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4 avril 2013

Vietnam, c’est le moment d’y aller !

Avec 5,03 % de croissance pour l’année 2012, le Vietnam a enregistré son plus mauvais chiffre en 13 ans, alors qu’il connaissait une croissance annuelle de plus de 7 % en moyenne ces deux dernières décennies. « Oui, c’est vrai, le pays a connu un ralentissement des deux ou trois dernières années », reconnaît Marc Cagnard, directeur d’Ubifrance Vietnam. Mais pour lui comme pour de nombreux observateurs, cette évolution est un mal pour un bien. « Pour la première fois, le gouvernement a pris des mesures pour stabiliser l’économie, et a privilégié les grands équilibres économiques plutôt que la croissance à tous crins », explique Guillaume Crouzet, directeur de la Chambre de commerce et d’industrie française au Vietnam (CCIFV). Les autorités vietnamiennes ont notamment resserré la politique de crédit. Il était temps. Car à l’été 2011, la surchauffe économique avait atteint son paroxysme. L’accès facile aux capitaux, l’envolée des crédits bancaires avait alimenté une inflation montée jusqu’à 23 % en août 2011. Aujourd’hui, elle est retombée à 9,2 % pour l’année 2012.

Jean-Marc Gravellini, directeur de l’AFD au Vietnam, constate les progrès : « Les mesures prises, assez drastiques, ont permis de reconstituer les réserves de change, de stabiliser la monnaie, de réduire le déficit budgétaire. Les résultats sont tout à fait tangibles ». Mais il y a un revers à la médaille, le ralentissement de la croissance. Beaucoup d’entreprises vietnamiennes et étrangères ont été obligées de mettre la clé sous la porte. « Mais c’était indispensable et c’est un acquis sur lequel désormais le Vietnam doit bâtir pour ne pas relâcher l’effort et en même temps réussir à retrouver un peu de croissance », estime Marie-Cécile Tardieu-Smith, chef du service économique de l’Ambassade de France au Vietnam.
 
Le Vietnam peut s’appuyer sur un commerce extérieur qui se porte bien. Les exportations sont en hausse de 18 % en 2012, et pour la première fois depuis 20 ans, le solde de sa balance commercial est positif de 284 millions de dollars. Le coup de frein s’est ressenti au niveau des investissements directs étrangers mais de façon limitée. « Ils ont connu un léger repli au Vietnam sur 2012 en raison de la crise économique actuelle, ainsi que de la concurrence des autres pays asiatiques émergents qui ouvrent leurs marchés à l’international », note Nicolas Audier, avocat chez Audier & Partners à Hanoi et Conseiller du commerce extérieur de la France. Ainsi, 10,5 milliards de dollars d’IDE ont été investis en 2012 (contre 11 en 2011).
 
Car le pays, membre de l’Asean (Association des nations d’Asie du Sud-Est)*, conserve ses atouts. Il est ainsi au cœur d’une zone qui a entrepris de développer une vaste zone de libre échange entre ses membres. En outre, la stabilité politique du pays rassure, et les besoins de consommation d’une population jeune (60 % de la population a moins de 30 ans) et dynamique (elle croît de 1 million par an) sont très porteurs. Une classe moyenne est en train d’émerger, estimée aujourd’hui à 6 ou 7 millions de personnes. Attiré par un marché qu’il estime en devenir, le Français SEB s’est ainsi implanté il y a deux ans dans le pays, en rachetant un acteur local de l’électroménager.

Il produit sur place et vend sur le marché intérieur. « Les Vietnamiens sont capables aujourd’hui d’acheter des produits électroménagers français », s’enthousiasme Aymeric Pons, directeur d’Erai au Vietnam, agence régionale qui aide les entreprises rhônalpines dans leur développement international. De même, les enseignes étrangères se multiplient dans les centres commerciaux tout neufs. Ce ne sont plus seulement des noms luxueux comme Dior ou Vuitton, réservés à une riche élite, mais aussi des gammes intermédiaires comme Promod.

Quant à l’industrialisation et à l’urbanisation galopantes, elles offrent elles aussi de nombreuses perspectives. Car passé du statut de pays pauvre à celui de pays à revenu intermédiaire, le Vietnam est désormais désireux de devenir un État industrialisé en 2020. Pour y arriver, il doit faire d’énormes efforts pour la construction de nouvelles infrastructures et le développement de celles existantes. Beaucoup passent par l’aide au développement : 3,5 milliards USD en 2011. « Au niveau des transports, il y a tellement à faire ! Ça passe par des ponts, des voies rapides, des lignes de bus », énumère Aymeric Pons. Les grands travaux ont déjà commencé. Parmi les principaux, la construction des métros d’Hanoi et d’Hô Chi Minh – Ville. Même si les projets ont pris du retard, les premières rames devraient circuler en 2020, si tout va bien.
 
Les appels d’offres attirent les étrangers, à commencer par les groupes japonais ou coréens. Les projets routiers, qu’il s’agisse de l’amélioration ou de la création d’autoroutes, sont également en cours ou planifiés. Des financements multilatéraux ont été mis en place pour moderniser les lignes ferroviaires. La France participe ainsi à la rénovation de la ligne Hanoi-Vinh avec la présence de Systra et d’Alstom. De même, Vossloh Cogifer livre des rails et des appareils de voie pour moderniser la ligne Hanoi - Lao Cai.

Parmi les autres secteurs où s’impliquent les bailleurs de fonds, on peut citer les capacités électriques ou le secteur de l’eau, avec parfois de nouvelles formes de financements encouragées par le pouvoir, comme les partenariats publics privés. Mais pour retrouver une vraie croissance durable, plusieurs autres chantiers, économiques cette fois sont à mener. La faiblesse du système bancaire, révélée par la crise, continue en effet d’inquiéter les investisseurs et les bailleurs de fonds. Les créances douteuses sont encore légion dans le portefeuille des banques et leur taux doit absolument être réduit pour ramener la confiance sur le marché. Le gouvernement devra aussi s’attaquer au dossier de la restructuration des entreprises publiques, critiquées pour leur inefficacité. Enfin, de nombreux observateurs évoquent les problèmes de gouvernance et de corruption, qui agacent certains investisseurs qui critiquent l’opacité et le manque de transparence des appel d’offres.
 
Ces problèmes sont réels mais ne doivent pas faire oublier les formidables opportunités qu’offre le pays, placé parmi les priorités du ministère français du Commerce extérieur. Avec la Saison croisée France-Vietnam, qui s’ouvre début avril avec l’Année de la France au Vietnam, lancée lors d’un grand forum d’affaires franco-vietnamien (voir ci-dessous), une fenêtre de tir s’ouvre en grand pour les entreprises françaises.
 
Patrice Belleville, au Vietnam
Coordination du Guide business : Christine Gilguy

*l’Asean regroupe : Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam


Le deuxième Forum d’affaires vise à attirer plus d’entreprises françaises

Organisé par Ubifrance du 7 au 11 avril 2013 à Hô Chi Minh – Ville et Hanoi, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie française au Vietnam (CCIFV), le deuxième Forum d’affaires France-Vietnam se veut le coup d’envoi du volet économique de l’année France-Vietnam. « L’objectif est de montrer l’excellence de l’offre française et du savoir-faire économique français au Vietnam. Il faut capitaliser sur l’année de la France pour communiquer sur le Vietnam et attirer davantage d’entreprises », explique Marc Cagnard, le directeur pays Ubifrance Vietnam.

Selon Ubifrance, 90 PME françaises feront le déplacement, à la rencontre de plus de 500 entreprises vietnamiennes. La délégation française pourra compter sur un ambassadeur de poids, la ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq, qui fera le déplacement. Pour les entreprises françaises, le coût de participation au Forum est compris entre 1 090 euros hors taxes (HT) pour le package court (2 jours) et 1 580 euros hors taxes (HT) pour le package long (4 jours). Les participants ont aussi l’option de se rendre dans d’autres pays de la région à l’issue du Forum. Après une première journée marquée par un séminaire d’information sur le marché, le programme comprend de nombreux rendez-vous individuels ciblés avec des décideurs vietnamiens ainsi que des tables rondes où seront abordés différents sujets : stratégies d’implantation, le consommateur vietnamien, innovation et développement des PME, l’environnement des affaires, tables rondes sectorielles.

Enfin, les participants pourront profiter des conseils de spécialistes regroupés au sein d’un « village experts ». Pour plus d’informations : voir les contacts et le programme économique de l’Année de la France au Vietnam à la fin de ce dossier.

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