimestre. Pour l’année 2025 dans son ensemble, la croissance a atteint 2,9 %, révisée à la baisse par rapport aux estimations initiales de 3,1 %. Le ministère des finances table sur un rebond de 4,6 % en 2026, principalement tiré par une consommation privée plus soutenue et une reprise de l’investissement.
Finances publiques et position extérieure sous pression
La poursuite de dépenses militaires élevées, notamment suite au conflit avec l’Iran en juin 2025, devrait porter le déficit budgétaire à un chiffre compris entre 4,9 % et 5,1 % du PIB en 2025, en dépit des coupes budgétaires sur d’autres postes et de la bonne tenue des rentrées fiscales. Le ratio de la dette publique par rapport au PIB s’est élevé à 68,6 % en 2025, contre 67,7 % en 2024, selon le ministère des Finances israélien. Le déficit budgétaire devrait néanmoins se réduire en 2026 à mesure que la reprise de la croissance soutient les recettes, et que les dépenses militaires liées aux conflits reflueront vers 6–6,5 % du PIB, contre un pic de 9 % en 2024. Sur le plan extérieur, les réserves de change s’établissaient à environ 230 milliards de dollars (près de 40 % du PIB) en novembre 2025, constituant un amortisseur solide.
Inflation sous contrôle, marché du travail tendu
L’inflation a été en moyenne de 2,6 % en 2025, en baisse par rapport à 3,2 % en 2024. En janvier 2026, le taux d’inflation annuel est tombé à 1,8 %, son niveau le plus bas depuis juin 2021, restant dans la fourchette cible de la Banque d’Israël de 1 % à 3 % pour le sixième mois consécutif. L’extension de la guerre a entraîné le départ de nombreux travailleurs étrangers ou palestiniens, qui n’ont été que partiellement remplacés. Ce déficit de main-d’œuvre, avec un chômage à 3 %, a entretenu une pression élevée sur les salaires. Un recul de l’inflation vers la fourchette cible de 1–3 % de la Banque d’Israël devrait soutenir la confiance des consommateurs et permettre des baisses de taux soutenues, réduisant les coûts d’emprunt pour les ménages et les entreprises.
L’économie technologique comme moteur structurel
La résilience de l’économie israélienne repose sur son écosystème technologique. Le secteur technologique israélien a enregistré une augmentation historique des opérations de sortie en 2025, la valeur totale des fusions, acquisitions et introductions en bourse atteignant 58,8 milliards de dollars, soit une hausse de 340 % par rapport aux 13,4 milliards de dollars enregistrés en 2024. Les droits de douane américains sont applicables aux importations de biens, alors que les principales exportations des entreprises israéliennes aux États-Unis sont des logiciels — leurs produits sont donc pour la plupart exemptés de ces taxes. L’impact sur l’économie devrait ainsi être plus modéré, puisque plus de 50 % des exportations israéliennes relèvent du secteur des services.
Impact des droits de douane américains
Le droit de douane de 15 % imposé par les États-Unis sur les importations en provenance d’Israël est entré en vigueur, une mesure qui pourrait coûter des milliards de dollars au pays. Avec ces droits de douane de 15 %, les exportations israéliennes devraient subir un impact de 2 à 4 milliards de dollars, selon le président de l’Association des fabricants israéliens. Cette hausse des droits de douane remet en cause l’accord de libre-échange États-Unis/Israël signé en 1985, qui exemptait de tarifs douaniers la grande majorité des biens et services échangés entre les deux pays. Selon des responsables israéliens, le compromis fixe le tarif global sur les exportations israéliennes vers les États-Unis à 15 %, et des négociations pour le réduire davantage sont en cours.
Points de vigilance
Les exportations israéliennes restent principalement dirigées vers l’Union européenne, son premier partenaire commercial, qui capte 28,8 % des exportations (17,4 Mds USD), légèrement devant les États-Unis, à 28,5 % (17,2 Mds USD). Des baisses significatives d’exportations ont été enregistrées en Turquie (boycott commercial depuis mai 2024), en Russie, au Royaume-Uni, en Corée du Sud et au Canada. Les exportations de services se sont établies à 83,4 Mds USD en 2024. Elles représentent désormais plus de 50 % des exportations israéliennes et sont surtout composées des services aux entreprises (86 % du total) : Israël occupe la troisième place parmi les pays de l’OCDE pour la part des services aux entreprises dans les exportations totales.
Relations commerciales franco-israéliennes
La baisse des échanges commerciaux entre la France et Israël constatée en 2022 et 2023 s’est poursuivie en 2024. Ils atteignaient 3,1 Mds EUR en 2024, contre 3,3 Mds EUR en 2023 et 3,6 Mds EUR en 2022. Les exportations françaises vers Israël ont atteint 1,7 Md EUR en 2024, en recul de 7,4 % sur un an. L’excédent de la balance commerciale avec Israël a atteint 328 M EUR en 2024, en baisse de 17,5 % par rapport à 2023. Israël était la 42e destination des exportations françaises (0,3 % du total) en 2024 ; selon les statistiques douanières israéliennes, la France constituait le 10e fournisseur d’Israël.
Les représentants locaux des marques françaises de parfums et cosmétiques (Dior, L’Oréal, L’Occitane…) confirment avoir réalisé des chiffres d’affaires records en 2024, attribuant ce résultat à la suspension d’une grande partie des vols internationaux et à un effet de substitution des achats habituellement effectués lors de voyages à l’étranger. La hausse des exportations françaises de matériels électriques est notamment attribuable à l’accélération du développement des capacités de génération électrique, notamment renouvelables, pour lesquelles EDF Renewables constitue un acteur clé dans le domaine solaire. En revanche, le fort recul des ventes de véhicules reste problématique, dans un contexte de stabilité des immatriculations (272 000 en 2024 contre 270 000 en 2023).
Contexte politique : élections législatives à l’automne 2026
Les élections législatives israéliennes de 2026 doivent avoir lieu avant le 27 octobre 2026 pour renouveler les 120 membres de la Knesset. La coalition gouvernementale de Netanyahu a de justesse passé le budget 2026 avant la date limite du 31 mars, évitant la dissolution automatique du Parlement et des élections anticipées. Les thèmes centraux de la campagne sont : la sécurité et la responsabilité (avenir à Gaza, enquête indépendante sur le 7 octobre), la démocratie et la corruption, le partage du fardeau militaire (exemption Haredim), et la reprise économique face à un coût de la vie élevé et des budgets sous tension.
Sources : DG Trésor – Israël, Indicateurs et conjoncture (2025), DG Trésor – Relations commerciales franco-israéliennes (2025), DG Trésor – Commerce extérieur d’Israël (2025), FMI – Israël (World Economic Outlook 2025), Banque mondiale – Israël (2025), Coface – Fiche risque pays Israël (2026), Times of Israël (2025–2026)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, début 2026) : 10,18
Taux de croissance du PIB réel : 2025 : 3,1 % (1re estim. CBS) ; 2024 : 1,0 % — 2026 : 4,8 % (prév. FMI, mission Article IV févr. 2026)
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 55 250
Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) : Export : 61,7 Md USD ; Import : 91,5 Md USD — exportations de biens à 60,5 Mds USD, en baisse de 4,5 % sur 2023
Cinq premiers fournisseurs (part de marché, 2024) : 1 – Chine 24 % ; 2 – États-Unis 12 % ; 3 – Allemagne 7,1 % ; 4 – Italie 4,6 % ; 5 – Turquie 3,6 %
Exportations françaises 2024 : 1,7 Md EUR, −7,4 % sur un an
Indice de perception de la corruption (IPC 2024, Transparency International) : 65/100 — 30e rang sur 180 pays
⚠ Point d’attention : Le contexte géopolitique régional demeure hautement instable et pèse directement sur les flux commerciaux d’Israël. En juin 2025, Israël a lancé une opération militaire majeure contre l’Iran (la « Guerre des Douze Jours »), incluant des frappes aériennes sur des installations nucléaires et militaires iraniennes ; l’Iran a riposté par des vagues de missiles balistiques contre Israël. La contraction économique du deuxième trimestre 2025 (−4,3 % en rythme annualisé) est directement imputable à ce conflit. Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé de nouvelles frappes sur l’Iran ; Téhéran a répliqué par des tirs de missiles et de drones et fermé le détroit d’Ormuz, perturbant le commerce mondial. Un cessez-le-feu provisoire de deux semaines entre États-Unis et Iran, incluant Israël, a été annoncé les 7-8 avril 2026, mais reste fragile. Le conflit a perturbé les transports aériens et maritimes régionaux et contraint de nombreux navires à contourner le détroit d’Ormuz et la mer Rouge. Les prévisions de croissance pour 2026, initialement établies à 5,2 %, ont déjà été révisées à la baisse : le ministère des Finances israélien prévoit désormais 3,3 % de croissance en 2026 si le conflit avec l’Iran se poursuit. Par ailleurs, les importations israéliennes en provenance de Turquie ont chuté d’environ 56 % en 2024 en raison de l’embargo commercial déclaré par Ankara en mai 2024, et Erdoğan a encore renforcé les restrictions sur les exportations turques vers Israël via les pays de l’UE début 2026. Enfin, le Royaume-Uni a suspendu ses négociations d’accord de libre-échange avec Israël en mai 2025, tandis que l’Union européenne a voté un réexamen de son accord de coopération commerciale.
Sources : FMI – Déclaration conclusive Article IV (févr. 2026), Globes – PIB 2025 (févr. 2026), CBS via TPS – Population 2026 (janv. 2026), Banque mondiale – RNB/hab. PPA 2024, Al Jazeera/Comtrade – Commerce 2024 (mai 2025), World’s Top Exports – Fournisseurs 2024, DG Trésor – Relations bilatérales France-Israël (nov. 2025), Transparency International – IPC 2024 (févr. 2025)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
Mobilité – Israël
⚠ Point d’attention majeur : Depuis le 28 février 2026, une opération militaire conjointe américano-israélienne a déclenché des frappes aériennes ciblées sur l’Iran, inaugurant un conflit régional d’une ampleur inédite. L’Iran a riposté avec une vague de représailles massives à travers le Moyen-Orient. Conformément à la fiche conseils aux voyageurs du Quai d’Orsay, il est déconseillé aux ressortissants français de se rendre en Israël. L’état d’urgence a été prolongé en Israël jusqu’au 14 avril 2026. Un cessez-le-feu de deux semaines a été annoncé le 8 avril 2026, mais reste très fragile. La quasi-totalité des gouvernements occidentaux — France, Belgique, Canada, Suisse, États-Unis — déconseillent formellement tout voyage non essentiel en Israël en raison du conflit avec l’Iran. Consulter en temps réel : diplomatie.gouv.fr et le site de l’ambassade de France en Israël (mis à jour le 9 avril 2026 à 19h00).
S’y rendre
Formalités d’entrée
Le visa n’est nécessaire ni en Israël ni en Palestine pour un séjour touristique inférieur ou égal à trois mois. Cependant, depuis le 1er janvier 2025, une autorisation électronique de voyage (ETA-IL) doit être obtenue avant toute arrivée en Israël. L’ETA-IL s’obtient sur le site officiel de l’Autorité de la population et de l’immigration israélienne, avec un paiement par carte bancaire de 25 shekels. Le passeport doit avoir une validité minimale de 6 mois à la date de demande de l’ETA-IL. L’ETA ne constitue pas un droit d’entrée sur le territoire israélien, lequel reste accordé ou refusé à l’arrivée par l’officier d’immigration. L’autorisation est valable 2 ans à compter de la date de délivrance, mais doit être renouvelée en cas de changement de situation (nom, prénom, sexe, nationalité, passeport, etc.).
Les autorités israéliennes considèrent les ressortissants français ayant la double nationalité française et palestinienne, même s’ils ne disposent pas de documents d’identité ou de voyage palestiniens, comme exclusivement palestiniens. Ces doubles-nationaux sont donc en règle générale confrontés aux restrictions appliquées aux Palestiniens pour transiter par l’aéroport Ben Gourion, avec des cas récurrents de détention temporaire, voire de refoulement. Les voyageurs possédant des preuves de liens avec certains pays du Moyen-Orient (double nationalité, visas, lieu de naissance, nom de famille), en particulier ceux avec lesquels Israël n’a pas conclu d’accord de paix, font régulièrement l’objet de contrôles de sécurité poussés à l’arrivée.
Pour les séjours de longue durée ou à caractère professionnel : les autorités israéliennes demandent l’obtention d’une autorisation spécifique pour les séjours d’ordre professionnel (recherche, enseignement, études, volontariat, experts et consultants). Ces autorisations peuvent être sollicitées auprès de l’ambassade israélienne où réside le voyageur.
Accès aérien
Situation en date du 10 avril 2026 : L’espace aérien israélien avait été fermé à la plupart des transporteurs étrangers depuis le 28 février. Selon le ministère des Transports, l’aéroport Ben Gourion est revenu à des opérations « normales » à partir de minuit le 9 avril 2026, dans la foulée du cessez-le-feu conclu entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Les autorités israéliennes insistent toutefois sur le fait que cette normalisation reste conditionnée aux « instructions des autorités de sécurité » et pourra être ajustée si la situation régionale se dégrade à nouveau. Le calendrier de reprise des vols étrangers reste incertain. L’Autorité des aéroports estime que la reprise sera « graduelle », chaque compagnie devant obtenir l’aval de son propre régulateur avant de rouvrir ses lignes.
Pour Haïfa, la décision de réactiver la plateforme ne sera prise qu’après une nouvelle évaluation sécuritaire, Israël rappelant que le cessez-le-feu avec l’Iran ne s’applique pas au Liban.
Consulter impérativement le statut des vols auprès de la compagnie aérienne avant tout déplacement vers l’aéroport.
Accès terrestre
Les frontières terrestres avec la Jordanie et l’Égypte sont ouvertes et constituent actuellement les voies les plus rapides et les plus sûres pour quitter Israël. L’accès terrestre par la Jordanie peut se faire par les points de passage de Nahar Hayarden / Sheikh Hussein (près de Beit Shean), du pont Allenby / King Hussein (près de Jéricho, en Cisjordanie) ou de Yitzhak Rabin / Wadi Araba (près d’Eilat). Il convient de se renseigner sur les horaires d’ouverture (notamment pour éviter les cas de fermeture durant le Shabbat) et le fait que le passage peut être, sans préavis, restreint ou interdit, en fonction du contexte sécuritaire.
Chiffres clés – Mobilité
GPI 2025 (Global Peace Index) : Israël est classé 155e sur 163 pays dans le Global Peace Index 2025, qui évalue annuellement la sécurité, la stabilité et les niveaux de violence dans le monde.
Ressortissants français : Quelque 100 000 Français vivent en Israël, de toutes conditions : actifs ou retraités, start-uppers, venus récemment ou arrivés depuis plusieurs générations.
Aliyah française 2025 : En 2025, l’immigration depuis la France vers Israël a bondi de 45 % : 3 300 Français sont partis en Israël, se hissant à la troisième place des nationalités immigrantes.
Salaire minimum (2025-2026) : Le salaire minimum en Israël est resté inchangé à 6 248 ILS/mois en 2026 par rapport à 2025.
Salaire moyen (2025) : Le salaire mensuel brut moyen en Israël s’établissait à 13 935 shekels (environ 3 762 €) en août 2025, en hausse de +5 % sur un an.
Coût de la vie : Le coût de la vie en Israël en 2025 est en moyenne 20 % plus important qu’en France. À Tel Aviv spécifiquement, il est 33 % plus élevé qu’en France.
État d’urgence : Prorogé jusqu’au 14 avril 2026 au moins (source : ambassade de France en Israël, 9 avril 2026).
Vivre et travailler en Israël
Le marché du travail
Le secteur de la haute technologie offre des emplois dans le développement logiciel, l’ingénierie, l’intelligence artificielle et l’analyse de données, attirant de nombreux professionnels étrangers en quête de défis stimulants. En 2024, le salaire mensuel moyen dans le secteur des technologies de l’information dépassait 30 000 shekels, soit plus du double du salaire moyen global. Le secteur de la défense et de la cybersécurité constitue également un débouché important, en expansion accélérée depuis l’escalade régionale.
L’ingénierie (électronique, mécanique, chimie) et les métiers du social et de l’enseignement sont des secteurs porteurs. Les ingénieurs peuvent prétendre à des salaires de 14 000 à 22 000 shekels brut mensuel. Les secteurs bancaires, financiers et commerciaux recrutent des profils en gestion, comptabilité et marketing, avec des rémunérations de 12 000 à 18 000 shekels. Se spécialiser dans ces secteurs ou acquérir des compétences adaptées augmente fortement les chances de succès sur le marché du travail israélien.
De nombreux employeurs exigent un minimum d’hébreu, sauf dans la high-tech ou les services multilingues. Il est également possible d’effectuer un Volontariat International en Entreprise (VIE) en Israël, pour les candidats âgés de 18 à 30 ans, de nationalité française et avec un casier judiciaire vierge. Les missions sont disponibles sur le site de Business France.
Principales plateformes de recherche d’emploi
AllJobs – plateforme israélienne généraliste (interface en hébreu)
Drushim – offres variées pour tous types de profils
Jobnet – très utilisé dans le secteur technologique
LinkedIn – indispensable pour se faire repérer par les recruteurs
Jobiizy – offres d’emploi spécifiquement destinées aux francophones
Business France – missions VIE en Israël
Coût de la vie et logement
En 2025, le budget mensuel moyen pour une personne seule varie de 8 000 à 12 000 shekels, tandis qu’une famille de quatre peut facilement dépasser 20 000 shekels par mois, en fonction de la ville et du style de vie. À Tel Aviv, un simple studio en centre-ville peut dépasser 4 500 shekels par mois, tandis qu’à Jérusalem il tourne autour de 3 500 shekels. Be’er Sheva, Ashdod, Ashkelon ou Haïfa offrent des loyers jusqu’à 40 % inférieurs, tout en proposant une qualité de vie agréable.
L’inflation annuelle était de 2,4 % en novembre 2025, mais certains postes essentiels échappent à cette moyenne : les prix alimentaires ont grimpé de 20 % depuis 2020, les loyers de 25 %.
Sur place – Transports intérieurs
Situation d’urgence au 10 avril 2026 : Le service ferroviaire est limité à un train par heure (omnibus) sur les axes principaux uniquement, avec des horaires de 5h00 à 21h00. Les lignes actives sont : Nahariya – Haïfa – Tel Aviv – Beer Sheva, et Herzliya – Tel Aviv – Aéroport Ben Gourion. Le métro léger de Tel Aviv (Dankal) ne circule pas. Les stations souterraines de la Ligne Rouge restent cependant ouvertes et servent d’abris publics. Le réseau de bus fonctionne en service très réduit ; il est déconseillé de se fier totalement aux applications de navigation (Moovit, etc.) car les changements en temps réel ne sont pas toujours répercutés.
En période normale, Israël dispose d’un réseau de transports publics développé : trains (Israel Railways), bus (Egged, Dan), tramways à Jérusalem (CityPass) et, à Tel Aviv, le métro léger dit Dankal (Ligne Rouge inaugurée en 2023). Les taxis collectifs (sherut) constituent une option économique sur les trajets intercités.
Représentations françaises en Israël
Ambassade de France à Tel Aviv
112, promenade Herbert Samuel, BP 3480, Tel Aviv – Tél. : +972 3 9 15 57 02 – Courriel : [email protected] – Site : il.ambafrance.org
Consulat général de France à Tel Aviv
21e étage, Tour Sonol, 52 rue Derech Menachem Begin, 6713701 Tel Aviv.
Consulat général de France à Jérusalem
Tél. : +972 2 629 85 00 – Urgences : +972 54 913 00 43 – Site : jerusalem.consulfrance.org
Consulat de France à Haïfa
37 rue Hagefen, BP 9539, Haïfa – Tél. : +972 4 813 88 22 – Courriel : [email protected]
Ambassade d’Israël en France
Numéros d’urgence locaux
Police israélienne : 100 | Pompiers : 102 | Ambulances (Magen David Adom) : 101
Centre de crise du Quai d’Orsay (24h/24) : +33 1 30 17 67 67
Urgences consulaires françaises à Tel Aviv : +972 58 402 64 55
Conseils pratiques
Inscription Ariane obligatoire : Tout ressortissant français se rendant en Israël doit s’inscrire sur le fil d’Ariane (ariane.gouv.fr) pour être localisable en cas de crise.
ETA-IL : L’ETA-IL s’obtient sur le site de l’Autorité israélienne de la population et de l’immigration (seul site habilité). Le paiement en ligne par carte bancaire s’élève à 25 shekels. Méfiez-vous des sites tiers qui facturent des frais supplémentaires.
Assurance voyage : La grande majorité des assurances voyage excluent explicitement les zones de conflit armé déclaré. Vérifier impérativement les conditions générales avant tout départ en période de conflit actif.
Pas de tampon passeport : À l’arrivée, la police israélienne délivre un reçu volant avec photo et coordonnées — il n’y a plus de tampon sur le passeport. Attention à ne pas le perdre : il est réclamé dans les hôtels à l’enregistrement et à la sortie du territoire.
Contrôles de sécurité : La compagnie aérienne El Al procède régulièrement à des contrôles de sécurité poussés, en fonction du profil des voyageurs ; il est recommandé de s’y préparer.
Santé : Aucun vaccin obligatoire à l’entrée. Une assurance maladie avec option rapatriement est vivement recommandée. Principaux hôpitaux de référence : Ichilov à Tel Aviv (+972 3 697 44 44), Hadassah à Jérusalem (+972 2 67 77 111), Rambam à Haïfa (+972 4 854 31 11).
Hébreu et langues : La maîtrise de l’anglais est un prérequis dans la majorité des secteurs professionnels. L’apprentissage de l’hébreu reste un atout majeur pour une intégration durable sur le marché du travail.
Culture du travail : Le monde du travail israélien est généralement décontracté ; il n’y a pas de culture du présentéisme et un employé est libre d’organiser ses horaires du moment qu’il remplit les tâches qui lui ont été assignées. La durée légale maximale est de 43 heures hebdomadaires.
Sources : France Diplomatie – Conseils aux voyageurs Israël/Palestine (2025-2026), Ambassade de France en Israël (mis à jour 9 avril 2026), Consulat général de France à Jérusalem (2026), Institute for Economics & Peace – Global Peace Index 2025, Trading Economics – Salaire minimum Israël 2025-2026, Air Journal – Ben Gourion réouverture 9 avril 2026, Times of Israel – Réouverture Ben Gourion (9 avril 2026), Les Clés du Moyen-Orient – Point de situation 1er avril 2026, L’Essentiel de l’Éco – Salaire moyen Israël (janvier 2026), Où et Quand – Coût de la vie Israël 2025
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE EN ISRAËL
Représentation diplomatique de la France en Israël. L’ambassade assure le suivi des relations bilatérales, la promotion des intérêts économiques français et dispose d’un service économique dédié aux entreprises.
Adresse : 112 promenade Herbert Samuel – BP 3480 – 6357231 Tel Aviv
Site : https://il.ambafrance.org
CONSULAT GÉNÉRAL DE FRANCE À TEL AVIV
Démarches administratives pour les ressortissants français résidant ou séjournant en Israël (passeports, état civil, visas, sécurité consulaire).
Adresse : 21e étage, Tour Sonol – 52 rue Menachem Begin – Tel Aviv
Tél. : +972 (0)3 766 17 00
Email situation sécuritaire : [email protected]
Site : https://il.ambafrance.org
BUSINESS FRANCE ISRAËL
Présence directe à Tel Aviv. Business France accompagne les entreprises françaises dans leur développement sur le marché israélien, notamment dans les secteurs de la tech, de la santé et de l’innovation. L’équipe soutient plus de 200 entreprises par an dans leurs projets export.
Adresse : 7, rue Havakuk haNavi – 6350506 Tel Aviv (au sein de l’Ambassade de France)
Tél. : +972 (0)3 544 05 08
Email : [email protected]
Site : https://world.businessfrance.fr/middle-east/tel-aviv-israel/
SERVICE ÉCONOMIQUE DE LA DG TRÉSOR – TEL AVIV
Le Service économique de Tel Aviv suit la situation macroéconomique et les politiques publiques israéliennes, consolide les relations économiques bilatérales (innovation, commerce, investissements) et anime le dispositif de soutien au commerce extérieur français.
Adresse : 7, rue Havakuk haNavi – 6350506 Tel Aviv
Tél. : +972 3 546 65 35
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/IL
⚠ Point d’attention : Le contexte sécuritaire en Israël reste dégradé depuis le 7 octobre 2023. La guerre des douze jours avec l’Iran en juin 2025 a temporairement perturbé l’activité économique. Avant tout déplacement professionnel, consulter les recommandations actualisées du MEAE sur diplomatie.gouv.fr.
Les acteurs privés
BLUE TECH
Cabinet de conseil français spécialisé dans l’accompagnement des PME, ETI et multinationales françaises sur le marché israélien, notamment dans les industries de haute technologie. Services : prospection commerciale, accompagnement à l’implantation, portage salarial, gestion administrative de filiales. Membre OSCI (label Équipe de France de l’Export) et de la CCIIF.
Adresse : 4, Janusz Korczak Street – 43208 Ra’anana
Tél. : +33 1 80 88 61 91
Site : https://www.blue-tech.co.il
CCIIF – CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE ISRAËL-FRANCE
Fondée en 1957, la CCIIF facilite le développement des relations d’affaires franco-israéliennes via un réseau de membres actifs, des événements sectoriels et un accès à des experts locaux.
Adresse : 29, Hamered Street – 61500 Tel Aviv
Tél. : +972 (0)3 533 33 06
Email : [email protected]
Site : https://cciif.org/
CCE ISRAËL – CONSEILLERS DU COMMERCE EXTÉRIEUR DE LA FRANCE
Réseau de chefs d’entreprise et dirigeants français implantés en Israël depuis de nombreuses années, couvrant les secteurs transport, luxe, énergie, biotech, défense, conseil, distribution alimentaire. Interlocuteurs privilégiés pour tout projet d’exportation ou d’implantation.
Site : https://israel.cnccef.org
Avocats d’affaires francophones
CABINET MENASCE CHICHE – Bureau de Tel Aviv
Cabinet d’avocats d’affaires franco-israélien disposant d’un bureau permanent à Tel Aviv en association avec le cabinet HASSON & Co. Intervient en droit des sociétés, fusions-acquisitions, droit commercial, immobilier, droit du travail et propriété intellectuelle. Avocats inscrits aux barreaux de Paris et de Tel Aviv, maîtrisant le français, l’anglais et l’hébreu.
Adresse : HASSON, MEYER, MENASCE-CHICHE, ZAGURY, KANTOR & Co – 4 Kaufman Street – Tel Aviv 68012
Tél. : +972 (3) 510 68 55
Site : https://www.menasce-chiche-avocat.com
CHARBIT LAW OFFICE
Cabinet francophone installé au cœur de Tel Aviv. Avocats et notaires diplômés des barreaux de Paris et d’Israël. Intervient en conseil et contentieux dans tous les domaines du droit des affaires, droit des personnes et droit immobilier, pour une clientèle israélienne et étrangère.
Adresse : Tel Aviv (à confirmer sur www.charbitlaw.com)
Site : https://www.charbitlaw.com
Me Michel ZNATY – Avocat-conseil du Consulat général de France à Tel Aviv
Avocat référencé par le Consulat général de France à Tel Aviv. Intervient en droit immobilier, successions, divorces, droit pénal et droit de la nationalité.
Adresse : Tour Midtown – 144a, rue Menachem Begin, 30e étage – 6492124 Tel Aviv
Tél. : 054 555 2040
Email : [email protected]
Liste complète des avocats référencés par l’Ambassade : https://il.ambafrance.org/Liste-des-avocats-et-notaires
Sources d’information internet
Ambassade de France en Israël – coordonnées, actualités, liste des avocats référencés
Business France Israël – accompagnement export et implantation
DG Trésor – Fiche Israël – analyses économiques et conjoncture
CCIIF – Chambre de Commerce Israël-France – réseau d’affaires franco-israélien
CCE Israël – Conseillers du Commerce Extérieur – réseau d’experts implantés
Blue Tech – conseil et accompagnement tech France-Israël (membre OSCI)
OSCI – Annuaire des opérateurs spécialisés – consultants export couvrant Israël
MEAE – Conseils aux voyageurs Israël – recommandations sécuritaires actualisées
Sources : Ambassade de France en Israël – Coordonnées (mise à jour 04/2025), Business France Tel Aviv (2025), DG Trésor – Israël (2025), Blue Tech – À propos (2025), CCIIF (2025), Cabinet Menasce Chiche – Bureau Tel Aviv (2024), Charbit Law Office (2025), Liste avocats référencés Consulat de France Tel Aviv, CCE Israël (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Environnement logistique et douanier
Indice de performance logistique (LPI) – Banque mondiale
Le LPI (Logistics Performance Index) est un outil d’analyse de la Banque mondiale permettant de comparer les performances logistiques de 139 pays. La dernière édition disponible est le LPI 2023. Le score global d’Israël s’établissait à 3,6/5 en 2022, selon les données de la Banque mondiale — donnée la plus récente consolidée pour Israël dans le dataset officiel. L’indice agrège six dimensions : performance douanière, qualité des infrastructures, facilité d’organisation des expéditions, qualité des services logistiques, traçabilité des envois et ponctualité des livraisons.
Business Ready (B-READY) – Banque mondiale 2025
Le programme B-READY (Business Ready) remplace et améliore le rapport Doing Business, dont la publication avait été arrêtée en 2021. L’édition 2025, publiée à titre intérimaire, couvre 101 économies représentant tous les niveaux de revenus et toutes les régions du monde. Israël est inclus dans cette édition. Avec 48 points sur 100 au volet Commerce international, Israël se situe dans le bas des 40 % des économies évaluées, accusant des lacunes en matière de gestion des données et d’intégration des systèmes, ainsi qu’une transparence limitée de l’administration fiscale. Le volet Commerce international du B-READY mesure notamment la qualité du cadre réglementaire des échanges (pilier 1), les infrastructures numériques et physiques et la gestion des frontières (pilier 2), ainsi que les délais et coûts de mise en conformité à l’export et à l’import, la participation au commerce numérique transfrontalier et les obstacles perçus (pilier 3).
Infrastructure portuaire et voies maritimes
Du fait de sa situation géographique, Israël commerce quasi exclusivement par voies maritimes. Le pays dispose de deux ports méditerranéens principaux — Haïfa et Ashdod — qui constituent les pivots de son commerce extérieur. Haïfa traite 30 % des importations israéliennes au travers de ses terminaux, exploités par l’opérateur indien Adani. En mars 2025, de nouveaux équipements portuaires ont reçu l’autorisation de gérer 750 000 tonnes de fret supplémentaires par an, afin de réduire la pression sur Haïfa.
Le port d’Eilat, unique débouché commercial d’Israël sur la mer Rouge et principal point d’entrée pour le commerce avec l’Asie, l’Afrique de l’Est et l’Australie, a définitivement cessé ses opérations le 21 juillet 2025, victime d’un effondrement financier consécutif au blocus maritime des Houthis yéménites et aux répercussions économiques de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Le port avait perdu plus de 90 % de son activité depuis que les Houthis avaient commencé à attaquer le trafic maritime un mois après le début de la guerre en octobre 2023. Les navires reliant Israël à l’Europe ou à l’Asie devaient emprunter la route du Cap de Bonne-Espérance, allongeant les délais de livraison de deux à quatre semaines et renchérissant le coût par navire. Cette fermeture prive désormais Israël de toute façade sur la mer Rouge.
Procédures douanières
La classification tarifaire à l’import en Israël repose sur le Système harmonisé (SH). Le tarif douanier et la taxe d’achat constituent l’instrument principal de classification des marchandises ; la classification correcte conditionne l’application des taux de taxation, l’obtention des autorisations, permis et licences, ainsi que les autres conditions d’importation. L’administration douanière israélienne offre gratuitement des décisions anticipées de classification (pre-ruling) sur demande écrite comportant une description détaillée des marchandises et les informations techniques pertinentes.
Le système douanier israélien dispose d’une « voie verte » permettant une exonération partielle ou totale des droits et taxes à l’importation pour certaines catégories de marchandises non commerciales — équipements destinés aux organisations d’aide internationale, équipements médicaux, matériels aéroportuaires ou d’exploration pétrolière et gazière. La Fédération des Chambres de Commerce israéliennes (FICC) administre le système ATA Carnet, applicable aux importations temporaires d’échantillons commerciaux, de matériels sportifs ou scientifiques et de matières premières à des fins de recherche-développement, pour une durée maximale d’un an.
En 2026, le taux de TVA standard en Israël s’établit à 17 %. Les droits de douane varient généralement de 0 % à 12 % selon la catégorie de produit. En avril 2025, le gouvernement israélien a annoncé son intention de supprimer l’ensemble des droits de douane sur les importations américaines, une mesure en attente de l’approbation définitive de la Knesset au moment de la rédaction de cette fiche.
Points de vigilance
L’OCDE recommande de supprimer les obstacles aux échanges intérieurs et extérieurs — réduction des formalités administratives, simplification des procédures frontalières, abaissement des droits de douane — pour renforcer la productivité et accroître les revenus.
La persistance de barrières commerciales et de situations monopolistiques contribue significativement au coût élevé de la vie et au manque de concurrence dans certains secteurs clés. Pour y remédier, le gouvernement israélien a engagé, ces dernières années, une série de réformes sur les normes, favorisant les produits certifiés selon les standards européens.
Les attaques des Houthis ont contraint les grands transporteurs maritimes, dont Maersk et Hapag-Lloyd, à dérouter leurs navires par le Cap de Bonne-Espérance, ce qui alourdit les coûts de 30 à 40 % pour les marchandises à destination des ports méditerranéens et allonge les délais de transit de sept à dix jours. Les primes d’assurance pour les navires empruntant encore la route de la mer Rouge ont augmenté de 300 à 400 %.
Le 2 avril 2025, le président américain Donald Trump a signé un décret imposant de nouveaux droits de douane sur les importations en provenance de tous les pays, dont un tarif de 17 % sur les marchandises israéliennes. En réponse, Israël a accéléré ses efforts pour négocier un accord commercial avec les États-Unis.
La productivité dans le secteur des transports en Israël est de 35 à 50 % inférieure à la moyenne des pays industrialisés. La congestion du trafic et la lenteur des transports publics demeurent des problèmes structurels récurrents.
⚠ Point d’attention : Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes militaires contre l’Iran, perturbant à la fois le fret aérien et les réseaux maritimes mondiaux. FedEx a notamment suspendu ses vols à destination et en provenance d’Israël ainsi que de plusieurs autres pays de la région. Les opérateurs logistiques israéliens décrivent des conditions inédites : les espaces aériens sont quasi fermés, la plupart des transporteurs de fret aérien ayant suspendu leurs opérations, réduisant la capacité de fret aérien normale du pays à 10–20 %. Le détroit d’Ormuz a été significativement affecté par l’escalade militaire, avec une chute brutale du trafic de navires-citernes et un nombre élevé de bâtiments en attente aux abords du détroit. Les conséquences sur les chaînes d’approvisionnement israéliennes et les coûts logistiques restent très incertaines à la date de publication de cette fiche (avril 2026).
Sources : Banque mondiale, B-READY 2025 – Israël, Banque mondiale, LPI 2023 (lpi.worldbank.org), US Department of State, Investment Climate Statements Israel (2025), OCDE, Enquêtes économiques – Israël (2025), ITA / Trade.gov, Import Requirements and Documentation – Israel, Maersk, Middle East Situation Update (juin 2025), JFeed, Eilat Port Shuts Down (juillet 2025), Bloc Logistics Network, Israel Freight Logistics 2025, Supply Chain Dive, Iran conflict disrupts cargo networks (mars 2026), Israel Bonds, State of Israel – Economic Overview (2025)
Actualités : Israël
Commerce international : le verrouillage d’Ormuz augure d’un net ralentissement des échanges mondiaux cette année
Trop tôt pour savoir si la trêve de deux semaines dans la guerre israélo-américaine contre l'Iran, annoncée le 8 avril...
Moyen-Orient : Les coulisses des évacuations d’urgence de salariés d’entreprises françaises
Le conflit militaire iranien et ses répercussions au Moyen-Orient place les entreprises internationales face à un défi majeur : protéger...
Moyen-Orient : triple peine pour le transport et la logistique internationaux
Onze jours après le déclenchement des opérations militaires des États-Unis et d’Israël contre l’Iran et la riposte de celle-ci via...


