fbpx

Je me connecte

E-mail*
Mot de passe*
Je valide > Mot de passe oublié?

Je m'inscris

*Champs obligatoires

Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent.
1. Mon Compte
2. Mes activités
3. Mes Newsletters

Vous devez lire et accepter nos conditions générales de vente et d’utilisation

Je souhaite recevoir la newsletter :

Je m'enregistre

Mot de passe oublié ?

NEWSLETTERS DU MOCI

Le Moci met à votre disposition 4 lettres d'actus pour répondre à vos besoins de connaissance sur le commerce international.

Cochez les newsletters auxquelles vous souhaitez vous abonner gratuitement. Vous pourrez facilement vous désinscrire à tout moment via les liens de désinscription présents dans chacun de nos emails.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour améliorer votre expérience sur notre site, réaliser des statistiques d’audiences et vous permettre de partager des informations sur les réseaux sociaux. En savoir plus.

© F.Pargny
AidesEntreprises & secteursPays & marchés

Producteurs traditionnels de textile, le Vietnam et son voisin, le Cambodge, reviennent en force au cœur de l’échiquier mondial. D’abord, parce que « la distribution et l’industrie européenne et américaine se désengagent de Chine pour des raisons de coût au profit de ces deux pays » et, ensuite, parce que « le Vietnam en particulier négocie avec l’Union européenne un accord de libre échange qui pourrait être signé cet automne », expliquait Jean-François Limantour (notre photo), le président de la nouvelle association de droit français Europe-Vietnam Alliance (EVA), lors du lancement officiel d’EVA à Paris, le 14 mars.

En 2012, le Vietnam était déjà le deuxième fournisseur d’habillement aux États-Unis et le 7ème dans l’Union européenne (UE), mais Jean-François Limantour prévoit qu’il dépasse le Maroc et la Tunisie dès cette année. En revanche, cet État asiatique, comme le Cambodge, ne produisant pas de tissus, doit les importer. Dans la perspective de l’ALE UE-Vietnam, le président d’EVA estime qu’il y a de réelles opportunités d’affaires pour des fournisseurs français de textiles techniques et créatifs. En outre, les entreprises françaises doivent considérer que cet État d’Asie du Sud-est devrait dépasser la barre des 100 millions d’habitants vers 2020, figurant alors parmi les quinze nations les plus peuplées du monde.

Le Vietnam importe l’essentiel de ses tissus de Corée, du Japon, de Taïwan et « surtout de Chine », observe Roger Zacaropoulos, secrétaire général d’EVA. Or, précise Jean-François Limantour, les autorités du pays ont lancé une politique volontariste de montée en gamme pour sortir de cette position inconfortable d’éternel sous-traitant », politique, qui, selon lui, doit amener de nouveaux investissements, surtout dans l’optique des ALE en négociation avec plusieurs pays (Corée du Sud) et régions du monde (Russie-Biélorussie-Kazakhstan, UE et Pacifique dans le cadre du partenariat transpacifique).

Déjà plusieurs groupes asiatiques (Texhong et Tal, originaires de Hong Kong, KyungBang de Corée du Sud, Itochu du Japon…) ont perçu l’intérêt de doter le Dragon du Sud-est asiatique d’une industrie textile performante, en investissant non seulement dans la filature, mais aussi le tissage et l’ennoblissement pour jouer à fond la carte du circuit court. Un processus déjà engagé avec l’exportation de pièces légères comme les soutiens-gorge à destination de l’UE.

Faire du lobbying auprès de l’Union européenne

Pour que la filière en France profite pleinement de ces évolutions, EVA, dont le bureau compte trois anciens ambassadeurs, entend exercer un lobbying intense pour que le Vietnam bénéficie, comme le Cambodge, d’un accès libre au marché européen pour tous ses produits, en dehors des armes et munitions. Cet avantage est accordé au Cambodge dans le cadre de l’initiative européenne Tout sauf les armes, à laquelle sont éligibles les pays les moins avancés (PMA). Cette initiative s’inscrit elle-même dans le cadre du schéma pluriannuel de préférences tarifaires généralisées (SPG) que l’UE a mis en place pour aider les nations en développement à s’intégrer dans le commerce mondial.

N’étant pas un PMA, le Vietnam - contrairement au Cambodge – n’est pas éligible à l’initiative Tout sauf les armes. Ainsi, quand les vêtements en provenance de ce pays entrent sur le territoire européen, ils sont soumis à un droit de douane de 12 %. On pourrait penser que cet obstacle sera totalement éliminé quand l’ALE avec l’UE entrera en vigueur. Or, ce ne sera pas totalement le cas. Car si le tarif douanier sera effectivement ramené à zéro, en revanche le Vietnam devra toujours respecter les règles d’origine imposées par l’UE.

En l’occurrence, les tissus utilisés pour les produits finis devront avoir une origine vietnamienne ou européenne, ce qui ne sera pas le cas puisque les tissus proviennent surtout des nations asiatiques. D’où la volonté de l’association EVA de peser pour que l’UE accorde au Vietnam les mêmes avantages qu’au Cambodge.

François Pargny

Sélection de la rédaction sur le même sujet

Cet article vous intéresse ?

Créez une alerte >