Ormuz : Alors que le trafic reprend progressivement dans le détroit d’Ormuz dans le cadre du processus de négociation lancé entre les États-Unis et l’Iran après la signature d’un protocole d’accord le 17 juin, -36 navires auraient ainsi franchi le détroit le 23 juin, l’Organisation maritime mondiale (OMI) a été mandatée pour organiser en bon ordre l’évacuation des navires et des milliers de marins bloqués, navire par navire. Selon l’assureur Allianz Commercial, quelque 1 150 cargos (de plus de 100 tonnes GT), représentant une valeur estimée, marchandises incluses, d’environ 125 milliards de dollars, un volume de 29 millions GT et un nombre de 20 000 marins, attendent dans le golfe Persique de reprendre la navigation, à la suite des récentes avancées diplomatiques.
Iran : les États-Unis ont annoncé le 21 juin, la levée temporaire des sanctions pesant sur le pétrole iranien pour une durée de 60 jours (soit jusqu’au 21 août) dans le cadre du processus de négociation entamé après la signature d’un protocole d’accord le 17 juin. Le Trésor américain a publié un « waiver », une licence générale provisoire autorisant durant cette période, la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétrochimiques et pétroliers d’origine iranienne. Bien que cette levée soit partielle et temporaire, la France s’est positionnée contre une levée des sanctions prises par les Nations Unies sans concessions radicales de l’Iran sur son programme nucléaire, balistique et son réseau de proxys. « La France est membre permanent des Nations unies. Il faudra donc que la France, comme il y a 10 ans, puisse donner son assentiment, son accord, pour que les sanctions soient levées », a ainsi déclaré le 19 juin, sur Franceinfo, Jean-Noël Barrot, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères. Il se référait au « JCPOA », l’accord sur le programme nucléaire iranien conclu en 2015 entre Téhéran et les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l’Onu plus l’Allemagne, dont Donald Trump a retiré les États-Unis en 2018 lors de son premier mandat.
UE-Moldavie : Le deuxième Sommet bilatéral UE-Moldavie du 20 juin a marqué une étape qualifiée par la Commission d’ « historique » dans le processus de rapprochement de ce petit pays des Balkans à l’Union européenne (UE), depuis qu’il a lancé sa candidature officielle à l’adhésion en juin 2022. Le 15 juin, l’UE a officiellement ouvert le premier groupe de négociation du processus d’adhésion après que la Moldavie a rempli les critères d’ouverture requis. Le pays bénéficie d’ores et déjà de fonds visant à soutenir ses investissements de modernisation : en mars 2025, l’UE a adopté le plan de croissance pour la Moldavie, doté d’un budget de 1,9 milliard d’euros (Md EUR), soutenu par la Facilité pour les réformes et la croissance pour la période 2025-2027. Il s’agit du plus grand train de mesures de soutien financier de l’UE jamais fourni au pays, avec une part importante consacrée aux infrastructures. À ce jour, la Moldavie a débloqué environ 504 M EUR au titre de la facilité.
Santé, cosmétique : Business France vient de mettre en ligne plusieurs nouveaux guides « Où exporter » dédiés aux marchés des secteurs médicaments & biotech, dispositifs médicaux (diagnostic, imagerie, e-santé, etc.) et des cosmétiques.
