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Pays & marchés

Au Royaume-Uni, la victoire aux élections législatives de Boris Johnson haut la main ouvre la voie au Brexit et dans sa foulée à des négociations pour un accord commercial avec l'Union européenne (UE). Le parti conservateur du Premier ministre a remporté la majorité absolue, avec au moins 364 sièges sur 650, et la déroute des travaillistes du Labour, qui n’ont recueilli que 203 sièges, est historique. Les Européens se sont félicités de ce succès clair du chef du gouvernement pro Brexit.

S’agissant du calendrier de retrait du Royaume-Uni de l’UE, l’accord conclu entre Londres et Bruxelles devrait revenir au Parlement britannique avant Noël et sa ratification intervenir d’ici juin 2020. Entre ces deux dates, il faudra tenir compte de l’avis de la Chambre des Lords, qui n’a pas encore adopté le projet de loi, et de l’activité générale des deux Parlements, britannique et européen, explique Euler Hermes dans une note du 13 décembre, intitulée « Royaume-Uni : la solide majorité des conservateurs devait favoriser une meilleure croissance ». (voir ci-dessous le fichier joint).

Les difficultés d'un accord commercial

S'agissant d'un futur accord commercial bilatéral UE-Royaume-Uni, « le plus dur reste à venir », pronostique Euler Hermes, qui parie sur une période de transition jusqu’à fin 2021, « compte tenu des difficultés techniques liées à la mise en œuvre des contrôles douaniers en mer d’Irlande ». Oxford Economics rappelle aussi que la plus grande incertitude règne sur les négociations pour une relation future, dans une note en date du 13 décembre, intitulée « les conservateurs gagnent,  mais le Brexit est loin d'être fait ».

Certes, Boris Johnson a déclaré que la période de transition ne dépasserait pas le 31 décembre 2020, mais « il serait très inhabituel qu'un accord commercial soit conclu aussi rapidement », estime le cabinet d'études anglo-saxon. Pour Oxford Economics, « les deux parties commencent dans une position assez unique d'alignement réglementaire », et donc les négociations devraient viser « à construire un système pour gérer les divergences ».

Dès le résultat du scrutin, les marchés financiers ont réagi positivement. Les observateurs économiques s’attendant à un regain d’activité, les entreprises étrangères peuvent se réjouir, notamment les quelque 3 600 filiales de multinationales françaises employant sur place 392 000 personnes, d’après l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Hausse de 0,2 point de croissance en 2020

D’après le Focus de l’Insee, paru en décembre 2019, le Royaume-Uni est le deuxième pays d’implantation des multinationales de l’Hexagone, derrière les États-Unis (4 300) et devant l’Allemagne (3 400). L’assureur crédit Euler Hermes vient d’annoncer un relèvement de 0,8 à 1 % de la croissance de l’économie britannique en 2020. Un taux qui pourrait encore progresser jusqu’à 1,6 % l’année suivante. C'est une bonne nouvelle aussi pour les exportateurs français, pour qui le marché britannique est un débouché majeur et toujours en expansion.

Parallèlement, les défaillances d’entreprises diminueraient de + 6 % cette année à + 3 % en 2020. « En 2021, une baisse modérée de – 2 % est probable », ajoute Euler Hermes,

Le Royaume-Uni, État providence

La vision que la grande île devienne le Singapour de l’Europe a souvent été évoquée de l’autre côté de la Manche. Pour Euler Hermes, la probabilité est « faible », dans la mesure où les conservateurs ayant promis de mettre l’accent sur les politiques intérieures et les dépenses sociales, les marges budgétaires pour des mesures en faveur du secteur privé n’existeraient plus. Le Royaume-Uni ne serait pas non plus compétitif par rapport à ses partenaires de l’UE en matière d’imposition des sociétés.

D’autres obstacles devraient être franchis. Singapour, connu pour sa stratégie pro business, ne consacre que 16 à 17 % de son produit intérieur brut (PIB) aux dépenses sociales, quand ce taux oscille entre 40 et 45 % outre-manche. « Le Royaume-Uni est un État providence », pointe Euler Hermes. Finalement, il possède un modèle social bien éloigné de celui de Singapour.

 

Desk Moci

Euler_Hermes_The Watch - UK elections_13122019
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