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Pays & marchés

Sur la planète agroalimentaire la
France peut se targuer d’un excédent structurel (11,6 milliards d’euros en
2012), pendant que son voisin allemand, de son côté, accuse un déficit chronique
(12,9 milliards). Pourtant, l’Allemagne, deuxième exportateur mondial avec les États-Unis derrière la Chine en 2011, vend plus dans l’agroalimentaire à
l’étranger (64 milliards d’euros en 2012) que la France (58 milliards). Mais
elle importe aussi plus (76,9 milliards) que l’Hexagone (46,4 milliards).

« Le solde négatif de
l’Allemagne est principalement lié aux achats de produits exotiques ou de café
en provenance des pays tiers », soulignait Michel Ferret (notre photo), chef du service Études et marchés de filières à FranceAgrimer, le 26 février au Salon
international de l’agroalimentaire (SIA). Selon cet expert, dans l’Union européenne, ce pays bénéficie de
« l’arrière cour » que constitue pour elle les États d’Europe centrale
et orientale (Peco), mais subit aussi de forts déficits avec les Pays-Bas, la
France et l’Italie.


Un déficit allemand de 691 millions d’euros


D’après l’Office statistique
fédéral Destatis, les exportations de la France en Allemagne ont ainsi atteint
6,29 milliards d’euros en 2011, alors
que dans l’autre sens elles se montaient à 5,6 milliards. L’Allemagne accusait
ainsi un déficit de 691 millions d’euros (*) et la France était son deuxième
pays fournisseur, loin derrière les Pays-Bas (13,4 milliards d’euros).

Globalement, la balance
commerciale de l’Hexagone est déficitaire dans les produits animaux et
excédentaires dans les produits végétaux, les boissons et spiritueux. En raison
de l’implantation de plus en plus renforcée de Lidl en France, Michel Ferret
parle « de lidlisation du marché français », dans la mesure où ce
discounter allemand propose dans ses magasins des produits made in Germany,
notamment de la farine et des viandes.

Et de fait, dans la farine,
l’Allemagne livre aujourd’hui trois fois plus qu’elle importe. De même dans la
viande, l’écart ne fait que s’accroître à son profit. « Dans la volaille,
constate Michel Ferret, entre 2000 et 2010, le modèle français du poulet avec
un label ne correspondait pas à la demande mondiale, à l’inverse de l’offre
allemande qui était bien adaptée ». Résultat : les expéditions
allemandes dans l’Hexagone ont explosé à 180 millions d’euros en 2012 et
« cette année, nous allons basculer avec un solde négatif », prévoit
l’expert de FranceAgrimer.

Dans la viande bovine,
« malgré la baisse de son cheptel, précise Michel Ferret, l’Allemagne
livre plus qu’elle ne commande ». Et de loin, puisque ses expéditions en
France se sont élevées à 315 millions d’euros l’an dernier, contre 180 millions
dans l’autre sens. Dans la viande porcine, la France est encore très largement
importatrice, avec 330 millions d’euros en 2012, soit trois plus que ses
exportations. Toutefois, la compétitivité allemande pourrait être menacée.


Un excédent français dans le lait


La viande constitue un des gros
postes de vente de l’Allemagne dans le monde, avec un montant d’environ 8
milliards d’euros. C’est à peu près le même montant d’exportations enregistré
avec les produits laitiers. Toutefois, avec la France dans ce secteur, elle a
enregistré un déficit de 280 millions en 2012. Mais, si elle a absorbé plus
de crème et surtout de fromage, elle lui a vendu plus de lait de consommation
et de beurre.

Le secteur laitier outre-Rhin a
largement profité du mouvement de migration des quotas vers les länder les plus
productifs et du développement des installations de méthanisation à base de
lisier et de maïs ensilage (maïs stocké pour l’alimentation du bétail). « La
production d’électricité à un prix garanti pendant 20 ans dans ces unités a
notamment servi en 2009 d’amortisseur à la crise outre-Rhin », note Michel
Ferret.

De façon générale, la France
importe plutôt d’Allemagne des produits transformés et l’approvisionne en produits
de base. C’est ainsi qu’elle lui a fourni pour 550 millions d’euros de céréales
l’an dernier et a reçu pour un montant équivalent diverses préparations
alimentaires à base de céréales.ans autour d’un milliard d’euros.

François Pargny

 

(*) D’après les Douanes françaises, l’excédent français tourne tous les ans autour d’un milliard d’euros.

 

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