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Pays & marchés

Malade l'économie italienne ? À force de trop se comparer à l'Allemagne, on en oublierait presque l'autre grand partenaire commercial –et industriel– de la France en Europe continentale qui, année après année, pousse discrètement son avantage dans le commerce extérieur bilatéral. Le déficit commercial bilatéral entre la France et le pays qui accueille cette année l'Exposition universelle s’est ainsi nettement creusé au cours des dix dernières années, passant de - 0,7 milliard d'euros en 2004 à - 5,4 milliards en 2014, ont indiqué les Douanes dans leur dernière étude mensuelle, publiée le 5 juin, consacrée à ce pays. L'Italie constitue ainsi le 4ème déficit bilatéral de la France derrière la Chine, l’Allemagne et la Belgique.

En effet, depuis 2004 les exportations françaises vers l’Italie stagnent, tandis que les importations s’accroissent. Un scénario qui résulte du plus grand dynamisme de la demande intérieure de la France par rapport à celle de son voisin transalpin. Les Douanes constatent toutefois que « d’autres pays réussissent mieux que la France sur le marché italien, ce qui suggère que la spécialisation sectorielle joue également un rôle important dans les échanges ».

L’Italie, rappellent ainsi les Douanes, dispose d’avantages comparatifs pour de nombreux produits de moyenne technologie (moteurs, machines…) « pouvant expliquer ses meilleures performances à l’exportation ». Les avantages de l'Italie portent notamment sur les secteurs traditionnels (textile-habillement, agroalimentaire), mais également sur les machines.

La hausse des importations françaises de machines contribue ainsi à l’alourdissement du déficit bilatéral et traduit la montée en gamme des produits achetés à la Botte. Les déficits s’accroissent également sur les biens traditionnels de faible technologie (fer et acier, caoutchouc et plastique, bois et papier), où la France est peu compétitive.

Dégradation des excédents dans l'agriculture/agroalimentaire et l'automobile

Parmi les points forts de la France à l’exportation figurent la pharmacie, la chimie et les produits agricoles. Cependant, si la France conserve des excédents dans certains secteurs (chimie, parfums et cosmétiques), la plupart se sont dégradés au cours des dix dernières années. C'est notamment le cas des excédents réalisés dans le commerce de produits agricoles et agroalimentaires, « du fait de la croissance rapide des importations ».

En effet, si la France demeure de loin le premier fournisseur de céréales de la péninsule avec 24 % de parts de marché, elle a perdu 15 points de parts de marché en dix ans, au profit de la Hongrie et de l’Ukraine, qui sont les deuxième et troisième fournisseurs de l’Italie. En ce qui concerne les viandes et poissons, l'Hexagone qui était le deuxième fournisseur en 2003 est reléguée au quatrième rang en 2013, derrière l’Espagne, l’Allemagne et les Pays-Bas.

Quant à la forte érosion de l’excédent automobile qui s'est établi à 0,4 milliard d'euros en 2014 (après 3 milliards en 2004 !), elle « explique la moitié du creusement du déficit bilatéral », commentent les Douanes. L’excédent aéronautique est, lui, minime, en raison de la faiblesse des livraisons directes à la péninsule.

La France a, certes, des avantages comparatifs dans les produits de haute technologie qui regroupent, pour les Douanes, ceux issus de l’aérospatial, la pharmacie, le matériel informatique, les télécommunications, ainsi que les instruments médicaux et de précision optique. Mais dans cette famille de produits, « la France voit ses excédents progressivement rognés », constatent les Douanes.

S'agissant des produits de moyenne et faible technologie (produits agricoles et agroalimentaires, textile-habillement, bois, papier et carton), « qui constituent l’épine dorsale de la spécialisation italienne », précisent les Douanes, la France accuse des déficits. De plus, la dégradation des soldes dans cette filière est plus nette.

La France résiste mieux sur les produits de luxe

Dans les secteurs de l’habillement et des bijoux, les soldes se sont en revanche améliorés sur les dix dernières années. « Le positionnement sur le haut de gamme et les produits du luxe [bijoux, maroquinerie et chaussures], pour lesquels la demande italienne est dynamique, permet même à la France de gagner des parts de marché », précisent les Douanes.

Ainsi pour les bijoux, la France, deuxième fournisseur après la Suisse, a gagné près de 10 points de parts de marché en dix ans. Cependant, les bijoux représentent seulement 1 % des exportations françaises vers l’Italie. Les ventes tricolores de cuirs et chaussures progressent de leur côté de 12 % par an en moyenne, soit le triple de la croissance de la demande italienne, générant un gain de parts de marché au détriment des nouveaux États membres (NEM) de l'Union européenne, qui demeurent cependant les premiers fournisseurs de l’Italie.

Venice Affre

Pour en savoir plus :
- Consultez l'étude mensuelle des Douanes intitulée Creusement du déficit bilatéral de la France avec l’Italie depuis dix ans dans notre rubrique Etudes & Rapports en cliquant ICI
- Consultez notre Guide Business Italie 2015

 

 

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