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Entreprises & secteursPays & marchés

Après Vinci en avril 2010 et GDF Suez en janvier dernier, c’est
au tour de Colas, filiale de Bouygues, de se retirer d’un projet en Roumanie. Plus
exactement, les autorités du pays ont annoncé l’annulation d’un contrat de 151
millions d’euros octroyé au constructeur français.

Colas a été chargé en 2009 de la réalisation d’une portion
de 20 kilomètres d’une autoroute qui en
comptera 203 et qui devrait relier la capitale Bucarest au port de Constantza
dès 2012. Coup de tonnerre dimanche 10 avril : la Roumanie annonce l’annulation
pure et simple du contrat. Le motif ? La ministre des Transports Anca
Boagiu a expliqué au cours d’une conférence de presse que Colas n’avait pas tenu les
délais pour la construction des 14 premiers kilomètres de cette portion située
entre Cernavoda et Medgidia. De plus, a précisé la ministre, Colas a réclamé 16
millions d’euros supplémentaires ainsi qu’un délai de 24 mois. Résultat :
fin du contrat.

Du côté de l’entreprise française éconduite, on invoque un
chantier bloqué par la découverte en 2009 d’un site archéologique découvert sur
le tracé de l’autoroute et le manque de réaction des autorités roumaines. Bref,
un dialogue de sourd s’est installé entre Colas et le gouvernement roumain. Et
l’entreprise française a jeté l’éponge : elle annoncé se retirer du pays, laissant
sur le carreau plusieurs milliers de salariés.

Les mésaventures de Colas viennent allonger la liste des
entreprises françaises échaudées par leur aventure en Roumanie. En janvier
dernier, le manque de lisibilité du marché de l’énergie a conduit trois groupes
étrangers, dont le français GDF Suez, à se retirer de la construction de deux
nouveaux réacteurs nucléaires à la centrale nucléaire de Cernavoda. En avril
2010, le consortium formé par Vinci et Aktor abandonnait le projet de
construction d’une autoroute estimé à plus d’un milliard d’euros.

Nombre d’observateurs estiment que Bucarest fait payer à la France
sa position sur l’entrée de la Roumaine dans l’espace Schengen, prévue, avec
celle de la Bulgarie, en mars de cette année. En décembre, Berlin et Paris ont
envoyé à la Commission européenne une lettre commune en demandant le report,
invoquant des lacunes en matière de lutte contre la corruption et la
criminalité organisée.

« Tout le monde
ici sait que l’annulation de ce contrat ne procède pas d’un sentiment
anti-français »
, rétorque Marc-Pascal Huot du cabinet franco-roumain
Am conseil. Installé depuis 20 ans en
Roumanie, il est le relais pour la Roumanie et la Bulgarie de Bretagne
International et de la Fédération des industries mécaniques française et belge.
Selon M. Huot, c’est plutôt la surenchère de la corruption de la part de l’Etat
roumain qui a poussé Colas à partir : « Dans
ce genre de contrats octroyés sur appels d’offres publics les entreprises ont
affaire directement à l’Etat et doivent payer des bakchichs. Il y a en Roumanie
une incapacité des autorités à gérer les infrastructures. Par exemple, 60
hôpitaux sont en train d’être fermés alors qu’ils avaient reçus des fonds
européens »
.

Cette série d’annulations de projets n’a pas empêché le
ministre des Affaires étrangères Roumain Teodor Baconshi de déclarer récemment
que la Roumanie souhaitait attirer plus d’investissements français. La France est
le quatrième partenaire commercial de ce pays volontiers francophone, avec des
implantations de longue date, comme celles de Renault, Orange et Carrefour.

Sophie Creusillet

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