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7 janvier 2010

La France sur la route des Indes

Après la Chine, l'Inde. La France veut accélérer le développement de sa présence dans ce marché porteur, au-delà des à-coups de la conjoncture politique.
 
Les grandes entreprises françaises multiplient les investissements, les pouvoirs publics renforcent leur dispositifs d'appui afin d'attirer les PME. « Le Moci » présente, en collaboration avec la Chambre de commerce et d'industrie franco-indienne et les Missions économiques en Inde, les stratégies d'entrée dans ce pays-continent, souvent dans le sillage des grandes, pour ces entreprises, ainsi que les secteurs porteurs.
 
500 nouvelles entreprises françaises se sont intéressées au marché indien au cours des trois dernières années. Difficile de dire l'impact exact qu'auront les récents attentats qui ont frappé Mumbai (Bombay) et qui visaient notamment les étrangers. En tout cas, ils arrivent au plus mauvais moment pour Anne-Marie Idrac, la Secrétaire d'État chargée du commerce extérieur, qui souhaite que 1 000 entreprises françaises supplémentaires s'y intéressent entre 2009 et 2012.
 
Du 15 au 18 septembre dernier, elle était dans le pays-continent, accompagnée d'une délégation de 22 entreprises, dont plusieurs PME, avec l'objectif de mettre en avant deux secteurs où les Français ont une expertise : les technologies de la chaîne alimentaire et les régulations sanitaires ainsi que les énergies renouvelables. Deux forums d'affaires sur ces secteurs seront organisés par Ubifrance en 2009 et 2010.
 
Après avoir accordé une certaine priorité à la Chine, la France veut accélérer le développement de la présence française en Inde, pays où sa présence est nettement insuffisante. Ce pays de plus de 1,1 milliard d'habitants, dont la moitié sont âgés de moins de 25 ans et où on compte 156 millions de consommateurs, devrait bénéficier d'une croissance économique de 7 à 8 % durant l'année budgétaire 2008-2009.
 
La France n'est que le 15e fournisseur de l'Inde, avec une part de marché de 1,8 %. Les récents attentats, qui rappellent que ce pays n'est pas à l'abri de tensions et de violences politiques souvent localisées, ne doivent pas faire occulter qu'il abrite aussi la plus grande démocratie du monde, jamais remise en cause depuis son indépendance.
 
Au plan bilatéral, la France et l'Inde ont pour ambition commune de doubler le volume du commerce bilatéral dans les cinq prochaines années, pour le porter à 12 milliards d'euros en 2012, au lieu de 6,2 milliards en 2007. Côté français, l'année 2008 a été consacrée à multiplier les relais sur place. Ubifrance, qui a ouvert un bureau de presse en Inde, disposera d'antennes d'ici à deux ans, grâce à la reprise dans son giron des activités commerciales des Missions économiques. Les programmes de participation à des salons indiens, de missions de prospection et de séminaires ou rencontres d'affaires a été considérablement renforcé.
 
Dans les régions françaises, on met également les bouchées doubles. Si Erai dispose d'un bureau depuis 2005, la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP) en a ouvert un cette année. Signe des temps, un club franco-indien d'hommes affaires est en cours de constitution.
 
De leur côté, il est vrai, les grandes entreprises françaises multiplient les investissements, créant un climat propice à une dynamique d'accroissement de la présence française. L'année 2008 a été, à cet égard, riche. Air Liquide a acheté l'indien Pure Helium, très présent dans les États du Golfe. Dassault Aviation a signé un partenariat avec le groupe informatique indien Infotech afin de remplir par avance ses obligations de compensation en vue d'obtenir un grand contrat d'avions de chasse.
 
Dans le traitement de l'eau, où les Français dominent, Veolia Environnement a remporté en juin dernier un contrat d'un montant de 24 millions d'euros portant sur la construction et l'exploitation pendant 15 ans une usine de traitement d'eau potable à Nagpur, une ville de 2,5 millions d'habitants.
 
Pour sa part, Saint-Gobain a décidé l'été dernier de construire une troisième usine de verre plat à une soixantaine de kilomètres au nord de Delhi, qui aura une capacité de 300 000 tonnes par an à partir de début 2010. Les Français jouent aussi des coudes dans le ciment, dont l'Inde est le deuxième marché mondial.
 
Lafarge a acheté en mai dernier L & T Concrete et ses 66 centrales à béton, ce qui en fait le numéro un indien du béton prêt à l'emploi avec un quart du marché. Un mois plus tard, Vicat créait une coentreprise (Vicat : 51 %) avec Sagar Cements dans le but de construire une cimenterie dans l'État du Karnataka (sud) qui produira 5,5 millions de tonnes à partir de 2012.
 
Dans les télécoms, Alcatel-Lucent a créé en mai dernier une coentreprise avec l'indien Reliance Communications pour proposer des services de réseaux aux opérateurs de télécommunications. Dans les câbles, Nexans a créé une coentreprise avec l'indien Polycab Wires (Nexans : plus de 50 %) pour produire des câbles en caoutchouc destinés à divers secteurs.
 
En ce qui concerne l'informatique, où la réputation de l'Inde comme acteur mondial de l'offshoring n'est plus à faire, les grandes entreprises françaises ont une implantation plus ancienne. En témoigne le développement fulgurant de CapGemini qui, avec le rachat de l'indien Kanbay en 2007, affiche l'objectif d'employer 40 000 personnes en 2010. De son côté, l'éditeur de jeux vidéo Ubisoft a racheté en avril dernier à Gameloft (jeux pour téléphones mobiles) un studio de développement basé à Pune (à 160 km de Mumbai) avec l'intention de porter le nombre de développeurs de 120 à 500 dans les prochaines années.
 
 
Jean-François Tournoud
 
 
Carrefour commence par des magasins en gros
 
D'autres grands groupes français piaffent d'impatience, comme Carrefour. Le distributeur s'attaque au marché indien en commençant par des magasins de gros : trois ou quatre implantations à Mumbai et à New Delhi qui ouvriront en 2009.
 
La législation indienne lui permet d'être seul sur cette opération. En revanche, il devra trouver un partenaire indien pour ouvrir, sous forme de franchise, des hypermarchés destinés au grand public. Plusieurs noms ont été avancés depuis deux ans, mais Carrefour n'a pas encore trouvé de partenaire.
 
De même, malgré les rumeurs qui ont couru dans la presse indienne concernant un accord avec Parsvnath, Casino n'a pas franchi le pas. Il y a urgence, car le géant américain de la distribution Wal-Mart a trouvé un associé (Bharti Enterprises) et compte ouvrir des magasins dans toutes les grandes villes de l'Inde. La route des Indes est désormais ouverte, même si les portes sont parfois difficiles à franchir, y compris pas les grands groupes.
 
 
J.-F. T.
 
 
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