Au troisième trimestre 2025, les effectifs des exportateurs français ont reculé, perdant 1 300 entreprises, essentiellement dans l’industrie et l’agriculture, selon les données publiées par la Douane. Ils ont en revanche fortement progressé dans les services.
A fin septembre 2025, la France comptait 123 900 exportateurs. En un an, le commerce extérieur tricolore a perdu 1 000 opérateurs dans les secteurs du commerce, 800 dans l’industrie et 500 dans l’agriculture, toutes tailles d’entreprises confondues.
Le nombre d’entreprises exportant aux Etats-Unis, qui ont augmenté leurs droits de douane en avril dernier, s’est stabilisé au troisième trimestre alors qu’il avait reculé au deuxième trimestre, perdant 300 unités. Cette stabilisation résulte d’une hausse du nombre d’opérateurs de moins de 20 salariés qui est venue compenser la baisse du nombre d’entreprises comptant de 20 à 50 salariés.
Le continent américain toujours attractif
Au premier trimestre, la France avant enregistré 500 exportateurs de plus qu’au cours des trois premiers mois de 2024, signe d’un important stockage de la part des importateurs américains avant le Liberation Day.
Au troisième trimestre 2025, la zone « Amérique » est d’ailleurs la seule destination à avoir enregistré une hausse, certes légère (+ 0,5 %), du nombre d’opérateurs. Ceux exportant vers l’Union européenne ont baissé de 3 %, de 1 % vers l’Europe hors UE, de 0,6 % vers l’Asie, de 0,7 % vers l’Afrique et de 0,3 % vers le Proche et le Moyen-Orient.
Les biens de consommation repartent à la hausse
Du côté des échanges commerciaux, le redressement du déficit de la balance commerciale française, amorcé en juin dernier, s’est poursuivi. Selon le dernier bilan statistique de la Douane, il s’est amélioré de 600 millions d’euros (M EUR) à – 4 milliards d’euros (Md EUR) en novembre et de 2,8 Md EUR depuis juin.
Sur le mois, les exportations ont enregistré une légère progression, de 200 M EUR à 52,2 Md EUR. Les importations ont quant à elle diminué de 400 M EUR pour s’établir 56,2 Md EUR. LE solde des produits manufacturés s’est amélioré de 200 M EUR, principalement en raison de la nette augmentation des biens de consommation (+ 400 M EUR). Ce denier redevient positif (+ 300 M EUR) pour la première fois depuis juillet 2024.
Sophie Creusillet
