Pétrole : Alors que le baril de brent est à plus de 107 USD, le cabinet Oxford Economics table sur l’émergence de solutions de contournement du détroit d’Ormuz et prévoit une baisse du cours, à 60 USD en 2028. « Nous estimons que la récente évolution des prix résulte principalement d’un choc géopolitique sur l’offre, plutôt que d’un signe indiquant que les stocks atteignent des niveaux critiques ou que les fondamentaux du marché pétrolier dans son ensemble se sont détériorés », justifient les analystes.
Centres de données : Les investissements mondiaux dans les centres de données pourraient atteindre 31 600 milliards de dollars (Md USD) d’ici 2050, estime une étude de PricewaterhouseCoopers (PwC). Si l’adoption de l’IA venait à accélérer, ces investissements grimperaient à 50 000 Md USD. Contrairement aux cycles de dépenses d’infrastructure précédents, les investissements dans les centres de données devraient continuer à augmenter jusqu’en 2050. Les serveurs, les processeurs graphiques (GPU) et les autres équipements doivent être renouvelés tous les quatre à six ans.
Ukraine : La Commission européenne a approuvé l’octroi d’une enveloppe supplémentaire de 6,1 milliards d’euros à l’Ukraine pour l’acquisition de différents produits de défense dans les domaines de la défense aérienne et antimissile, des munitions, des drones et de la guerre électronique. Ce financement doit soutenir la capacité de l’Ukraine à résister à l’intensification continue des frappes russes de missiles balistiques et de drones.
Minerais critiques : Après deux années de repli, les prix des minerais critiques sont repartis à la hausse entre la fin 2025 et le début 2026. Selon le cabinet Global Sovereign Authority (GSA), cette remontée tient à la fois au ralentissement des investissements, au resserrement de certaines capacités de production, à la reprise de la demande et à la multiplication des interventions publiques. « La forte concentration de l’extraction, du raffinage ou de la transformation confère en effet à certains pays un pouvoir de marché leur permettant d’agir sur les flux mondiaux », tels la République démocratique du Congo et la Chine. Le nombre de restrictions à l’exportation recensées par l’OCDE a ainsi quintuplé entre 2009 et 2024.
Maroc : Madrid passe à l’offensive sur les marchés de la coupe du monde de football de 2030, qui se tiendra en Espagne, au Portugal et au Maroc. Alors que la concurrence, notamment chinoise et turque, bat son plein, le gouvernement espagnol et l’ICEX, l’agence de promotion des exportations et des investissements préparent un grand forum d’affaires qui se tiendra en décembre à Rabat, relève Bladi.net. Une grande partie de cet événement sera consacrée aux marchés du Mondial. « Les secteurs ciblés comprennent les télécommunications, les réseaux de connectivité, les plateformes numériques et les technologies appliquées aux villes intelligentes, précise le site. Les entreprises espagnoles seront également positionnées sur la construction, l’agrandissement et la modernisation des stades et des infrastructures sportives. »
Malaisie : Sur fond de rivalité sino-américaine, le pays s’impose de plus en plus comme un pivot stratégique mondial des nouvelles technologies, observe une étude de la fondation Hinrich. La Malaisie est aujourd’hui le 6e exportateur mondial de semi-conducteurs, secteur qui fait l’objet d’une stratégie nationale. Elle est également devenue le principal hub alternatif de l’Asean pour les centres de données après le moratoire (levé en 2022) de Singapour sur la construction de nouveaux data centers. Autre atout : le pays dispose avec le site de Kuantan d’un centre de traitement des terres rares.
Paiements : L’OMC souligne dans un récent l’utilisation croissante des stablecoins dans les transactions commerciales internationales. Créés pour réduire la volatilité des crypto-monnaies, « ils peuvent aider à remédier aux frictions persistantes dans les paiements transfrontaliers, notamment en accélérant les délais de règlement, en réduisant les coûts de transaction et en augmentant la transparence pour les consommateurs ». Le rapport reconnaît cependant que l’utilisation principale des stablecoins dans le commerce est un outil de paiement et de règlement et ne remplace pas le financement du commerce. Ils ne reproduisent pas les fonctions de crédit, de garantie et d’atténuation des risques qui sous-tendent le commerce de marchandises, et cette distinction signifie également que leur pertinence diffère entre le commerce des biens et le commerce des services.
