Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Population (millions, 2025, estimation ONU) : 1,643
Capitale : Manama
Devise : Dinar bahreïni (BHD)
Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB réel : 2024 : +2,6 % ; 2025 : +2,9 % (prév.) ; 2026 : +3,3 % (prév.)
Inflation (IPC) : 2024 : +0,9 % ; 2025 : proche de 0 % (prév. FMI)
Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2023) : 59 900 USD (Banque mondiale, 2023 — chiffre le plus récent disponible)
Dette publique brute (% du PIB) : 2024 : plus de 133 % du PIB ; 2025 (estimation Fitch) : 146,8 %
Déficit budgétaire (% du PIB) : 2024 : 11 %
Solde courant (% du PIB) : 2024 : +4,8 %
Notation souveraine : S&P : B (abaissée de B+ en novembre 2025) ; Fitch : B (abaissée de B+ en février 2026, perspective stable)
Conjoncture
Vue d’ensemble
Bahreïn demeure la plus petite économie du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) en termes de PIB et de population, mais elle se distingue par un niveau de diversification relativement avancé. Les activités non pétrolières ont représenté 85,0 % du PIB réel au troisième trimestre 2025. Le secteur financier et des assurances reste le premier contributeur au PIB, avec une part de 17,8 %, devant l’industrie manufacturière et l’administration publique.
En 2024, la croissance du PIB réel s’est établie à 2,6 %, portée par le secteur non pétrolier, qui a progressé de 3,7 %, avec les services financiers comme premier contributeur. Au troisième trimestre 2025, la croissance annuelle a accéléré à 4,0 %, soutenue par des gains dans les deux secteurs pétrolier et non pétrolier. L’activité pétrolière a bondi de 9,3 % grâce à une hausse de la production sur le champ Abu Sa’afa. Pour l’ensemble de 2025 et 2026, le FMI prévoit une croissance de 2,9 % puis de 3,3 %, portée par la remontée de la production pétrolière, la pleine mise en service des nouvelles capacités de raffinage et une activité robuste dans les services financiers, le tourisme, la logistique et l’économie numérique.
Secteur pétrolier et modernisation de BAPCO
Le secteur des hydrocarbures, bien que représentant une part décroissante du PIB, demeure central pour les finances publiques. Les hydrocarbures représentent environ 55 % des recettes budgétaires et 50 % des exportations de biens, malgré une contribution d’environ 15 % seulement au PIB.
Le chantier emblématique de modernisation de la raffinerie BAPCO (BMP) a franchi une étape décisive : le programme a transformé l’ancienne raffinerie en un site de premier rang mondial, portant la capacité de traitement de 267 000 à 380 000 barils/jour, soit une augmentation de 42 %, tout en améliorant l’indice d’efficacité énergétique jusqu’à 28 %.
⚠ Point d’attention : Le 9 mars 2026, Bapco Energies, la compagnie nationale d’énergie de Bahreïn, a déclaré la force majeure sur ses opérations à la suite de frappes de drones iraniennes ciblant le complexe de la raffinerie de Sitra. Les autorités bahreïniennes ont signalé des dommages dans des zones résidentielles civiles et des blessés. Cet incident s’inscrit dans le contexte du conflit armé opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël, déclenché fin février 2026. La raffinerie, dont la capacité avait été portée à environ 405 000 b/j à l’issue de sa modernisation, a été touchée à plusieurs reprises. Bapco a indiqué que les approvisionnements intérieurs en carburant restaient assurés grâce aux plans de contingence en place. En avril 2026, un nouveau stockage de pétrole a été touché par une frappe iranienne. Le conflit fait suite à des frappes ayant entraîné la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei. Les conséquences sur les exportations de produits raffinés, le programme Vision 2030 et la trajectoire de croissance de 2026 sont potentiellement significatives et font l’objet d’une surveillance étroite par les agences de notation et les institutions financières internationales.
Finances publiques : une trajectoire préoccupante
La soutenabilité de la dette publique constitue le défi structurel majeur. Selon Fitch, la dette publique de Bahreïn a atteint 146,8 % du PIB fin 2025, soit le deuxième ratio le plus élevé parmi tous les souverains notés par l’agence, très au-dessus de la médiane de 53,4 % pour la catégorie B. La dette est projetée à 153,3 % du PIB à fin 2027, malgré le ralentissement attendu de sa progression grâce aux mesures d’assainissement.
En novembre 2025, S&P a abaissé la notation souveraine de Bahreïn de B+ à B, enfonçant la dette bahreïnite plus avant en territoire spéculatif. L’agence a invoqué le niveau élevé de la dette et les déficits budgétaires persistants, projettant un déficit de 7,6 % du PIB en 2025. Le service de la dette est projeté à environ 34 % des recettes gouvernementales en 2025, l’un des niveaux les plus élevés parmi les souverains notés par S&P. Fitch a à son tour abaissé la notation à B en février 2026, avec une perspective stable.
Face à cette situation, le gouvernement a engagé un plan d’assainissement budgétaire : le dernier conseil des ministres de 2025 a approuvé une réduction de 20 % des dépenses administratives dans toutes les entités gouvernementales. Des hausses des tarifs de l’eau et de l’électricité et une augmentation des dividendes versés par les entreprises publiques sont également prévues. Un impôt sur les sociétés de 10 % sera imposé aux entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse un million de dinars bahreïnis (environ 2,6 millions USD) ou dont le bénéfice net annuel excède 200 000 dinars. Cette loi devrait entrer en vigueur en 2027, après les approbations requises. Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2025, Bahreïn a mis en œuvre une taxe minimale complémentaire nationale (DMTT) de 15 % sur les entreprises multinationales dont le chiffre d’affaires mondial excède 800 millions USD, dans le cadre du Pilier 2 du dispositif OCDE/G20.
La perspective stable attribuée par S&P reflète l’estimation selon laquelle Bahreïn continuera de bénéficier du soutien financier des autres États membres du CCG. Le Royaume s’est notamment appuyé sur l’aide financière de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Koweït pour stabiliser son économie.
Diversification économique et innovation
Au deuxième trimestre 2025, le PIB de Bahreïn a progressé de 2,5 % en glissement annuel en termes réels, soutenu par une hausse de 3,5 % des activités non pétrolières, qui ont représenté 85,2 % du PIB réel. Les activités professionnelles, scientifiques et techniques ont enregistré la plus forte croissance (12,0 %), suivies du commerce de gros et de détail (6,7 %), de l’immobilier (4,7 %) et de l’hébergement et restauration (4,6 %).
Le tourisme continue sa montée en puissance : au troisième trimestre 2025, les flux touristiques entrants ont augmenté de 1,8 % pour atteindre 3,7 millions de visiteurs, les nuitées ont progressé de 2,9 % à 1,8 million, et les dépenses touristiques ont bondi de 6,4 % pour atteindre 478 millions de BHD.
Bahreïn poursuit son positionnement comme hub fintech régional, avec un cadre réglementaire sandbox, l’incubateur Bahrain FinTech Bay et des investissements dans les infrastructures numériques. Dans le dernier Global Innovation Index 2025 de l’OMPI, Bahreïn a affiché la plus forte progression dans la région Afrique du Nord et Asie occidentale, gagnant 10 places. Le Royaume s’est classé premier dans le CCG et deuxième parmi les pays arabes en termes de liberté économique, selon le rapport Fraser Institute 2025.
À moyen terme, le FMI prévoit une croissance réelle du PIB d’environ 3 % par an, tirée par le secteur non pétrolier, qui devrait représenter près de 90 % de l’économie d’ici 2030.
Points de vigilance
Les risques baissiers restent importants, compte tenu des vulnérabilités fiscales élevées liées à la dette et aux besoins de financement, et d’une incertitude mondiale accrue, notamment en cas de baisse des prix des hydrocarbures ou de durcissement des conditions de financement mondiales.
Bahreïn demeure particulièrement exposé aux perturbations dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitent toutes ses exportations d’hydrocarbures, accentuant sa vulnérabilité aux chocs affectant les routes maritimes commerciales. Le conflit en cours entre l’Iran et les États-Unis/Israël aggrave considérablement ce risque en 2026.
Le service de la dette absorbe environ 34 % des recettes gouvernementales, limitant la marge de manœuvre budgétaire.
L’introduction d’un impôt sur les sociétés et d’autres mesures de hausse des recettes, ainsi que des réformes des prix de l’énergie et des services publics, ont été annoncées et sont attendues en application complète et rapide.
Le développement des secteurs fintech et crypto-actifs requiert une surveillance étroite des liens entre banques et entités non bancaires, élément clé pour préserver la stabilité financière.
Sources : FMI – Conclusions Article IV Bahreïn (janvier 2026), FMI – Mission Article IV Bahreïn (novembre 2025), Banque mondiale – MPO Bahreïn (2025), Banque mondiale – RNB/hab. PPA Bahreïn (2023), Ministère des Finances de Bahreïn – Rapport économique trimestriel T3 2025 (janvier 2026), Ministère des Finances de Bahreïn – Rapport T2 2025 (octobre 2025), S&P Global – Abaissement notation Bahreïn à B (novembre 2025), Fitch – Abaissement notation Bahreïn à B (février 2026), Bapco Energies – Programme de modernisation BMP (2025), Argus Media – Force majeure BAPCO (mars 2026), ORF Middle East – Réformes fiscales Bahreïn (janvier 2026), DG Trésor – Fiche Bahreïn, Worldometer – Population Bahreïn (2026, données ONU)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, 2025) : 1,64
Taux de croissance du PIB réel (FMI, janv. 2026) : 2024 : 2,6 % ; 2025 : 2,9 % (estim.) ; 2026 : 3,3 % (prév.)
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2023) : 66 975
Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 19,9 Md USD (-0,4 %)
Import : 15,6 Md USD (+2 %)
Cinq premiers clients (part de marché en 2024) :
1 – Arabie saoudite 19,9 %
2 – Émirats arabes unis 12,1 %
3 – États-Unis 7,9 %
4 – Pays-Bas 4 %
5 – Inde 3 %
Cinq premiers fournisseurs (part de marché en 2023) :
1 – Chine 14,0 %
2 – Émirats arabes unis 9,4 %
3 – Brésil 11 % (T2 2024)
4 – Arabie saoudite 6,4 %
(données WITS/Banque mondiale 2023, les plus récentes disponibles)
Exportations françaises 2024 : 0,327 Md USD (+39,5 % par rapport à 2023, selon les douanes bahreïniennes). Note : selon les données DG Trésor (douanes françaises), les exportations françaises s’étaient élevées à 324 M EUR en 2023 (+66 % par rapport à 2022). Les données 2024 en euros issues des douanes françaises ne sont pas encore disponibles sur le portail DG Trésor pour Bahreïn.
Indice de perception de la corruption (IPC 2025, Transparency International) : score de 50/100, rang 56/182
⚠ Point d’attention : Les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran et les représailles iraniennes dans le Golfe en 2026 créent une instabilité régionale majeure susceptible d’affecter les échanges commerciaux, les routes maritimes et la confiance des investisseurs à Bahreïn. Bahreïn est particulièrement exposé aux perturbations dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitent l’ensemble de ses exportations d’hydrocarbures. Selon les analystes maritimes, le transit routinier dans Ormuz est compromis pour le reste de 2026. En parallèle, le tarif douanier américain de 50 % sur l’aluminium mis en place en 2025 a exposé Bahreïn à des pertes d’exportation estimées à environ 500 M USD — l’aluminium étant le deuxième poste d’exportation du royaume.
⚠ Point d’attention : S&P a abaissé la note souveraine de Bahreïn de B+ à B en avril 2025 et a révisé la perspective à négative, soulignant les préoccupations croissantes concernant la soutenabilité des finances publiques. Le déficit budgétaire global atteignait 10,5 % du PIB et la dette publique brute 133,4 % du PIB en 2024 ; cette tendance haussière s’est poursuivie en 2025, atteignant 142,5 % du PIB.
Sources : FMI – Article IV Bahreïn (janv. 2026), Banque mondiale WITS (2023), World’s Top Exports – Bahreïn 2024, Lloyds Bank Trade – Bahreïn (2024), DG Trésor – Relations bilatérales France-Bahreïn (2023), CCI France International – Bahreïn en bref (févr. 2026), Transparency International – IPC Bahreïn (2025), Allianz Trade – Country Risk Bahreïn (2026), Coface – Risque pays Bahreïn (2026)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
⚠ Point d’attention — ALERTE SÉCURITAIRE MAJEURE (avril 2026) : Depuis le déclenchement d’hostilités entre les États-Unis, Israël et l’Iran le 28 février 2026, Bahreïn est directement affecté par le conflit régional. Des centaines de drones et de missiles balistiques iraniens ont été lancés vers les bases militaires américaines situées notamment à Bahreïn. À Manama, des frappes iraniennes ont touché des zones résidentielles et commerciales de la capitale. L’ambassade de France à Bahreïn a organisé, les 9 et 13 mars 2026, des accompagnements au départ à destination de la France pour ses ressortissants. La situation à Bahreïn demeure incertaine, les alertes des autorités locales se poursuivent. Il convient de suivre les consignes, de limiter les déplacements non-essentiels et de se mettre à l’abri en cas d’alerte. Les autorités bahreïniennes ont annoncé la réouverture de l’espace aérien le 9 avril 2026, après une fermeture temporaire mise en œuvre à titre de précaution. Tout déplacement à Bahreïn doit faire l’objet d’une consultation impérative et actualisée de la fiche Conseils aux voyageurs du Quai d’Orsay (diplomatie.gouv.fr) et du site de l’Ambassade de France (bh.ambafrance.org).
S’y rendre
Formalités d’entrée
Les Français venant séjourner à Bahreïn doivent être en possession d’un passeport dont la validité dépasse de six mois la date d’entrée dans le pays. L’ambassade de Bahreïn à Paris ne délivre pas de visa.
Deux modalités d’obtention du visa sont disponibles :
Visa à l’arrivée : Le séjour est soumis à la délivrance d’un visa qui peut être obtenu directement à l’arrivée à l’aéroport. Deux durées de séjour sont proposées au choix du voyageur et contre paiement par carte bancaire : 15 jours, au tarif de 5 BHD ; 30 jours, au tarif de 25 BHD.
eVisa (recommandé) : Il est également possible d’obtenir un visa préalablement au voyage (e-visa), sur le site internet du ministère bahreïnien de l’Intérieur. Un eVisa pour Bahreïn est le moyen le plus rapide et le plus simple d’obtenir un visa pour Bahreïn. La plupart des demandes sont approuvées dans un délai de 3 à 5 jours ouvrés.
Le visa initial peut être prolongé à raison de 2 séjours supplémentaires de 30 jours chacun. La durée maximale de séjour à Bahreïn est ainsi fixée à 90 jours consécutifs, délai au-delà duquel il est obligatoire de quitter le territoire. La prolongation du visa reste à l’appréciation de l’autorité bahreïnienne.
Cas particuliers : La venue de journalistes étrangers à Bahreïn, à des fins professionnelles, est subordonnée à l’obtention d’une accréditation qui doit être sollicitée suffisamment à l’avance auprès de l’Autorité de régulation de l’information. La demande doit être formulée directement auprès des autorités bahreïniennes avant le départ. Faute d’accréditation, l’entrée sur le territoire peut ne pas être accordée. Les représentants d’ONG venant dans le cadre de leurs activités doivent faire l’objet d’une demande de visa préalable auprès du consulat du Bahreïn du pays de résidence.
Accès aérien
L’aéroport international de Bahreïn (Manama – Sakhir) est la principale porte d’entrée. Il est desservi par Gulf Air (compagnie nationale) et de nombreux transporteurs internationaux. Après la fermeture temporaire de l’espace aérien décrétée en raison du conflit régional, les autorités bahreïniennes ont annoncé sa réouverture le 9 avril 2026. La Bahrain Airport Company confirme la reprise progressive des vols. Les passagers sont invités à vérifier auprès de leurs compagnies aériennes les dernières mises à jour concernant leurs vols. La situation restant volatile, il convient de suivre en temps réel l’état des dessertes.
Accès terrestre : Le pont « King Fahd Causeway » entre Bahreïn et l’Arabie saoudite reste ouvert, constituant une voie de sortie alternative en cas de perturbations aériennes.
Santé et vaccinations
Aucune vaccination n’est obligatoire pour se rendre et séjourner à Bahreïn, mais il est recommandé d’être à jour dans les vaccinations habituelles, et celles liées à toutes les zones géographiques visitées, en particulier diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP), et rubéole-oreillons-rougeole (ROR) chez l’enfant. En fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde, la méningite et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
Les infrastructures sanitaires sont satisfaisantes, mais les frais relatifs aux soins doivent être réglés immédiatement. Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux.
Conseils pratiques
Sécurité personnelle : Des manifestations ont eu lieu à Bahreïn en lien avec le conflit régional. Le Conseil de la défense civile a interdit les rassemblements. Éviter tout attroupement et rester attentif aux alertes officielles.
Bagages : Les bagages des voyageurs arrivant ou en transit à Bahreïn peuvent être fouillés. En cas de découverte de produits illicites, les contrevenants s’exposent à une amende, voire à une arrestation pouvant donner lieu ensuite à une peine de prison ferme.
Comportement : Les relations homosexuelles entre des adultes consentants de plus de 21 ans ne sont plus criminalisées depuis 1976. Toutefois, des actes présumés homosexuels ont pu faire l’objet de poursuites pour « indécence » et « immoralité ». Le pays admet une tolérance de fait pour l’homosexualité, pour autant qu’elle reste privée ou discrète. Par ailleurs, le Royaume connaît occasionnellement des poussées d’homophobie. Les personnes LGBT+ sont par conséquent invitées à faire preuve de vigilance.
Fil d’Ariane : S’inscrire sur fildariane.diplomatie.gouv.fr avant tout déplacement pour recevoir les alertes officielles.
S’y installer
La communauté française
Avec une population d’environ 1,6 million d’habitants, dont près de la moitié sont des étrangers, le pays offre un environnement cosmopolite et tolérant. La communauté française est estimée à un peu plus de 3 000 personnes, résidant principalement à Manama, la capitale.
Présence française et réseaux utiles :
Ambassade de France à Bahreïn (section consulaire) : Diplomatic Area 319 – Villa 51 A – Road 1901 – Manama Town 319 – PO Box 11134 Manama
Tél. : +973 17 29 86 60 | Email urgences : [email protected]
Site : bh.ambafrance.org
Chambre de Commerce et d’Industrie Française à Bahreïn (FCCIB) : fccib.net
Alliance française de Bahreïn : association à but non lucratif active à Manama
Lycée français de Bahreïn (MLF) : scolarité de la TPS à la Terminale – lyceefrancaismlfbahrein.com
Indice de paix (GPI 2025)
Bahreïn se classe au 100e rang mondial sur 163 pays dans le Global Peace Index 2025, avec un score de 2,099, en recul de 7 places par rapport à l’édition précédente. Ce classement, établi avant l’escalade militaire de début 2026, est susceptible de se dégrader sensiblement lors de la prochaine édition.
Marché du travail et vie professionnelle
Opportunités pour les expatriés
Les secteurs à fort potentiel de recrutement à Bahreïn pour les expatriés incluent la finance, l’industrie pétrolière et gazière, les technologies de l’information, le tourisme/hôtellerie, la construction, la santé et l’éducation. Ces domaines bénéficient de la stratégie gouvernementale de diversification économique et de l’attractivité du pays pour les talents internationaux.
Bahreïn continue de créer de solides opportunités d’emploi dans les secteurs IT, santé, ingénierie, finance, logistique, hôtellerie et éducation. Chaque année, le pays enregistre environ 35 000 à 45 000 offres d’emploi dans les principales industries du secteur privé.
Bahreïn attire régulièrement des professionnels expatriés en raison de son revenu exonéré d’impôt, de la stabilité du marché du travail, des infrastructures modernes et de la qualité de vie élevée.
Cadre légal du travail
Pour travailler à Bahreïn, vous devez obtenir un contrat de travail et votre employeur doit obtenir un Certificat de non-Objection (NOC) auprès du Bureau de l’Immigration. La « bahreinisation » est une politique visant à favoriser l’emploi des citoyens bahreïnis. Certains secteurs ont des quotas d’emploi local à respecter.
Le système de parrainage (kafala) pour les travailleurs étrangers a été réformé ces dernières années. Les employés ont désormais plus de flexibilité pour changer d’employeur, ce qui a amélioré leur situation sur le marché du travail.
Dans la monarchie constitutionnelle, la durée légale hebdomadaire de travail est de 48 heures par semaine et de 8 heures par jour. Cette durée est réduite pendant la période du ramadan. Les jours de repos sont le jeudi et le vendredi. Du fait des fortes chaleurs, du 1er juillet au 31 août, les travailleurs en extérieur ne peuvent exercer leur emploi entre midi et 16h.
Plateformes et réseaux de recrutement
Pour trouver un emploi, il est conseillé d’utiliser les plateformes de recherche d’emploi locales et internationales : Indeed, LinkedIn, Bayt, et sites spécialisés. Les agences reconnues incluent Adecco Middle East, GulfTalent, Michael Page et ManpowerGroup.
Près de 200 sociétés françaises sont présentes sur le territoire bahreïnien et notamment dans sa capitale, Manama. La maîtrise de l’anglais, langue des affaires, est absolument nécessaire, et celle de l’arabe sera très appréciée des recruteurs.
Coût de la vie
Aperçu général (2026)
En moyenne, le coût de la vie au Bahreïn en 2026 est 9 % moins important qu’en France. La situation peut varier considérablement selon le quartier et le style de vie. À Bahreïn, la vie d’expatrié reste globalement abordable, surtout grâce à l’absence d’impôt sur le revenu et aux subventions sur les services essentiels.
Logement
Centre-ville (Manama) : appartement 1 chambre entre 320 et 330 BHD/mois. Périphérie/quartiers résidentiels : dès 225 BHD/mois. Les quartiers les plus prisés (Seef, Amwaj Islands, Juffair) affichent des loyers plus élevés. Pour un niveau de vie confortable à Manama, il est recommandé de prévoir un revenu mensuel net d’au moins 1 500 à 2 500 BHD (environ 3 700 à 6 100 €), selon le choix de logement.
Postes budgétaires comparés à la France (2026)
Restauration : 32 % moins cher qu’en France
Transports : 19 % moins cher qu’en France
Habiter (logement, abonnements) : 9 % moins cher qu’en France
Hôtels : 12 % plus cher qu’en France
Salaires
Le salaire moyen mensuel à Manama est d’environ 2 169 € (2025). En moyenne, le salaire moyen au Bahreïn est de 2 205 €. Les rémunérations dans les secteurs qualifiés (finance, pétrole, ingénierie) sont nettement supérieures à cette moyenne, sans oublier les avantages en nature fréquents dans les packages expatriés.
Certaines entreprises règlent le loyer de leurs employés (parfois même l’électricité et l’eau). Les familles peuvent recevoir une aide pour payer les frais de scolarité de leurs enfants. Après deux ans d’ancienneté, les travailleurs disposent également d’un billet d’avion aller-retour par an financé par certaines entreprises.
L’absence d’impôt sur le revenu représente un avantage fiscal majeur pour les expatriés.
Sources : Diplomatie.gouv.fr – Conseils aux voyageurs Bahreïn (2026), Ambassade de France à Bahreïn – bh.ambafrance.org (mars 2026), Ambassade de France à Bahreïn – Formalités d’entrée (2025), IEP – Global Peace Index 2025 (visionofhumanity.org), Combien-coute.net – Coût de la vie Bahreïn (2026), US Embassy Manama – Travel Advisory Bahrain (mars 2026), Y-Axis – Bahrain Job Market 2025-2026, The Peninsula Qatar – Bahrain airspace reopening (avril 2026), Human Rights Watch – Bahreïn : arrestations liées au conflit (mars 2026)
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
⚠ Point d’attention : Depuis le 28 février 2026, dans le cadre du conflit américano-israélo-iranien, l’Iran a mené des frappes de représailles sur Bahreïn, touchant plusieurs bâtiments à Manama, notamment dans le quartier de Juffair. Au 11 mars 2026, deux personnes ont été tuées et plus de cinquante blessées à Bahreïn depuis le début des hostilités. La compagnie pétrolière nationale BAPCO a déclaré un cas de force majeure affectant ses opérations après l’attaque de son complexe de raffinage. La situation à Bahreïn demeure incertaine, les alertes des autorités locales se poursuivent ; il convient de limiter les déplacements non essentiels. L’ambassade de France a organisé plusieurs convois d’évacuation en mars 2026. Vérifier impérativement l’opérabilité des partenaires et institutions locaux avant tout déplacement ou engagement commercial.
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE AU ROYAUME DE BAHREÏN
Représentation diplomatique et consulaire de la France à Bahreïn. L’ambassadeur en poste est Éric Giraud-Telme, administrateur de l’État (depuis 2023).
Adresse : Villa 51A, Road 1901, Manama Town 319 — P.O. Box 11134, Manama
Tél. : +973 17 29 86 60
Urgences consulaires hors horaires : +973 39 79 97 54
Email : [email protected]
Site : https://bh.ambafrance.org
BUSINESS FRANCE MOYEN-ORIENT
Business France dispose d’un bureau en Arabie Saoudite avec couverture de Bahreïn, et d’un bureau régional à Dubaï couvrant plus largement la zone Proche et Moyen-Orient. Pour Bahreïn spécifiquement, le premier point de contact est le bureau de Riyad.
Site : https://world.businessfrance.fr/middle-east/
ATTACHÉ DOUANIER
L’attaché douanier compétent pour la zone Golfe est rattaché à l’ambassade de France aux Émirats Arabes Unis (Dubaï). Contact : [email protected] — Tél. : 00 971 43 12 84 00 — Fax : 00 971 43 12 84 03. Zone de compétence : Émirats Arabes Unis, Égypte, Inde, Liban. Pour Bahreïn, se rapprocher également du service économique de Manama (voir ci-dessous).
Site : https://www.douane.gouv.fr/fiche/lannuaire-des-attaches-douaniers-letranger
SERVICE ÉCONOMIQUE DE LA DG TRÉSOR — BAHREÏN
Le suivi économique du Bahreïn est assuré conjointement par le Service économique régional pour la péninsule arabique situé à Abu Dhabi et le Service économique de Riyad. Un service économique de proximité est également rattaché à l’ambassade de France à Manama.
Tél. (SE Manama) : +973 17 29 86 56
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/BH
Les acteurs privés
CCI FRANCE BAHREÏN (FCCIB)
La FCCIB anime un réseau de plus de 200 membres représentant 95 entreprises et soutient les projets de développement à Bahreïn et en France. Elle propose notamment un service d’hébergement de bureaux « LeBooster » dans le quartier diplomatique.
Adresse : Y.B.A. Kanoo Tower, 17th Floor, Office No. 177, Bldg. No. 155, Road 1703, Block 317, Diplomatic Area, Kingdom of Bahrain
Adresse postale : PO Box 10691, Manama, Kingdom of Bahrain
Tél. : +973 17 422 000
Email : [email protected]
Directrice : Rim Jalali — [email protected]
Site : https://www.fccib.net
BAHRAIN ECONOMIC DEVELOPMENT BOARD (EDB)
Agence gouvernementale bahreïnie de promotion de l’investissement étranger. Interlocuteur privilégié pour toute implantation ou projet d’investissement au Royaume de Bahreïn.
Site : https://www.bahrainedb.com
TAMKEEN
Fonds gouvernemental de soutien au secteur privé. Propose des programmes de formation et de financement pour les entreprises qui recrutent et forment des Bahreïniens (obligation de bahreinisation).
Site : https://www.tamkeen.bh
ALTIOS INTERNATIONAL
Cabinet de conseil en développement international, Altios dispose d’un réseau de 35 bureaux dans les marchés les plus attractifs, dont les Émirats Arabes Unis. Altios a annoncé sa volonté d’ouvrir des antennes dans les pays du Golfe. Bahreïn est couvert depuis le bureau de Dubaï (Émirats Arabes Unis) ; pas de présence directe à Manama confirmée à ce jour.
Site : https://altios.com
Avocats d’affaires à Bahreïn
De nombreux avocats, pour certains francophones voire Français, exercent à Bahreïn, de manière indépendante ou au sein de cabinets. L’avocate-conseil de l’ambassade de France à Bahreïn est, depuis le 5 octobre 2022, Maître Faten Al Haddad.
CHARLES RUSSELL SPEECHLYS — MANAMA
Cabinet international de premier plan au Royaume de Bahreïn, classé Tier 1 par Legal 500 pour le contentieux, le droit des sociétés et l’immobilier. Cabinet anglophone avec expertise internationale, régulièrement sollicité par des clients francophones dans la région.
Adresse : Manama, Royaume de Bahreïn
Site : https://www.charlesrussellspeechlys.com/en/our-locations/offices/manama/
AL TAMIMI & COMPANY — MANAMA
Implanté au Bahrain Financial Harbour depuis le 1er juillet 2014, Al Tamimi & Company est un cabinet régional de référence couvrant l’ensemble des pays du CCG. Cabinet arabophone et anglophone, avec des avocats francophones disponibles depuis le réseau régional (16 bureaux au Moyen-Orient).
Adresse : Bahrain Financial Harbour, West Tower, 13th floor, Suite 1304, Office 13B, Building 1459, Block 346, Manama, Bahrain
Site : https://www.tamimi.com/offices/bahrain/manama/
MENA CHAMBERS BAHRAIN
Cabinet boutique, branche du groupe Mena Chambers dont le siège est à Bruxelles (Belgique). Fournit des conseils juridiques aux gouvernements, entreprises, banques et particuliers. Présence francophone via le siège belge. Interlocuteur pertinent pour les entreprises françaises.
Site : (à confirmer sur hg.org)
Pour la liste complète des avocats agréés au Bahreïn, consulter le registre du ministère bahreïnien de la Justice : https://www.moj.gov.bh (liste en arabe uniquement).
Sources d’information internet
Ambassade de France au Royaume de Bahreïn — actualités, consignes de sécurité, listes de notoriété
DG Trésor — Bahreïn — analyses économiques et financières, publications du SE de Manama
Business France Moyen-Orient — accompagnement export, VIE, missions de prospection
CCI France Bahreïn (FCCIB) — réseau d’affaires, annuaire membres 2025, hébergement LeBooster
Bahrain Economic Development Board (EDB) — cadre d’investissement, procédures d’implantation
Tamkeen — programmes de soutien au secteur privé, bahreinisation
Annuaire des attachés douaniers français à l’étranger — DGDDI
CCI France International — fiche Bahreïn
Ministère de la Justice du Royaume de Bahreïn — liste des avocats agréés
Sources : Ambassade de France à Bahreïn (2026), Annuaire Service-Public.fr (février 2026), DG Trésor — Bahreïn (2025), Business France Moyen-Orient (2025), CCI France Bahreïn FCCIB (2025), CCI France International — Bahreïn (2026), Charles Russell Speechlys Manama (2025), Al Tamimi & Company Bahreïn (2025), DGDDI — Annuaire attachés douaniers (2026)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Performance logistique et commerce transfrontalier
B-READY (Banque mondiale) – Bahreïn non encore couvert dans l’édition 2025
La Banque mondiale a mis fin à la publication Doing Business en 2021, remplacée par le nouveau rapport Business Ready (B-READY). Ce projet est en phase de déploiement progressif sur trois ans (2024-2026). L’édition 2025 est une édition intermédiaire portant sur 101 économies. À ce stade, Bahreïn n’est pas encore inclus dans le périmètre de couverture du volet « Commerce international » de B-READY, mais le Royaume de Bahreïn a été classé 3e mondial en Règlement des litiges selon le rapport B-READY 2025 publié par la Banque mondiale. La couverture complète de Bahreïn pour l’ensemble des thématiques B-READY est attendue lors de l’édition 2026, qui conclura la phase de déploiement.
Indice de performance logistique (LPI) – Banque mondiale 2023
En l’absence de données B-READY sur le commerce transfrontalier, le LPI 2023 de la Banque mondiale constitue la référence de référence la plus récente disponible. Le LPI 2023 permet des comparaisons entre 139 pays.
Bahreïn a obtenu un rang de 34e mondial avec un score global de 3,5. Le pays s’est distingué en matière douanière (score 3,3 ; rang 31e) et d’infrastructure (score 3,6 ; rang 30e). En revanche, les délais de livraison (rang 46e) et le suivi des expéditions (score 3,4 ; rang 41e) constituent des axes d’amélioration.
Selon le LPI 2023, le port de Bahreïn a atteint le deuxième rang dans le CCG, derrière uniquement les Émirats arabes unis, enregistrant une progression spectaculaire de 25 places depuis 2018. La Banque mondiale attribue cette amélioration aux stratégies efficaces de l’Administration des douanes de Bahreïn (BCA) pour l’optimisation des procédures de dédouanement.
DHL Global Connectedness Index 2024
Bahreïn a obtenu des résultats remarquables dans l’Indice mondial de connectivité DHL 2024, progressant de sept rangs pour se hisser à la 25e position mondiale et devenir le pays le plus amélioré depuis 2021. Ce rapport évalue 181 pays selon leur degré d’intégration avec l’économie mondiale à travers les flux de commerce, de capitaux, d’information et de personnes. Bahreïn se positionne en deuxième place dans la région MENA. Le Royaume se classe 1er mondial pour les fusions-acquisitions entrantes en pourcentage du PIB, représentant 19 % de son PIB.
Indice de liberté économique – Heritage Foundation 2026
Selon l’Index de liberté économique 2026 de la Heritage Foundation, Bahreïn se classe au 5e rang régional pour la zone Moyen-Orient/Afrique du Nord, derrière les Émirats arabes unis, le Qatar, Oman et Israël. Cette position confirme l’attractivité commerciale persistante du Royaume. Pour mémoire, la Heritage Foundation avait classé Bahreïn au 55e rang mondial dans l’édition 2025, avec un score global de 65,6, en hausse de 2,2 points par rapport à 2024.
Infrastructure logistique
Port Khalifa Bin Salman (KBSP)
Le port Khalifa Bin Salman, situé dans la zone industrielle de Hidd à Muharraq, est le principal port commercial en eau profonde de Bahreïn, servant de porte d’entrée maritime pour les marchandises conteneurisées, le fret général et les ro-ro. Construit sur 110 hectares de terres récupérées sur la mer, le port dispose d’un quai de 1 800 m, dont un terminal à conteneurs de 900 m² desservi par quatre grues post-Panamax de 61 m. Le port est opéré par APM Terminals Bahrain, avec les grandes compagnies maritimes mondiales Maersk, MSC, CMA CGM et COSCO y faisant régulièrement escale.
La position stratégique du port au cœur du Golfe Arabique, combinée à ses postes à quai en eau profonde, lui permet d’accueillir les plus grands navires porte-conteneurs océaniques. Ses liaisons terrestres directes avec l’Arabie saoudite en font un centre de distribution régional majeur. Parmi les réalisations remarquables figure la modernisation du KBSP, avec la mise en place de la gestion des cargaisons par intelligence artificielle, des processus douaniers automatisés et des entrepôts intelligents, permettant de réduire le temps de dédouanement de plusieurs jours à quelques heures.
Aéroport international de Bahreïn (BIA) – Résultats records en 2025
L’Aéroport international de Bahreïn a enregistré un volume de fret de 405 217 tonnes en 2025, soit une croissance de 3,2 % par rapport à l’année précédente, confirmant son rôle de hub logistique régional. Le réseau de l’aéroport s’est étendu à 74 destinations sur six continents en 2025, grâce aux partenariats avec 39 compagnies aériennes internationales.
Dans le cadre de sa stratégie de croissance, la Bahrain Airport Company (BAC) développe le nouveau Bahrain Express Cargo Village à l’extrémité nord de la piste de l’aéroport, destiné à répondre à la demande croissante de services e-commerce et de fret express. Des entreprises logistiques de premier plan comme DHL utilisent Bahreïn comme base pour leurs opérations au Moyen-Orient depuis les années 1980, et FedEx Express est devenu le locataire-phare du nouveau Cargo Village.
Bahrain Logistics Zone (BLZ)
La Bahrain Logistics Zone est le premier parc logistique « boutique » de la région, offrant à ses utilisateurs une porte d’accès ultramoderne au marché du CCG. Idéalement située à proximité des principaux hubs de transport maritime, aérien et terrestre du Royaume, la BLZ offre à ses locataires les temps de transit les plus courts de la région. La BLZ autorise 100 % de propriété étrangère pour les activités logistiques, de services à valeur ajoutée et de réexportation. Les entreprises opérant dans la zone bénéficient d’une absence totale d’impôt sur les sociétés, d’impôt sur le revenu des personnes physiques et de droits de succession. Un autre avantage est la présence douanière 24h/24, 7j/7 : une équipe dédiée des Affaires douanières est basée dans la zone pour fournir aux locataires des services complets de dédouanement à toute heure.
Dédouanement et digitalisation
Bahreïn a lancé le programme OFOQ (« Horizon » en arabe) en 2011 dans le cadre de la Vision économique 2030, avec pour objectif de couvrir l’ensemble des points frontières douaniers du Royaume ainsi que tous les processus d’import/export. Ce programme a permis à l’Administration douanière de regrouper plusieurs entités réglementaires au sein d’un guichet commercial unifié pour faciliter les opérations et la circulation des marchandises.
L’Administration des douanes a mis en œuvre la phase avancée du guichet unique douanier OFOQ2, un portail électronique desservant les opérations douanières et les services gouvernementaux connexes. Le système vise à faciliter le commerce légitime, à renforcer l’intégration électronique et l’échange d’informations. Il couvre l’ensemble des services électroniques douaniers et permet aux autorités réglementaires partenaires d’effectuer leurs tâches et de suivre leurs indicateurs de performance par voie électronique.
Le système OFOQ traite en moyenne 1 700 déclarations journalières. Notamment, 40 % des déclarations sont traitées en moins d’un jour et 28 % le jour suivant. Par ailleurs, 98 % des paiements sont effectués en ligne.
Points de vigilance
Position géographique et accès régional : Bahreïn offre un accès pratique au marché du CCG par voie aérienne, routière et maritime. L’Arabie saoudite, la plus grande économie de la région, n’est qu’à 30 minutes de route via la chaussée du Roi Fahd. Les exportateurs français bénéficient ainsi d’un tremplin naturel pour l’ensemble du marché saoudien.
Tarif douanier GCC : Bahreïn applique le tarif extérieur commun du CCG, fixé en général à 5 % ad valorem pour la plupart des produits. Bahreïn est l’un des deux seuls pays membres du CCG à disposer d’un accord de libre-échange avec les États-Unis. Les exportateurs de l’UE n’ont pas d’accord comparable, mais les droits de douane restent modérés.
Coûts portuaires à l’import : Les données Doing Business 2020 (les dernières disponibles pour les indicateurs de coûts par procédure avant l’arrêt du classement en 2021) indiquaient des coûts à l’import sensiblement plus élevés qu’à l’export. À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 59 h ; coût 47 USD) ; respect des exigences documentaires (24 h ; 100 USD). À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 42 h ; coût 397 USD) ; respect des exigences documentaires (60 h ; 130 USD). Ces données restent les seules disponibles dans ce format depuis l’arrêt du classement Doing Business (chiffres les plus récents disponibles, édition 2020).
Digitalisation avancée, mais vigilance sur les produits réglementés : Si le dédouanement est largement digitalisé via OFOQ2, certaines catégories de marchandises (produits alimentaires, acier, nicotine) font l’objet de réglementations techniques nationales régulièrement mises à jour. Les exportateurs doivent consulter le portail OFOQ (ofoq.gov.bh) et les douanes de Bahreïn (customs.gov.bh) avant expédition.
Infrastructure en expansion : Le Royaume continue de développer ses infrastructures avec un investissement de 32 milliards USD dans de nouveaux projets qui renforceront et connecteront davantage son réseau de transport. Cette dynamique est favorable aux exportateurs français à moyen terme.
⚠ Point d’attention : La fermeture temporaire de l’espace aérien bahreïnien, mentionnée sur le site de l’Aéroport international de Bahreïn (mesure de sécurité liée aux tensions régionales dans le Golfe), peut entraîner des perturbations ponctuelles du fret aérien. Les exportateurs sont invités à vérifier auprès de leurs transporteurs et transitaires les conditions opérationnelles en cours avant expédition.
Sources : Banque mondiale – LPI 2023 (2023), Banque mondiale – B-READY 2025 (2025), Bahrain EDB / DHL Global Connectedness Index 2024 (2024), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom 2026 (2026), US ITA – Bahrain Market Overview (2025), Webb Fontaine – OFOQ Success Story (2025), Ministère des Transports de Bahreïn – Port KBSP (2025), Bahrain Airport Company – Cargo & Logistics (2025), Ministère des Transports de Bahreïn – Bahrain Logistics Zone (2026), Ministère des Finances de Bahreïn – Rapport trimestriel Q3 2025 (2026)
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